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Mission Angélus à Vannes (56) le 16 août 2019 – La mission dans le monde musulman

Informations et vidéos sur le site de Jésus le Messie : Le forum, Les stands, Les interventions, Les intervenants

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Haut-Rhin : les cloches de Jettingen continueront à sonner l’Angelus

Vox populi, vox Dei… Un habitant de Jettingen (Haut-Rhin) avait écrit au maire de la commune pour se plaindre d’entendre sonner l’Angelus depuis l’église du Sacré-Cœur. L’édile a organisé un referendum pour les 500 habitants… Le résultat est sans appel !

[…] 77,5 % des votants ont exprimé leur souhait de ne pas toucher au fonctionnement des cloches de Jettingen. Celles-ci vont donc pouvoir continuer à sonner l’Angelus, tous les matins à 5 h 40 comme le veut la tradition. Comme cela se fait depuis des siècles dans cette commune de 500 habitants située dans le Sud-Alsace […] Les habitants de Jettingen étaient appelés cette semaine à se prononcer sur le maintien, le décalage ou tout simplement la suppression de l’appel à la prière. Une consultation inédite organisée par le conseil municipal et qui fait suite au courrier d’un riverain, gêné par le réveil un peu trop matinal, selon lui, des cloches de l’Angelus. Il s’en était plaint auprès du maire. Avec un taux de participation de 70 % (427 électeurs), la consultation citoyenne a déplacé les foules, on peut le dire. Un peu moins que pour l’élection présidentielle en 2017 (81 % de taux de participation) mais bien plus que pour les dernières élections législatives (53 %). Les habitants de Jettingen ont donc tranché. Sur 298 suffrages exprimés et dépouillés vendredi :
77,5 % sont pour ne rien changer au fonctionnement des cloches de leur village.
4,7 %  sont pour déplacer l’angélus de 5 h 40 à  7 h14
7,05 % sont pour supprimer les sonneries civiles de la nuit
10,74 % sont pour déplacer l’angélus de 5 h 40 à 7 h 14 et supprimer les sonneries civiles de la nuit

 

Source Observatoire de la christianophobie

 

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Pape François pour l’Angélus du 4 novembre 2018 : “les communautés ne doivent pas être des stations de services”

Aimer Dieu et aimer son prochain sont « deux faces de la même médaille », mais il ne s’agit pas tant d’être des « stations de service » que des communautés avec des relations authentiques, explique le pape François en commentant l’évangile de ce dimanche, avant l’angélus de ce 4 novembre 2018, place Saint-Pierre, en présence de quelque vingt mille personnes, malgré la pluie.

Quand il pleut, on remarque que le pape parle plus vite, comme s’il il ne voulait pas laisser les gens trop longtemps sous la pluie : 12 minutes d’angélus, pas plus.

Mais qui est le prochain ? Le pape a fait observer qu’ »il ne s’agit pas de présélectionner mon prochain : ce n’est pas chrétien. » C’est celui que l’on rencontre ici et maintenant. 

Dès lors, il s’agit, a continué le pape, d’agir en faveur du prochain comme Dieu lui-même agit pour l’humanité :  « Aimer Dieu signifie investir chaque jour ses énergies pour être ses collaborateurs au service de notre prochain sans réserve, en cherchant à pardonner sans limites et à cultiver des relations de communion et de fraternité ».

Car le pape invite à cultiver cette qualité de « relation » : « Cela interpelle nos communautés chrétiennes : il s’agit d’éviter le risque d’être des communautés qui vivent de beaucoup initiatives mais de peu de relations ; le risque de communautés « stations de service » mais de peu de compagnie, au sens plein et chrétien de ce terme. »

Après l’angélus, le pape a déploré l’attentat contre des pèlerins coptes orthodoxes en Egypte. Il a aussi salué la béatification de Clelia Merloni, « héroïque dans le pardon » et dont l’intercession a obtenu la guérison d’un médecin au Brésil.

Il a conclu par cette invitation à prier pour lui : « Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au-revoir ! »

Voici notre traduction, rapide, de travail, des paroles du pape François, prononcées en italien.

AB

Paroles du pape François avant l’angélus

Chers frères et soeurs, bonjour !
Au centre de l’Évangile ce dimanche (cf. Mc 12, 28b-34), il y a le commandement de l’amour : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Un scribe demande à Jésus : « Quel est le premier de tous les commandements ? »(v. 28). Il répond en citant cette profession de foi par laquelle tout Israélite s’ouvre et ferme sa journée et commence par les mots : « Écoute, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est le seul Seigneur « (Dt 6 : 4). De cette manière, Israël garde sa foi dans la réalité fondamentale de l’ensemble son credo : il n’y a qu’un seul Seigneur et ce Seigneur est « nôtre » en ce sens qu’il est lié à nous par un pacte indissoluble, il nous a aimés, nous aime et nous aimera toujours. C’est de cette source, cet amour de Dieu, que le double commandement découle pour nous : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur et de toute ton âme, de tout ton esprit, de toute ta force. […] Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (vv. 30-31).

