Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Prédication du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 25 mars 2019 : l’Annonciation

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc I, 26-38 :

Version audio seule.

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Jubilé des 50 ans de Notre-Dame de Bonne-Garde à Longpont (91) le 24 mars 2019

Notre-Dame-de-Bonne-Garde a été solennellement proclamée patronne du diocèse le 31 mai 1969. Depuis 50 ans la Vierge Marie et la basilique de Longpont ont tenu une place très spéciale au cœur de notre diocèse d’Évry-Corbeil-Essonnes. Cet anniversaire va donner lieu à un Jubilé qui s’ouvrira le dimanche 24 mars, veille de la fête de l’Annonciation et qui s’achèvera le dimanche 8 décembre 2019, fête de l’Immaculée Conception.
Les secteurs pastoraux, les paroisses mais aussi les mouvements et les groupes de toutes sortes sont d’ores et déjà invités à se rendre à Longpont au cours de cette année jubilaire, chacun à sa façon et chacun à son rythme. Pour organiser votre pèlerinage…
Contact : courriel – 06 67 15 96 13 – 01 69 01 02 24

Dimanche 24 mars – à partir de 17h – Basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde, Longpont, ouverture du Jubilé.

  • 17h – Vêpres de l’Annonciation
  • 18h – Messe de l’Annonciation présidée par notre évêque Mgr Michel Pansard.
    Inauguration du grand panneau mural « Marie en Essonne », procession des lumières.

NB :

  1. Pour cette célébration d’ouverture nous recherchons, pour l’ensemble du diocèse, un représentant par paroisse (et par lieu de culte). Merci de vous inscrire, dès que possible, à la permanence de la basilique au 01 69 01 02 24 (tous les jours entre 14h30 et 18h)
  2. Nous recherchons une photo numérique de bonne qualité représentant une image de la Vierge Marie présente dans chaque lieu de culte de notre diocèse. (Statue ou vitrail ou tableau).
    Merci de l’envoyer par courriel avant le 15 février.

NLQ #Théologie

Annonciation (fêtée ce 9 avril 2018) – Quelle importance dans nos vies concrètes ? – Benoît XVI

Chers frères et sœurs,

 

 

[…]

 

Ces événements importants pour l’Église à Cuba sont illuminés d’un éclat inhabituel par la fête que l’Église universelle célèbre aujourd’hui : l’Annonciation du Seigneur à la Vierge Marie. En effet, l’incarnation du Fils de Dieu est le mystère central de la foi chrétienne, et en lui, Marie occupe un rôle de premier ordre. Mais, que veut dire ce mystère ? et quelle importance a-t-il pour nos vies concrètes ?

Voyons avant tout ce que signifie l’Incarnation. Dans l’évangile de saint Luc, nous avons écouté les paroles de l’ange à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre. C’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu » (Lc 1, 35). En Marie, le Fils de Dieu se fait homme, accomplissant ainsi la prophétie d’Isaïe : « Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, et elle lui donnera le nom d’Emmanuel, qui signifie ‘Dieu-avec-nous’ » (Is 7, 14). Oui, Jésus, le Verbe fait chair, est le Dieu-avec-nous, qui est venu habiter parmi nous et partager notre condition humaine elle-même. L’apôtre saint Jean l’exprime de la manière suivante : « Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous » (Jn 1, 14). L’expression « s’est fait chair » souligne la réalité humaine la plus concrète et la plus tangible. Dans le Christ, Dieu est venu réellement au monde, il est entré dans notre histoire, il a installé sa demeure parmi nous, accomplissant ainsi l’intime aspiration de l’être humain que le monde soit réellement un foyer pour l’homme. En revanche, quand Dieu est jeté dehors, le monde se transforme en un lieu inhospitalier pour l’homme, décevant en même temps la vraie vocation de la création d’être un espace pour l’alliance, pour le « oui » de l’amour entre Dieu et l’humanité qui lui répond. C’est ce que fit Marie, étant la prémisse des croyants par son « oui » sans réserve au Seigneur.

