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Monastère du Jassonneix : son histoire, sa nouvelle communauté et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, direction le monastère du Jassonneix (prononcer « jassonné ») en Corrèze, avec Divine Box ! Un monastère bien connu notamment pour ses incroyables confitures et gelées.

On va vous parler de son histoire liée à celle de l’abbaye de La Coudre, de leur changement d’activité et de communauté il y a quelque temps, et bien sûr de leur délicieuses confitures ! Au fait saviez-vous que les soeurs possédaient près de 600 pieds de myrtilles ?

Allez, on vous fait découvrir tout ça !

 

 

Les débuts du monastère du Jassonneix 

Allez hop, remontons le temps, direction le début du XIXe siècle. Notre périple commence en effet en 1816, quand dix moniales cisterciennes reviennent de Westphalie (en Allemagne), une fois passés les troubles de la Révolution. Elles ré-occupent alors l’ancien prieuré Sainte- Catherine à Laval pour en faire l’abbaye de la Coudre.

Rapidement, la communauté fleurit et peut envoyer de nombreuses fondations en France et à l’étranger. En 1970 notamment, l’Évêque de Tulle sollicite l’abbaye de la Coudre pour une fondation en Corrèze. C’est partiiii !

En 1971, une certaine Madame des Places offre alors une vieille propriété corrézienne aux soeurs pour s’installer. Mais le temps de gérer tout le bazar de la succession, ce n’est finalement qu’en 1981 que trois soeurs de la Coudre arrivent… au Jassonneix !

Elles arrangent alors petit à petit le vaste domaine seigneurial de cent hectares, qui comprend notamment une maison de maître du XVIIIe siècle et une chapelle du XIVe siècle. On vous laisse imaginer l’excitation des débuts… !

Le prieuré Sainte-Catherine, début XIXe siècle, dessiné par Jean-Baptiste Messager – Divine Box

Les myrtilles du Jassonneix 

Fidèles à la tradition de la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille), les soeurs trappistines s’organisent rapidement pour travailler pour leur subsistance. Elles démarrent en empaillant des chaises (c’était une première pour toutes les soeurs !), puis rénovent des matelas en laine grâce au talent de couturière d’une des soeurs.

Un beau jour d’octobre, la Chambre d’Agriculture, souhaitant essayer d’implanter des myrtilles dans la région, leur propose de planter gratuitement 600 pieds de myrtilles dans la propriété. Plutôt sympa, non ? Le monastère du Jassonneix est assez grand, mais changer d’activité n’était pas évident.

Finalement, voyant à l’époque les couleurs éclatantes des champs de myrtilles, les soeurs ont craqué et ont accepté ! À partir de 1987, elles cultivent donc des myrtilles, pour en faire entre autres d’excellents produits monastiques comme des confitures.

Pour la petite histoire, c’est notamment la culture des myrtilles qui a permis à la communauté de gagner la confiance des habitants de la région (de tradition peu religieuse), qui étaient au départ sceptiques de leur arrivée. Que voulez-vous, des soeurs en bleu de travail dans des champs de myrtilles, ça fait son effet !

Champ de myrtilles devant le monastère du Jassonneix, en Corrèze – Divine Box

Des bernardines au Jassonneix !

Mais en 2018, les quatre dernières trappistines encore sur place, devenues trop âgées, doivent quitter le monastère… Heureusement, elles sont remplacées illico par une dizaine de moniales, appelées « bernardines ». Cette communauté toute jeune, fondée en 2011, est proche de l’idéal trappiste, et grandit sous la houlette matérielle et spirituelle des moines de Sept- Fons en Auvergne.

Par ailleurs, les anciennes soeurs trappistines du monastère ont été accompagnées par la mère abbesse de l’abbaye de la Coudre et deux évêques différents. Pas de risque, elles sont entre de bonnes mains !

Aujourd’hui, les bernardines du monastère du Jassonneix sont constituées en « association publique de fidèles », premier stade d’une communauté monastique. Elles sont dix et suivent la règle de saint Benoit : « prière et travail ». Elles prient ainsi sept fois par jour et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage…), les soeurs poursuivent l’historique cueillette de myrtilles et l’atelier de confitures, gelées et autres confits, pour le plus grand bonheur de nos papilles !

La culture des myrtilles tient bien sûr toujours une place prédominante dans la vie des soeurs. Elles en récoltent en effet chaque année, entre juillet et août, environ 4 tonnes ! Quelques bénévoles viennent les aider de temps en temps durant l’été.

Les myrtilles, fleurs et autres plantes cultivées par la communauté leur permettent de faire d’excellentes confitures, gelées et confits : plus de 50 recettes aujourd’hui ! Le secret du goût si pur et intense et leur artisanat monastique ? L’eau de source !

Il paraît que les fruits prennent le goût de l’eau dont ils sont arrosés. La pureté de l’eau de source du monastère du Jassonneix serait donc à l’origine de la grande qualité des fruits récoltés sur place et donc du goût des confitures ! Et les produits monastiques du monastère du Jassonneix sont à découvrir sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Fontaine de l’eau de source dont bénéficie le monastère du Jassonneix – Divine Box

Pour continuer la lecture…

Pour les plus curieux qui veulent lire en intégralité notre article et découvrir d’autres anecdotes, cliquez ici pour en savoir plus sur le monastère du Jassonneix.

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Connaissez-vous le baume du Pèlerin des moines de Ganagobie ?

Un article proposé par Divine Box.

Vous avez un pèlerinage prévu pour bientôt ? Une marche en montagne cet été ? Pour vos pieds, pensez au baume du Pèlerin des bénédictins de Ganagobie (en Provence).

C’est une crème de massage pour les pieds à base d’huiles essentielles, à l’action naturelle réparatrice, nourrissante et antiseptique. Cette pommade est parfaitement adaptée pour les pieds secs, endoloris, échauffés ou crevassés. Rapide présentation de ce baume miracle de 50 ml !

