A la une #Tribunes et entretiens

Notre quinzaine : Il faut cultiver l’esprit de sacrifice et l’honneur de servir – Philippe Maxence

Au lendemain du 11 novembre…

Comme au temps de l’Union sacrée, les églises de France ont donc sonné, le dimanche 11 novembre dernier, pour commémorer le centenaire de l’Armistice de 1918. Par un clin d’œil de la Providence, le ­cessez-le-feu avait eu lieu le jour de la fête de saint Martin, le grand apôtre des Gaules, confirmant en quelque sorte ce qu’Henri Pourrat écrira en 1951 dans son avant-propos à son livre Saints de France : « L’Histoire de France aurait pu faire l’économie de beaucoup de généraux, de rois, et de ministres : elle n’aurait pas pu se passer de ses saints. » (1)

Pourquoi revenir sur ce centenaire, alors que l’actualité nous a déjà entraînés ailleurs ? Tout simplement pour nous interroger sur son sens exact. Qu’avons-nous, en effet, célébré ce 11 novembre 2018 ? La victoire de la France sur l’Allemagne ? L’Histoire, toujours aussi tragique et peu encline aux sentiments, a déjà répondu en débobinant ses effets : Seconde Guerre mondiale, extension des totalitarismes, bombe atomique, etc. La paix ? Elle n’est jamais totalement acquise et demande constamment des sacrifices. La résurrection de la France ? L’état actuel de notre pays, soumis à un délabrement moral généralisé et confronté à une forte poussée migratoire, oblige malheureusement à se demander si nos grands-pères et nos arrière-grands-pères ne sont pas morts pour rien.

 

Un sacrifice vain ?

Passé le moment de l’émotion, la question mérite d’être posée. Car, au fond, la commémoration de l’Armistice de 1918 n’a de sens que si nous nous souvenons du sacrifice des soldats et des vertus qu’ils durent mettre en œuvre pour obtenir la victoire. Évoquant le soldat de la Grande Guerre, Michel De Jaeghere décrivait son courage, « mot tout simple, venu du fond des âges » et remarquait très justement que « son héroïsme nous éblouit parce que nous craignons d’en être devenus incapables ». (2) Oui, ce que nous admirons dans le soldat de la Grande Guerre se situe bien dans la mise en application quotidienne de ces vertus résumées par l’esprit de sacrifice et l’honneur de servir.

Seulement, ces vertus ne naquirent pas au front, comme par enchantement. Fruit d’une civilisation, elles furent patiemment et quotidiennement exercées au sein d’une société qui les conservait comme fondements. Pour être efficaces au moment des grands évènements, les vertus du dépassement de soi, du sacrifice, du sens du bien commun ont plus que d’autres besoin d’être cultivées.

 

D’un anniversaire l’autre

 

Lire la suite

A la une #Culture #Doctrine / Formation #NLH

La Première Guerre mondiale dans le magistère de Benoît XVI

Voici l’exposé, intitulé « La Première Guerre mondiale dans le magistère de Benoît XVI », fait par Massimo Introvigne lors de la conférence « Le Bienheureux Charles de Habsbourg et l’Europe », organisé pour le 65e anniversaire de la rencontre entre le Président du Conseil italien Alcide de Gasperi et le ministre français des Affaires étrangères Georges Bidault. 

* * *

Benoît XVI a mis au centre de son Magistère une interprétation théologique de l’histoire. Comme il l’a expliqué dans l’homélie du 16 Octobre 2011 dans le cadre de la messe pour la nouvelle évangélisation, « la théologie de l’histoire est un aspect important, essentiel de la nouvelle évangélisation, parce que les hommes de notre temps, après la saison néfaste des empires totalitaires du XXe siècle, ont besoin de trouver un regard d’ensemble sur le monde et sur le temps, un regard vraiment libre ».

La théologie de l’histoire permet également d’identifier les causes de la dramatique crise de l’Europe, un autre thème cher au pape Ratzinger.

