Amérique latine #Dans le Monde #NLH #NLQ

Argentine : les narcotrafiquants mitraillent une église et une école

En guise d’avertissement, une église et une école ont été criblées de balles à Rosario, la ville la plus dangereuse d’Argentine. Le père Juan Pablo Nunez, curé de cette paroisse, avait explicitement dénoncé la criminalité organisée comme responsable de l’extrême violence qui règne dans son quartier.

Lire la suite sur le site de l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED)

NLH #NLQ #Points non négociables PNN

L’Argentine refuse l’avortement mais devra probablement revoter l’année prochaine…

Par 31 voix pour, 38 contre et 2 abstentions, le Sénat argentin a rejeté la légalisation du meurtre de l’enfant à naître. La « journaliste » de France24 Mathilde Buenos, qui n’informe pas, est sous le choc :

Le pape François a multiplié les déclarations contre l’avortement. Dans une lettre adressée aux fidèles catholiques argentins, le pape avait appelé à se mobiliser contre le projet de loi.

Une messe pour la vie a été célébrée mercredi à 20h par le cardinal Mario Poli à la cathédrale de Buenos Aires. Le successeur du Pape François a concélébré avec, entre autres, Mgr Oscar Ojea, évêque de San Isidro et président de la conférence épiscopale.

Il y avait eu 5 millions de manifestants dans toute l’Argentine contre l’avortement.

Toutefois, les partisans de l’avortement espèrent gagner l’an prochain

L’échec de la légalisation du crime de l’enfant à naître en Argentine n’est que partie remise pour les partisans de l’avortement qui constatent tout de même que leur idéologie progresse. Julia Mendez, militante féministe, annonce :

« Et s’il ne passe pas la semaine prochaine, nous le représenterons l’année d’après. C’est la septième fois que nous le présentons, jamais nous n’avions été si proches du but. »

La féministe Senorita Bimbo ajoute :

« Demain, nous serons toujours le mouvement populaire et transversal le plus fort du pays. Demain nous sècherons nos larmes et nous continuerons d’avancer. Il n’y aura pas un pas en arrière. »

C’est la version pro-mort du “On ne lâche rien”…

A l’inverse, aux Etats-Unis, le mouvement pro-vie avance pas à pas pour interdire l’avortement et faire respecter la vie humaine dès la conception. C’est la constance dans les idées qui permet d’avancer. En France, la droite, complice dès l’origine de la culture de mort, a toujours tout lâché. Ainsi, Eric Ciotti, qui passe pour un député de droite, s’est senti obligé de se joindre à la gauche sur cette affaire :

Source : lesalonbeige

NLQ #Points non négociables PNN

Argentine : l’ONU fait pression pour légaliser l’avortement

Alors que  la Chambre des Représentants doit se prononcer à la fin du mois pour rendre – ou non – les avortements légaux et gratuits jusqu’à 14 semaines, le Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies vient de publier un rapport exhortant l’Argentine à assurer les avortements sur les mineurs de 13 à 16 ans.

Dans son rapport, l’UNCRC demandé au gouvernement argentin d’assurer « l’accès à l’avortement sécuritaire et aux soins post-avortement pour les adolescentes, en veillant à ce que leur avis soit toujours écouté et dûment pris en compte dans le processus décisionnel ». Le Comité s’inquiète  notamment pour des jeunes filles de 14 ans qui risquent la prison à cause de l’avortement.

Le code Argentin autorise les enfants de 13 à 16 ans à décider eux-mêmes de tout traitement « non invasif », qui ne « compromet pas son état de santé ou ne provoque pas de risque grave pour sa vie ou son intégrité physique ». L’avortement rentre-t-il dans ces critères ? Cette question est actuellement en débat à la Chambre dans le cadre du projet de loi, ainsi que celle du consentement parental.

Source : genethique.org

NLQ #Points non négociables PNN

Argentine – Plus de 3 millions de marcheurs pour la vie

Environ 3,6 millions d’Argentins se sont réunis dans plus de 200 villes différentes lors d’une « Marche pour la vie » nationale pour manifester leur soutien au droit à la vie dimanche.

