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L’abbaye de Scourmont : sa fondation, son histoire et les produits de Chimay

Un article proposé par Divine Box.

En 1850, l’abbaye Notre-Dame de Scourmont est fondée à Chimay, en Belgique. Aujourd’hui, une communauté d’une vingtaine de moines y habite. Ils continuent à superviser la production de leurs célèbres bières, les Chimay ! Pourtant, au début de la communauté, l’installation n’est pas des plus aisées…

 

Heureusement, depuis que l’abbaye de Scourmont a ouvert sa brasserie en 1862, le succès est au rendez-vous ! Divine Box vous embarque pour un résumé de 3 minutes, c’est parti !

Un bien bon prince ! 

L’abbaye Notre-Dame de Scourmont fut fondée en Belgique au milieu du XIXe siècle dans la région de Chimay, qui était très pauvre… Un curé d’un village proche, inquiet par la situation, s’attelle au problème, et voit en l’agriculture la solution pour relancer l’économie.

Il finit par obtenir du Prince de Chimay (lui-même !) des terres et de l’argent pour accueillir des moines trappistes, champions en agriculture ! Et hop, en 1850, dix-sept moines de l’abbaye belge de Westvleteren arrivent enfin à Chimay pour fonder un monastère. En avant !

Le prince de Chimay est un soutien de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont dès les débuts de la communauté. – Divine Box

Gla-gla, il fait froid 

Mais sur place à l’arrivée des moines, les conditions sont difficiles à l’abbaye de Scourmont… Les premières pommes de terre font la taille d’une noix, et il gèle même en juillet !

Et pourtant les conditions difficiles des débuts n’affectent pas la joyeuse communauté. Des archives amusantes rapportent par exemple que : « on voulut sonner l’Angélus mais il n’y avait ni cloche, ni sonnette… Qu’à cela ne tienne : on frappa sur le couvercle de la marmite ! ». Imaginez la scène …

Fort heureusement, le monastère rayonne et la communauté grandit à une vitesse folle : quatre-vingts moines en à peine dix ans ! L’abbaye de Scourmont grouille d’activité, et les moines créent même une école d’agriculture pour contribuer au développement de la région. Fait rarissime pour des trappistes dont la vie est d’abord contemplative, mais le Prince, à qui ils devaient beaucoup, y tenait !

L’abbaye Notre-Dame de Scourmont sous la neige, dans des conditions plus faciles qu’à leur arrivée ! – Crédit photo : Le Virage

Brasser pour économiser 

Dès leurs débuts en 1850, les trappistes de l’abbaye de Scourmont boivent de la bière (notamment celle de Westvleteren !). À l’époque, la bière, épaisse et très nutritive, permet de compléter le régime ascétique des moines. Après réflexion, brasser eux-mêmes serait plus économique, et pourrait apporter un surcroît de revenus bienvenus !

Et hop, c’est chose faite en 1862 : la brasserie est lancée, uniquement pour la consommation des moines dans un premier temps. Mais dès 1863, ils commercialisent leur première bière, qui fait un carton dans la région !

À partir de 1862, les moines de l’abbaye de Scourmont s’occupent de leur nouvelle brasserie. – Divine Box

Le succès des Chimay ! 

Mais la vie paisible de la communauté va être chamboulée… En effet, certains moines sont mobilisés et surtout lors de la Seconde Guerre mondiale 3000 soldats allemands chassent les moines de l’abbaye en 1940 et une nouvelle fois en 1942 ! Pfiou, ça fait beaucoup…

Ainsi à la fin de la guerre en 1944, les moines récupèrent une abbaye où tout est à refaire…Ils modernisent la production tout en gardant des recettes et procédés traditionnels. Les bières de Chimay connaissent alors un succès national.

À tel point qu’en 1974, un dilemme se pose : faut-il limiter la production pour protéger la vie monastique ou grandir pour préserver l’emploi dans une région pauvre ? Les deux, tiens ! En gardant le brassage dans l’abbaye avec les moines, mais en déléguant les tâches administratives hors de l’abbaye de Scourmont. Habile !

Les quatres bières Chimay de l’abbaye de Scourmont : la Rouge, la Triple, la Bleue et la Dorée – Crédit photo : @franskur_lifstil (Instagram)

 

Et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, à l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, la vingtaine de trappistes de la communauté suit la règle de saint Benoît “ora et labora” dans la prière (premier des sept offices à 4h30 !) et le travail.

