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Forum Jésus le Messie, la Bonne Nouvelle du Christ annoncée aux musulmans – 6 & 7 avril 2019 près de Lyon (69)

Thème :   Quelles sont aujourd’hui les attentes spirituelles du monde musulman européen ? Quelles contributions pour les chrétiens à l’annonce et à l’accueil des chrétiens venant du monde musulman ?

73 bis route du Mont-Cindre
69450 SAINT CYR AU MONT D’OR

Ce troisième Forum Jésus le Messie à Lyon propose aux chrétiens soucieux de la mission auprès des personnes du monde musulman un tour d’horizon sur diverses questions touchant à la spécificité de cette pastorale.

M. Jean-Jacques WALTER et Mme Annie LAURENT aborderont des questions touchant aux attentes particulières des musulmans français.

Un accent sera mis cette année sur la prise en compte des musulmans dans les écoles catholiques. M. Charles LORIQUET et M. Jean-François CHEMAIN apporteront leurs témoignages et points de vue sur cette réalité. Enfin Guy STREMSDOERFER et Antony CANET aborderont les questions telles que : “Avons nous le même Dieu ?” et “Comment faire pour aller en France à la rencontre des musulmans ?”

Programme

Samedi matin 9H-12h

9H Accueil (Bénédicte Louis)
9H30 Approche sociologique du monde musulman européen (Jean Jacques Walter)
10H15 Les obstacles à l’accueil de l’Evangile par les musulmans (Annie Laurent)
10H45- 11H15 Pause, visite des stands
11H15 Quelles sont les points de la spiritualité chrétienne pour lesquels les musulmans sont les plus sensibles. (Guy Stremsdoerfer, Salah Mokrani)
12H Repas tiré du sac
12H-14H Partage et visite des stands

Samedi après midi 14H-18h

14H Introduction  (G.Stremsdoerfer)
14H15 « Témoignage : Jésus a fait de moi un témoin » (Nadia Piccard) 14H45 « La prise en compte des musulmans dans les écoles catholiques » (M. C. Loriquet) (service diocésain de l’enseignement catholique)
15H15 Témoignage de pastorale dans diverses écoles catholiques : Témoignages de réalisations,  questions, … ( P. de Parscav, F. Steiben, M. Aubel…)
16H20 Pause visite des stands
17H ATELIER : « Chrétiens-musulmans : avons-nous le même Dieu ? » Joute oratoire (A. Canet, A. Tchoudjem, Angelus-Mission-Lyon.
17H45 Informations
18H     Conclusion de la journée
18H 30 Messe anticipée du Dimanche

Dimanche matin 9H-12h

9H  Accueil
9H15 « Le parcours alpha proposé aux musulmans » ( Judith Bart) responsable d’Al Massira France
10H15 « Jésus m’a révélé sa Face » Paroles de convertis (Myriam Berkane)
10H30 Pause, visite des stands
11HTémoignages « Une Eglise qui se lève en monde musulman : l’Eglise de Kabylie » (Idir et Louisa Benasroune)
11H30 Conclusion et fin du forum.
Possibilité Repas tiré du sac

INSCRIPTIONS

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Prochain Forum Jésus Le Messie le 9 mars 2019 à Pau (64)

PROCHAIN FORUM

Samedi 9 mars 2019
à PAU
de 9h30 à 22h00


Ensemble Scolaire Immaculée Conception

Boulevard Édouard Herriot
64000 PAU

Comment évangéliser les musulmans
quand on se sent faible ?

Intervenants :
Monseigneur Marc AILLET (évêque de Bayonne)
Annie LAURENT (écrivain)
Joseph FADELLE (écrivain)
Mohamed-Christophe BILEK, fondateur de ND de Kabylie
Ephrem YACOUB, (chrétien syro-araméen)
Jean-Yves NERRIEC (co-fondateur de Mission Angelus)

Je m’inscris au forum…

Conférences, Témoignages, Ateliers, Joutes oratoires,
Veillée de prière, Stands d’associations
Entrée gratuite – Inscription obligatoire

Voir le programme 

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Pourquoi ce forum ? : Il s’est formé à l’initiative de convertis de l’islam à Jésus-Christ. Il est une oeuvre de laïcs désireux de répondre aux appels à l’évangélisation lancés par le Christ et le Magistère, et soucieux de témoigner de manière explicite et pertinente auprès des musulmans. Le forum s’est formé en 2013 pour mettre en lien les différentes personnalités, groupes, associations, impliqués soit dans l’accueil dans l’Eglise catholique des musulmans désireux de devenir chrétiens, soit dans l’annonce de l’Evangile aux musulmans. Il vise plus largement à sensibiliser et former les chrétiens sur ces enjeux pour l’Eglise. Le dernier s’est tenu à Paris en février 2019 (reportage KTO).