Le baume du Pèlerin, ainsi que toute une gamme de produits de soin, est issu de l’artisanat monastique des moines bénédictins du monastère de Ganagobie, en Provence – Divine Box

Quelles sont les propriétés du baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin est une crème de massage pour le soin et l’hygiène des pieds, qui utilise les vertus naturelles des plantes médicinales. Grâce au savant mélange des huiles essentielles rigoureusement sélectionnées, il possède une triple action désodorisante, nourrissante et réparatrice :

  • Action désodorisante : le baume du Pèlerin élimine les odeurs désagréables dues à la transpiration, grâce principalement à l’huile essentielle de sauge.
  • Action nourrissante : le baume du Pèlerin nourrit en profondeur et assouplit les tissus de la peau, et évite leur échauffement, grâce aux huiles essentielles de sauge, de camphre, d’eucalyptus, de gaulthérie, de romarin et de menthe.
  • Action réparatrice : le baume du Pèlerin supprime en douceur les crevasses des orteils et du talon, les peaux mortes, rugosités et callosités. Grâce aux huiles essentielles de lavandin, d’eucalyptus, de girofle et de romarin.

 

Qui peut utiliser le baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin convient à tout adulte souhaitant procurer à ses pieds une petite touche de fraîcheur et de détente, avant, pendant ou après une longue marche. Le baume du Pèlerin est particulièrement recommandé pour :

1/ Les marcheurs et les pèlerins

Massé sur le pied, le baume du Pèlerin est extraordinaire :

  • Avant la marche pour éviter les futures odeurs de transpiration et les mauvaises traces de sueur.
  • Pendant les différents jours de marche pour hydrater et détendre la peau du pied et ainsi éviter les échauffements.
  • Après la marche, pour éliminer les différentes irrégularités de la peau.

 

2/ Les patients de réflexothérapie

La réflexothérapie, médecine ancestrale pratiquée par les Chinois, les Égyptiens ou encore les Grecs, consiste à masser une zone déterminée du corps dans le but d’obtenir une réaction favorable de l’organe ou des systèmes correspondants en question, pour rétablir leur fonctionnement normal. Or la voûte plantaire est l’une des principales zones-réflexes du corps. Une pression prolongée ou un massage lent de la plante des pieds grâce au baume du Pèlerin réactive la circulation sanguine, élimine les déchets (dépôts de cristaux d’acide urique, toxines…) et rééquilibre les flux d’énergie en lien avec l’organe correspondant.

Chaque année, une multitude de randonneurs visitent le monastère de Ganagobie (Xe siècle), qui les accueille avec son baume du Pèlerin – Crédits Photo : Mon RoadTripenProvence

Comment utiliser le baume du Pèlerin ?

Le baume du Pèlerin s’applique par massage localisé. Voici nos recommandations pour son utilisation.

1/ Quand appliquer le baume du Pèlerin ?

  • Le matin, après la toilette, pour pouvoir davantage profiter de son action désodorisante.
  • En tout, 2 à 3 fois par semaine maximum, si l’on souhaite bénéficier au mieux de ses vertus nourrissantes et réparatrices.

 

 2/ Comment appliquer le baume du Pèlerin ?

Pour un massage optimal avec le baume du Pèlerin, voici comment procéder :

  • 1) Massez lentement l’ensemble de la plante du pied en remontant de la pointe des orteils vers le talon. [1mn]
  • 2) Effectuez des pressions sur la zone du plexus solaire puis de la thyroïde. [1mn]
  • 3) Effectuez des pressions sur le gros orteil, du sommet de l’ongle vers la base. [1mn]
  • 4) Effectuez des pressions sur les autres orteils, du sommet de l’ongle vers la base. [1mn]
  • 5) Effectuez des pression puis un massage sur la ligne externe et la ligne interne en descendant vers le talon. [1mn]
  • 6) Effectuez des pressions sur toutes les autres zones de la plante du pied, en descendant vers le talon. [1mn]
  • 7) Pour finir, massez lentement à nouveau l’ensemble de la plante du pied en remontant de la pointe des orteils vers le talon. [1mn]
  • 8) Veillez à bien laisser reposer vos pieds 15mn minimum après chaque séance de massage.

 

Pour chacun des point précédents, pensez à toujours bien appliquer une petite noisette de baume du Pèlerin sur la peau. Si besoin, n’hésitez pas à renouveler la quantité.

Ah, et pour les non-initiés, une pression se fait avec le pouce de la main, le massage avec la paume.

 

Bien utilisé, le baume du Pèlerin convient parfaitement pour nourrir et hydrater les pieds secs et endoloris – Divine Box

Précautions d’emploi

1/ Précautions d’utilisation

  • Le baume du Pèlerin est un produit monastique : il n’est pas un médicament.
  • Le baume du Pèlerin ne convient pas aux personnes allergiques au camphre, au menthol ou à l’eucalyptol.
  • Ne pas avaler.
  • Éviter tout contact avec les yeux et les muqueuses : en cas de contact avec les yeux, les rincer abondamment à l’eau claire.

 

2/ Contre-indications

Attention, à cause des huiles essentielles qui le composent, le baume du Pèlerin :

  • Ne convient pas à la femme enceinte ou allaitante.
  • Ne convient pas aux enfants de moins de 6 ans (inclus).

Ce sont sans doute les plantes qui entourent le monastère de Ganagobie (ici de la lavande dans le cloître) qui ont inspiré les moines pour proposer leur baume du Pèlerin, aux huiles essentielles de plantes – Divine Box

Où acheter le baume du Pèlerin ?

Sur place bien sûr, au Monastère de Ganagobie en Provence ! Ou sinon directement en ligne sur la boutique monastique de Divine Box ! Cliquez ici pour acheter le baume du Pèlerin, ou ici pour découvrir les produits du monastère de Ganagobie.

Et pour les plus curieux,  cliquez ici pour avoir plus de détails sur le baume du Pèlerin, sa composition, son tarif habituel, etc.

Articles #NLH #NLQ #USA

L’Abbaye de Spencer : les premiers trappistes américains !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Saint-Joseph de Spencer est une abbaye trappiste américaine, fondée en 1950, et installée dans le Massachusetts. L’histoire de sa communauté remonte à la Révolution, où, pour échapper aux persécutions, certaines moines décidèrent de partir au « Nouveau-Monde » (l’Amérique), pour la survie de l’ordre…

Aujourd’hui, la cinquantaine de frères trappistes de l’abbaye confectionne notamment, entre ses 7 offices quotidiens, des habits liturgiques et des confitures, mais aussi des bières trappistes ! On vous raconte dans cet article !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer se sont installés en 1950 dans le Massachusetts – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Tout commence à la Révolution française ⚔️

Pour échapper à la Révolution française, le supérieur de l’abbaye de la Trappe, le célèbre et charismatique dom Augustin de Lestrange, emmène provisoirement ses moines en Suisse, territoire neutre. Mais face à la montée des idées révolutionnaires, la Suisse ne suffit plus, et certains moines émigrent même jusqu’en Russie !

