Articles #En France #NLH #NLQ

Découvrez le monastère de Solan !

Un article proposé par Divine Box

En avant toute : direction Avignon, pour découvrir le monastère de Solan ! Ici les soeurs orthodoxes s’occupent du potager, des vignes et du verger qui entourent l’ancienne ferme dans laquelle elles se sont installées. Bien sûr, toute leur agriculture est écologique. Elles réalisent une multitude de produits 100 % bio et surtout super bons ! Mais ce n’est pas tout, elles construisent aussi leur nouvelle église. Bref, les soeurs ne chôment pas. Allez, décollage immédiat pour un petit tour d’horizon complet, avec Divine Box !

La sainte montagne

Tout commence il y a mille ans, sur la presqu’île grecque du Mont Athos, avec ses plages de sable fin, ses falaises et sa montagne mythique, culminant à 2000 mètres d’altitude… Bref, une terre mythique ! Alors que depuis des siècles, seuls quelques ermites et bergers se disputaient ces paysages de rêves, une première communauté de moines orthodoxes vient officiellement s’y implanter en 963.

Très vite, l’afflux grandit et dix-neuf autres monastères s’établissent sur place. Le Mont Athos devient alors une « République monastique », véritable état autonome ! Aujourd’hui, plus de 2000 moines prient et travaillent encore sur ce territoire unique au monde. Dingue, non ?

Le mont Athos, en Grèce, regroupe 20 monastères depuis plus de 1000 ans – Divine Box

 

Les premiers pas

Hop, on fait un bond dans le temps ! En 1978, Simonos-Pétra, l’un des 20 monastères du Mont Athos, décide d’envoyer en France un groupe de moines pour y faire fleurir la tradition byzantine. Ils s’installent donc dans une vieille maison, au creux d’une vallée sauvage du Vercors, à côté de Grenoble.

Le monastère prend alors le nom de « Monastère Saint-Antoine le Grand ». Bien vite, des moniales viennent aussi les rejoindre pour vivre à leurs côtés, et créent ainsi le monastère de la Protection de la Mère de Dieu…

 

Le monastère de Solan… Enfin !

Mais très vite, les moniales deviennent de plus en plus nombreuses, et leur petite maison ne suffit plus… En 1991, elles quittent donc leurs frères moines et partent s’installer à Solan, dans une ancienne ferme, près d’Avignon. Le monastère garde le même nom. On y est !

Les soeurs du monastère de Solan retroussent alors leurs manches et restaurent tout autour d’elles : les bâtiments, les bois, les terres etc… À leurs côtés, les meilleurs experts en géologie, arboriculture bio et autre vinification pour réaliser le top du top ! De cette collaboration naît l’association « les amis de Solan », et le début d’un artisanat monastique de première qualité !

Les soeurs veillent à ce que les constructions de leur monastère respecte les pierres du pays – Divine Box

Monastère de Solan : les travaux continuent

Après la remise à niveau de toute leur propriété, les soeurs du monastère de Solan se sont lancées dans des grands travaux : pendant plusieurs années, l’ancienne ferme n’avait pas l’isolation ! En 2004, elles ont construit leur propre cave à vin ! C’est notamment grâce à ses travaux qu’elles peuvent produire d’incroyables produits monastiques.

Plus tard, en 2013, démarre aussi le grand chantier de construction de la nouvelle église du monastère de Solan, encore actif aujourd’hui. A vos pronostics pour le prochain chantier !

Pas d’inquiétude pour les fans d’architecture : tout est pensé à chaque fois pour respecter l’harmonie locale et la pierre du pays, tout en apportant quelques touches d’inspiration byzantine. Le résultat dépote !

 

Monastère de Solan : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, dix-sept soeurs orthodoxes habitent le monastère de Solan ! Sous leurs longs habits noirs, elle vivent un mode de vie monastique primitif, s’inspirant notamment des préceptes de saint Basile (IVe siècle).

Leur temps se partage ainsi entre la prière quotidienne et le travail des terres qui entourent leur ferme. La richesse de la communauté tient d’ailleurs sans doute dans sa jeunesse, ainsi que dans sa diversité : il y a neuf nationalités différentes sur place ! Et ça c’est beau.

Les soeurs du monastère de Solan travaillent leurs terres au rythme des saisons – Crédit Photo : Parisobiotiful

 

Monastère de Solan : l’inspiration byzantine

À la différence des moines occidentaux qui célèbrent chaque office à son « heure » originale, les soeurs du monastère de Solan regroupent leurs sept offices selon la coutume orientale (logique !). Deux prières le matin, deux prières le soir, et avec des horaires qui s’adaptent au rythme des travaux viticoles.

Les offices sont célébrés en français, mais chantés a capella selon des mélodies et des traditions byzantines. Durant la messe, les soeurs utilisent leur pain fait maison, et le fruit tiré en direct de leur vigne ! C’est pas top, ça ?

 

Monastère de Solan : un petit coin de paradis

Les soeurs du monastère de Solan vous le diront : impossible de calculer le temps qu’elles passent dans leur jardin. Entre les 40 hectares de forêt, les 3 hectares de potager et vergers, et les 6 hectares de vignoble, elles sont bien occupées !

Des pommes, des abricots, des courgettes, des citrouilles… Tout pousse à gogo et elles cueillent tout à la main ! Leur petit plus ? Tous les mois, elles bénissent les eaux, et à chaque vigile, le blé, le vin et l’huile ! Comme un avant-goût de Paradis…

 

Le jardin du monastère de Solan regroupe un potager, un verger, des vignes et de la forêt : de quoi s’occuper ! – Divine Box

 

Sur place, les soeurs sont très connues pour leur exploitation biologique et écologique. Cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère de Solan et leur artisanat 100 % bio ! Vous pouvez aussi retrouver quelques-uns des produits du monastère de Solan en cliquant ici.