Pourquoi venir au forum ? : Cinq ingrédients en constituent la recette : la prière, les enseignements, les témoignages, les exercices pratiques de dialogue, la communion entre les différents charismes et sensibilités dans l’Eglise : prêtres diocésains, communautés religieuses, laïcs…pour une mise en réseau missionnaire.
« Il est nécessaire de préparer convenablement les chrétiens qui vivent au contact quotidien des musulmans à connaître l’islam de manière objective et à savoir s’y confronter »,
Saint Jean Paul II, Ecclesia in Europa n°57
« Sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Messie, prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous », 1 Pierre 3,15

Je prie le Chapelet pour préparer le forum…
Je prie l’Angélus pour préparer le forum…

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Conférence sur les Chrétiens d’Orient par Annie Laurent le 10 février 2019 au Barroux (84)

ANNIE LAURENT – DOCTEUR D’ÉTAT EN SCIENCES POLITIQUES

Nommée experte en 2010 par Benoît XVI au Synode spécial des Évêques pour le Moyen-Orient.

Viendra nous donner une conférence sur : «  Chrétiens d’orient – quelle vocation  ? quel avenir  ?  »

Le dimanche 10 février 2019 à 16 heures – au Monastère Sainte-Madeleine du Barroux – Salle Sainte-Marthe (sous le magasin) 1201 Chemin des Rabassières – 84330 Le Barroux

La conférencière proposera ses livres à la vente

Libre participation aux frais

Il est préférable de s’inscrire auprès de :
Annie-Jeanne Deloup
Tel : 04 90 62 11 57
Mail : ajdeloup@orange.fr
ou 06 84 84 31 26

******

Annie Laurent dédicacera ses livres, le matin, à la sortie de la messe conventuelle.

 

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Forum Jésus le Messie – Chrétiens, musulmans, quel Salut ? – les 2 & 3 février 2019 à Paris

PROCHAIN FORUM

 Samedi 2 et dimanche 3 février
2019 à PARIS

Paroisse Notre Dame de Grâce de Passy

16 rue de l’Annonciation
75016 PARIS

Chrétiens, musulmans, quel Salut ?

Intervenants :
Monseigneur Javier MARTINEZ (archevêque de Grenade)
Annie LAURENT (écrivain)
Père Frédéric GUIGAIN (“exégèse d’oralité”)
Lina MURR NEHME (historienne, Liban)
Père Michel GITTON (cté Aïn Karem)
Traudl WALLY (catéchiste, Vienne)
Manuel BAGHDI (responsable des réfugiés, diocèse de Vienne)
Norbert NEUHAUS (ancien directeur de l’AED)
Père Narcisse DJERAMBETE (diocèse de Tunis)
Jean-Yves NERRIEC (co-fondateur de Mission Angelus)
Père Guy PAGES (diocèse de Paris)
Olivier BONNASSIES (fondateur de l’asso. Marie de Nazareth)
Odon LAFONTAINE (le “grand secret de l’islam”)

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Conférences, Témoignages, Ateliers, Joutes oratoires, Veillée de prière
nombreux Stands d’associations
Entrée gratuite – Inscription obligatoire

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Salon des Ecrivains catholiques le 1er décembre 2018 à Paris

L’Association des Ecrivains catholiques de langue française organise son Salon le samedi 1er décembre après-midi à la Mairie du 6e à Paris.
Cent écrivains variés signeront leurs livres et, à 15h30, Aude Mirkovic fera une conférence sur un sujet qui nous tient à coeur :
“PMA pour les femmes : quels enjeux ?”.
Parmi les auteurs présents, signalons :
le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, Jacques Trémolet de Villers, Docteur Patrick Theillier, Jean-Christian Petitfils, Soeur Bernadette Moriau (70e miraculée de Lourdes), Annie Laurent, Michel de Jaeghère, Don Louis-Hervé Guiny, Réginald Gaillard (Grand Prix catholique de littérature 2018), Claire Daudin, Marie-Axelle et Benoît Clermont…

