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L’abbaye de Boulaur, ses vaches et son verger

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Marie de Boulaur est une abbaye cistercienne française. Implantée dans le Gers depuis 1142, l’abbaye a connu quelques péripéties au fil du temps. Aujourd’hui, la communauté jeune et dynamique de l’abbaye de Boulaur s’occupe des animaux de sa ferme agricole comme de ses hectares d’agriculture raisonnée.

 

Aujourd’hui Divine Box vous emmène faire un petit tour et on vous raconte tout sur l’histoire de l’abbaye de Boulaur, suivez le guide !

L’abbaye de Boulaur est implantée dans les environs de Toulouse depuis le XIIème siècle – Divine Box

Que du beau monde 

L’abbaye de Boulaur fut fondée en 1142 dans le Gers par Pétronille de Chemillé, abbesse de la prestigieuse abbaye de Fontevraud !

À l’époque, cette dernière est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe, et a pour vocation de n’accueillir que des jeunes filles nobles.

Parmi les fondateurs de Boulaur, on compte ainsi un archevêque et un comte, et la première abbesse est une comtesse devenue veuve ! Bref que du beau monde pour démarrer…

C’est en 1115 que Pétronille de Chemillé a reçu son bâton d’abbesse des mains de son évêque – Divine Box

Le « Bon Lieu  » 

Par la suite, l’abbaye de Boulaur traverse les siècles sans encombre, au milieu des magnifiques paysages du Gers. C’est d’ailleurs ce cadre exceptionnel qui lui donnera son nom. Boulaur vient en effet du latin « Bonus Locus », le Bon Lieu !

Petit à petit, le village de Saint-Germier, voisin de l’abbaye, prendra lui aussi le même nom.

Mais la vie sur place à l’abbaye n’en est pas moins rude : Boulaur vit en effet grâce aux rentes des soeurs, mais elle est la plus pauvre de l’ordre !

Certaines parties de l’église de l’abbaye de Boulaur datent encore du XIVe siècle – Divine Box

Ça s’en va et ça revient 

Mais à la Révolution, patatra : l’Etat confisque l’abbaye et dissout la communauté !

Au cours du XIXe siècle, quelques moniales fontevristes essayent bien de redonner vie au lieu, et restaurent l’église qui tombe en ruine. Mais pas de chance : elles sont, elles aussi, expulsées en 1904 par des lois anticléricales…

En 1949 cependant, quatre moniales, auparavant bénédictines, rachètent l’abbaye pour une misère, et viennent s’y installer et y vivre selon la vie cistercienne. Mais les années passent et les vocations ne viennent pas…

Depuis le retour des soeurs en 1949, l’abbaye de Boulaur s’est lancée dans différents travaux de restauration et de reconstruction des bâtiments – Crédit Photo : abbaye Sainte-Marie de Boulaur

Mais oui c’est Clair(e) 

En 1979, la situation est critique : l’abbaye ne compte que cinq sœurs, et l’avenir est incertain… Le supérieur de l’ordre cistercien a alors une idée. Pourquoi ne pas prier Claire de Castelbajac, une fille du pays morte en odeur de sainteté à vingt-et-un ans quelques années auparavant ? Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Et dans les mois suivants, surprise : voici cinq jeunes filles qui se présentent à l’abbaye de Boulaur ! La première s’appelle d’ailleurs… Claire ! Coïncidence ?

C’est grâce à l’intercession de Claire de Castelbajac (ci-dessus), que l’abbaye de Boulaur a pu reprendre vie dans les années 80 – Crédit Photo : Claire de Castelbajac

L’amour est dans le pré 

La vie reprend alors à fond à Boulaur, et les soeurs peuvent développer une agriculture biologique, dans leur ferme et leurs 27 hectares.

Aujourd’hui, leur petit élevage de dix vaches leur permet par exemple de faire du fromage, le « Saint-Germier ». Le nom “Saint-Germier”, est tiré du nom d’un évêque de Toulouse qui évangélisa la région. Produite à partir de 60 litres de lait, la tome est ensuite affinée pendant 2 à 5 mois.

 

Et grâce à leurs cinq cochons, leurs poules et leurs lapins, elles réalisent de délicieux pâtés et terrines. Mais ce n’est pas tout, avec les légumes du potager et les fruits du verger, les soeurs se nourrissent et fabriquent aussi toute une flopée de confitures. Miam miam miam, y a pas à dire, avec les soeurs de Boulaur l’artisanat monastique c’est trop b(i)onnn !