Annonces #NLH #NLQ #Sorties/Animations

Concours de crèches à Créteil (94) – Inscriptions avant le 30 novembre 2018 et exposition le 15 décembre 2018

Concours de crèches  : les familles, les équipes de KT et d’aumônerie, les équipes d’amis, des personnes seules, des équipes de maison de retraite, de religieuses… sont invitées à participer jusqu’au 30 novembre 2018. Règlement du concours. Exposition des crèches. 15 décembre 2018 au 7 janvier 2019. Espace culturel de la cathédrale.

Contacts : celine.besnard@eveche-creteil.cef.fr / familles94@eveche-creteil.cef.fr

Articles #Culture #NLH #NLQ

Top 3 des infos à savoir sur la Westmalle Dubbel, une bière brassée par les moines trappistes.

Un article proposé par Divine Box.

La Westmalle Dubbel est une bière trappiste brune brassée par l’abbaye de Westmalle, en Belgique. Elle possède le rarissime logo « Authentic Trappist Product », gage de son authenticité monastique. Souvent citée avec sa soeur la Westmalle Tripel comme l’une des bières belges les plus mythiques, elle fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Pourquoi est-elle si spéciale ? Divine Box vous propose d’en savoir un peu plus sur la bière Westmalle Dubbel, en 3 infos clés à retenir !

Info n°1 : les moines ont créé cette dubbel, la toute première bière « dubbel » au monde

 

Ce sont les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui ont inventé en 1856 la toute première bière « Dubbel » du monde ! En effet, ils cherchaient à compléter la bière blonde et légère qu’ils brassaient pour leurs repas au réfectoire.

 

Ni une ni deux, ils décident donc de créer une bière brune, et plus forte. Elle fut adoptée par les moines dès les premiers jours ! Et hop, sans le savoir ils venaient aussi de donner naissance à la première d’une grande famille… les « Dubbel » !

 

Mais pourquoi ont-ils décidé de l’appeler « Dubbel » ? Pour une raison simple. Et non, ce n’est pas parce qu’elle a une double fermentation, comme on le croit souvent. Même si la confusion est logique, puisque la Westmalle Dubbel a bien une double fermentation…

 

Mais elle ne tire pas nom de cette étape. La preuve ? La Westmalle Tripel, aussi brassée par les moines de l’abbaye, n’a pas de triple fermentation ! Alors pourquoi donc « Dubbel » ?

 

Tout simplement parce que les moines la brassaient à l’origine avec deux fois plus d’ingrédients (deux fois plus de malt, de houblon et de levure) que la première bière de leur réfectoire ! Cette dernière fut donc renommée par la suite l’« Enkel » (simple), par opposition. La boucle est bouclée !

Photo du début du XXème siècle montrant des tonneaux de Westmalle déposés devant la brasserie de l’abbaye – Divine Box

Info n°2 : elle est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde encore en activité !

 

L’abbaye de Westmalle a été fondée en 1794. Mais ce n’est qu’en 1836 que les moines y construisent une brasserie. C’est en effet le 14 septembre de cette année que le pape Grégoire XVI unifie les règles des moines trappistes alors en vigueur, et les autorisent alors à boire de la bière ! Les moines de Westmalle sautent sur l’occasion, et plutôt que d’en acheter, ils décident de produire eux-mêmes la leur !

 

Pendant quelques années, l’abbaye ne brassa ainsi de la bière que pour sa propre consommation. En 1856, lorsqu’ils créèrent la Westmalle Dubbel, ils commencèrent à la vendre de temps à autre à la porte de l’abbaye. Mais bien vite, le succès se répandit, et les files d’attente se firent de plus en plus longues.

 

Ce sera donc en 1861 que les moines décident de commercialiser leurs bières à plus grande échelle, en s’inspirant de leurs voisins de l’abbaye de Scourmont, qui brassent la Chimay. La Westmalle Dubbel se répandit donc un peu partout dans la région, puis le pays, et même monde… Et c’est heureusement toujours le cas aujourd’hui, youpi !

 

La brasserie a certes connus quelques aléas : ses cuves furent réquisitionnées par les allemands pendant la Première Guerre mondiale, « au nom de l’effort de guerre ». Ben voyons ! Malgré les épreuves, la brasserie trappiste est encore active, et peut aujourd’hui se targuer de plus de 180 ans d’existence : les Westmalle, des bières modernes et anciennes !

C’est dans ces grandes cuves en cuivre que les moines de l’abbaye de Westmalle ont brassé leurs bières jusqu’en 1956 – Divine Box

Info n°3 : c’est l’une des meilleures bières du monde !

 

Connaissez-vous le site RateBeer ? C’est un site qui regroupe tout plein d’experts, qui classent et notent les bières du monde entier parmi plus de 200 000 bières venant d’environ 16 000 brasseries !

 

Et bien la Westmalle Dubbel y est notée, attention mesdames et messieurs, 99/100 ! Et ce n’est pas tout, elle y est aussi n°2 dans le top 50 des meilleurs « doubles d’abbaye » du monde ! De quoi se forger une sacrée réputation, non ?

 

Certains avancent que son goût légendaire provient de l’eau avec laquelle elle est brassée. L’abbaye de Westmalle puise en effet son eau depuis les origines dans une nappe phréatique, située à 70 mètres sous l’abbaye. Cachée sous une couche d’argile, l’eau de ruissellement s’y filtre naturellement, gage de sa qualité. Cet ingrédient secret des moines constitue 90 % de la bière ! Le secret de son succès ?

 

D’autres ajoutent que c’est sa levure. Celle-ci aussi est unique : les moines ont développé leur propre souche de levure depuis des décennies.

 

Côté dégustation, selon les moines, la bière Westmalle Dubbel se déguste parfaitement entre 8°C et 14°C. Elle laisse alors pleinement ressortir ses incroyables arômes de caramel, de fruits noirs (raisin, prune) et de torréfaction. Elle titre à 7 % d’alcool.

