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Rencontre avec le Père Jacques Mourad Un moine en otage – Le 12 octobre 2019 à Boulogne (92)

Rencontre avec le Père Jacques Mourad
Un moine en otage – Le combat pour la paix d’un prisonnier des djihadistes
Samedi 12 octobre à 20h30
Centre Saint Jean, 44 rue de l’Est, Boulogne-Billancourt (92)
Recontre organisée par le Centre Saint Jean, en partenariat avec l’Œuvre d’Orient, le diocèse de Nanterre et la Fondation Sainte-Geneviève, 
animée par Guyonne de Montjou, journaliste au Figaro Magazine 
Jacques Mourad, moine et prêtre syriaque originaire d’Alep, est enlevé par Daech le 21 mai 2015. Il est resté cinq mois aux mains de ses ravisseurs.
Il fait l’expérience de la torture, de l’horreur et de la dépression, trouvant refuge dans la prière.
A travers ce récit simple, profond et captivant, le père Jacques Mourad nous fait vivre  l’expérience de sa captivité par l’État islamique.
Transformé par cette expérience, il développe une réflexion profonde, qui évolue au fil de sa captivité et donne un éclairage précieux sur l’avenir de l’islam et des relations entre chrétiens et musulmans au Moyen-Orient. 
Son récit nous fait découvrir la vie des chrétiens d’Orient, le conflit en Syrie, la réalité de Daech, mais aussi la manière dont nous, Occidentaux, pouvons œuvrer pour la paix, ici et maintenant.
Rencontre exceptionnelle, avec un homme pour qui la foi, l’espérance et l’amour seront toujours les plus forts.
Jacques Mourad vit aujourd’hui auprès des réfugiés en Irak.
Un moine en otage a été publié le 29 mai 2018 par les Editoins de l’Emmanuel.
Il a reçu le Grand Prix littéraire 2019 de l’Œuvre d’Orient, des mains de Mgr Aupetit.
Inscription et billetterie : 
Cette rencontre sera accompagnée de la présentation de l’exposition de l’Œuvre d’Orient :
« Le mystère copte, voyage aux sources égyptiennes du christianisme ».
CONTACT PRESSE : Diane Borione
06 61 53 53 70

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Concert de musique arménienne au profit d’Alep – Vendredi 8 février 2019 à Paris

La Production La Simandre, en partenariat avec SOS Chrétiens d’Orient, a la joie de vous convier à un :

 

CONCERT DE MUSIQUE ARMÉNIENNE AU PROFIT D’ALEP

Vendredi 8 février 2019 – 20h – Mairie du 9ème, 6 Rue Drouot, 75009 Paris

Les fonds récoltés permettront de reconstruire les maisons des habitants arméniens du quartier de Al Midan, à Alep, en Syrie. 

Répertoire de chants sacrés et traditionnels arméniens du compositeur Komitas, interprétés par un chœur d’hommes, dont le chanteur lyrique Arnaud Khatcherian. Le compositeur a recueilli les chants traditionnels auprès des paysans dans les villages, les a sauvegardés, retranscrits et arrangés en polyphonie.

Présence exceptionnelle de Gagik Muradyan, « le Jordi Savall arménien », qui interprétera des chants traditionnels de manière monodique au kamantcha, à la manière des troubadours du Moyen-Âge arménien.

En troisième partie, le chanteur lyrique Arnaud Khatcherian sera accompagné de deux joueurs de duduk, instrument arménien renommé et mélancolique, et d’une pianiste.

Nous vous attendons nombreux pour cette belle soirée !

INSCRIPTION : www.weezevent.com/concert-de-musique-armenienne

Renseignements : 01 83 92 16 53

 

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Syrie : La “résurrection” d’Alep

d’Antoine Bordier sur France Catholique :