La communauté s’est physiquement désengagée de la production de fromage ou de bière de Chimay, mais les moines contrôlent soigneusement les 18.000.000 litres brassés annuellement, conformément aux exigences du logo « Authentic Trappist Product ».

Au total, l’abbaye de Scourmont emploie plus de cent salariés. Si le prince de Chimay le savait, il en serait très heureux ! Et pour les curieux, Divine Box vous explique plus longuement  l’histoire de l’abbaye de Scourmont.

 

Les frères de Scourmont supervisent la production des bières de Chimay – Crédit Photo : Paris Match

Découvrir les produits de l’abbaye de Scourmont

Pour découvrir les bières de Chimay de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, vous pouvez vous rendre à la taverne de l’abbaye, l’Auberge de Poteaupré : Abbaye Notre-Dame de Scourmont, 6464 Chimay, Belgique. Et si la Belgique est un peu trop loin, retrouvez les bières trappistes de l’abbaye de Scourmont sur la boutique en ligne Divine Box.

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Week-end 18-35 ans des Journées paysannes les 19 & 20 octobre 2019 à Nouan-le-Fuzelier (41)

Information

“Lorsque souffle le vent du changement, Certains construisent des murs, D’autres des moulins.”

Chers jeunes,

Vous êtes les bienvenus au premier we jeunes des journées paysannes.

Il aura lieu du Samedi 19 Octobre (10h30) au dimanche 20 Octobre (17h) à la Communauté des Béatitudes de Nouan-le-Fuzelier.

Voici l’adresse : Communauté catholique des Béatitudes – Domaine de Burtin (Petit burtin pour le GPS) – 41600 Nouan Le Fuzelier.

Merci d’apporter :
– Drap du dessous et sac de couchage
– Serviette de toilette
– Une spécialité de votre région pour le banquet du samedi midi

Le tarif du WE comprend l’intendance, les intervenants, le logement. Il est payables en ligne. Merci de vous inscrire avant le 07/10/2019.

Nous vous proposons trois tarifs en fonction de vos moyens :
-Étudiants et sans emploi : 50 €
-Jeunes pro/ Jeunes agriculteurs : 60€
-Bienfaiteurs : 80€

Logement : Le logement se fait principalement en dortoirs.

Idéalement, il faut participer à tout le we. Si vous ne pouvez venir qu’à une partie du we ou que le tarif du we est en dehors de vos moyens, merci de nous contacter (+337 50 60 04 19).

Dans la mesure du possible, nous vous encourageons à venir en covoiturage : Accéder à l’organisation du covoiturage
Il est également possible de venir en train jusqu’à la gare de Nouan-le-Fuzelier (Ligne Paris-Vierzon), dans ce cas, merci de nous le préciser.

Ce premier we est un we de lancement du groupe jeunes : venez avec toutes vos bonnes idées pour la suite ! !
L’objectif est de faire rayonner l’âme paysanne dans le monde d’aujourd’hui, en particulier par les jeunes et pour les jeunes !
Durant cette première rencontre nous chercherons à nous réapproprier l’histoire de l’agriculture (telle qu’on ne nous l’enseigne plus) pour mieux envisager celle de demain. Nous aurons aussi du temps pour vous permettre de partager vos projets.

Nous comptons sur vous pour venir nombreux !

L’équipe d’organisation

Inscriptions

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9ème Pèlerinage National des Familles Paysannes à Lourdes (65) du 9 au 11 novembre 2019

Ces cinquante dernières années, le milieu agricole a été fortement ébranlé. En réaction à un isolement toujours plus grand, des agriculteurs, mais aussi des religieux, se sont rassemblés dès la fin des années 90 et ont fondé ensemble l’association Les Journées paysannes. Leur objectif, aider les paysans à rester dans la joie et l’espérance de leur métier, qui fait d’eux les premiers collaborateurs de la Création. Ce soutien passe par l’amitié, le soutien fraternel, les échanges, la formation, la réflexion et la prière. En l’an 2000, Les Journées paysannes ont organisé le pèlerinage français du Jubilé du monde agricole qui a rassemblé 100 000 personnes place Saint Pierre, à l’appel du Saint pape Jean-Paul II.