La bière Westmalle Dubbel est notée 99/100 sur le site RateBeer, ce qui en fait l’une des bières les plus appréciées au monde – Crédit Photo : @dirtydios (Instagram)

 

Et la petite info en plus ?  La Westmalle Dubbel peut très bien se vieillir quelques années ! Le goût varie selon le temps de conservation, bien sûr. Mais selon plusieurs experts, la Westmalle Dubbel est encore meilleure si on a la patience d’attendre un an avant de la savourer… Bon courage !

Où en acheter ?

A l’abbaye de Westmalle en Belgique, bien sûr ! Sinon par exemple en ligne chez Divine Box : cliquez ici pour acheter la Westmalle Dubbel.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici pour découvrir notamment plus d’infos sur la bière Westmalle Dubbel (sa fabrication, son histoire, la redistribution de ses recettes aux oeuvres sociales etc…)

 

Et sinon, pour découvrir le monde des bières trappistes, vous pouvez vous abonner à la « Box Trappiste mensuelle » de chez Divine Box.

Articles #En France #NLH #NLQ

Connaissez-vous l’extraordinaire baume d’Aiguebelle ?

Un article proposé par Divine Box.

Connaissez-vous le baume d’Aiguebelle ? Ce baume aux huiles essentielles, très efficace, est préparé par les moines trappistes de l’abbaye d’Aiguebelle en Provence. Divine Box vous emmène à sa découverte !

 

Présentation en quelques mots

 

Le baume d’Aiguebelle est un baume guérisseur à base d’huiles essentielles (14,3 %) et de cire d’abeille, élaboré par les moines trappistes de l’abbaye d’Aiguebelle, dans la Drôme provençale. Il s’appuie sur les formules traditionnelles de l’aromathérapie en utilisant les vertus des plantes médicinales qui le composent.

 

Cet onguent est parfaitement adapté pour éliminer les douleurs musculaires et les tendinites, les problèmes respiratoires et les irritations de la peau. Il se distribue en flacons de 50 ml.

 

Pour s’en procurer, vous pouvez aller sur place bien sûr à l’abbaye ! Ou bien le faire en ligne chez Divine Box, en cliquant ici pour acheter du baume d’Aiguebelle.

 

Le baume d’Aiguebelle est préparé par les moines trappistes de l’abbaye d’Aiguebelle, dans la Drôme provençale – Divine Box

Quelles sont les vertus du baume d’Aiguebelle ?

Le baume d’Aiguebelle est un onguent guérisseur utilisant les vertus des plantes médicinales qui le composent. Grâce à ses huiles essentielles, il :

– Soulage les tendinites, procure calme et détente : grâce aux huiles essentielles d’eucalyptus, de sauge, de romarin, de thym et de lavandin.

– Rétablit le bon fonctionnement des voies respiratoires : grâce à l’huile essentielle de pin.

– Soulage en profondeur les articulations : grâce à l’huile essentielle de genièvre, mais aussi de romarin, de lavandin et de pin.

– Adoucit, revitalise la peau, et prévient des gerçures  : grâce aux huiles essentielles de géranium, de sauge, de thym, de romarin, de lavandin et de pin.

 

Qui peut utiliser le baume d’Aiguebelle ?

Le baume d’Aiguebelle est un produit d’artisanat monastique connu et reconnu, et convient ainsi à tout adulte souhaitant se procurer un moment de calme et de détente. Il est particulièrement recommandé :

– Aux personnes âgées : en massage, il est extraordinaire pour apaiser les douleurs rhumatismales.

– Aux sportifs : il réduit les contusions et décongestionne les contractures musculaires. En massage, il apaise les douleurs articulaires et les tendinites.

L’abbaye d’Aiguebelle se trouve à Montjoyer dans la Drôme, aux portes de la Provence – Divine Box

 

Comment utiliser le baume d’Aiguebelle ?

Le baume d’Aiguebelle s’applique par massage localisé 2 à 3 fois par jour, de la manière suivante :

1/ Où appliquer le baume d’Aiguebelle ?

– Au niveau des articulations et des tendinites.

– Au niveau des voies respiratoires.

– Sur la peau au niveau des douleurs musculaires.

– Au niveau du visage. Évitez le contour des yeux : pour cela, appliquez-le plutôt de l’intérieur vers l’extérieur.

2/ Comment appliquer le baume d’Aiguebelle ?

– Une toute petite noisette suffit.

– Chauffer le baume d’Aiguebelle dans la main pour le rendre plus souple.

– Appliquer par massages circulaires.

Le baume d’Aiguebelle, une des stars des produits monastiques, convient parfaitement pour apaiser les douleurs musculaires et rhumatismales – Divine Box

Précautions d’utilisation

– Ne pas s’exposer au soleil après application du produit.

– Éviter tout contact avec les yeux : en cas de contact avec les yeux, les rincer abondamment à l’eau.

– Se laver les mains après application.

– Réservé à l’adulte.

 

Contre-indications

– Ne convient pas à la femme enceinte ou allaitante.

– Ne convient pas aux bébés et aux enfants.

– Est déconseillé si vous avez un terrain allergique, car il contient des allergènes.

Un moine trappiste prépare du baume d’Aiguebelle – Divine Box

 

Où acheter le baume d’Aiguebelle ?

 

Sur place bien sûr, à l’abbaye d’Aiguebelle en Provence ! Sinon par exemple en ligne chez Divine Box : cliquez ici pour acheter du baume d’Aiguebelle.

Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye d’Aiguebelle (notamment leur autre produit phare : l’Alexion d’Aiguebelle), ou bien par là pour avoir plus de détails sur le baume d’Aiguebelle, sa composition, son logo « Monastic »,  son tarif habituel, etc.

Articles #En France #NLH #NLQ

Abbaye d’Oelenberg : histoire, anecdotes et produits !

Un article proposé par Divine Box.

