Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence ” être un éducateur chrétien” le 10 novembre 2018 à Saint-Etienne (42)

A la une #Doctrine / Formation #NLH

Le besoin de salut est indispensable à notre humanité

de Benoît A. Dumas sur France Catholique :

Du contraste et même de la contradiction entre l’amplitude et la vérité de nos désirs, d’une part, et notre incapacité naturelle à atteindre leur objet et à nous en emparer, d’autre part, surgit ce qu’on peut véritablement appeler un “besoin de salut”.

Mais d’abord, qui ne désire retrouver pour toujours, transfigurés, les être chers qu’il aime, qu’il a aimés ? N’avons-nous pas le sentiment que le sens de la vie serait amoindri, peut-être même perdu, si nous n’avions, chevillé au coeur, l’espoir, même vague et confus, d’être à nouveau réunis à ceux et celles qui sont, qui ont été, à un moment ou de façon durable, une part inséparable de nous-mêmes et de notre attachement au monde ?

Parcourons ensuite à grands pas divers domaines immenses de nos désirs.

Les aspirations du coeur et de l’esprit humain sont immenses. Nos désirs de perfection et de plénitude s’avèrent décidément insatiables. Nous voudrions un bonheur absolu et définitif et nous avons le sentiment d’être ouverts à cela, d’être faits pour cela, d’y être ordonnés… Pour peu que notre éducation et notre culture nous stimulent et nous en donnent les moyens ; que nous ne soyons pas défaits ou décomposés par des épreuves ou des malheurs presque insurmontables, nous dépassons par l’imagination et la pensée les limites d’une existence moyenne ordinaire et tranquille et nous nous projetons hardiment vers ce qui pourrait réellement nous combler.

Et ceci en de multiples domaines. Le domaine de notre relation au Bien, qui mesure en définitive notre valeur humaine, se présente en premier par ordre d’excellence : Qui n’aspire à être humainement meilleur par la qualité morale de sa vie, et à recevoir de quelque manière approbation et récompense pour le labeur accompli ? Qui n’aspire à aimer et à être aimé davantage ?

À embrasser un plus grand nombre d’êtres humains dans son amour et sa bienveillance ? Ce champ de la relation au Bien concerne conjointement notre histoire singulière et notre Histoire collective. Ce que l’on veut pour soi, on le souhaite pareillement pour tous, plus encore si l’on travaille ardemment à l’avènement d’un bonheur messianique pour une humanité nouvelle.

Mais il n’y a pas que l’attrait du Bien et l’amour passionné qui dilatent le coeur. La beauté du monde et les réussites de l’art nous fascinent par éclairs et nous voudrions en être toujours abreuvés…, et nos expériences nous poussent à vouloir toujours plus et mieux, dans une sorte de dialectique ascendante.

Il en va de même dans le domaine de la connaissance : qui a mis le doigt dans l’engrenage de la recherche de la vérité s’offrant à nous, en de multiples secteurs et sous de multiples aspects, ambitionne de percer tous les mystères de la sagesse et de la science, et de pouvoir enfin contempler toutes choses – et leur auteur – dans la lumière.

Je résume : notre âme a soif de Bien, de Beauté, de Vérité, et dans cet élan se trouve emportée indéfiniment vers un infini… hors d’atteinte.

*

Hors d’atteinte ? Oui, parce que la mort est là, inexorablement et universellement présente. Parce que le mal menace et casse nos plus hautes et sublimes espérances. Parce que notre humanité, malgré sa volonté et ses efforts, est profondément meurtrie et blessée et ne sait que balbutier le couronnement de ses immenses désirs.

Et même en admettant que nous soyons immortels par quelque part de nous-mêmes, ce bonheur éblouissant avec toutes ses composantes, nous sommes inaptes, par nos propres ressources, à nous en emparer. « Qui nous fera voir le bonheur ? »

Cet élan irrépressible dont l’aboutissement demeure en suspens constitue un violent paradoxe : tellement notre volonté de vivre toujours aussi bien que notre polarité vers un bonheur total et rassasiant sont liés à ce que nous sommes et sont constitutifs de notre nature humaine. Aucun artifice, aucun passe-droit philosophique à nommer ce constat : « besoin de salut ».

*

Dans la foi chrétienne, ce besoin de salut est initialement appréhendé comme étant la prise de conscience par l’homme de sa volonté, élémentaire ou profonde, de faire le bien, et de sa quasi-impossibilité à l’accomplir. Avec comme illustration le diagnostic de S. Paul : “Vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l’accomplir : puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas (…) Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera ?” (lettre aux Romains 7, 14-25)

Le constat de notre division intérieure entre le bien et le mal n’est pas propre à la religion biblique. Le texte d’Ovide, célèbre auteur latin au tournant de notre ère, cité ci-après, procède de la même prise de conscience. Et le commentaire que je rapporte illustre encore l’appropriation de cette expérience par une voix contemporaine autorisée. « Video méliora provoque, détériora sequor ». Je vois le bien et je l’approuve, mais je fais (je suis) le mal. (Réflexion mise dans la bouche de Médée (Métamorphoses VII, 2 – Nouveau Petit Larousse, 1958, locutions latines et étrangères). La citation est accompagnée de la l’explication suivante : « ces paroles peignent l’homme à qui son intelligence droite montre le chemin du devoir et de la vérité, mais que sa faiblesse et l’appât du plaisir entraînent néanmoins vers le mal »