Ces causes sont multiples, mais Benoît XVI est souvent revenu sur un événement fondamental, la Première Guerre mondiale. Certes, avant aussi, il y avait des guerres terribles, mais la Grande Guerre de 1914-1918 représente une sinistre nouveauté non seulement pour la première utilisation massive d’armes de destruction de masse – tels sont considérés, encore aujourd’hui, les gaz asphyxiants – mais aussi parce que l’on y théorise et pratique la séparation entre la guerre et la morale.

Cette séparation est également évidente dans l’attaque – qui n’avait jusque-là que quelques précédents – des monuments historiques, y compris les églises, notamment la cathédrale de Reims, un événement sans précédent qui a causé une énorme émotion dans le monde entier.

Dans le premier de ses messages pour la Journée mondiale de la Paix, celui pour la XXXIXe Journée célébrée le 1er Janvier 2006, Joseph Ratzinger lie au drame de la Première Guerre mondiale, le choix même du nom de Benoît XVI.

« Le nom de Benoît, que j’ai a choisi le jour de l’élection à la Chaire de Pierre, est un signe de mon engagement convaincu en faveur de la paix. Je voulais évoquer fois à la fois le Saint Patron de l’Europe, inspirateur d’une civilisation de la paix sur l’ensemble du continent, et le pape Benoît XV [1854-1922], qui condamna la Première Guerre mondiale comme un “massacre inutile” et œuvra pour une reconnaissance par tous des exigences élevées de la paix ».
Une plaque, sur le mur d’une église. L’administration autrichienne réquisitionnait les cloches de bronze pour les fondre, afin d’en faire des canons… La plaque dit : “En souvenir de Charles d’Autriche qui, le 24 novembre 1917, épargna le superbe concert de ces cloches, dans le premier anniversaire de sa béatification, en présence de son fils, Otto de habsbourg, la population d’Ampezzo reconnaissante. 3 octobre 2005

La référence à Benoît XV est importante pour le jugement sur la Première Guerre mondiale. L’Europe a changé, et quand ses deux plus grandes autorités traditionnelles, le pape de Rome et l’empereur de ce qui subsistait du Saint Empire romain, le bienheureux Charles Ier de Habsbourg (1887-1922), tentent d’arrêter le conflit, observant que tout ce que les nations cherchent à obtenir par la guerre, elles peuvent l’obtenir par la paix, à peine sont-ils traités avec courtoisie et en tout cas, ils ne sont pas pris au sérieux. Bien sûr, le Pape, dont le père a combattu dans la Première Guerre mondiale, n’a pas l’intention de manquer de respect à ce qu’il appelle « le sacrifice de ces hommes tombés sur le champ de bataille pour l’amour de leur patrie » : à tous ceux qui dans cette guerre, de part et d’autre, ont foi dans la justesse de leur cause et se battent courageusement.

Le problème n’est pas les combattants, mais la guerre elle-même, où vient à échéance un “billet à ordre” (en italien : cambiale = lettre de change ?) laïc émis à l’époque de la Révolution française, quand commencent à se répandre en Europe des nationalismes sans nation, idéologies dans lesquelles chacun veut plus de pouvoir pour sa nation précisément parce que c’est la sienne et non pas parce qu’elle est porteuse de valeurs considérées comme moralement appréciables. Parce que, s’il s’agissait de valeurs, en descendant en profondeur – et dans le cours de la descente, on croiserait sans doute la fracture de la Réforme protestante – tous les pays européens les trouveraient dans ses racines, et ces racines sont communes, elles sont chrétiennes.

Au contraire, la Première Guerre mondiale est la conséquence de la séparation de l’idée de patrie et de nation de ses racines religieuses : le Kulturkampf en Allemagne, avec la ‘laïcité’ (en français dans le texte) en France, avec les campagnes laïcistes et anticléricales du XIXe siècle en Italie, avec l’affirmation presque partout d’idéologies qui marginalisent le christianisme.