Le « Saint-Germier » est un fromage artisanal confectionné par les soeurs de l’abbaye de Boulaur à partir du lait de leurs vaches- Divine Box

Abbaye de Boulaur : et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, les 27 soeurs de l’abbaye de Boulaur rayonnent par leur dynamisme et leur jeunesse. Elles sont cisterciennes et suivent la règle de saint Benoît « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 5h15 !) et vivent principalement de leur petite ferme agricole. Vaches, cochons, potager, verger… Il y a de quoi faire !

De plus, parmi la communauté, deux des soeurs de l’abbaye de Boulaur sont ingénieures agricoles. Les animaux et le verger sont certains d’être chouchoutés !

Enfin, forte de sa jeunesse, l’abbaye a redonné vie en 1998 à la très ancienne abbaye de Rieunette, dans l’Aude !

Une soeur de l’abbaye de Boulaur mène son petit troupeau de vaches brouter de l’herbe dans ses champs – Divine Box

Des pierres chargées d’histoires 

Côté architecture, il ne subsiste de l’église primitive que certains murs ainsi qu’une porte romane. Par ailleurs, certaines parties furent remaniées au XIVe siècle : on peut même encore admirer des peintures de l’école de Giotto !

Quant au cloître (situé dans la clôture et donc interdit d’accès aux petits curieux !), sa partie la plus ancienne date encore de la fin du XIIIe siècle, avec une construction de briques et de pierres alternées, remaniée au XVIIème siècle. Mais le petit bijou que renferme ce cloître, et que les soeurs gardent précieusement, c’est la statue d’une Vierge à l’Enfant datée fin XIIIème siècle – début XIVème siècle. Celle que l’on appelle la « Belle Dame » de Boulaur fut en effet retrouvée sous un carrelage !

La « Belle Dame » de Boulaur est une Vierge à l’enfant, datée de la fin XIIIème siècle – début XIVème siècle, et retrouvée à l’abbaye de Boulaur – Divine Box

Attention Chantier !

À Boulaur, les projets fusent à toute allure… Depuis deux ans, les soeurs travaillent par exemple avec des musicologues sur un livre de chants cisterciens des origines, pour chanter à l’office !

Par ailleurs, après trois ans d’étude, elles ont commencé à restructurer le site de l’abbaye. Au programme : construction d’un cloître pour les hôtes et agrandissement de l’espace d’accueil. Mais aussi et surtout : extension de l’exploitation agricole pour rayonner comme, jadis, « les granges cisterciennes du XIIe siècle » !

Aujourd’hui, les sœurs de l’abbaye de Boulaur cultivent en permaculture toutes sortes de fruits et légumes : abricots, poires, pêches, cassis, kiwis … – Divine Box

En odeur de Sainteté 

Même si, de son vivant, Claire de Castelbajac n’est passée qu’une fois ou l’autre à l’abbaye de Boulaur, les soeurs lui sont profondément reconnaissantes d’avoir suscité les vocations qui ont redonné vie à l’abbaye.

Naturellement, ce sont donc elles qui ont la charge de son procès de béatification auprès du Vatican ! Depuis 2004, le corps de Claire repose au fond de l’église, et veille sur les soeurs et les nombreux pèlerins de passage… N’hésitez pas si vous passez dans le coin !

La sépulture de Claire de Castelbajac se trouve au fond de l’église de l’abbaye de Boulaur depuis en 2004 – Divine Box

Découvrez les produits de l’abbaye de Boulaur 

Les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur réalisent grâce à leur verger et leurs animaux de nombreux produits tels que des terrines, du pâté, du fromage ou des confitures… Cliquez ici pour découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box les produits de l’abbaye de Boulaur !

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Bienvenue dans le monde rural ! Le 2 juin 2019 à Fécamp (76)

Les membres du Carrefour rural diocésain (Le Havre) vous invitent à une rencontre avec le monde rural du diocèse du Havre le dimanche 2 juin de 10h à 17h. Portes ouvertes à la ferme du château Theuville aux Maillots (Fécamp).

Suite aux visites pastorales du Mgr Jean-Luc Brunin, la lettre pastorale sur le monde agricole et du forum diocésain du monde agricole de l’année dernier, le carrefour rural organise une journée « Portes ouvertes avec le Monde rural ».

« La visite pastorale était bien accueillie comme une marque de reconnaissance et d’intérêt de l’Église ^pour le monde agricole… » (Lettre pastorale sur le monde agricole)

Une journée de découverte, d’échange et de partage au cœur des réalités du monde rural à laquelle toutes et tous sont conviés.

