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A la rencontre de l’Abbaye de Novy Dvur, l’unique abbaye trappiste Tchèque !

Un article proposé par Divine Box.

Avez-vous déjà entendu parler de l’abbaye de Nový Dvůr, en République tchèque ? Elle est l’une des filles de l’abbaye trappiste de Sept-Fons, en Bourgogne. Ce monastère dynamique rayonne par la jeunesse de ses membres, et ne manque de susciter la curiosité dans une région durement marquée par l’athéisme au XXe. Construite dans une ancienne ferme, les moines y travaillent la terre et élèvent des moutons, mais réalisent aussi d’excellentes moutardes. Divine Box vous en dit plus juste en dessous !

Ci-dessus, les moines de Nový Dvůr chantent l’office dans leur toute nouvelle église, construite au début des années 2000 — Divine Box

Novy Dvur, une fondation française

L’abbaye de Nový Dvůr est une abbaye trappiste qui fut fondée en 2002 dans l’ouest de la République tchèque, à quarante kilomètres de l’Allemagne. Mais c’est en France que tout commence, en août 1991. L’abbaye bourguignonne de Sept-Fons ouvre alors ses portes à six jeunes Tchèques. On est en effet juste après la chute du rideau de fer, et beaucoup de jeunes en recherche de foi décident de rentrer au noviciat en France. L’abbaye de Sept-Fons accueillera ainsi en quelques années une vingtaine de jeunes tchèques.

Ce petit groupe restera pendant dix ans, le temps de sa formation, auprès des moines français, puis retournera s’installer en République Tchèque dans une ancienne ferme, rachetée en 1999 par l’abbaye de Sept-Fons. Cet ancien bâtiment et son immense domaine datent de 1760. Mais parce qu’il fut laissé à l’abandon pendant de très nombreuses années, les moines doivent se lancer dans de grand travaux de modernisation. C’est ainsi dans l’ancienne écurie qu’ils vont par exemple installer l’hôtellerie ! En seulement deux ans, les travaux sont terminés et l’inauguration a lieu en 2002. Le monastère prend alors le nom de « Nový Dvůr », soit en français : la Cour-Neuve. Le complexe est en effet un ensemble de cours et de bergeries, qui faisait autrefois partie de l’abbaye des Prémontrés de Tepla. En décembre 2011, le nouveau prieuré est élevé au rang d’abbaye.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères : en 2000, la moitié d’entre eux n’avaient même pas 20 ans ! Le père abbé est français, ce qui aide les moines à conserver des relations privilégiées avec l’abbaye de Sept-Fons.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères – Divine Box

À travers champs

Le quotidien des moines est rythmé par la prière et le travail, selon la règle de saint Benoît. En plus de leurs sept offices par jour (le premier est à 3h15 du matin !), ils entretiennent leurs terres et élèvent une cinquantaine de moutons. Ils s’occupent en effet du bois de leur forêt pour se chauffer écologiquement grâce à son rebut. Mais on leur a également demandé de gérer quelques forêt publiques alentours !
Grâce à leurs moutons, ils réalisent une délicieuse viande séchée d’agneau. Son élaboration s’est cependant arrêtée il y a quelques mois, pour que les frères puissent se concentrer davantage sur l’élevage, et proposer aux producteurs locaux une viande de qualité.

Les moines profitent des aménagements et des terres de l’ancienne ferme pour élèver un troupeau d’une cinquantaine de moutons – Divine Box

Prenez-en de la graine (de moutarde !)

Les moines sont aussi bien occupés dans leurs ateliers pour confectionner tout un tas de produits monastiques. Ils produisent en effet toute une gamme de produits cosmétiques, labélisés « ÉCOCERT » : un baume à lèvre, des savons, une crème pour le visage, baume réparateur… Sélection des ingrédients, conception et fabrication, les moines font tout eux-mêmes !
Côté alimentaire, ils produisent également un Nutella bio et « fait maison ». Mais leur spécialité est sans conteste la moutarde : bio à l’ancienne, bio aux olives, à la tomate etc… Il y en a pour tous les goûts ! Chacune de leur recette de moutarde est bien entendu complètement originale et inventée par leurs soins. Pour réaliser leurs moutardes, ils sélectionnent chacun des ingrédients. La plupart sont ainsi directement issus de l’agriculture biologique ! Ils broient eux-mêmes les grains de moutarde avec leur meule de pierre, puis les trempent dans du vinaigre coupé d’une eau captée directement dans la forêt environnante. Après une longue maturation de plusieurs semaines, ils mettent enfin tout en pot à la main, et le tour est joué !

La plupart des ingrédients des moutardes des moines de Nový Dvůr sont issus de l’agriculture biologique – Divine Box

Et pour goûter leurs produits ?

Grâce aux liens privilégiés qui unissent l’abbaye de Nový Dvůr à l’abbaye de Sept-Fons, leurs produits issus de l’artisanat monastique sont facilement disponibles en France. Notamment à la boutique de l’abbaye de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre. Ou encore sur la boutique en ligne de Divine Box, en cliquant juste ici !

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Comment la formule des liqueurs de la Grande Chartreuse reste-t-elle secrète ?

Un article proposé par Divine Box.

Parmi tous les produits monastiques du monastère de la Grande Chartreuse connaissez-vous les liqueurs de la Grande Chartreuse ? Depuis 1737, les chartreux élaborent dans leur monastère, logé au creux d’un vallon alpin, des liqueurs à la renommée mondiale. Comment expliquer un tel engouement ?

 

Si le goût inimitable des liqueurs de la Grande Chartreuse y est pour beaucoup, c’est sans aucun doute à cause de leurs recettes, qui sont en effet top secrètes ! Inchangées depuis leurs créations il y a quelques siècles, elles se basent toutes sur la formule d’un mystérieux manuscrit, datant de 1605… et auquel seul les Chartreux ont accès !

 

Les méthodes modernes d’investigation n’ont toujours pu percer le secret d’élaboration des précieuses liqueurs. Bien que de multiples contrefaçons des liqueurs de la Grande Chartreuse existent, elles n’ont jamais réussi à imiter l’original.

 

Pourquoi personne n’arrive-t-il à imiter les liqueurs de la Grande Chartreuse ? Comment les moines font-ils pour garder leurs recettes top secrètes ? Aujourd’hui Divine Box vous donne les 6 raisons pour lesquelles leur recette est inimitable, et pour un sacré bout de temps encore !

Les liqueurs de la Grande Chartreuse sont produites depuis des siècles, et il en existe aujourd’hui toute une ribambelle – Crédit Photo : DR

 

1/ Une recette top secrète

Les liqueurs de la Grande Chartreuse sont très anciennes. L’élixir végétal de la Grande Chartreuse, la Chartreuse Verte et la Chartreuse Jaune (pour ne citer que les plus connues d’entre elles), ont été respectivement créées en 1737, en 1764 et en 1838 ! Malgré les siècles traversés, leurs recettes sont toujours top secrètes, pour 3 raisons :

 

Une ancienne formule, unique et mystérieuse

Les recettes des liqueurs de la Grande Chartreuse se basent toutes sur une unique formule, celle d’un mystérieux manuscrit, que les Pères Chartreux ont reçus à Paris, en 1605 des mains du maréchal d’Estrées. Ce manuscrit contiendrait la recette d’un « élixir de longue vie » à base de 130 plantes. De quand date cette formule ? Qui l’a écrite ? Et pourquoi a-t-on voulu la donner aux moines chartreux ? Le maréchal d’Estrées ne le dit pas (et le sait-il, d’ailleurs ?), et personne ne le sait encore aujourd’hui ! Ainsi, seuls les moines chartreux ont vu et ont accès à cette formule unique au monde, à la base des différentes recettes !

 

Cachée dans un coffre au sein du monastère

Et aujourd’hui ? Le fameux parchemin de 1605 demeure caché des regards indiscrets. Il est en effet dissimulé dans un coffre, enfoui dans les tréfonds du monastère de la Grande Chartreuse. Seul le supérieur de la communauté en a les clefs !

