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Les moines ont-ils le droit de boire de la bière ?

Un article proposé par Divine Box.

En voilà une vraie question tient : les moines ont-ils le droit de boire de la bière ?  Petite anecdote : en 1814, les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique, reviennent d’exil. Après des années d’absence, le retour est difficile, alors pour remonter le moral de ses frères, le prieur les autorise à̀ boire deux verres de bière par jour. Cela veut dire qu’ils peuvent, mais que c’était interdit auparavant … ? Et si le moral se trouvait au fond du verre ?

Allez, en exclusivité pour vous, Divine Box a mené l’enquête pour répondre à la question : “les moines ont-ils le droit de boire de la bière”. En avant !

Un moines brasseur surveille la cuve dans la brasserie de l’abbaye de Rochefort. – Divine Box

C’est bon pour la santé, on vous dit !

 

Dès le IXe siècle, les moines commencent à brasser de la bière, destinée en grande partie à leur consommation personnelle ! A l’époque, dans le but d’être autonomes, presque chaque abbaye à sa brasserie. Mais ne nous y méprenons pas, boire de la bière à cette époque n’était pas du tout synonyme d’orgie ou de fête. Cette habitude était simplement dictée par des raisons sanitaires. Suivez le guide…

 

A l’époque, la bière est une boisson “saine”

 

Jadis, l’eau était généralement de piètre qualité, souvent contaminée, et rendait souvent malade. Alors les moines ont eu l’idée ingénieuse de se mettre à boire de la bière ! Eh oui, cela permettait d’éviter d’attraper des infections :

  • En effet, pour faire de la bière, il faut faire bouillir l’eau. Et qui dit eau bouillie, dit adieu les bactéries !
  • Ensuite, sainte Hildegarde, moniale bénédictine du XIIe siècle, introduit le houblon dans la recette de la bière. Elle avait en effet remarqué que celui-ci, en plus de conférer de beaux arômes au breuvage, jouait un rôle d’antiseptique, limitant ainsi la présence et la croissance des virus et des bactéries.

Alors même pendant les périodes de jeûnes, la bière était autorisée et même encouragée à chaque repas ! Mais c’est pour la bonne cause on vous dit…

Sainte Hildegarde instruisant le brassage avec du houblon à un moine. – Manuscrit médiéval

A l’époque, la bière est presque considérée comme un médicament

 

Même s’il est entendu qu’aujourd’hui la bière n’a aucune vertu médicinale (et qu’il faut la consommer avec modération !), les moines à l’époque avaient une vision un peu moins tranchée. En voici deux exemples :

  • D’anciennes archives de l’abbaye de Westmalle stipulent que deux bières par jour réduisent le stress de 50 %.
  • La Chimay Rouge était surnommée au début de sa production au XIXe siècle la “bière de santé” ou “bière hygiénique” car on racontait que certains lui devaient leur guérison…

Alors vous voyez, la bière était vraiment considérée comme un remède miracle à l’époque !

Ancien sous-bock Orval, qui prône les bienfaits de la bière sur la santé. – catawiki.fr

La bière, comme nourriture, au même titre – ou presque – que le pain

 

Quand les moines ont commencé à brasser leur bière, celle-ci était faite selon une recette particulièrement nourrissante : elle comportait beaucoup de fer et de vitamines, était très épaisse et avait un faible degré d’alcool. Les frères la surnommaient d’ailleurs le “pain liquide”, elle permettait de compléter leur régime frugal.

Après la réforme trappiste surtout, au XVIIe siècle, le régime alimentaire des frères était très strict et la plupart d’entre eux étaient végétariens. La bière leur permettait donc de gagner un peu d’énergie.

Par exemple, l’abbaye du Mont des Cats se mit à brasser dès 1847, notamment pour nourrir les moines et les ouvriers qui construisaient l’abbaye à la force de leurs bras !

Vieux dessin d’un moine qui brasse de la bière au Moyen-Âge. – Divine Box

Que dit la règle monastique, exactement ?

 

Bon, il semble que les moines aient eu l’autorisation de boire de la bière, car cela pouvait être bon pour leur santé ou leur régime. Mais les règles monastiques initiales se sont-elles déjà prononcées sur ce sujet ?

 

Les origines, avec la règle de saint Benoît

 

Dans la règle de saint Benoît, le quarantième chapitre est consacré à l’usage de la boisson. Mais cette règle ayant été écrite en 529, c’est plutôt de vin qu’il s’agissait, la consommation de bière n’étant alors pas répandue. Dans ce quarantième chapitre donc, il est dit que :

“une hémine (≈0,27 litre) de vin suffit à chacun pour la journée. Quant à ceux auxquels Dieu donne la force de s’en passer, qu’ils soient assurés qu’ils en recevront une récompense spéciale. Si la situation du lieu, ou le travail, ou les chaleurs de l’été demandent davantage, la volonté du supérieur en décidera ; mais il veillera surtout à ne pas laisser s’introduire la satiété ou l’ivresse (…) car le vin fait apostasier même les sages.”

 

En fait, pour saint Benoît, l’alcool n’était pas en accord avec la vie monastique, mais il était bien conscient qu’imposer une interdiction totale aux moines aurait été difficile, si ce n’est impossible. Alors il y avait une tolérance. Sympa, saint Benoît !