Librement, les participants pourront mieux connaître les enjeux et les perspectives du monde rural, poser des questions et discuter sur l’agriculture, le respect des écosystèmes, sur l’environnement, sur l’autonomie alimentaire.

« Le monde rural a besoin d’initiatives qui créent du lien social, génèrent des rencontres et permettent un dialogue » (Lettre pastorale sur le monde agricole)

Les principaux acteurs présents seront les paysans, les éleveurs, les cultivateurs qui travaillent la terre du Pays de Caux, qui empruntent la terre pour nous nourrir.

Le monde rural s’expose pendant une journée autour de tables rondes auxquelles les participants pourront prendre part pour évoquer les inquiétudes et les promesses d’avenir.

La clôture de cette journée se fera par une messe en plein air sous la présidence de Mgr Jean-Luc Brunin.

Au programme :

  • Découverte de la ferme
  • Tables rondes sur la situation des agriculteurs (enjeux et perspectives) avec l’intervention de Mgr Jean-Luc Brunin
  • Messe en plein air
  • Déjeuner tiré du sac (avec la possibilité de faire cuire saucisses et grillades)

Tous sont les bienvenus !

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Le travail manuel des moines de Sainte-Marie de La Garde (fondation du Barroux)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est un prieuré bénédictin, situé en Nouvelle-Aquitaine tout près d’Agen. Fondé en 2002 par l’abbaye du Barroux, il est en agrandissement perpétuel depuis ses débuts, et accueille actuellement 17 frères.

Entre leurs 7 offices quotidiens, les moines fabriquent notamment des sandales masculines et féminines dans leur atelier artisanal, et cultivent également des noix dans leur verger. Petit tour d’horizon de l’histoire et des produits du monastère Sainte-Marie de La Garde en 3 minutes chrono… c’est parti !

Ci-dessus, les frères bénédictins du monastère de La Garde récoltent leurs noix fraîches – Divine Box

Monastère de La Garde : l’arrivée

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est tout récent : il fut créé en 2002 ! Cette année-là, huit moines de l’abbaye du Barroux arrivent ainsi au sommet d’un vallon, au lieu-dit “Lagarde”, près d’Agen, et redonnent vie aux murs d’un ancien fort du Moyen-Âge.

Aux origines, “Lagarde” est en effet un avant-poste protecteur de Castelculier, transformé plus tard en un vaste château seigneurial, qui fut malheureusement détruit au début du XXe.

À l’arrivée des moines en 2002, l’ancienne maison de maître devient le réfectoire, et les bergeries sont transformées en ateliers ou en chapelle. Plutôt cocasse…

Les moines veillent d’ailleurs à ce que leur nouvelle chapelle soit en harmonie avec le terroir local : l’utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises, la création d’un clocher-mur. Le chapelle est aussi dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303 !

La communauté, elle, grandit toujours, avec l’arrivée d’autres moines du Barroux, ainsi que d’autres nouveaux postulants !

Et bientôt de nouveaux travaux pointent le bout de leur nez…

La chapelle du monastère utilise de la pierre de Puymirol, et est réhaussée d’un clocher-mur, des éléments architecturaux typique de la région – Divine Box

La construction du monastère Sainte-Marie de La Garde

Pour agrandir les lieux et construire un monastère digne de ce nom, les moines lancent ainsi en 2007 un grand concours d’architecture. Finalement, les moines retiendront un projet en deux étapes.

  • D’abord la restauration des bâtiments existants permettra d’accueillir 25 moines.
  • Plus tard, la construction d’un cloître et d’une église abbatiale augmentera la capacité d’accueil à 40 moines.

Tout démarre en 2010 avec le top du top des artisans locaux, et de nombreux bienfaiteurs dans la région. Allez, au boulot !

Ci-dessus, la première pierre de la construction du nouveau monastère, qui débuta en 2010 – Divine Box

Attention peinture fraîche !

Pour la petite histoire, ces grands travaux sont le fruit d’une incroyable campagne de financement et de communication sur internet, avec notamment l’aide de… Michael Lonsdale ! Dingue, non ?

Tout avance alors comme prévu. L’hôtellerie remplace ainsi les anciennes granges, et les ateliers de travail manuel sortent de terre, aux côtés des cellules des moines et de la salle du chapitre, flambant neuve. Ça y est, le monastère prend réellement forme. Petit à petit…

Un des frères présente l’avancée des travaux du monastère (aujourd’hui, ces bâtiments sont achevés) – Crédits Photo : Sud Ouest Éco

Monastère de La Garde : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les bénédictins du monastère Sainte-Marie de La Garde sont dix-sept sur place et suivent donc la règle de saint Benoît. Suivant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), ils prient ainsi huit fois par jour (premier office à 3h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles à une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, cours…), les moines du monastère de La Garde sont spécialisés dans la confection de produits monastiques plutôt originaux : des sandales et des noix !