Conférences/Formations #NLQ

Colloque du CEP à Orsay (91) – Qu’est-ce que l’Occident ? – 22 & 23 septembre 2018

Le CEP organise son colloque annuel à Orsay les 22 & 23 septembre 2018. Le thème choisi cette année est “Qu’est-ce que l’Occident ?”, couvrant un large choix de sujet : science, géopolitique, culture, religion, politique… servis par des conférenciers de grande qualité : Dominique Tassot, Bruno Gollnisch, Maxence Hecquard, Guy Berthault, Pierre Hillard, Annie Laurent, Virginie Vota, Benoît Neiss…

Informations

Présentation du CEP

Pour une vision du monde inspirée de la Révélation   

 

Cloisonnés dans leurs discipline et bridés par leurs théories, les hommes de science parviennent souvent mal à entrevoir le sens de leurs recherches. De plus en plus, c’est de sens que le monde a besoin en ce début de millénaire, anxieux qu’il est de savoir où le mènent des découvertes toujours plus perfectionnées et plus dangereuses. Le sens seul permet de s’élever jusqu’à la contemplation d’un ordre intégrant toutes les vérités, lesquelles se tiennent et s’appellent mutuellement.

De même que l’ingénieur connaît le mieux le fonctionnement de l’objet qu’il a conçu, ainsi qui est le plus à même de nous renseigner sur l’Univers, sur son contenu et sur la loi qui le régit, sinon son créateur ? En imposant d’étudier la nature, les sociétés et leur histoire comme si Dieu n’existait pas, un laïcisme mal compris a privé les chercheurs des lumières les plus hautes, donc les plus utiles en définitive. Alors que des hypothèses extravagantes ont droit de cité, on refuse d’office, avant même de les examiner, les précieuses indications laissées par l’Esprit Saint dans le texte le plus vénéré de l’histoire humaine.

Il y a là un préjugé aussi antiscientifique dans son fondement que stérilisant pour la science elle-même et dévalorisant pour la Religion.

Le C.E.P. se propose, tout à l’inverse, de coordonner les différentes sciences, considérées sans œillères idéologiques réductrices, mais de le faire à la lumière des vérités révélées, afin de rétablir ainsi un pont nécessaire entre la Science et la Foi.

Culture #Doctrine / Formation

L’islam et l’histoire : un rapport ambigu

L’intemporalité du Coran a des conséquences directes sur la pensée en islam, démontre Razika Adnani, philosophe d’origine algérienne : « Les recommandations du Coran ne sont soumises ni aux changements du temps ni à la variété des lieux. Elles sont donc immuables et valables en tout temps et en tout lieu […]. Selon la théorie du Coran incréé, soutenue par tous les littéralistes, parce que les recommandations de Dieu sont immuables et intemporelles, il n’y a aucune nécessité à rechercher d’autres lois ou d’autres règles  ». Ce qui exclut le recours à la pensée comme autre source de connaissance (Islam, quel problème ? Les défis de la réforme, UPblisher, 2017p. 36-37).

UNE DOCTRINE CONTESTÉE

D’autres intellectuels musulmans contestent la véracité de l’anhistoricité du Coran, recourant pour cela à une approche raisonnée. La plupart d’entre eux se réfèrent à la thèse du mouvement rationaliste des Moutazilites, très actifs à Bagdad aux VIII-IXème siècles, opposés au dogme du Coran « incréé ».

Razika ADNANI 

Pour les Moutazilites, « Dieu a créé le Coran de la même façon qu’Il a créé toute chose et tout être vivant dans l’univers ; de ce fait, il s’inscrit dans le temps et non en dehors » (op. cit., p. 37-38). Et le fait que le Coran relate des événements qui se sont réellement déroulés, comme certaines guerres menées par Mahomet, telle la bataille de Badr (3, 123), prouve que ce Livre est inscrit dans le temps et dans l’espace, celui de l’Arabie du VIIème siècle. Ce qui explique son écriture en langue arabe (op. cit., p. 59).