Dom Augustin envisage aussi le Nouveau-Monde comme seule possibilité pour la survie de l’ordre, et en août 1793, il envoie trois moines pour fonder au Canada : dom Jean-Baptiste, cellérier de la Valsainte, dom Eugène De Laprade, de l’abbaye Notre-Dame de la Grande Trappe de Soligny et le frère Jean-Marie de Bruyne.

Dom Augustin de Lestrange, qui est à l’origine (lointaine et indirecte) de l’abbaye de SpencerDivine Box

Tandis qu’ils cherchaient un moyen de rejoindre le Canada, car le port d’Amsterdam était bloqué à cause de la guerre, ces trois religieux rencontrèrent Monseigneur Nélis, l’évêque d’Anvers. Celui-ci leur fit savoir qu’il serait heureux d’accueillir des moines trappistes dans son diocèse et leur demanda de s’y établir. Les religieux consultèrent dom Augustin sur cette opportunité, qui les autorisa à répondre aux désirs de l’évêque. Ils fondent alors l’abbaye de Westmalle, aujourd’hui célèbre pour ses fameuses bières trappistes. Tentative ratée ? Pas vraiment donc !

C’est lors d’une de leurs tentatives pour rejoindre le Canada que les moines de dom de Lestrange fondèrent l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui deviendra rapidement célèbre pour ses bières trappistes – Divine Box

Le 22 avril 1794, dom Augustin envoie un nouveau groupe de moines pour l’Amérique, mais  arrivé à Amsterdam, celui-ci finit par se voir proposer une fondation en Angleterre à Lulworth dans le Dorset. Après échanges avec dom Augustin, celui-ci accepte cette fondation. L’Amérique, ce n’est donc pas encore pour tout de suite !

Dom de Lestrange envoie ensuite en 1803 un nouveau groupe de moines en Amérique du Nord. Mais ils reviennent bredouilles en France en 1815, et seul un moine, le père Vincent de Paul Merle , décide de rester sur place. Celui parvient finalement à fonder en 1825, après 10 ans de travail acharné, le monastère du Petit Clairvaux en Nouvelle-Écosse (une immense presqu’île située tout à l’est du Canada) ! Les moines ne sont que cinq et hélas, les vocations ont beaucoup de mal à suivre.

Le père Vincent de Paul et son confrère, le père Francis Xavier Kaiser, font bien plusieurs voyages en 1836 et 1845 pour raconter leur aventure et susciter des vocations, mais sans parvenir à revenir avec de nouvelles têtes… en vain… En 1853, le père Vincent de Paul Merle décède et c’est le père Francis Xavier Kaiser, qui prend à sa suite la tête de la petite communauté.

Le père Vincent de Paul Merle (à gauche) et le père Francis Xavier Kaiser (à droite) ont été les deux premiers responsables de la petite communauté. Seul le deuxième verra leurs efforts communs récompensés – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye du Petit Clairvaux : le décollage 🚀

Après plusieurs appels à l’aide, c’est l’abbaye de Westvleteren, en Belgique, qui envoie finalement 18 moines en 1857 pour redynamiser l’abbaye, youpi ! À partir de cette date, les bonnes nouvelles s’enchainent : en 1869, le monastère est officiellement affilié à la congrégation de la Trappe. La même année, l’abbaye de Gethsemani, dans le Kentucky, accepte de devenir la maison-mère du monastère.

Dès 1876, le monastère est érigé au rang d’abbaye, et les frères élisent leur premier père abbé, le père Dominic Schietecatte, l’un des premiers moines de Westvleteren arrivés sur place. Tout va pour le mieux, donc !

Ci dessus, la communauté du monastère du Petit Clairvaux en 1876, lors de la bénédiction abbatiale du premier père abbé Dominic Schietecatte – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

 

La fin de l’aventure ? 😢

Malheureusement, le 4 octobre 1892, un terrible incendie ravage entièrement le monastère. Bâtiments, habits liturgiques, livres, archives…. Il ne reste plus rien. Tout est à reconstruire. Mais bien heureusement, aucun moine n’est blessé. Les moines relèvent donc la tête et se remettent à l’oeuvre, et dès 1894, de nouveaux bâtiments temporaires émergent à nouveau de terre.

Mais à l’automne 1896, soit à peine deux ans plus tard, alors que les bâtiments temporaires viennent juste d’être achevés, un nouvel incendie se déclare. Une fois de plus, tout part en fumée et il faut tout recommencer à zéro…

Cette succession d’événements n’est pas sans atteindre le moral de la communauté. Découragé et malade, le père abbé Dominic démissionne de sa charge et retourne avec plusieurs moines flamands à l’abbaye belge de Westvleteren. Les moines qui n’ont pas encore fait leurs voeux définitifs, eux, sont invités à partir et à trouver une autre communauté… D’autres moines encore s’installent pour travailler dans le diocèse local. Si bien qu’en janvier 1899, il ne reste plus que douze moines au Petit Clairvaux. L’ambitieux projet du père Vincent de Paul semble alors bien loin…

Peinture du père abbé Dominic Schietecatte, abbé émérite de l’abbaye du Petit Clairvaux, peu de temps avant sa mort – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye Notre-Dame de la Vallée ⛪

Une fois de plus, l’admirable charité monastique fait son oeuvre. Cette fois-ci c’est l’abbaye de Notre-Dame du Lac, fondée près de Montréal  en 1881 par l’abbaye trappiste française de Bellefontaine, qui vient à la rescousse de la communauté. Elle lui envoie un nouveau père abbé, et l’aide à déménager puis à s’installer dans le Rhode Island.

Les treize moines se remettent alors au travail et construisent eux-mêmes tous les bâtiments avec du granit trouvé sur leur propre propriété. Tout redémarre petit à petit, et l’abbaye Notre-Dame de la Vallée sort de terre. Les moines rayonnent à nouveau, et plutôt bien même, puisqu’en 1943, ils sont 84 moines sur place ! Le troupeau et les récoltes suffisent à nourrir tout ce beau monde, si bien que l’abbaye est autosuffisante.