Les moines bénédictins du monastère prient huit fois par jour dans la chapelle – Divine Box

Les bonnes noix des moines

Côté noix, le monastère de La Garde possède près de 2 hectares de noyers et c’est le père Ambroise qui est chargé de rameuter du monde pour la récolte !

Les moines se sont lancés dans l’aventure de la nuciculture, car le noyer, arbre très présent dans la région, possède de nombreux avantages. Excellent pour le cerveau, la noix peut aussi servir à faire de l’huile, ses feuilles peuvent être utilisées en pharmacologie, son tronc en ébénisterie, ses racines comme laxatif, et ses fleurs pour faire du vin de noix !

Les noix sont ici de type « Lara », c’est-à-dire avec un goût très fin mais des cerneaux plus gros. Pour développer leur artisanat monastique, les moines les vendent pour le moment fraîches, enrobées de miel ou bien mélangées dans du miel aux noix, préparé par frère Marie. Miam miam miam !

Lors de la récolte des noix, c’est toute la communauté qui est réquisitionnée – Divine Box

 

Des sandales artisanales masculines et féminines

On vous l’a dit, les moines sont aussi occupés avec un article plutôt rare dans le paysage des produits monastiques : la sandale ! Côté atelier, c’est le frère Augustin qui coordonne leur fabrication, aidé de frère Sébastien et de frère Rémi. À trois, les frères confectionnent une sandale en 1h30 environ soit une trentaine par semaine. Le tout en silence, et chaque sandale est réalisée avec amour, évidemment…

Frère Rémi s’occupe de la découpe : il découpe les lanières et les premières (les semelles intérieures des sandales) dans de grands pans de cuir naturel, et extrait les talons et les semelles de morceaux de caoutchouc.

Frère Sébastien monte les lanières sur la première, et frère Augustin les pressent et les rabotent pour éviter l’apparition de bourrelets sous la semelle. Puis, à l’aide d’une forme enfilée dans la semelle, il colle la semelle et le talon sur la première.

C’est l’une des étapes les plus importantes et délicates, car le moindre décalage peut rendre la sandale inutilisable. Enfin, le rebord de la sandale est teinté avant que le frère Lazare ne la range dans sa belle boîte.

Les frères réalisent ainsi trois modèles : les Hildegardes et les Scholastiques pour les femmes (avec un talon), et les Benoîts pour les hommes. Même si c’est plutôt rare, les moines font aussi parfois des réparations et des modèles sur-mesure.

Leurs clients ? Des moines, bien sûr, mais aussi des laïcs… dont des japonais et des allemands ! Sans compter les dix-sept bénédictins de l’abbaye, qui n’hésitent pas à donneur directement leur avis !

Ci-dessus, frère Augustin nous montre comment il presse la sandale, pour pouvoir raboter les lanières qui dépassent – Divine Box

Et pour acheter les produits des frères bénédictins de La Garde ?

Comme toujours, le mieux est de se rendre sur place à la boutique du monastère ! Mais pour ceux qui habitent un peu loin, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits du monastère de La Garde.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le monastère Sainte-Marie de La Garde : son fondateur, sa maison-mère, son blason, etc…

Et pour aller plus vite, voici le monastère de La Garde en 1mn et en vidéo :

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Connaître et redonner vie à nos sols – 1er au 3 février 2019 – Notre Dame du Chêne (72)

Sous la présidence d’honneur de Dominique Soltner

avec

Jérémie Ancelet, formateur indépendant, permaculture et environnement.

Yanne Boloh, journaliste spécialisée, monde agricole, Phileas info.

Hervé Coves, agronome, chercheur, spécialiste de la vie du sol et des arbres.

Joseph Pousset, agronome, pionnier dans les techniques de culture simplifiées.

Marc Verhofstede, agronome, directeur de la société ’humus’ pour la réhabilitation des sols.

fr. Marie-Benoît, coordinateur général de l’Académie pour une Écologie Intégrale.

fr. Jacques-Vianney, philosophe, curé de Précigné.

Geoffroy d’Aillières, agronome, pensée sociale chrétienne, chargé d’enseignement à l’UCO Angers (faculté de théologie).