 

Une recette à l’accès limité

Parmi les moines du monastère de la Grande Chartreuse eux-mêmes, le silence reste d’or : ils ne sont que deux moines a connaître la précieuse formule. II s’agit du procureur du monastère et maître de chai Dom Benoit (71 ans), et de son adjoint le maître herboriste Frère Jean-Jacques. C’est à eux que revient aujourd’hui la lourde charge de perpétrer la tradition liquoriste du monastère. Eux seuls connaissent, et en détail, le processus de fabrication des liqueurs de la Grande Chartreuse, secret depuis quatre siècles.

 

(Pssst, si vous souhaitez savoir tout ce qu’on peut réussir à connaître de la recette de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse, on en a fait une liste dans notre article « 12 infos insolites sur l’élixir de la Grande Chartreuse » !)

Ci-dessus, Frère Jean-Jacques (à gauche) et Dom Benoît (au milieu), les deux seules personnes au monde à connaitre les secrets de la formule des liqueurs de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Pinterest @Delachartreuse

2/ Un savoir-faire d’exception

Même si un petit malin arrivait à se procurer la formule du manuscrit de 1605, il aurait encore du boulot à faire pour égaler les liqueurs de la Grande Chartreuse ! Car le secret des moines réside aussi dans leur savoir-faire, transmis au sein de la communauté depuis des centaines d’années ! Un artisanat monastique inégalé et inégalable pour cinq raisons :

 

Des dosages millimétrés

Les dosages des plantes sont connus de frère Jean-Jacques et dom Benoît seuls. Ils se font à la pincée et à la poignée, comme autrefois. Autant dire qu’il faut les connaître sur le bout des doigts, c’est le cas de le dire !

 

Un temps de distillation essentiel

Puisqu’ils sont les seuls à connaître les subtilités de la recette, frère Jean-Jacques et dom Benoît sont aussi les seuls à contrôler la liqueur obtenue par distillation avant de la mettre à vieillir. Eux seuls connaissent les durées adéquates de distillation, et peuvent savoir si tout s’est bien passé comme prévu !

 

Un temps de vieillissement irremplaçable

Les moines sont également les seuls au monde à connaître la durée de vieillissement des liqueurs de la Grande Chartreuse en tonneaux et foudres. Eux seuls savent et décident quand celles qui dorment dans la plus grande cave à liqueur du monde (164 mètres de long !), sont prêtes à être dégustées !

 

Un palais exceptionnel

À la fin du processus, c’est tout simplement leur goût, aguerri par des années d’expérience, qui juge si les liqueurs de la Grande Chartreuse ainsi obtenues peuvent être embouteillées et commercialisées ! Sans leur palais et leur habitude inégalés, donc, impossible de copier ce savoir-faire !

 

Une coloration naturelle unique au monde

Les frères chartreux sont aussi les seuls liquoristes au monde à connaître le secret de la coloration verte par les plantes. Eh oui, vous ne le saviez peut-être pas, mais on ne sait toujours pas, à l’heure actuelle, donner aux liqueurs une couleur verte qui soit naturelle. On utilise encore des colorants. Les moines des monastère de la Grande Chartreuse, eux, le savent pourtant depuis 300 ans… Et ils sont les seuls ! Le « vert chartreuse », c’est d’ailleurs le nom officiel d’une couleur ! Plutôt classe, non ?

 

Si vous nous avez lu jusqu’ici c’est que vous êtes un petit curieux et plutôt sage, alors rien que pour vous, on vous donne trois petits secrets du savoir-faire des liqueurs de la Grande Chartreuse, qu’on a réussit à grappiller par-ci par-là :

 

  • On sait qu’une des distillations d’une des liqueurs de la Grande Chartreuse dure 7 heures.
  • On sait aussi qu’un tiers des 130 plantes provient directement des Alpes. L’autre moitié ? Du reste du monde…
  • Les liqueurs vieillies en cave y dorment entre trois et neuf ans.

Les liqueurs de la Grande chartreuse sont mises à vieillir entre trois et neuf ans dans les caves du monastère, les plus grandes caves à liqueur du monde (164 mètres de long) – © Zeppelin – tous droits réservés

 

3/ Une recette super complexe !

Si la recette est inimitable, c’est aussi parce qu’elle est très complexe ! C’est en 1605 que les chartreux reçoivent la recette d’un « élixir de longue vie » sur un parchemin. Mais ce n’est qu’en 1737 que la recette est officiellement déchiffrée par le frère Jérôme Maubec, l’apothicaire du monastère de la Grande Chartreuse ! Les moines ont donc eux-mêmes mis 132 ans à en déchiffrer tous les mystères !

 

On sait ainsi par exemple que la couleur originale de la fameuse liqueur verte était… le rouge ! Et si l’on en croit les témoignages, son goût était loin de faire l’unanimité ! C’est bien la preuve que les pères chartreux n’ont pas mis au point la recette en un jour.

 

130, c’est aussi le nombre de plantes utilisées dans la recette des liqueurs de la Grande Chartreuse, nous l’avons vu. Et cela représente, à l’époque du manuscrit, quasiment l’intégralité des plantes médicinales connues ! Niveau complexité, on peut donc difficilement faire plus…

C’est frère Jérôme Maubec qui, en 1737, a réussit le premier à mettre au point la recette définitive de l’élixir végétal de la Grande Chartreuse – Crédit Photo : Infotourisme

4/ Une transmission des secrets ultra sécurisée !

Les moines font très attention à ce que les secrets des liqueurs de la Grande Chartreuse puissent se transmettre de génération en génération, et selon les meilleures conditions. Pour cela, certaines précautions bien précises existent, résultat de plusieurs siècles d’expérience et de pratique :

 

À deux, c’est toujours mieux !

Les moines sont toujours deux à connaître la recette des liqueurs de la Grande Chartreuse. Ainsi, si l’un des deux, par malheur, se portait mal, ses connaissances et son expérience ne disparaitraient pas avec lui… Quand l’un des deux moines meurt ou quitte sa charge à cause de sa vieillesse, un nouvel apprenti est immédiatement formé.

 

Une protection VIP

C’est dans le même esprit que dom Benoît et frère Jean-Jacques ne se déplacent jamais dans la même voiture, lorsqu’ils se rendent à la distillerie. Ainsi, si un malheureux accident survenait, la recette et toutes ses techniques resterait malgré tout saine et sauve !

 

Du correcteur liquide

Lorsque le monastère s’approvisionne en plantes auprès de grossistes et de cueilleurs, le contenu de chaque facture est rigoureusement masqué d’un coup de correcteur liquide par Frère Jean-Jacques… Celui qui comptait fouiller les poubelles du monastère à la recherche d’une éventuelle note de comptabilité serait bien embêté !

 

Une production ultra concentrée

Il faut aussi éviter que les secrets de la recette ne s’ébruitent auprès des 70 employés de la distillerie (qui n’est située qu’à 12km du monastère), et qui secondent les moines dans leurs opérations. Pour cela, les plantes sont triées, broyées, pesées et mélangées directement au sein du monastère, et par les moines eux-mêmes. Ils font cela dans la « salle des plantes », l’ancienne boulangerie du monastère.

 

Des sacs numérotés

Les employés de la distillerie suivent d’ailleurs les instructions des moines au pied de la lettre… sans toujours comprendre ce qu’ils font ! Ils reçoivent en effet directement de la main des moines les sacs de plantes séchées, sans savoir ce qu’ils contiennent. Car les sacs ne sont pas transparents… et ils ne portent pas de noms ! Les moines les numérotent soigneusement un par un, comme chez Coca-Cola !

C’est Dom Benoît lui-même qui contrôle la distillation des liqueurs de la Grande Chartreuse avant leur mise en fût – © Zeppelin – tous droits réservés

5/ Une formule au-dessus des lois !

La formule des liqueurs de la Grande Chartreuse est vieille de plusieurs siècles. Elle n’a donc jamais fait l’objet d’un brevet. Elle n’est pas non plus une marque déposée ou protégée… Car tout cela n’existait pas au moment de sa création ! Et c’est tant mieux pour les moines, car sinon leurs recettes seraient tombées dans le domaine publique au bout de 70 ans !