  • Nous avons fait de ce Livre explicite une lecture arabe afin que vous puissiez le comprendre (43, 2-3).

Rappelant le principe des « circonstances de la révélation », admis par certaines écoles reconnues par la tradition islamique, R. Adnani en conclut que même les tenants d’une lecture littéraliste du Coran admettent implicitement le caractère créé du Coran et la contextualisation historique de la charia (op. cit., p. 147).

Mohamed ARKOUN

Professeur à la Sorbonne et auteur de plusieurs ouvrages, ce Français d’origine algérienne (1928-2010) considérait que le Coran est un texte créé parce qu’il est « manifesté dans un langage humain – l’arabe -, qu’il est historique et que les êtres humains ont le devoir de le comprendre et de l’interpréter  » (Rachid Benzine, Les nouveaux penseurs de l’islam, Albin Michel, 2004, p. 107-108).

Nasr ABOU ZEID 

Cet universitaire égyptien (1943-2010), professeur de sciences islamiques, a développé une pensée plus élaborée sur le rapport de l’islam à l’histoire, notamment dans son livre Critique du discours religieux (Sindbad, 1999).
Pour lui, la création est « l’inauguration de l’Histoire, car ce n’est qu’à partir de là que l’on peut parler de “temps”  ».
« Si l’on disait que Dieu parlait de toute éternité, c’est-à-dire que sa Parole est incréée, cela reviendrait à dire qu’Il parlait sans destinataire – vu que le monde n’existait pas encore -, ce qui serait incompatible avec Sa sagesse […]. L’historicité est immanente à la création du monde […]. Elle signifie ici la survenance dans le temps, même si ce temps n’en était qu’à son début […]. Si l’acte divin premier – l’acte par lequel le monde est né – est l’acte de l’ouverture du temps, tous les actes qui ont succédé à cet acte inaugural sont des actes historiques, du fait qu’ils se sont accomplis dans le temps et dans l’Histoire. Et tout ce qui découle de ces actes divins est créé, en ce sens qu’il est survenu dans un des instants de l’Histoire ».
Pour cet auteur, cela se situe à deux niveaux.

  • « Le pouvoir divin est infini en ceci qu’il représente tous les actes en puissance, tandis que les actes eux-mêmes, les actes effectifs, parce qu’ils participent du monde fini, sont nécessairement finis, bien qu’ils aient leur source dans le pouvoir infini  ».
  • « Il faut distinguer l’éternité du pouvoir et la temporalité des actes  ». La « Table bien gardée » sensée contenir le Coran est-elle éternelle ou créée ? « Pour nous, elle est forcément créée, autrement on aurait affaire à plusieurs entités éternelles, ce qu’aucun auteur de la tradition musulmane n’a jamais admis. Donc si la “Table bien gardée” est créée, comment le texte qui est inscrit dessus pourrait-il être éternel ?  ».

(p. 36-41).
Dans Les nouveaux penseurs de l’islam (op. cit.), Rachid Benzine, chercheur français, résume l’explication donnée par Nasr Abou Zeid quant au choix de l’écriture arabe. Le Coran est « un texte linguistique, un texte historique et un produit culturel  ». L’arabe est une langue humaine (et non divine) qui lie le divin à l’humain. Compte tenu de la reconnaissance par le Coran lui-même d’un pluralisme linguistique ayant caractérisé les Ecritures antérieures (Torah et Evangile) – « Nous n’avons envoyé de messager qu’avec la langue de son peuple, afin qu’il les éclaire  » (14, 4) – L’universitaire égyptien considère qu’il n’est « pas vraisemblable que la Parole de Dieu soit limitée au seul Coran et à sa langue arabe  » (p. 196 et 203).
En 1995, les positions d’Abou Zeid ont entraîné sa condamnation pour « apostasie » par la Cour d’appel du Caire, ordonnant aussi le divorce avec sa femme. Ces décisions ont été confirmées par la Cour de cassation l’année suivante. Il lui était reproché, entre autres, d’avoir « présenté le texte du saint Coran comme un texte humain  » et d’avoir « préconisé l’usage de la raison pour expliquer les concepts dérivant de la lecture littérale du texte coranique, afin de les remplacer par des concepts modernes, plus humains et progressistes » (R. Benzine, op. cit., p. 187-188).