Christine d’Aillières, vice-présidente de l’Association des Amis de Notre-Dame du Chêne.

Programme

Vendredi 1er février

20h45, Vivre et faire vivre le sol. fr. Marie-Benoît

Samedi 2 février

8h30 – 10h45
Qu’est-ce que le sol ? Le sol et la Terre.
Le sol est-il vraiment vivant ?
Joseph Pousset et Hervé Coves
11h45 – 12h30
Visite des lieux : jardins, prairies, vergers, etc.
14h45 – 16h30
La structure et l’architecture du sol au service de la vie ; l’humus.
Marc Verhofstede
Les notions de matière organique, de minéraux, de biomasse. L’acidité et le pH. Le rôle de l’azote, du carbone, de l’oxygène et de l’hydrogène. Jérémie Ancelet.
Échanges et observations sur le terrain.
18h30 – 19h15
Redonner vie à nos sols. Joseph Pousset.
20H45-21h45
Où en est l’agroécologie ? Table ronde avec les intervenants
animée par Yanne Boloh.

Dimanche 3 février

8h30-9h00
L’humain et ses racines
fr. Jacques-Vianney
9h15-10h00
Se réconcilier avec la terre dans la perspective de Laudato si’
Geoffroy d’Aillières
10h15-10h45
Un projet pour Notre-Dame du Chêne
Christine d’Aillières
Inscriptions en ligne sur le site www.academie-ecologie-integrale.org
Centre Spirituel ND du Chêne : tel. 02 43 95 48 01, ndchene@notredameduchene.com

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Paysans : quand la vie n’en vaut plus la peine !

Dans cette vidéo terriblement alarmante, nous pouvons voir à quel point la détresse des paysans est grande : ce sont eux qui nous nourrissent et ils ne comptent pas leurs heures, très souvent pour des revenus dérisoires !

Le reportage dans son intégralité.

Rappelons qu’un agriculteur se suicide tous les deux jours en France !

Prions pour eux ! Nous pouvons les confier à Saint Anvosin, patron des agriculteurs, à saint Joseph, et à notre Mère la Sainte Vierge Marie.

Prière des travailleurs de la terre

Seigneur Jésus,
Tu connaissais bien les images
du travail agricole et de la vie rurale
et Tu t’en es servi pour annoncer aux pauvres
ton Evangile.
 
Nous te prions
pour les travailleurs ruraux d’aujourd’hui,
et particulièrement pour ceux qui, parmi nous,
se consacrent aux durs travaux des champs.
 
Donne nous la force de Ton Esprit
pour que nous soyons les témoins
et les collaborateurs de la Providence créatrice.
 
Fais que nous soyons toujours fidèles
à ta loi de vérité et d’amour
et que nous sachions cultiver en nous
et dans nos familles
la sainteté de la vie chrétienne,
avec la même ardeur
avec laquelle nous cultivons la terre.

 
Bénis la fatigue quotidienne des travailleurs agricoles
et fais que la valeur
et la dignité du travail des champs
soient reconnues par tous.
 
Fais naître pour nous et parmi nous,
des hommes et des femmes
qui se mettent au service de l’Évangile
et qui, annonçant sans cesse l’amour du Père,
Agriculteur divin,
nous aident à être en Toi
des sarments vivants et féconds
pour une communion sans fin .
 
Amen.

Nous pouvons aussi participer à des projets tels que la Cagnotte des Champs, qui soutient les projets d’agriculture durable et respectueux de l’environnement et qui aide les agriculteurs en difficulté…

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L’espérance est dans nos campagnes – le 24 novembre 2018 au sanctuaire Notre-Dame du Laus (05)

Le diocèse de Gap (+ Embrun) et le sanctuaire Notre-Dame du Laus invitent les acteurs du monde rural, les agriculteurs et les paysans de toutes les générations à venir se rassembler, se ressourcer, échanger et partager.
Cette journée sera présidée par Mgr Xavier Malle, évêque de Gap (+ Embrun).

Samedi 24 novembre, au sanctuaire Notre-Dame du Laus

10h : Café d’accueil
10h30 : Mot de bienvenue par le Père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire.
10h45 : « Benoite Rencurel, bergère », conférence par le Père Ludovic Frère.
11h15 : Messe mariale présidée par Mgr Xavier Malle.
12h15 : Déjeuner.
14h15 : Une participation au jubilé du troisième centenaire de la naissance au ciel de Benoîte Rencurel est possible. Une sœur bénédictine est disponible pour accompagner les pèlerins.
15h15 : « L’espérance est dans nos campagnes », témoignage de Bruno Graillat, agriculteur en polyculture-élevage dans la Drôme des collines.