Du 9 au 11 novembre 2019 à Lourdes

Depuis, l’association propose tous les deux ans, un pèlerinage d’action de grâce pour les dons de la Création. Ce pèlerinage est l’occasion de se retrouver avec d’autres agriculteurs pour des temps de communion avec Dieu, d’échanges, de soutien fraternel et de réflexion sur le contexte actuel difficile.

Le Pèlerinage cette année sera accueilli du 9 au 11 novembre 2019 par le Sanctuaire de Lourdes et par son évêque, Monseigneur Nicolas Brouwet.

« Du Cachot à la Grotte, il n’y a pas une longue route, et pourtant ce trajet est pour Bernadette comme une route de la terre au ciel. Bernadette, en marge de la société comme de l’Eglise, est attendue au creux d’un rocher obscur […]  De cette rencontre va jaillir une source d’eau vive, à travers même la boue qui encombre les cœurs des pécheurs que nous sommes. Nous aussi, nous sommes conviés, tirés de nos cachots, de nos terres arides. Nous sommes attendus. Lourdes est ce lieu où nous avons rendez-vous avec le ciel, qui se cache au creux même de la terre et de la boue. Nous avons rendez-vous avec l’espérance. » nous partage le Père André Cabes, recteur du Sanctuaire, « Venons donc à Lourdes au seuil de l’hiver. En Marie au creux de la roche, nous découvrons la lumière de Dieu. “Heureux, vous les pauvres, le Royaume des cieux est à vous.” Heureux êtes-vous, car vous n’êtes pas des satisfaits, de ceux qui en ont assez… Vous ouvrez les mains et le cœur pour recevoir la mesure bien pleine, tassée, débordante, de l’amour du cœur de notre Dieu. »

Bernadette, prête-nous tes sabots…pour rejoindre la Source

Programme et inscriptions

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L’abbaye de Boulaur, ses vaches et son verger

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Marie de Boulaur est une abbaye cistercienne française. Implantée dans le Gers depuis 1142, l’abbaye a connu quelques péripéties au fil du temps. Aujourd’hui, la communauté jeune et dynamique de l’abbaye de Boulaur s’occupe des animaux de sa ferme agricole comme de ses hectares d’agriculture raisonnée.

 

Aujourd’hui Divine Box vous emmène faire un petit tour et on vous raconte tout sur l’histoire de l’abbaye de Boulaur, suivez le guide !

L’abbaye de Boulaur est implantée dans les environs de Toulouse depuis le XIIème siècle – Divine Box

Que du beau monde 

L’abbaye de Boulaur fut fondée en 1142 dans le Gers par Pétronille de Chemillé, abbesse de la prestigieuse abbaye de Fontevraud !

À l’époque, cette dernière est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe, et a pour vocation de n’accueillir que des jeunes filles nobles.

Parmi les fondateurs de Boulaur, on compte ainsi un archevêque et un comte, et la première abbesse est une comtesse devenue veuve ! Bref que du beau monde pour démarrer…

C’est en 1115 que Pétronille de Chemillé a reçu son bâton d’abbesse des mains de son évêque – Divine Box

Le « Bon Lieu  » 

Par la suite, l’abbaye de Boulaur traverse les siècles sans encombre, au milieu des magnifiques paysages du Gers. C’est d’ailleurs ce cadre exceptionnel qui lui donnera son nom. Boulaur vient en effet du latin « Bonus Locus », le Bon Lieu !

Petit à petit, le village de Saint-Germier, voisin de l’abbaye, prendra lui aussi le même nom.

Mais la vie sur place à l’abbaye n’en est pas moins rude : Boulaur vit en effet grâce aux rentes des soeurs, mais elle est la plus pauvre de l’ordre !

Certaines parties de l’église de l’abbaye de Boulaur datent encore du XIVe siècle – Divine Box

Ça s’en va et ça revient 

Mais à la Révolution, patatra : l’Etat confisque l’abbaye et dissout la communauté !