 

Mais attention, il y existait tout de même un certain contrôle. Il était très mal vu dans les abbayes d’être ivre et certains critères permettaient de limiter la consommation des frères. Par exemple au VIe siècle, il fut décidé que si un moine était incapable de chanter le psaume du soir convenablement, alors il était privé de souper. Voilà qui lui apprendrait… Et être ivre dans le monastère était passible de quarante jours de pénitence. Autant vous dire qu’il valait mieux ne pas s’y risquer…

Saint Benoît transmettant sa règle à ses disciples. – British Library

Changement d’ambiance avec les trappistes

 

Au XVIIe siècle, l’abbé de Rancé, père abbé de l’abbaye de la Trappe de Soligny, lance une grande réforme, qui aboutira à ce qu’on appelle aujourd’hui l’“ordre cistercien de la stricte observance”, dont les membres sont surnommés trappistes ! (Trappiste, la Trappe, vous suivez ?)

 

L’idée à l’époque est de se recentrer sur la règle de saint Benoît (prière et travail) et à s’éloigner du luxe et de la richesse qui étaient parfois de mise dans certaines abbayes.

 

Au départ, bien que cette réforme impose un régime très strict aux frères et un retour à l’essentiel, la consommation de bière au repas y est prônée pour des raisons de salubrité (nous en avons déjà parlé)

 

Mais un peu plus tard, aux XVIIIe et XIXe siècles, Augustin de Lestrange est bien plus exigeant. Moine très influent à l’abbaye de la Trappe, il impose une nouvelle règle de vie encore plus contraignante, notamment au niveau de l’alimentation. Pour lui, en-dehors de l’eau pure, point de salut ! Il affirme en effet :

 

« L’on ne boira ni vin, ni bière ni cidre ni quelque boisson alcoolisée que ce soit, uniquement de l’eau pure. »

 

Ça ne rigole pas… Mais la discipline imposée par Augustin de Lestrange est si stricte qu’elle en devient parfois dangereuse pour les frères, qui finissent par s’en éloigner petit à petit (ou parfois même, à en mourir !). Malgré ces excès, il aura quand même contribué à la suite de l’abbé de Rancé, à la fondation de l’ordre trappiste. Alors merci abbé de Lestrange !

Dom Augustin de Lestrange, moine de l’abbaye de la Trappe aux XVIIIe et XIXe siècles – Divine Box

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, le Vatican n’a jamais approuvé les principes de l’abbé de Lestrange, et n’a pas exclu l’alcool des monastères. Au fur et à mesure, ceux-ci ont défini eux-mêmes leur discipline en termes de consommation de bières. Certains choisissent de l’exclure, d’autres la réservent pour les jours de fête, d’autres encore en consomment un peu plus régulièrement, mais toujours avec modération !

Par exemple, les frères d’Engelszell et ceux de Zundert peuvent boire la bière qu’ils brassent au déjeuner du dimanche. Et à Spencer, les moines disent souvent : “beer brigthens up sunday suppers”, autrement dit, la bière égaie le dîner du dimanche soir !

Les frères de l’abbaye de Zundert ont le droit de déguster la bière qu’ils brassent au déjeuner du dimanche. – spiritedmatters.com

Découvrir les bières des moines

Parlons peu parlons bien, si les moines brasseurs peuvent parfois s’accorder un petit verre de bière au repas, c’est avant tout pour vous et nous qu’ils la brassent ! Alors cliquez ici pour découvrir les meilleures bières d’abbayes (vous serez redirigé vers  la boutique monastique en ligne de Divine Box)

Vous pouvez aussi cliquer ici pour une réponse encore plus complète à la question « Les moines ont-ils le droit de boire de la bière ? » (vous y découvrirez notamment 2 anecdotes sur l’avis du Pape et les moines brasseurs de Saint-Wandrille)

 

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L’abbaye de Lérins : des liqueurs au bord de l’eau

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous que sur une île (presque) paradisiaque dans le sud de la France, à Saint-Honorat, était installée une communauté de moines cisterciens ? Ces derniers prient et travaillent, et sont notamment réputés pour leurs vins et leurs liqueurs. Divine Box vous emmène sous le soleil de l’abbaye,et vous fait découvrir la fabrication et les secrets de ces liqueurs de Lérins. En avant !

Une abbaye sur une île

 

Si la vie monastique existe sur l’île de Lérins depuis le Ve siècle, la communauté cistercienne qui l’habite maintenant est là depuis la fin du XIXe siècle. Elle a fait renaître l’abbaye qui avait dû fermer au moment de la Révolution française.

 

Aujourd’hui, 21 moines vivent à l’abbaye de Lérins selon la règle de saint Benoît, “prière et travail”. Sept offices quotidiens rythment leurs journées, et le reste du temps, ils s’affairent à différentes activités manuelles : l’accueil à l’hôtellerie, les vignes, les oliviers et bien sûr la distillation de liqueurs.

 

Il faut dire que même si l’île fait à peine quarante hectares, elle abrite quand même huit hectares de vignobles et deux-cents oliviers (dont certains de 500 ans !) : autant vous dire qu’il y a de quoi faire !

 

L’abbaye de Lérins est rayonnante : elle a des fondations en France, en Italie, au Québec et au Viêt-Nam, et est un véritable lieu de pèlerinage, un des rares où l’on se rend en bateau !

L’abbaye de Lérins est située sur l’île Saint-Honorat, dans l’archipel de Lérins au large de Cannes – Abbaye de Lérins

Pour faire des liqueurs, patience est mère de vertu !

 

Les moines de Lérins élaborent des liqueurs depuis le XIXe siècle, directement dans leur abbaye, sur l’île. Deux frères coordonnent le travail communautaire et sont notamment à la distillerie de quatre heures du matin à seize heures durant tout l’hiver, seule période où les températures sont optimales pour la distillation. Eh oui, le soleil du sud tape trop fort en été !