*

Ce besoin de salut n’est pas une donnée purement individuelle, je le rappelle. Il est transposable aux sociétés humaines et à leur Histoire. Nous sommes dans l’incapacité de faire le Bien, dans toute la diversité des domaines qui nous requièrent, sur de longues périodes et à échelle universelle, de telle sorte que soit assurée la vie harmonieuse des peuples et des civilisations dans la liberté, la rectitude, la justice, la fraternité, la paix… A ce niveau terrestre et immanent, ce n’est pas de salut “transcendant” qu’il faut parler, mais d’abord de libération. C’est d’ailleurs selon cet ordre que s’est déroulée la révélation biblique de Dieu : avant d’être le Dieu sauveur, il libéra son peuple de la servitude et de l’oppression des Egyptiens. Il fut le libérateur. Et la révélation judéo-chrétienne en son entier oscille dans un indispensable va-et-vient entre ces deux pôles complémentaires du salut et de la libération. A ce propos, dans les années du Concile Vatican II, le journaliste religieux du journal le Monde, Henri Fesquet, avait cette formule pertinente et féconde : “la libération est l’immanence du salut, le salut est la transcendance de la libération”.

Le champ où l’homme expérimente ce besoin de salut ne se limite pas, loin de là ! au domaine moral, bien que dans cet espace ledit besoin soit aisé à identifier et assez communément ressenti, sinon franchement reconnu. Il se fait jour aussi dans les différents domaines où nous osons reconnaître et formuler les puissants et véridiques désirs qui nous traversent – parfois nous soulèvent et nous happent – concernant notre destinée, quand on ne refuse pas de se confronter à une espérance totale.

C’est alors que “besoin de salut” apparaît comme la catégorie d’anthropologie philosophique la plus adéquate. S’il se trouve qu’elle est ouverte à la dimension religieuse, cela ne lui ôte en rien sa vérité. Cela montre seulement qu’à ce niveau de réflexion sur la destinée humaine, la philosophie jouxte nécessairement la dimension religieuse.

*

Besoin de salut ou besoin d’être sauvé oriente naturellement vers un indispensable complément d’agent. Car si notre humanité (notre nature humaine), personnellement et collectivement considérée, a besoin d’être sauvée – humanité qui ne se ment pas à soi-même, qui reconnaît la force et le caractère infini de ses désirs, qui accepte sa condition, qui cherche des réponses – il faut bien que ce soit par Autre qu’elle-même. Quelqu’un est là, Dieu ( ?) sera là, qui suscite et dilate nos désirs en perdition et s’offre à les combler.

Pour y adhérer, la philosophie ne suffit sans doute pas… Du moins est-elle apte à circonscrire assez précisément la question, et à préparer une démarche, qui ne pourra être en fin de compte que personnelle et existentielle. Démarche qui n’a pas lieu forcément de s’inscrire dans le cadre d’une religion positive, mais qui dans le fond est à proprement parler religieuse.

L’attitude basique de la foi, en effet, quelle que soit la religion ou en l’absence de toute religion positive, consiste à reconnaître et accepter cette dépendance, la vouloir peut-être : l’homme est un être qui – vu les aspirations et les désirs à la fois transcendants et impossibles qu’il porte en lui, et intimement persuadé qu’il ne doit pas, qu’il ne peut pas y renoncer, à cause de leur enracinement naturel profond (ontologique), de leur force vitale, de leur véracité – a besoin d’être sauvé. Je suis, moi, cet homme, cette femme, en perdition.

“En perdition” : j’insiste. Tout le drame de la condition humaine est ici présent. “Qui me fera voir le bonheur ?” Nous sommes faits pour un destin grandiose, mais impossible à atteindre, si personne ne vient à notre secours. Ce besoin de salut touche ces êtres captifs, meurtris et délaissés que nous sommes : captifs du mal et de la mort, meurtris par la souffrance, abandonnés à la solitude avec nos immenses aspirations frustrées.
Sa reconnaissance humble et vraie est propre à nous mettre en rapport avec cet infini qui nous investit et nous presse par les divers côtés où se construit notre destinée.

*

Schématiquement, trois attitudes sont possibles.

• Renoncer à son “désir d’infini bonheur” : la résignation ou la passivité l’emportent alors pour diverses raisons : conséquence d’une vie trop dure, rivée à la simple survie ; résultat de la “distraction” (je parle de celle qui nous conduit insensiblement à la mort) ou d’un conformisme culturel dominant ; défaut d’ouverture, ignorance… L’homme, la femme, laisse en suspens les grandes interrogations, fait taire ses angoisses ou profondes tristesses ou bien s’efforce de vivre avec… Il ou elle n’est pas en conditions de hisser la voile de son embarcation qui lui permettrait de capter de grands souffles l’emportant vers l’au-delà.

Dans le meilleur (le pire ?) des cas, résignation et passivité se convertissent en stoïcisme qui consiste à se faire un front d’airain face aux impasses et insupportables adversités de l’existence.