 

Source

NLQ #Rome

Le plaidoyer du Pape François contre l’esclavage moderne

 

A l’occasion du forum qui se tient à Buenos Aires du 5 au 8 mai sur l’esclavage moderne, « Vieux problèmes du nouveau monde », le Pape François a tenu à réaliser un message vidéo pour faire part de son soutien et de sa préoccupation pour les victimes de l’esclavage moderne.

« Personne ne peut se laver les mains devant cette réalité tragique, s’il ne veut pas être complice de ce crime contre l’humanité », les mots choisis par le Saint-Père sont forts, pour lutter contre l’esclavage moderne, à l’occasion du forum « Vieux problèmes du nouveau monde » qui se déroule en Argentine du 5 au 8 mai.

Dans son message vidéo, le Pape François salue les participants à ce II Forum, et affirme que l’esclavage « n’est pas quelque chose d’autre temps » ; mais « une pratique qui a des racines profondes » et se manifeste encore aujourd’hui et sous de nombreuses formes différentes telles que la traite des êtres humains, l’exploitation du travail par la dette, l’exploitation des enfants et l’exploitation sexuelle, sans oublier le travail domestique forcé , dont les victimes s’élèveraient dans le monde à 40 millions de personnes.

Selon le Global Slavery Index, 58 % des victimes sont répartis dans 5 pays : Inde, Chine, Pakistan, Bangladesh et Ouzbékistan.

Femmes et filles représentent 71 % des esclaves, soit près de 29 millions de personnes. Une victime de l’esclavage moderne sur quatre est un enfant, soit environ 10 millions d’individus.

En intégralité, le script du message vidéo du Pape François :

Chers frères et sœurs,

J’ai accepté avec plaisir l’invitation à adresser mes salutations à vous qui participez à ce forum sur les formes modernes d’esclavage : « Vieux problèmes du nouveau monde », organisé par le diocèse orthodoxe de Buenos Aires, dirigé par le Métropolite Tarasios,  par l’Institut orthodoxe « Patriarche Athénagoras » de Berkeley en Californie, et sous le patronage du Patriarcat œcuménique. Tout d’abord, je tiens à exprimer ma profonde gratitude au Patriarche œcuménique, Sa Sainteté Bartholomée Ier, ainsi qu’à l’archevêque de Canterbury, Sa Grâce, Justin Welby, qui ont inauguré ce forum l’année dernière.

Cela me réconforte de savoir que nous partageons la même préoccupation pour les victimes de l’esclavage moderne.

L’esclavage n’est pas quelque chose d’un autre temps. C’est une pratique qui a des racines profondes et se manifeste encore aujourd’hui sous de nombreuses formes : la traite humaine, l’exploitation du travail par la dette, l’exploitation des enfants, l’exploitation sexuelle et le travail domestique forcé. Chacune de ces formes est plus sérieuse et inhumaine que les autres. Malgré le manque d’information dans certaines régions du monde, les chiffres sont spectaculairement élevés et, très probablement, sous-estimés. Selon certaines statistiques récentes, il y aurait plus de 40 millions de personnes, hommes, mais surtout femmes et enfants, qui souffrent d’esclavage. Pour avoir une idée, si elles vivaient dans une seule et même ville, il s’agirait de la plus mégapole de notre planète, et aurait plus ou moins une population quatre fois supérieure au Grand Buenos Aires.

Personne ne peut se laver les mains devant cette réalité tragique, s’il ne veut pas être complice de ce crime contre l’humanité. Le premier devoir qui s’impose est de mettre en place une stratégie qui permettra une meilleure connaissance du sujet, de déchirer le voile de l’indifférence qui semble couvrir le sort de cette partie de l’humanité qui souffre, qui est en train de souffrir. Il semblerait que beaucoup ne souhaitent pas comprendre l’ampleur du problème.