 

Ce mois-ci Divine Box vous emmène découvrir l’abbaye d’Oelenberg, en Alsace ! Cette abbaye a une histoire millénaire pleine d’aventures et de rebondissements : si l’on a bien cru sa dernière heure arrivée à la Révolution, elle a rapidement connu son apogée au XIXe ! Ses bâtiments regorgent de trésors des siècles passés, mais aussi de bons produits issus de l’artisanat monastique. Attachez vos ceintures, on y va !

La fondation de l’abbaye d’Oelenberg   

Allez hop, on remonte le temps à presque un millénaire en arrière… Et nous voilà en 1046, date de fondation de l’abbaye d’Oelenberg.

 

C’est Heilwige de Dabo, comtesse d’Eguisheim et mère du pape de l’époque, Léon IX, qui fit construire ce prieuré pour des chanoines de saint Augustin. Elle voulait en effet perpétuer le souvenir de son autre fils Gérard, mort au cours d’un duel avec un seigneur de Ribeaupierre.

 

Alors situé sur une colline (« Berg » en patois local), le long d’un cours d’eau (« Oelen »), on appellera tout simplement le prieuré… « Oelenberg » ! La communauté prospère ensuite rapidement, tant en richesses qu’en nombre de moines. En avant, toute !

L’abbaye d’Oelenberg et les guerres

 

Oui mais malheureusement, la suite est moins fameuse… En effet, les guerres du XIVe ravagent l’abbaye d’Oelenberg. Ruinée et affaiblie, elle est alors placée sous la tutelle d’un seigneur autrichien, puis rattachée aux Jésuites de Fribourg en 1626, et enfin à l’Université de Fribourg en 1774.

 

À la Révolution, sans surprise, la communauté est dissoute ! En 1794, l’abbaye et la bibliothèque sont vendues comme biens nationaux aux enchères. La bibliothèque est dispersée lorsqu’un industriel mulhousien se porte acquéreur du couvent.

 

Les moines se réfugient alors en Suisse, tandis que l’abbaye d’Oelenberg passe de main en main, devenant ainsi un pensionnat de jeunes filles en 1821 !

Tableau du XIXe représentant la réunion quotidienne des moines de l’abbaye d’Oelenberg dans leur salle du chapître – Frédéric Lix

Abbaye d’Oelenberg : au boulot ! 

 

Finalement, en 1825, l’abbaye d’Oelenberg reprend vie avec le retour d’un groupe de moines trappistes, revenus d’exil.

 

Des bâtiments du passé, il ne subsiste alors que quelques parties : la chapelle Saint-Léon conserve des parties du XIIe siècle dans son chevet. Trois clefs de voûte de la chapelle Saint-Michel sont également conservées, avec des armoiries datant de 1486.

 

Demeurent également :

 

  • La partie inférieure du chœur de la chapelle du XIIe siècle
  • La nef baroque (1755)
  • Le transept de l’ancienne église abbatiale (1486)
  • Un grand crucifix du XIVe siècle
  • Deux belles statues de Notre-Dame des XVe et XVIIIe siècles

 

Les moines tiennent bon et remettent alors l’abbaye d’Oelenberg sur pattes, malgré des épidémies, incendies et autres famines. Là-bas, on y trouve tout ce qu’il faut ! Boulangerie, fromagerie, brasserie, imprimerie, etc…

 

Au XIXe, les moines sont si nombreux qu’ils partent même créer une fondation en Allemagne ! Début XXe, l’abbaye d’Oelenberg compte 200 moines trappistes (80 prêtres et 120 frères), et fait figure de véritable centre religieux, intellectuel et économique. Chapeau bas !

 

 

Une solidarité salvatrice 🤝

 

Malheureusement, les deux Guerres mondiales furent terribles : les bâtiments sont allègrement bombardés, et les moines obligés de se disperser temporairement.

 

La reconstruction est difficile, mais, milieu XXe, l’abbaye d’Oelenberg finit par reprendre du poil de la bête grâce à une exceptionnelle mobilisation. Le diocèse de Strasbourg, ses fidèles, et des trappistes néerlandais de l’abbaye de Zundert venus prêter main forte… tout le monde s’y met !

 

L’abbaye d’Oelenberg ressuscite alors, et laisse même derrière elle une autre ramification : la renaissance de l’abbaye d’Engelszell, relancée par les trappistes d’Oelenberg en 1925. Youpi !

L’abbaye d’Oelenberg telle qu’on peut la voir aujourd’hui, a été reconstruite après les bombardements des deux guerres mondiales, grâce à l’aide du diocèse de Strasbourg et de moines trappistes néerlandais – Divine Box

Abbaye d’Oelenberg : y va ? Y va pas ? 🤔

 

À la fin du XXe siècle, malgré sa reconstruction, l’abbaye d’Oelenberg n’est plus très en forme… La communauté qui avait jadis compté jusqu’à 200 moines n’en abrite plus qu’une quinzaine. Et les vastes bâtiments nécessitent des travaux toujours plus coûteux.

 

S’est alors posée la question de quitter l’abbaye d’Oelenberg pour se grouper avec une autre communauté de trappistes… Mais, trop attachés à leur abbaye, les moines ont finalement décider de rester et de tout faire pour préserver Oelenberg ! Hip hip hip ?

Les moines de l’abbaye d’Oelenberg chantent leurs sept offices quotidiens dans leur belle église de style trappiste, c’est-à-dire sobre et dénué – Divine Box

Abbaye d’Oelenberg : et aujourd’hui ? 💒

 

Aujourd’hui, l’abbaye Notre-Dame d’Oelenberg est le seul monastère d’hommes encore vivant en Alsace. Les neuf moines trappistes sur place vivent toujours selon la règle de saint Benoît “ora et labora” : “prière et travail”.

 

Ils prient ainsi sept fois par jour (premier office à 4h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance. Ils ont délégué la gestion de leurs 150 hectares de terres à des laïcs mais s’occupent de tout le reste : magasin d’artisanat monastique, hôtellerie…

 

Ils fabriquent aussi, avec leur farine, de délicieux produits monastiques, comme les pâtes de l’abbaye (des larges, des fines, des torsadées). En plus de tout cela, ils concoctent des tartes, des sablés, des macarons et toute une farandole de biscuits. C’est déjà pas mal, non ?