• Seconde attitude : reconnaître l’immensité de ses désirs et estimer que nous en sommes injustement et inexplicablement frustrés ; mais ne pas vouloir accepter pour autant de dépendance, au sens d’ouverture à une solution apportée par Autre et plus grand que soi. C’est alors la révolte, envers du sentiment de l’absurde. Ainsi prend corps certaine forme d’athéisme.

• Troisième voie : laisser entrer en soi le besoin de salut (1) tel qu’énoncé pus haut, et s’en remettre à “l’Univers profond” ; à la réponse de l’univers profond, aurait dit Jean Jaurès. (2) Mais chacun pressent que la réponse à ces questions et aspirations de l’homme ne peut venir que de Quelqu’un.

(1) “Il est bon d’être lassé et fatigué par l’inutile recherche du vrai bien afin de tendre les bras au Libérateur.” Pascal

(2) “(…) Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. (…)” J. Jaurès – Discours à la jeunesse

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Sagesse et médecine : enseigner l’éthique à l’école de Jérôme Lejeune – formation d’octobre 2018 à avril 2019 à Paris ou sur internet

« Passionnant, expert et stimulant intellectuellement ». Ce sont les mots des étudiants de  la 1er Master-class Science et éthique Jérôme Lejeune pour qualifier ces cours d’expertise en bioéthique qu’ils ont suivi pendant 6 mois, jusqu’en avril dernier. Devant le succès de cette première promotion, qui a réuni 160 étudiants, et l’intérêt partagé par tous, la Master-class dédiée aux professionnels de santé ouvrira à nouveau ses portes en octobre 2018. Jeunes professionnels ou étudiants des métiers de la santé, (médecins, infirmiers, sages-femmes) chercheurs, biologistes, mais aussi philosophes et juristes, s’interrogeant sur la portée des développements scientifiques qui bouleversent leur champ professionnel, peuvent postuler. Délivrée par des professeurs universitaires, médecins, chercheurs, philosophes, juristes, membres de comités d’éthique internationaux, cette formation propose un enseignement de haut niveau personnalisé, à Paris ou à distance (e-learning).

 

Le professeur Jérôme Lejeune disait “ la science est cumulative mais la sagesse ne l’est pas ”. De fait, les études de médecine dispensent une formation scientifique et technique complète et dense. L’étudiant en médecine accumule beaucoup d’informations au cours de son cursus. Mais elles ne fournissent pas des éléments pour construire une sagesse qui puisse sous-tendre la pratique. L’éthique y est trop souvent abordée sous l’angle du respect des procédures (procéduralisme) et des discussions entre professionnels (éthique de la délibération).  La question du juste (quelle est la justesse morale de l’acte à poser ? ) et la question de la dignité (qu’est-ce qui est irréductiblement digne dans le patient, quel que soit son état ? ) sont évacuées par ces éthiques procédurales. La sagesse s’acquière. Elle a besoin de jalons pour pouvoir être assimilée, puis exercée.

 

La Master-Class Science et éthique Jérôme Lejeune propose de poser ces jalons sapientaux au coeur de la pratique du médecin. Elle propose une formation à la croisée des différents niveaux de connaissance, théoriques ou pratiques, permettant à l’étudiant d’ancrer sa réflexion aussi bien dans la connaissance des concepts anthropologiques nécessaires que dans l’actualité des publications scientifiques les plus récentes, celles-là même qui réinterrogent l’éthique biomédicale. Les différents intervenants discutent les problématiques concrètes du métier pour en tirer la susbtantifique moelle. Les thématiques sont problématisées et analysées  : CRISPR-Cas9, les dons d’organes, les transplantations, le handicap, l’eugénisme, les maladies génétiques et chromosomiques, le dépistage prénatal et le diagnostic préimplantatoire, les thérapies géniques et cellulaires, les maladies dégénératives,… (cf. programme disponible ici). Enfin, la Master-Class Jérôme Lejeune, fidèle au nom qu’elle porte, offre un module de formation sur la trisomie 21 (annonce, accueil, soin, …), sujet totalement absent des cursus habituels. La formation ne se réduit donc pas aux questions de début et de fin de vie.

 

La direction scientifique de la Master-class est confiée à Mgr Jacques Suaudeau, médecin et chirurgien, ancien chercheur aux NIH (National Institutes of Health, USA) et directeur de la section scientifique de l’Académie pontificale pour la Vie jusqu’en 2015. Il est actuellement membre du Comité d’éthique du Conseil de l’Europe et participe au Comité d’éthique de l’UNESCO. Les cours sont dispensés par des professeurs universitaires, médecins, chercheurs, philosophes, juristes, membres de comités d’éthique internationaux. C’est le philosophe Rémi Brague qui prononcera la Leçon inaugurale pour le lancement de la promotion 2018.

 

 

En Bref

1 – Où ? En e-learning ou sur place Centre de bioéthique Jérôme Lejeune, 37 rue des Volontaires, Paris 15ème.

2 – Quand ? 3 mardis soir/mois (20h-22h) et 2 samedis /semestre (9h-17h), d’octobre 2018 à avril 2019

3 – Diplômant ? Les étudiants qui le souhaitent et qui répondent aux conditions universitaires requises, peuvent obtenir un certificat d’anthropologie.