Détruite partiellement pendant la guerre civile en Syrie, la cathédrale d’Alep a continué d’accueillir les chants de la chorale œcuménique Naregatsi, qui se mêlaient étrangement au sifflement des bombes qui s’abattaient sur la ville. De même que durant les six années de guerre, des messes étaient célébrées dans les sous-sols des rares églises encore sur pied. Cette chorale a fait une tournée en France du 12 au 24 octobre. Elle chante pour rebâtir un nouveau toit à la cathédrale maronite Saint-Élie. Si les médias ne parlent plus de cette ville-martyre syrienne, défigurée et vidée de la moitié de ses habitants par un conflit qui a pris fin en décembre 2016, les chrétiens, eux, commencent à revenir, même si leur nombre a été divisé par cinq. Ils sont aujourd’hui près de 35 000. Signes de cette reconstruction des corps et des cœurs que le pape François appelle de ses vœux.
L’histoire de cette chorale est symptomatique de l’âme syrienne, où se mêlent art et culture millénaires, sensibilité et retenue orientales, engagement et talent lyriques, passion et tragédie. «  Cette chorale est née il y a une dizaine d’années, sous la houlette du père Yeghiche Elias Janji, le chef de chœur  », raconte Armelle Milcent, permanente de l’Œuvre d’Orient, qui a organisé la venue de la chorale en France. «  Ce prêtre est hélas décédé en avril dernier, dans un accident de voiture près d’Homs. Sa voiture s’est disloquée…  »

À l’église Saint-Nicolas-des-Champs à Paris, où la chorale se produit pour la première fois, la photo du prêtre est là, disposée sur un chevalet. Dans l’église pleine, plus de 500 personnes sont venues écouter «  la chorale de l’Espérance  » interpréter le répertoire classique du patrimoine religieux chrétien : des chants grégoriens mais aussi lyriques, Haendel, Bruckner, et l’Ave verum de Mozart. Parmi les neuf hommes et dix-huit femmes qui la composent habituellement, tous n’ont pas pu faire le voyage. «  Il nous manquait cinq visas  », explique Armelle Milcent.

Sur les chaises de l’église, une petite croix en bois blanc, qui provient de l’ancienne charpente délabrée de la cathédrale Saint-Élie. «  J’étais à Alep, il y a quelques mois, la vie commence à reprendre  », indique pour sa part Mgr Pascal Gollnisch, le directeur de l’Œuvre d’Orient. «  En 2012, la cathédrale a vu son toit s’effondrer, et tout a été détruit à l’intérieur.  »

Pour le prélat, d’autres besoins se font jour, comme la nourriture d’abord, ou le travail ensuite. «  Ce qu’il faut, surtout, c’est réconcilier les cœurs : il faut que les chrétiens et les musulmans revivent et reconstruisent ensemble.  » Avec ses 70 000 donateurs, son association envoie plus de 20 % de son aide à la seule Syrie.

Quant à l’évêque maronite d’Alep, Mgr Joseph Tobji, il est porteur d’un message pour la France : «  Message d’espérance, message de paix, pour dire que notre peuple croit encore au Christ, à la résurrection, et que le mal n’a pas le dernier mot. Grâce à Dieu, la vie quasi normale vient de reprendre son cours à Alep. Mais il y a encore beaucoup de défis et de souffrances, comme la pauvreté accrue du fait de la guerre. Et il faut s’occuper aussi des personnes qui sont devenues handicapées.  »

Pour lui, l’existence de cette chorale est un petit miracle, car elle a toujours réussi à se réunir, malgré le conflit qui a déchiré le pays. Œcuménique, elle représente, comme le souligne Mgr Tobji, «  la diversité des Églises à Alep  » : six Églises catholiques, trois orthodoxes et trois protestantes. On peut dire sans exagérer que cette chorale revient de l’enfer. Symbole à elle seule de la «  résurrection  » d’Alep, et finalement de toute la Syrie.

Comme l’explique, Maria choriste maronite, «  nous chantons pour oublier la mort. Nous habitons dans le centre d’Alep. Notre maison n’a pas été touchée, grâce à Dieu. Nous avons beaucoup prié, chaque jour. Et le Seigneur nous a exaucés : je suis heureuse car la guerre se termine…  » Anouar, lui, chante depuis une vingtaine d’années. Ce Syriaque catholique était entrepreneur avant la guerre. Économiquement, il a tout perdu. Pour lui aussi, cette chorale a été un port d’attache. Il raconte que pendant la guerre, il n’y avait plus ni eau ni électricité, mais que «  nous allions à la messe tous les dimanches.  »

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Concert exceptionnel de la chorale Naregatsi d’Alep le 16 octobre 2018 à Strasbourg (67)

Lors de la tournée à travers la France de la chorale Naregatsi, chorale syrienne venue d’Alep, un concert sera donné à Strasbourg à la Cité de la Musique et de la Danse, le 16 octobre 2018 à 20h.