En pratique :

– Repas possible au restaurant du sanctuaire, menu unique, 12 euros par personne.
– Réservation pour le repas et renseignements pour la journée au 04 92 50 30 73 ou reception@notre-dame-du-laus.com.

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24 novembre 2018 : Table ronde « L’agriculture et nous, (néo)-ruraux : quel dialogue ? » à Vallet (44)

Comme son agriculture, le monde rural connaît une mutation profonde. Une mutation qui s’est accélérée ces 30 dernières années dans le vignoble nantais, comme ailleurs. On n’y parle plus beaucoup « de fermes », mais « d’exploitations » ou « d’entreprises agricoles ». Une évolution terminologique qui traduit à la fois leur modernisation, leur spécialisation et leur intégration dans une ère agro-industrielle, aujourd’hui remise en cause.

Dans ce contexte, où en est le dialogue entre les agriculteurs, leurs voisins, leurs clients, les consommateurs dans le Vignoble nantais ? Est-il à la hauteur des enjeux ? S’inscrit-il dans une recherche de compréhension mutuelle ? Participe-t-il à l’amélioration environnementale et sociale des pratiques (production et de consommation) ?

C’est l’objet de la table-ronde qu’ont choisi d’organiser les Pôles Solidarité des 4 paroisses de la zone pastorale du Vignoble (Aigrefeuille-sur-Maine, Clisson, Le Loroux-Bottereau et Vallet) le samedi 24 novembre 2018 au cinéma Le Cep à Vallet à 14h30

Cette table-ronde réunira plusieurs témoins, tous producteurs locaux, une sociologue, un responsable syndical et un représentant du groupe « Parole de chrétiens ».

Contact :
Jean-Pierre Biraud
Pôle Solidarité du Vignoble
biraud.jeanpierre@free.fr

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Découvrez le monastère de Solan !

Un article proposé par Divine Box

En avant toute : direction Avignon, pour découvrir le monastère de Solan ! Ici les soeurs orthodoxes s’occupent du potager, des vignes et du verger qui entourent l’ancienne ferme dans laquelle elles se sont installées. Bien sûr, toute leur agriculture est écologique. Elles réalisent une multitude de produits 100 % bio et surtout super bons ! Mais ce n’est pas tout, elles construisent aussi leur nouvelle église. Bref, les soeurs ne chôment pas. Allez, décollage immédiat pour un petit tour d’horizon complet, avec Divine Box !

La sainte montagne

Tout commence il y a mille ans, sur la presqu’île grecque du Mont Athos, avec ses plages de sable fin, ses falaises et sa montagne mythique, culminant à 2000 mètres d’altitude… Bref, une terre mythique ! Alors que depuis des siècles, seuls quelques ermites et bergers se disputaient ces paysages de rêves, une première communauté de moines orthodoxes vient officiellement s’y implanter en 963.

Très vite, l’afflux grandit et dix-neuf autres monastères s’établissent sur place. Le Mont Athos devient alors une « République monastique », véritable état autonome ! Aujourd’hui, plus de 2000 moines prient et travaillent encore sur ce territoire unique au monde. Dingue, non ?

Le mont Athos, en Grèce, regroupe 20 monastères depuis plus de 1000 ans – Divine Box

 

Les premiers pas

Hop, on fait un bond dans le temps ! En 1978, Simonos-Pétra, l’un des 20 monastères du Mont Athos, décide d’envoyer en France un groupe de moines pour y faire fleurir la tradition byzantine. Ils s’installent donc dans une vieille maison, au creux d’une vallée sauvage du Vercors, à côté de Grenoble.

Le monastère prend alors le nom de « Monastère Saint-Antoine le Grand ». Bien vite, des moniales viennent aussi les rejoindre pour vivre à leurs côtés, et créent ainsi le monastère de la Protection de la Mère de Dieu…

 

Le monastère de Solan… Enfin !

Mais très vite, les moniales deviennent de plus en plus nombreuses, et leur petite maison ne suffit plus… En 1991, elles quittent donc leurs frères moines et partent s’installer à Solan, dans une ancienne ferme, près d’Avignon. Le monastère garde le même nom. On y est !

Les soeurs du monastère de Solan retroussent alors leurs manches et restaurent tout autour d’elles : les bâtiments, les bois, les terres etc… À leurs côtés, les meilleurs experts en géologie, arboriculture bio et autre vinification pour réaliser le top du top ! De cette collaboration naît l’association « les amis de Solan », et le début d’un artisanat monastique de première qualité !