4 – Inscription et information : https://www.fondationlejeune.org/master-class-bioethique/ 

(source : L’Homme nouveau)

NLQ

L’Homme n’est pas un colmatage

de Cyril Brun :

 

Être complexe, l’être humain ne cesse de nous étonner, de nous surprendre et par-dessus tout de nous dérouter. Sous les traits semblables de l’espèce humaine, chaque personne est unique, différente au point de demeurer toujours pour l’autre, même le plus proche, un mystère. Pour comprendre l’être humain, une multitude de spécialités ont vu le jour. Le corps, l’âme, l’esprit sont scrutés, disséqués dans les moindres recoins. La science débusque toujours un nouvel interstice où nicher une nouvelle discipline au service de l’Homme. Plus les découvertes progressent, plus les domaines d’expertise s’enrichissent, et plus l’énigme humaine semble percée, sans pour autant réussir à dévoiler l’intégralité du mystère de chacun.

A modéliser ainsi l’être humain, nous avons fini par en perdre son unicité. L’Homme, en effet, n’est pas le colmatage de toutes ses composantes. Et l’hyperspécialisation des experts tend de plus en plus à exclure, voire à renvoyer dos à dos, les différents aspects qui composent l’être humain. L’expertise, nécessaire pour avancer dans la connaissance de soi, conduit pourtant à hypertrophier un aspect (voire un problème) au détriment de l’équilibre global de notre personne.

L’être humain n’est jamais réductible à un aspect de son humanité. Il n’est jamais aveugle, ou grand, ou malade, ou beau. Il est avant tout une personne humaine dont une des caractéristiques est la cécité, la haute taille, la maladie ou encore la beauté. Cette évidence que l’on oublie trop souvent est pourtant doublement fondamentale. Nous sommes plus que nos faiblesses ou nos défaillances. Et celles-ci n’affectent qu’un aspect de nous-même, quand bien même la paralysie qui en résulterait serait complète. Mais également nous sommes plus que nos forces et nos réussites, nous avons des limites et des failles. Quelles que soient les causes de ces forces et de ces faiblesses, elles sont ensemble la réalité complexe d’une personnalité globale qui doit se construire sur cette vérité entière de notre personne.

L’autre point fondamental d’être une personne humaine unifiée avant d’être telle ou telle caractéristique de notre personnalité, c’est que nous ne sommes pas cloisonnés. Ce qui veut dire que non seulement notre équilibre passe par les différentes composantes de notre être, mais que ces composantes interagissent l’une sur l’autre. D’où la limite des avis de spécialistes qui se focalisent sur les conclusions de leur expertise, sans pouvoir prononcer un jugement global sur l’intégralité de la personne qui s’adresse à eux. La grande difficulté est de garder une vision d’ensemble de la personne, une vision intégrée.

Or une telle vision n’est possible qu’en partant d’une connaissance globale de la personne humaine. C’est l’anthropologie au sens fort du terme. Discipline unifiante, l’anthropologie est avant tout connaissance de l’être humain dans ses trois dimensions fondamentales que sont le corps, l’âme et l’esprit. Ces trois composantes de l’Homme sont indissociables. Il n’y a pas de corps sans âme, ni d’âme humaine sans corps, ni d’esprit humain sans âme ni corps. C’est un tout non seulement uni, mais surtout coexistentiel. On peut intellectuellement les distinguer pour mieux les étudier, mais on ne peut les disséquer. Jamais nous ne trouvons un corps humain sans âme, ni esprit. C’est comme isoler l’eau de la mer, c’est impossible.

Mais connaître les trois composantes de l’être humain, les connaître de l’intérieur, avec leurs propres éléments internes, est loin, très loin de suffire pour connaître la personne humaine. Encore faut-il appréhender les mécanismes par lesquels le corps, l’âme et l’esprit se nourrissent mutuellement. Car entre eux c’est comme un même sang qui s’écoule. Intégrer ces composantes et leur unité permet à l’anthropologie de dresser un caryotype de la personne humaine en tant qu’être humain universel autour duquel se dessine le mystère propre à chaque personne. Car, en définitive, chacun d’entre nous n’est « qu’une » des multiples combinaisons possibles de ce caryotype, façonnée par l’histoire propre de chacun.

En d’autres termes, la démarche « connais-toi toi-même » qui inspira Socrate est avant tout la découverte de son propre caryotype, c’est-à-dire de ce qui fait notre vérité propre, à partir de la vérité anthropologique commune à toute l’humanité. D’où le danger de poser un jugement, voire un diagnostic, fondé sur une vision partielle ou erronée de l’Homme. Nous ne sommes pas réductibles à une difficulté psychologique, laquelle n’est jamais qu’un problème d’équilibre général de notre caryotype personnel. Avant de se focaliser sur un problème ou une difficulté, il est important de les resituer à leur place véritable dans l’équilibre anthropologique, sans quoi nous courrons le risque de ne faire que déplacer le problème ou de lui donner une réalité qu’il n’a pas.