Les fonds collectés lors de ce concert seront destinés à la réparation du toit de la cathédrale Maronite Saint-Elie d’Alep.

Le Père Yeghiche Elias Janji, a fondé « Naregatsi Choir » dans un esprit oecuménique, pour chanter un répertoire d’oeuvres classiques.

La chorale n’a jamais cessé de se produire même au plus fort de la guerre. Face à la violence, elle a chanté les plus beaux airs du monde.

La destruction partielle de la cathédrale maronite Saint-Élie à Alep a profondément blessé la mémoire collective particulièrement celle de la communauté chrétienne.

Son toit s’est effondré en août 2012 et l’intérieur de la cathédrale a été ravagée par les bombardements, comme le quartier chrétien de Jdeideh, en 2015. Depuis ce drame, les chrétiens d’Alep s’entraident et se soutiennent pour rendre à la cathédrale son prestige d’antan.

En venant chanter en France, la chorale Naregatsi et son chef d’Orchestre Georges Baly mettent leur talent à la disposition de la cathédrale maronite Saint Elie d’Alep et espèrent collecter assez de fonds pour réparer le toit encore ouvert de la cathédrale.

Concert le 16 octobre 2018 à Strasbourg à la Cité de la Musique et de la Danse, à 20h – Entrée libre

Inscription par mail : choralep@oeuvre-orient.fr

« Chanter nous aide à vivre et à garder l’espérance malgré la guerre » – † Père JANJI

L’œuvre d’Orient

En 1856 naissait l’OEuvre des Écoles d’Orient, association destinée à venir en aide aux enfants du Liban, à l’initiative d’un groupe de laïcs autour du Baron Cauchy, célèbre mathématicien. En1858, elle est reconnue « oeuvre d’Église » par le pape Pie IX. En 1860, le massacre des chrétiens par les Druzes lui impose d’élargir son champ d’action et d’ouvrir hôpitaux et dispensaires. Elle devient OEuvre d’Orient.

L’OEuvre d’Orient est une organisation française qui vient en aide aux chrétiens orientaux par le biais des évêques, des prêtres et des communautés religieuses sur le terrain. Son soutien s’inscrit dans le long terme – c’est ce qui en fait sa spécificité – mais elle sait aussi intervenir en urgence, en cas de guerre, conflit ou catastrophe naturelle.

Soutenue par ses 71 000 donateurs, dirigée par Mgr Pascal Gollnisch, l’OEuvre d’Orient finance chaque année plus de 1250 projets menés par 400 communautés et institutions chrétiennes. Ces dernières oeuvrent auprès de tous ceux qui en ont besoin, sans considération d’appartenance religieuse, dans une vingtaine de pays, principalement au Moyen-Orient, mais aussi dans la Corne de l’Afrique, en Europe Orientale et en Inde. En 2017, près de 18 millions d’euros ont été distribués. L’OEuvre d’Orient a reçu le label Don en confiance.

Elle concentre son action autour de l’Éducation (écoles, crèches, jardins d’enfants, orphelinats, foyers…), les Soins et l’aide sociale (dispensaires, hôpitaux, institutions pour handicapés, maisons de retraites…), l’Action culturelle et la vie des diocèses (bourses d’études, centres de formation, bibliothèques, traduction de livres…). Depuis le début des conflits en Irak et en Syrie, elle apporte également une aide humanitaire sur place, aux déplacés et aux réfugiés au Moyen-Orient.

L’OEuvre d’Orient considère avec force et conviction l’importance pour les chrétiens d’Orient de rester dans leurs pays d’origine : ces derniers sont chez eux, depuis les débuts du christianisme et sont des vecteurs de paix dans des sociétés ou les différentes confessions peinent parfois à cohabiter. L’OEuvre d’Orient ne peut pourtant ignorer ceux qui, fuyant des drames, font le choix de quitter leur pays et arrivent en France. C’est ainsi qu’elle coordonne aujourd’hui le CCARCO, comité sous l’égide de l’Épiscopat Français visant à soutenir l’accueil social et humain des réfugiés chrétiens d’Orient.