 

Aujourd’hui, c’est frère G. qui s’occupe d’approvisionner la distillerie en plantes. A son arrivée il y a vingt ans, il n’y connaissait pas grand chose, car il avait une formation… d’infirmier !

 

Pour produire des liqueurs, il faut que les frères fassent preuve de patience : les plantes doivent d’abord infuser calmement dans l’alcool… De deux semaines environ pour la liqueur de mandarine, jusqu’à plus de trois mois pour la liqueur de verveine !

Après le temps de macération, les plantes sont pratiquement décomposées et sont filtrées. En ajoutant un peu d’eau et de sucre, les frères obtiennent la liqueur finale (avec un volume d’alcool d’environ 35 %) !

Il reste ensuite la vérification au laboratoire, la mise en bouteille et l’étiquetage. On ne dirait pas, mais des dernières étapes prennent au moins quinze jours !

Et voilà, tout ça étant fait par les frères de A à Z, bien évidemment.

Frère G. est l’un des frères qui travaillent à la distillerie. Il s’occupe de la production des liqueurs depuis la macération jusqu’à l’étiquetage. – Abbaye de Lérins

Les liqueurs de Lérins : une collection variée

 

Au fil du temps, les frères de l’abbaye ont développé de nombreuses recettes. Ils produisent aujourd’hui toute une collection de liqueurs et chacune d’elle a ses petites particularités :

  • la liqueur de verveine est produite à partir de verveine récoltée directement sur l’île,
  • le Lérincello est entièrement naturel, et est fait avec des citrons de Menton bio,
  • la liqueur de mandarine est fabriquée avec de l’essence de mandarine selon une recette inventée par un jeune frère en 1994. Petit conseil des frères : elle est particulièrement adaptée à la confection de glaces et de gâteaux. Avis aux cuistots !

 

Dans la collection de liqueurs de Lérins, il y en a encore beaucoup d’autres : eau de vie de Marc, Lérina verte et jaune, liqueur de sénancole…Vous n’avez plus qu’à choisir !

 

À l’origine, les frères n’avaient le droit de boire les liqueurs qu’ils produisaient que le jour de l’an. Maintenant, la règle s’est un peu assouplie et la communauté peut savourer ses délicieuses productions de temps en temps… toujours avec modération bien sûr ! D’après eux, les liqueurs sont à consommer en digestif ou en cocktail, à température ambiante ou glacée. Alors si vous vous sentez l’âme d’un barman, lancez-vous !

Les frères de l’abbaye de Lérins produisent toute une collection de liqueurs avec chacune leurs saveurs spécifiques – Divine Box

Découvrir les produits de l’abbaye de Lérins

 

Si vous voulez découvrir les produits de l’abbaye de Lérins, le plus sympa reste d’aller rendre visite aux moines, puisqu’ils vendent tout dans les deux boutiques de l’abbaye sur leur île. Chouette occasion pour découvrir en même temps des paysages paradisiaques ! Voici leur adresse : Abbaye de Lérins, Île Saint-Honorat, 06400 Cannes. Et si ça fait un peu loin pour vous, rendez-vous sur la boutique en ligne Divine Box : vous trouverez votre bonheur.

 

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Les pèlerins de l’eau vive, le 13 juillet 2019 à Pontmain (53)

Les Pèlerins de l’Eau Vive organisent une journée pèlerinage de guérison des malades de l’alcool à Pontmain le 13 Juillet 2019, sur le thème : “ Jésus sauvé, guéris-nous de l’alcool”.

Le programme

9h-9h30 : Accueil à la salle Notre-Dame et enseignement sur l’espérance, (témoignages).
11h00 : Eucharistie à la basilique.
12h15 : Pique-nique sans alcool.
14h00 : Rassemblement à la basilique – Adoration, confessions et bénédiction du saint sacrement.
16h00 : Carrefours à salle Notre Dame.
17h00 : Envoi en mission.

Renseignements et inscription :

René et Madeleine LE GOFF (Rennes) : 02.99.50.34.24
Henri et Madeleine FOUCHER (Cuillé) : 02.43.06.57.63  / E-mail 

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Les 3 infos clés à savoir sur la bière Tripel des moines trappistes de Westmalle !

Un article proposé par Divine Box.

La Westmalle Tripel est une bière trappiste blonde qui titre à 9,5 % (vol.). Brassée depuis 1956 par l’abbaye Notre-Dame du Sacré-Coeur de Westmalle en Belgique, elle dévoile des arômes de fruits mûrs, de banane, et une amertume balancée. Elle est souvent surnommée « l’archétype de la bière blonde », « la blonde la plus célèbre » et surtout « la mère de toutes les triples ». Mais savez-vous pourquoi ?

On vous explique en 3 petites infos ce que vous devez savoir sur la mythique Westmalle Tripel juste en dessous, c’est parti !

La Westmalle Tripel est brassée par les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique – Divine Box

1/ La Westmalle Tripel s’appelle « la mère de toutes les triples »

Saviez-vous qu’on surnomme la Westmalle Tripel « la mère de toutes les triples » ? C’est tout simplement parce qu’elle est la première bière du monde de la catégorie des triples !

La Westmalle Tripel a été brassée pour la première fois par les moines de l’abbaye de Westmalle en 1934, à l’occasion de la mise en opération de leur nouvelle salle de brassage. Par la suite, la recette sera légèrement changée en 1956, et c’est encore cette recette qui est utilisée aujourd’hui. La Westmalle Tripel est donc historiquement bien la première triple du monde !

Mais pourquoi l’appeler « Tripel » ? Et non, ce n’est pas parce qu’elle a une triple fermentation, comme on le croit souvent.