Au cours du XIXe siècle, quelques moniales fontevristes essayent bien de redonner vie au lieu, et restaurent l’église qui tombe en ruine. Mais pas de chance : elles sont, elles aussi, expulsées en 1904 par des lois anticléricales…

En 1949 cependant, quatre moniales, auparavant bénédictines, rachètent l’abbaye pour une misère, et viennent s’y installer et y vivre selon la vie cistercienne. Mais les années passent et les vocations ne viennent pas…

Depuis le retour des soeurs en 1949, l’abbaye de Boulaur s’est lancée dans différents travaux de restauration et de reconstruction des bâtiments – Crédit Photo : abbaye Sainte-Marie de Boulaur

Mais oui c’est Clair(e) 

En 1979, la situation est critique : l’abbaye ne compte que cinq sœurs, et l’avenir est incertain… Le supérieur de l’ordre cistercien a alors une idée. Pourquoi ne pas prier Claire de Castelbajac, une fille du pays morte en odeur de sainteté à vingt-et-un ans quelques années auparavant ? Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Et dans les mois suivants, surprise : voici cinq jeunes filles qui se présentent à l’abbaye de Boulaur ! La première s’appelle d’ailleurs… Claire ! Coïncidence ?

C’est grâce à l’intercession de Claire de Castelbajac (ci-dessus), que l’abbaye de Boulaur a pu reprendre vie dans les années 80 – Crédit Photo : Claire de Castelbajac

L’amour est dans le pré 

La vie reprend alors à fond à Boulaur, et les soeurs peuvent développer une agriculture biologique, dans leur ferme et leurs 27 hectares.

Aujourd’hui, leur petit élevage de dix vaches leur permet par exemple de faire du fromage, le « Saint-Germier ». Le nom “Saint-Germier”, est tiré du nom d’un évêque de Toulouse qui évangélisa la région. Produite à partir de 60 litres de lait, la tome est ensuite affinée pendant 2 à 5 mois.

 

Et grâce à leurs cinq cochons, leurs poules et leurs lapins, elles réalisent de délicieux pâtés et terrines. Mais ce n’est pas tout, avec les légumes du potager et les fruits du verger, les soeurs se nourrissent et fabriquent aussi toute une flopée de confitures. Miam miam miam, y a pas à dire, avec les soeurs de Boulaur l’artisanat monastique c’est trop b(i)onnn !

Le « Saint-Germier » est un fromage artisanal confectionné par les soeurs de l’abbaye de Boulaur à partir du lait de leurs vaches- Divine Box

Abbaye de Boulaur : et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, les 27 soeurs de l’abbaye de Boulaur rayonnent par leur dynamisme et leur jeunesse. Elles sont cisterciennes et suivent la règle de saint Benoît « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 5h15 !) et vivent principalement de leur petite ferme agricole. Vaches, cochons, potager, verger… Il y a de quoi faire !

De plus, parmi la communauté, deux des soeurs de l’abbaye de Boulaur sont ingénieures agricoles. Les animaux et le verger sont certains d’être chouchoutés !

Enfin, forte de sa jeunesse, l’abbaye a redonné vie en 1998 à la très ancienne abbaye de Rieunette, dans l’Aude !

Une soeur de l’abbaye de Boulaur mène son petit troupeau de vaches brouter de l’herbe dans ses champs – Divine Box

Des pierres chargées d’histoires 

Côté architecture, il ne subsiste de l’église primitive que certains murs ainsi qu’une porte romane. Par ailleurs, certaines parties furent remaniées au XIVe siècle : on peut même encore admirer des peintures de l’école de Giotto !

Quant au cloître (situé dans la clôture et donc interdit d’accès aux petits curieux !), sa partie la plus ancienne date encore de la fin du XIIIe siècle, avec une construction de briques et de pierres alternées, remaniée au XVIIème siècle. Mais le petit bijou que renferme ce cloître, et que les soeurs gardent précieusement, c’est la statue d’une Vierge à l’Enfant datée fin XIIIème siècle – début XIVème siècle. Celle que l’on appelle la « Belle Dame » de Boulaur fut en effet retrouvée sous un carrelage !

La « Belle Dame » de Boulaur est une Vierge à l’enfant, datée de la fin XIIIème siècle – début XIVème siècle, et retrouvée à l’abbaye de Boulaur – Divine Box

Attention Chantier !

À Boulaur, les projets fusent à toute allure… Depuis deux ans, les soeurs travaillent par exemple avec des musicologues sur un livre de chants cisterciens des origines, pour chanter à l’office !

Par ailleurs, après trois ans d’étude, elles ont commencé à restructurer le site de l’abbaye. Au programme : construction d’un cloître pour les hôtes et agrandissement de l’espace d’accueil. Mais aussi et surtout : extension de l’exploitation agricole pour rayonner comme, jadis, « les granges cisterciennes du XIIe siècle » !