Les moines sont si nombreux qu’ils fondent en 1946 au Nouveau-Mexique. Mais cela ne suffit pas, et les murs deviennent trop étroits… En effet ils sont 137 frères sur place en 1948 ! Sans compter l’urbanisation croissante autour de l’abbaye, qui nuit à la tranquillité des moines…

Ci-dessus, le tout premier monastère de Notre-Dame de la vallée en 1900 (à gauche), et le nouveau quelques années plus tard (à droite) – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye de Spencer, enfin… 🏁

Le 21 mars 1950, l’abbaye est à nouveau ravagée par le feu et la dévastation est complète.   C’est la troisième fois en 60 ans que la communauté se retrouve à la rue… Décidément ! Seuls subsistent quelques pans de l’église abbatiale. Encore une fois, la communauté, composée de 140 personnes, se retrouve sans abri. Une fois de plus, il faut déménager et reconstruire. Mais où ?

Bien heureusement, la communauté avait acquis en 1949 une immense propriété agricole  à Spencer, dans le Massachusetts. Cette ferme devait servir d’éventuel replis pour la communauté dans les années suivantes, si l’urbanisation de Rhode Island ne cessait pas. Prévoyants ces moines ! Ce nouvel incendie décide donc les moines d’accélérer leur processus de déménagement. Dès 1950, 84 moines s’installent donc à Spencer pour y fonder le monastère Saint-Joseph. Nous y voilà enfin ! Les autres moines de la communauté se rendent à Berryville, en Virginie, et y fondent l’abbaye Notre-Dame de la Sainte Croix.

Les moines de l’abbaye Notre-Dame de la Vallée se recueillent après l’incendie de leurs église, en 1950 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

La croissance de l’abbaye est spectaculaire. En trois ans, les travaux sont terminés, et en 1957, soit 7 ans après la fondation, les frères sont déjà 186 sur place ! L’abbaye fonde alors dans le Colorado, en Argentine et au Chili.

Mais pour financer tous ses travaux de fondations et faire vivre tout ce beau monde, l’abbaye a besoin d’une nouvelle activité économique…

Ci dessus, les moines de l’abbaye Spencer construisent leur abbaye en 1951 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Abbaye de Spencer : et aujourd’hui ? 🙏

Aujourd’hui, les moines de l’abbaye de Spencer sont une cinquantaine. Ils suivent toujours la règle « ora et labora » de saint Benoît (VIe siècle) qui leur demandent de chercher Dieu dans la prière et le travail. Ils prient ainsi sept offices par jour (le premier est à 3h30 du matin !), chantés en anglais et grégorien. Côté travail, ils sont bien occupés dans leur atelier d’artisanat monastique. En effet, ils confectionnent depuis 1954 d’incroyables gelées et confiture, l’un de leurs produits monastiques phares. Ils sont aussi bien occupés dans leur atelier de vêtements liturgiques. Sans compter la prise en charge des frères les plus âgés de la communauté !

Les moines ont aussi lancé en 2013 leur brasserie ! Aujourd’hui, elle connaît un tel succès que les moines ont dû augmenter leur production (500 000 litres annuels) et diversifier leur gamme. Plusieurs moines sont physiquement impliqués dans le brassage, aidés de 4 salariés. Mais impossible de les différencier, car dans la brasserie, moines et salariés ont le même tablier !

Un frère trappiste travaille le tissu pour confectionner des vêtements liturgiques — Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Et pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer ?

Les Etats-Unis ce n’est pas la porte à côté, heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box est là ! Cliquez ici pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye Saint-Joseph de Spencer : ses gelées et confitures, sa clôture naturelle…

Articles #En France #NLH #NLQ

L’abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac : son histoire, ses hosties et ses produits !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac est un monastère trappiste qui se trouve en Provence près d’Avignon. Fondée en 1991, son histoire remonte en fait jusqu’à la Révolution française !

Aujourd’hui, les dix-sept soeurs trappistines de l’abbaye confectionnent notamment, entre leurs 7 offices quotidiens, des hosties pour les paroisses françaises, et de délicieux produits artisanaux. On vous fait la visite en 2 minutes ?

Ci-dessus, une soeur trappistine de l’abbaye de Blauvac fait un petit tour du propriétaire à Astrid – Divine Box

Sous le soleil

Nous sommes le 24 août 1834 à Maubec, un petit village provençal gorgé de soleil, lavande et autres grillons ! **kss kss kss*. Une communauté de soeur trappistes vient s’installer pour fuir l’agitation de Lyon et son urbanisation croissante. Auparavant, elle avait déjà fui les persécutions de la Révolution jusqu’en Suisse !

Malgré les conditions de vie difficiles et les épidémies sévères de l’époque, la communauté se porte bien dans ce nouveau lieu, et les vocations affluent en masse ! Les bâtiments deviennent ainsi rapidement trop petits, et la communauté doit construire un nouveau monastère tout beau tout propre.

Et pour assumer ces investissements colossaux, les soeurs vendent leurs bâtiments de Vaise, dans la banlieue de Lyon. Les travaux commencent alors sur les chapeaux de roues à Maubec. Allez, au travail !

En 1834, les soeurs de l’abbaye de Vaise s’installent dans le cadre magnifique du petit village de Maubec, en Provence – Crédit Photo : Coeur de Provence

Au boulot !

En fait, à cette période, la communauté est super pauvre. Et c’est sans compter les travaux titanesques que les soeurs doivent financer… C’est donc dans ce contexte que la communauté de Maubec lance différentes activités.

Dans un premier temps, les soeurs créent en 1847 la « maison Saint-Joseph ». Au sein de cette structure, elles forment scolairement et professionnellement des jeunes filles entre 6 et 18 ans.

Ensuite, les soeurs développent tout un artisanat monastique ! Travail de la soie, fabrication de nougat, production du « Quina », un vin fortifiant… Elles font tout !

Ci-dessus, le très beau clocher du village de Maubec – Crédit Photo : ProvenceWeb

Les soeurs rayonnent !

Malgré l’élargissement des bâtiments, Maubec devient vraiment trop petit : en 1860, elles sont 153 sur place ! Incroyable, non ? Seule solution alors : « fonder » de nouvelles communautés. Un groupe part ainsi de Maubec en 1852 pour Toulouse, un autre en 1875 pour ressusciter l’abbaye de Bonneval en Aveyron… cela continue jusqu’en 1931 pour redonner du peps à l’abbaye de Chambarand !