Pour cela, en contemplant le mystère de l’Incarnation, nous ne pouvons pas nous empêcher de tourner notre regard vers elle et nous remplir d’étonnement, de gratitude et d’amour en voyant comment notre Dieu, en entrant dans le monde, a voulu compter avec le consentement libre d’une de ses créatures. Ce n’est que quand la Vierge répondit à l’ange : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38), que le Verbe éternel du Père commença son existence humaine dans le temps. Il est émouvant de voir comment Dieu non seulement respecte la liberté humaine, mais semble en avoir besoin. Et nous voyons aussi comment le commencement de l’existence terrestre du Fils de Dieu est marqué par un double « oui » à la volonté salvatrice du Père : celui du Christ et celui de Marie. Cette obéissance à Dieu est celle qui ouvre les portes du monde à la vérité et au salut. En effet, Dieu nous a créés comme fruit de son amour infini, c’est pourquoi vivre conformément à sa volonté est la voie pour rencontrer notre authentique identité, la vérité de notre être, alors que s’éloigner de Dieu nous écarte de nous-mêmes et nous précipite dans le néant. L’obéissance dans la foi est la vraie liberté, l’authentique rédemption qui nous permet de nous unir à l’amour de Jésus en son effort pour se conformer à la volonté du Père. La rédemption est toujours ce processus de porter la volonté humaine à la pleine communion avec la volonté divine (cf. Lectio divina avec le clergé de Rome, 18 février 2010).

Chers frères, nous louons aujourd’hui la Très Sainte Vierge pour sa foi et nous lui disons aussi avec sainte Elisabeth : « Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45). Comme dit saint Augustin, avant de concevoir le Christ dans son sein, Marie le conçut dans la foi de son cœur. Marie crut et s’accomplit dans ce qu’elle croyait (cf. Sermon 215, 4 : PL 38, 1074). Demandons au Seigneur de faire grandir notre foi, qu’il la rende vive et féconde dans l’amour. Demandons-lui de savoir accueillir en notre cœur comme elle la parole de Dieu et de l’appliquer avec docilité et constance.

La Vierge Marie , de par son rôle irremplaçable dans le mystère du Christ, représente l’image et le modèle de l’Église. L’Église aussi, de même que fit la Mère du Christ, est appelée à accueillir en soi le mystère de Dieu qui vient habiter en elle. Chers frères, je connais les efforts, l’audace et l’abnégation avec lesquels vous travaillez chaque jour pour que, dans les réalités concrètes de votre pays, et en cette période de l’histoire, l’Église reflète toujours plus son vrai visage comme un lieu où Dieu s’approche et rencontre les hommes. L’Église, corps vivant du Christ, a la mission de prolonger sur la terre la présence salvatrice de Dieu, d’ouvrir le monde à quelque chose de plus grand que lui-même, l’amour et la lumière de Dieu. Cela vaut la peine, chers frères, de dédier toute sa vie au Christ, de grandir chaque jour dans son amitié et de se sentir appelé à annoncer la beauté et la bonté de sa vie à tous les hommes, nos frères. Je vous encourage dans cette tâche de semer dans le monde la parole de Dieu et d’offrir à tous le vrai aliment du corps du Christ. Pâques s’approchant déjà, décidons-nous sans peur et sans complexe à suivre Jésus sur le chemin de la croix. Acceptons avec patience et foi n’importe quel contrariété ou affliction, avec la conviction que dans sa résurrection il a vaincu le pouvoir du mal qui obscurcit tout, et a fait se lever un monde nouveau, le monde de Dieu, de la lumière, de la vérité et de la joie. Le Seigneur n’arrêtera pas de bénir par des fruits abondants la générosité de votre dévouement.

Le mystère de l’incarnation, dans lequel Dieu se fait proche de nous, nous montre également la dignité incomparable de toute vie humaine. C’est pourquoi, dans son projet d’amour, depuis la création, Dieu a confié à la famille fondée sur le mariage, la très haute mission d’être la cellule fondamentale de la société et la vraie Église domestique. C’est avec cette certitude que, vous, chers époux, vous devez être spécialement pour vos enfants, le signe réel et visible de l’amour du Christ pour l’Église. Cuba a besoin du témoignage de votre fidélité, de votre unité, de votre capacité à accueillir la vie humaine, spécialement celle sans défense et dans le besoin.

Chers frères, devant le regard de la Vierge de la Charité de Cobre, je désire lancer un appel pour que vous donniez un nouvel élan à votre foi, pour que vous viviez du Christ et pour le Christ, et qu’avec les armes de la paix, le pardon et la compréhension, vous luttiez pour construire une société ouverte et rénovée, une société meilleure, plus digne de l’homme, qui reflète davantage la bonté de Dieu. Amen.