Afin d’informer et de sensibiliser les occidentaux sur les origines et la situation des chrétiens d’Orient aujourd’hui, l’OEuvre d’Orient intervient en France à travers différentes actions, avec l’aide d’équipes diocésaines : expositions et conférences dans les mairies et les paroisses ; interventions dans les établissements scolaires à l’aide de supports pédagogiques adaptés ; organisation de colloques et tables rondes… L’OEuvre d’Orient répond aussi à la demande croissante des jeunes qui souhaitent partir sur le terrain et aller à la rencontre des chrétiens orientaux grâce au pôle jeunes de l’OEuvre d’Orient.

Pour mieux nous connaître et suivre l’actualité des chrétiens d’Orient :
Bulletin trimestriel et lettre d’info, e.newsletter mensuelle
www.oeuvre-orient.fr
facebook.com/oeuvredorient twitter : @OeuvredOrient

OEuvre d’Orient – 20 rue du Regard 75006 Paris – France – Tél. 33 1 45 48 54 46
Contact presse : cbaumont@oeuvre-orient.fr – amilcent@oeuvre-orient.fr

Dans le Monde #NLQ #Orient

Syrie : le chantier de la cathédrale maronite d’Alep en vidéo

Alep (SYRIE) – Située au cœur d’Alep, dans le quartier des églises historiques de Jdeidé, la cathédrale maronite d’Alep fait partie des bijoux du patrimoine syrien.

Considérablement endommagée par les combats, l’Œuvre d’Orient a entrepris de faire restaurer ce sanctuaire emblématique pour la communauté chrétienne de la ville.

Source : Oeuvre d’Orient

Asie #NLQ

Selon l’évêque d’Alep la tombe de Saint Maron (père de l’Eglise maronite) n’aurait pas été détruite

Une information abondamment relayée présentait la destruction par l’aviation turque de la tombe de Saint Maron. Selon l’évêque d’Alep, il n’en est rien.

 

A lire ici

Et pour savoir qui est saint Maron, père de l’Eglise maronite

A la une #Tribunes et entretiens

Alep – Entretien avec Myriam 12 ans – « Être chrétienne a été une force, chaque jour, pendant cette guerre. »

Myriam Rawick est une jeune chrétienne aleppine de 12 ans qui a vécu à Alep pendant toute la guerre. Elle vient de sortir son journal, aidé par le journaliste français Philippe Lobjois, sur ces années de guerre : Le journal de Myriam aux éditions Fayard.

Myriam, tu as 12 ans et tu viens de sortir un livre avec un journaliste français pour raconter ta vie pendant la guerre, à Alep. Pourquoi ?

 

C’est ma maman qui m’a donné l’idée d’écrire. C’était une manière de ne pas garder pour moi toutes les horreurs de cette guerre. Mais jamais je n’ai pensé que ce journal serait un jour publié. J’ai rencontré Philippe et, si ces lignes peuvent permettre aux Français de découvrir quelle a été la réalité quotidienne de cette guerre, alors tant mieux !

Comment cette guerre a-t-elle commencé pour toi ?

J’habitais un quartier appelé en arabe « la montagne de la Vierge ». Un matin, les combattants de l’armée « libre » sont entrés dans le quartier. Ils étaient tous armés, ils hurlaient et cassaient, ils portaient des djellabas courtes et noires, de longues barbes, et hurlaient « Allahou Akbar ». Jamais je n’avais vu ça. J’avais simplement très peur, comme tous mes amis et ma famille. Puis, la guerre a commencé, nous n’avions plus d’eau, plus d’électricité. Plus rien n’était normal dans notre vie. Ma famille a fini par fuir. Le père Georges, des maristes d’Alep, nous a accueillis, comme de nombreuses familles qui fuyaient, elles aussi… Il a fallu tout recommencer, en se protégeant des obus qui rendaient la vie impossible. Nous avions tout le temps peur.

Depuis décembre dernier, l’armée syrienne a repris toute la ville. Qu’est-ce qui a changé ?

Mais tout ! La vie est un petit peu plus normale désormais. D’abord, il n’y a plus de chutes d’obus et je peux sortir avec mes amis dans la rue sans que maman tremble de peur… Je peux retourner à l’école, le bus passe à nouveau, nous avons de l’eau et de l’électricité… Le sourire est revenu sur les visages, nous recommençons à imaginer l’avenir.