Certains, qui sont directement impliqués dans des organisations criminelles, ne veulent pas en être informés, simplement parce qu’ils en tirent de grands bénéfices grâce aux nouvelles formes d’esclavage. Il y a aussi ceux qui, malgré leur connaissance du problème, ne veulent pas parler parce que c’est là que se termine la « chaîne de consommation », en tant que consommateur de « services » qui offrent des hommes, des femmes et des enfants devenus esclaves. Nous ne pouvons pas être distraits : nous sommes tous appelés à sortir de toutes les formes d’hypocrisie, affrontant cette réalité que nous faisons partie du problème. Le problème n’est pas une chose extérieure devant nous : il m’implique. Nous ne sommes pas autorisés à détourner le regard, à déclarer notre ignorance ou notre innocence.

La deuxième grande tâche consiste à agir en faveur de ceux qui sont devenus des esclaves : défendre leurs droits, empêcher les corrompus et les criminels d’échapper à la justice et d’avoir le dernier mot sur les personnes exploitées. Il ne suffit pas que certains États et organisations internationales adoptent une politique particulièrement dure en voulant punir l’exploitation des êtres humains, si les causes ne sont pas abordées… Les racines les plus profondes du problème. Lorsque les pays souffrent de pauvreté extrême, ils subissent la violence et la corruption, ni l’économie, ni le cadre législatif, ni les infrastructures de base ne sont efficaces ; ils ne peuvent garantir la sécurité, ni les biens, ni les droits essentiels. De cette façon, il est plus facile pour les auteurs de ces crimes de continuer à agir en toute impunité. De plus, il y a un fait sociologique : le crime organisé et le trafic illégal d’êtres humains choisissent leurs victimes parmi les personnes qui ont aujourd’hui peu de moyens de subsistance et encore moins d’espoir pour l’avenir. Pour être plus clair : parmi les plus pauvres, parmi les plus marginalisés, les plus mis au rebut. La réponse fondamentale réside dans la création d’opportunités pour le développement humain intégral, en commençant par une éducation de qualité : c’est le point clé, une éducation de qualité dès la petite enfance, pour continuer à générer de nouvelles opportunités de croissance par le travail. Éducation et travail.

Cet immense travail, qui demande du courage, de la patience et de la persévérance, nécessite un effort commun et global de la part des différents acteurs qui composent la société. Les Églises doivent également s’engager dans cette tâche. Bien que les individus et les groupes spéculent sans vergogne sur l’esclavage, nous les chrétiens, tous ensemble, nous sommes appelés à développer une collaboration de plus en plus grande pour que nous dépassons tous les types d’inégalité, la discrimination de toute nature, ce qui est exactement ce qui permet qu’un homme peut être l’esclave d’un autre homme. Un engagement commun pour faire face à ce défi sera une aide valable pour la construction d’une société renouvelée orientée vers la liberté, la justice et la paix.

Source : Vatican News

NLQ #Sorties/Animations

Lecture à troix voix “Lettres d’Alice Domon” par le Théâtre de la Clairière à Besançon (25) le 25 mars 2018

Lecture à trois voix

par le Théâtre de la Clairière (dir. Pierre Louis)

LETTRES D’ALICE DOMON

Une disparue d’Argentine

Alice Domon, religieuse franc-comtoise, a été assassinée en décembre 1977 à Buenos Aires pour s’être solidarisée avec les Mères de la place de mai au temps de la dictature militaire. Elle a laissé une correspondance avec sa famille et ses proches, où l’on découvre ses engagements et sa personnalité de femme-témoin.

Alice Domon, ou Sœur Cathy, ou encore, pour sa famille vivant dans le Doubs, « Lisette », s’est engagée avec les sœurs missionnaires en 1967 en Argentine auprès des populations les plus pauvres. Elle a partagé la vie des habitants d’un bidonville, puis travaillé avec de petits paysans, et enfin s’est associée au combat mené par celles et ceux qui recherchaient les premiers « disparus » sous la dictature.

Pour cette lecture animée du Théâtre de la Clairière, trois femmes donnent à entendre des extraits de sa correspondance et retracent les grands moments de son engagement humain et spirituel. Une discussion avec le public suivra, en présence de membres de sa famille.