En réalité, ce terme fait tout simplement référence à la triple dose de matières premières que contenait à l’origine cette bière. En 1934, la Westmalle Tripel contenait en effet trois fois plus de malt, de houblon et de levure que la bière trappiste originelle de Westmalle, l’ « Enkel », une bière blonde et légère qu’ils brassaient au XIXe siècle pour leurs repas au réfectoire.

Aujourd’hui, tout le monde utilise le terme « triple » pour simplement désigner un style de bière : la bière blonde forte, dont le degré d’alcool oscille entre 7 et 10 % (vol.). Ce terme n’a donc aujourd’hui plus aucun rapport avec un quelconque triplement d’ingrédients. Mais tout le monde utilise quand même ce terme inventé par les moines de Westmalle, qui sont donc bien les premiers à avoir brassé la véritable triple !

Ci-dessus, un moine de Westmalle travaillant dans sa brasserie en 1966, date à laquelle la Westmalle Tripel était déjà depuis 20 ans la toute première bière du genre triple dans le monde entier ! – Divine Box

2/ La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde encore en activité !

L’abbaye de Westmalle est assez « récente » dans le paysage monastique, puisqu’elle a été construite en 1794. Les moines trappistes n’y construisent une brasserie qu’en 1836, et c’est elle qui est encore en activité de nos jours !

Certes, en 180 ans d’histoire elle a bien connus quelques aventures : notamment pendant la première Guerre mondiale, quand ses cuves furent réquisitionnées par l’envahisseur allemand « au nom de l’effort de guerre ». Mais dans le paysage monastique, aucune brasserie, parmi celles qui sont encore en activité, n’a été construite il y a si longtemps !

Mais alors pourquoi construire une brasserie ?

Parce que le 14 septembre 1836, le pape Grégoire XVI unifie les règles des moines trappistes alors en vigueur. Résultat : tous les trappistes sont désormais autorisés à boire de la bière ! Ni une ni deux, les frères de l’abbaye de Westmalle sautent sur l’occasion, et décident de produire eux-mêmes ce produit monastique si emblématique, plutôt que d’en acheter ! Car la bière, aussi surnommée « le pain liquide », est aussi très pratique pour se nourrir, notamment pendant le carême !

C’est ainsi que leur brasserie ne servira d’abord, pendant quelques années, qu’à brasser leur bière de table au réfectoire, la fameuse « Enkel. » C’est elle qui servira ensuite d’étalon à leurs futures bières Westmalle Dubbel et Westmalle Tripel.

C’est lorsqu’il se mirent à brasser la Westmalle Dubbel en 1856 qu’ils en vendirent quelques unes à la porte de leur abbaye. Mais le succès fut si grand que la brasserie de l’abbaye commença bien vite à se forger une sacré réputation ! Seulement 5 ans plus tard, en 1861, les moines décident donc d’ouvrir leur brasserie sur le monde, et de commercialiser à plus grande échelle leurs bières, en s’inspirant de leurs voisins de l’abbaye de Scourmont, qui brassent la fameuse Chimay.

 

La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde en activité, qui contient encore ces très belles cuves en cuivre – Divine Box

3/ La Westmalle Tripel, l’une des meilleures bières du monde

Comme c’est souvent le cas avec les produits issus de l’artisanat monastique, la Westmalle Tripel est plutôt très bien rangée dans les classements mondiaux. La conséquence de ses ingrédients exceptionnels ?

On vous laisse juger vous-même :

  • Le site RateBeer est un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries. Et quelle note ces experts donnent-ils à la Westmalle Tripel ? (roulements de tambours)… 99/100 ! Pas mal non ?
  • Sur le même site, les mêmes experts la rangent à la 8ème place dans le Top 50 des Triples !
  • La Revue du Vin de France lui donne la très bonne note de… 16/20 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,3 sur 5.
  • Saveur Bière lui décerne la note de 4,5 sur 5.
  • Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes.
  • Le Paradis de la Bière lui décerne la note de 7/10.

 

Bref, la Westmalle Tripel, c’est du solide !

La Westmalle Tripel est notée 99/100 sur le site d’experts RateBeer ! – Crédits Photo : @Beeronlineitaly (Instagram)

Et pour acheter la Westmalle Tripel ?

Le mieux est de se rendre sur place, dans la boutique de l’abbaye, pour pouvoir papoter en direct avec les moines ! Voici leur adresse : Abbaye de Westmalle, Antwerpsesteenweg 496, 2390 Malle, Belgique

Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté du monastère, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Westmalle Tripel ! Et pour les petits curieux qui veulent en apprendre plus sur la Westmalle Tripel, c’est par ici : pourquoi elle est brassée pour stimuler l’emploi local, pourquoi ses ingrédients sont uniques au monde, etc…

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Le top 5 des infos sur la bière Orval !

Un article proposé par Divine Box.

La bière d’Orval, c’est tout un mythe ! Ambrée, titrant à 6,2 % vol., elle est brassée depuis 1932 à l’abbaye Notre-Dame d’Orval, dans le sud-est de la Belgique, sous le strict contrôle des moines trappistes. Elle fascine de nombreux amateurs…

Seraient-ce ses arômes si particulier, sa bouteille à la forme unique, ou encore parce qu’elle se fait de plus en plus rare ? Aujourd’hui, Divine Box vous raconte 5 choses à savoir sur la bière Orval. C’est parti !

 

L’abbaye d’Orval, en Belgique, où est brassée la bière Orval depuis 1932 – Divine Box

 

1/ La bière Orval, une bière rarissime (et de plus en plus)

 

La bière d’Orval est une denrée rare, et tout le monde se l’arrache ! Pourquoi ?