 

Les moines de la Grande-Chartreuse sont ainsi les seuls à partager, avec la firme Coca-Cola, une dérogation spéciale de l’Etat pour préserver le secret d’une fabrication.

 

« Substances végétales, alcool et sucre » : c’est tout ce qu’on peut savoir de la composition des liqueurs de la Grande Chartreuse. Et c’est légal !

Les recettes des liqueurs de la Grande Chartreuse bénéficient d’une dérogation spéciale de l’État : elles ne sont ainsi soumises à aucun brevet, marque déposée ou protégée – © Zeppelin – tous droits réservés

6/ Un matériel sur-mesure

Les moines utilisent, pour les liqueurs de la Grande Chartreuse, des alambics uniques au monde : ils en possèdent en effet des exemplaires en cuivre datant du 19e siècle. Ceux-ci sont encore utilisés de nos jours pour certaines séries de liqueurs, et pour certaines expériences. À l’époque, ils ont été conçus spécialement pour le monastère de la Grande Chartreuse et leurs précieuses liqueurs !

 

Aujourd’hui, les moines utilisent des alambics en inox plus modernes. Ils sont aussi assez spéciaux puisqu’ils peuvent être contrôlés par informatique depuis les cellules des moines, l’église, les chapelles, le cloître et même le réfectoire ! Ils permettent ainsi de respecter la vie contemplative des moines.

Le monastère de la Grande Chartreuse possède encore plusieurs alambics centenaires en cuivre, qui sont toujours utilisés pour certaines expériences – Divine Box

Où acheter les liqueurs de la Grande Chartreuse ?

Si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté de Grenoble, pas de panique il reste la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter les produits du monastère de la Grande Chartreuse.

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L’abbaye de Boulaur, ses vaches et son verger

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Marie de Boulaur est une abbaye cistercienne française. Implantée dans le Gers depuis 1142, l’abbaye a connu quelques péripéties au fil du temps. Aujourd’hui, la communauté jeune et dynamique de l’abbaye de Boulaur s’occupe des animaux de sa ferme agricole comme de ses hectares d’agriculture raisonnée.

 

Aujourd’hui Divine Box vous emmène faire un petit tour et on vous raconte tout sur l’histoire de l’abbaye de Boulaur, suivez le guide !

L’abbaye de Boulaur est implantée dans les environs de Toulouse depuis le XIIème siècle – Divine Box

Que du beau monde 

L’abbaye de Boulaur fut fondée en 1142 dans le Gers par Pétronille de Chemillé, abbesse de la prestigieuse abbaye de Fontevraud !

À l’époque, cette dernière est l’une des plus grandes cités monastiques d’Europe, et a pour vocation de n’accueillir que des jeunes filles nobles.

Parmi les fondateurs de Boulaur, on compte ainsi un archevêque et un comte, et la première abbesse est une comtesse devenue veuve ! Bref que du beau monde pour démarrer…

C’est en 1115 que Pétronille de Chemillé a reçu son bâton d’abbesse des mains de son évêque – Divine Box

Le « Bon Lieu  » 

Par la suite, l’abbaye de Boulaur traverse les siècles sans encombre, au milieu des magnifiques paysages du Gers. C’est d’ailleurs ce cadre exceptionnel qui lui donnera son nom. Boulaur vient en effet du latin « Bonus Locus », le Bon Lieu !

Petit à petit, le village de Saint-Germier, voisin de l’abbaye, prendra lui aussi le même nom.

Mais la vie sur place à l’abbaye n’en est pas moins rude : Boulaur vit en effet grâce aux rentes des soeurs, mais elle est la plus pauvre de l’ordre !

Certaines parties de l’église de l’abbaye de Boulaur datent encore du XIVe siècle – Divine Box

Ça s’en va et ça revient 

Mais à la Révolution, patatra : l’Etat confisque l’abbaye et dissout la communauté !

Au cours du XIXe siècle, quelques moniales fontevristes essayent bien de redonner vie au lieu, et restaurent l’église qui tombe en ruine. Mais pas de chance : elles sont, elles aussi, expulsées en 1904 par des lois anticléricales…

En 1949 cependant, quatre moniales, auparavant bénédictines, rachètent l’abbaye pour une misère, et viennent s’y installer et y vivre selon la vie cistercienne. Mais les années passent et les vocations ne viennent pas…

Depuis le retour des soeurs en 1949, l’abbaye de Boulaur s’est lancée dans différents travaux de restauration et de reconstruction des bâtiments – Crédit Photo : abbaye Sainte-Marie de Boulaur

Mais oui c’est Clair(e) 

En 1979, la situation est critique : l’abbaye ne compte que cinq sœurs, et l’avenir est incertain… Le supérieur de l’ordre cistercien a alors une idée. Pourquoi ne pas prier Claire de Castelbajac, une fille du pays morte en odeur de sainteté à vingt-et-un ans quelques années auparavant ? Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Objectif : lui demander cinq vocations dans l’année ! « Impossible » se disent les sœurs, qui obéissent pourtant…

Et dans les mois suivants, surprise : voici cinq jeunes filles qui se présentent à l’abbaye de Boulaur ! La première s’appelle d’ailleurs… Claire ! Coïncidence ?

C’est grâce à l’intercession de Claire de Castelbajac (ci-dessus), que l’abbaye de Boulaur a pu reprendre vie dans les années 80 – Crédit Photo : Claire de Castelbajac

L’amour est dans le pré 

La vie reprend alors à fond à Boulaur, et les soeurs peuvent développer une agriculture biologique, dans leur ferme et leurs 27 hectares.

Aujourd’hui, leur petit élevage de dix vaches leur permet par exemple de faire du fromage, le « Saint-Germier ». Le nom “Saint-Germier”, est tiré du nom d’un évêque de Toulouse qui évangélisa la région. Produite à partir de 60 litres de lait, la tome est ensuite affinée pendant 2 à 5 mois.

 

Et grâce à leurs cinq cochons, leurs poules et leurs lapins, elles réalisent de délicieux pâtés et terrines. Mais ce n’est pas tout, avec les légumes du potager et les fruits du verger, les soeurs se nourrissent et fabriquent aussi toute une flopée de confitures. Miam miam miam, y a pas à dire, avec les soeurs de Boulaur l’artisanat monastique c’est trop b(i)onnn !

Le « Saint-Germier » est un fromage artisanal confectionné par les soeurs de l’abbaye de Boulaur à partir du lait de leurs vaches- Divine Box

Abbaye de Boulaur : et aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, les 27 soeurs de l’abbaye de Boulaur rayonnent par leur dynamisme et leur jeunesse. Elles sont cisterciennes et suivent la règle de saint Benoît « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 5h15 !) et vivent principalement de leur petite ferme agricole. Vaches, cochons, potager, verger… Il y a de quoi faire !

De plus, parmi la communauté, deux des soeurs de l’abbaye de Boulaur sont ingénieures agricoles. Les animaux et le verger sont certains d’être chouchoutés !

Enfin, forte de sa jeunesse, l’abbaye a redonné vie en 1998 à la très ancienne abbaye de Rieunette, dans l’Aude !

Une soeur de l’abbaye de Boulaur mène son petit troupeau de vaches brouter de l’herbe dans ses champs – Divine Box

Des pierres chargées d’histoires 

Côté architecture, il ne subsiste de l’église primitive que certains murs ainsi qu’une porte romane. Par ailleurs, certaines parties furent remaniées au XIVe siècle : on peut même encore admirer des peintures de l’école de Giotto !

Quant au cloître (situé dans la clôture et donc interdit d’accès aux petits curieux !), sa partie la plus ancienne date encore de la fin du XIIIe siècle, avec une construction de briques et de pierres alternées, remaniée au XVIIème siècle. Mais le petit bijou que renferme ce cloître, et que les soeurs gardent précieusement, c’est la statue d’une Vierge à l’Enfant datée fin XIIIème siècle – début XIVème siècle. Celle que l’on appelle la « Belle Dame » de Boulaur fut en effet retrouvée sous un carrelage !

