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Exposition La Grande aventure des Chrétiens d’Orient jusqu’au 3 mars 2019 à Montpellier (34)

L’exposition : “La Grande aventure des Chrétiens d’Orient, 2000 d’histoire”, se tiendra :

du 15 au 24 février, à la Cathédrale St Pierre de Montpellier

du 25 février au 03 mars, à l’église Don Bosco de Montpellier

Un messe sera célébrée, avec les Chrétiens d’Orient, dimanche 24 février à 10h30, à la Cathédrale Saint-Pierre.

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Le Monastère de la Grande Chartreuse (et ses liqueurs !) : petite histoire en 2 minutes (et en VIDÉO)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère de la Grande Chartreuse se trouve, comme son nom l’indique, dans le massif de la Chartreuse, dans les Alpes.

 

La communauté regroupe quelques moines qui y vivent en ermite et ne prennent qu’un repas par jour. Ils sont notamment mondialement réputés pour leurs Chartreuse Verte et Chartreuse Jaune, produites depuis plusieurs siècles !

 

Petit tour d’horizon du monastère (et de ses liqueurs) en deux minutes, top chrono, avec Divine Box ! (Une vidéo vous attend à la fin de l’article)

 

Les frères chartreux vivent depuis 1000 ans au coeur de la vallée de la Chartreuse, dans les Alpes françaises – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Monastère de la Grande Chartreuse : la vision

 

En 1084, saint Hugues, alors évêque de Grenoble, a une vision : 7 hommes désireux de louer Dieu au coeur d’une montagne nommée « Chartreuse”. C’est alors que Bruno, universitaire à Cologne, lui rend visite avec ses six compagnons.

 

Coïncidence ? Pas sûr… Saint Hugues y voit en effet un signe de la Providence et décide d’emmener Bruno dans la montagne, le lieu parfait pour prier ! Le futur saint Bruno est ravi, lui qui voulait quitter le monde afin de vivre pour Dieu seul. Allez hop, on monte le camp !

Saint Bruno, qui a vécu au XIe siècle, est le fondateur du monastère de la Grande Chartreuse – Divine Box

Et de deux !

 

Bruno décide alors de construire un lieu qui allie vie solitaire et… vie communautaire. Un subtil équilibre qui se retrouve, par ailleurs, dans la construction même du monastère. De petites cellules en bois, indépendantes, sont en effet reliées par une galerie qui débouche sur une église et un réfectoire.

 

Une fois la construction terminée, Bruno est appelé auprès du pape pour le conseiller, mais ce rôle l’ennuie profondément… Le revoilà donc reparti en Italie, en Calabre, pour fonder la deuxième « Chartreuse » de l’Histoire ! En avant, toute !

Ci-dessus, saint Bruno rendant visite au pape Urbain II, à l’appel de ce dernier – Divine Box

La règle du monastère de la Grande Chartreuse

 

À la mort de saint Bruno en 1101, aucune règle communautaire n’est encore écrite ! Dingue, non ? Même si la coutume orale fonctionne alors à l’époque, en 1121, le prieur général, « Guigues le Chartreux », a le souci de pérenniser l’organisation de l’ordre.

 

Et hop, en 1127, les « Statuts » (la règle des chartreux) sont approuvés, et se diffusent progressivement aux différentes chartreuses qui se développent partout en Europe… Et pour les petits curieux : oui, les chartreux actuels suivent toujours les préceptes de 1127 !

Ci-dessus, les Consuetudines Cartusiae (Coutumes de la Chartreuse), écrites et mises en forme par le frère prieur Guigues le Chartreux – Divine Box

L’apogée

 

Heureusement d’ailleurs que tout s’organise, car au XIVe siècle, à l’apogée de l’ordre, on compte 150 chartreuses en activité ! Chaque maison est alors représentée par un prieur, qui s’en réfère au père général, qui est le prieur du monastère de la Grande Chartreuse.