Fazlur RAHMAN 

Egalement présenté par Rachid Benzine, ce savant pakistanais (1919-1988) s’exila aux Etats-Unis en 1968 après avoir été victime d’une tentative d’assassinat à cause de ses écrits.
Il revendiquait le droit de recourir aux « circonstances de la Révélation » telles que la tradition les a retenues (cf. PFV n° 58) car elles « montrent que le Coran a été révélé en répondant en permanence à des situations historiques particulières  » (Les nouveaux penseurs de l’islamop. cit., p. 131) dans le contexte arabe du temps de Mahomet. Cela permet de distinguer les degrés d’application, générale ou limitée, des versets. Et Rahman s’interroge : « Si les mots, le style et les expressions faisaient partie du patrimoine du Prophète, comment sont-ils devenus Parole éternelle, divine et incréée ? » (ibid., p. 142).

Mohamed KHALAFALLÂH 

Dans sa thèse de doctorat sur « L’art du récit dans le Coran », soutenue au Caire en 1942, cet Égyptien (v. 1916-1998) démontre qu’à côté « d’événements et de personnages ayant une historicité réelle  », le Coran contient des versets « du genre parabolique  » et d’autres « à base de légendes  » (R. Benzine, op. cit., p. 167). Relativisant « fortement les éléments historiques des versets pour en souligner la signification religieuse ou morale  », il considère comme « important que l’exégète ne reste pas esclave d’une lecture littéraliste, mais qu’il ait le souci de saisir le signifié au-delà du signifiant  » (ibid., p. 170).
L’Université d’El-Azhar accusa Mohamed Khalafallâh d’avoir diffamé le Coran parce qu’en le qualifiant de « texte littéraire  » il sous-entendait qu’il résulte d’une « imagination humaine  », laissant supposer qu’il avait été écrit par Mahomet, donc qu’Allah n’en était pas l’unique auteur, ce qui constituait « une insultesuprême ». Le jury refusant d’accueillir sa thèse, Khalafallâh, accusé d’apostasie, dut choisir un autre sujet pour pouvoir accéder à une carrière universitaire (ibid., p. 171-172).

D’autres auteurs penchent pour la contextualisation historique du Coran, du moins des passages contenant des prescriptions inadaptées au monde actuel (charia, djihad).

Abdelmajid CHARFI 

Professeur de lettres à l’Université de Tunis, il réfléchit sur le rapport de l’islam à l’histoire dans son livre L’islam entre le message et l’histoire (Albin Michel, 2004). « Il serait exagéré de prétendre que le Coran seul est le Livre de Dieu : dans la logique de la révélation, il est seulement une copie qui prend en compte les conditions des gens au temps de Mahomet, en fonction de leurs schèmes mentaux à cette époque  » (p. 60).

Youssef SEDDIK 

Cet anthropologue tunisien, professeur d’université en France, réfutant la thèse de l’analphabétisme de Mahomet, à laquelle la plupart des musulmans sont attachés, propose d’ « oublier le dogme d’un “Prophète ignorant”  » (Nous n’avons jamais lu le Coran, éd. de l’Aube, 2006, p. 25). Pour lui, « depuis la mort du prophète Mahomet jusqu’à nos jours, notre histoire est un ramassis de mensonges  » (El-Hurra, 13 juin 2018). El-Hurra (« La Libre ») est une chaîne de télévision arabophone créée en 2004 pour contrer l’influence des chaînes islamistes.