Benoît XVI, qui a été un pape très attaché aux commémorations, a proposé son analyse de la Première Guerre mondiale surtout dans deux textes relatifs au 90ème anniversaire respectivement de la bataille de Verdun, et de la Note du 1er août 1917 du pape Benoît XV.

La bataille de Verdun, qui provoqua en 1916 250.000 morts et 500.000 blessés, représente une horreur à bien des égards sans précédent dans l’histoire de l’Europe. « Verdun – écrit Benoît XVI dans une lettre à Mgr. François Maupu, évêque de la ville française théâtre de la bataille, à la date anniversaire – moment obscur de l’histoire du continent, doit rester dans la mémoire des gens comme un événement à ne jamais oublier et à ne jamais revivre ».

 

À Verdun se sont manifestées les « forces obscures de l’histoire », en relation auxquelles le pape Ratzinger rappelle une fois de plus que « dans une note datée du 1er Août 1917, envoyées aux chefs des peuples belligérants, mon prédécesseur le Pape Benoît XV a proposé une paix durable et, en même temps, a lancé un appel urgent pour arrêter ce qu’il a appelé un “massacre inutile” ». Dans le même temps, Verdun a été le théâtre de gestes de réconciliation, comme la construction d’un ossuaire commun pour les morts de toutes les parties.

« Les restes de tous les morts, sans distinction de nationalité, reposent désormais dans l’ossuaire de Douaumont, grâce à votre [Mgr. Maupu] prédécesseur, Mgr [Charles] Ginisty [1864-1946], qui a pris l’initiative, faisant inscrire sur le fronton du bâtiment le mot qui résume tout, Paix ».

Le rappel est significatif : Mgr. Ginisty, après avoir été le patriotique « évêque du front » lors de la Première Guerre mondiale, est devenu l’évêque de la réconciliation, allant jusqu’aux États-Unis pour recueillir des fonds pour son ossuaire.

Verdun est donc aujourd’hui, affirme Benoît XVI, « également l’un des symboles réconciliation entre les deux grandes nations européennes autrefois ennemies, invitant tous les pays en guerre à une telle démarche qui apporte la joie aux gens, parce que seule la réconciliation permet de construire l’avenir et d’espérer ».

Ces gestes – auxquels on peut associer la cérémonie du 8 Juillet 1962, quand le chancelier allemand Konrad Adenauer (1876-1967) et le président français Charles de Gaulle (1890-1970) se sont rencontrés dans la cathédrale de Reims difficilement reconstruite – affirme Benoît XVI, répètent que « l’amour est plus fort que la haine et que, comme le dit saint Paul, le Christ, par sa Croix, a renversé le mur de la haine pour réconcilier les hommes entre eux (cf. Ep 2, 14-17) ».

La réconciliation est un don de Dieu, mais c’est aussi une notion politique. « Seule la réconciliation et le pardon réciproque peuvent conduire à une paix véritable. Provenant d’un esprit chrétien, ils appartiennent à leur tour aux critères de l’action politique. Telle est aujourd’hui la responsabilité des dirigeants, des peuples d’Europe et de toutes les nations ».

La réconciliation ne sera pas une utopie, mais un principe d’action réaliste, si l’on n’oublie pas la théologie de l’histoire. La réconciliation, conclut la lettre dédiée à Verdun par Benoît XVI, ne peut être fondée que « sur les racines et les valeurs chrétiennes qui ont largement contribué à la formation des nations européennes et des peuples européens ».