En choisissant ces deux Paroles adressés par Dieu à son peuple et en les associant, Jésus a une fois pour toutes enseigné que l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont indissociables, et plus encore, ils se soutiennent. Même s’ils sont placés l’un après l’autre, ce sont les deux faces d’une même médaille : vécus ensemble, ils sont la vraie force du croyant ! Aimer Dieu, c’est vivre de lui et pour lui, pour ce qu’il est et pour ce qu’il fait. Et notre Dieu est don sans réserve, c’est pardon sans limites, est relation qui promeut et fait grandir. Par conséquent, aimer Dieu signifie investir chaque jour ses énergies pour être ses collaborateurs au service de notre prochain sans réserve, en cherchant à pardonner sans limites et à cultiver des relations de communion et de fraternité.

L’évangéliste Marc ne se donne pas la peine de préciser qui est le prochain, car le prochain c’est la personne que je rencontre sur le chemin, dans la journée. Il ne s’agit pas de présélectionner mon prochain : ce n’est pas chrétien. Je pense que mon prochain est celui que j’ai présélectionné ?
Non, ce n’est pas chrétien, c’est païen ; mais il s’agit d’avoir des yeux pour le voir et un cœur pour vouloir son bien. 
Si nous nous exerçons à voir avec le regard de Jésus, nous serons toujours à l’écoute et aux côtés de celui qui est dans le besoin. Les besoins du prochain exigent certes des réponses efficaces, mais auparavant ils exigent le partage. Par une image, on peut dire que celui qui a faim n’a pas seulement besoin d’une assiette de soupe, mais aussi d’un sourire, d’être écouté et même d’une prière, peut-être faite ensemble. L’Évangile d’aujourd’hui nous invite tous à nous projeter non seulement vers les urgences de nos frères plus pauvres, mais surtout à être attentifs à leur besoin de proximité fraternelle, de sens de la vie, de tendresse. Cela interpelle nos communautés chrétiennes : il s’agit d’éviter le risque d’être des communautés qui vivent de beaucoup initiatives mais de peu de relations ; le risque de communautés « stations de service » mais de peu de compagnie, au sens plein et chrétien de ce terme.

Dieu, qui est amour, nous a créés par amour et pour que nous puissions aimer les autres en restant unis à lui. Ce serait une illusion de prétendre aimer les autres sans aimer Dieu ; et ce serait tout aussi illusoire de prétendre aimer Dieu sans aimer notre prochain. Les deux dimensions de l’amour, pour Dieu et pour le prochain, dans leur unité, caractérisent le disciple du Christ. Que la Vierge Marie nous aide à accueillir et témoigner  de cet enseignement lumineux dans la vie quotidienne.

(c) Traduction de Zenit, Anita Bourdin

Source : Zenit.org

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Forum Jésus le Messie le 8 décembre 2018 à Clermont-Ferrand (63)

FORUM
samedi 8 décembre 2018
CLERMONT-FERRAND

Paroisse Sainte Anne de Montjuzet
Foyer du Limousin
74 avenue du Limousin
63100 CLERMONT FERRAND

Comment évangéliser les musulmans
quand on se sent faible ?

Intervenants :
Père Guy PAGES (diocèse de Paris)
Joseph FADELLE (écrivain)
Joseph MAGHAMES (professeur d’arabe, spécialiste du Liban)

Je m’inscris au forum…

Je prie le Chapelet pour préparer le forum…
Je prie l’Angélus pour préparer le forum…

Conférences, Témoignages, Veillée de prière
nombreux Stands d’associations, groupes de prière…

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Pape François “Dieu choisit un trône inconfortable : la Croix”

Le Pape François s’est arrêté dans sa catéchèse dominicale sur la vanité des gloires de ce monde, et la nécessité de plutôt se tourner vers la simplicité et le service.

Avant la prière de l’Angélus récitée place Saint-Pierre, le Pape François a livré sa catéchèse dominicale, axée ce dimanche 21 octobre sur la manière dont Jésus convertit la mentalité du monde à celle de Dieu (cf. Mc 10, 35-45).

Le baptême plutôt que le trône de gloire

Ainsi des frères Jacques et Jean qui furent les deux premiers apôtres à le suivre, Jésus sait combien ils sont enthousiasmés, mais aussi combien cette attente et ce zèle sont « pollués » par l’esprit du monde. En effet lorsque les deux frères dissertent sur les « trônes de gloire » où il s’assiéraient à ses côtés, Jésus lui parlait « de calice et de baptême »,  c’est-à-dire de sa passion et de sa mort. « Être assis à ma droite ou ma gauche, il ne m’appartient pas de vous l’accorder, leur répondit alors Jésus, cela appartient à ceux qui s’y sont préparés », ajoute-t-il. Et le Pape d’ajouter qu’aimer signifie quitter l’égoïsme et l’auto-référentialité pour servir les autres.

 « Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur »

François s’arrête ensuite sur la manière de réagir des autres apôtres, tout aussi mondaine – au sens littéral du terme, du monde-. Alors Jésus leur donne une leçon, qui estime le Pape, s’applique aux chrétiens de tous les temps.

« Vous savez que les chefs des nations tyrannisent, et que les grands asservissent. Il n’en sera pas de même entre vous. Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur ;  et quiconque veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave.… ». « C’est la règle du chrétien », souligne François.