Tu es chrétienne et Syrienne… Qu’est ce que ça change ?

Oui, je suis les deux, mais j’ai vécu cette guerre avec la force d’être chrétienne. Ça a vraiment été très important pour moi. Cela me permettait de prier avant d’aller dormir, de confier cette peur à Dieu, de prier pour que la paix revienne… J’allais à la messe avec mes amis. Être chrétienne a été une force, chaque jour, pendant cette guerre.

Comment vois-tu ce voyage que tu fais en France ?

Je suis fière de parler de mon pays, de pouvoir servir à faire connaître notre vie aux Français. Je veux juste raconter ce que j’ai vécu. J’ai raconté dans ce journal la vérité de notre quotidien, rien de plus. Mon enfance. Je veux aussi dire aux Français que j’espère de tout mon cœur qu’ils ne vivront jamais ce que nous avons subi. Je veux les encourager à aimer leurs prochains, à ne jamais chercher la guerre.

Qu’espères-tu désormais ?

La paix, rien que la paix !

Source Christianophobie Hebdo.

 

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“Martyr et espérance des chrétiens d’Orient, de saint Paul à nos jours” : son & lumière exceptionnel au Val-de-Grâce

Son et lumière à l’abbaye royale du Val-de-Grâce pour les arméniens chrétiens d’Alep :

MARTYR ET ESPÉRANCE DES CHRÉTIENS D’ORIENT, DE SAINT PAUL À NOS JOURS

 

Texte : Richard MILLET, romancier et essayiste

Voix : Charlotte D’ORNELLAS, journaliste, et Père JULLIEN de POMMEROL, aumônier militaire, recteur de l’église

Jeudi 29 Juin 2017 à partir 20 heures

Cocktail dans les jardins de l’abbaye

Beaucoup d’auteurs viendront également dédicacer leurs ouvrages dans le cloître de l’abbaye, dont Charles Beigbeder, François Billot de Lochner, Anne-Lise Blanchard, Pierre-Alexandre Bouclay, Jean-Christophe Buisson, Loris Chavanette, Laurent Dandrieu, Olivier Maulin, Charlotte d’Ornellas, Richard Millet, Jean-Christian Petitfils, Frédéric Pichon et Yvan Rioufol. 

Son & Lumière : 2 séances au choix à 21h30 et 22h30

Abbaye royale du Val-de-Grâce – 1 Place Alphonse Laveran – 75005 Paris

Réservations en ligne

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Lyon – Dîner au Parc Olympique Lyonnais pour les Chrétiens d’Orient

Dîner au Parc Olympique Lyonnais pour les Chrétiens d’Orient

Benjamin Blanchard, Directeur de SOS Chrétiens d’Orient
et Jean-Michel Aulas, Président de la Fondation OL

vous invitent à participer à un dîner exceptionnel

AU PARC OLYMPIQUE LYONNAIS POUR LES CHRÉTIENS D’ORIENT

en présence d’un évêque d’Alep,

le mercredi 14 juin 2017

à partir de 19h30, dans le Salon des Cent.

Les bénéfices de la soirée sont destinés à reconstruire des maisons pour les chrétiens d’Alep.

Possibilité de visite privée du stade à 19h sur réservation.

Parking réservé sous les salons, ascenseur direct.

10, Avenue Simone Veil – 69150 Décines-Charpieu

Dans le Monde #NLQ

Enlèvement des Métropolites d’Alep – Quatre ans et toujours pas de nouvelles

 

« Le Christ est ressuscité et le destin de nos frères Archevêques, Boulos et Yohanna, est encore obscur ».

Pâques est cette année très proche du quatrième anniversaire de la disparition des Métropolites d’Alep syro orthodoxe, Gregorios Yohanna Ibrahim et grec orthodoxe, Boulos Yazigi, enlevés le 22 avril 2013. « Ceci est peut-être le temps le plus approprié pour élever encore une fois notre voix et faire parvenir aux oreilles de nos fidèles et du monde entier le cri de douleur de l’Eglise d’Antioche et de tous les affligés de cet Orient ».