 

Ensemble, ils tentent de se réunir régulièrement pour discuter des évolutions de l’ordre et… déguster un verre de liqueur (anecdote véridique) ! Mais malheureusement, après de belles années, la suite n’est pas toute reluisante pour ces moines cherchant Dieu dans la solitude…

Au XIVe siècle, le monastère de la Grande Chartreuse connaît son apogée : elle a pu fonder 150 monastères en Europe ! – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Les complications à la veille de la Révolution

 

En effet, depuis la fin du XIVème siècle, les guerres provoquent la fermeture progressive des maisons. Le monastère de la Grande Chartreuse lui-même subit notamment de nombreux incendies. Et même si le monastère a toujours été reconstruit à l’identique, les moines ont souvent dû quitter les lieux pour se protéger !

 

C’est notamment le cas entre 1789 et 1816, quand l’Etat décrète que les biens de l’Eglise appartiennent à la Nation : il n’y a alors plus de maisons vivantes en France. Coup dur ! Et ce n’est pas fini…

Ci-dessus, une gravure du XVIIIe siècle représentant le monastère de la Grande Chartreuse, peu avant la Révolution – Divine Box

La résistance des montagnards

 

En 1903, une loi dissout les congrégations, dont (évidemment) celle des chartreux, mais le père général de l’époque tente de défendre sa cause. Sa lettre aux autorités, relayée par la presse, crée un (petit) soulèvement populaire : des milliers d’habitants du coin se rassemblent alors sous les murs du monastère pour empêcher l’expulsion des moines !

Mais après plusieurs jours de lutte pacifique, les gendarmes vident finalement le monastère le 19 avril, au milieu des habitants en pleurs. Même les gendarmes, honteux, se découvrent au passage des frères…

 

En avril 1903, l’armée et les policiers sont réquisitionnés pour expulser les frères chartreux, face au soutien de la population locale – Divine Box

Monastère de la Grande Chartreuse : et aujourd’hui ?

 

La vie du monastère de la Grande Chartreuse a repris en 1940, après un exil de 37 ans en Italie… ! Aujourd’hui, ils sont une vingtaine sur place, et suivent toujours les « Statuts » de 1127.

 

Leur prière est d’abord solitaire en cellule, mais ils se retrouvent en communauté pour la messe, les vêpres (à 18h) et les matines (à 1h du matin !).

 

En plus de ça, ils étudient et travaillent de leurs mains, par exemple à l’entretien de leur jardin ou à la fabrication des coffrets de Chartreuse ! Sans oublier bien sûr, dans la catégorie produits monastiques, les fameuses liqueurs qu’ils préparent ! On en parle tout de suite…

Aujourd’hui, les frères du monastère de la Grande Chartreuse ont pu se réinstaller depuis 1940 dans leurs bâtiments historiques – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Mystérieuse Chartreuse

 

Depuis 1737, les chartreux élaborent des liqueurs à la renommée mondiale, issues d’un mystérieux parchemin reçu en 1605, détaillant la recette d’un élixir végétal aux 130 plantes.

 

Aujourd’hui, les deux moines qui supervisent la production sont les seuls *au monde* à connaître les ingrédients et le processus de fabrication de chaque liqueur. Un artisanat monastique rarissime, qui en a fait rêver plus d’un !

 

C’est pour cela, par exemple, qu’ils ne voyagent jamais dans la même voiture ! On n’est jamais trop prudents… La fameuse chartreuse verte, elle, date de 1764 ! Et voilà, vous savez (presque) tout.

Les frères chartreux réalisent encore, depuis plusieurs siècles, des liqueurs à la recette ultra secrète – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Et pour acheter les produits/liqueurs du Monastère de la Grande Chartreuse ?

 

 

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : vous pourrez y acheter la Chartreuse Verte, la tisane des Pères Chartreux, l’élixir végétal de la Grande Chartreuse etc…

 

Le coin est superbe, n’hésitez pas à vous rendre sur place ! Mais les moines, ermites et très discrets, ne seront probablement pas là pour vous accueillir … ;-)

La vidéo

 

Allez, vous l’avez bien méritée ! Voici une petite vidéo (1:09) de Divine Box, sur le monastère de la Grande Chartreuse :

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Université d’été : “Imagine une église” du 8 au 13 juillet 2019 à Vézelay (89)

L’Université d’été « Imagine une église » se propose d’explorer l’interface entre culte et culture dans les églises dont nous héritons dans un dialogue fécond.

