Brèves #NLH

L’Arabie Saoudite demande à la FIFA d’interdire aux footballeurs de faire le signe de croix

L’Arabie Saoudite exhorte la FIFA à interdire aux footballeurs de se signer religieusement

Le chef religieux saoudien Mohammad Al Arefe a exhorté la FIFA à opposer son veto à tout geste chrétien dans les retransmissions du sport roi, car, apparemment, il constitue une offense importante pour les musulmans.

 

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Brèves

Coupe du monde 2018 : une chaîne de publicité anglaise se soumet à l’Islam et retire des drapeaux

Allah save the Queen, prochaine devise de l’Angleterre ? Au point où l’islamisation de ce pays avance, ce serait fort possible d’ici quelques décennies. C’est déjà le cas dans certaines villes du pays où les musulmans sont majoritaires.

Ce qui explique peut être la soumission de l’entreprise Greene King, qui possède 3000 pubs franchisés dans tout le pays. Elle a décidé, pour ne pas « choquer les musulmans », de faire retirer de tous ses pubs franchisés les drapeaux de l’Arabie Saoudite qui ornaient, comme ceux de toutes les autres nations qualifiées pour la Coupe du monde 2018.

« Suite à des retours négatifs de clients à Londres critiquant la présence de drapeaux saoudiens dans nos bars nous les avons retirés, a indiqué un porte-parole de Greene King, cité par le Daily Mail. Nous comprenons que ceci ait pu sembler inapproprié en raison de la présence de la Shahada sur celui-ci. »

La raison donc ? La bannière saoudienne comporte la Shahada, un texte sacré de l’Islam, que doit prononcer celui qui veut se convertir (« il n’y a de Dieu qu’Allah est Mohammed est son prophète »).

Les drapeaux des six autres nations musulmanes qui participent à la Coupe du monde – Iran, Égypte, Sénégal, Maroc, Maroc, Nigéria et Tunisie – resteront, car aucun de ces drapeaux ne comporte de texte islamique.

Cette décision fait bien évidemment réagir quelques mécontents outre-manche : « C’est symbolique du déclin de l’Angleterre » nous dit Andrew, un fan historique de Chelsea. « Dans le pays, tout le monde se prosterne devant leur religion. Pour quelques « fuckin cunts » qui sont allés se plaindre, combien d’Anglais ferment leur bouche et se laissent faire ? On est l’Angleterre p…. ! »

Sa femme Johanna ne comprend pas non plus : «  Tous les musulmans que je connais et qui vont au pub boivent des bières. Ceux qui ne boivent pas d’alcool n’y vont pas. Pourquoi ils viennent  même jusque dans nos pubs nous faire c…. ? »

Gros problème pour les fans anglais qui voudraient boycotter cette chaine suite à cette soumission en règle à l’Islam : Greene King est la plus grande franchise de pub de tout le Royaume-Uni. Pour vérifier où vous mettez les pieds si vous êtes de l’autre côté de la Manche, consultez ici la liste des pubs franchisés.

Source : Breizh-info.com

A la une #Dans le Monde #NLQ #Orient

Arabie Saoudite : des églises ? Pas encore et pas tout de suite

Plusieurs médias ont récemment annoncé qu’un accord était intervenu entre le Saint-Siège et l’Arabie saoudite prévoyant la construction d’églises dans le royaume wahhabite.

L’information avait été lancée par le quotidien égyptien Egypt Independent qui a, depuis, supprimé l’article en ligne où il l’affirmait. Il n’en est rien, ce qui ne veut pas dire que le frémissement qu’on observe ne pourrait pas finir par rendre vrai demain ce qui est faux aujourd’hui…

Le Vatican a nié avoir conclu un accord avec l’Arabie saoudite en vue de construire des églises pour les fidèles chrétiens dans ce pays arabe. Des informations parues dans des médias moyen-orientaux avaient prétendu qu’un accord avait été conclu entre le cardinal Jean-Louis Tauran et Mohammed bin Abdel Karim Al-Issa de la Ligue islamique mondiale. Mais un porte-parole du Vatican a déclaré que cette information était « fausse ». Les informations sur l’accord allégué, avaient paru dans Egypt Independent. Le cardinal s’était rendu en visite en Arabie saoudite cette année [du 14 au 20 avril], y avait rencontré la famille royale et exhorté ce pays musulman à traiter tous ses citoyens sur un pied d’égalité. Le Centre [pour la lutte contre l’idéologie extrémiste] Etidal avait reçu le cardinal alors que le prince héritier [Mohammed ben Salmane al Saoud] pousse aux échanges interreligieux dans ce royaume sunnite ultra-conservateur. Il n’y a aucune église chrétienne en Arabie saoudite, seul pays de la région à en être dépourvu. Lors de la visite, plus tôt cette année, Etidal […] avait expliqué au cardinal la manière dont il utilisait les médias et la technologie « pour désorganiser le recrutement extrémiste et promouvoir la tolérance », avait précisé un communiqué du gouvernement. Tauran, après avoir rendu hommage à [Etidal], fondé en 2017, avait dé­claré : « Je ne crois pas au choc des civilisations, mais plutôt au choc de l’ignorance et du radicalisme. La plupart du temps les gens réagissent parce qu’ils ne savent pas qui vous êtes et qui ils sont. » Tauran, considéré comme un énergique promoteur du dialogue entre l’Église catholique et l’islam, avait également rencontré le roi Salmane dans la capitale.