Le trône inconfortable de Dieu

Tandis que les grands de ce monde se construisent des « trônes » pour leur propre pouvoir, Dieu choisit lui un trône inconfortable : la Croix, sur laquelle il règne en donnant la vie, explique le Souverain pontife. « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup » (v. 45).

Simplicité et service

Enfin, le Saint-Père a vilipendé les opportunistes et les zélés. Le chemin du service est l’antidote le plus efficace contre la maladie « de la recherche des premières places », qui infecte de nombreux contextes humains et n’épargne pas non plus la hiérarchie écclésiastique. Ainsi à l’inverse, « en tant que disciples du Christ », il s’agit de témoigner « avec courage et générosité d’une Église qui s’incline aux pieds des derniers pour les servir avec amour et simplicité », a conseillé le Pape François.

Source : Vatican News

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Petite Histoire de l’Angélus – Le message de l’Ange à Marie

Source : ESM – Eucharistie Sacrement de la miséricorde

Histoire de l’Angélus – Le Message de l’Ange à Marie
( extrait du passionnant ouvrage de Jean Fournée )

Petite Histoire de l’Angélus

Les origines de l’Angélus sont assurément liées à la diffusion de l’Ave Maria comme prière privée. Rappelons que l’Ave Maria ne comporta d’abord que la salutation de l’ange Gabriel et celle d’Elisabeth, selon le texte de saint Luc(I, 28 et 42) :

Réjouis-toi, pleine de grâce
Le Seigneur est avec toi
Bénies es-tu entre les femmes
Et béni le fruit de ton sein !

Le légendaire marial et les récits de Miracula, qui connurent une si grande vogue aux XIIème et XIIIème siècles, prouvent combien était répandue chez les fidèles la récitation angélique. On dit que les dévots de la Vierge accompagnaient même chaque Ave d’une génuflexion, ce qui pourrait fort bien être en rapport avec l’évolution iconographique de l’Annonciation. A l’époque romane, l’ange et Marie sont debout l’un devant l’autre. Au XIIIème siècle, l’ange s’agenouille devant elle.

Et c’est l’époque où se répand la pratique des trois Ave Maria. On dit que saint Antoine de Padoue (1195-1231) la recommandait vivement. Elle apparaît comme privilégiée dans les Révélations de sainte Metchilde de Helfta (1241-1298). Réciter ces trois Ave, le soir après complies, en méditant sur le mystère de l’Incarnation : c’est ce qu’aurait proposé saint Bonaventure lors d’un chapitre de l’ordre des Frères mineurs, en 1269.
Ce sont là des traditions parmi d’autres qui ont pour intérêt de montrer que l’institution du pieux exercice de l’Angélus s’est faite progressivement et qu’il faudra encore attendre quelques décennies pour lui voir adopter la forme que lui connaissait M. Olier . Retenons comme point de départ l’usage de la récitation quotidienne de trois Ave Maria.

L’Angélus d’abord prière du soir

On dit que saint Bonaventure (en 1269) eut bien soin de faire tinter la cloche pour appeler ses religieux et les fidèles d’alentour à réciter les trois Ave d’après complies. D’emblée la prière fut associée au tintement de la cloche. Il paraît même qu’au couvent des Frères mineurs d’Arrezo, elle était précédée de l’antienne Angelus locutus est Mariae (L’ange s’adressa à Marie).

Pendant longtemps, on s’en tint là. Aux XIVème et au XVème siècles, les témoignages sont nombreux et concordants.
A Lerida (en Catalogne), en 1308, on tinte trois fois la cloche pour l’Angélus post completorium (après complies), au crépuscule. Même usage dans les couvents franciscains de la province de Venise.
A la même époque, en Hongrie, les Ave du soir se disent aussi au son de la cloche. En 1314, le pape Clément V séjournant à Carpentras où était sa curie, demande que l’on sonne la cloche des Ave Maria après le chants des complies. Son successeur, Jean XXII, originaire de Cahors, approuve, par acte du 13 octobre 1318, la pratique de l’Angélus du soir, observée dans le diocèse de Saintes, l’introduit en Avignon et indulgencie les fidèles qui, entendant la cloche, réciteront à genoux trois Ave Maria.
Le 7 mai 1327, le même Jean XXII (alors âgé de 78 ans) écrit à son vicaire à Rome d’y introduire la même coutume (récitation à genoux de trois Ave), lors de la sonnerie du soir), à laquelle il attache une indulgence. C’est ce que rappellera le mini-concile tenu à Paris en mars 1344 par l’archevêque de Sens, en présence de cinq évêques, en consacrant son treizième et dernier canon à la recommandation de la pratique de l’Angélus à la fin de chaque journée.
On ne s’étonne pas que le pieux usage soit attesté en maints autres endroits à cette époque : par exemple en 1334 à Tréguier, en 1336 dans le Hainaut, en 1370 à Nantes, en 1378 dans le diocèse de la Mayenne, etc.
On fondit même les cloches destinées spécialement à tinter l’Angélus , comme indiquent leurs inscriptions..