 

Source

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Ensemble avec Marie le 9 avril 2018 à Vénissieux (69)

Avec Marie, signe de la miséricorde divine chrétiens et musulmans fêtent l’Annonciation.

Programme

  • 19h15 : accueil
  • 19h45-20h45 : rencontre spirituelle
  • 20h45-22h : temps de partage amical

Informations

Inscription souhaitée avant le 30 mars

06 79 99 57 83
eamlyon2018@gmail.com
Parking place du marché (1000 places)

Informations pratiques

2 rue Président Edouard Herriot 69200 Vénissieux.
Illustration : Annonciation, par Le Greco

NLQ #Sorties/Animations

Soirée Cheese & Wine pour les femmes à L’Île-Bouchard (37) le 9 avril 2018

La fête de de l’Annonciation, reportée en 2018 au lundi 9 avril (car la date habituelle du 25 mars tombe cette année le dimanche des Rameaux) est l’occasion de se retrouver entre femmes, avec un bon verre de vin (avec modération), et un excellent fromage de chèvre de Sainte-Maure !

Au menu :

  • 18h30 : messe de l’Annonciation
  • bénédiction individuelle des femmes
  • dîner Cheese & Wine

Le tout à l’église Saint-Gilles de L’Ile-Bouchard.

Pas d’inscription, entrée libre !

Venez avec des amies !

Attention ! La messe est à 18h30 et non 18h.

Téléchargez le tract

Pour les hommes, soirée le lundi 19 mars à Richelieu.

Europe non francophone #NLQ

L’Angleterre de nouveau « dot de Marie » dès 2020

L’Angleterre, en 2020, sera de nouveau consacrée comme « dot de Marie » (« Dowry of Mary »), ce titre que la Mère de Dieu détenait depuis le XIe siècle mais qui s’est perdu avec l’arrivée de la réforme et la naissance de l’Église anglicane.

L’annonce a été faite par le recteur du sanctuaire de Notre-Dame de Walsingham, Mgr John Armitage, en précisant qu’une cérémonie aurait lieu à cette occasion, le jour de l’Annonciation. D’ici là, les préparatifs ont déjà commencé sur le plan spirituel : une première neuvaine a été lancée par le recteur du sanctuaire, neuvaine qui s’est achevée ce 24 septembre 2017, jour du renouvellement de la consécration de l’Angleterre à la Vierge Marie, il y a 67 ans (1950).

Au XIe siècle, en Angleterre, la dévotion à la Mère de Dieu était très répandue, probablement plus répandue que partout ailleurs en Europe occidentale. Le sanctuaire de Walsingham est un – et le dernier créé – des dix sanctuaires dédiés à la Mère de Dieu sur le territoire.

Selon la tradition, la Vierge y est apparue en 1061 à une noble saxonne à qui elle demanda de construire une réplique de sa maison à Nazareth (1). La Sainte Maison est alors construite et les fidèles y affluent. Walsingham est resté, durant tout le Moyen Âge, l’un des plus grands pèlerinages d’Europe du Nord.

Puis est arrivée la Réforme protestante et le sanctuaire a été détruit en 1538. Il faudra 400 ans au sanctuaire pour se relever de ses cendres.

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(1)   On se souvient que la maison de la Vierge à Nazareth, a été transportée par les anges, le 10  décembre 1294, à Lorette à cause de la destruction des Lieux Saints suite à la défaite des croisés en Terre Sainte.

 

Ce texte est proposé par l’Association Marie de Nazareth, une association de laïcs et de religieux dont le but est de participer avec la Vierge Marie à l’oeuvre d’évangélisation du monde.