Source : Cyrano.net

Doctrine / Formation #NLQ

L’Homme n’est pas un colmatage

de Cyril Brun :

 

Être complexe, l’être humain ne cesse de nous étonner, de nous surprendre et par-dessus tout de nous dérouter. Sous les traits semblables de l’espèce humaine, chaque personne est unique, différente au point de demeurer toujours pour l’autre, même le plus proche, un mystère. Pour comprendre l’être humain, une multitude de spécialités ont vu le jour. Le corps, l’âme, l’esprit sont scrutés, disséqués dans les moindres recoins. La science débusque toujours un nouvel interstice où nicher une nouvelle discipline au service de l’Homme. Plus les découvertes progressent, plus les domaines d’expertise s’enrichissent, et plus l’énigme humaine semble percée, sans pour autant réussir à dévoiler l’intégralité du mystère de chacun.

A modéliser ainsi l’être humain, nous avons fini par en perdre son unicité. L’Homme, en effet, n’est pas le colmatage de toutes ses composantes. Et l’hyperspécialisation des experts tend de plus en plus à exclure, voire à renvoyer dos à dos, les différents aspects qui composent l’être humain. L’expertise, nécessaire pour avancer dans la connaissance de soi, conduit pourtant à hypertrophier un aspect (voire un problème) au détriment de l’équilibre global de notre personne.

L’être humain n’est jamais réductible à un aspect de son humanité. Il n’est jamais aveugle, ou grand, ou malade, ou beau. Il est avant tout une personne humaine dont une des caractéristiques est la cécité, la haute taille, la maladie ou encore la beauté. Cette évidence que l’on oublie trop souvent est pourtant doublement fondamentale. Nous sommes plus que nos faiblesses ou nos défaillances. Et celles-ci n’affectent qu’un aspect de nous-même, quand bien même la paralysie qui en résulterait serait complète. Mais également nous sommes plus que nos forces et nos réussites, nous avons des limites et des failles. Quelles que soient les causes de ces forces et de ces faiblesses, elles sont ensemble la réalité complexe d’une personnalité globale qui doit se construire sur cette vérité entière de notre personne.

L’autre point fondamental d’être une personne humaine unifiée avant d’être telle ou telle caractéristique de notre personnalité, c’est que nous ne sommes pas cloisonnés. Ce qui veut dire que non seulement notre équilibre passe par les différentes composantes de notre être, mais que ces composantes interagissent l’une sur l’autre. D’où la limite des avis de spécialistes qui se focalisent sur les conclusions de leur expertise, sans pouvoir prononcer un jugement global sur l’intégralité de la personne qui s’adresse à eux. La grande difficulté est de garder une vision d’ensemble de la personne, une vision intégrée.

Or une telle vision n’est possible qu’en partant d’une connaissance globale de la personne humaine. C’est l’anthropologie au sens fort du terme. Discipline unifiante, l’anthropologie est avant tout connaissance de l’être humain dans ses trois dimensions fondamentales que sont le corps, l’âme et l’esprit. Ces trois composantes de l’Homme sont indissociables. Il n’y a pas de corps sans âme, ni d’âme humaine sans corps, ni d’esprit humain sans âme ni corps. C’est un tout non seulement uni, mais surtout coexistentiel. On peut intellectuellement les distinguer pour mieux les étudier, mais on ne peut les disséquer. Jamais nous ne trouvons un corps humain sans âme, ni esprit. C’est comme isoler l’eau de la mer, c’est impossible.

Mais connaître les trois composantes de l’être humain, les connaître de l’intérieur, avec leurs propres éléments internes, est loin, très loin de suffire pour connaître la personne humaine. Encore faut-il appréhender les mécanismes par lesquels le corps, l’âme et l’esprit se nourrissent mutuellement. Car entre eux c’est comme un même sang qui s’écoule. Intégrer ces composantes et leur unité permet à l’anthropologie de dresser un caryotype de la personne humaine en tant qu’être humain universel autour duquel se dessine le mystère propre à chaque personne. Car, en définitive, chacun d’entre nous n’est « qu’une » des multiples combinaisons possibles de ce caryotype, façonnée par l’histoire propre de chacun.

En d’autres termes, la démarche « connais-toi toi-même » qui inspira Socrate est avant tout la découverte de son propre caryotype, c’est-à-dire de ce qui fait notre vérité propre, à partir de la vérité anthropologique commune à toute l’humanité. D’où le danger de poser un jugement, voire un diagnostic, fondé sur une vision partielle ou erronée de l’Homme. Nous ne sommes pas réductibles à une difficulté psychologique, laquelle n’est jamais qu’un problème d’équilibre général de notre caryotype personnel. Avant de se focaliser sur un problème ou une difficulté, il est important de les resituer à leur place véritable dans l’équilibre anthropologique, sans quoi nous courrons le risque de ne faire que déplacer le problème ou de lui donner une réalité qu’il n’a pas.

Source : Cyrano.net

NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Nazareth, une école de vie à Notre-Dame de l’Ouÿe (91) un an à partir du 18 septembre 2018

Vous êtes étudiant ou jeune pro et vous voulez poser des bases solides ? Un an “au vert”, en région parisienne, pour discerner, pour se former et pour servir !

Informations et inscriptions
http://nazareth.notredamedelouye.fr/

Une proposition unique

Nazareth, c’est un an à Notre-Dame de l’Ouÿe, ancienne abbaye, magnifiquement rénovée, et désormais maison d’accueil pour les jeunes du diocèse de Paris (retraites de préparation aux sacrements,…).

