En France #NLQ

Nantes : un homme aurait confisqué le micro de l’évêque pour dire “Allah Akhbar” le jour de la Pentecôte

Afrique non francophone #Dans le Monde #NLQ

Algérie : importer un chapelet peut coûter cher

Un tribunal algérien a annulé le 3 mai dernier une peine de prison de six mois mais confirmé une peine d’amende contre un converti de l’islam pour avoir importé de la littérature chrétienne et des chapelets dans le pays. […]

Idir Hamdad avait été condamné à une amende de [145 €] plus les droits de douane, après qu’un juge du tribunal de Dar el Beida, dans les environs d’Alger, l’eut jugé coupable d’importation d’objet prohibés sans licence d’importation, a déclaré son avocat.

Le jugement […] fut remis à son domicile le 4 mars dernier, et pré­cisait qu’il avait été jugé coupable et condamné par contumace le 28 septembre 2017, précise son avocat. « Condamner un chrétien pour une vingtaine de porte-clés dont 4 ou 5 comportent un crucifix et 6 foulards […] est ridicule au regard de l’article 365 du Code des douanes » a précisé Me Sadek Nadjib à Morning Star News, ajoutant que le transport de tels objets ne violait en rien la réglementation douanière algérienne. L’avocat musulman de Hamdad s’attendait à un jugement de relaxe puisque l’accusation était sans fondement.

Morning Star News, 4 mai – © traduction CH.

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Asie #NLQ

Inde – Les violences antichrétiennes de 2008 en Orissa encore impunies

Pour la neuvième année consécutive, un « Kandhamal Day » était organisé ce vendredi 25 août, date anniversaire du premier jour des terribles violences antichrétiennes de 2008 menées par des hindouistes nationalistes dans l’État de l’Orissa (nord-est de l’Inde).

Cette année-là, en quelques jours, 415 villages avaient été attaqués, 395 églises avaient été détruites, ainsi que 6 500 maisons appartenant à des chrétiens adivasi (indigènes) et dalits (hors castes) ; 91 chrétiens avaient été tués, une quarantaine de femmes chrétiennes avaient été victimes de viol ou d’agression et plusieurs établissements d’enseignement, de services sociaux et de santé avaient été pillés. Enfin, les violences avaient contraint à la fuite 56 000 chrétiens.

Pour le Père Ajaya Kumar Singh, coordinateur du Forum national de solidarité, réseau de plus de 70 organisations venant en aide aux victimes de 2008, cette attaque en Orissa est « la plus grande dans l’histoire de la communauté chrétienne en Inde au cours des trois derniers siècles ». Or le gouvernement rechigne à indemniser les victimes du Kandhamal. « Il y a eu plus de 3 300 plaintes déposées, mais seulement 820 ont été enregistrées », rappelle le Père Kumar Singh.

« En observant cette journée anniversaire du 25 août, nous voulons aider à la paix et à l’harmonie entre les communautés, et lutter pour la justice dans le pays »,considère le Père Ajaya Kumar Singh.

« Ma prière est que le Kandhamal Day soit un rappel de la lutte et de la solidarité de notre peuple qui a tant souffert à cause de sa foi », a expliqué le 24 août à l’agence AsiaNews Mgr John Barwa, archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, l’un des diocèses de l’Orissa.

Source

Asie

Pakistan – Arrestation de deux complices de l’attentat de Pâques 2016 à Lahore

Commis le jour de Pâques dans un parc de loisirs de Lahore, capitale de la province du Pendjab pakistanais, l’abominable attentat, faisant au moins 75 morts, avait été perpétré contre les chrétiens à l’instigation d’un groupe terroriste musulman sunnite pakistanais fondé en septembre 2014, dont les buts sont de renverser le gouvernement, d’imposer un État islamique, de contrôler l’arme nucléaire dont dispose le Pakistan et de mener le djihad au plan mondial…

Le département contre-terrorisme du gouvernement de la province pakistanaise du Pendjab affirme avoir arrêté deux personnes impliquées dans l’attentat suicide commis l’année dernière le jour de Pâques dans un parc de Lahore plein de monde. Un porte-parole de ce département que les personnes arrêtées avaient véhiculé l’auteur de l’attentat suicide qui avait été entraîné en Afghanistan avant d’être envoyé au Pakistan. Le père franciscain Jamil Albert, qui s’était au parc Gulshan-e-Iqbal dans les minutes qui suivirent l’explosion, se dit satisfait des arrestations et a félicité le gouvernement pour ses efforts dans la lutte contre le terrorisme. «  Punir les terroristes, ceux qui les ont aidés et entraînés est d’une importance cruciale pour décourager les jeunes de rejoindre de tels groupes », a-t-il déclaré. Un groupe taliban dissident, le Jamaat-ul-Ahrar, avait revendiqué l’attentat et précisé qu’il visait les chrétiens fêtant Pâques. Au moins 75 personnes furent tuées, et de nombreuses autres blessées, lorsque l’auteur de l’attentat suicide avait fait sauter sa veste d’explosifs au parc Gulshan-e-Iqbal le 27 mars de l’année dernière. Parmi les victimes décédées on compta au moins 24 chrétiens venus dans ce parc célébrer la fête religieuse, selon les chiffres fournis par Caritas Pakistan.