D’abord, car sa production est limitée.

  • Certifiée officiellement « Authentic Trappist Product », elle est donc forcément brassée au sein même de l’abbaye d’Orval. Or l’espace y est limité, et la clôture du monastère (et donc les murs de la brasserie) ne sont pas extensibles à l’infini ! Et cela, quelle que soit la demande ! Puisque la place est limitée, alors la production est limitée, c’est aussi simple que cela !
  • Un autre engagement des moines trappistes consiste à ne pas produire plus que ce dont ils ont besoin pour vivre. Et s’ils ont du surplus, ils le reversent à des oeuvres de charité (c’est un des critères pour être un « Authentic Trappist Product ». Or les moines reversent déjà plus de la moitié de leurs bénéfices à des associations caritatives ! Signe que la production actuelle d’Orval leur suffit déjà largement pour vivre. Ils n’ont donc aucune raison de l’augmenter !

Pourtant, chaque année, il sort 78000HL de bières des cuves des moines d’Orval. C’est peu comparé aux bières que l’on trouve si facilement dans le commerce, mais il faut quand même les écouler ! En fait, il semblerait que sa rareté entretient aussi le mythe et donc sa demande ! En effet, si la pénurie de la bière Orval s’accentue, c’est aussi par un effet boule de neige. C’est-à-dire que sa raréfaction crée et augmente le désir de s’en procurer. En que fait alors l’amateur d’Orval lorsqu’il croise le bien tant convoité ? Vous avez deviné…

 

Ci-dessus, les cuves en cuivre de la brasserie d’Orval, où la bière Orval est produite en quantité limitée, malgré la hausse constante de la demande – Divine Box

2/ La bière est née grâce à une légende

 

Nous sommes en Belgique au XIe siècle, et Mathilde, comtesse de Toscane, se ballade. Elle vient boire au bord d’un ruisseau et, par inadvertance, fait tomber son alliance dans l’eau. Or cette bague était le seul souvenir qui lui restait de son défunt mari. Toute chagrinée, elle invoque alors la Vierge en aide.

Soudain, une truite jaillit de l’eau, tenant dans sa bouche le précieux anneau. Mathilde saisit l’anneau en s’écriant : “Vraiment, c’est ici un val d’or” ! Depuis :

  • Une abbaye a été fondée, du nom d’Orval (Val-d’or / Or-val)
  • La source d’eau s’appelle « Mathilde » et approvisionne toute la brasserie
  • Le logo de la bière d’Orval est une truite tenant dans sa bouche un anneau

Si l’Orval existe aujourd’hui, c’est donc aussi un peu grâce… à la Vierge !

Le vitrail dans la salle de brassage de l’abbaye représente l’épisode de la légende d’Orval, où l’on voit notamment à gauche le poisson tenant l’anneau dans sa bouche – Divine Box

3/ La forme de la bouteille est unique au monde

La bière d’Orval a une forme arrondie bien particulière. Elle est en effet en forme de quille. Selon certains, ses formes rondes seraient là pour évoquer la volupté et la fertilité…

En réalité, le but ne serait pas seulement esthétique, mais essentiellement pratique. Cette forme permet en effet à la bouteille de résister confortablement à la forte pression de la bière qu’elle contient ! Car la pression de la bière Orval est deux fois plus importante que les bières blondes traditionnelles ! Ça leur met la pression non ?

La forme en quille de la bière Orval est unique au monde, et avait été pensée pour résister à la pression de la bière exercée sur la bouteille – Crédit Photo : @frederick_oostduinkerke (Instagram)

 

4/ L’Orval, une authentique bière trappiste

 

Elle fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Elle arbore donc sur son étiquette le précieux logo « Authentic Trappist Product ». Ce label garantit trois choses :

  • La bière est brassée au sein de l’abbaye
  • La bière est brassée par les moines ou sous leur strict contrôle
  • Les bénéfices sont consacrés à la vie des moines, et les excédents reversés à des œuvres à caractère social

À l’abbaye d’Orval, le brassage de la bière fut dès ses débuts (1932) le moyen de financer la reconstruction des bâtiments et leur entretien. Aujourd’hui, le succès de leur bière trappiste est tel que moins de la moitié des bénéfices sert encore à cette fin. Le reste est reversé à des œuvres caritatives. Plutôt sympa comme artisanat monastique, non ?

Le logo « Authentic Trappist Product » présent sur la bouteille garantit, entre autres, que la bière est bien brassée au sein de l’abbaye, et sous le contrôle de ses moines – Divine Box

 

5/ La bière Orval, l’une des meilleures bières du monde !

 

C’est aussi, il faut bien le dire, l’une des meilleures bières du monde ! Elle est en effet notée 99/100 sur le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries !  Sur ce même site, elle est aussi 2ème au classement du « Top 50 des ‘Belges Ale‘ ». Pas mal, non ?

La Revue du Vin de France, quant à elle, lui donne la prestigieuse note de… 19/20 ! Et Belgibeer la classe en deuxième position dans le classement des bières trappistes. Et l’on pourrait encore dérouler la liste… Encore une preuve que les produits monastiques sont réputés, et même parmi les meilleurs au monde, dans leur catégorie !

Aujourd’hui, la bière Orval est célèbre dans le monde entier, et rivalise avec les plus grandes bières – Crédit Photo : @orval_beer_love (Instagram)

 

6/ Et pour acheter de la bière d’Orval ?