Mais en 1991, la crise des vocations et les charges d’entretien de Maubec obligent la communauté à déménager. Eh oui, encore ! Hop hop hop, direction Blauvac, toujours en Provence !

C’est en 1991 que les soeurs s’installent enfin dans la très belle abbaye de Blauvac – Divine Box

Abbaye de Blauvac : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les trappistines de l’abbaye de Blauvac sont dix-sept sur place et suivent la règle de saint Benoît. Embrassant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), elles prient ainsi sept fois par jour (premier office à 4h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance. Elles réalisent notamment de délicieux produits monastiques : des financiers au chocolat, des guimauves à la lavande, des meringues, et même du nougat au miel avec le miel de lavande de l’abbaye de Sénanque !

Et en plus des tâches habituelles d’une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, sessions d’entraide…), les soeurs de l’abbaye de Blauvac, âgées de 32 à 93 ans, sont spécialisées dans la fabrication d’hosties. On vous dit tout dans quelques lignes !

Ci-dessus, soeur Claire-Geneviève lors de sa profession solennelle, en 2014 – Crédit Photo : Abbaye de Blauvac

Le pain béni de l’abbaye de Blauvac !

La fabrication des hosties est aujourd’hui la principale activité à l’abbaye de Blauvac. L’abbaye est même le premier producteur français d’hosties ! Dingue, non ? En marche depuis le 30 mai 1909, cette fabrique donne du travail aux soeurs au rythme de cinq heures par jour. Le petit plus ? Les soeurs s’adaptent à toutes les demandes : des hosties blanches ou dorées, elles en font même des sur-mesure pour les ostensoirs !

Et tout est à fait 100 % à la main : préparation de la pâte, cuisson, découpe… et même collage des étiquettes par les soeurs « anciennes » ! C’est pas beau, ça ? Un travail simple et efficace, en somme. Comme la recette d’ailleurs : de la farine du terroir, de l’eau, et… c’est tout ! Tout en suivant les normes ecclésiastiques évidemment !

Les soeurs de l’abbaye de Blauvac sont le premier fournisseur de France d’hosties ! – Crédit Photo : La Provence

Et pour acheter les produits des soeurs trappistes de Blauvac ?

Pour les rencontrer et papoter avec elles à la boutique de l’abbaye, il faut se rendre  au 994 route de Saint Estève, 84570 Blauvac ! Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter en Provence, pas de panique il reste la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits de l’abbaye de Blauvac.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le abbaye Notre-Dame de Bon Secours de Blauvac : son fondateur, son exil en Suisse, son installation à Lyon, sa petite fontaine pour les pèlerins, etc…

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Exposition-Vente Artisanat des Monastères de Bethléem du 2 au 4 mai 2019 à Chambéry (73)

Du 2 mai 2019 à 9h00 au 4 mai 2019 à 18h00
Maison diocésaine de Chambéry

2 Place Cardinal Garrone, 73000 Chambéry

Exposition-vente des l’Artisanat des Monastères de Bethléem.

Le produit de la vente sera entièrement reversé aux monastères

les 2,3,4 mai 2019, entre 9h et 18h, sans interruption.

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Les 3 infos clés à savoir sur la bière Tripel des moines trappistes de Westmalle !

Un article proposé par Divine Box.

La Westmalle Tripel est une bière trappiste blonde qui titre à 9,5 % (vol.). Brassée depuis 1956 par l’abbaye Notre-Dame du Sacré-Coeur de Westmalle en Belgique, elle dévoile des arômes de fruits mûrs, de banane, et une amertume balancée. Elle est souvent surnommée « l’archétype de la bière blonde », « la blonde la plus célèbre » et surtout « la mère de toutes les triples ». Mais savez-vous pourquoi ?

On vous explique en 3 petites infos ce que vous devez savoir sur la mythique Westmalle Tripel juste en dessous, c’est parti !

La Westmalle Tripel est brassée par les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique – Divine Box

1/ La Westmalle Tripel s’appelle « la mère de toutes les triples »

Saviez-vous qu’on surnomme la Westmalle Tripel « la mère de toutes les triples » ? C’est tout simplement parce qu’elle est la première bière du monde de la catégorie des triples !

La Westmalle Tripel a été brassée pour la première fois par les moines de l’abbaye de Westmalle en 1934, à l’occasion de la mise en opération de leur nouvelle salle de brassage. Par la suite, la recette sera légèrement changée en 1956, et c’est encore cette recette qui est utilisée aujourd’hui. La Westmalle Tripel est donc historiquement bien la première triple du monde !

Mais pourquoi l’appeler « Tripel » ? Et non, ce n’est pas parce qu’elle a une triple fermentation, comme on le croit souvent.

En réalité, ce terme fait tout simplement référence à la triple dose de matières premières que contenait à l’origine cette bière. En 1934, la Westmalle Tripel contenait en effet trois fois plus de malt, de houblon et de levure que la bière trappiste originelle de Westmalle, l’ « Enkel », une bière blonde et légère qu’ils brassaient au XIXe siècle pour leurs repas au réfectoire.

Aujourd’hui, tout le monde utilise le terme « triple » pour simplement désigner un style de bière : la bière blonde forte, dont le degré d’alcool oscille entre 7 et 10 % (vol.). Ce terme n’a donc aujourd’hui plus aucun rapport avec un quelconque triplement d’ingrédients. Mais tout le monde utilise quand même ce terme inventé par les moines de Westmalle, qui sont donc bien les premiers à avoir brassé la véritable triple !

Ci-dessus, un moine de Westmalle travaillant dans sa brasserie en 1966, date à laquelle la Westmalle Tripel était déjà depuis 20 ans la toute première bière du genre triple dans le monde entier ! – Divine Box

2/ La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde encore en activité !

L’abbaye de Westmalle est assez « récente » dans le paysage monastique, puisqu’elle a été construite en 1794. Les moines trappistes n’y construisent une brasserie qu’en 1836, et c’est elle qui est encore en activité de nos jours !

Certes, en 180 ans d’histoire elle a bien connus quelques aventures : notamment pendant la première Guerre mondiale, quand ses cuves furent réquisitionnées par l’envahisseur allemand « au nom de l’effort de guerre ». Mais dans le paysage monastique, aucune brasserie, parmi celles qui sont encore en activité, n’a été construite il y a si longtemps !

Mais alors pourquoi construire une brasserie ?