Du 8 au 13 juillet 2019
à Vézelay

Les églises, créées pour la liturgie, mobilisent de multiples ressources architecturales, iconographiques, musicales qui leur donnent cette capacité à dire le mystère de Dieu, de l’homme et du cosmos dans la pierre, le bois, le marbre, la lumière et les sons qu’elles assument dans une polyphonie méconnue et largement sous-exploitée. L’Université d’été « Imagine une église » se propose d’explorer l’interface entre culte et culture dans les églises dont nous héritons dans un dialogue fécond.

Pour qui ?

L’Université d’été « Imagine une église » s’adresse à toutes les personnes investies dans la vie cultuelle et culturelle de nos églises : membres des commissions diocésaines d’art sacré, musiciens, liturgistes, artistes, architectes, étudiants, membres d’association de sauvegarde du patrimoine, et plus largement toute personne investie dans les multiples projets destinés à faire vivre nos églises.

Par qui ?

L’Université d’été « Imagine une église » est une initiative commune du Theologicum – Faculté de Théologie et de Sciences Religieuses de l’ICP qui, à travers ses Instituts Supérieurs de Liturgie (ISL) et de Théologie des Arts (ISTA) forme depuis de nombreuses années les théologiens de la liturgie et des arts, et du Département Art sacré du Service National de la Pastorale Liturgique et Sacramentelle de la Conférence des Evêques de France.

Apprendre en faisant

L’Université d’été associe des conférences par des universitaires sur l’expérience esthétique dans ses dimensions iconographique, musicale, architecturale et poétique, des interventions d’artistes et d’experts engagés dans l’inhabitation culturelle des églises. Elle comprend aussi des ateliers ordonnés à l’élaboration d’une veillée musicale et artistique, le samedi soir, par les participants, dans le cadre prestigieux de la Basilique de Vézelay. Cette manifestation spirituelle se veut une Louange cosmique pour l’OEuvre de la Création, intégrant musique, textes de l’Ecriture, oeuvres poétiques et artistiques dans un espace sacré qui invite aux déplacements.

Un haut lieu spirituel et culturel

La première édition de l’Université d’été se tient dans le cadre prestigieux de Vézelay, un haut lieu de foi et de culture, profondément marqué, jusque dans son paysage par l’assomption, depuis le Moyen Age, de la création par la plus haute spiritualité. Les participants seront accueillis dans les hôtelleries des Fraternités Monastiques de Jérusalem et pourront, s’ils le désirent, participer aux offices monastiques à la Basilique.

Découvrir le programme complet

Informations pratiques

Université d’été « Imagine une église » à Vézelay (89450)
Du lundi 8 au samedi 13 juillet 2019

Inscription : Mme Geneviève Turlotte avant le 1er mars 2019 [Bulletin d’inscription à renvoyer].

Forfaits :

  • Forfait pension complète en hôtellerie monastique*, du 8 juillet pour le diner au 13 juillet avant le déjeuner, frais pédagogiques inclus : 495 euros.
  • Forfait avec déjeuners et dîners du 8 au 12 juillet et frais pédagogiques, hébergement non compris : 395 Euros.
  • Forfait spécial étudiants en cursus ICP : pension complète en hôtellerie monastique*, du 8 juillet pour le diner au 13 juillet avant le déjeuner : 295 Euros.

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* Hôtellerie monastique : chambres simples à une ou deux places selon participation.

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Philippe Lejeune – Grandeur de l’imperceptible – Exposition du 15 février au 14 avril 2019 à Versailles (78)

Avec l’exposition présentée à l’Espace Richaud du 15 février au 14 avril 2019, la Ville de Versailles rend un hommage inédit au peintre Philippe Lejeune (1924-2014). Quatre ans après sa mort, 150 tableaux sont réunis à Versailles. Du Portrait du fils de Gauguin à La Fin du Temps, hommage à Messiaen, cette importante rétrospective propose de faire découvrir le parcours d’un héritier nabi marqué par Hiroshima, dont les œuvres ultimes ont poussé à son paroxysme « la musique du tableau », si chère à Delacroix.