A la boutique de l’abbaye d’Orval, en Belgique, bien évidemment ! Ou sinon par exemple dans la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la bière d’Orval.

Et sinon, pour aller plus loin, cliquez ici pour en savoir plus sur la bière d’Orval.

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Exceptionnelles soirées prière et témoignages à Marseille (13) avec les jeunes du Cenacolo les 22 & 23 novembre 2018

Un signe d’espérance pour les jeunes d’aujourd’hui souvent confrontés aux drogues, à l’alcool et autres addictions.

Un témoignage aussi de soutien pour leur entourage.

“Nous sommes tellement importants aux yeux de Dieu ! » Sœur Elvira

La communauté du Cenacolo, une véritable “école de vie”, sera à Marseille pour deux veillées :

  • le jeudi 22 novembre à 20h30 à l’église de Notre-Dame du Mont
  • le vendredi 23 novembre à 20h30 à l’église de la Valentine

Venez nombreux et invitez des amis

LE CENACOLO : UNE REPONSE AU MAL-ETRE DE NOMBREUX JEUNES

Le Cenacolo est né en Italie près de Turin en 1983. Il a été fondé par une religieuse, Sœur Elvira, en réponse au mal-être de nombreux jeunes, perdus dans le monde des addictions et souvent marginalisés.Dans un accueil gratuit et une éducation exigeante, le Cenacolo propose un style de vie communautaire simple et familial : l’amitié sincère comme fondement des rapports humains et de la fraternité, la redécouverte du travail vécu comme don et engagement pour mûrir dans les responsabilités de la vie, la prière et la foi en Jésus-Christ comme réponse au besoin infini qui habite le cœur humain. Les personnes accueillies au Cenacolo peuvent se sentir chez elles et retrouver leur dignité, la joie de vivre.Un chemin est aussi proposé parallèlement aux familles des personnes accueillies.Le Cenacolo est présent dans de nombreux pays avec plus de 60 “fraternités”.

Le 15 juin 2015, le Cenacolo a été reconnu définitivement par l’Eglise catholique comme Association internationale de fidèles de droit pontifical.

LE CENACOLO en France : trois fraternités pour les hommes :une à Lourdes, une près de Lille et une près de Lyon, ainsi que deux pour les femmes près de Lourdes.

LA FONDATRICE, Rita Agnese Petrozzi, connue sous le nom de Sœur Elvira, est née en Italie en 1937. Religieuse de la charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret, elle voit son désir grandir de fonder une œuvre pour les jeunes désespérés en recherche du sens de leur vie. Durant de longues années, ses supérieures lui demandent de renoncer à ce projet, pour lequel elle n’a pas de compétence. Dans la confiance et l’obéissance, elle obtient finalement leur permission, en 1983, de commencer son projet : le Cenacolo est né.Les premiers accueillis au Cenacolo sont de jeunes toxicomanes, affamés d’autre chose. Sœur Elvira se souvient : “C’étaient des jeunes avec des yeux éteints et avec la mort dans le cœur, qui me demandaient non des médicaments, mais la joie de vivre !” Sœur Elvira consciente “qu’une thérapie uniquement humaine n’aurait pas rassasié leur cœur”, décide de recourir à la prière pour raviver en eux l’espérance. Malgré les premiers pas incertains et les erreurs inévitables, elle ne baisse pas les bras, intimement convaincue que “les œuvres de Dieu naissent dans le silence et ne font pas de bruit ».

“La charité, c’est ma vie, c’est le don de moi-même, le don de ma joie pour un ‘oui’ à Dieu de plus en plus vrai et passionné”

“Le premier métier que les jeunes doivent apprendre est celui de vivre. » Sœur Elvira

“L’amité se construit sur les choses simples, petites, parfois cachées aux yeux des autres mais qui font du bien au cœur.”

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6 infos amusantes sur l’élixir végétal de la Grande Chartreuse

Un article proposé par Divine Box.

Installés depuis 1084 au fond d’une vallée alpine, les moines chartreux produisent depuis 1737 le célèbre élixir de la Grande Chartreuse, d’après la recette d’un mystérieux manuscrit datant de 1605…. Avec la Chartreuse verte et la Chartreuse jaune, fabriquées selon la même recette originelle, l’élixir est aujourd’hui la source principale de revenu du monastère. Chaque année ce sont ainsi plus de 24 tonnes de plantes naturelles et médicinales qui sont acheminées au monastère, pour pouvoir produire la boisson légendaire aux 130 plantes.

Mais saviez-vous que personne ne connaît l’origine ni l’auteur de la recette ? Que celle-ci reste top secrète, même pour certains moines du monastère ? Ou encore que pendant quelques années, de faux élixirs y ont été produits ?

Divine Box vous propose 6 anecdotes amusantes pour en apprendre plus sur l’élixir végétal de la Grande Chartreuse !

 

 

1/ On ne sait toujours pas d’où vient la recette de l’élixir de la Grande Chartreuse !

C’est jusqu’en 1605 que l’on peut retracer les origines de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse. Au-delà, on ne trouve nulle mention de sa recette. Nous sommes alors à Paris, rue d’Enfer, chez les moines de la Chartreuse de Vauvert. Le Maréchal François Annibal d’Estrées, l’un des bienfaiteur de l’ordre, donne discrètement aux moines un bien étrange manuscrit.

 

Si la scène peut sembler mystérieuse, cet homme est pourtant bien connu : il est le frère aîné de Gabrielle d’Estrées, l’une des maîtresses du roi Henri IV. Il est aussi l’évêque-comte de Noyon, ce qui ne l’empêche pas d’être «  un homme dissolu et sans scrupule », comme le rapporte Tallemant des Réaux, l’un des écrivains contemporains. Bref, ce n’est pas non plus n’importe qui !