The Daily Mail, 5 mai – © traduction CH.

Source : Christianophobie Hebdo – Abonnez-vous pour recevoir quatre numéros gratuits

NLQ #Orient

Arabie saoudite – L’Oeuvre d’Orient demande au prince de favoriser la construction de lieux de culte chrétien

À l’occasion de la visite officielle en France du prince héritier Mohammed bin Salman al Saoud, Mgr Pascal Gollnisch, directeur général de L’Œuvre d’Orient, lui fait une demande…

L’Œuvre d’Orient salue la présence en France de Son Altesse Royale le Prince héritier du Royaume d’Arabie Saoudite Mohammed Bin Salman. Elle lui demande de favoriser la construction dans le Royaume d’Arabie Saoudite de plusieurs lieux de culte chrétien afin de répondre aux besoins religieux des deux millions de chrétiens qui vivent et travaillent dans ce pays. Elle demande aux autorités françaises d’évoquer la question de la liberté de culte conformément aux règles des Nations unies. L’Œuvre d’Orient rappelle que l’Arabie Saoudite fait partie du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

L’Observatoire de la Christianophobie s’associe évidemment à cette demande. Nous avons observé depuis la prise en main de la réalité du pouvoir par le prince héritier d’Arabie saoudite, plusieurs de ses déclarations – à défaut d’actes concrets – que l’on pourrait interpréter comme allant dans ce sens : nous les avons évoquées dans deux articles. Sur ce blogue le 6 mars et dans notre hebdomadaire Christianophobie hebdo daté du 12 mars (n° 158).

Source : Observatoire de la christianophobie

NLQ #Orient

Arabie Saoudite – 1000 coups de fouet pour athéisme – Son épouse en appelle à Emmanuel Macron

Dans une tribune au « Monde », l’épouse du blogueur Raïf Badawi, condamné en 2014 à dix ans de prison et mille coups de fouet pour « injures envers l’islam », appelle le président français à exiger la libération du prisonnier saoudien.

A lire ici

 

Asie #NLH #NLQ

Arabie saoudite – Frémissement d’espoir pour les chrétiens ?

Ce qui est en train de se passer en Arabie saoudite, depuis la prise en main des affaires par le prince héritier Mohammed ben Salman, doit être suivi avec attention et notamment pour ce qui est de l’avenir du christianisme dans le royaume wahhabite. On se souviendra de la visite surprise, la première du genre (Christianophobie hebdo, n° 141), à Riyad en novembre dernier, du cardinal Bechara Boutros Rai, patriarche des maronites… Le patriarche ne s’était pas trompé sur l’importance de l’événement : « Le fait qu’un patriarche soit invité par le roi et traité comme un chef d’État est déjà un signe que les choses sont en train de changer ». Voici des extraits d’un article paru à l’initiative de l’Église anglicane, où chaque mot compte. C’est révélateur d’un frémissement qui pourrait annoncer un nouveau climat.