Né à Montrouge le 15 novembre 1924, Philippe Lejeune est un habitué du Louvre quand, à 16 ans, il rencontre le peintre Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye. Celui-ci l’accepte aux

Ateliers d’art sacré de la place Furstenberg, à Paris, créés avec George Desvallières en 1919. Il bénéficie également des conseils de ce dernier. Après la mort de Maurice Denis en 1943, Jean Souverbie devient son maître jusqu’à la disparition des Ateliers, en 1947. Lejeune suit également les cours de Robert Rey à l’École du Louvre.

Boursier de voyage au Prix National en 1948, il séjourne en Océanie avec le peintre Philippe

Cara-Costea avec qui il fonde au début des années 1950 la revue Sujet, se rapprochant ainsi

des peintres de la Jeune Peinture comme Françoise Adnet, Paul Rebeyrolle et André Minaux.

Mais la rencontre décisive est celle, à la même époque, du peintre italien Leonardo Cremonini,

qu’il rejoint à Forio d’Ischia, dans la baie de Naples, pendant l’été 1954.

Philippe Lejeune s’installe définitivement à Étampes dans les années 50. Il y exercera notamment la fonction de conservateur du musée municipal et fonda l’École d’Étampes. Il séjourne en Inde en 1969 et ouvre à son retour un atelier en milieu carcéral, à Fleury-Mérogis, qu’il animera pendant 25 ans. Il s’éteint à Étampes, le 24 avril 2014.

« Nous qui n’avons plus rien à admirer, sinon ce qui nous reste d’autrefois, comment ne serions-nous pas émerveillés par ce miracle vivant qu’est le peintre Philippe Lejeune ? Dépassant le faux dilemme figuration/abstraction, oubliant la fausse antithèse entre esquisse « chaotique » et tableau abouti et « fini », ce peintre reste toujours à mi-chemin entre les extrêmes de notre condition amphibie et il nous invite du regard, en peintre initié et mystérieux, à lui emboîter le pas. » Marc Fumaroli

Commissariat de l’exposition : Maximilien Choussy, Jean-Marc Idir, Bérénice Lejeune-Cannavo, François Legrand et Jacques Rohaut

Catalogue : Philippe Lejeune, Grandeur de l’imperceptible (éditions AdHoc, 21,5 x 25,5 cm, 128 pages, 102 illustrations, prix de vente : 24€)

cid:image004.png@01D3B091.04BF51B0L’ESPACE RICHAUD
Situé au cœur de Versailles, entre la gare Versailles Rive-Droite et la place du marché Notre-Dame, au cœur de l’ancien hôpital royal, l’Espace Richaud a ouvert ses portes en avril 2015. De nombreuses expositions y ont été présentées : Le Petit Prince à Versailles ; Jirô Taniguchi, l’homme qui rêve ; Architecture Passions, 40 ans de création Wilmotte & Associés ; Robert Doisneau, les années Vogue, Joseph Dadoune : Sillons et Les Spectateurs : rétrospective Édouard Sacaillan, et Armes savantes, 350 d’innovations militaires à Versailles.

INFORMATIONS PRATIQUES


Espace Richaud – 78 boulevard de la Reine – 78 000 Versailles
Du mercredi au dimanche, de 12h à 19h (dernier accès à 18h30)
Entrée libre

Accessible aux personnes à mobilité réduite

VENIR À VERSAILLES

RER C Versailles Château Rive-Gauche (direct depuis Paris Invalides)

SNCF Versailles Rive Droite (départ Paris Saint-Lazare)

SNCF Versailles Chantiers (départ Paris Montparnasse)

Autobus 171 Versailles Place d’armes (direct depuis Pont de Sèvres)

Autoroute A13 sortie « Versailles Centre »

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Une nouvelle bière trappiste vient de sortir (et elle est déjà fameuse) !