Aujourd’hui, les sœurs de l’abbaye de Boulaur cultivent en permaculture toutes sortes de fruits et légumes : abricots, poires, pêches, cassis, kiwis … – Divine Box

En odeur de Sainteté 

Même si, de son vivant, Claire de Castelbajac n’est passée qu’une fois ou l’autre à l’abbaye de Boulaur, les soeurs lui sont profondément reconnaissantes d’avoir suscité les vocations qui ont redonné vie à l’abbaye.

Naturellement, ce sont donc elles qui ont la charge de son procès de béatification auprès du Vatican ! Depuis 2004, le corps de Claire repose au fond de l’église, et veille sur les soeurs et les nombreux pèlerins de passage… N’hésitez pas si vous passez dans le coin !

La sépulture de Claire de Castelbajac se trouve au fond de l’église de l’abbaye de Boulaur depuis en 2004 – Divine Box

Découvrez les produits de l’abbaye de Boulaur 

Les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur réalisent grâce à leur verger et leurs animaux de nombreux produits tels que des terrines, du pâté, du fromage ou des confitures… Cliquez ici pour découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box les produits de l’abbaye de Boulaur !

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Bienvenue dans le monde rural ! Le 2 juin 2019 à Fécamp (76)

Les membres du Carrefour rural diocésain (Le Havre) vous invitent à une rencontre avec le monde rural du diocèse du Havre le dimanche 2 juin de 10h à 17h. Portes ouvertes à la ferme du château Theuville aux Maillots (Fécamp).

Suite aux visites pastorales du Mgr Jean-Luc Brunin, la lettre pastorale sur le monde agricole et du forum diocésain du monde agricole de l’année dernier, le carrefour rural organise une journée « Portes ouvertes avec le Monde rural ».

« La visite pastorale était bien accueillie comme une marque de reconnaissance et d’intérêt de l’Église ^pour le monde agricole… » (Lettre pastorale sur le monde agricole)

Une journée de découverte, d’échange et de partage au cœur des réalités du monde rural à laquelle toutes et tous sont conviés.

Librement, les participants pourront mieux connaître les enjeux et les perspectives du monde rural, poser des questions et discuter sur l’agriculture, le respect des écosystèmes, sur l’environnement, sur l’autonomie alimentaire.

« Le monde rural a besoin d’initiatives qui créent du lien social, génèrent des rencontres et permettent un dialogue » (Lettre pastorale sur le monde agricole)

Les principaux acteurs présents seront les paysans, les éleveurs, les cultivateurs qui travaillent la terre du Pays de Caux, qui empruntent la terre pour nous nourrir.

Le monde rural s’expose pendant une journée autour de tables rondes auxquelles les participants pourront prendre part pour évoquer les inquiétudes et les promesses d’avenir.

La clôture de cette journée se fera par une messe en plein air sous la présidence de Mgr Jean-Luc Brunin.

Au programme :

  • Découverte de la ferme
  • Tables rondes sur la situation des agriculteurs (enjeux et perspectives) avec l’intervention de Mgr Jean-Luc Brunin
  • Messe en plein air
  • Déjeuner tiré du sac (avec la possibilité de faire cuire saucisses et grillades)

Tous sont les bienvenus !

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Le travail manuel des moines de Sainte-Marie de La Garde (fondation du Barroux)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est un prieuré bénédictin, situé en Nouvelle-Aquitaine tout près d’Agen. Fondé en 2002 par l’abbaye du Barroux, il est en agrandissement perpétuel depuis ses débuts, et accueille actuellement 17 frères.

Entre leurs 7 offices quotidiens, les moines fabriquent notamment des sandales masculines et féminines dans leur atelier artisanal, et cultivent également des noix dans leur verger. Petit tour d’horizon de l’histoire et des produits du monastère Sainte-Marie de La Garde en 3 minutes chrono… c’est parti !

Ci-dessus, les frères bénédictins du monastère de La Garde récoltent leurs noix fraîches – Divine Box

Monastère de La Garde : l’arrivée

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est tout récent : il fut créé en 2002 ! Cette année-là, huit moines de l’abbaye du Barroux arrivent ainsi au sommet d’un vallon, au lieu-dit “Lagarde”, près d’Agen, et redonnent vie aux murs d’un ancien fort du Moyen-Âge.

Aux origines, “Lagarde” est en effet un avant-poste protecteur de Castelculier, transformé plus tard en un vaste château seigneurial, qui fut malheureusement détruit au début du XXe.