Ce fut en effet l’oubli des racines chrétiennes qui causa Verdun. Le 22 Juillet 2007 à Lorenzago di Cadore, dans le cadre des vacances d’été de cette année, Benoît XVI, en récitant l’Angélus, a commémoré le quatre-vingt dixième anniversaire de la tentative de Benoît XV d’intervenir sur le « drame de la liberté humaine dans le monde » mis en scène par la Première Guerre mondiale

« Je ne peux pas, en ce moment, ne pas aller par la pensée – a dit le Pape Ratzinger – à une date importante : le 1er Août 1917 – il y a exactement 90 ans – mon vénéré Prédécesseur, le Pape Benoît XV, adressa sa célèbre note aux puissances belligérantes, demandant qu’ils mettent fin à la Première Guerre mondiale. Alors faisait rage ce conflit inhumain, le Pape eut le courage d’affirmer qu’il s’agissait d’un “massacre inutile”. Son expression a été gravée dans l’histoire. Elle se justifiait dans la situation concrète de cet été de 1917, en particulier sur ce front vénitien. Mais ces mots, “massacre inutile”, contiennent également une valeur plus grande, prophétique ».

Les « émouvants chants [des chasseurs] alpins » eux-mêmes invitent à « faire trésor (tirer une leçon) des expériences négatives que malheureusement nos pères ont souffert, pour ne pas les répéter.”

La note de Benoît XV, rappelle le pape Ratzinger, « ne se limitait pas à condamner la guerre ; elle indiquait, sur un plan juridique, les moyens de construire une paix juste et durable : la force morale du droit, le désarmement équilibré et contrôlé, l’arbitrage dans les litiges, la liberté des mers, la condamnation réciproque des dépenses d’armement, la restitution des territoires occupés, et des négociations équitables pour résoudre les problèmes. La proposition du Saint-Siège était orientée vers l’avenir de l’Europe et du monde, selon un projet d’inspiration chrétienne, mais partageable par tous parce que basée sur le droit des gens ».

À un niveau plus profond, et théologique, Benoît XVI relie les horreurs de la Première Guerre mondiale au refus de beauté – un autre grand thème de son Magistère – de la part des hommes : un refus si absurde que l’on ne peut que supposer que derrière ces horreurs, il y a l’œuvre du diable, selon un schéma que le Pontife régnant François a évoqué à plusieurs reprises.

« La beauté de la nature – expliquait Benoît XVI en 2007 (à Lorenzago, encore) – nous rappelle que nous avons été placés par Dieu pour « cultiver et garder ce jardin qui est la terre (cf. Gn 2, 8-17) et je vois comment vous cultivez et préservez vraiment ce beau jardin de Dieu, un vrai paradis. Eh bien, si les hommes vivent en paix avec Dieu et les uns avec les autres, la terre ressemble vraiment un “paradis”. Malheureusement, le péché détruit toujours de nouveau le plan divin, provoquant la division et faisant entrer la mort dans le monde. Il advient ainsi que les hommes cèdent aux tentations du Malin et se font la guerre les uns contre les autres. La conséquence en est que, dans ce magnifique “jardin” qui est le monde, s’ouvrent également des espaces d'”l’enfer” ».

L’évocation de la Première Guerre mondiale, chez Benoît XVI, n’a pas seulement une valeur historique. Les problèmes de cette guerre font sentir leurs effets encore aujourd’hui. A Lorenzago di Cadore, le Pape a rappelé que la formulation de la note de Benoît XV est la même que « les Papes Paul VI [1897-1978] et John Paul II [1920-2005] ont suivie dans leurs discours mémorables à l’Assemblée des Nations Unies, répétant, au nom de l’Eglise : “Plus jamais la guerre”. De ce lieu de paix, où l’on ressent comme encore plus inacceptables les horreurs des “massacres inutiles”, je renouvelle mon appel à poursuivre avec ténacité la voie du droit, à refuser avec détermination la course aux armements, à repousser de façon plus générale la tentation de faire face à de nouvelles situations avec de vieux systèmes ».

Le « massacre inutile » n’est pas un incident isolé. La théologie de l’histoire, comme Benoît XVI l’a montré dans ce pivot de son Magistère qu’est l’encyclique “Spe Salvi” en 2007, réclame un regard plus ample.