Angélus du soir et le couvre-feu

Il y eut pas mal de conciles en Normandie au temps de Guillaume le Conquérant qui se plaisait à les convoquer et même à les présider.
Ainsi en fut-il à Caen, en 1061, où le duc fut assisté de l’archevêque Maurille, de Rouen, et de Lanfranc, alors prieur de l’abbaye du Bec.
C’est là que fut décidé d’instaurer le couvre-feu à travers le duché. Simplement règlement de police, dira-t-on. En fait, si le souci de la sécurité publique motivait la prescription, celle-ci faisait suite aux dispositions prises en 1047 au ” concile ” de Vaucelles ” (faubourg de Caen), où le jeune duc, venait de triompher d’une coalition armée, avait eu le souci de mettre en application la Paix de Dieu et les garanties de sécurité qu’elle apportait à ses sujets.
Or, il fut décidé à Caen, en 1061, que dans toutes les localités du duché, on sonnerait chaque soir la cloche pour inviter les gens à la prière, après quoi ils devraient rentrer chez eux et fermer leur porte. Simultanément, étaient prises de nouvelles mesures contre les auteurs de vols et d’agressions.

Ainsi a-t-on vu une relation d’origine entre la sonnerie du couvre-feu et celle de l’Angélus, d’autant que l’Angélus n’a d’abord été qu’une prière du soir. En fait, la prière ou les prières dont il est question à Caen en 1061 ne sont pas celles de l’Angélus, et les tintements de la cloche de la fin des complies dans les monastères n’ont rien à voir avec le couvre-feu.
Ce qu’on peut dire – et on l’a dit avec raison – c’est que la volée qui suit les tintements discontinus dans la sonnerie de l’Angélus, est peut-être une survivance de l’ancien couvre-feu médiéval. Quoi qu’il en soit, ce qui est vraiment spécifique de l’Angélus, ce n’est pas la sonnerie à la volée, mais les tintements, trois par trois, qui la précèdent.
Les intervalles entre les trois groupes de tintement devaient, en principe, à l’origine, donner le temps de réciter trois Ave. Il en était ainsi chez les Chartreux au XIVème. Au XVème, les bénédictins de la réforme de Bursfeld, qui compta jusqu’à 180 monastères en Allemagne, Belgique, Hollande et Danemark, avaient coutume à la fin des complies, après Pater, Ave, Credo, de se prosterner et de réciter trois Ave au tintement de la cloche.
A la même époque, les chanoines réguliers de Windesheim faisaient de même après le chant de l’antienne à la Vierge.

Mais, parmi les preuves historiques de la dissociation entre le tintement de l’Angélus et la sonnerie du couvre-feu, il en est une que rapporte W. Henry pour l’Angleterre. Elle concerne la ville de Somerset. En 1331, le doyen du Chapitre, Goddeley, ordonne de sonner trois coups, à trois intervalles rapprochés, sur la grosse cloche de la cathédrale, pour qu’on récite trois Ave, et cela peu de temps avant le couvre-feu.
Notons au passage que la récitation de la salutation angélique semble avoir été plus précocement répandue en Angleterre que sur le continent. D’ailleurs, la même avance se vérifie pour d’autres aspects de la piété mariale.

L’Angélus du Matin

Aussi n’est-il pas étonnant de voir les Anglais, dès le XIVème siècle, doubler l’Angélus du soir de celui du matin. Cela se fit d’abord dans les monastères à l’heure de prime. Puis les séculiers les imitèrent. Mais une certaine fantaisie s’instaure dans le contenu et les intentions de la prière mariale. Ainsi, en 1346, l’évêque de Bath (dans le Somerset) ordonne au clergé de sa cathédrale de réciter cinq Ave matin et soir pour les bienfaiteurs vivants et décédés. En 1399, l’archevêque de Cantorbery, Thomas Arundel, invite l’évêque de Londres à répéter le matin la sonnerie du soir et à faire réciter à ce moment par le clergé et les fidèles un Pater et cinq Ave.

Le ” doublement ” matutinal de la sonnerie du soir et des trois Ave avait déjà été adopté à pavie en 1330.
En France, en 1368, eut lieu à Lavaur (Tarn) un concile qui réunit treize évêques et fut présidé par Geoffroi de Vairolles, archevêque de Narbonne. On y prescrivit de réciter chaque matin cinq Pater en mémoire des Cinq Plaies du Christ et sept Ave pour rappeler les Sept Douleurs de Marie. Assurément cette prière du matin, même annoncée par la cloche, n’est plus étymologiquement un Angélus ; mais il est intéressant de noter, l’association, en 1368, de la dévotion aux Cinq-Plaies de Notre-Seigneur.
C’est assurément le siècle où se développe cet aspect de la piété mariale qui associe la vierge à la Passion du Christ. C’est le siècle où se diffuse le Speculum humanae salvationis, où l’on compose des hymnes sur les sept douleurs de Marie, où naît l’admirable Salve Mater Dolorosa.

En somme l’Angélus , malgré l’appellation, ne se fige pas dans une formulation immuable. Nous allons le voir, quand apparaîtra son extension au milieu du jour, et qu’il prendra la triple fréquence quotidienne qu’il a depuis lors.