 

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’abbaye d’Oelenberg, et notamment sur ses ruches, ses champs de blé et ses fameux trésors ! Pour découvrir les produits de l’abbaye d’Oelenberg, c’est par là !

 

Articles #Culture #Doctrine / Formation #NLH #NLQ

Quelle différence entre une bière d’abbaye et une bière trappiste ?

Un article proposé par Divine Box

“La voici déjà, l’eau de la rivière, dans le bâtiment voisin. Elle remplit la chaudière, et s’abandonne au feu qui cuit, pour préparer la boisson des moines ». Voilà ce que dit un texte anonyme du XIIIe siècle pour décrire l’abbaye de Clairvaux, impliquant donc la présence d’une brasserie. Car oui, la bière a longtemps été un savoir-faire maîtrisé par les moines, bénédictins puis trappistes. Cela leur permettait de boire une boisson bouillie et donc purifiée des maladies, de recevoir leurs hôtes de passages etc… Tout une affaire ! Mais aujourd’hui, où en sont les bières des moines ? Comment  authentifier leur origine ? Y a-t-il différents niveaux d’authenticité monastique ? Divine Box, le spécialiste des produits monastiques, vous dit tout en trois minutes.

La bière trappiste Rochefort 10, portant fièrement le label « Authentic Trappist Product ». Retrouvez ici la Rochefort 10.

Les « bières trappistes »

Dans le paysage des bières monastiques, les « bières trappistes » sont les seules sont l’authenticité monastique est véritable. Une bière trappiste porte obligatoirement le logo « Authentic Trappist Product », qui garantit trois choses :

  • la bière doit être brassée dans l’enceinte de l’abbaye trappiste ;
  • la production et la commercialisation des bières doivent être assurées par les moines trappistes, ou sous leur contrôle ;
  • tous les bénéfices doivent être consacrés à la subsistance des moines trappistes et à l’entretien de leur abbaye. Tout surplus doit être reversé à des oeuvres sociales ou caritatives.

Ce logo, octroyé pour 5 ans, est très contrôle par l’Association Internationale Trappiste depuis 1997 : dans le monde entier aujourd’hui, seules 12 abbayes peuvent faire figurer le logo sur leurs bière !

Les plus connues sont Chimay, Orval, Westmalle ou encore Rochefort. Cliquez ici pour retrouver l’intégralité des bières trappistes.

 

Les « bières belges d’abbayes reconnues »

Deuxième catégorie : les « bières belges d’abbayes reconnues ». Ce label, créé en 1999, tente tant bien que mal de contrôler l’utilisation abusive du mot « bière d’abbaye ». Il certifie que la brasserie :

  • a un lien avec l’abbaye dont l’existence est ou a été reconnue ;
  • reverse des royalties à l’abbaye (ou à l’institution qui la gère), notamment pour financer des oeuvres culturelles ;
  • laisse un droit de regard à l’abbaye (ou à l’institution qui la gère) sur la publicité

On ne peut que saluer la démarche de tenter de garantir l’authenticité monastique de certaines bières. Mais cependant, il faut considérer le label avec des pincettes, car il souffre malheureusement de plusieurs limites :

  • une bonne partie des « bières belges d’abbayes reconnues » sont gérées par les plus grands groupes brassicoles mondiaux. Par exemple, la Leffe appartient à AB Inbev, plus gros groupe brassicole au monde, l’Affligem est gérée par Heineken (n°3), et Grimbergen est dans le groupe Carlsberg (n°4).
  • quand elle existe, la communauté religieuse n’est réduite qu’à avoir un droit de regard sur la publicité (quand elle l’effectue véritablement…). Et quand elle n’existe pas ou plus, on est donc face à des bières d’abbayes gérées à 100 % par des laïcs.
  • il est dommage, pour ces « bières de tradition » que ce label ne certifie pas que l’abbaye ait brassée sur place par le passé…
  • par définition, le label ne se limite qu’à la Belgique, mettant donc forcément de côté les autres réalités en France, en Allemagne, au Canada etc…

 

On compte aujourd’hui 23 « bières belges d’abbayes reconnues », dont deux sont véritablement brassées au sein d’une abbaye (en état ou en ruine) : Val-Dieu et Abbaye d’Aulne. Bonne nouvelle !

 

Les autres « bières d’abbayes »

 

Et là malheureusement, de nombreuses réalités s’entremêlent ! Le véritable problème du terme « bière d’abbaye », c’est qu’il n’est pas contrôlé. N’importe qui pourrait, demain, lancer une énième bière d’abbaye, et il en aurait tous les droits ! Quand bien même l’abbaye en question n’aurait jamais brassé de bière ou, pire, n’aurait jamais existé…

On en compte une trentaine en Belgique (dont la fameuse Tripel Karmeliet), mais aussi certaines au Canada, en France, au Pays-Bas, aux Etats-Unis etc…

Heureusement quand même, on retrouve quelques rares cas de bières d’abbayes authentiques, comme la Saint-Wandrille !

Bière Saint-Wandrille : la seule bière d’abbaye véritable en France.

La bière de Saint-Wandrille : le renouveau de la véritable bière d’abbaye en France !

Depuis fin 2016, l’abbaye bénédictine Saint-Wandrille de Fontenelle, en Normandie, brasse et vend sa propre bière ! Son authenticité monastique, en plus de l’avoir été vérifiée sur place (notamment par Divine Box, mais pas que !), est garantie par le logo « Monastic » qui régit les produits monastiques dans leur ensemble.