L’archevêque [anglican] de Cantorbéry, Justin Welby, a reçu le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman ben Abdulaziz, pour une rencontre privée au palais de Lambeth aujourd’hui [8 mars], pour discuter de toute une série de problèmes y compris celui de la liberté religieuse pour les chré­tiens en Arabie saoudite. […] Dans un communiqué, une porte-parole du palais de Lambeth a déclaré […] : « Le prince héritier s’est fermement engagé à promouvoir l’épanouissement de ceux qui appartiennent à différentes traditions religieuses et le dialogue interreligieux à l’intérieur du Royaume et en dehors. » […] Dans ce communiqué, la porte-parole a déclaré que l’archevêque avait fait part de sa préoccupation quant aux restrictions imposées au culte chrétien dans le royaume d’Arabie saoudite, et il a souligné combien il était important pour les responsables de toutes les croyances de soutenir la liberté de religion et de foi, en s’appuyant sur l’expérience du Royaume-Uni. […] La visite au palais de Lambeth faisait partie du programme de la visite officielle au Royaume-Uni du prince héritier, et elle a fait suite à sa visite en Égypte plus tôt cette semaine. Lundi [5 mars], le prince héritier a rencontré le pape Théodore II de l’Église copte orthodoxe et a traité « des relations fraternelles entre le Royaume et l’Égypte », a déclaré le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, ajoutant : « Ils ont insisté sur l’importance du rôle joué par les différentes religions et cultures pour promouvoir la tolérance, renoncer à la violence, à l’extrémisme, au terrorisme et obtenir la sécurité et la paix pour tous les peuples de la région et du monde. Le prince héritier a rendu hommage au rôle joué par les Coptes dans la stabilisation de l’Égypte. » […] Parlant à des journalistes après leur rencontre, le pape Théodore a déclaré : « Le prince a beaucoup parlé de son amour pour les chrétiens. » Il a révélé que le prince l’avait invité et invité tous les Coptes à venir en Arabie saoudite.

Anglican Communion News Service, 8 mars – © CH pour la traduction.

Source Christianophobie Hebdo

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A la une #NLH #NLQ #Orient

Arabie Saoudite – Vers l’ouverture du premier centre de dialogue interreligieux en Arabie Saoudite après la visite du Patriarche d’Antioche des Maronites

L’un des fruits concrets de la brève mais importante visite accomplie en Arabie Saoudite par le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, pourrait être l’autorisation de la part de la monarchie saoudienne de créer sur le territoire du royaume un Centre international permanent pour le dialogue interreligieux. Le nouvel organisme – indiquent à Fides des sources libanaises qui n’ont pas encore rencontré de confirmation officielle – pourrait être accueilli sur le site d’une antique église vieille de 900 ans et reportée à la lumière, laquelle serait restaurée de fonds en comble dans ce but.

Les sources officielles saoudiennes ne confirment pas les indiscrétions relatives au futur Centre pour le dialogue interreligieux mais ont amplement couvert la visite en Arabie du Patriarche d’Antioche des Maronites, mettant l’emphase sur l’événement et le présentant comme une confirmation de l’intention de la monarchie saoudienne de s’ouvrir au dialogue avec d’autres réalités et communautés religieuses.
Le 14 novembre, lors de sa courte visite à Riyad, le Cardinal Rai, a rencontré notamment le Roi Salman Bin Abdulaziz et le Prince héritier, Mohammed Bin Salman, actuel homme fort du régime saoudien. Dans les communiqués émis par les agences officielles, la visite du Patriarche d’Antioche des Maronites a été présentée comme un signe des « relations fraternelles entre le Royaume et le Liban » et comme une confirmation du « rôle important des différentes religions et cultures pour promouvoir la tolérance et endiguer la violence ».

Au cours de sa visite, le Cardinal a rencontré également le Premier Ministre libanais, Saad Hariri, qui a annoncé le 4 novembre, sa démission, alors qu’il se trouvait à Riyad. Le Patriarche d’Antioche des Maronites a déclaré être « convaincu » par les motifs qui ont poussé S. Hariri à sa décision. Ce dernier a déclaré de son côté son intention de retourner au Liban dans les prochains jours alors que sa famille restera dans la capitale saoudienne. On rappellera que le Premier Ministre possède la double nationalité libanais et saoudienne. Entre temps, le Chef de l’Etat libanais, Michel Aoun, a affirmé considérer Saad Hariri de facto comme prisonnier des saoudiens. « Rien ne justifie que Saad Hariri ne soit pas rentré depuis 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la Convention de Vienne » peut-on lire dans un message Tweeter émis par ce même Michel Aoun le 15 novembre.

 

Source Agence Fides

Asie #NLQ

L’Arabie saoudite finance la construction de 560 mosquées au Bangladesh

Le Bangladesh a approuvé, mercredi 26 avril, la construction sur son sol de 560 mosquées, financées par Riyad à hauteur de près d’un milliard d’euros.
Depuis 50 ans, cette stratégie de dons pour la construction d’édifices religieux à l’étranger permet au royaume du Golfe de diffuser, partout dans le monde, une doctrine sectaire qui alimente et inspire l’extrémisme sunnite.

Une nouvelle mosquée pour chaque grande ville du pays. Les autorités bangladaises ont confirmé, mercredi 26 avril, la construction sur leur sol de 560 édifices religieux, presque entièrement financés grâce à un don saoudien de 1,07 milliard de dollars.