La « Belle Dame » de Boulaur est une Vierge à l’enfant, datée de la fin XIIIème siècle – début XIVème siècle, et retrouvée à l’abbaye de Boulaur – Divine Box

Attention Chantier !

À Boulaur, les projets fusent à toute allure… Depuis deux ans, les soeurs travaillent par exemple avec des musicologues sur un livre de chants cisterciens des origines, pour chanter à l’office !

Par ailleurs, après trois ans d’étude, elles ont commencé à restructurer le site de l’abbaye. Au programme : construction d’un cloître pour les hôtes et agrandissement de l’espace d’accueil. Mais aussi et surtout : extension de l’exploitation agricole pour rayonner comme, jadis, « les granges cisterciennes du XIIe siècle » !

Aujourd’hui, les sœurs de l’abbaye de Boulaur cultivent en permaculture toutes sortes de fruits et légumes : abricots, poires, pêches, cassis, kiwis … – Divine Box

En odeur de Sainteté 

Même si, de son vivant, Claire de Castelbajac n’est passée qu’une fois ou l’autre à l’abbaye de Boulaur, les soeurs lui sont profondément reconnaissantes d’avoir suscité les vocations qui ont redonné vie à l’abbaye.

Naturellement, ce sont donc elles qui ont la charge de son procès de béatification auprès du Vatican ! Depuis 2004, le corps de Claire repose au fond de l’église, et veille sur les soeurs et les nombreux pèlerins de passage… N’hésitez pas si vous passez dans le coin !

La sépulture de Claire de Castelbajac se trouve au fond de l’église de l’abbaye de Boulaur depuis en 2004 – Divine Box

Découvrez les produits de l’abbaye de Boulaur 

Les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur réalisent grâce à leur verger et leurs animaux de nombreux produits tels que des terrines, du pâté, du fromage ou des confitures… Cliquez ici pour découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box les produits de l’abbaye de Boulaur !

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Fête des pères : pensez à vos prêtres… et aux moines !

Un article proposé par Divine Box.

Même si la fête dédiée aux prêtres est bien le jeudi Saint, la « Fête des Pères » du 16 juin peut être l’occasion de penser à aux prêtres/curés de votre entourage, en plus des pères et grands-pères. Alors pourquoi ne pas en profiter pour donner un peu de sens à cette fête en leur offrant un petit cadeau issu du travail des moines ?

1ère idée cadeau : la Divine Box apéro

 

La Divine Box du mois de juin a été spécialement pensée pour l’apéro et les beaux jours ! Parfait pour les Pères non ? Divine Box est allé vous dégoter :

  • La Sicera Humolone, la nouvelle bière de l’abbaye de Saint-Wandrille, seule abbaye française où les moines brassent eux-mêmes leurs bières. Une bière blanche très fruitée !
  • Du pâté réalisé par les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur, dans le Gers, à partir de leur élevage. Leur production étant limitée, il y aura soit leur foie de volaille aux champignons soit leur terrine à la moutarde. Surprise !
  • Un chutney du moutier des bénédictines de Martigné-Briand, avec les fruits de leur verger ! Parfait pour des feuilletés chèvre/chutney…
  • Des crackers à l’ail et au paprika du monastère de Thiais ! Sur place, les soeurs sont de l’ordre de l’ « Annonciade », un ordre religieux 100 % féminin, dédié à la Vierge Marie
  • Des olives vertes du monastère d’Ormylia, venues tout droit de Grèce ! Le vrai bon goût des olives de caractère…

 

Et en plus, si vous prenez la box au format « gourmand », vous aurez aussi :

  • La tapenade d’olives noires de l’abbaye de Jouques. C’est l’unique tapenade française d’abbaye, fabriquée en pleine Provence…
  • Les rillettes du Père Marc de l’abbaye de Bricquebec !

 

Par ici pour la commander !

A gauche, un frère de l’abbaye de Saint-Wandrille insecte la bière qu’il vient de brasser. A droite, les bénédictins de Saint-Wandrille en direction de l’office.

2e idée cadeau : la Divine Box Trappiste

 

Dans la Divine Box trappiste du mois de juin, il y a 3 bières trappistes en double :

  • 2 Tynt Meadow, la toute nouvelle bière trappiste sortie il y a moins d’un an, et à ce jour la première et unique bière trappiste anglaise. Une exclusivité en France
  • 2 Trappe Tripel, notée 94/100 sur RateBeer par les experts !
  • 2 Trappe Puur : la première et unique bière trappiste 100 % bio, brassée par les moines avec l’aide de panneaux solaires, et avec des ingrédients certifiés sans OGM !

 

Pour la commander, par ici !

A gauche, les trappistes de l’abbaye du Mont Saint-Bernard admirent leur nouvelle bière Tynt Meadow. A droite, la Tynt Meadow qui trône fièrement devant l’abbaye.

3e idée cadeau : l’abonnement Divine Box

Pendant 3 mois, 6 mois ou 1 an, l’abonnement Divine Box permet d’avoir un cadeau qui dure et de faire plaisir dans la durée ! La formule 3 mois est celle qui marche le mieux, mais n’hésitez pas : chaque box fait plaisir et soutient les abbayes.

Bref, tout plein d’idée pour redonner un peu de sens à la Fête des Pères du 16 juin prochain. Pour votre père, votre grand-père ou votre curé, en plus du cadeau que vous pourrez faire, pensez surtout à prendre quelques nouvelles et à papoter avec eux ! 😇

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Monastère du Jassonneix : son histoire, sa nouvelle communauté et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, direction le monastère du Jassonneix (prononcer « jassonné ») en Corrèze, avec Divine Box ! Un monastère bien connu notamment pour ses incroyables confitures et gelées.

On va vous parler de son histoire liée à celle de l’abbaye de La Coudre, de leur changement d’activité et de communauté il y a quelque temps, et bien sûr de leur délicieuses confitures ! Au fait saviez-vous que les soeurs possédaient près de 600 pieds de myrtilles ?

Allez, on vous fait découvrir tout ça !

 

 

Les débuts du monastère du Jassonneix 

Allez hop, remontons le temps, direction le début du XIXe siècle. Notre périple commence en effet en 1816, quand dix moniales cisterciennes reviennent de Westphalie (en Allemagne), une fois passés les troubles de la Révolution. Elles ré-occupent alors l’ancien prieuré Sainte- Catherine à Laval pour en faire l’abbaye de la Coudre.

Rapidement, la communauté fleurit et peut envoyer de nombreuses fondations en France et à l’étranger. En 1970 notamment, l’Évêque de Tulle sollicite l’abbaye de la Coudre pour une fondation en Corrèze. C’est partiiii !

En 1971, une certaine Madame des Places offre alors une vieille propriété corrézienne aux soeurs pour s’installer. Mais le temps de gérer tout le bazar de la succession, ce n’est finalement qu’en 1981 que trois soeurs de la Coudre arrivent… au Jassonneix !

Elles arrangent alors petit à petit le vaste domaine seigneurial de cent hectares, qui comprend notamment une maison de maître du XVIIIe siècle et une chapelle du XIVe siècle. On vous laisse imaginer l’excitation des débuts… !

Le prieuré Sainte-Catherine, début XIXe siècle, dessiné par Jean-Baptiste Messager – Divine Box

Les myrtilles du Jassonneix 

Fidèles à la tradition de la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille), les soeurs trappistines s’organisent rapidement pour travailler pour leur subsistance. Elles démarrent en empaillant des chaises (c’était une première pour toutes les soeurs !), puis rénovent des matelas en laine grâce au talent de couturière d’une des soeurs.

Un beau jour d’octobre, la Chambre d’Agriculture, souhaitant essayer d’implanter des myrtilles dans la région, leur propose de planter gratuitement 600 pieds de myrtilles dans la propriété. Plutôt sympa, non ? Le monastère du Jassonneix est assez grand, mais changer d’activité n’était pas évident.