Parce que le 14 septembre 1836, le pape Grégoire XVI unifie les règles des moines trappistes alors en vigueur. Résultat : tous les trappistes sont désormais autorisés à boire de la bière ! Ni une ni deux, les frères de l’abbaye de Westmalle sautent sur l’occasion, et décident de produire eux-mêmes ce produit monastique si emblématique, plutôt que d’en acheter ! Car la bière, aussi surnommée « le pain liquide », est aussi très pratique pour se nourrir, notamment pendant le carême !

C’est ainsi que leur brasserie ne servira d’abord, pendant quelques années, qu’à brasser leur bière de table au réfectoire, la fameuse « Enkel. » C’est elle qui servira ensuite d’étalon à leurs futures bières Westmalle Dubbel et Westmalle Tripel.

C’est lorsqu’il se mirent à brasser la Westmalle Dubbel en 1856 qu’ils en vendirent quelques unes à la porte de leur abbaye. Mais le succès fut si grand que la brasserie de l’abbaye commença bien vite à se forger une sacré réputation ! Seulement 5 ans plus tard, en 1861, les moines décident donc d’ouvrir leur brasserie sur le monde, et de commercialiser à plus grande échelle leurs bières, en s’inspirant de leurs voisins de l’abbaye de Scourmont, qui brassent la fameuse Chimay.

 

La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde en activité, qui contient encore ces très belles cuves en cuivre – Divine Box

3/ La Westmalle Tripel, l’une des meilleures bières du monde

Comme c’est souvent le cas avec les produits issus de l’artisanat monastique, la Westmalle Tripel est plutôt très bien rangée dans les classements mondiaux. La conséquence de ses ingrédients exceptionnels ?

On vous laisse juger vous-même :

  • Le site RateBeer est un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries. Et quelle note ces experts donnent-ils à la Westmalle Tripel ? (roulements de tambours)… 99/100 ! Pas mal non ?
  • Sur le même site, les mêmes experts la rangent à la 8ème place dans le Top 50 des Triples !
  • La Revue du Vin de France lui donne la très bonne note de… 16/20 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,3 sur 5.
  • Saveur Bière lui décerne la note de 4,5 sur 5.
  • Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes.
  • Le Paradis de la Bière lui décerne la note de 7/10.

 

Bref, la Westmalle Tripel, c’est du solide !

La Westmalle Tripel est notée 99/100 sur le site d’experts RateBeer ! – Crédits Photo : @Beeronlineitaly (Instagram)

Et pour acheter la Westmalle Tripel ?

Le mieux est de se rendre sur place, dans la boutique de l’abbaye, pour pouvoir papoter en direct avec les moines ! Voici leur adresse : Abbaye de Westmalle, Antwerpsesteenweg 496, 2390 Malle, Belgique

Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté du monastère, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Westmalle Tripel ! Et pour les petits curieux qui veulent en apprendre plus sur la Westmalle Tripel, c’est par ici : pourquoi elle est brassée pour stimuler l’emploi local, pourquoi ses ingrédients sont uniques au monde, etc…

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À la découverte de l’abbaye de Lérins, entre terre, mer et Ciel…

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Lérins, véritable joyau historique et culturel de la Côte d’Azur. L’abbaye pluricentenaire intrigue autant qu’elle fascine. Malgré son emplacement insulaire et la cohabitation absurde avec les luxueux yachts, l’abbaye demeure, authentique et fidèle à la tradition monastique cistercienne. Vous voulez en savoir un peu plus sur cette magnifique abbaye ? Allez c’est parti !

Une histoire à rebondissements

Les origines de la vie monastique à Lérins remontent au début du Vème siècle, en 410, date à laquelle saint Honorat se réfugie sur l’île pour y chercher un peu de solitude. Le moine ermite est rapidement rejoint par d’autres moines qui décident finalement de vivre en communauté. C’est le début d’un monachisme peu structuré mais rayonnant, qui verra se succéder de nombreux moines illustres tels que saint Hilaire, saint Faust ou encore saint Patrick, qui serait venu étudier à Lérins avant de partir évangéliser l’Irlande.

Le monastère attire ainsi de nombreux pèlerins, mais est aussi régulièrement objet de convoitises pour les sarrasins et pirates génois, qui n’hésitent pas à piller et massacrer plusieurs fois les moines au cours des siècles.

À la Révolution, le monastère est fermé et l’île vendue. Il faut attendre 1859 pour que l’Évêché de Fréjus rachète l’île et qu’une communauté de moines cisterciens vienne s’y installer, dix ans plus tard. Cette même communauté habite, 150 ans après, ces murs chargés d’histoire : plus de seize siècles de présence monastique !

La Tour Monastère (fin du XIe), témoin de l’histoire pluricentenaire de l’île Saint Honorat – Crédit Photo : Abbaye de Lérins

La légende de Saint Honorat

Depuis longtemps, les romains connaissaient bien cette île mais n’osaient pas s’y installer.  Et pour cause, l’île était infestée de serpents ! À son arrivée, saint Honorat dut grimper sur un palmier et Dieu, pris de compassion, provoqua un raz-de-marée afin d’éradiquer les reptiles. Rapidement, saint Honorat vint à manquer d’eau douce. Alors, après avoir prié Dieu de lui donner de l’eau, il frappa la terre et de là jaillit une source d’eau ! Surprenant non ?

Saint Honorat perché sur un palmier pour échapper aux reptiles et au raz de marée – Crédit Image : Abbaye de Lérins

Et aujourd’hui ? Prière et travail de la communauté

Aujourd’hui, la communauté compte 21 moines qui vivent selon la règle de saint Benoît “Ora et Labora” (ce qui signifie “Prière et Travail”). Leur journée est rythmée par la prière, le travail, l’accueil et l’étude. La communauté prie ainsi 8 offices par jour, dont le premier est à 4h15 du matin ! L’abbaye est la “maison-mère” de la Congrégation Cistercienne de l’Immaculée Conception, qui réunit les abbayes de Sénanque et Castagniers en Provence, mais aussi trois abbayes au Québec, en Italie et au Viet-Nam.

Entre les temps de prières qui règlent la journée, les moines travaillent de leurs mains et ont, comme bien d’autres abbayes, tout un pan d’artisanat monastique. En effet, en plus de la gestion de l’hôtellerie, les moines tirent parti de leurs terres exceptionnelles pour travailler les vignes, produire du vin et distiller d’incroyables liqueurs. À cela s’ajoutent l’entretien d’oliviers et la cueillette d’olives à la fin de l’automne.