Les soeurs veillent à ce que les constructions de leur monastère respecte les pierres du pays – Divine Box

Monastère de Solan : les travaux continuent

Après la remise à niveau de toute leur propriété, les soeurs du monastère de Solan se sont lancées dans des grands travaux : pendant plusieurs années, l’ancienne ferme n’avait pas l’isolation ! En 2004, elles ont construit leur propre cave à vin ! C’est notamment grâce à ses travaux qu’elles peuvent produire d’incroyables produits monastiques.

Plus tard, en 2013, démarre aussi le grand chantier de construction de la nouvelle église du monastère de Solan, encore actif aujourd’hui. A vos pronostics pour le prochain chantier !

Pas d’inquiétude pour les fans d’architecture : tout est pensé à chaque fois pour respecter l’harmonie locale et la pierre du pays, tout en apportant quelques touches d’inspiration byzantine. Le résultat dépote !

 

Monastère de Solan : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, dix-sept soeurs orthodoxes habitent le monastère de Solan ! Sous leurs longs habits noirs, elle vivent un mode de vie monastique primitif, s’inspirant notamment des préceptes de saint Basile (IVe siècle).

Leur temps se partage ainsi entre la prière quotidienne et le travail des terres qui entourent leur ferme. La richesse de la communauté tient d’ailleurs sans doute dans sa jeunesse, ainsi que dans sa diversité : il y a neuf nationalités différentes sur place ! Et ça c’est beau.

Les soeurs du monastère de Solan travaillent leurs terres au rythme des saisons – Crédit Photo : Parisobiotiful

 

Monastère de Solan : l’inspiration byzantine

À la différence des moines occidentaux qui célèbrent chaque office à son « heure » originale, les soeurs du monastère de Solan regroupent leurs sept offices selon la coutume orientale (logique !). Deux prières le matin, deux prières le soir, et avec des horaires qui s’adaptent au rythme des travaux viticoles.

Les offices sont célébrés en français, mais chantés a capella selon des mélodies et des traditions byzantines. Durant la messe, les soeurs utilisent leur pain fait maison, et le fruit tiré en direct de leur vigne ! C’est pas top, ça ?

 

Monastère de Solan : un petit coin de paradis

Les soeurs du monastère de Solan vous le diront : impossible de calculer le temps qu’elles passent dans leur jardin. Entre les 40 hectares de forêt, les 3 hectares de potager et vergers, et les 6 hectares de vignoble, elles sont bien occupées !

Des pommes, des abricots, des courgettes, des citrouilles… Tout pousse à gogo et elles cueillent tout à la main ! Leur petit plus ? Tous les mois, elles bénissent les eaux, et à chaque vigile, le blé, le vin et l’huile ! Comme un avant-goût de Paradis…

 

Le jardin du monastère de Solan regroupe un potager, un verger, des vignes et de la forêt : de quoi s’occuper ! – Divine Box

 

Sur place, les soeurs sont très connues pour leur exploitation biologique et écologique. Cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère de Solan et leur artisanat 100 % bio ! Vous pouvez aussi retrouver quelques-uns des produits du monastère de Solan en cliquant ici.

Conférences/Formations #NLQ

L’écologie, un espoir pour le XXIe siècle – Colloque à Lille (59) le 13 octobre 2018

Colloque exceptionnel organisé par La Vie, en partenariat avec l’université catholique de Lille

Samedi 13 octobre : 9h15 – 18h30

Université Catholique de Lille

60 Boulevard Vauban
59800 Lille

Comment prendre le chemin d’une transition écologique respectueuse de la planète ?

Nos experts s’intéresseront tout au long de cette journée aux modalités à mettre en oeuvre pour changer nos modes de vie, notre consommation, l’organisation de nos villes ainsi qu’aux transitions nécessaires en agriculture et dans nos modes de production.

Une journée à ne pas manquer pour comprendre les enjeux écologiques du XXIe siècle et surtout agir.