L’Angélus de midi

Il semble que l’Angélus du milieu du jour, attesté à Omütz (aujourd’hui Olomouc, en Tchécoslovaquie) en 1413, à Mayence et à Cologne en 1423, ait d’abord été limité au vendredi et n’ait concerné que la dévotion à la Passion du Christ.
Par contre, en 1451, il est quotidien au monastère du Val des Écoliers, à Mons, dans le Hainaut. En 1456, le pape Calixte III, dont le souci majeur est de parer au danger turc, prescrit une croisade de prières et demande que les cloches tintent trois fois le jour et qu’à chaque fois l’on récite trois Pater et trois Ave.
La victoire de Belgrade (1456) sauve momentanément la chrétienté, mais les Turcs restent redoutables et menaçants.
Le roi Louis XI, en 1472, prescrit à tout son royaume l’extension de l’Angélus à midi, et demande qu’à cette heure-là l’intention de prières soit la paix. Aussi appelle-t-on l’Angélus de midi : ” l’Ave Maria de la paix “. Cette pratique de l’Angélus de midi fut indulgenciée en 1475 par le pape Sixte IV qui fut un grand pape marial : il favorisa tout particulièrement le culte liturgique de l’Immaculée Conception.

Dès lors, le triple Angélus avec sa triple sonnerie est attesté un peu partout en Occident : à Beauvais, à Tournai, à Liège, à Aix-la-Chapelle, en Angleterre. Et le pape Alexandre VI, qui fut loin d’être un saint, n’en confirma pas moins, en 1500, les dispositions de Calixte III.

A ces trois l’Angélus s’en ajoute pour les Chartreux un quatrième : un Angélus nocturne qu’ils récitent, au tintement de la cloche, après l’office des laudes.

 

Une coutume inspirée de l’Angélus est rapportée par l’abbé Decorde, historien du pays de Bray, concernant les religieuses du monastère de Clair-Ruissel, de l’ordre de Fontevrault, à Gaillefontaine (Seine-Maritime). En cas d’orage, une soeur parcourait le couvent en agitant une clochette et répétant Et verbum caro factum est (Et le Verbe s’est fait chair). A quoi les autres religieuses répondaient par un Ave Maria (Histoire du canton de Forges, p. 173).
L’Annonciation – Sandro Botticelli

Dans sa thèse de doctorat ès-lettres (1986) sur l’évêque Guillaume Briçonnet (1470-1534), le chanoine Michel Veissière rapporte une intéressante indication donnée en 1620 par Guy Bretonneau, généalogiste de la famille Briçonnet. Il s’agit d’une bulle du pape Léon X, du 27 février 1517, accordant des indulgences ” à tous ceux qui diront dévotement Pater noster et Ave Maria , lorsqu’ils entendront la cloche sonner à cet effect le matin soir et midy, ès diocèses de Meaulx et de Lodesve, et au faulxbourg de Sainct Germain des prèz lès Paris “. Cette bulle avait été accordée à la demande de l’évêque, dont le but, écrit Michel Veissière, était ” incontestablement, par le moyen de l’indulgence, de favoriser un authentique renouveau spirituel centré sur le Christ souffrant en compagnie de la Vierge Marie “. Il s’agissait là d’une des ” formes populaires de dévotion… à la portée des plus simples “, qui avaient la faveur de Mgr Briçonnet . On notera que la prière ne comporte à chaque tintement qu’un Pater et un Ave.

A la même époque, on peut lire, sous le titre De Ave Maria dicenda, une intéressante décision incluse dans les statuts synodaux de l’évêque Antoine d’Estaing (Angoulême, 1506-1523), publiés en 1972 dans les Mémoires de la Société historique et archéologique de la Charente (p. 259-316). Voici la traduction d’un passage du texte original latin : ” … Nous concédons à tous les fidèles de notre diocèse qui, à l’heure du matin, du midi et des complies, quand sonnera la cloche, se mettront à genoux pour dire trois Ave , avec dévotion et regret de leurs péchés, 40 jours d’indulgences… Cela sera annoncé par les archiprêtres, recteurs et vicaires aux messes dominicales “.

S’agenouiller au tintement de la cloche de l’Angélus : les Espagnols n’y manquaient jamais. Un paysan picard se rendant à Compostelle notait : ” Quand on sonne l’Angélus dans ces pays, en tel endroit que l’on se trouve, (il) faut se mettre à genoux. Ils y font mettre les étrangers, même de force en cas de résistance “.

C’est au XVIème que se fixa et se généralisa la forme de l’Angélus , tel que nous le récitions aujourd’hui. On le trouve dans un Petit Office de la Sainte Vierge (Officium parvum B.M.V.) imprimé à Rome au temps de saint Pie V (1566-1572), puis dans le Manuale catholicorum du jésuite saint Pierre Canisius (1521-1597), imprimé à Anvers en 1588. Dans nos livres de piété, l’Angélus porte, selon leur date de publication, soit la référence du pape Benoît XIV (14 septembre 1742), soit celle du pape Léon XIII (15 mars 1884). Ce fut Benoît XIV qui prescrivit de remplacer l’Angélus pendant le Temps Pascal par le Regina Coeli.

