Soins palliatifs, le plan 2015-2018 progresse

Le plan national 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie progresse. Une réunion du comité de suivi avait lieu au ministère des Affaires sociales et de la Santé le 2 février dernier, qui a permis au président de ce comité, Vincent Morel de faire le point sur l’avancée des travaux : « 50 % des actions sont réalisées ou en passe d’être réalisées ». La feuille de route est claire explique-t-il : « nous voulons des personnels mieux formés, des patients écoutés et les meilleurs soins possibles, quel que soit le lieu de vie du patient » (cf. Marisol Touraine veut-elle faire entrer les pratiques euthanasiques dans les unités de soins palliatifs ?).

Ce plan national lancé en décembre 2015 comporte quarante mesures, liées à la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016 (cf. Les députés et les sénateurs adoptent définitivement la loi fin de vie et font entrer dans le droit “la logique euthanasique”). « Ils sont la réponse des pouvoirs publics à la demande des patients et des familles d’être mieux écoutés et de pouvoir terminer leur vie à domicile et à la volonté des professionnels d’être mieux formés. »

Parmi les mesures déjà mises en œuvre, le président du comité de suivi évoque la fusion du Centre national de ressources en soins palliatifs et de l’Observatoire national de la fin de vie pour créer le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (cf. Le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie créé par décret), une campagne de communication envers les professionnels de santé (cf. Fin de vie : une campagne “pro-choix” ?), des travaux publiés sur les directives anticipées ou la démarche palliative, l’intégration d’un stage dans une structure de soins palliatifs pour les étudiants en 3ème cycle de médecine.

D’autres changements devraient intervenir prochainement : une campagne de communication grand public, la publication de bonnes pratiques sur la sédation, le regroupement d’équipes de juristes, philosophes, sociologues qui travaillent sur la fin de vie, le développement des prises en charge à domicile ou en Ehpad avec l’intégration de bénévoles.

 

 Source Généthique

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