Vous pouvez les aider en faisant un don

 

Conférences/Formations #NLQ

Conférence sur l’Irak et les jeunes irakiens par Mgr Mirkis, à Paris le 9 novembre

Les frères dominicains du Couvent de l’Annonciation à Paris, les membres de l’association « Aux porteurs de lumière »  sont heureux de vous inviter à la conférence que donnera :

Mgr Yousif Thomas Mirkis, dominicain,

Archevêque de Kirkuk et Souleymanieh

                                  

 

Le soutien aux jeunes irakiens et irakiennes

et à leur formation, un défi pour l’avenir de l’Irak 

Le jeudi 9 novembre 2017

 

à 20h00

 

au Couvent de l’Annonciation

Couvent de l’Annonciation

222, rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS

Métro : Etoile-Charles de Gaulle – Ternes – George V

Culture #Doctrine / Formation #NLQ

L’Annonciation du corridor du couvent San Marco de Florence

L’Annonciation du corridor du couvent Saint Marc à Florence est l’une des plus connue du peintre. Cette fresque se trouve sur l’une des parois du couloir du premier étage du couvent. Elle est située en face de l’escalier du rez-de-chaussée qui mène aux cellules. Les moines, pour regagner celles-ci, gravissaient nécessairement ces marches et cette Annonciation s’offrait donc à leur vue plusieurs fois par jour. Fra Angelico réalise cette œuvre dans les années 1445-1450. La fresque est monumentale, elle mesure 2.30 m. de hauteur sur 3.21 m. de large. Comme toutes les œuvres du peintre, cette oeuvre a une fonction cultuelle, elle est liée à un rite précis et incite à la récitation de l’Ave.

L’inscription qui se détache en bas de la peinture sur l’épaisseur de la marche rappelle le rôle actif que joue cette Annonciation dans la piété quotidienne des moines. « Virginis intacte cum veneris ante figuram, praetereundo cave ne sileatur Ave » (Lorsque tu passes devant cette image de la Vierge intacte, prends garde à ne pas oublier de dire un Ave). Cette phrase ne fait pas office de simple commentaire, elle affirme la raison d’être de l’image. Réciter un Ave, c’est célébrer la foi de Marie qui ouvre à l’humanité la perspective du Salut. Elle est la nouvelle Eve. La tradition patristique la plus ancienne a opposé Marie et Eve dans la scène de l’Annonciation. Eve avait apporté la mort par sa désobéissance, Marie, lors de l’Annonciation, restaure la vie et apporte la délivrance par sa foi. Saint Irénée exprime cette idée par la formule suivante : « le genre humain avait été assujetti à la mort par une vierge, la désobéissance d’une vierge ayant été contrebalancée par l’obéissance d’une vierge. » De même Tertullien écrit : « Eve s’était fiée au serpent, Marie se fia à Gabriel, le mal qu’avait fait Eve en croyant, Marie en croyant le supprima. »

Dans l’Annonciation du corridor, la rencontre de l’ange Gabriel et de la Vierge Marie a lieu sous un grand portique, leurs silhouettes sont encadrées par les deux arcades du premier plan, à gauche s’étend le jardin clos, symbole de la Vierge. L’architecture est d’un dépouillement très pur. Le point de fuite, légèrement déporté sur la droite, souligne l’asymétrie de l’espace. Espace profond et ouvert du côté de l’ange, espace plus réduit et plus intime du côté de la Vierge Marie. Les colonnes sont solides, lisses et surmontées de chapiteaux, corinthiens au premier plan, ioniques au second. A gauche le jardin retient l’attention par l’importance de sa haute palissade. Ce jardin clos fait écho au mode de vie des moines dominicains coupés du monde régulier. La végétation de part et d’autre de la clôture est très différente. Profusion et désordre de la nature à l’extérieur, pré fleuri et disposition ordonnée des fleurs à l’intérieur. L’Ange Gabriel est vêtu avec raffinement, sa robe est brodée, le tissu soyeux. La fantastique palette de couleurs des plumes des ailes montre la préciosité et la splendeur de l’ange. Face à l’élégance de Gabriel, la représentation de la Vierge Marie se différencie par un grand naturel et une totale simplicité. Tous les éléments qui entourent la Vierge – le tabouret grossièrement taillé ou la pauvreté de la cellule – rappellent la sobriété de la vie monacale.

Le visage de Marie est d’une vérité prenante. Ses traits sont réguliers, harmonieux. Les yeux fixés sur l’ange, elle ne paraît ni troublée, ni étonnée ; il se dégage d’elle un grand calme. Pourtant, si l’on regarde attentivement le personnage de la Vierge, on sent que celle-ci vit un moment unique, une transformation intérieure. Justement parce que son visage, par sa fixité, donne à celui qui contemple la fresque une impression d’un moment suspendu, crucial, intemporel. Cette Annonciation, par son absolue sobriété, par la gravité de la Vierge Marie, par sa posture qui marque son entière soumission à la volonté de Dieu suggère la présence divine dans la réalité sensible. Le mystère de l’Incarnation se joue tout entier dans cet instant que le peintre a voulu représenter le plus simplement possible.