La Première Guerre mondiale ouvre une fenêtre sur l’ensemble de l’histoire récente, et crée à son tour des “billets à ordre” que l’Europe n’a pas encore fini de payer. Ce sont les billets à ordre impayés de la Grande Guerre – le traitement des vaincus, la question allemande, la destruction de l’Empire austro-hongrois – qui sont devenus le terreau du national-socialisme et la Seconde Guerre mondiale. C’est parce que dans le climat de la Première Guerre mondiale, on a permis aux communistes de prendre le pouvoir en Russie, que continua jusqu’en 1989 – mais dans quelques parties du monde jusqu’à aujourd’hui – ce que les historiens américains appellent la Troisième Guerre mondiale, la Guerre Froide entre l’Occident et le communisme.

Et c’est certainement aussi en raison de ce que beaucoup considèrent encore comme une erreur fatale – la destruction de l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale sans trop savoir quoi mettre à sa place – que du ressentiment musulman est né entre la Première et la Seconde Guerre mondiale le fondamentalisme islamique, qui depuis le 11 Septembre 2001 se manifeste comme protagoniste d’une quatrième guerre mondiale.

A la différence des trois premières, ce n’est pas une guerre civile européenne également exporté en dehors énergétiques des pays du Moyen-Orient producteurs de pétrole, fait sentir ses effets partout dans le monde.

Mais, d’un certain point de vue, tout commence à Verdun et dans les tranchées du Cadore et du Karst. Tout commence avec la Première Guerre mondiale, dont le début marque, selon les mots du secrétaire au Foreign Office Sir Edward Grey (1862-1933), le jour où « les lampes s’éteignent dans toute l’Europe, et dans notre vie, nous ne les verrons plus allumées ».

 

Source

Brèves

14/18 -Laïcité, syncrétisme et interreligieux, le députe de La Roche sur Yon entre inculture et idéologie

Philippe Latombe, député de La Roche nord, a refusé de se rendre à une prière oecuménique en ce jour anniversaire de l’Armistice, car le curé a refusé d’y inviter, comme le député l’avait demandé, des représentants juifs et musulmans. Dans un courrier adressé au parlementaire, l’abbé Dominique Lubot et le pasteur Jacques Hostetter ont expliqué :

« Nous craignons que vous n’ayez pas saisi le sens de notre proposition de prière œcuménique. Il s’agit d’une prière chrétienne dont l’initiative revient aux Églises chrétiennes depuis de nombreuses années […] C’est bien vers Dieu révélé en Jésus Christ, mort et ressuscité pour nous sauver, que nous nous tournons. Nos frères juifs et musulmans n’ont pas la même conception de Dieu. »

« Nous n’avons jamais organisé de prière interreligieuse car le respect des différentes conceptions religieuses nous impose de ne pas tomber dans le syncrétisme. Nous sommes certains que dans un souci de respect de la laïcité vous respecterez notre choix. »

Le député a répondu :

« Je m’y attendais. Je suis tout de même étonné par la phrase sur la laïcité. Visiblement nous n’avons pas la même conception. »

« Je suis droit dans mes bottes. Je n’ai pas ma place, en tant que député, dans cette cérémonie. On ne célèbre pas le centenaire de la Grande Guerre qu’avec deux religions. »

Source

Tant que la notion de laïcité ne sera pas expliquée en vérité à la république idéologique, ces situations fondées sur l’inculture se multiplieront, sous couvert de beaux discours et de légitimité laïque.

 

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Une exposition évoque le diocèse de Rennes (35) dans la Grande Guerre – jusqu’au 30 novembre 2018

Durant le mois de novembre 2018 est visible à la Maison diocésaine de Rennes une exposition proposée par le Service des Archives historiques : « Lumière de mémoire : le diocèse de Rennes et la Grande Guerre ».

