Sens Commun veut peser sur la recomposition idéologique des Républicains, mais soutient la laïcité à la Baroin

Président de Sens Commun, Christophe Billan explicite, pour la Vie, la position doctrinale et politique de son mouvement en vue des législatives. Sept candidats, issus de ses rangs, se présentent aux élections de juin, en région parisienne, dans les Pays de la Loire et à Lyon. Mais le véritable enjeu est de peser sur la reconfiguration idéologique aux Républicains.

 Extraits

Si nous n’avons pas la majorité absolue, l’erreur tragique serait d’envisager une collaboration ou pire une participation à une majorité présidentielle. Cela ne signifie pas qu’il faille déployer une opposition radicale et systématique.

Pour Sens Commun, une droite véritable ne peut se diluer, par calcul ou par aveuglement, dans une collaboration stérile.

L’identité de la droite repose sur trois mots clés : la liberté, la responsabilité et l’autorité. Seule cette trilogie assumée permet d’assurer l’unité et la cohérence d’une société. Une droite véritable doit chercher à protéger les plus vulnérables, à favoriser l’entreprenariat, à équilibrer une économie de proximité avec une économie plus globale

Bref, à nos yeux la droite véritable est conservatrice quand il s’agit de préserver les valeurs qui fondent une démocratie véritable, et libérale lorsqu’elle doit être efficace dans un monde ouvert et en évolution. J’avoue que le terme « libéral » est à approfondir mais le fait d’être conservateur permet de fixer au libéralisme un cadre et des limites.

 

La laïcité de François Baroin n’est pas une laïcité agressive, tournée contre les religions mais une volonté de distinguer le temporel  du spirituel, et d’assurer le primat de la loi républicaine sur toute loi religieuse. Nous sommes parfaitement en ligne avec cette distinction et cette hiérarchie. S’agissant des législatives, nous avons été rassurés par la cohérence de son positionnement vis-à-vis d’Emmanuel Macron. Il veut être en capacité de s’opposer et non dans une collaboration automatique qui serait en réalité une vassalisation, cela nous convient.

Imaginer que la laïcité de François Baroin n’est pas agressive laisse songeur quand on se souvient de sa virulence anti-crèche de l’hiver dernier.

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