 C’est en ces termes que les deux Patriarches orthodoxes d’Antioche, Yohanna X et Ignace Ephrem II, s’expriment dans un message conjoint, appelant tout un chacun à faire mémoire des deux Métropolites d’Alep à l’occasion du quatrième anniversaire de leur disparition.
Les deux Métropolites d’Alep furent enlevés dans la zone comprise entre la ville syrienne et la frontière turque. La voiture à bord de laquelle se trouvaient les deux Evêques fut bloquée par le groupe des ravisseurs et le chauffeur tué d’une balle dans la tête après avoir tenté de fuir. Il s’agissait d’un dénommé Fathallah, catholique de rite latin père de trois enfants.

Depuis lors, aucun groupe n’a revendiqué l’enlèvement. Autour du cas, ont circulé à plusieurs reprises des indiscrétions et annonces de nouveautés qui se sont révélées par la suite peu fondées. Six mois après les faits, le chef de la Sécurité générale libanaise, le Général Abbas Ibrahim, avait été jusqu’à révéler que le lieu de détention des deux Evêques avait été trouvé et qu’avaient commencé des « contacts indirects » avec les ravisseurs afin d’obtenir leur libération, révélations qui n’ont pas été suivies d’effet.

Dans leur Message, les deux Patriarches dont l’un, le grec orthodoxe Yohanna X, est le frère de l’un des métropolites enlevés, Boulos Yazigi, examinent l’enlèvement des deux Evêques ainsi que toutes les autres souffrances des peuples du Proche-Orient à la lumière de l’annonce pascale de la Résurrection. « Les chrétiens de l’Eglise d’Antioche – peut-on lire dans le Message parvenu à l’Agence Fides – sont toujours appelés à se souvenir du fait que le chemin de la Résurrection a commencé sur la croix et s’est accompli à la lumière de la tombe vide. Nous qui suivons le Christ, nous ne craignons ni la mort ni l’adversité mais nous prions dans notre faiblesse comme pria Jésus Christ notre Seigneur Lui-même, afin que passe loin le calice de la souffrance ». Le Message des deux Patriarches orthodoxes exprime également, en des tons véhéments, la volonté et le désir des chrétiens d’Orient de continuer à vivre sur les terres où ils sont présents depuis des millénaires. « Le pouvoir de ce monde – remarquent les deux Patriarches orthodoxes – ne nous fera pas sortir de notre terre, parce que nous sommes fils de la croix et de la résurrection. Nous avons été dispersés pendant toute l’histoire et nous sommes encore dispersés aujourd’hui, mais chacun de nous est appelé à se souvenir que la terre du Christ ne sera pas vidée de ses bien-aimés et de ceux qui ont été appelés à le suivre voici déjà deux mille ans. Si l’enlèvement des deux Archevêques et des prêtres vise à défier notre présence de chrétiens orientaux et à la déraciner de cette terre, notre réponse est claire : quatre ans ont passé depuis l’enlèvement, six ans depuis le début de cette crise et nous sommes ici, à côté des tombes de nos pères et de leur terre consacrée. Nous sommes profondément enracinés dans le sein de cet Orient ».
Dans leur Message, les deux Patriarches orthodoxes profitent de l’occasion pour exprimer des considérations critiques vis-à-vis des lignes politiques et géopolitiques suivies sur les scénarios proche orientaux par les puissances occidentales. « Nous n’avons pas besoin de sympathies pour nous ou de dénonciations adressées à d’autres – écrivent Yohanna X et Ignace Ephrem II – mais d’une volonté sincère et partagée de promouvoir la paix sur notre terre (…). Ne laissons pas nos problèmes entre les mains de ce qu’il est convenu d’appeler le monde civilisé, qui nous a harcelé avec des discours relatifs à la démocratie et aux réformes, alors que notre population est privée de pain et de tous les moyens de survie. Il existe une guerre, qui est imposée à nous tous, en tant que syriens, avec des conséquences qui pèsent sur nous y compris en tant que libanais. Il y a un prix que nous payons nous, dans l’ensemble du Proche-Orient, à cause des guerres et de toutes les opérations et de tous les jeux faits sur notre terre… Aujourd’hui, nous disons assez ! Face à ceux qui financent les terroristes et font semblant de ne pas les connaître, venant les combattre ici ou mieux, avec le prétexte déclaré de les combattre ».

Source Agence Fides