 

Le mystérieux document contient une recette, celle d’un tonique à base de plantes médicinales : un « élixir de longue vie ». D’où, et de qui le maréchal tient-il ce recueil ? Et pourquoi le donne-t-il aux frères chartreux ? Nul ne le sait. Michel Steinmetz, auteur de Chartreuse, une histoire de liqueur, estime qu’il aurait pu le rapporter de Constantinople, ville dans laquelle il a déjà voyagé. Mystère, quand tu nous tiens !

Ci-dessus, un portrait de 1838 du Maréchal François Annibal d’Estrées (1573-1670), qui donna en 1605 la recette de l’élixir aux pères chartreux – Divine Box

 

2/ L’élixir végétal de la Grande Chartreuse livré à dos de mulet !

Dès 1737, les frères commencent à commercialiser leurs produits monastiques, qui sont des flacons d’élixir végétal de la Grande Chartreuse dans la région de Grenoble et Chambéry, où il se crée une petite notoriété. L’élixir est alors vendu dans un étui en bois pour le protéger de la lumière, et distribué par le frère Charles, qui sillonne les foires et marchés à dos de mulet. Amusant, non ?

Dès la moitié du XVIIIe siècle, frère Charles sillonne la région des Alpes pour distribuer le précieux élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

 

3/ La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, une recette top secrète !

La recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse est top secrète, depuis ses débuts (1605). Aujourd’hui, seuls deux frères du monastère, frère Jean-Jacques et dom Benoît, en connaissent le contenu. Le manuscrit de 1605 est enfermé à double tour dans un coffre, caché on ne sait où dans le monastère… Seul le supérieur en a la clef ! Même les 70 salariés qui aident les moines à la production n’en connaissent pas les ingrédients !

La recette de l’élixir de la Grande Chartreuse est aujourd’hui toujours top secrète, cachée dans le monastère, et connue de deux moines seulement – Crédit Photo : © ZEPPELIN

4/ Avant d’être liquoristes, les chartreux étaient bergers et charpentiers !

Que faisaient donc les moines chartreux avant de produire leur précieux breuvage, désormais mondialement célèbre ?

Dom Benoît, maitre de Chai et actuellement l’un des deux seuls moines en charge de la production de l’élixir, résume très bien la situation : « Nous avons d’abord été bergers, puis nous avons fabriqué des mâts pour les navires grâce aux sapins des forêts, nous avons écrit des manuscrits, nous avons été forgerons… Désormais, nous sommes liquoristes ! »

Comme quoi, la vocation monastique mène à tout type d’artisanat monastique !

Avant de produire des liqueurs, les chartreux gardaient des troupeaux de moutons dans les reliefs alpins – Crédit photo : Thomas Aquinas College

 

5/ Pendant quelques années, un élixir végétal « de la Grande Chartreuse » a été produit au monastère de la Grande Chartreuse… Mais ce n’était pas le vrai !

En 1903, refusant de se soumettre à la loi anticléricale sur les associations et les congrégations religieuses, les Chartreux sont expulsés de France. Ils s’installent alors à Tarragone, en Espagne. En 1921 ils parviennent à revenir en France, à Marseille :  ils produisent alors à nouveau leurs liqueurs, mais sous le nom de… « Tarragone » ! Pourquoi ?

 

Ce n’est pas simplement par exotisme ou en mémoire de leur périple. C’est aussi tout simplement parce que le nom de « Chartreuse » est alors déjà pris (et officiellement !) par des petits malins !

En effet, durant l’absence des moines chartreux, leurs biens français ont été confisqués par le gouvernement. L’État tente alors de remettre en route la distillerie abandonnée, et commercialise donc les fameuses liqueurs des Pères Chartreux, sous le nom officiel de « Chartreuse ». Coup dur pour les moines !

 

Heureusement pour eux, après plusieurs tentatives, les exploitants envoyés par l’État ne parviennent jamais à imiter la recette… Pas étonnant ! Très vite, l’entreprise court donc au désastre financier. Et dès 1927, la société de production est en faillite. Ses actions sont alors vendues pour un prix dérisoire.

 

Le petit clin d’oeil sympa ? Ce sont des hommes d’affaires de la région de Voiron qui rachètent les actions de cette société. Et à qui les donnent-ils ? Aux moines chartreux bien sûr !  Dès 1929, les frères peuvent ainsi baptiser à nouveau leurs liqueurs avec leur nom. Ce seront donc bien désormais d’authentiques « Chartreuses », produits du monastère de la Grande Chartreuse qui seront réalisés, fidèles à la formule de 1605. Youpi !

Ci-dessus, un vieil élixir végétal de la Grande chartreuse produit à l’époque où les moines étaient exilés à Tarragone, en Espagne – Crédit Photo : Pinterest @Delachartreuse

 

6/ Une production mondiale compatible avec la vie contemplative !

Qui a dit que les moines étaient vieux-jeu ? Les alambics de la Grande Chartreuse peuvent aujourd’hui être contrôlés par informatique depuis les cellules des moines, l’église, les chapelles, le cloître et même le réfectoire ! Une telle installation a été mise en place afin de respecter leur vie contemplative. Une cellule avait même été spécialement aménagée dans la distillerie pour frère Jean-Jacques et Dom Benoît ! Mais aujourd’hui, pour limiter au maximum les sollicitations, ces derniers préfèrent ne se rendre qu’une ou deux fois par semaine à la distillerie.