Le 25 mars 1918, en la fête de l’Annonciation, se fonda à Blois une association de l’Angélus pour les morts de la guerre. Dans son article du Dictionnaire pratique des connaissances religieuses, l’abbé J. Bricout rapporte qu’en 1921, d’après l’Almanach catholique français, l’association groupait alors près de 50.000 adhérents, et qu’elle avait été approuvée par le pape Benoît XV et recommandée par l’épiscopat. .
Cette association prit un essor considérable après qu’elle eut été transférée à Versailles et canoniquement érigée par Mgr Gibier chez les cisterciens du 19 de la rue du Pont-Colbert, le 13 mars 1929. Pie XI l’enrichit d’indulgences. L’oeuvre, dont la fête fut fixée au jour de l’Annonciation, comportait une section réservée aux enfants de moins de 12 ans, les ” Benjamins de l’Angélus “. Tous les associés s’engageaient, bien entendu, à la récitation quotidienne de l’Angélus.

Aujourd’hui

On sait que chaque dimanche et chaque jour de fête, Benoît XVI récite l’Angélus avec les Romains et les pèlerins groupés sur la place Saint-Pierre, et qu’il précède cette récitation d’une homélie mariale. Étant en dehors de Rome, il maintient volontiers cette double coutume (homélie et récitation de l’Angélus ) lors de ses déplacements, et cela en semaine.

Et plus récemment, voici comment le Saint-Père, en déplacement, s’est adressé à la foule avant de réciter l’Angélus.

” Cette prière que je récite tous les dimanches à Rome avec les pèlerins venus sur la place Saint-Pierre nous donne l’occasion d’approfondir notre lien spirituel avec la Vierge Marie qui précède tout le Peuple de Dieu dans le pèlerinage de la foi. ”

La prière :

V.   L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie
R.   Et elle conçut du Saint-Esprit.

Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.

V.   Voici la Servante du Seigneur
R.   Qu’il me soit fait selon votre parole.

Je vous salue Marie…

V.   Et le Verbe s’est fait chair
R.   Et il a habité parmi nous.

Je vous salue Marie…

V.   Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
R.   Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions. Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos cœurs. Par le message de l’ange, tu nous as fait connaître l’incarnation de ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par sa passion et par sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

R.   Amen.

En latin :

V. Angelus Domini, nuntiavit Mariae
R/ Et concepit de Spiritu Sancto.

Ave Maria, gratia plena,
Dominus tecum.
Benedicta tu in mulieribus,
et benedictus fructus ventris tui, Iesus.
Sancta Maria, mater Dei,
ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis nostrae.

V. Ecce ancilla Domini.
R/ Fiat mihi secundum verbum tuum.
Ave Maria…

V. Et Verbum caro factum est.
R/ Et habitavit in nobis.
Ave Maria…

V. Ora pro nobis, sancta Dei Genetrix.
R/ Ut digni efficiamur promissionibus Christi.

Oremus. Gratiam tuam, quaesumus, Domine, mentibus nostris infunde ; ut qui, Angelo nuntiante, Christi Filii tui incarnationem cognovimus, per passionem eius et crucem, ad resurrectionis gloriam perducamur. Per Christum Dominum nostrum.
R/ Amen.

 » Petite Histoire de l’Angélus

En France #NLQ

Réciter l’Angélus pour la conversion des musulmans

Le groupe des Hommes-Adorateurs communique :

Une rencontre avec Jean-Yves Nerriec, de Mission Angelus, nous a permis de souligner l’importance de lier les missions de nos deux mouvements :

Mission Angelus vise à faire connaître à toute personne venant du monde musulman le message du Christ et de l’Évangile, et ensemble le suivre… ainsi cette association fait sienne cette parole du Concile :

L’Église catholique (…) annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la Voie, la Vérité et la Vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse(Vatican II, déclaration sur les religions non chrétiennes, Nostra aetate n°2).

Les Hommes Adorateurs visent à peupler de plus en plus nos paroisses d’hommes vrais, spirituels, conviviaux, formés et donnés aux autres.

L’adoration constitue donc pour les hommes adorateurs comme un acte de résistance contre tous les asservissements charriés par notre époque. Ils y affirment aussi leur identité masculine, qu’ils ont célébrée virilement d’abord autour d’une table bien garnie, avant de s’offrir au Christ et de se laisser attirer par Lui dans le Cœur à cœur auquel Il les invite. (message de Mgr Rey aux hommes-adorateurs)

Ainsi, nous invitons les Hommes-Adorateurs qui le désirent à prier, via la récitation quotidienne de l’Angélus, pour la conversion au Christ dans le monde musulman, à prier pour la fécondité de l’oeuvre « Mission Angelus« .

Les groupes d’Hommes-Adorateurs pourront également être autant de lieux que Mission Angélus pourra conseiller à nos frères musulmans convertis pour un accueil vrai, viril, spirituel, convivial.

En route !

Gregory Soodts et Jean-Yves Nerriec

NLH #NLQ #Rome

Angélus : Ne pas réduire la religion à des lois à respecter

Lors de l’angélus place Saint-Pierre, le Pape François a rappelé qu’il ne fallait pas céder à la tentation de réduire la religion à la pratique des lois. Les rapports des fidèles avec Dieu ne sont pas ceux des serviteurs avec leur maître.

