Sens Commun, la ligne rouge de Juppé – Réaction de son président

Sens Commun, la ligne rouge de Juppé – Réaction de son président

Président de Sens Commun, Christophe Billan réagit à l’attaque d’Alain Juppé, qui a menacé ce week-end de quitter les Républicains si la ligne de ce mouvement ayant fait le choix de Francois Fillon à la Primaire devait devenir celle du parti.

Valeurs actuelles. Ce week-end à Bordeaux, Alain Juppé a fixé deux lignes rouges aux Républicains. L’une d’elle concerne Sens Commun : le fondateur de l’UMP estime que votre ligne conservatrice, “la plus rétrograde en termes de société”, ne doit pas devenir celle du parti. Que vous évoque cette réflexion ? 

Christophe Billan. Je suis absolument d’accord avec lui. Adopter une ligne rétrograde serait catastrophique pour la droite comme pour notre pays. En revanche, nous avons une idée différente de ce qui peut provoquer et favoriser cet immobilisme. Pour Sens Commun, la paralysie de la droite a d’autres origines. Elle tient à un repli forcené sur une gouvernance technocratique indifférente aux réalités concrètes des Français. Elle résulte d’un refus d’assumer un socle doctrinal clair qui pourrait faire barrage aux dérives idéologiques absurdes de la gauche. Elle découle de son acceptation de la fatalité face à des rouages économiques qui ont progressivement remplacé l’intelligence collective. Voilà la véritable approche rétrograde qui mine la droite.

À nos yeux, Alain Juppé incarne cet affaissement et cette dilution massivement rejetés par les Français. Depuis son échec à la primaire, le maire de Bordeaux s’obstine à méconnaitre et à caricaturer Sens Commun. À la fois par amertume – ce qui n’est pas le meilleur moyen de penser une situation et de percevoir ses enjeux – mais également pour des raisons plus tactiques.

 

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