Afin de préserver la tranquillité du travail et de la prière des moines, certains accès sont interdits au public sur l’île – Divine Box

De lhuile de coude à l’huile d’olive

Chaque année, les moines de l’abbaye de Lérins récoltent entre 3 et 4 tonnes d’olives, destinées à la production de l’huile. Les premiers oliviers ont été plantés au XVIème siècle. Sur les 200 arbres recensés sur l’île, seule une centaine est exploitée pour la production d’huile d’olive. Les oliviers non exploités sont bien souvent perdus dans la végétation de pins et donc peu accessibles… Une fois récoltées, les olives sont envoyées dans un pressoir près de Nice. L’huile est ensuite ramenée à l’abbaye pour être décantée et filtrée. C’est d’ailleurs, le frère Matéo qui s’occupe de toutes ces étapes ! Enfin, la partie embouteillage est entièrement réalisée par frère Benoît, qui prend grand soin de chacune de ces si précieuses bouteilles. Précieuses bouteilles, car ces huiles d’olives sont rares. En effet, il faut faire un aller-retour sur l’île Saint Honorat pour les obtenir. Elles sont vendues uniquement dans les deux boutiques de l’île, car les quantités sont trop faibles pour pouvoir se vendre ailleurs. Mais n’est-ce pas agréable de prendre le bateau pour aller faire ses courses ? Vous pourrez également y déguster les différentes liqueurs de Lérins (notamment celle à la mandarine et celle au citron « lérincello »). Ou alors, le plus rapide est encore de les commander et de les recevoir directement chez soi, grâce à la boutique monastique en ligne Divine Box !

Sur l’île de Lérins, oliviers et vignes sont en parfaite harmonie avec le climat méditerranéen – Divine Box

L’abbaye de Lérins en quelques chiffres :

  • C’est le nombre d’heure nécessaire pour faire le tour de l’île à pieds (40 minutes pour les plus sportifs)
  • L’heure (du matin !) à laquelle frère Gian-Carlo commence la préparation des liqueurs
  • 7 chapelles sont réparties sur l’île Saint Honorat
  • 21 moines vivent actuellement à l’abbaye
  • 200 oliviers recouvrent l’île
  • 500 : l’âge des plus vieux oliviers !

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Le travail manuel des moines de Sainte-Marie de La Garde (fondation du Barroux)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est un prieuré bénédictin, situé en Nouvelle-Aquitaine tout près d’Agen. Fondé en 2002 par l’abbaye du Barroux, il est en agrandissement perpétuel depuis ses débuts, et accueille actuellement 17 frères.

Entre leurs 7 offices quotidiens, les moines fabriquent notamment des sandales masculines et féminines dans leur atelier artisanal, et cultivent également des noix dans leur verger. Petit tour d’horizon de l’histoire et des produits du monastère Sainte-Marie de La Garde en 3 minutes chrono… c’est parti !

Ci-dessus, les frères bénédictins du monastère de La Garde récoltent leurs noix fraîches – Divine Box

Monastère de La Garde : l’arrivée

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est tout récent : il fut créé en 2002 ! Cette année-là, huit moines de l’abbaye du Barroux arrivent ainsi au sommet d’un vallon, au lieu-dit “Lagarde”, près d’Agen, et redonnent vie aux murs d’un ancien fort du Moyen-Âge.

Aux origines, “Lagarde” est en effet un avant-poste protecteur de Castelculier, transformé plus tard en un vaste château seigneurial, qui fut malheureusement détruit au début du XXe.

À l’arrivée des moines en 2002, l’ancienne maison de maître devient le réfectoire, et les bergeries sont transformées en ateliers ou en chapelle. Plutôt cocasse…

Les moines veillent d’ailleurs à ce que leur nouvelle chapelle soit en harmonie avec le terroir local : l’utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises, la création d’un clocher-mur. Le chapelle est aussi dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303 !

La communauté, elle, grandit toujours, avec l’arrivée d’autres moines du Barroux, ainsi que d’autres nouveaux postulants !

Et bientôt de nouveaux travaux pointent le bout de leur nez…

La chapelle du monastère utilise de la pierre de Puymirol, et est réhaussée d’un clocher-mur, des éléments architecturaux typique de la région – Divine Box

La construction du monastère Sainte-Marie de La Garde

Pour agrandir les lieux et construire un monastère digne de ce nom, les moines lancent ainsi en 2007 un grand concours d’architecture. Finalement, les moines retiendront un projet en deux étapes.

  • D’abord la restauration des bâtiments existants permettra d’accueillir 25 moines.
  • Plus tard, la construction d’un cloître et d’une église abbatiale augmentera la capacité d’accueil à 40 moines.

Tout démarre en 2010 avec le top du top des artisans locaux, et de nombreux bienfaiteurs dans la région. Allez, au boulot !

Ci-dessus, la première pierre de la construction du nouveau monastère, qui débuta en 2010 – Divine Box

Attention peinture fraîche !

Pour la petite histoire, ces grands travaux sont le fruit d’une incroyable campagne de financement et de communication sur internet, avec notamment l’aide de… Michael Lonsdale ! Dingue, non ?

Tout avance alors comme prévu. L’hôtellerie remplace ainsi les anciennes granges, et les ateliers de travail manuel sortent de terre, aux côtés des cellules des moines et de la salle du chapitre, flambant neuve. Ça y est, le monastère prend réellement forme. Petit à petit…

Un des frères présente l’avancée des travaux du monastère (aujourd’hui, ces bâtiments sont achevés) – Crédits Photo : Sud Ouest Éco

Monastère de La Garde : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les bénédictins du monastère Sainte-Marie de La Garde sont dix-sept sur place et suivent donc la règle de saint Benoît. Suivant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), ils prient ainsi huit fois par jour (premier office à 3h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles à une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, cours…), les moines du monastère de La Garde sont spécialisés dans la confection de produits monastiques plutôt originaux : des sandales et des noix !

Les moines bénédictins du monastère prient huit fois par jour dans la chapelle – Divine Box

Les bonnes noix des moines

Côté noix, le monastère de La Garde possède près de 2 hectares de noyers et c’est le père Ambroise qui est chargé de rameuter du monde pour la récolte !