« Faites-les taire tant que vous voulez ! Quand ils se tairont, ce sont les pierres qui crieront, les pierres elles-mêmes. » (Luc 19, 40)

avec Catherine Bataillard, Alix Baudoin et Anaïs Detournay

Mise en espace Alix Baudoin

extraits de lettres d’Alice Domon publiées aux éditions Karthala, 2016 (textes de Diana Beatriz Viñoles, préface de Gaby Etchebarne)

DIMANCHE 25 MARS à 17H

saison culturelle Grammont-Haute-Comté

Centre diocésain de Besançon

20, rue Mégevand

Entrée 8 / 5 €

renseignements : 03.81.25.17.17

Lieu : Auditorium du Centre diocésain – 20 rue Mégevand – Besançon
Contact : 03 81 25 17 17

Tribunes et entretiens

Pourquoi le pape ne va-t-il pas en Argentine ?

Une tribune, un avis parmi d’autres qui, au delà du ton, donne quelques faits dont chacun pourra tirer le fruit qu’il souhaite.

 

Cela presque cinq ans que Jorge Mario Bergoglio est pape. Mais il n’a pas encore remis le pied dans son pays, l’Argentine, malgré qu’il se soit déjà rendu dans sept pays latino-américains et qu’il visitera également le Chili et le Pérou au cours des prochains jours.

Lundi 15 janvier, dans le vol à destination de Santiago du Chili, il ne verra l’Argentine que d’en haut. Et c’est donc depuis le ciel qu’il enverra le télégramme protocolaire dans lequel il salue toujours les présidents des pays qu’il survole, dans le cas présent le détesté Mauricio Macri.

Que le péroniste Bergoglio ne porte pas Macri le libéral dans son cœur, ce n’est pas un mystère.  C’est en bonne partie précisément ce différend, décuplé dans des disputes incessantes et enflammées entre argentins, disputes par ailleurs de nature davantage politique que religieuse, qui dissuade François de retourner mettre de l’huile sur le feu dans son pays natal.

Mais si le Pape veut tirer son épingle du jeu, ce n’est pas le cas de certains de ses amis argentins étiquetés, pas toujours à tort d’ailleurs, comme les porte-paroles du Pape. Et ils sont, eux, particulièrement loquaces et belliqueux.

C’est justement à ces embarrassants activistes que la conférence épiscopale argentine vient d’adresser de durs reproches, à quelques jours du voyage de François au Chili et au Pérou.

> Francisco, el Papa de todos

La « fatwa » des évêques est rédigée dans un langage codé. Il est difficile pour quelqu’un qui n’est pas argentin de comprendre qui est réellement visé.  Et encore moins dans la traduction italienne que le site proche du Vatican « Il Sismografo », dirigé par le chilien ultrabergoglien Luis Badilla, a rapidement mise en ligne depuis Rome, tout en l’amputant au passage de quelques-unes des lignes les plus explicites, les dernières du paragraphe suivant que nous avons soulignées :

« Accompagner les mouvements populaires dans leur combat pour une terre, un toit et du travail, c’est un devoir que l’Eglise accomplit depuis toujours et que le Pape lui-même promeut ouvertement, en nous invitant à prêter nos voix aux causes des plus faibles et des plus exclus. Ceci n’implique en aucune manière qu’on lui attribue ses propres positions et actions, qu’elles soient correctes ou erronées. »

Ce qui a incité les évêques argentins à prendre position, ce sont les déclarations de Juan Grabois (photo) au quotidien « Página 12 », ce personnage est tellement proche de Bergoglio qu’on pourrait croire que chacune de ses paroles reflète effectivement la véritable pensée politique du Pape.