Elle présente des textes, des photos d’époque et des reproductions des documents qui retracent la vie du diocèse pendant la Grande Guerre. Trois thèmes sont successivement abordés : le clergé à la guerre, la vie du diocèse pendant le conflit, et la mémoire. Déjà exposée lors de l’ouverture du centenaire, en 2014, cette exposition a circulé dans le département et la revoilà sur Rennes.

Les vitraux patriotiques sont de formidables vecteurs de mémoire. Ils permettent de se souvenir des morts des conflits, de témoigner de la vie à l’arrière ou de célébrer une victoire. La Grande Guerre ne fait pas exception. En effet, bon nombre de nos églises conservent dans leurs murs ces témoignages de verre. Certains sont simplement porteurs des noms des disparus, d’autres utilisent de savantes allégories pour faire passer leurs messages.

En pratique :

29 octobre au 30 novembre 2018

Maison diocésaine, 45 rue de Brest à Rennes. Entrée libre.

  • 8h30-12h30 puis 13h30-19h15 en semaine
  • 8h30-12h puis 13h30-18h le samedi

A la une #Doctrine / Formation

1914-1918 : l’Eglise dans la Grande Guerre

Comment l’Église catholique, dans sa hiérarchie, comme dans ses fidèles a-t-elle réagi face à cette guerre meurtrière qui fait rage entre chrétiens, qu’ils soient allemands, protestants, catholiques, français, belges ou italiens ?

Josette Chaline, spécialiste de l’histoire religieuse, nous donne quelques éclairages.

Voir l’entretien mené avec Jacques Calu

l’Eglise et la Grande Guerre from Jacques CALU on Vimeo

À l’approche du Centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, nous nous sommes adressés à Mme Nadine-Josette Chaline, professeur émérite d’Histoire contemporaine à l’université d’Amiens, spécialiste de la Grande Guerre à laquelle elle a consacré de nombreux travaux (livres et articles), mais aussi à Rouen, dans la cadre de la Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre, plusieurs conférences et colloques, pour essayer de comprendre les derniers mois de la guerre.

Lire la suite sur Cyrano.net

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Projection du documentaire “Les aumôniers héroïques dans l’enfer de la guerre 14-18” les 10 & 11 novembre 2018 à Villars (42)

Dans la cadre des célébrations de la fin de la guerre 1914-1918, vous pourrez assister à une projection du documentaire d’Armand Isnard (durée : 52min)

“Les aumôniers héroïques dans l’enfer de la guerre 14 18”

à la salle paroissiale de Villars rue de l’Hôtel de ville , en face de la poste.

- le samedi 10 novembre à 10h30, 16h30 et 20h30
- le dimanche 11 novembre à 14h, 18h et 20h30

PDF - 100.5 ko

Venez avec vos parents, vos grand parents ! Venez avec vos enfants, vos petits enfants ! Ne ratez pas cette belle occasion de transmission de notre histoire en ce centenaire de la fin de la Guerre ! entrée gratuite ! Une vente du DVD sera proposée à la fin de la projection au prix de 13 euros pour remercier le réalisateur.

Au cours de la messe du dimanche 11 novembre à 10h à Villars le chœur Symphonia chantera des extraits de
la “Messe de la délivrance de Théodore Dubois”.

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Le ciboire martyr de Gerbéviller exposé du 11 au 30 novembre 2018 à Nancy (54)

À l’occasion de la commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale, la cathédrale de Nancy expose le ciboire martyr de Gerbéviller.

Cet objet a témoigné et témoigne encore des combats d’août 1914 qui détruisirent entièrement la commune de Gerbéviller.