Finalement, voyant à l’époque les couleurs éclatantes des champs de myrtilles, les soeurs ont craqué et ont accepté ! À partir de 1987, elles cultivent donc des myrtilles, pour en faire entre autres d’excellents produits monastiques comme des confitures.

Pour la petite histoire, c’est notamment la culture des myrtilles qui a permis à la communauté de gagner la confiance des habitants de la région (de tradition peu religieuse), qui étaient au départ sceptiques de leur arrivée. Que voulez-vous, des soeurs en bleu de travail dans des champs de myrtilles, ça fait son effet !

Champ de myrtilles devant le monastère du Jassonneix, en Corrèze – Divine Box

Des bernardines au Jassonneix !

Mais en 2018, les quatre dernières trappistines encore sur place, devenues trop âgées, doivent quitter le monastère… Heureusement, elles sont remplacées illico par une dizaine de moniales, appelées « bernardines ». Cette communauté toute jeune, fondée en 2011, est proche de l’idéal trappiste, et grandit sous la houlette matérielle et spirituelle des moines de Sept- Fons en Auvergne.

Par ailleurs, les anciennes soeurs trappistines du monastère ont été accompagnées par la mère abbesse de l’abbaye de la Coudre et deux évêques différents. Pas de risque, elles sont entre de bonnes mains !

Aujourd’hui, les bernardines du monastère du Jassonneix sont constituées en « association publique de fidèles », premier stade d’une communauté monastique. Elles sont dix et suivent la règle de saint Benoit : « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage…), les soeurs poursuivent l’historique cueillette de myrtilles et l’atelier de confitures, gelées et autres confits, pour le plus grand bonheur de nos papilles !

La culture des myrtilles tient bien sûr toujours une place prédominante dans la vie des soeurs. Elles en récoltent en effet chaque année, entre juillet et août, environ 4 tonnes ! Quelques bénévoles viennent les aider de temps en temps durant l’été.

Les myrtilles, fleurs et autres plantes cultivées par la communauté leur permettent de faire d’excellentes confitures, gelées et confits : plus de 50 recettes aujourd’hui ! Le secret du goût si pur et intense et leur artisanat monastique ? L’eau de source !

Il paraît que les fruits prennent le goût de l’eau dont ils sont arrosés. La pureté de l’eau de source du monastère du Jassonneix serait donc à l’origine de la grande qualité des fruits récoltés sur place et donc du goût des confitures ! Et les produits monastiques du monastère du Jassonneix sont à découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Fontaine de l’eau de source dont bénéficie le monastère du Jassonneix – Divine Box

Pour continuer la lecture…

Pour les plus curieux qui veulent lire en intégralité notre article et découvrir d’autres anecdotes, cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère du Jassonneix.

Articles #En France #NLH #NLQ

Connaissez-vous le baume du Pèlerin des moines de Ganagobie ?

Un article proposé par Divine Box.

Vous avez un pèlerinage prévu pour bientôt ? Une marche en montagne cet été ? Pour vos pieds, pensez au baume du Pèlerin des bénédictins de Ganagobie (en Provence).

C’est une crème de massage pour les pieds à base d’huiles essentielles, à l’action naturelle réparatrice, nourrissante et antiseptique. Cette pommade est parfaitement adaptée pour les pieds secs, endoloris, échauffés ou crevassés. Rapide présentation de ce baume miracle de 50 ml !

Le baume du Pèlerin, ainsi que toute une gamme de produits de soin, est issu de l’artisanat monastique des moines bénédictins du monastère de Ganagobie, en Provence – Divine Box

Quelles sont les propriétés du baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin est une crème de massage pour le soin et l’hygiène des pieds, qui utilise les vertus naturelles des plantes médicinales. Grâce au savant mélange des huiles essentielles rigoureusement sélectionnées, il possède une triple action désodorisante, nourrissante et réparatrice :

  • Action désodorisante : le baume du Pèlerin élimine les odeurs désagréables dues à la transpiration, grâce principalement à l’huile essentielle de sauge.
  • Action nourrissante : le baume du Pèlerin nourrit en profondeur et assouplit les tissus de la peau, et évite leur échauffement, grâce aux huiles essentielles de sauge, de camphre, d’eucalyptus, de gaulthérie, de romarin et de menthe.
  • Action réparatrice : le baume du Pèlerin supprime en douceur les crevasses des orteils et du talon, les peaux mortes, rugosités et callosités. Grâce aux huiles essentielles de lavandin, d’eucalyptus, de girofle et de romarin.

 

Qui peut utiliser le baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin convient à tout adulte souhaitant procurer à ses pieds une petite touche de fraîcheur et de détente, avant, pendant ou après une longue marche. Le baume du Pèlerin est particulièrement recommandé pour :

1/ Les marcheurs et les pèlerins

Massé sur le pied, le baume du Pèlerin est extraordinaire :

  • Avant la marche pour éviter les futures odeurs de transpiration et les mauvaises traces de sueur.
  • Pendant les différents jours de marche pour hydrater et détendre la peau du pied et ainsi éviter les échauffements.
  • Après la marche, pour éliminer les différentes irrégularités de la peau.

 

2/ Les patients de réflexothérapie

La réflexothérapie, médecine ancestrale pratiquée par les Chinois, les Égyptiens ou encore les Grecs, consiste à masser une zone déterminée du corps dans le but d’obtenir une réaction favorable de l’organe ou des systèmes correspondants en question, pour rétablir leur fonctionnement normal. Or la voûte plantaire est l’une des principales zones-réflexes du corps. Une pression prolongée ou un massage lent de la plante des pieds grâce au baume du Pèlerin réactive la circulation sanguine, élimine les déchets (dépôts de cristaux d’acide urique, toxines…) et rééquilibre les flux d’énergie en lien avec l’organe correspondant.

Chaque année, une multitude de randonneurs visitent le monastère de Ganagobie (Xe siècle), qui les accueille avec son baume du Pèlerin – Crédits Photo : Mon RoadTripenProvence

Comment utiliser le baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin s’applique par massage localisé. Voici nos recommandations pour son utilisation.

1/ Quand appliquer le baume du Pèlerin ?

  • Le matin, après la toilette, pour pouvoir davantage profiter de son action désodorisante.
  • En tout, 2 à 3 fois par semaine maximum, si l’on souhaite bénéficier au mieux de ses vertus nourrissantes et réparatrices.

 

 2/ Comment appliquer le baume du Pèlerin ?

Pour un massage optimal avec le baume du Pèlerin, voici comment procéder :

  • 1) Massez lentement l’ensemble de la plante du pied en remontant de la pointe des orteils vers le talon. [1mn]
  • 2) Effectuez des pressions sur la zone du plexus solaire puis de la thyroïde. [1mn]
  • 3) Effectuez des pressions sur le gros orteil, du sommet de l’ongle vers la base. [1mn]
  • 4) Effectuez des pressions sur les autres orteils, du sommet de l’ongle vers la base. [1mn]
  • 5) Effectuez des pression puis un massage sur la ligne externe et la ligne interne en descendant vers le talon. [1mn]
  • 6) Effectuez des pressions sur toutes les autres zones de la plante du pied, en descendant vers le talon. [1mn]
  • 7) Pour finir, massez lentement à nouveau l’ensemble de la plante du pied en remontant de la pointe des orteils vers le talon. [1mn]
  • 8) Veillez à bien laisser reposer vos pieds 15mn minimum après chaque séance de massage.

 

Pour chacun des point précédents, pensez à toujours bien appliquer une petite noisette de baume du Pèlerin sur la peau. Si besoin, n’hésitez pas à renouveler la quantité.

Ah, et pour les non-initiés, une pression se fait avec le pouce de la main, le massage avec la paume.