Sous une forte chaleur, et devant quelques milliers de fidèles, le Pape François est revenu sur l’Évangile de ce dimanche 5 août. Si les semaines passées, c’est l’image de la tendresse de Jésus qui était mise en avant, cette fois, a averti le Saint-Père, « la perspective change » : si la foule recherche de nouveau Jésus, celui-ci veut que les gens le connaissent et que leur rencontre aille au-delà « de la satisfaction immédiate des nécessités matérielles ».

Jésus est en effet venu pour nous « ouvrir l’existence à un horizon plus ample par rapport aux préoccupations quotidiennes, comme se nourrir, s’habiller ou la carrière ». C’est pourquoi il stimule la foule « à faire un pas en avant, à s’interroger sur la signification du miracle et pas seulement à en profiter ». La multiplication des pains et des poissons, « c’est le signe du grand don que le Père a fait à l’humanité et qui est Jésus lui-même » explique François.

Croire en l’envoyé, non pas respecter seulement les lois

Jésus, vrai « pain de la vie », veut rassasier les corps mais aussi les âmes par sa Parole, son Corps et son Sang. Or, cela, la foule ne le comprend pas. Elle pense qu’il faut observer des préceptes « pour obtenir d’autres miracles comme celui de la multiplication des pains »« C’est une tentation commune », reconnait le Pape : réduire la religion à la pratique de lois, « projetant sur notre rapport avec Dieu l’image du rapport entre serviteurs et leur maître ».

ésus leur répond en disant qu’il faut croire en celui qui a été envoyé. Ces paroles valent aussi pour nous aujourd’hui. « La foi en Jésus nous permet d’accomplir les œuvres de Dieu. Si nous nous laissons entrainer dans ce rapport d’amour et de confiance avec Jésus, nous serons capables d’accomplir de bonnes œuvres qui sentent bon l’Évangile, pour le bien et les nécessités des frères » assure François.

40 ans de la mort de Paul VI

Après la prière de l’angélus, le Pape François a fait applaudir par les fidèles le bienheureux Paul VI, « grand pape de la modernité », qui sera canonisé le 14 octobre prochain, lors du synode sur les jeunes. « Il y a quarante ans, le bienheureux pape Paul VI vivait ses dernières heures sur cette terre »« Que du ciel, il intercède pour l’Église qu’il a tant aimée et pour la paix dans le monde ».

NLQ #Rome

Pape François : “Que Dieu nous libère de la volonté de détruite la bonne réputation de l’autre”

« Il y a ici un véritable poison mortel » : le pape François analyse, à angélus de ce dimanche 10 juin 2018, les ravages des colporteurs de calomnies et de médisances. Et il a indiqué l’antidote, à prendre dès que les symptômes se manifestent.

« La malice avec laquelle, de façon préméditée, on veut détruire la bonne réputation de l’autre. Que Dieu nous libère de cette terrible tentation ! Et si, en examinant notre conscience, nous nous rendons compte que cette mauvaise herbe est en train de germer en nous, allons tout de suite le confesser dans le sacrement de pénitence, avant qu’elle ne se développe et produise ses effets néfastes, qui sont incurables », explique le pape. « Soyez attentifs parce que cette attitude détruit les familles, les amitiés, les communautés et même la société », a prévenu le Saint-Père.

Le pape a aussi épinglé le fait que la famille de Jésus voyait d’un mauvais oeil sa « disponibilité » pour les foules. Et il a souligné que le Christ a fondé une « nouvelle famille ».

Faisant la synthèse de ces deux leçons de l’Evangile, le pape a conclu : « Accueillir la parole de Jésus fait de nous des frères, fait de nous la famille de Jésus. Mal parler des autres, détruire la réputation des autres, fait de nous la famille du diable. »

Le pape a ensuite twitté ceci sur son compte @Pontifex_fr : « En toute circonstance, cherchons de satisfaire la voix de l’Esprit Saint, à travers des actions concrètes de bien. »

Après l’angélus, le pape a appelé à prier pour la paix en Corée, et il a salué la béatification d’Adèle de Batz, à Agen (France).

Voici le commentaire de l’Evangile de ce dimanche proposé par le pape, en italien, avant la prière mariale de l’angélus, place Saint-Pierre, dans notre traduction rapide, de travail.

Paroles du pape François avant l’angélus – Traduction Anita Bourdin

Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Évangile de ce dimanche (Mc 3, 20-35) nous montre deux types d’incompréhensions auxquelles Jésus a dû faire face : celle des scribes et celle des membres de sa propre famille.

Première incompréhension. Les scribes étaient des hommes instruits dans les Saintes Écritures et chargés de les expliquer au peuple. Certains d’entre eux sont envoyés de Jérusalem en Galilée, où la renommée de Jésus commençait à se répandre, pour le discréditer aux yeux du peuple : pour faire les colporteurs de ragots, discréditer l’autre, lui enlever son autorité, cette vilaine chose. Et ils ont été envoyés pour faire cela. Et ces scribes arrivent avec accusation précise et terrible – ceux-ci ne ménagent pas les moyens, ils visent au centre et ils disent ceci : « Il est possédé par Belzébuth celui-là et il chasse les démons par le chef des démons » (v 22.). Autrement dit : le chef des démons est celui qui le pousse ; ce qui revient à dire plus ou moins : « c’est un possédé ».