À qui s’adresse cette proposition ?
Aux jeunes catholiques ayant déjà fait un cycle d’études universitaires ou professionnelles, ou ayant une première expérience professionnelle.

Vous y vivrez un temps pour vous former, discerner, partager et servir pour mieux construire votre projet de vie, entouré d’une petite équipe d’adultes : éducateurs, psychologues, prêtres de Paris, laïques et consacrés.

Nazareth est porté par le diocèse de Paris et son archevêque.

PDF - 357.9 ko
Téléchargez le flyer !

En pratique

Où vivrez-vous ?
Au sein d’une communauté à Notre Dame de l’Ouÿe dans des chambres individuelles avec des espaces de vie communautaires et dans une certaine autonomie

Avec qui vivrez-vous ?
Une dizaine de jeunes Nazareth, hommes et femmes à parité vivront cette année avec la fraternité qui vit sur place (deux familles, un prêtre, une laïc consacrée).

Rythme de vie ?
C’est le même que celui d’une année scolaire classique. La semaine : cours magistraux, travail en groupe, service. Certains week-ends : mission auprès des jeunes. Possibilité de retourner dans sa famille les week-ends et pendant une partie des vacances scolaires.

Coût ?
Année entièrement financée par Notre-Dame de l’Ouÿe. Chaque étudiant sera indemnisé.

Le projet

Se donner
Le jeune de Nazareth se met au service de la mission de Notre-Dame de l’Ouÿe, lieu d’accueil pour la jeunesse : avec la Fraternité de Notre-Dame de l’Ouÿe, il témoigne, transmet ses connaissances et évangélise les adolescents et enfants qui lui sont confiés. En pratique, cette mission comprend :
- L’encadrement auprès des jeunes des groupes qui sont accueillis
- La préparation et l’animation des ateliers (théâtre, musique, prière, catéchèse, activités sportives, ballade dans la nature, activités à la ferme,…)
Pour répondre à ces deux missions, l’année comprend la préparation au BAFA/BAFD.
- La participation à l’entretien du site suivant une démarche écologique : jardinage, potager en permaculture, travaux à la ferme, entretien des locaux (bricolage, réparations diverses, ménage…)

Mieux se connaître
- Un accompagnement personnel et spirituel
Chaque jeune sera suivi individuellement dans sa progression par un parrain ou une marraine n’habitant pas sur place. Le parrain ou la marraine est un homme ou une femme marié(e), religieux ou prêtre. Rencontres régulières avec le responsable.
- Discernement professionnel : stage de coaching, bilan de compétences…
- Vivre une rencontre avec Dieu : retraite spirituelle (vacances de la Toussaint).
- Apprendre à aimer et à être aimé à l’école des pauvres : participation à 2 semaines de stage dans une communauté accueillant des personnes portant un handicap.

Apprendre
Mieux connaître l’homme et la femme et mieux connaître Dieu : un approfondissement théologique et anthropologique
Qu’est-ce que Dieu nous révèle de l’homme et de la femme ?
Quel est le sens profond de l’existence humaine ?
En quoi la relation homme – femme est une belle aventure à oser et à vivre ?
Qu’est-ce que Dieu nous révèle sur ces questions ?
Qu’est-ce que la Tradition et la Sagesse Judéo-chrétienne nous apprennent ?
Suis-je capable d’une vrai relation avec Dieu ?

Une méthode originale
Un travail à trois temps : des cours magistraux, des travaux en petits groupes autour d’un texte et des recherches personnelles
L’ensemble s’organise autour de quatre cycles : les Écritures (Ancien et Nouveau Testament), le contenu de la Foi, la conception chrétienne de l’homme et la femme (individuellement et en société) ainsi que son rapport à la nature, enfin la vie intérieure, la prière et la liturgie.

Vivre ensemble
« Qu’il est bon pour des frères de vivre ensemble et d’être unis » (Ps. 133)
Vie communautaire entre jeunes de Nazareth : chaque étudiant aura sa propre chambre avec douche. Les repas sont gérés par les jeunes de Nazareth sauf 3 par semaine qui sont pris avec les membres de la fraternité (adultes permanents qui vivent sur place). Chaque semaine, une réunion de communauté rassemble les jeunes de Nazareth. Plusieurs temps de prière en commun (louange, adoration…) sont prévus. En début d’année, les jeunes élaborent eux-mêmes une charte commune autour de trois points :

  • Simplicité de vie
  • Respect des règles et du projet
  • Respect des personnes
    Un espace communautaire est mis à disposition des jeunes de Nazareth (salon, salle à manger, cuisine…).

Contact

Pour toutes questions ou inscriptions :
nazareth.notredamedelouye.fr
Mail : nazareth@diocese-paris.net
Adresse : Route de l’Ouÿe 91410 Les Granges-le-Roi

Votre candidature en 3 étapes :
- Demandez votre dossier d’inscription : nazareth@diocese-paris.net
- Envoyez votre dossier, CV et lettre de motivation à aesnault@diocese-paris.net
- Témoignez de vos motivations lors d’entretiens avec le directeur et un membre du projet

A la une #NLH #NLQ #Rome

Les jeunes attendent de l’Église une formation anthropologique !