 

Bien utilisé, le baume du Pèlerin convient parfaitement pour nourrir et hydrater les pieds secs et endoloris – Divine Box

Précautions d’emploi

1/ Précautions d’utilisation

  • Le baume du Pèlerin est un produit monastique : il n’est pas un médicament.
  • Le baume du Pèlerin ne convient pas aux personnes allergiques au camphre, au menthol ou à l’eucalyptol.
  • Ne pas avaler.
  • Éviter tout contact avec les yeux et les muqueuses : en cas de contact avec les yeux, les rincer abondamment à l’eau claire.

 

2/ Contre-indications

Attention, à cause des huiles essentielles qui le composent, le baume du Pèlerin :

  • Ne convient pas à la femme enceinte ou allaitante.
  • Ne convient pas aux enfants de moins de 6 ans (inclus).

Ce sont sans doute les plantes qui entourent le monastère de Ganagobie (ici de la lavande dans le cloître) qui ont inspiré les moines pour proposer leur baume du Pèlerin, aux huiles essentielles de plantes – Divine Box

Où acheter le baume du Pèlerin ?

Sur place bien sûr, au Monastère de Ganagobie en Provence ! Ou sinon directement en ligne sur la boutique monastique de Divine Box ! Cliquez ici pour acheter le baume du Pèlerin, ou ici pour découvrir les produits du monastère de Ganagobie.

Et pour les plus curieux,  cliquez ici pour avoir plus de détails sur le baume du Pèlerin, sa composition, son tarif habituel, etc.

Articles #NLH #NLQ #USA

L’Abbaye de Spencer : les premiers trappistes américains !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Saint-Joseph de Spencer est une abbaye trappiste américaine, fondée en 1950, et installée dans le Massachusetts. L’histoire de sa communauté remonte à la Révolution, où, pour échapper aux persécutions, certaines moines décidèrent de partir au « Nouveau-Monde » (l’Amérique), pour la survie de l’ordre…

Aujourd’hui, la cinquantaine de frères trappistes de l’abbaye confectionne notamment, entre ses 7 offices quotidiens, des habits liturgiques et des confitures, mais aussi des bières trappistes ! On vous raconte dans cet article !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer se sont installés en 1950 dans le Massachusetts – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Tout commence à la Révolution française ⚔️

Pour échapper à la Révolution française, le supérieur de l’abbaye de la Trappe, le célèbre et charismatique dom Augustin de Lestrange, emmène provisoirement ses moines en Suisse, territoire neutre. Mais face à la montée des idées révolutionnaires, la Suisse ne suffit plus, et certains moines émigrent même jusqu’en Russie !

Dom Augustin envisage aussi le Nouveau-Monde comme seule possibilité pour la survie de l’ordre, et en août 1793, il envoie trois moines pour fonder au Canada : dom Jean-Baptiste, cellérier de la Valsainte, dom Eugène De Laprade, de l’abbaye Notre-Dame de la Grande Trappe de Soligny et le frère Jean-Marie de Bruyne.

Dom Augustin de Lestrange, qui est à l’origine (lointaine et indirecte) de l’abbaye de SpencerDivine Box

Tandis qu’ils cherchaient un moyen de rejoindre le Canada, car le port d’Amsterdam était bloqué à cause de la guerre, ces trois religieux rencontrèrent Monseigneur Nélis, l’évêque d’Anvers. Celui-ci leur fit savoir qu’il serait heureux d’accueillir des moines trappistes dans son diocèse et leur demanda de s’y établir. Les religieux consultèrent dom Augustin sur cette opportunité, qui les autorisa à répondre aux désirs de l’évêque. Ils fondent alors l’abbaye de Westmalle, aujourd’hui célèbre pour ses fameuses bières trappistes. Tentative ratée ? Pas vraiment donc !

C’est lors d’une de leurs tentatives pour rejoindre le Canada que les moines de dom de Lestrange fondèrent l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui deviendra rapidement célèbre pour ses bières trappistes – Divine Box

Le 22 avril 1794, dom Augustin envoie un nouveau groupe de moines pour l’Amérique, mais  arrivé à Amsterdam, celui-ci finit par se voir proposer une fondation en Angleterre à Lulworth dans le Dorset. Après échanges avec dom Augustin, celui-ci accepte cette fondation. L’Amérique, ce n’est donc pas encore pour tout de suite !

Dom de Lestrange envoie ensuite en 1803 un nouveau groupe de moines en Amérique du Nord. Mais ils reviennent bredouilles en France en 1815, et seul un moine, le père Vincent de Paul Merle , décide de rester sur place. Celui parvient finalement à fonder en 1825, après 10 ans de travail acharné, le monastère du Petit Clairvaux en Nouvelle-Écosse (une immense presqu’île située tout à l’est du Canada) ! Les moines ne sont que cinq et hélas, les vocations ont beaucoup de mal à suivre.

Le père Vincent de Paul et son confrère, le père Francis Xavier Kaiser, font bien plusieurs voyages en 1836 et 1845 pour raconter leur aventure et susciter des vocations, mais sans parvenir à revenir avec de nouvelles têtes… en vain… En 1853, le père Vincent de Paul Merle décède et c’est le père Francis Xavier Kaiser, qui prend à sa suite la tête de la petite communauté.

Le père Vincent de Paul Merle (à gauche) et le père Francis Xavier Kaiser (à droite) ont été les deux premiers responsables de la petite communauté. Seul le deuxième verra leurs efforts communs récompensés – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye du Petit Clairvaux : le décollage 🚀

Après plusieurs appels à l’aide, c’est l’abbaye de Westvleteren, en Belgique, qui envoie finalement 18 moines en 1857 pour redynamiser l’abbaye, youpi ! À partir de cette date, les bonnes nouvelles s’enchainent : en 1869, le monastère est officiellement affilié à la congrégation de la Trappe. La même année, l’abbaye de Gethsemani, dans le Kentucky, accepte de devenir la maison-mère du monastère.

Dès 1876, le monastère est érigé au rang d’abbaye, et les frères élisent leur premier père abbé, le père Dominic Schietecatte, l’un des premiers moines de Westvleteren arrivés sur place. Tout va pour le mieux, donc !

Ci dessus, la communauté du monastère du Petit Clairvaux en 1876, lors de la bénédiction abbatiale du premier père abbé Dominic Schietecatte – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

 

La fin de l’aventure ? 😢

Malheureusement, le 4 octobre 1892, un terrible incendie ravage entièrement le monastère. Bâtiments, habits liturgiques, livres, archives…. Il ne reste plus rien. Tout est à reconstruire. Mais bien heureusement, aucun moine n’est blessé. Les moines relèvent donc la tête et se remettent à l’oeuvre, et dès 1894, de nouveaux bâtiments temporaires émergent à nouveau de terre.

Mais à l’automne 1896, soit à peine deux ans plus tard, alors que les bâtiments temporaires viennent juste d’être achevés, un nouvel incendie se déclare. Une fois de plus, tout part en fumée et il faut tout recommencer à zéro…

Cette succession d’événements n’est pas sans atteindre le moral de la communauté. Découragé et malade, le père abbé Dominic démissionne de sa charge et retourne avec plusieurs moines flamands à l’abbaye belge de Westvleteren. Les moines qui n’ont pas encore fait leurs voeux définitifs, eux, sont invités à partir et à trouver une autre communauté… D’autres moines encore s’installent pour travailler dans le diocèse local. Si bien qu’en janvier 1899, il ne reste plus que douze moines au Petit Clairvaux. L’ambitieux projet du père Vincent de Paul semble alors bien loin…

Peinture du père abbé Dominic Schietecatte, abbé émérite de l’abbaye du Petit Clairvaux, peu de temps avant sa mort – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye Notre-Dame de la Vallée ⛪

Une fois de plus, l’admirable charité monastique fait son oeuvre. Cette fois-ci c’est l’abbaye de Notre-Dame du Lac, fondée près de Montréal  en 1881 par l’abbaye trappiste française de Bellefontaine, qui vient à la rescousse de la communauté. Elle lui envoie un nouveau père abbé, et l’aide à déménager puis à s’installer dans le Rhode Island.