À l’arrivée des moines en 2002, l’ancienne maison de maître devient le réfectoire, et les bergeries sont transformées en ateliers ou en chapelle. Plutôt cocasse…

Les moines veillent d’ailleurs à ce que leur nouvelle chapelle soit en harmonie avec le terroir local : l’utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises, la création d’un clocher-mur. Le chapelle est aussi dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303 !

La communauté, elle, grandit toujours, avec l’arrivée d’autres moines du Barroux, ainsi que d’autres nouveaux postulants !

Et bientôt de nouveaux travaux pointent le bout de leur nez…

La chapelle du monastère utilise de la pierre de Puymirol, et est réhaussée d’un clocher-mur, des éléments architecturaux typique de la région – Divine Box

La construction du monastère Sainte-Marie de La Garde

Pour agrandir les lieux et construire un monastère digne de ce nom, les moines lancent ainsi en 2007 un grand concours d’architecture. Finalement, les moines retiendront un projet en deux étapes.

  • D’abord la restauration des bâtiments existants permettra d’accueillir 25 moines.
  • Plus tard, la construction d’un cloître et d’une église abbatiale augmentera la capacité d’accueil à 40 moines.

Tout démarre en 2010 avec le top du top des artisans locaux, et de nombreux bienfaiteurs dans la région. Allez, au boulot !

Ci-dessus, la première pierre de la construction du nouveau monastère, qui débuta en 2010 – Divine Box

Attention peinture fraîche !

Pour la petite histoire, ces grands travaux sont le fruit d’une incroyable campagne de financement et de communication sur internet, avec notamment l’aide de… Michael Lonsdale ! Dingue, non ?

Tout avance alors comme prévu. L’hôtellerie remplace ainsi les anciennes granges, et les ateliers de travail manuel sortent de terre, aux côtés des cellules des moines et de la salle du chapitre, flambant neuve. Ça y est, le monastère prend réellement forme. Petit à petit…

Un des frères présente l’avancée des travaux du monastère (aujourd’hui, ces bâtiments sont achevés) – Crédits Photo : Sud Ouest Éco

Monastère de La Garde : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les bénédictins du monastère Sainte-Marie de La Garde sont dix-sept sur place et suivent donc la règle de saint Benoît. Suivant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), ils prient ainsi huit fois par jour (premier office à 3h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles à une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, cours…), les moines du monastère de La Garde sont spécialisés dans la confection de produits monastiques plutôt originaux : des sandales et des noix !

Les moines bénédictins du monastère prient huit fois par jour dans la chapelle – Divine Box

Les bonnes noix des moines

Côté noix, le monastère de La Garde possède près de 2 hectares de noyers et c’est le père Ambroise qui est chargé de rameuter du monde pour la récolte !

Les moines se sont lancés dans l’aventure de la nuciculture, car le noyer, arbre très présent dans la région, possède de nombreux avantages. Excellent pour le cerveau, la noix peut aussi servir à faire de l’huile, ses feuilles peuvent être utilisées en pharmacologie, son tronc en ébénisterie, ses racines comme laxatif, et ses fleurs pour faire du vin de noix !

Les noix sont ici de type « Lara », c’est-à-dire avec un goût très fin mais des cerneaux plus gros. Pour développer leur artisanat monastique, les moines les vendent pour le moment fraîches, enrobées de miel ou bien mélangées dans du miel aux noix, préparé par frère Marie. Miam miam miam !

Lors de la récolte des noix, c’est toute la communauté qui est réquisitionnée – Divine Box

 

Des sandales artisanales masculines et féminines

On vous l’a dit, les moines sont aussi occupés avec un article plutôt rare dans le paysage des produits monastiques : la sandale ! Côté atelier, c’est le frère Augustin qui coordonne leur fabrication, aidé de frère Sébastien et de frère Rémi. À trois, les frères confectionnent une sandale en 1h30 environ soit une trentaine par semaine. Le tout en silence, et chaque sandale est réalisée avec amour, évidemment…

Frère Rémi s’occupe de la découpe : il découpe les lanières et les premières (les semelles intérieures des sandales) dans de grands pans de cuir naturel, et extrait les talons et les semelles de morceaux de caoutchouc.

Frère Sébastien monte les lanières sur la première, et frère Augustin les pressent et les rabotent pour éviter l’apparition de bourrelets sous la semelle. Puis, à l’aide d’une forme enfilée dans la semelle, il colle la semelle et le talon sur la première.