Un article proposé par Divine Box.

Il y a moins de six mois, en juillet 2018, est sortie une toute nouvelle bière brassée par des moines trappistes, à l’abbaye du Mont Saint-Bernard en Angleterre : la « Tynt Meadow ». Déjà renommée dans différents classements, elle se distingue par sa belle robe acajou et ses notes de chocolat et de figue.

 

Petite présentation de cette nouvelle trappiste « Tynt Meadow » avec Divine Box, en trois minutes.

 

 

La Tynt Meadow est brassée au sein de l’abbaye trappiste du Mont Saint-Bernard, en Angleterre – Crédit Photo : Imbibe

 

1/ « Tynt Meadow » voudrait dire : petite prairie !

En anglais, « Meadow » signifie la prairie. Et « tynt » ? On ne sait pas vraiment son origine, cela viendrait peut-être du même mot norvégien, ou du vieil anglais « tin », qui signifient « petit ».

 

Quoi qu’il en soit, les moines du Mont Saint-Bernard ont nommé la Tynt Meadow pour honorer le lien de leur abbaye avec les splendides terres sur lesquelles leurs aînés se sont installés, deux siècles auparavant. Le terrain sur lequel ils se sont installés est en effet juste à côté de la forêt de Charnwood dans le Comté de Leicester, et a pour nom traditionnel… Tin Meadow, qui s’appelle aussi Tynt Meadow, bravo Sherlock !

Les moines de l’abbaye du Mont Saint-Bernard ont appelé leur bière en hommage aux très belles prairies qui les entourent, appelées le domaine du Tin Meadow, ou Tynt Meadow – Crédit Photo : Abbaye du Mont Saint Bernard

2/ Une étiquette sur-mesure !

 

Pour montrer l’amour de l’abbaye à la région, les moines ont décidé de représenter son célèbre clocher et les belles prairies alentours sur le bas de l’étiquette de la bouteille. Et puis comme ça, leur bière se distingue des autres d’un simple coup d’oeil ! Pas de doute, la bière Tynt Meadow porte bien son nom !

Le bas de l’étiquette de la Tynt Meadow représente l’église abbatiale, entourée des fameuses prairies du domaine de Tynt Meadow – Crédit Photo : Abbaye du Mont Saint Bernard

 

3/ Une brasserie pour remplacer la ferme laitière

 

La Tynt Meadow est le résultat de 5 ans de travail et de délibérations. En 2013,  les frères trappistes de l’abbaye du Mont Saint-Bernard sont en effet dans une impasse. Leur ferme laitière, qui leur demande beaucoup de travail et assure alors l’essentiel de leurs revenus, est dans une mauvaise situation financière, à cause de la chute du secteur. En Angleterre, ce ne sont pas moins de 10 000 fermes équivalentes qui ont ainsi fermé depuis dix ans. Il leur fallait donc trouver une autre idée de produits monastiques. L’idée de fonder leur propre brasserie trappiste, comme beaucoup de leurs frères sur le continent, fait alors son chemin…

 

Les moines organisent alors des visites des brasseries de Westvleteren et de Westmalle en Belgique, ainsi que de petites brasseries artisanales régionales, afin de se familiariser avec la bière. Le projet plaît de plus en plus et finalement en 2014, ils décident de fermer leur ferme, et intègrent dès 2017 l’International Trappist Association ! Les brassins tests vont alors pouvoir débuter !