Les treize moines se remettent alors au travail et construisent eux-mêmes tous les bâtiments avec du granit trouvé sur leur propre propriété. Tout redémarre petit à petit, et l’abbaye Notre-Dame de la Vallée sort de terre. Les moines rayonnent à nouveau, et plutôt bien même, puisqu’en 1943, ils sont 84 moines sur place ! Le troupeau et les récoltes suffisent à nourrir tout ce beau monde, si bien que l’abbaye est autosuffisante.

Les moines sont si nombreux qu’ils fondent en 1946 au Nouveau-Mexique. Mais cela ne suffit pas, et les murs deviennent trop étroits… En effet ils sont 137 frères sur place en 1948 ! Sans compter l’urbanisation croissante autour de l’abbaye, qui nuit à la tranquillité des moines…

Ci-dessus, le tout premier monastère de Notre-Dame de la vallée en 1900 (à gauche), et le nouveau quelques années plus tard (à droite) – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye de Spencer, enfin… 🏁

Le 21 mars 1950, l’abbaye est à nouveau ravagée par le feu et la dévastation est complète.   C’est la troisième fois en 60 ans que la communauté se retrouve à la rue… Décidément ! Seuls subsistent quelques pans de l’église abbatiale. Encore une fois, la communauté, composée de 140 personnes, se retrouve sans abri. Une fois de plus, il faut déménager et reconstruire. Mais où ?

Bien heureusement, la communauté avait acquis en 1949 une immense propriété agricole  à Spencer, dans le Massachusetts. Cette ferme devait servir d’éventuel replis pour la communauté dans les années suivantes, si l’urbanisation de Rhode Island ne cessait pas. Prévoyants ces moines ! Ce nouvel incendie décide donc les moines d’accélérer leur processus de déménagement. Dès 1950, 84 moines s’installent donc à Spencer pour y fonder le monastère Saint-Joseph. Nous y voilà enfin ! Les autres moines de la communauté se rendent à Berryville, en Virginie, et y fondent l’abbaye Notre-Dame de la Sainte Croix.

Les moines de l’abbaye Notre-Dame de la Vallée se recueillent après l’incendie de leurs église, en 1950 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

La croissance de l’abbaye est spectaculaire. En trois ans, les travaux sont terminés, et en 1957, soit 7 ans après la fondation, les frères sont déjà 186 sur place ! L’abbaye fonde alors dans le Colorado, en Argentine et au Chili.

Mais pour financer tous ses travaux de fondations et faire vivre tout ce beau monde, l’abbaye a besoin d’une nouvelle activité économique…

Ci dessus, les moines de l’abbaye Spencer construisent leur abbaye en 1951 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Abbaye de Spencer : et aujourd’hui ? 🙏

Aujourd’hui, les moines de l’abbaye de Spencer sont une cinquantaine. Ils suivent toujours la règle « ora et labora » de saint Benoît (VIe siècle) qui leur demandent de chercher Dieu dans la prière et le travail. Ils prient ainsi sept offices par jour (le premier est à 3h30 du matin !), chantés en anglais et grégorien. Côté travail, ils sont bien occupés dans leur atelier d’artisanat monastique. En effet, ils confectionnent depuis 1954 d’incroyables gelées et confiture, l’un de leurs produits monastiques phares. Ils sont aussi bien occupés dans leur atelier de vêtements liturgiques. Sans compter la prise en charge des frères les plus âgés de la communauté !

Les moines ont aussi lancé en 2013 leur brasserie ! Aujourd’hui, elle connaît un tel succès que les moines ont dû augmenter leur production (500 000 litres annuels) et diversifier leur gamme. Plusieurs moines sont physiquement impliqués dans le brassage, aidés de 4 salariés. Mais impossible de les différencier, car dans la brasserie, moines et salariés ont le même tablier !

Un frère trappiste travaille le tissu pour confectionner des vêtements liturgiques — Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Et pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer ?

Les Etats-Unis ce n’est pas la porte à côté, heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box est là ! Cliquez ici pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye Saint-Joseph de Spencer : ses gelées et confitures, sa clôture naturelle…

Articles #En France #NLH #NLQ

L’abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac : son histoire, ses hosties et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac est un monastère trappiste qui se trouve en Provence près d’Avignon. Fondée en 1991, son histoire remonte en fait jusqu’à la Révolution française !

Aujourd’hui, les dix-sept soeurs trappistines de l’abbaye confectionnent notamment, entre leurs 7 offices quotidiens, des hosties pour les paroisses françaises, et de délicieux produits artisanaux. On vous fait la visite en 2 minutes ?

Ci-dessus, une soeur trappistine de l’abbaye de Blauvac fait un petit tour du propriétaire à Astrid – Divine Box

Sous le soleil

Nous sommes le 24 août 1834 à Maubec, un petit village provençal gorgé de soleil, lavande et autres grillons ! **kss kss kss*. Une communauté de soeur trappistes vient s’installer pour fuir l’agitation de Lyon et son urbanisation croissante. Auparavant, elle avait déjà fui les persécutions de la Révolution jusqu’en Suisse !

Malgré les conditions de vie difficiles et les épidémies sévères de l’époque, la communauté se porte bien dans ce nouveau lieu, et les vocations affluent en masse ! Les bâtiments deviennent ainsi rapidement trop petits, et la communauté doit construire un nouveau monastère tout beau tout propre.

Et pour assumer ces investissements colossaux, les soeurs vendent leurs bâtiments de Vaise, dans la banlieue de Lyon. Les travaux commencent alors sur les chapeaux de roues à Maubec. Allez, au travail !

En 1834, les soeurs de l’abbaye de Vaise s’installent dans le cadre magnifique du petit village de Maubec, en Provence – Crédit Photo : Coeur de Provence

Au boulot !

En fait, à cette période, la communauté est super pauvre. Et c’est sans compter les travaux titanesques que les soeurs doivent financer… C’est donc dans ce contexte que la communauté de Maubec lance différentes activités.

Dans un premier temps, les soeurs créent en 1847 la « maison Saint-Joseph ». Au sein de cette structure, elles forment scolairement et professionnellement des jeunes filles entre 6 et 18 ans.

Ensuite, les soeurs développent tout un artisanat monastique ! Travail de la soie, fabrication de nougat, production du « Quina », un vin fortifiant… Elles font tout !

Ci-dessus, le très beau clocher du village de Maubec – Crédit Photo : ProvenceWeb

Les soeurs rayonnent !

Malgré l’élargissement des bâtiments, Maubec devient vraiment trop petit : en 1860, elles sont 153 sur place ! Incroyable, non ? Seule solution alors : « fonder » de nouvelles communautés. Un groupe part ainsi de Maubec en 1852 pour Toulouse, un autre en 1875 pour ressusciter l’abbaye de Bonneval en Aveyron… cela continue jusqu’en 1931 pour redonner du peps à l’abbaye de Chambarand !

Mais en 1991, la crise des vocations et les charges d’entretien de Maubec obligent la communauté à déménager. Eh oui, encore ! Hop hop hop, direction Blauvac, toujours en Provence !

C’est en 1991 que les soeurs s’installent enfin dans la très belle abbaye de Blauvac – Divine Box

Abbaye de Blauvac : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les trappistines de l’abbaye de Blauvac sont dix-sept sur place et suivent la règle de saint Benoît. Embrassant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 4h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance. Elles réalisent notamment de délicieux produits monastiques : des financiers au chocolat, des guimauves à la lavande, des meringues, et même du nougat au miel avec le miel de lavande de l’abbaye de Sénanque !

Et en plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, sessions d’entraide…), les soeurs de l’abbaye de Blauvac, âgées de 32 à 93 ans, sont spécialisées dans la fabrication d’hosties. On vous dit tout dans quelques lignes !

Ci-dessus, soeur Claire-Geneviève lors de sa profession solennelle, en 2014 – Crédit Photo : Abbaye de Blauvac

Le pain béni de l’abbaye de Blauvac !