Source : UCANews, 9 janvier – © CH pour la traduction.

Asie

Pakistan : Menaces contre une ONG d’inspiration chrétienne défendant des personnes accusées de « blasphème numérique »

L’ONG pakistanaise d’inspiration chrétienne The Voice, conduite par Maître Anneqa Maria Anthony, avocat chrétien, a reçu de graves menaces au cours de la procédure judiciaire relative à un cas de blasphème. Il s’agit du cas de Nabeel Masih, dont l’audience était fixée pour le 8 octobre, et a été reportée suite à une agitation syndicale. Nabeel Masih, chrétien âgé de 16 ans, a fait l’objet d’une plainte de la part de jeunes de son âge l’accusant d’avoir partagé sur le réseau social Facebook une photographie considérée comme méprisante vis-à-vis de la Khana-e-Kaaba, l’édifice situé au centre de la mosquée de la Mecque, lieu sacré de l’islam.
L’incident est intervenu dans un village proche de Bhai Pheru, dans le district de Kasur, au Pendjab. Les accusateurs ont invoqué l’application de l’article 295a du Code pénal qui punit l’outrage à l’islam. Suite à cette plainte, Nabeel Masih a été arrêté.
Ainsi que cela a été indiqué à Fides par l’équipe de The Voice, une fois arrivé au tribunal en compagnie de parents de l’inculpé, ils se sont rendus compte du fait que le lieu de l’audience n’était pas sûr à cause de la présence d’au moins 80 personnes faisant montre de haine et de ressentiment envers la famille. Le groupe en question a en effet commencé a protester et à menacer les membres de la famille du jeune ainsi que les membres du collège de défense, dont Maître Anthony. Tous accusaient Nabeel Masih de blasphème et certains avocats déclaraient également qu’il « ne fallait pas défendre un criminel blasphématoire ». Les personnes en question ont ensuite déclaré vouloir tuer Nabeel Masih, « auteur d’un crime odieux », affirmant vouloir « brûler tous les infidèles de sa famille ».
L’ONG affirme « ne pas avoir d’agents de sécurité pour garantir la protection de ses membres et de la famille assistée ». Maître Anthony a déclaré à Fides : « Nabeel Masih est innocent. L’accusation qui pèse sur lui n’a pas encore été démontrée. Il s’agit d’un droit fondamental de Nabeel Masih et de tout autre inculpé que de disposer d’une assistance légale dans le cadre d’une procédure judiciaire ou de demander une caution. Dans un Etat de droit, les garanties de la loi sont accordées à tout inculpé ». 

Source : Agence Fides

Asie

Inde – Reconnaissance du caractère planifié des massacres antichrétiens en Orissa

Les massacres antichrétiens survenus dans l’Etat de l’Orissa en 2008 sont le résultat d’une planification attentive orchestrée au plus haut niveau par des groupes nationalistes hindous du réseau Sangh Parivar. Des masses analphabètes de militants ont été manipulées par la propagande et incitées à tuer. Grâce à l’enquête menée par le journaliste indien Anto Akkara, « il est possible de réécrire l’histoire de Kandhamal », le district de l’Orissa théâtre des pogroms antichrétiens de 2008. Et aujourd’hui, « c’est une honte pour la nation et pour le système judiciaire que sept chrétiens innocents languissent en prison pour un crime qu’ils n’ont jamais commis » remarque Anto Akkara dans le cadre d’une conférence au cours de laquelle il a présenté son dernier livre enquête intitulé « Qui a tué Swami Laxmanand ? ».
Le livre – qui fait suite à d’autres travaux tels que « Kandhamal : une tache sur la laïcité indienne » et « Kandhamal crie justice » – fait la lumière sur le mystérieux assassinat du responsable hindouiste Swami Laxmanand, dont les chrétiens furent accusés et qui représenta le prétexte pour déchaîner la violence.
Suite à l’homicide du responsable âgé de 81 ans, le 23 août 2008, les communautés chrétiennes présentes dans le district de Kandhamal, sis dans l’Etat de l’Orissa, subirent une attaque de masse. Environ 100 chrétiens furent tués, 300 églises et 6.000 maisons saccagées et 56.000 personnes durent évacuer, cherchant refuge dans les bois pour échapper au féroce nettoyage ethnique.
Après l’homicide du responsable hindouiste, revendiqué par la suite par des guérilleros maoïstes, sept chrétiens furent arrêtés et condamnés à la réclusion à perpétuité en 2013 pour homicide « bien qu’il n’y ait aucune preuve » note Anto Akkara, dénonçant une authentique « parodie de justice ». La Cour suprême doit encore fixer la date du procès en appel « mais le présumé complot chrétien contre les hindous est totalement privé de fondement » note le journaliste.
Telle est la reconstruction d’Anto Akkara : « Dans le calcul politique du réseau extrémiste Sangh Parivar, après avoir brutalisé les chrétiens de Kandhamal, le groupe de pression chrétien international aurait induit Sonia Gandhi à démettre le gouvernement de l’Orissa, dont le parti nationaliste Baratiya Janata Party était partenaire de coalition. Ceci aurait facilité la victoire des groupes nationalistes hindous et du BJP aux élections de 2009, en revanche remportées par la suite par le Parti du Congrès ».
Anto Akkara remarque la réticence des institutions à affronter cet argument, vu que « la Commission nationale pour les droits fondamentaux n’a pas même émis un communiqué de presse sur Kandhamal en huit ans », relevant par ailleurs que «  les sept chrétiens innocents en prison représentent une tache sur le système judiciaire du pays » alors que « Kandhamal demeure une tache sur le visage de l’Orissa et sur la laïcité indienne ».