Avant de brasser la Tynt Meadow, l’abbaye du Mont Saint-Bernard s’occupait d’une ferme laitière – Crédit Photo : Financial Time

4/ Une bière officiellement « Trappiste »

 

La Tynt Meadow fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Elle arbore donc sur son étiquette le précieux logo « Authentic Trappist Product ». Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Ce label garantit trois choses :

  1. La bière est brassée au sein de l’abbaye. Les cuves de la Tynt Meadow ont été installées dans l’ancienne blanchisserie, l’embouteillage dans l’ancienne cuisine, et le stockage dans l’ancien réfectoire !
  2. La bière est brassée par les moines. Ils sont en effet huit, sous les ordres du père Michael, à réaliser et contrôler la recette de la Tynt Meadow et toutes ses étapes, du brassage à l’emballage, en passant par l’embouteillage !
  3. Les bénéfices sont consacrés à la vie des moines, et les excédents reversés à des œuvres à caractère social. La Tynt Meadow a en effet été créée, comme nous l’avons vu, pour subvenir aux besoins des moines, leur ancienne ferme laitière ne suffisant plus à leur donner une stabilité financière. Ils soutiennent par ailleurs de nombreuses oeuvres sociales.

Le logo « Authentic Trappist Product » présent sur l’étiquette de la bière atteste que la Tynt Meadow est bien brassée par les moines, au sein de leur abbaye, et pour leur permettre de subsister par eux-mêmes – Divine Box

5/ Une bière déjà renommée partout dans le monde !

 

 

Elle est en effet notée 99/100 sur RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries ! Ils lui ont même décerné la 9ème place dans le Top 50 des Strong English Ale. Pas mal non ? Quand on vous dit que l’artisanat monastique a une qualité inégalée… Mais ce n’est pas tout ! Sur le site BeerAdvocate, qui regroupe la plus grande communauté en ligne de passionnés et de professionnels de la bière, elle a reçue la note de 4,18/5 avec la mention « Exceptionnel » ! De quoi faire des jaloux !

 

 

Et pour acheter/goûter la Tynt Meadow ?

 

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Tynt Meadow. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’infos amusantes sur la Tynt Meadow.

 

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Ce Cœur qui bat – Spectacle à Lyon (69) les 15, 16, 22 & 23 mars 2019

Spectacle itinérant mis en scène par Marie-Cécile du Manoir, à l’église du Sacré-Coeur dans le 3ème arrondissement de Lyon.

A qui est-ce cœur qu’on entend battre sans cesse ?
A partir de l’histoire et de ses déchirures, le spectateur voyage dans le temps et dans l’espace.
Dans ce pèlerinage du cœur, le spectateur contemple (ou découvre) l’Amour réparateur.
Il admire l’action généreuse de beaucoup d’hommes et de femmes de Lyon et du monde entier. Les habitants du quartier, Gabriel Rosset, Étienne Richerand, les veuves de la guerre de 14-18, les congrégations diverses, les grands témoins du temps…

 

Représentations

15, 16, 22 et 23 mars à 19h, 19h30, 20h, 20h30.
Durée du spectacle : 1 heure.
Spectacle conseillé à partir de 8 ans.
Plein tarif : 12 euros
Tarif réduit (étudiant, personnes handicapés, et personnes sans emploi) : 8 euros.

Informations et billeterie

Informations pratiques
Eglise du Sacré-Coeur Lyon 3e.
19h00 – 21h30

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Exposition : singulières icônes roumaines – à Lyon (69) du 19 janvier au 5 mars 2019

A l’occasion de l’année France-Roumanie, le Musée de Fourvière accueille une trentaine d’icônes roumaines sous verre et sur bois du XVIIème-XIXème siècles issues de la collection du Musée National d’Art de Roumanie.

A la crypte de la basilique Notre-Dame de Fourvière, les visiteurs découvriront le parcours étonnant de ces singulières icônes roumaines, de l’ignorance à l’éloge.

Informations pratiques

Basilique Notre-Dame de Fourvière
10h00 – 18h00

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Arts et cloître : Vitraux contemporains et transcendance – Le 19 janvier 2019 à Molsheim (67)

Comment s’y reconnaître au milieu de la profusion de vitraux contemporains produits par notre époque ? Et quelle transcendance expriment-ils et par quels codes ?

Sujet vaste et compliqué qui requiert un spécialiste de ces questions. C’est l’objet et l’enjeu d’une conférence d’Arts et cloitre ce samedi 19 janvier.

La création de vitraux contemporains est très vigoureuse ces dernières années.

L’usage du verre permet une expérience immédiate de la transcendance puisque la lumière traverse un matériau sans perdre sa puissance de révélation.