C’est l’une des étapes les plus importantes et délicates, car le moindre décalage peut rendre la sandale inutilisable. Enfin, le rebord de la sandale est teinté avant que le frère Lazare ne la range dans sa belle boîte.

Les frères réalisent ainsi trois modèles : les Hildegardes et les Scholastiques pour les femmes (avec un talon), et les Benoîts pour les hommes. Même si c’est plutôt rare, les moines font aussi parfois des réparations et des modèles sur-mesure.

Leurs clients ? Des moines, bien sûr, mais aussi des laïcs… dont des japonais et des allemands ! Sans compter les dix-sept bénédictins de l’abbaye, qui n’hésitent pas à donneur directement leur avis !

Ci-dessus, frère Augustin nous montre comment il presse la sandale, pour pouvoir raboter les lanières qui dépassent – Divine Box

Et pour acheter les produits des frères bénédictins de La Garde ?

Comme toujours, le mieux est de se rendre sur place à la boutique du monastère ! Mais pour ceux qui habitent un peu loin, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits du monastère de La Garde.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le monastère Sainte-Marie de La Garde : son fondateur, sa maison-mère, son blason, etc…

Et pour aller plus vite, voici le monastère de La Garde en 1mn et en vidéo :

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Connaître et redonner vie à nos sols – 1er au 3 février 2019 – Notre Dame du Chêne (72)

Sous la présidence d’honneur de Dominique Soltner

avec

Jérémie Ancelet, formateur indépendant, permaculture et environnement.

Yanne Boloh, journaliste spécialisée, monde agricole, Phileas info.

Hervé Coves, agronome, chercheur, spécialiste de la vie du sol et des arbres.

Joseph Pousset, agronome, pionnier dans les techniques de culture simplifiées.

Marc Verhofstede, agronome, directeur de la société ’humus’ pour la réhabilitation des sols.

fr. Marie-Benoît, coordinateur général de l’Académie pour une Écologie Intégrale.

fr. Jacques-Vianney, philosophe, curé de Précigné.

Geoffroy d’Aillières, agronome, pensée sociale chrétienne, chargé d’enseignement à l’UCO Angers (faculté de théologie).

Christine d’Aillières, vice-présidente de l’Association des Amis de Notre-Dame du Chêne.

Programme

Vendredi 1er février

20h45, Vivre et faire vivre le sol. fr. Marie-Benoît

Samedi 2 février

8h30 – 10h45
Qu’est-ce que le sol ? Le sol et la Terre.
Le sol est-il vraiment vivant ?
Joseph Pousset et Hervé Coves
11h45 – 12h30
Visite des lieux : jardins, prairies, vergers, etc.
14h45 – 16h30
La structure et l’architecture du sol au service de la vie ; l’humus.
Marc Verhofstede
Les notions de matière organique, de minéraux, de biomasse. L’acidité et le pH. Le rôle de l’azote, du carbone, de l’oxygène et de l’hydrogène. Jérémie Ancelet.
Échanges et observations sur le terrain.
18h30 – 19h15
Redonner vie à nos sols. Joseph Pousset.
20H45-21h45
Où en est l’agroécologie ? Table ronde avec les intervenants
animée par Yanne Boloh.

Dimanche 3 février

8h30-9h00
L’humain et ses racines
fr. Jacques-Vianney
9h15-10h00
Se réconcilier avec la terre dans la perspective de Laudato si’
Geoffroy d’Aillières
10h15-10h45
Un projet pour Notre-Dame du Chêne
Christine d’Aillières
Inscriptions en ligne sur le site www.academie-ecologie-integrale.org
Centre Spirituel ND du Chêne : tel. 02 43 95 48 01, ndchene@notredameduchene.com

Articles #En France #NLH #NLQ

Paysans : quand la vie n’en vaut plus la peine !

Dans cette vidéo terriblement alarmante, nous pouvons voir à quel point la détresse des paysans est grande : ce sont eux qui nous nourrissent et ils ne comptent pas leurs heures, très souvent pour des revenus dérisoires !

Le reportage dans son intégralité.

Rappelons qu’un agriculteur se suicide tous les deux jours en France !

Prions pour eux ! Nous pouvons les confier à Saint Anvosin, patron des agriculteurs, à saint Joseph, et à notre Mère la Sainte Vierge Marie.

