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Pape François : la bioéthique doit partir de la vie, non de la maladie et de la mort

Recevant les participants à l’Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qui se tient les 25 et 26 juin au Vatican, le Pape François a invité à penser la bioéthique, non « à partir de la maladie et de la mort », mais de la « profonde conviction de l’irrévocable dignité humaine ».

La vie humaine dans le contexte d’un monde globalisé. A partir de lundi, l’Académie pontificale pour la Vie réfléchit sur ce vaste thème, lors de son assemblée générale qui se tient en salle du Synode au Vatican jusqu’à mercredi. L’occasion pour le Pape d’offrir une analyse sur la « qualité éthique et spirituelle de la vie à toutes ses étapes ».

Le primat de la vie humaine

La vie, qu’elle soit en gestation, adolescente, presque consommée, qu’elle soit avilie, marginalisée, ou rejetée, est toujours une vie humaine, rappelle d’emblée le Pape. N’oubliant pas les apports nécessaires de la biologie, qui explore les aspects « physiques, chimiques et mécaniques », François insiste sur le besoin d’une perspective plus large et plus profonde, qui prenne en compte tous les dimensions de la vie humaine.

Le « sale travail de la mort »

Renoncer à la vie, « condamner les pauvres à la faim, les persécutés à la guerre, les personnes âgées à l’abandon », c’est s’adonner au « sale travail de la mort ». Le mal, affirme le Pape, cherche à nous persuader que la mort est la fin de toute chose, que nous sommes venus au monde par hasard, et que nous sommes destinés à finir dans le néant. Assimilée à un « virus spirituel contagieux », cette logique pousse au repli sur soi, engendre des hommes et des femmes « miroirs », préoccupés de leur seul reflet, tels Narcisse dans la mythologie.

Défense de la dignité humaine

Il incombe donc de penser la bioéthique à partir de la vie, de la valeur de chaque personne et de sa dignité, et non plus à partir de la maladie et de la mort. La bioéthique globale, ajoute le Saint-Père, sera une modalité spécifique pour développer la perspective de l’écologie intégrale, largement évoquée par ailleurs dans son encyclique Laudato Si’.

Une résistance morale courageuse

François rappelle en outre les différences fondamentales et complexes de la vie humaine : « homme, femme, paternité, maternité, filiation et fraternité », etc. Des conditions difficiles, des passages délicats ou dangereux qui exigent une sagesse éthique spéciale, et une « résistance morale courageuse ». Le Pape rappelle ainsi le devoir de défendre de manière claire, ferme et passionnée « l’innocent qui n’est pas encore né », mais aussi la vie, tout aussi sacrée, des pauvres, des malades, des personnes âgées, et de tous ceux qui sont victimes de traite et de toutes formes d’esclavage.

Source : Vatican News – Benedetta Capelli

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Un pro-avortement à l’Académie pontificale pour la vie ?

Le Saint-Siège a nommé le 13 juin vingt nouveaux membres de l’Académie pontificale pour la vie, et renouvelé trente autres. Parmi eux, Nigel Biggar, professeur de morale et de théologie pastorale à l’Université d’Oxford, est critiqué pour ses positions sur l’avortement : « Je serais enclin à tracer la limite pour l’avortement à 18 semaines après la conception, à peu près le premier moment où il y a des preuves de l’activité cérébrale et donc de la conscience », a-t-il par exemple déclaré en 2011 dans un entretien avec le philosophe Peter Singer.

Source Famille chrétienne

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Académie pontificale pour la vie en sommeil depuis le 31 décembre 2016, faute de membres

L’Académie pontificale pour la vie, fondée par saint Jean-Paul II, se trouve de facto en sommeil, faute de membres, par suite de la réforme en cours de ses statuts.

Sans attendre la mise à jour de ceux-ci, en cours d’achèvement, il a été mis fin aux fonctions de tous les membres de cette académie.

Une refonte des statuts voulus par le Saint-Père lui-même et qui prévoit notamment qu’il n’est plus nécessaire de professer la foi catholique ni de prêter le “serment Lejeune”, affirmant le respect de la vie de la conception à la mort. Pareillement, la réforme prévoirait de sortir du dispositif la congrégation pour la doctrine de la foi.

Si on ne sait qui remplacera les anciens membres, ils seront nommés directement par le pape François avec confirmation tous les 5 ans.

Ne demeure que son président Mgr Paglia, nommé par le Souverain Pontife en août dernier. Proche des thèses du cardinal Kasper, il est connu pour avoir pris position en faveur de la cause homosexuelle.

Récemment reçu par le pape, Mgr Paglia s’était vu confirmer sa mission au service de la vie, présentée comme précieuse.

Certains médias pointent du doigt que tous les membres remerciés ont d’une manière ou d’une autre exprimé des réserves sur Amoris laetitia. Si c’est vrai pour certains, la généralisation est excessive.

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Le pape reçoit le président de l’Académie pontificale pour la vie – “Toute vie est précieuse”

Sur son compte Twitter (@PontAcadLife), l’Académie a donné quelques éléments sur le contenu des échanges : le pape a notamment demandé à l’institution fondée en 1994 par saint Jean-Paul II de « construire des ponts » et d’initier des dialogues.

« La vie exige l’engagement et les contributions de nous tous », a ajouté le pape en substance. Selon le compte du réseau social, il a aussi assuré que « tout enfant, tout senior, riche ou pauvre, mérite de savoir que sa vie est précieuse aux yeux de Dieu et à nos yeux ».

Dans un Chirographe publié le 17 août 2016, le pape avait indiqué à Mgr Paglia l’orientation de sa mission de président de l’Académie pontificale pour la vie, encourageant en particulier à « se pencher sur les blessures de l’homme, pour les comprendre, les soigner et les guérir ».

 

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