Les créations récentes témoignent d’une énergie lumineuse renforcée par l’invention de nouveaux procédés.

C’est toujours le même émerveillement de recevoir dans un espace, religieux ou non, une lumière travaillée par des artistes inspirés qui provoquent des effets d’illumination spirituelle.

Encore faut-il prendre le temps de se laisser impressionner et de comprendre les codes et les messages utilisés pour convoquer la transcendance.

Et d’avoir affaire à un spécialiste du vitrail contemporain.

Pour cela, Jean-Paul Deremble, docteur  en histoire de l’art médiéval et maître de conférences à l’Université de Lille donnera une conférence pour Arts et cloître samedi 19 janvier 2019 à la chartreuse de Molsheim de 16h30 à 18h, intitulée : « le vitrail contemporain comme signe et expérience de la transcendance »

Entrée libre, places limitées.

Réservation conseillée au 03 88 47 24 85.

Plateau à la sortie.

www.arts-et-cloitre.com

vitrail d’Henri Guérin réalisé dans la crypte de la cathédrale de Chartres en 2010

Vitrail d’Henri Guérin réalisé dans la crypte de la cathédrale de Chartres en 2010

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(Re)découvrez les ruines de l’abbaye bretonnes de Landévennec !

Un article proposé par Divine Box

Les ruines de l’ancienne abbaye de Landévennec sont, aujourd’hui encore, une référence pour les archéologues médiévaux, à cause des richesses qu’elles recouvrent. On a en effet retrouvé plus de cinquante mille objets sur le site ! Des fouilles furent effectuées entre 1978 et 2002, et le lieu fut classé aux monuments historiques le 26 mai 1992.

 

Que nous révèlent aujourd’hui ces ruines sur le passé de l’abbaye ? Qu’en réalité, ce sont trois abbayes successives qui se sont succédé sur le lieu : une abbaye de style carolingien, une abbaye romane et une abbaye mauriste. Petit retour en arrière avec Divine Box !

 

L’âge d’or de l’abbaye carolingienne et l’invasion viking

 

Les ruines de l’abbaye de Landévennec nous révèlent une première occupation des lieux par des moines, à l’époque mérovingienne, vers 485. Cette présence consistait en un oratoire rectangulaire de petite taille, placé à côté d’un bâtiment de type gallo-romain plus grand, entouré de tombes, dont sans doute celle de saint Guénolé, le fondateur.

 

Vers l’an 700, l’oratoire fut reconstruit, agrandi et transformé en église. Puis au IXe siècle, l’abbaye adopte la règle de saint Benoît, suivant le souhait du fils de Charlemagne, Louis le Pieux. Elle connaît alors pendant 100 ans un âge d’or : de plus grands travaux sont donc entrepris. Les différents bâtiments (réfectoire, couchettes, église) sont notamment rattachés les uns aux autres grâce à la création d’un cloître et de galeries couvertes. Les reliques de saint Guénolé sont alors déposées dans le chœur de l’église. Quelques vestiges témoignent de la puissance et de la richesse de l’abbaye à cette époque : notamment ceux d’un bas-fourneau, d’un puits, et d’un mur d’enceinte.

 

Malheureusement en 913, les vikings pillent et incendient l’abbaye de Landévennec. Un calendrier, aujourd’hui conservé à Copenhague, témoigne (en latin) de cet événement tragique : « Cette même année (913, ndlr) fut détruit le monastère de saint Gwennolé par les Normands ».

 

Les moines survivants réussissent à s’échapper avec les reliques et des manuscrits. Il reste, encore aujourd’hui sur le site, une couche épaisse de cendres. À côté du choeur de l’église, les archéologues ont retrouvé un tumulus, lequel cache des os calcinés et des cendres sous une couche de pierres. Cette pratique viking consistait à se faire pardonner la violation des sépultures, en incinérant puis en ré-enfouissant sous la terre les restes profanés.