Grabois, 34 ans, est le fils d’un dirigeant historique péroniste, il a fondé le Movimiento de Trabajadores Excluidos et dirige aujourd’hui la Confederación de Trabajadores de la Economía Popular. Il est très proche de Bergoglio depuis 2005, à l’époque où celui qui était encore l’archevêque de Buenos Aires de l’époque était à la tête de la conférence épiscopale argentine.  Une fois devenu pape, François l’a nommé consulteur du Conseil pontifical « Justice et Paix », aujourd’hui absorbé par le nouveau dicastère pour le service du développement humain intégral.  C’est encore lui, Grabois, qui tire les ficelles des spectaculaires rassemblements des « mouvements populaires » autour du pape, un réseau d’une centaine de formations sociales militantes anticapitalistes et altermondialistes du monde entier mais surtout latino-américaines.

Il n’est donc pas surprenant qu’en matière d’opposition populaire aux mesures libérales du président Macri, de barrages routiers, de piquets de grève devant les usines et d’occupations de maisons, Grabois soit un « lider piquetero » des plus en vue. Dans l’interview qu’il a accordée à « Página  12 », il a lancé à Macri que « son vice c’est la violence » et, en faisant allusion à son rôle d’entrepreneur, il l’a dénigré par des paroles méprisantes : « Ce n’est pas quelqu’un qui s’est fait lui-même, il a hérité de la fortune de son père qui a profité de la corruption de l’Etat ».

Le problème c’est que ces paroles incendiaires, et d’autres encore, de Grabois, qu’on attribue en Argentine régulièrement à Bergoglio lui-même, surviennent justement à la veille de l’arrivée du Pape dans le Chili voisin, où le même Grabois est en train d’organiser le déplacement de cinq cent membres des « mouvements populaires » qui assisteront au premier rang à la messe que François célébrera le mercredi 17 janvier à Temuco, à 600 kilomètres au sud de Santiago, pour soutenir les populations indigènes « Mapuches », les plus pauvres et les plus marginalisées du Chili, en conflit depuis des décennies avec les autorités politiques du gouvernement central et en froid avec l’Eglise. Après la messe François déjeunera avec un groupe d’entre eux, et ceux-ci attendent du pape une dénonciation du « génocide » dont ils se disent victimes.

Une raison en plus pour François de se tenir à bonne distance de son Argentine où cependant son ami Grabois lui cause encore une fois bien des soucis.

*

En ce qui concerne le résultat des récentes élections présidentielles au Chili, avec l’arrivée au pouvoir du libéral modéré Sébastian Piñera, nous vous renvoyons à l’analyse pointue qu’en fait Marco Olivetti, expert en constitutions et en systèmes politiques comparés :

> Così la democrazia cilena dà il la all’America latina

Toujours du professeur Olivetti, voici un panorama sur le virage politique libéral de l’Amérique latine dans son ensemble et des défaites en chaîne des gauches populistes si chères au Pape François et à ses amis argentins :

> I 12 mesi che cambieranno gli assetti in America latina

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

 

Source

Amérique latine #NLQ

Argentine – Des Indiens mapuches profanent une cathédrale

Les Mapuches constituent un peuple indigène présent au Chili et en Argentine, et qui a toujours manifesté une vive résistance à la colonisation et aux États où leurs communautés se répartissent.

L’incident qu’ils viennent de provoquer est plutôt rare en Argentine, mais les attaques ou incendies d’églises au Chili se comptent par dizaines pour cette seule année 2017. Ce qui est troublant, dans le cas argentin, c’est que la mort du jeune Mapuche remonte au 1er novembre et que l’évêque du diocèse de San Carlos de Bariloche l’a condamnée dès le lendemain et a invité les autorités à manifester plus de justice envers les Mapuches. Il ne semble pas avoir été entendu et il ne semble pas davantage que les Mapuches entendent s’en faire un ami ou un allié… En témoigne cet article d’ACIPrensa.