Ce projet permet à la communauté d’abord de travailler de ses mains et ainsi de renouer avec une activité d’artisanat monastique, et ensuite de soutenir financièrement les nombreux projets de restauration des ruines de l’abbaye. A ce jour, deux bières différentes sont sorties des cuves :

  • la bière de Saint-Wandrille classique : ambrée, titrant à 6,5 % vol., aux notes de caramel, d’agrumes et d’épices. Déjà incontournable dans le paysage des produits monastiques !
  • la nouvelle bière de Saint-Wandrille : blanche, titrant à 5 % vol., aux notes d’agrumes, de fruits jaunes et d’herbe coupée. Une édition limitée pour l’été, dont les dernières bouteilles se font rares…

Si vous voulez vous régaler (avec modération), et soutenir financièrement l’abbaye de Saint-Wandrille, vous savez quoi faire ! Vous pouvez retrouver ici la bière de Saint-Wandrille.

 

Pour découvrir plus de produits issus de l’artisanat monastique et du travail des moines, rendez-vous chez Divine Box.

 

 

En France #NLH #NLQ

Connaissez-vous l’Alexion d’Aiguebelle ? Découvrez la “red bull monastique” !

Connaissez vous l’ « Alexion », cette boisson monastique concoctée par les frères trappistes de l’abbaye d’Aiguebelle ? Aujourd’hui, Divine Box vous emmène à sa découverte !

 

Présentation en quelques lignes

 

L’Alexion d’Aiguebelle est une boisson fortifiante et énergisante non-alcoolisée préparée par les moines trappistes de l’abbaye d’Aiguebelle, dans la Drôme provençale.

 

Ce cocktail de 52 plantes naturelles, surnommé « le Red Bull monastique », est riche en sels minéraux et en vitamines : il convient donc parfaitement pour les petits coups de mou et les moments de récupération !

 

Inventé par Dom Alexis, sa recette est top secrète, et se transmet de moine en moine à l’abbaye d’Aiguebelle. Tout est préparé artisanalement et de A à Z au sein de l’abbaye, par les trappistes eux-mêmes.

 

Pour s’en procurer, vous pouvez aller sur place bien sûr ! Ou bien le faire en ligne, en cliquant ici pour acheter de l’Alexion d’Aiguebelle.

Les moines trappistes d’Aiguebelle en train de mettre en bouteille l’alexion, leur boisson phare aux 52 plantes – Divine Box

 

Quelles sont les vertus de l’Alexion d’Aiguebelle ?

 

L’Alexion d’Aiguebelle est une boisson tonifiante non-alcoolisée et sans conservateurs, reconnue pour ses nombreux bienfaits, grâce aux 52 plantes naturelles qui la composent. Elle permet en effet de :

  • Participer au bon fonctionnement du foie : grâce à la présence du chardon béni dans la recette, tout simplement !
  • Favoriser la digestion : en effet, l’angélique, le cynorhodon, l’aloës ou encore la menthe poivrée sont reconnues pour leurs vertus digestives !
  • Aider à la concentration : l’Alexion est en effet renommée pour ses propriétés toniques et fortifiantes grâce à la plante de mélilot, de fèves Tonka, de véronique, du célèbre ginseng, ou encore de millefeuilles, de cassis, de citron et de cynorhodon.
  • Participer à la récupération et au bon équilibre général du corps : et ça, c’est grâce aux qualités de la cannelle, de la myrte, ou encore de la sarriette.

L’abbaye d’Aiguebelle, dans la Drôme provençale, qui produit la célèbre Alexion, un des produits monastiques les plus connus – Divine Box

 

Comment utiliser l’Alexion d’Aiguebelle ? Le mode d’emploi

 

Les moines trappistes de l’abbaye d’Aiguebelle recommandent une cure de 3 semaines, en suivant ces indications :

  • 1/2 verre de moutarde (soit 6/7 cl).
  • 2 fois par jour.
  • À prendre à jeun, ½ heure avant le petit-déjeuner et le déjeuner.

 

Quand utiliser l’Alexion d’Aiguebelle ?

 

  • À quel moment prendre de l’Alexion d’Aiguebelle ?

On peut boire l’Alexion d’Aiguebelle simplement quand on a une petite soif, par exemple en apéritif, car elle se compose uniquement de plantes naturelles ! Elle est aussi un complément alimentaire particulièrement recommandé en cas de :

  • Fatigue et surmenage ;
  • Surcroît d’effort ;
  • Récupération, et de repos ;
  • Changement de saison ;

 

  • Qui peut utiliser l’Alexion d’Aiguebelle ?

Cette boisson des moines se compose d’ingrédients 100 % naturels, elle convient donc à tout le monde, sans aucune contre-indication ! Mais grâce à ses bienfaits et ses vertus, on la recommande aussi souvent pour les :

  • Étudiantsen période d’examens, car elle stimule la concentration.
  • Personnes âgées ou convalescentes, grâce à ses vertus vivifiantes et reconstituantes.
  • Sportifs, car elle soutient les surcroîts d’efforts et permet d’éviter les petits coups de pompe.

Un moine trappiste prépare de l’Alexion d’Aiguebelle – Divine Box

 

  • Où en acheter ?

Sur place bien sûr, à l’abbaye d’Aiguebelle en Provence ! Sinon par exemple dans la boutique monastique en ligne Divine Box : cliquez ici pour acheter de l’Alexion d’Aiguebelle

 

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’histoire de l’abbaye d’Aiguebelle, ou bien par ici pour découvrir les produits de l’abbaye d’Aiguebelle, ou bien par là pour avoir plus  de détails sur l’Alexion d’Aiguebelle, sa composition, ses apports nutritionnels etc…

En France #NLH #NLQ

Abbaye de Chantelle : l’histoire des soeurs aux produits de beauté !

Un article proposé par Divine Box.

Ce mois-ci, Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Chantelle, dans l’Allier. Sur place, les bénédictines prient et travaillent à la production de produits de soin et d’hygiène. Un grand classique dans les produits monastiques !