 

Au milieu des ruines, on peut encore admirer l’ancien puits de l’abbaye, symbole de sa puissance lors de la période carolingienne Divine Box

L’abbaye romane et les guerres

 

Bien heureusement, les moines parviennent à revenir au milieu du Xe siècle. Ils rebâtissent alors le monastère et débute au milieu du XIe siècle la construction d’une nouvelle église de style roman. Pour ce faire, les moines conservent les restes du bâtiment carolingien, qu’ils agrandissent en prolongeant la nef. L’ancienne nef devient alors une sacristie. Ils ajoutent également un transept et un choeur composé d’un déambulatoire et de petites chapelles. Ils décorent les colonnes de chapiteaux avec des motifs bretons traditionnels : fougères, palmettes, etc…

Cependant, au XIVe et à la fin du XVIe siècle, l’abbaye est victime de plusieurs conflits : la guerre de Succession de Bretagne, la guerre de Cent Ans, mais aussi des guerres de Religion. Elle est plusieurs fois en partie détruite, notamment par les anglais et les membres catholiques de la Sainte Ligue, hostiles aux protestants. Porte en or massif, ornements, coffres, meubles… Tout fut emporté, et le reste des boiseries fut brûlé !

L’ancienne église carolingienne fut agrandie au XIe pour donner naissance à une nouvelle église romane beaucoup plus imposante. L’histoire de l’abbaye de Landévennec a été mouvementée !

L’abbaye mauriste et la Révolution

 

L’abbaye connaît alors à partir de 1628 un renouveau intellectuel et spirituel, grâce au Pape Urbain VIII qui rattache l’abbaye à le Congrégation de Saint-Maur. Entre 1650 et 1655, les bâtiments abbatiaux sont rebâtis par Le frère Robert Plouvier. Ce  jeune moine architecte reconstruit les différents bâtiments. Mais à la fin du XVIIe siècle, l’abbaye est de nouveau quasiment en ruine : très critiquée par les Jansénistes, son image en pâtit. Elle se retrouve à nouveau délaissée.

Si bien qu’à la Révolution en 1792, il ne reste sur place que 4 moines. La communauté de l’abbaye de Landévennec est dissoute et la bibliothèque dispersée. Les bâtiments, qui tombent alors petit à petit en ruines, sont vendus comme bien nationaux. À l’époque, l’église est encore cependant bien entière. Ce qui porta un dernier coup fatal aux ruines est l’acquéreur de l’abbaye. Vers les années 1810, il la détruit et se sert des pierres pour la construction d’un four à chaux sur place.

Ce sera 150 ans plus tard, en 1958, qu’une nouvelle communauté bénédictine se réapproprie les lieux et y construit à côté de nouveaux bâtiments. L’histoire monastique du lieu peut alors reprendre ! La règle « ora et labora », fidèle à la tradition bénédictine, habite alors à nouveaux les murs de ce lieu chargé d’histoire. Les moines y prieront, tout en travaillant de leurs mains.

En 1958, la nouvelle communauté bénédictine de l’abbaye de Landévennec s’est installée un peu plus loin, pour laisser les visiteurs admirer les ruines de l’ancienne abbaye. Un peu plus loin encore, caché dans l’angle en bas à droite de la photo, les ateliers d’artisanat monastique de l’abbaye.

Et les moines, aujourd’hui ?

 

Les moines bénédictins, soucieux de pouvoir partager la riche histoire de leur abbaye, ont ouvert un musée. Il retrace chaque année, dans une exposition temporaire, une époque particulière de la vie de l’abbaye.

 

Entre leurs sept offices quotidiens, les dix-huit frères bénédictins travaillent de leurs mains. Ils réalisent des produits monastiques, notamment le célèbre « caramel au beurre salé de Lanvévennec », et des pâtes de fruits. Ils font tout à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère.

 

Pour les visiter et découvrir leurs délicieux produits, vous pouvez bien sûr vous rendre sur place en Bretagne : Rue Gorrequer, 29560 Landévennec. Sinon, vous pouvez retrouver les produits de l’abbaye de Landévennec sur la boutique en ligne Divine Box.

Source : Divine Box, pour Breizh-info

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