Voici une  ouvelle qui va réjouir les lecteurs d’Infocatho. depuis quelques mois nous publions régulièrement des petites formations d’anthropologie dont le succès ne dément pas cette attente des jeunes !

 

300 jeunes originaires de Namibie ou d’Ukraine, en passant par l’Iran ou le Nicaragua discutent à Rome des liens mutuels que l’Église et la jeunesse peuvent tisser. Cette réunion pré-synodale du 19 au 24 mars, prélude du synode des évêques sur « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel » prévu en octobre, matérialise la préoccupation contemporaine de l’Église à l’égard des jeunes et des vocations, dans une Europe sécularisée.
« Dans un monde qui bouge, les jeunes attendent de l’Église une formation anthropologique, plus que catéchétique », affirme d’emblée Pierre Woitiez, modérateur des réunions. Pour se construire humainement, c’est donc vers l’Eglise que se tournent certains de ces jeunes, avides d’orientations de vie. « L’école a quelque peu abandonné cette mission », regrette-t-il, élargissant le concept de vocation religieuse à la vocation de vie tout cout.

Néanmoins avant que ces débats menés au collège Mater Ecclesiae en banlieue de Rome ne portent leurs fruits, hors du monde catholique, des efforts restent à fournir. Pierre Woitiez est optimiste : « La majorité des jeunes présents sont catholiques, mais nous évoluons dans des environnements qui ne le sont pas, universités, écoles, entreprises ». De petites opportunités d’évangélisation… une fois le sol romain quitté.

Retrouvez l’entretien sur Vatican News

Et pour aller plus loin, Connais-toi toi-même les fondements de l’anthropologie chrétienne

A la une #En France #NLH #NLQ

Comment unifier vie de foi et vie professionnelle ? – Un bilan de compétence en abbaye : un parcours original

Ils sont entre cinq et huit, hommes, femmes, ils ont trente ans, quarante ans et même soixante ans, ils sont catholiques, tous engagés dans la vie professionnelle et ils ont pris cinq jours pour un bilan de compétences sous le regard de Dieu.

Engagés dans une voie scolaire par défaut, à trente ans, ils se sentent perdus professionnellement et en quête de sens. A la suite d’un licenciement, d’un reclassement ou lassés par vingt ans d’activités dépourvues parfois de sens profond, la quarantaine jouant un peu, ils ont besoin de faire le point pour repartir dans leur projet professionnel. Près de la retraite, ils ont envie de donner un second souffle à leur vie en donnant sens à leurs talents pour une nouvelle vie de service.

Les motivations, les contextes sont divers, mais tous les participants aux sessions Ephata arrivent à l’abbaye ce dimanche soir pour faire le point et espèrent repartir vendredi soir pour une nouvelle vie. Pour certains, ce sera une franche reconversion, pour d’autres une remise en ordre de leurs compétences et quelques uns repartiront dans leur ancienne activité mais avec un sens et une motivation différente.

Il n’y a rien là de magique et aucun des candidats ne s’attendait à ce qu’il a vécu. Des journées bien remplies de travail sur soi, son parcours, rythmées par la prière des moines, les rencontres avec leur consultant dédié ou un moine. Chaque demi-journée, ils se retrouvent pour un topo spirituel, plaçant leur discernement professionnel sous le regard de Dieu, un topo anthropologique leur donnant les clefs de la connaissance de soi selon l’Évangile. Puis vient le temps de la mise au travail personnel. Eh oui, une session de bilan de compétences c’est beaucoup de sueur, pour se découvrir, faire le point. Si les sessions sont toujours accompagnées d’une psychologue, ce ne sont ni des sessions de guérisons, ni des retraites de discernement. L’objectif est bien de trouver sa voie professionnelle sous le regard de sa vocation de chrétien. Chacun son rôle, les consultants, en lien avec les pères de l’abbaye répondent aux besoins des candidats selon leurs compétences et grâces propres.

Les fruits ? Étonnants ! Une meilleur connaissance de soi, une méthodologie de recherche d’emploi et de reconversion et tant d’autres discrètement semés dans le cœur de chacun.

Saint-Wandrille, Kergonan, Flavigny, Ligugé, Fontgombault… Les moines accueillent et prient pour les candidats. Si fruit il y a c’est sans aucun doute la grâce mystérieuse de la prière.

Pour en savoir plus, retrouvez les témoignages et informations pratiques sur le site Bilans Ephata.

 

Doctrine / Formation #Livres

La crise de l’homme post moderne ne vient-elle pas de la remise en cause de l’anthropologie réelle ?

Au XXIè siècle l’homme se définit par le fonctionnement de son cerveau. Jean-Guilhem Xerri parle d’un “mouvement de biologisation de l’humain” qui le rapproche… des robots.

Qui est l’homme ? Cette question est posée au XXIè siècle, une époque de “souffrance intérieure” où “nous ne savons plus qui nous sommes” et où nos “modes de vie ne respectent pas notre nature profonde.” C’est en tout cas le postulat de Jean-Guilhem Xerri, auteur de “Prenez soin de votre âme – Petit traité d’écologie intérieure” (éd. Cerf). (vous pouvez le commander ici)Dans son ouvrage, le psychanalyste revient sur quatre visions de l’homme proposées à quatre époques de notre histoire, l’Antiquité, l’âge classique, l’âge moderne et l’âge post-moderne. “Il m’a paru intéressant de revisiter et de refaire le parcours de la façon dont l’homme s’est regardé dans l’histoire de l’humanité.”