 

L’histoire de l’abbaye de Chantelle commence il y a fort longtemps…

 

À Chantelle, tout commence au… Ve siècle ! On y construit en effet un château primitif et une église dédiée à saint Vincent, culminant à 323 mètres, et surplombant donc la région ! Un lieu stratégique donc, dont nous verrons l’importance plus tard…

Mais la présence monastique, elle, n’arrive qu’en 937. À cette date, les propriétaires des lieux (un certain Ainaud et son épouse Rothilde) donnent ainsi les bâtiments à des chanoines de saint Augustin. Cet acte fondateur, co-signé par saint Odon (bénédictin réputé de l’époque), est encore précieusement conservé à l’abbaye.

Incroyable, non ?

 

L’abbaye de Chantelle : un lieu prisé !

Au fil des années, Chantelle fait des envieux parmi les stars de l’époque !

Il faut dire que sa situation géographique est stratégique à l’époque. La colline qui surplombe la région était en effet tout proche d’une ancienne voie romaine, très empruntée alors pour les déplacements et le commerce, qui reliait autrefois Clermont à Bourges.

Grâce à ce positionnement tout particulier, l’abbaye de Chantelle a rapidement attiré du monde. Voici quelques faits marquants :

  • au VIIIe siècle, Pépin le Bref (roi des Francs) s’empare du château ;
  • en 1286, Aymar de Cros (évêque de Clermont) s’y fait sacrer ;
  • au XVe siècle, le duc de Bourbon en prend possession et rebâtit tous les lieux ;
  • au XVIe siècle, Anne de Beaujeu (fille du roi Louis XI et régente de France) y installe sa résidence avant d’y mourir.

Entre temps, le prieuré se refait plusieurs beautés : au XIIe et au XVe siècle. Les bâtiments s’embellissent !

 

L’abbaye de Chantelle se situe en Auvergne, dans un ancien château – Divine Box

 

 

Chantelle chancelle !

Mais la vie de château (héhé) prend fin un peu plus tard.

En 1638 notamment, le château de Chantelle est « desmolly et razé » sous les ordres de Richelieu, ennemi farouche de la noblesse. Il soupçonnait alors les lieux d’être un repaire de potentiels ennemis du roi. Heureusement pourtant, le prieuré reste alors intact !

Mais au XVIIe siècle, la communauté des chanoines faiblit, et laisse finalement sa place à des jésuites en meilleure forme. L’élan de ces derniers donnera plus de rayonnement et de dynamisme à Chantelle, et c’est tant mieux !

Un siècle plus tard, à la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national. Triste sort… C’est donc la fin de la vie religieuse à Chantelle, après plus de huit siècles d’histoire !

Mais attendez, les bonnes nouvelles arrivent un peu plus tard…

 

Les bénédictines de Chantelle arrivent !

Une fois passé le tumulte de la Révolution, l’évêque de Moulins désire que la vie monastique reprenne à Chantelle. Et il a bien raison, tiens !

C’est ainsi qu’en octobre 1853, un groupe de bénédictines de l’abbaye de Pradines (près de Roanne), arrive à l’abbaye de Chantelle. On y est enfin ! La nouvelle communauté grandit alors vite et bien et aménage petit à petit les quelques vestiges des siècles passés.

À peine dix ans plus tard, en 1862, les bâtiments sont même classés « monuments historiques » ! Pas mal non ? L’abbaye de Chantelle reprend donc du poil de la bête, et rayonne doucement mais sûrement !

Les « bénédictines de Chantelle » sont aujourd’hui une dizaine à l‘abbaye de Chantelle – Divine Box

 

La cosmétique à l’abbaye de Chantelle : ça mousse !

Après la Seconde Guerre mondiale, les bénédictines de Chantelle cherchent une activité pour préserver les lieux et assurer la subsistance de la communauté. Après mûre réflexion, le choix est fait en 1952 : l’abbaye de Chantelle fabriquera des produits d’hygiène pour la famille ! En voilà une drôle d’idée en terme d’artisanat monastique !

Au lancement en août 1954, toute la communauté est investie : une soeur chimiste en production, une soeur mathématicienne en comptabilité, et les autres notamment pour le conditionnement. En deux temps trois mouvements, elles sortent déjà un lait de toilette et une eau de Cologne ! C’est le début d’un grand succès pour les bénédictines de Chantelle…

 

À Chantelle, « Business is Business »

Très vite, les produits de soin de l’abbaye de Chantelle font un carton dans la région !

Au fil des années, les soeurs développent alors leur gamme : nouvelles senteurs, nouveaux formats, nouveaux produits etc. Chaque soeur participe ainsi, selon ses capacités, à la production ou au conditionnement.

En 1962, les soeurs créent leur propre entreprise : « Les Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Elle deviendra ensuite en 1982 : « Société Nouvelle des Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Les soeurs s’organisent de mieux en mieux, et se professionnalisent. Eh oui, même chez les bénédictines on parle business plan !

Quelques partenariats  de production émergent avec d’autres abbayes, notamment avec les moines de l’abbaye Sainte-Marie du Désert en 1994. Mais plus tard, notamment en 2012, tout sera rapatrié à l’abbaye de Chantelle.

Les soeurs de Chantelle conçoivent, développent et fabriquent artisanalement des produits cosmétiques dans leur laboratoire. Un grand classique des produits monastiques – Divine Box

 

L’abbaye de Chantelle aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’abbaye Saint-Vincent de Chantelle regroupe dix bénédictines qui vivent toujours selon la règle de saint Benoît : « prière et travail ».

En plus des sept prières quotidiennes (la première à 5h40 !), les soeurs accueillent les pèlerins de Compostelle et travaillent de leurs mains au conditionnement des produits et au développement des nouveautés cosmétiques.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur les produits de l’abbaye de Chantelle, ou bien par là pour en savoir plus sur l’abbaye de Chantelle, son architecture et sa situation aujourd’hui.

En France #NLH #NLQ

Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé !

Un article proposé par Divine Box

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés !
Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

L’abbaye de Landévennec en Bretagne – Divine Box

La Bretagne ça vous gagne !