 

De même, par respect pour leurs vœux de silence, quand Frère Jean-Jacques appelle Père Benoît, ce dernier ne répond pas. Mais il écoute sa boîte vocale. Et vice-versa !

Eh oui, pour éviter que toute cette activité ne prenne le pas sur leur vie retirée du monde, les moines ont plus d’un tour dans leur sac !

Pour ne pas nuire à la leur vie contemplative, frère Jean-Jacques et Dom Benoît avaient une réplique de leur cellule installée dans la distillerie, mais pour éviter toute tentation, ils préfèrent aujourd’hui ne s’y rendre qu’une ou deux fois par semaine – Crédit Photo : © ZEPPELIN

 

Et pour acheter l’élixir végétal de la Grande Chartreuse ?

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter l’élixir de la Grande Chartreuse.

 

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’élixir végétal du monastère de la Grande Chartreuse.

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

10 novembre 2018 : Pèlerinage des Pèlerins de l’Eau-Vive au Calvaire de Pont-Château (44)

Comme chaque année, les Pèlerins de l’Eau Vive (Mission Catholique parmi les malades de l’alcool) organisent leur pèlerinage au Calvaire de Pont-Château. Rendez-vous le samedi 10 novembre 2018 à partir de 9h.

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage de guérison des malades de l’alcool le 1er juillet 2018 à Pontmain (53)

Par les Pèlerins de L’eau vive

  • Accueil à 9h, 9h30 : Enseignement par le P. Renaud Saliba
  • 10h30 : Eucharistie
  • 12H15 : Pique-nique sans alcool, tiré du sac
  • 13H45 : Procession Mariale Parc des Oblats
  • 14h30 : Retour Salle Notre Dame (témoignages)
  • 16h : Vêpres et Adoration à la Basilique, bénédiction du Saint Sacrement
  • 17h : Envoi en Mission

Inscription : René et Madeleine Le Goff (Rennes), 02 99 50 34 24 ou Henri et Madeleine Foucher (Cuillé), 02 43 06 57 63

Doctrine / Formation #Livres

« Jésus Sauveur guéris-nous de l’alcool, Merci ! ». Marion Cahour

En chinant dans un étal de libraire d’occasion, mon attention est retenue par un livre de Marion Cahour, « Les chevaliers de l’île aux pies ». Tous les vieux Nantais  ou presque connaissent « Le brin de causette », sis à côté de l’église Saint Similien, havre d’accueil qu’elle avait ouvert en particulier pour les clochards et les jeunes à la dérive, qui fréquentaient le marché de Talensac tout proche.

Ce livre a été publié en 1946 par les éditions catholiques Alsatia dans sa célèbre collection Signe de Piste, qui a enchanté mon enfance. Qui ne connaît pas chez cet éditeur la série exceptionnelle du Prince Eric de Serge Dalens ou le talentueux  Pierre Joubert illustrateur de nombreux ouvrages de la collection dont celui de Marion Cahour ? (à commander ici)

Dans l’avant-propos, elle précise l’avoir écrit en 1940 alors qu’elle avait été réquisitionnée pour remplacer le seul médecin, parti aux armées, d’un coin de « la fine pointe de la France ». En « cette année qui faillit sonner comme un glas… comme à tous les coups durs de notre existence, nous avons senti le besoin impérieux, immédiat de nous réfugier dans un rêve dont le fruit inattendu fut ce livre » écrit-elle.

En effet, cet ouvrage est un récit d’aventures réaliste sur la vie difficile d’un enfant dans un milieu populaire de pêcheurs bretons. Mais il sera sauvé par la rencontre d’une sorte d’ermite poète en venant au secours d’un autre enfant de famille aisée à l’existence encore plus risquée. Marion Cahour fait souffler l’esprit des bardes, de la nature, tout en décrivant déjà les ravages de l’alcoolisme qui sévit dans la région. Ce combat sera au centre de ses engagements avec sa foi catholique.

Née en 1908 à La Baule, Marion Cahour est  bretonne par son père, écossaise par sa mère. Baptisée à sa demande à l’âge de 14 ans, sa foi catholique inspirera tous les choix de sa vie. Après des études de médecine à la faculté de Nantes puis à celle de Paris, elle exerce au sein de l’Assistance publique puis des écoles de la ville de Paris avant de revenir à Nantes, comme médecin scolaire. Elle y retrouve les dégâts et la misère engendrés par l’alcoolisme .

«  Ma jeunesse a été profondément marquée par le fléau de l’alcoolisme. Ma vie de femme-médecin de campagne me faisait toucher du doigt les effroyables fléaux sociaux. Toucher du doigt, encore, l’inutilité de mes ordonnances, de mes terrifiantes prophéties » dira t-elle plus tard.

Elle crée et assure la première consultation anti-alcoolique du département. Elle s’y investira même après l’âge de la retraite. Elle ouvre également des maisons de post-cure dans la région nantaise.

En 1979, en pèlerinage à Lourdes, elle se retrouve confrontée à l’alcoolisme. Avec deux de ses amies, Marie-Claire et Zélie, elles profitent de la procession aux flambeaux pour faire passer leur message. « Jésus Sauveur guéris-nous de l’alcool, Merci !  ». Cet appel sera à l’origine de la mission des Pèlerins de l’Eau Vive.

Elle meurt en 2000 dans sa 93ème année après une vie animée par sa foi et consacrée aux déshérités, en particulier par cette lutte permanente contre le fléau de l’alcoolisme.

La municipalité nantaise serait bien inspirée, elle qui souhaite féminiser les noms de rue, d’honorer cette femme exceptionnelle.

 

Source Breizh Info