Le 24 août 1914, alors que la ville est pilonnée par des tirs d’artillerie, cinq religieuses de la congrégation de Saint-Charles, sous la direction de leur supérieure Sœur Julie, s’illustrent en sauvant la vie de nombreux blessés. Quelques jours plus tard, dans l’église Saint-Pierre dévastée, elles retrouvent le ciboire, qui a miraculeusement échappé à l’ennemi, après que le socle a été touché par une vingtaine de balles.
Sœur Julie tient tête aux occupants après la retraite des défenseurs français et obtient que l’hospice ne soit pas brûlé, permettant ainsi de sauver de nombreux blessés des deux camps.
Le ciboire a été envoyé à Paris en 1916 pour être exposé au Palais des Beaux-Arts de la Ville de Paris à l’occasion de l’Exposition d’œuvres mutilées ou provenant des régions dévastées par l’ennemi.
Symbole du courage des religieuses et témoin de l’intensité des combats, le ciboire fusillé est considéré aujourd’hui comme un objet martyr.

Le ciboire sera exposé en la cathédrale de Nancy du 11 au 30 novembre.
On pourra aussi relire cette page tragique de l’histoire du Lunévillois relatée en la chapelle des évêques (troisième chapelle latérale sur la gauche).

Rappel
Plénum des cloches, dimanche 11 novembre 2018, à 11h durant 11 minutes maximum, pour marquer joyeusement le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918.

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Messes pour le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale les 8 et 11 novembre 2018 à Paris

L’église célèbre le centenaire de l’armistice

Programme complet

Jeudi 8 novembre

18h30 à l’Arc de triomphe, ravivage de la flamme, en hommage à tous les prêtres, religieux et religieuses engagés dans la Grande guerre.

19h30 à Saint-Honoré d’Eylau, messe présidée par Mgr de Romanet, évêque aux Armées françaises.

Dimanche 11 novembre

7h à la chapelle de l’École militaire, messe télévisée (Le Jour du Seigneur) présidée par Mgr de Romanet, évêque aux Armées françaises.

15h à Notre-Dame de Paris, célébration de commémoration à l’initiative de la Royal British Legion, avec le concours de l’ambassadeur de Grande-Bretagne avec les pays du Commonwealth.

18h30 à Notre-Dame de Paris, messe internationale présidée par Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris.

 

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Exposition : le diocèse de Séez et la Grande Guerre – jusqu’au 14 décembre 2018 à Sées (61)

A l’occasion du centenaire de l’armistice commémoré en cette année 2018, Mgr Habert, le service diocésain des archives historique et le service de la Bibliothèque diocésaine vous invitent à une exposition sur la vie du diocèse durant le premier conflit mondial : l’implication de ses prêtres, l’accueil des blessés et réfugiés, la vie paroissiale, les dévotions spécifiques, l’organisation du souvenir…

Du 15 octobre au 14 décembre  aux heures d’ouverture (9h-12h et 14h-17h) de la Maison diocésaine (29 rue Conté, Sées), dans le hall d’accueil.

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Exposition sur la Grande Guerre cet été à la cathédrale de Nîmes (30) jusqu’au 31 août 2018

L’exposition « La Grande Guerre 1914-1918 – L’engagement de l’Eglise catholique du Gard » créée par la Société d’Histoire du diocèse de Nîmes s’installe cet été dans la cathédrale de Nîmes jusqu’au 30 août. Elle sera inaugurée ce jeudi 5 juillet à 18h45.

► L’exposition est visible à la cathédrale de Nîmes tous les jours de 11h à 18h sauf le mardi.

« A l’image des autres forces religieuses, sociales et politiques départementales, le diocèse de Nîmes fut un des acteurs fortement engagés dès la mobilisation et durant toute la durée de la guerre « pour la défense de la patrie. »  Les prêtres soldats morts pour la Nation et que l’on appelait les “prêtres sac-à-dos” ne sont pas tombés à la marge des morts pour la France. Dans le Gard, ils furent 41, mais sans famille directe, le temps et l’oubli ont recouvert leur souvenir. Cette exposition leur offre une seconde vie, éternelle comme leur choix de combattre au côté des Français de toutes les religions pour le bien collectif. »