 

Julie Faure

Source Cyrano.net

Retrouvez aussi Fra Angelico, l’Art au service de la foi et Fra Angelico peintre de la Somme Théologique

En France #NLQ

Notre histoire avec Marie : le miracle méconnu de Notre-Dame de l’Osier à Vinay

Aux premières années du règne de Louis XIV, le jeudi 25 mars 1649, aux Plantées, (petit village du diocèse de Grenoble) : dans ce hameau situé à une lieue du bourg, vivent une vingtaine de personnes, parmi lesquelles Pierre Port-Combet. Pierre est huguenot tandis que son épouse Jeanne Pélion est catholique.

En ce temps-là, les grandes fêtes religieuses sont obligatoirement chômées par tout le Royaume : c’est le cas du 25 mars, fête de l’Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie.

Mais Pierre n’a que faire de cette grande fête mariale et, passant outre à la stricte défense du travail, malgré les supplications de son épouse, il prend sa serpette et entreprend de tailler l’amarinier (osier) qui se trouve devant sa maison.
Après quelques instants de labeur, il constate que sa serpette et ses vêtements sont couverts de sang. Croyant s’être blessé, il rentre chez lui et, aidé par Jeanne, se nettoie… Mais il ne se trouve point de blessure.
Accompagné de son épouse il retourne près de l’arbre, reprend son travail : l’un comme l’autre constatent alors que le sang coule des coupures de l’osier.
Un voisin qui passe est témoin de la scène. La rumeur de ce fait extraordinaire se répand.

Pierre est poursuivi et condamné par la justice du Roi pour avoir bravé l’interdiction de travailler en ce jour de fête. Il sera ensuite interrogé par une commission d’enquête religieuse diligentée par Monseigneur Scarron, Prince-Evêque de Grenoble.

L’événement est jugé d’importance par les autorités religieuses, et il va largement dépasser les frontières de la région. Un an plus tard il fera même l’objet d’une publication dans la « Gazette parisienne  » de Théophraste Renaudot, sous le titre « Nouvelle Extraordinaire ».
Les pèlerins commencent à venir prier autour de l’osier miraculeux.

Mars 1657 : huit années ont passé.
Ce matin-là, Pierre laboure son champ, au sud du hameau. Le dit hameau s’est déjà pourvu d’une chapelle… et de quelques estaminets !

Tandis donc qu’il est à son labour, Pierre est interpellé par une belle dame qu’il ne connaît pas mais qui va lui montrer qu’elle le connaît bien : elle l’interroge sur la fréquentation du petit sanctuaire, puis elle lui reproche sa religion et lui annonce une mort prochaine qu’elle « ne pourra protéger, s’il ne change pas ». Elle demande aussi des prières plus ferventes de la part de ceux qui viennent à la chapelle de l’Osier.

Quelques semaines plus tard Pierre tombe malade ; il comprend que sa fin est proche et se remémore le message et l’avertissement de la belle inconnue (« la plus belle créature qui se puisse jamais voir au monde  » selon ses propres termes), il abjure les erreurs calvinistes et se convertit au catholicisme avant de mourir, le 21 août 1657.
Une croix et une chapelle sont alors érigées à l’emplacement de la rencontre avec la belle Dame.

L’apparition de 1657, la conversion de Pierre Port-Combet, les nombreux miracles attestés qui se produisent dans les semaines et les mois suivants, établissent la notoriété du sanctuaire. On y vient en pèlerinage de tout le diocèse mais aussi des provinces avoisinantes. Il y a jusqu’à dix prêtres résidant à l’Osier.

Dès 1664, les Augustins de Vinay sont appelés à remplacer les séculiers, ils prennent  sérieusement en charge le pèlerinage et construisent, entre 1668 et 1673, un grand couvent (qui sera malheureusement totalement détruit dans un incendie à Noël 1948).

Les miracles se succèdent au rythme des pèlerinages : 27 reconnus entre 1656 et 1660, 9 entre 1661 et 1670. Ainsi le sanctuaire, terre de miracles, va-t-il connaître plus de 100 ans d’une intense activité religieuse.