 

Conférence d’ouverture

Cyril Dion  : écrivain, directeur de la collection « Domaine du possible » (Actes Sud), co-fondateur avec Pierre Rabhi du mouvement Colibris, il est réalisateur de « Demain », César du meilleur film documentaire en 2016. Son dernier ouvrage est « Petit manuel de résistance contemporaine » (Actes Sud)

 

Les bonnes recettes pour réduire son empreinte écologique

Hélène le Teno  : ingénieure, directrice du groupe SOS Transition écologique, elle est co-auteur de : « Miser (vraiment) sur la transition écologique » et « Choisir son monde : agir au quotidien avec les entreprises sociales et écologiques » (Editions de l’Atelier)

Hélène de Vestele : ancienne consultante en stratégie. Après avoir voyagé dans une soixante de pays, elle est devenue directrice d’Edeni qui promeut le « zéro waste », c’est à dire le zéro déchet et le zéro gâchis, deux piliers de ce qu’on appelle parfois « l’économie bleue ».

 

Comment gérer les villes de demain ?

Thérèse Lebrun, président-recteur délégué de l’université catholique de Lille,  responsable du projet Humanicité. Un quartier innovant de 15 ha où la mixité sociale et l’impératif écologique sont des priorités.

Damien Carême, maire de Grande-Synthe, ville désignée en 2013 « capitale de la biodiversité » où la municipalité y mène une politique sociale et écologique ambitieuse.

 

Pour une agriculture respectueuse de l’environnement

Guillaume Riou : agriculteur bio dans les Deux Sévres (145 hectares où il cultive céréales et légumineuses et élève un troupeau de vaches allaitantes), il est devenu en avril 2018 le nouveau président de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB).

Christophe Fachon : directeur de l’ISA, qui au sein de l’université catholique de Lille, forme des étudiants aux  métiers d’ingénieurs en agriculture, agroalimentaire, environnement et paysage. Son école soutient notamment un projet d’agriculture urbaine à Lille.

 

L’économie et l’écologie sont-elles compatibles ?

Gilles Bœuf, biologiste, ancien président du Muséum national d’histoire naturelle, professeur à l’université Pierre-et-Marie-Curie ainsi qu’au Collège de France sur la chaire « Développement durable, environnement et sociétés ». Il a participé à de nombreux ouvrages collectifs dont  « L’animal est-il l’avenir de l’homme ? » (Larousse) et « Manifeste du Muséum. Quel futur sans nature ? » (Reliefs/MNHN).

Guillaume Pitron, journaliste et réalisateur, il est l’auteur d’une centaine de reportages, enquêtes et documentaires réalisés dans 40 pays. Il y décrypte les lignes de forces et de conflits qui traversent notre monde globalisé. Il est l’auteur de « La Guerre des métaux rares : la face cachée de la transition énergétique et numérique. » (Les Liens qui Libèrent)

 

Conférence de clôture

Dominique Bourg, Philosophe, professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement de l’université de Lausanne et vice-président de la Fondation Nicolas-Hulot, Dominique Bourg a notamment publié, « Du risque à la menace. Penser la catastrophe » (PUF) et  « Une nouvelle Terre. Pour une autre relation au monde » (DDB). Il a co-dirigé le « Dictionnaire de la pensée écologique » (PUF)

Inscriptions

 

NLQ #Sorties/Animations

Rencontre et partage avec le monde agricole le 9 septembre 2018 à Saint-Siméon de Bressieux (38)

Ce dimanche 9 septembre de 10h à 16h30 à Saint-Siméon de Bressieux (lycée d’enseignement agricole privé Saint-Exupéry).

Au programme :

Regards croisés sur le monde agricole, intervention de Mgr Guy de Kerimel, repas partagé, ateliers, 15h30 messe à l’église. Des animations sont prévues pour les enfants, merci de préciser leur nombre et âges sur mondeagricole@diocese-grenoble-vienne.fr

Ateliers 14h15-15h15

  • Les femmes dans l’agriculture
    (avec expo) 30 photos de 75 x 50 cm.
    Elles vont deux par deux et chacune représente une femme dans son milieu familial et la même femme dans son milieu professionnel
    Animateur : Aurelie Guillon ou odile Grebille
    Déroulement : témoignages (2 fois 10 minutes) : (agricultrice) / (femme d’agriculteur)
    Échanges : (30 minutes)
  • Agriculture, environnement, relations aux hommes, relations à la terre
    Ce thème sera abordé par le biais d’enseignants.
    Comment sensibiliser les élèves par rapport à l’environnement donc aux relations hommes et à la terre.
    Animateur : Jean-Paul Havard
    Déroulement : apports (2 fois 10 minutes)
    Échanges : (30 minutes) : Amour du métier / liens avec la Création / liens humains
  • Rencontre évêque : échanges
    Animateur : évêque
  • Laudato si
    Animateur : Christine Graven
    Déroulement : présentation
Petits et grands, venez nombreux !
En partenariat avec RCF Isère.