 

Retrouvez ici l’interview

“On est dans une époque de l’humanité où l’homme se voit de plus en plus avec son cerveau qui fonctionne sur le mode des robots, des algorithmes, de l’intelligence artificielle”

Pour aller plus loin, les fondements de l’anthropologie chrétienne

Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Stage “Musique et Art sacré” du 4 au 9 mars 2018 à l’abbaye de la Trappe (61) avec Viviane Bruneau-Shen

PROCHAINE SESSION
Du dimanche 4/03 au vendredi 9/03/2018
Abbaye de la Trappe (61)

Réservé à 8 stagiaires

INSCRIPTIONS OUVERTES

OUI, JE SOUHAITE VENIR !
La contemplation d’un lac au lever du jour, l’émotion profonde qui se dégage d’une oeuvre d’art, le silence imprégné de douceur… Autant de moments précieux où l’âme se recueille dans une paix profonde.

Dans toute beauté se reflète la Gloire de Dieu, qui pour la tradition chrétienne se révèle en plénitude dans le visage du Christ, tel qu’on le voit sur les icônes ou évoqué dans les mélismes épurés du chant grégorien. Or, aujourd’hui plus que jamais, il devient urgent de…

… FAIRE DE L’ESPACE DANS SA VIE

Dans le rythme effréné de la vie d’aujourd’hui, où la pollution sonore et visuelle est constante, préserver en soi cet espace de contemplation devient un combat de chaque instant. Les sollicitations extérieures innombrables, le culte de la performance et la demande de réactivité immédiate conduisent souvent à une coupure de l’intériorité et à un morcellement de l’être.

Comment, dans ces conditions, faire de la place en nous, pour garder notre disponibilité et notre liberté intérieures ?

… REVENIR À L’ESSENTIEL

La pratique du chant sacré et de la peinture a tempera permettent d’harmoniser et apaiser nos facultés pour nous poser dans notre coeur profond, là où la lumière divine descend et vient nous transformer de l’intérieur.

Pour Jacqueline et moi-même, toutes deux engagées dans l’Ordre des Vierges, l’art et la prière sont un seul et même mouvement qui nous conduit vers Dieu.

Pour vous, nous avons conçu ce stage dans l’esprit d’une retraite spirituelle pendant la période du Carême, temps de dépouillement qui nous invite à revenir vers l’essentiel.

CE QUE VOUS ALLEZ VIVRE PENDANT 5 JOURS :
Les matinées, avec moi :
VIVIANE BRUNEAU-SHEN
(O.V. Séez)
Musicienne d’origine franco-chinoise, diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, je travaille essentiellement sur la relation entre musique, anthropologie et spiritualité. Au carrefour de plusieurs grandes traditions, mon désir est d’oeuvrer à l’unification de l’être : corps, âme et esprit, afin d’ouvrir l’écoute intérieure et faire jaillir la musique du coeur profond.

www.vivianebruneaushen.com

– Placement de la posture, du souffle et de la voix selon les principes anatomiques, pour que le corps entier puisse faire résonner l’âme, sous l’impulsion de l’Esprit

– Découverte du chant grégorien, trésor de la chrétienté d’Occident

– Initiation à la psalmodie, fondement universel du chant sacré

– Travail de la polyphonie, à travers des oeuvres du Père dominicain André GOUZES, inspirées de la liturgie orientale

Les après-midis, avec Jacqueline :
JACQUELINE GUILLAU
(O.V. Saint-Etienne)
De formation artistique et iconographique, j’enseigne la peinture d’icône et je réponds à des commandes d’objets d’art sacrés. La transmission de mes connaissances est un aspect essentiel de ma vie. Avec joie j’accueille ceux qui veulent suivre ce chemin d’apprentissage selon la tradition orale transmise depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

http://peintureicones.blogspot.fr/

– Principes fondamentaux de l’art sacré et repères historiques de l’iconographie

– Pratique de la peinture a tempera ou peinture à l’oeuf, technique transmise de l’Antiquité à nos jours et utilisée pour la peinture d’icônes

– Réalisation d’une oeuvre peinte à thème chrétien sur une planche en bois enduite, à partir de modèles proposés

MAIS CE N’EST PAS TOUT !
Pour que ces 5 jours soient l’occasion d’une vraie retraite spirituelle, nous serons accueillis à la grande Trappe de Soligny, abbaye chargée d’histoire : https://www.latrappe.fr

Vous aurez la possibilité de prendre part aux offices monastiques et de rencontrer un moine si vous le souhaitez.

L’Abbaye est située en pleine forêt, au coeur du Parc Naturel Régional du Perche, qui offre de nombreuses possibilités de promenades à pied… Quoi de plus beau ?

Alors, rejoignez-nous !

INSCRIPTIONS OUVERTES :

OUI, JE SOUHAITE VENIR !
A très vite de l’autre côté