 

Un groupe de femmes mapuches accompagnées de membres d’organisations sociales, est à l’origine d’incidents dans la cathédrale Nuestra Señora d[u parc national de] Nahuel Huapi, du diocèse de San Carlos de Bariloche (Argentine). Selon des informations transmises par l’Agencia Informativa Católica Argentina (AICA), dimanche 26 novembre dernier, les manifestants ont fait irruption [dans la cathédrale] en exigeant à haute voix la justice, alors que la messe était en cours de célébration, et ils n’ont pas tenu compte de l’appel du prêtre célébrant les invitant à se calmer. Les manifestants ont brisé des bancs, des statues et des tableaux de l’église.

Les incidents ont duré une vingtaine de minutes, après quoi le groupe a quitté la cathédrale. La manifestation avait commencé au Centro Cívico en raison du décès d’un membre de la communauté mapuche lors d’un affrontement avec les services de la Préfecture de police, et elle s’est poursuivie dans cette église. Ils ont fait irruption dans la cathédrale en détruisant tout sur leur passage. L’église était remplie de monde et on était en pleine célé­ bration eucharistique. Ils ont insulté le curé et les fidèles.

 

 

ACI Prensa, 26 novembre – © traduction CH.

 

Source Christianophobie Hebdo.

 

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Dans le Monde #NLQ

Argentine- Tentative d’incendie criminel d’une église – Plainte de l’archevêque

L’Evêque de Quilmes, en province de Buenos Aires, S.Exc. Mgr Carlos José Tissera, a indiqué que, le 10 mars dernier, après la Messe du soir, alors que les fidèles avaient à peine quitté la Paroisse Saint Jean Baptiste du quartier de Florencio Varela, deux personnes masquées avaient jeté une bouteille de plastique remplie d’essence dans la nef de l’église et lui avait donné feu. « Ceci a créé un foyer d’incendie rapidement éteint par les pompiers. Grâce à Dieu, le feu n’a pas atteint l’intérieur mais le malaise et la confusion créé par la fumée ont duré quelque peu » raconte l’Evêque de Quilmes.

Le Curé, le Père Marcelo Eyheramendy, en compagnie du sacristain et de paroissiens se sont rendus au Commissariat de police pour déposer plainte. « Même s’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, nous croyons avec le Père Eyheramendy que cet incident pourrait être lié à d’autres, s’étant vérifiés mercredi dernier, 8 mars, ayant pris pour cible la Cathédrale métropolitaine de Buenos Aires, et vendredi 10 face à la Cathédrale de La Plata » a déclaré l’Evêque, qui a conclu : « Nous nous unissons à la condamnation de semblables événements qui ont eu lieu au cours de ces derniers jours, qu’ils soient ou non liés à ce qui s’est passé récemment à Florencio Varela ».

 

Le 8 mars, au cours de manifestations pour la Journée internationale de la femme, un groupe de femmes avait lancé des objets et tenté de mettre le feu au portail de la Cathédrale de Buenos Aires. En outre, face à la Cathédrale de Tucuman, un groupe de femmes avait présenté, le 10 mars, une parodie sacrilège ayant pour protagoniste la Très Sainte Vierge Marie.

Lu sur Fides

Dans le Monde #NLQ

Un protestant à la tête de l’Osservatore Romano

Un protestant à la tête de l’Osservatore romano c’est désormais le cas en Argentine.

Si incroyable que cela puisse paraître, l’organe de presse officiel du Vatican sera dirigé par un non catholique. Le Saint-Père, argentin lui-même et sensible aux symboles a-t-il voulu envoyer un nouveau message en acceptant la nomination dans son propre pays d’un directeur protestant pour la nouvelle édition de l’Osservatore Romano ? C’est assez probable venant d’un homme qui a choisi dès le début de son pontificat de s’exprimer plus par des gestes significatifs que par des grands discours.

Que souhaite nous dire le pape par ce nouveau geste pour le moins désarçonnant ? Une main tendue dans la collaboration œcuménique ? Décloisonner le monde des religions ?

Pourtant, donner sa voix officielle à quelqu’un qui ne partage pas l’intégralité de votre pensée n’est pas sans risque, surtout quand on sait qu’un média façonne les mentalités.

Comment Marcelo Figueroa  rendra-t-il compte des sujets sur lesquels il est en désaccord avec la foi catholique ?