Le 18 novembre 1790, les moines Augustins sont chassés de l’Osier. La Révolution, ici comme ailleurs, va bouleverser la vie du village. L’église est pillée, et bon nombre des objets de culte détruits. Les morceaux de la statue de la Vierge et les restes de l’osier sanglant sont cachés dans les bois par les habitants.
La Restauration verra le retour de quelques prêtres, mais le sanctuaire ne retrouvera pas sa fréquentation passée.

En 1830, Notre-Dame-de-l’Osier est érigée en paroisse. Puis, en 1834, la toute jeune Congrégation des Oblats de Marie Immaculée est appelée pour s’occuper du pèlerinage.
Les Oblats construisent l’Hospice de Bon-Rencontre en 1840 et créent une communauté d’Oblates chargée de l’hospitalité des pèlerins lors de leurs séjours à l’Osier. En 1841, ils ouvrent un noviciat qui recevra jusqu’à 70 pensionnaires par an. Cette maison de formation religieuse donnera à l’Afrique, aux Indes et à l’Amérique du Nord bon nombre de missionnaires.
La révolution de 1848 épargnera le sanctuaire.
Résultat de recherche d'images pour "notre-dame de l'osier"En 1856, l’inauguration de la tour jointe à la chapelle de Bon-Rencontre (lieu d’apparition de la Vierge) attire 30.000 pèlerins. Le 17 mai 1858, les Pères Oblats posent la première pierre d’une nouvelle église, l’actuelle basilique, sur les plans d’Alfred Berruyer. Sa construction durera 10 ans, mais elle ne sera jamais terminée, faute d’argent ! Elle restera sans les flèches de ses clochetons et sans le campanile qui, sur sa droite, devait supporter les cloches. Inaugurée en 1868, consacrée le 8 septembre 1873, elle sera érigée en Basilique Mineure par Pie XI en 1924.

Les décrets de 1880 contre les congrégations religieuses, entraîneront, le 4 novembre, l’expulsion des Oblats de Marie Immaculé, mais, avec la complicité des habitants, ils resteront dans le village. La laïcisation de l’école communale, en 1895, les conduira à ouvrir une école libre, tenue par les soeurs de l’hospice. Après le vote de la loi contre les congrégations religieuses du 1er juillet 1901, le noviciat quittera définitivement l’Osier pour l’Italie : 62 générations, soit 1346 novices auront été formés à l’Osier, 542 resteront Oblats jusqu’à leur mort, 12 deviendront évêques, 3 supérieurs généraux, et un, Joseph Girard, sera canonisé. L’école libre sera fermée le 20 avril 1903, les soeurs expulsées. Les Oblats subiront le même sort le 16 juin 1903.

Le 27 juillet 1908, les Oblats reprennent possession du sanctuaire et redonnent au pèlerinage tout son éclat. En 1923, 10.000 pèlerins assistent au cinquantenaire du Couronnement de la Vierge.

De nouveaux miracles sont signalés : 8 sont recensés entre 1834 et 1939. Signalons particulièrement celui-ci, le dernier à avoir été officiellement enregistré : en 1915, Paul Brichet, de Saint-Jean-en-Royans, invalide de guerre, réformé pour rhumatismes articulaires contractés dans les tranchées, vient en pèlerinage à l’Osier, il repart guéri, laissant ses béquilles et un ex-voto en remerciement.

Aujourd’hui, le sanctuaire de Notre-Dame de l’Osier a perdu beaucoup de sa notoriété : le modernisme, le rationalisme, le faux oecuménisme qui se sont introduits dans l’Eglise catholique au cours de la seconde moitié du XXe siècle ont contribué à laisser de côté cette apparition et le message de la Très Sainte Vierge demandant la conversion du huguenot… On ne peut donc que saluer les efforts actuels entrepris pour redonner vie au sanctuaire.

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Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Le 25 mars, journée mondiale de l’enfant à naître : fêtez l’Annonciation à l’Evangile de la Vie

Samedi 25 mars, venez fêter l’Annonciation, journée mondiale de l’enfant à naître, 22ème anniversaire de l’Encyclique de Jean Paul II l’Évangile de la Vie.

de 8h30 à 11h30 : Messe, enseignement ; prière pour la Vie de Saint Jean Paul II. Chapelet et début d’une nouvelle neuvaine à Marie qui défait les noeuds.

Entrée directement rue du Saint-Sacrement, à 84500 Bollène.

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