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu !

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

Les ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire !

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors !

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour !

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

Aujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

 

Départ pour Haïti !

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ?

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

Les incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

 

Un musée à ciel ouvert !

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !

En France #NLH #NLQ

L’abbaye de Jouques : des soeurs qui rayonnent… en Provence !

Un article de Divine Box.

Ce mois-ci, Divine Box vous fait découvrir les bénédictines de l’abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques, en Provence ! À l’occasion de la Divine Box de juillet du mois de juillet, qui comporte leur incroyable tapenade, on vous raconte tout sur elle : son histoire, ses évolutions, ses petites anecdotes… et ses produits monastiques !

La splendide abbaye de Jouques se trouve en Provence, entourée de champs de lavande – Divine Box

Vive le roi !

Tout commence au lendemain de la Révolution, en 1816… À l’époque, la princesse Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé souhaite en effet fonder une communauté de bénédictines. Pour s’installer, son cousin Louis XVIII (et roi de France, tout de même) lui offre alors le “Temple”, ancienne prison de Louis XVI ! Mais, après des débuts encourageants pour les soeurs, la donation du “Prieuré Saint-Louis du Temple” est annulée après la révolution de 1848. Les soeurs doivent alors fuir. Sauve qui peut !

En cavale…

Pour retomber sur ses pattes, la communauté s’installe alors rue Monsieur, à Paris, où elle fonde un pensionnat. Mais le climat politique n’est pas vraiment propice ! D’abord menacées en 1904, les soeurs sont ensuite chassées en 1938, quand le monastère est mis en vente. Oui oui, sans scrupule. Cette fois, direction Meudon ! Au programme : une installation “provisoire” avant de trouver de meilleures conditions. Pour la petite histoire, cette période “provisoire” durera quand même plus de douze ans…

 

Abbaye de Jouques : on y est !

Tout est bien qui finit bien : après la guerre, en 1951, la communauté s’installe à Limon dans l’Essonne, dans une toute nouvelle abbaye que les soeurs ont fait construire. La communauté, nombreuse et rayonnante, envoie alors en 1967 un groupe de bénédictines à Jouques en Provence pour fonder un monastère. On y est ! Enfin presque, puisqu’en réalité les sœurs vivent au départ dans une ferme. Une vie monastique plutôt “surprenante” donc, mais à laquelle les soeurs s’accommodent très vite !

Côme visite les magnifiques vignes de l’abbaye de Jouques en compagnie de deux soeurs – Divine Box

L’abbaye de Jouques rayonne

Très vite, la vie bat son plein à Jouques, et la communauté cartonne ! Les travaux d’aménagement sont terminés en deux ans, le nombre de soeurs augmente vite, et la communauté atteint rapidement l’autonomie. La nature provençale (vignes et oliviers au premier plan !) apporte aux soeurs ce dont elles ont besoin, et la dépendance vis-à-vis de l’abbaye-mère de Limon s’estompe peu à peu. Jouques devient officiellement une abbaye autonome en 1981 ! Et face au nombre de soeurs qui augmente, Jouques doit songer à fonder, à son tour…

 

Vers de nouvelles contrées !

Au début des années 1990, l’abbaye de Jouques regroupe en effet plus de cinquante soeurs, qui sont donc à l’étroit… Un petit groupe de soeurs file alors direction Rosans, dans les Hautes-Alpes, et s’installent dans… une vieille ferme. Décidément ! Puis, à nouveau en 2005, cinq sœurs de Jouques s’envolent direction le Bénin pour y implanter la vie contemplative. C’est pas beau ça ?

 

Et aujourd’hui ; où en est l’abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques ?

Aujourd’hui, l’abbaye de Jouques compte quarante-cinq sœurs bénédictines qui continuent de suivre la règle de Saint-Benoît “ora et labora” : prière et travail. Elles assistent ainsi à sept offices par jour (le premier à cinq heures du matin !), et travaillent de leurs mains pour subvenir à leurs besoins. En particulier, elles ont une agriculture relativement développée, et un bel atelier de reliure. Et, bien évidemment, les soeurs tiennent une petite hôtellerie sous ce soleil de Provence : avis aux amateurs de paix et de repos !

Les soeurs bénédictines de Jouques présentent à Astrid leur boutique avec tous leurs produits monastiques – Divine Box

 

A l’abbaye de Jouques : silence ça pousse !

On vous le disait juste avant : les soeurs de Jouques cultivent la nature avec brio ! Plus de huit hectares de vignes sont par exemple entretenues toute l’année et vendangées par les soeurs. L’abbaye est aussi entourée de plus de deux hectares d’oliviers, que les soeurs récoltent pour en faire de l’huile d’olive. Et côté basse-cour, les soeurs bichonnent leurs quelques vaches, leurs ânes et une centaine de poules ! Sans parler de leurs fruits et légumes, miel, et lavande… Un petit paradis, on vous dit, foncez-y !

 

Les sacrées soeur de l’abbaye de Jouques… !

Un des produits phares des soeurs est le vin, issu des vignes de l’abbaye. Et en la matière, les soeurs aiment bien plaisanter ! Une parcelle de vignes, très capricieuse et dure à entretenir, s’appelle par exemple “la parcelle Saint-Jérôme”, en référence au saint, connu pour ses grandes colères. Plus récemment, les soeurs ont sorti un tout nouveau vin, baptisé “Louange”. Et sur l’étiquette, on peut y lire “Sa louange sera toujours sur ma bouche”. Qui a dit que les religieuses n’avaient pas d’humour ?

 

Et pour goûter leurs produits ?

Pour goûter les produits de l’abbaye de Jouques, plusieurs solutions s’offrent à vous. D’abord, sachez que la Divine Box de juillet contiendra leur fameuse tapenade aux olives noires ! Sinon le mieux est encore de se rendre sur place pour aller leur faire un petit coucou. Elles vous accueilleront avec grand plaisir !