Source : Agence Fides

Asie

Pakistan – Témoignage de l’évêque de Multan, diocèse du sud du Pendjab

« La petite communauté catholique sise dans le sud de la province du Pendjab vit la communion et promeut le dialogue au sein d’une société où se fait sentir l’influence des militants islamiques et des groupes violents ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Benny Travas, évêque de Multan depuis août 2015, un diocèse sur le territoire duquel vivent 80.000 catholiques confiés aux soins de 14 prêtres diocésains et de 20 religieux prêtres.
L’évêque remarque que, en particulier dans la zone de la ville de Rahim Yar Khan, « la situation sécuritaire est critique, attendu que les groupes extrémistes ont établi leurs bases dans le sud du Pendjab et lancé leurs medersas qui diffusent une idéologie de haine ». Parmi les organisations radicales présentes sur le territoire se trouvent Sipah-e-Sahaba Pakistan (SSP), Lashkar-e-Jhangvi (LeJ) et Jaish-e-Mohammad (JeM), responsables de nombreux actes de terrorisme.
Les risques sont reconnus et le gouvernement provincial a, pour ce motif, imposé des mesures de sécurité contraignantes aux églises et écoles chrétiennes, considérées comme « édifices sensibles ». L’évêque ajoute : « Toutes les églises, les écoles et même les petites chapelles doivent se doter de murs d’enceinte, de caméras de surveillance, de tourelles, de gardes et toutes ces dépenses sont à notre charge. Pour la cathédrale, nous l’avons fait mais il est problématique de le faire pour chaque chapelle. Nous ne parvenons pas à faire face à ces dépenses. Les gens nous aident mais par exemple, le salaire d’un garde fixe est pour nous insoutenable. Si nous ne parvenons pas à le faire, l’alternative est malheureusement de fermer les églises ». En effet, à Rahim Yar Khan, poursuit Mgr Travas, « un pasteur protestant a été arrêté pour violation de cette ordonnance et sa salle de culte a été fermée parce qu’elle ne répondait pas aux critères imposés par le gouvernement ».
En outre, vus les dangers, « tous les missionnaires étrangers sont partis, se déplaçant également dans d’autres zones du pays, attendu que leur activité pastorale était devenue presque impossible, liée à la présence obligatoire d’une escorte armée. Pour un prêtre ou une religieuse qui visite les malades et les familles, cela représente une véritable souffrance » indique l’évêque.
La communauté diocésaine est fortement engagée dans l’instruction des jeunes et dans le domaine de la santé, comme cela est le cas au travers de l’institut Umeed Gah (Lieu de l’Espérance NDT) sis à Multan. « Il s’agit d’une clinique qui s’occupe de soigner et de réhabiliter de jeunes handicapés, clinique dans laquelle des familles de toutes les religions portent leurs enfants, qui y font de très grands progrès, nombre d’entre eux apprenant à marcher ». « Les familles musulmanes – note l’évêque – sont très heureuses et apprécient de service. Ainsi, sur la base de la gratitude, naît le dialogue de vie qui construit de bonnes relations. Notre route consiste à vivre l’Evangile au travers des œuvres, du témoignage chrétien plutôt qu’en paroles. Le plan pastoral du diocèse, qui est également ma devise épiscopale, est « construire la communion » avec tous, sur un territoire diocésain fait surtout de petits villages ruraux habités par des agriculteurs ».

Source : agence Fides