Prière des travailleurs de la terre

Seigneur Jésus,
Tu connaissais bien les images
du travail agricole et de la vie rurale
et Tu t’en es servi pour annoncer aux pauvres
ton Evangile.
 
Nous te prions
pour les travailleurs ruraux d’aujourd’hui,
et particulièrement pour ceux qui, parmi nous,
se consacrent aux durs travaux des champs.
 
Donne nous la force de Ton Esprit
pour que nous soyons les témoins
et les collaborateurs de la Providence créatrice.
 
Fais que nous soyons toujours fidèles
à ta loi de vérité et d’amour
et que nous sachions cultiver en nous
et dans nos familles
la sainteté de la vie chrétienne,
avec la même ardeur
avec laquelle nous cultivons la terre.

 
Bénis la fatigue quotidienne des travailleurs agricoles
et fais que la valeur
et la dignité du travail des champs
soient reconnues par tous.
 
Fais naître pour nous et parmi nous,
des hommes et des femmes
qui se mettent au service de l’Évangile
et qui, annonçant sans cesse l’amour du Père,
Agriculteur divin,
nous aident à être en Toi
des sarments vivants et féconds
pour une communion sans fin .
 
Amen.

Nous pouvons aussi participer à des projets tels que la Cagnotte des Champs, qui soutient les projets d’agriculture durable et respectueux de l’environnement et qui aide les agriculteurs en difficulté…

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

L’espérance est dans nos campagnes – le 24 novembre 2018 au sanctuaire Notre-Dame du Laus (05)

Le diocèse de Gap (+ Embrun) et le sanctuaire Notre-Dame du Laus invitent les acteurs du monde rural, les agriculteurs et les paysans de toutes les générations à venir se rassembler, se ressourcer, échanger et partager.
Cette journée sera présidée par Mgr Xavier Malle, évêque de Gap (+ Embrun).

Samedi 24 novembre, au sanctuaire Notre-Dame du Laus

10h : Café d’accueil
10h30 : Mot de bienvenue par le Père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire.
10h45 : « Benoite Rencurel, bergère », conférence par le Père Ludovic Frère.
11h15 : Messe mariale présidée par Mgr Xavier Malle.
12h15 : Déjeuner.
14h15 : Une participation au jubilé du troisième centenaire de la naissance au ciel de Benoîte Rencurel est possible. Une sœur bénédictine est disponible pour accompagner les pèlerins.
15h15 : « L’espérance est dans nos campagnes », témoignage de Bruno Graillat, agriculteur en polyculture-élevage dans la Drôme des collines.

En pratique :

– Repas possible au restaurant du sanctuaire, menu unique, 12 euros par personne.
– Réservation pour le repas et renseignements pour la journée au 04 92 50 30 73 ou reception@notre-dame-du-laus.com.

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24 novembre 2018 : Table ronde « L’agriculture et nous, (néo)-ruraux : quel dialogue ? » à Vallet (44)

Comme son agriculture, le monde rural connaît une mutation profonde. Une mutation qui s’est accélérée ces 30 dernières années dans le vignoble nantais, comme ailleurs. On n’y parle plus beaucoup « de fermes », mais « d’exploitations » ou « d’entreprises agricoles ». Une évolution terminologique qui traduit à la fois leur modernisation, leur spécialisation et leur intégration dans une ère agro-industrielle, aujourd’hui remise en cause.

Dans ce contexte, où en est le dialogue entre les agriculteurs, leurs voisins, leurs clients, les consommateurs dans le Vignoble nantais ? Est-il à la hauteur des enjeux ? S’inscrit-il dans une recherche de compréhension mutuelle ? Participe-t-il à l’amélioration environnementale et sociale des pratiques (production et de consommation) ?

C’est l’objet de la table-ronde qu’ont choisi d’organiser les Pôles Solidarité des 4 paroisses de la zone pastorale du Vignoble (Aigrefeuille-sur-Maine, Clisson, Le Loroux-Bottereau et Vallet) le samedi 24 novembre 2018 au cinéma Le Cep à Vallet à 14h30

Cette table-ronde réunira plusieurs témoins, tous producteurs locaux, une sociologue, un responsable syndical et un représentant du groupe « Parole de chrétiens ».

Contact :
Jean-Pierre Biraud
Pôle Solidarité du Vignoble
biraud.jeanpierre@free.fr

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