Brèves

Point de vue – Un rien désabusé – Déficit de la raison au service d’une demagocratie bananière de type stalinien.

Voilà à peu près l’état où nous nous trouvons réduits par des années de médiocrité éducative et de pauvreté culturelle.

Sur tout ce qui circule sur la toile (et nos sites en particulier) il est frappant de voir que les articles de fond ne sont pas les plus lus. En revanche tout le monde se rue vers la polémique à la recherche de l’idée courte et le slogan qui le confortera dans son point de vue.

Comme le constate Mgr Pontiers les gens veulent qu’on dise ce qu’ils souhaitent entendre.

Mélange de paresse intellectuelle et d’orgueil dont la vérité et la sagesse font les frais … Sans parler du bonheur de l’homme ni même de la France devenue un gros mot du médiatiquement correct. Et que dire de Dieu, Verbe et vérité, jeté aux oubliettes de notre orgueil de créatures convaincues de notre omniscience. Convaincus d’avoir raison et confortés dans cette conviction par nos sens achetés à bas prix, comment aurions-nous besoin de la sagesse de Dieu, surhommes que nous sommes ?

 

Alors voter ? Quand la démocratie n’est plus qu’une demagocratie et le peuple utilisé pour une illusion démocratique ?  Je n’ai guère envie d’être une de ces énièmes fourmis de Boris Vian… A moins que la force célèbre des fourmis ne permette de faire craquer ce monde stalinien où penser est un délit. Finalement peut-être est-ce le degré élevé de la rhinocérite de Ionesco contractée par les grenouilles paisiblement étourdies par la montée insensible de la chaleur anesthésiante de l’eau croupie de cette mare artificiellement chauffée.

Dans le Monde #NLH

Les évêques chiliens préoccupés par l’affaiblissement de la démocratie

 « Nous sommes préoccupés par l’affaiblissement de la démocratie, évident dans le très fort taux d’abstention aux dernières élections municipales. Cela révèle une fois encore le désintérêt croissant et la désaffection envers l’activité politique qui devrait au contraire constituer le majeur intérêt de ceux qui se proposent de rechercher le bien commun ».

C’est ce qu’affirment les évêques du Chili qui, au terme de l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale, soulignent, dans un Message final, leur forte préoccupation pour « la vie et la dignité de tous les chiliens, le bien commun de la société, les défis du changement culturel que nous vivons actuellement ».


Bien que l’Année jubilaire de la Miséricorde arrive à son terme, « nous croyons que le temps de la Miséricorde demeure un défi – écrivent les évêques – et nous voulons insister avec force sur cette dimension évangélique dans nos plans et projets pastoraux ».


En ce qui concerne la vie sociale, les évêques soulignent que « les institutions du pays, politiques, sociales et religieuses, ont un rôle important dans la reconnaissance, l’accueil et le discernement du malaise légitime exprimé par différents secteurs de la société vis-à-vis de la gouvernance à tous les niveaux ». Ils poursuivent ensuite : « Nous pouvons tous aider afin que la recherche de ce qu’il y a de mieux pour le Chili soit faite avec respect et au travers d’un dialogue responsable et participatif, en évitant et en prévenant des expressions de violence et de dénigrement qui, outre à être fauteurs de tensions, détournent souvent l’attention des problèmes les plus urgents et les plus importants ».


La Conférence épiscopale attire par ailleurs l’attention de l’Etat sur les secteurs les plus vulnérables de la société, pour qu’il évite le risque que, en entrant dans une période de préparation aux élections présidentielles et législatives, le travail concernant ces personnes ne soit suspendu. « Nous regardons avec une préoccupation particulière la santé publique, les minimums retraite d’aujourd’hui et de demain, la précarité de nombreux postes de travail et le chômage, les situations délicates de nos frères migrants et des populations indigènes ». En particulier, les évêques sont préoccupés par le projet de loi qui légaliserait dans certains cas l’avortement, « sans prendre en charge les femmes qui, à ce moment-là, peuvent vivre des situations douloureuses et dramatiques ».


Enfin, les évêques mettent en évidence « la nécessité d’une éducation intégrale » des enfants et des jeunes à laquelle doivent participer l’Etat et l’école, en tenant compte « du droit fondamental et primaire des parents à éduquer leurs enfants selon leurs propres valeurs, libres de toute influence des idéologies du genre ».
Au cours de la 112ème Assemblée plénière de la Conférence épiscopale chilienne, ont été renouvelés le Comité permanent et d’autres organismes ecclésiaux. S.Exc. Mgr Santiago Silva, Ordinaire militaire, a été élu à la Présidence de la Conférence et S.Exc. Mgr Cristián Contreras Villarroel, Evêque de Melipilla, au poste de Vice-président. 

 

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