Mahmoud TAHA 

Ingénieur et homme politique soudanais, Mahmoud Taha (1909-1985) publia dans son pays un essai intitulé Le second message de l’islam (1967), dans lequel il distingue la partie du Coran « reçue » à La Mecque, à portée universelle grâce à ses principes religieux fondamentaux et ses valeurs générales, de la partie « reçue » à Médine, restreinte aux contemporains de Mahomet, donc dépassée car inadaptée au XXème siècle. Il préconise dès lors la suppression des prescriptions contenues dans le message médinois.
Cette position, qui revient à admettre l’historicité d’au moins une partie du Coran, s’opposant ainsi au dogme du Coran incréé, entraîna la condamnation à mort de Taha qui fut pendu à Khartoum en 1985 sur ordre du président Gaafar El-Numeiry.
La distinction proposée par Taha a été contestée par Mohamed Talbi (1921-2017), historien tunisien pourtant adepte d’une lecture ouverte du Coran. « Sa thèse [de Taha] ne tient pas. Il est impossible de distinguer avec certitude les sourates mecquoises des sourates médinoises et certains versets ont été révélés antérieurement pour être placés là ensuite  » (Plaidoyer pour un islam moderne, éd. Cérès-DDB, 1998, p. 50).
Aujourd’hui, la plupart des « nouveaux penseurs de l’islam » qui réclament la reconnaissance de l’historicité du Coran vivent en Occident.

POUR CONCLURE 

Il résulte de tout ce qui précède que l’apparition de l’islam au VIIème siècle, donc chronologiquement après l’Ancien et le Nouveau Testaments, ne peut être retenue comme critère d’accomplissement des Écritures.
L’islam a des histoires, mais il n’est pas une histoire. La perspective est différente de celle de la Bible. La « descente » (tanzîl) du Coran relève de la transcendance absolue de Dieu tandis que, pour le christianisme, la Révélation s’accorde avec l’immanence, d’où découlent le principe d’inspiration (wahî) et la pratique d’une exégèse des textes au moyen de méthodes historico-critiques ; ce qui est inapplicable au Coran.
« Dans ces conditions, il paraîtrait inconvenant, en pays d’islam, d’étendre au récit coranique des critères d’analyse appliqués aux textes sacrés. […] Ce serait banaliser le verbe coranique – Parole divine – que d’y associer le concept même de technique narrative, et à plus forte raison de le soumettre aux procédures en vigueur dans l’étude profane des genres littéraires  » (Ali Mérad, L’exégèse coranique, PUF, coll. Que sais-je ?, 1998, p. 38).

Annie Laurent
Secrétaire générale de CLARIFIER

 

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Prochain Forum Jésus Le Messie les 26 et 27 mai 2018 à Paris

Pourquoi le forum ?

Le Forum vise à appeler l’attention de l’Eglise, du monde politique et du monde musulman (voir les objectifs du forum) sur la situation des musulmans qui deviennent chrétiens.

Il réunit des convertis venus de l’islam et des groupes ou associations qui œuvrent pour l’accueil et l’évangélisation des musulmans.

Prochain forum

26 & 27 mai 2018

Du samedi 26 mai 2018 à 9h30 au dimanche 27 mai 2018 à 17h30

ND de Grâce de Passy
8 bis rue de l’Annonciation
75016 PARIS

Programme

Inscriptions

Conférences/Formations #NLQ

Conférence d’Annie Laurent le 17 mai 2018 à Boulogne (92) – L’Islam peut-il être européen ?

L’Islam peut-il être européen ?
Conférence le jeudi 17 mai 2018 – 20h30-22h
44 rue de l’Est
92100 Boulogne-Billancourt

Annie Laurent
Journaliste, conférencière, enseignante et essayiste, spécialiste du Proche-Orient

Inscriptions

Brèves

L’islam n’est-il qu’une religion ? – Annie Laurent

Le Figaro daté du 20 mars 2018 a publié une tribune intitulée « Non au séparatisme islamiste ». Signée par 100 intellectuels, parmi lesquels plusieurs sont de souche musulmane, ce texte s’alarme du « ségrégationnisme » qui accompagne le développement de l’islam en France. « Le nouveau séparatisme avance masqué. Il veut paraître bénin, mais il est en réalité l’arme de la conquête politique et culturelle de l’islamisme ».

Ce texte pose en filigrane la question de l’identité réelle de l’islam. Est-il seulement une religion, à considérer comme les autres, ainsi que le répète le discours officiel, ou bien doit-on le définir comme une idéologie ? A l’heure où le gouvernement cherche à organiser un « islam de France », cette question doit être posée en toute clarté. C’est à une réflexion sur ce thème difficile qu’Annie Laurent vous invite aujourd’hui.

Vous trouverez donc ici, la première partie de cette Petite Feuille verte (n° 55)