Dans ce pays d’Asie à très large majorité musulmane, le projet inquiète les défenseurs de la laïcité et les représentants de diverses minorités religieuses. Ils craignent que ces mosquées ne deviennent de nouveaux supports de diffusion de l’islam très rigoriste prôné par la pétromonarchie du Golfe.

« Les financements saoudiens sont inquiétants. [Les autorités saoudiennes] pourraient se servir de leur argent pour promouvoir le wahhabisme », a ainsi déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Rezaul Haq Chandpuri. Ce membre d’une fédération de musulmans soufis se dit sceptique quant au discours tenu par le gouvernement de Sheikh Hasina, qui soutient que ces édifices serviront « à répandre une véritable connaissance de l’islam » et permettront de mieux surveiller l’émergence de l’extrémisme islamiste, qui frappe depuis plusieurs années ce pays de 160 millions d’habitants.

Une large diffusion du wahhabisme

Le Bangladesh est loin d’être le premier pays à bénéficier des faveurs financières de l’Arabie saoudite pour ce type de chantier. Depuis plus de cinquante ans, celle-ci cherche, en soutenant la construction de centaines de mosquées, d’écoles ou de centres culturels islamistes tout autour du monde – de Bruxelles aux Yvelines, du Kosovo à la Chine, en passant par le Royaume-Uni, l’Afghanistan, ou encore l’Afrique –, à diffuser le wahhabisme, une doctrine sectaire qui alimente l’extrémisme sunnite.

« L’Arabie saoudite est une terre de prédication et, bien sûr, ce pays ne renoncera jamais à son credo, qui est de financer et soutenir une action islamique partout où la communauté islamique est présente », explique à la Croix Fatiha Dazi-Héni, politologue spécialiste de la péninsule arabique, chercheuse à l’institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem) et auteur de l’ouvrage l’Arabie saoudite en 100 questions (1).

Plus de 70 milliards de dollars de dons

Fondée vers 1745 par Mohammed-Abd el-Wahhâb, l’idéologie whahhabite s’est répandue, en dehors de l’Arabie saoudite, en suivant les principales routes commerciales de l’époque, notamment en Afrique. La dynamique s’est intensifiée entre les années 1970 et 1980, lorsque la pétromonarchie a commencé à installer – au motif de l’aide humanitaire – des ONG, ou encore des écoles véhiculant, sur plusieurs continents, cette idéologie.

D’après l’historien britannique Charles Allen, l’un des rares universitaires à s’être penché sur l’aspect économique de la diplomatie religieuse saoudienne, la monarchie du Golfe aurait versé, depuis 1979, plus de 70 milliards de dollars (environ 65 milliards d’euros) pour financer ces chantiers à l’étranger.

Des terrains fragiles

Les zones sinistrées, ou pauvres, sont des terrains particulièrement propices à l’implantation du wahhabisme. Au lendemain de la guerre pour l’indépendance du Kosovo, l’Arabie saoudite a par exemple soutenu l’édification, au sein de la petite république balkanique, de 240 mosquées, et instauré un système de bourses permettant aux prêcheurs kosovars de partir étudier plusieurs mois en Arabie saoudite.

Revenus dans leur pays d’origine, ces imams transmettent aussi dans les villages la vision rigoriste du Coran qui leur a été enseignée. « D’après mes chiffres, 30 000 personnes ont été formées dans ces universités islamiques saoudiennes : on va les retrouver ensuite dans toute la bande sahélienne, au Mali, au Niger, en République centrafricaine », expliquait, dans une interview accordée au Point en septembre, l’ancien haut fonctionnaire à la Défense Pierre Conesa. « Chaque année, les Saoudiens dépensent 7 à 8 milliards de dollars pour leur diplomatie religieuse », a-t-il également estimé.

Payées pour porter le voile

Et dans de nombreux pays, les représentants saoudiens n’hésitent pas à tenter de convertir ou de convaincre, directement, la population locale. « Avec plusieurs de mes amies, nous avons été approchées, au début de l’année, par une association saoudienne qui nous a proposé de l’argent si nous acceptions de porter le voile intégral », témoigne à la Croix Erina B., une jeune étudiante musulmane kosovare de 21 ans, originaire de Mitrovica, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Pristina, où elle vit désormais. « J’ai refusé, et les membres de l’association n’ont pas insisté, mais certaines personnes autour de moi ont accepté l’an dernier… »

(article de Malo Tresca, paru dans La Croix du 27 avril 2017 – Lu sur Eglises d’Asie)