En fait, Jésus guérissait beaucoup de malades, et ils veulent faire croire qu’il le faisait non par l’Esprit de Dieu – comme Jésus le faisait – mais par celui du malin, par la force du diable. Jésus réagit par des paroles fortes et claires, il ne tolère pas cela, parce que ces scribes, peut-être sans s’en rendre compte, tombaient dans le péché le plus grave : nier et blasphémer l’Amour de Dieu qui est présent et agit en Jésus. C’est le blasphème et le péché contre le Saint-Esprit, c’est le seul péché impardonnable – c’est ce que dit Jésus – parce qu’il part d’une fermeture du cœur à la miséricorde de Dieu agissant en Jésus.

Mais cet épisode contient un avertissement qui nous sert à tous. En effet, il peut arriver qu’une forte envie du fait de la bonté et des bonnes œuvres d’une personne puisse conduire à l’accuser faussement. Il y a ici un véritable poison mortel : la malice avec laquelle, de façon préméditée, on veut détruire la bonne réputation de l’autre. Que Dieu nous libère de cette terrible tentation ! Et si, en examinant notre conscience, nous nous rendons compte que cette mauvaise herbe est en train de germer en nous, allons tout de suite le confesser dans le sacrement de pénitence, avant qu’elle ne se développe et produise ses effets néfastes, qui sont incurables. Soyez attentifs parce que cette attitude détruit les familles, les amitiés, les communautés et même la société.

L’Évangile d’aujourd’hui nous parle aussi d’une autre incompréhension, très différente, à l’égard de Jésus : celle de sa famille. Ils étaient inquiets parce que sa nouvelle vie itinérante leur semblait une folie (cf. v. 21). En fait, il se montrait si disponible pour les gens, surtout les malades et les pécheurs, qu’il n’avait même plus le temps de manger. Jésus était ainsi : les gens d’abord, servir les gens, aider les gens, enseigner les gens, guérir les gens. Il était pour les gens. Il n’avait même pas le temps de manger. Par conséquent, sa famille, décide de le ramener à Nazareth, à la maison. Ils arrivent à l’endroit où Jésus prêche et ils le font appeler. On lui dit : « Voici, ta mère, tes frères et tes sœurs qui se tiennent dehors et te cherchent » (v. 32). Il répond : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? », et regardant les gens qui étaient autour de lui pour l’écouter, il ajoute : « Voici ma mère et mes frères ! Parce que celui qui fait la volonté de Dieu, il est pour moi un frère, une soeur et une mère » (vv. 33-34). Jésus a formé une nouvelle famille, basée non plus sur des liens naturels, mais sur la foi en lui, sur son amour qui nous accueille et nous unit entre nous, dans l’Esprit Saint. Tous ceux qui accueillent la parole de Jésus sont enfants de Dieu et frères entre eux. Accueillir la parole de Jésus fait de nous des frères, fait de nous la famille de Jésus. Mal parler des autres, détruire la réputation des autres, fait de nous la famille du diable.

La réponse de Jésus n’est pas un manque de respect pour sa mère et pour sa famille. Au contraire, pour Marie, c’est la reconnaissance la plus grande, parce qu’elle est justement la disciple parfaite qui a obéi en toute à la volonté de Dieu. Que la Vierge Mère nous aide à vivre toujours en communion avec Jésus, en reconnaissant le travail du Saint-Esprit qui agit en Lui et dans l’Église, et régénère le monde pour une vie nouvelle.

Source : Zenit.org

NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Récollection Montfortaine pour la Paix du 8 au 10 juin 2018 à Biarritz (64)

L’Amitié Montfortaine organise, les 8, 9 et 10 juin, à Biarritz, une Récollection pour la Paix, avec Françoise Breynaert (docteur en théologie au Marianum de Rome).

Programme :

  • Vendredi 8 juin à 20h30 à Saint-Joseph (15 rue Victor Hugo) : conférence d’ouverture de Françoise Breynaert sur “La Consécration, une pratique des Vertus de Marie”
  • Samedi 9 juin de 10h à 18h30 à Saint-Joseph (salle du Cloître) : conférence sur “La Venue glorieuse du Christ” à 10h30 ; Angélus et pique-nique partagé à 12h ; “Marie, arbre de Vie” à 14h30 ; “Marie, pont entre les religions ?” à 17h.
    De 20h30 à 22h, église Sainte-Eugénie : Veillée de louange et Adoration pour la Paix à laquelle il est possible de venir en famille déposer un post-it de Prière pour la Paix et une bougie devant le Saint-Sacrement (animation musicale : Maylis Tachon et Dominique Goussebayle).
  • Dimanche 10 juin de 14h ou 17h30 au cinéma Le Pax et Fronton de l’Eglise Sainte-Thérèse (12 rue Larréguy) : “Marie, mère de Jésus, pont entre les religions ?” (animation chants : Heroan Loiret et chorale Kantariak).
Contact : 06 26 22 60 23