La fabrication des hosties est aujourd’hui la principale activité à l’abbaye de Blauvac. L’abbaye est même le premier producteur français d’hosties ! Dingue, non ? En marche depuis le 30 mai 1909, cette fabrique donne du travail aux soeurs au rythme de cinq heures par jour. Le petit plus ? Les soeurs s’adaptent à toutes les demandes : des hosties blanches ou dorées, elles en font même des sur-mesure pour les ostensoirs !

Et tout est à fait 100 % à la main : préparation de la pâte, cuisson, découpe… et même collage des étiquettes par les soeurs « anciennes » ! C’est pas beau, ça ? Un travail simple et efficace, en somme. Comme la recette d’ailleurs : de la farine du terroir, de l’eau, et… c’est tout ! Tout en suivant les normes ecclésiastiques évidemment !

Les soeurs de l’abbaye de Blauvac sont le premier fournisseur de France d’hosties ! – Crédit Photo : La Provence

Et pour acheter les produits des soeurs trappistes de Blauvac ?

Pour les rencontrer et papoter avec elles à la boutique de l’abbaye, il faut se rendre  au 994 route de Saint Estève, 84570 Blauvac ! Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter en Provence, pas de panique il reste la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits de l’abbaye de Blauvac.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac : son fondateur, son exil en Suisse, son installation à Lyon, sa petite fontaine pour les pèlerins, etc…

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Exposition-Vente Artisanat des Monastères de Bethléem du 2 au 4 mai 2019 à Chambéry (73)

Du 2 mai 2019 à 9h00 au 4 mai 2019 à 18h00
Maison diocésaine de Chambéry

2 Place Cardinal Garrone, 73000 Chambéry

Exposition-vente des l’Artisanat des Monastères de Bethléem.

Le produit de la vente sera entièrement reversé aux monastères

les 2,3,4 mai 2019, entre 9h et 18h, sans interruption.

Articles #Culture #NLH #NLQ

Les 3 infos clés à savoir sur la bière Tripel des moines trappistes de Westmalle !

Un article proposé par Divine Box.

La Westmalle Tripel est une bière trappiste blonde qui titre à 9,5 % (vol.). Brassée depuis 1956 par l’abbaye Notre-Dame du Sacré-Coeur de Westmalle en Belgique, elle dévoile des arômes de fruits mûrs, de banane, et une amertume balancée. Elle est souvent surnommée « l’archétype de la bière blonde », « la blonde la plus célèbre » et surtout « la mère de toutes les triples ». Mais savez-vous pourquoi ?

On vous explique en 3 petites infos ce que vous devez savoir sur la mythique Westmalle Tripel juste en dessous, c’est parti !

La Westmalle Tripel est brassée par les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique – Divine Box

1/ La Westmalle Tripel s’appelle « la mère de toutes les triples »

Saviez-vous qu’on surnomme la Westmalle Tripel « la mère de toutes les triples » ? C’est tout simplement parce qu’elle est la première bière du monde de la catégorie des triples !

La Westmalle Tripel a été brassée pour la première fois par les moines de l’abbaye de Westmalle en 1934, à l’occasion de la mise en opération de leur nouvelle salle de brassage. Par la suite, la recette sera légèrement changée en 1956, et c’est encore cette recette qui est utilisée aujourd’hui. La Westmalle Tripel est donc historiquement bien la première triple du monde !

Mais pourquoi l’appeler « Tripel » ? Et non, ce n’est pas parce qu’elle a une triple fermentation, comme on le croit souvent.

En réalité, ce terme fait tout simplement référence à la triple dose de matières premières que contenait à l’origine cette bière. En 1934, la Westmalle Tripel contenait en effet trois fois plus de malt, de houblon et de levure que la bière trappiste originelle de Westmalle, l’ « Enkel », une bière blonde et légère qu’ils brassaient au XIXe siècle pour leurs repas au réfectoire.

Aujourd’hui, tout le monde utilise le terme « triple » pour simplement désigner un style de bière : la bière blonde forte, dont le degré d’alcool oscille entre 7 et 10 % (vol.). Ce terme n’a donc aujourd’hui plus aucun rapport avec un quelconque triplement d’ingrédients. Mais tout le monde utilise quand même ce terme inventé par les moines de Westmalle, qui sont donc bien les premiers à avoir brassé la véritable triple !

Ci-dessus, un moine de Westmalle travaillant dans sa brasserie en 1966, date à laquelle la Westmalle Tripel était déjà depuis 20 ans la toute première bière du genre triple dans le monde entier ! – Divine Box

2/ La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde encore en activité !

L’abbaye de Westmalle est assez « récente » dans le paysage monastique, puisqu’elle a été construite en 1794. Les moines trappistes n’y construisent une brasserie qu’en 1836, et c’est elle qui est encore en activité de nos jours !

Certes, en 180 ans d’histoire elle a bien connus quelques aventures : notamment pendant la première Guerre mondiale, quand ses cuves furent réquisitionnées par l’envahisseur allemand « au nom de l’effort de guerre ». Mais dans le paysage monastique, aucune brasserie, parmi celles qui sont encore en activité, n’a été construite il y a si longtemps !

Mais alors pourquoi construire une brasserie ?

Parce que le 14 septembre 1836, le pape Grégoire XVI unifie les règles des moines trappistes alors en vigueur. Résultat : tous les trappistes sont désormais autorisés à boire de la bière ! Ni une ni deux, les frères de l’abbaye de Westmalle sautent sur l’occasion, et décident de produire eux-mêmes ce produit monastique si emblématique, plutôt que d’en acheter ! Car la bière, aussi surnommée « le pain liquide », est aussi très pratique pour se nourrir, notamment pendant le carême !

C’est ainsi que leur brasserie ne servira d’abord, pendant quelques années, qu’à brasser leur bière de table au réfectoire, la fameuse « Enkel. » C’est elle qui servira ensuite d’étalon à leurs futures bières Westmalle Dubbel et Westmalle Tripel.

C’est lorsqu’il se mirent à brasser la Westmalle Dubbel en 1856 qu’ils en vendirent quelques unes à la porte de leur abbaye. Mais le succès fut si grand que la brasserie de l’abbaye commença bien vite à se forger une sacré réputation ! Seulement 5 ans plus tard, en 1861, les moines décident donc d’ouvrir leur brasserie sur le monde, et de commercialiser à plus grande échelle leurs bières, en s’inspirant de leurs voisins de l’abbaye de Scourmont, qui brassent la fameuse Chimay.

 

La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde en activité, qui contient encore ces très belles cuves en cuivre – Divine Box

3/ La Westmalle Tripel, l’une des meilleures bières du monde

Comme c’est souvent le cas avec les produits issus de l’artisanat monastique, la Westmalle Tripel est plutôt très bien rangée dans les classements mondiaux. La conséquence de ses ingrédients exceptionnels ?

On vous laisse juger vous-même :

  • Le site RateBeer est un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries. Et quelle note ces experts donnent-ils à la Westmalle Tripel ? (roulements de tambours)… 99/100 ! Pas mal non ?
  • Sur le même site, les mêmes experts la rangent à la 8ème place dans le Top 50 des Triples !
  • La Revue du Vin de France lui donne la très bonne note de… 16/20 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,3 sur 5.
  • Saveur Bière lui décerne la note de 4,5 sur 5.
  • Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes.
  • Le Paradis de la Bière lui décerne la note de 7/10.

 

Bref, la Westmalle Tripel, c’est du solide !

La Westmalle Tripel est notée 99/100 sur le site d’experts RateBeer ! – Crédits Photo : @Beeronlineitaly (Instagram)

Et pour acheter la Westmalle Tripel ?

Le mieux est de se rendre sur place, dans la boutique de l’abbaye, pour pouvoir papoter en direct avec les moines ! Voici leur adresse : Abbaye de Westmalle, Antwerpsesteenweg 496, 2390 Malle, Belgique

Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté du monastère, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Westmalle Tripel ! Et pour les petits curieux qui veulent en apprendre plus sur la Westmalle Tripel, c’est par ici : pourquoi elle est brassée pour stimuler l’emploi local, pourquoi ses ingrédients sont uniques au monde, etc…