Les moines se sont lancés dans l’aventure de la nuciculture, car le noyer, arbre très présent dans la région, possède de nombreux avantages. Excellent pour le cerveau, la noix peut aussi servir à faire de l’huile, ses feuilles peuvent être utilisées en pharmacologie, son tronc en ébénisterie, ses racines comme laxatif, et ses fleurs pour faire du vin de noix !

Les noix sont ici de type « Lara », c’est-à-dire avec un goût très fin mais des cerneaux plus gros. Pour développer leur artisanat monastique, les moines les vendent pour le moment fraîches, enrobées de miel ou bien mélangées dans du miel aux noix, préparé par frère Marie. Miam miam miam !

Lors de la récolte des noix, c’est toute la communauté qui est réquisitionnée – Divine Box

 

Des sandales artisanales masculines et féminines

On vous l’a dit, les moines sont aussi occupés avec un article plutôt rare dans le paysage des produits monastiques : la sandale ! Côté atelier, c’est le frère Augustin qui coordonne leur fabrication, aidé de frère Sébastien et de frère Rémi. À trois, les frères confectionnent une sandale en 1h30 environ soit une trentaine par semaine. Le tout en silence, et chaque sandale est réalisée avec amour, évidemment…

Frère Rémi s’occupe de la découpe : il découpe les lanières et les premières (les semelles intérieures des sandales) dans de grands pans de cuir naturel, et extrait les talons et les semelles de morceaux de caoutchouc.

Frère Sébastien monte les lanières sur la première, et frère Augustin les pressent et les rabotent pour éviter l’apparition de bourrelets sous la semelle. Puis, à l’aide d’une forme enfilée dans la semelle, il colle la semelle et le talon sur la première.

C’est l’une des étapes les plus importantes et délicates, car le moindre décalage peut rendre la sandale inutilisable. Enfin, le rebord de la sandale est teinté avant que le frère Lazare ne la range dans sa belle boîte.

Les frères réalisent ainsi trois modèles : les Hildegardes et les Scholastiques pour les femmes (avec un talon), et les Benoîts pour les hommes. Même si c’est plutôt rare, les moines font aussi parfois des réparations et des modèles sur-mesure.

Leurs clients ? Des moines, bien sûr, mais aussi des laïcs… dont des japonais et des allemands ! Sans compter les dix-sept bénédictins de l’abbaye, qui n’hésitent pas à donneur directement leur avis !

Ci-dessus, frère Augustin nous montre comment il presse la sandale, pour pouvoir raboter les lanières qui dépassent – Divine Box

Et pour acheter les produits des frères bénédictins de La Garde ?

Comme toujours, le mieux est de se rendre sur place à la boutique du monastère ! Mais pour ceux qui habitent un peu loin, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits du monastère de La Garde.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le monastère Sainte-Marie de La Garde : son fondateur, sa maison-mère, son blason, etc…

Et pour aller plus vite, voici le monastère de La Garde en 1mn et en vidéo :

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La Rochefort, bière « spéciale » des moines trappistes de Rochefort ! (en 3mn)

Un article proposé par Divine Box.

La Rochefort 8 est une bière trappiste brune, brassée depuis 1954 par les moines de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, en Belgique ! Une abbaye qui brasse de la bière depuis au moins l’an 1595…

 

Une belle robe brune aux reflets rubis, des notes de chocolat, pain grillé, vanille, épices et fruits noirs et un taux d’alcool à 9,2 % (vol.) : voilà de quoi vous donner envie !

 

On vous propose dans cet article un petit condensé en 3mn de tout ce qu’il faut savoir sur la bière Trappistes Rochefort 8… C’est parti !

 

1/ Pourquoi s’appelle-t-elle la Rochefort « 8 » ?

 

Hé non, le 8 de la Rochefort 8 ne fait pas référence à son degré d’alcool (puisqu’elle titre à 9,2 % vol.). Le 8 est en réalité une ancienne mesure belge. Autrefois, les bières belges étaient en effet mesurées en degré Baumé (°Bé). La Rochefort 8 faisait donc… 8°Bé !

 

En 1993, l’Union Européenne change et uniformise la réglementation de numérotation des bières. La Belgique abandonne donc le degré Baumé. Mais les moines de Rochefort ont décidé de garder le nom de la Rochefort 8, pour rappeler cette tradition ! Sympa non ?

Les numéros des bières Rochefort, dont la Rochefort 8, correspondent à une ancienne mesure belge – Crédit Photo : @brusselsbistro (Instagram)

2/ La Rochefort 8 a un petit surnom : la « Spéciale »

 

La Rochefort 8 fut brassée pour la première fois en 1954. Au départ, elle fut spécialement créée par les moines pour un de leurs gros clients, qui souhaitait célébrer Noël avec un nouveau brassin. Celui-ci l’apprécia tellement qu’il demanda à ce que cette nouvelle bière soit brassée à nouveau, pour chaque Noël. Il faut dire que la bière est le produit monastique par excellence de cette abbaye…

Ce qui permis à la Rochefort 8 d’être petit à petit appréciée par un plus grand nombre de clients… Qui ne tardèrent donc pas à lui donner ce surnom affectueux : la « Spéciale » pour… « spéciale Noël » !

En 1960, face au succès grandissant de la Rochefort 8, les moines décidèrent d’accomplir le voeu de leurs clients, en la brassant de manière continue !

 

La Rochefort 8, brassée à l’abbaye de Rochefort, est « Spéciale », car au départ elle était brassée pour la fête de Noël – Divine Box

 

3/ La Rochefort 8 est brassée dans la cathédrale de la Bière

 

L’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort est connue pour ses bières trappistes, mais aussi pour sa salle de brassage. Elle est considérée comme l’une des plus belles du monde !

La salle de brassage de la Rochefort 8 est en effet couverte de magnifiques vitraux, et possède de très belles cuves en cuivre, dont les tuyaux rappellent ceux des orgues ! Les Belges la surnomment donc affectueusement : la « cathédrale de la bière » ! Plutôt sympa non ?

Eh oui, qui dit artisanat monastique dit ambiance et qualité exceptionnelles…

La Rochefort 8 est brassée dans la « Cathédrale de la bière » – Divine Box

4/ La Rochefort 8, une authentique bière trappiste

 

La Rochefort 8 arbore depuis 1997 un logo sur son étiquette. Celui-ci stipule que cette bière est bien un « Authentic Trappist Product ». Dans le monde, seulement 13 abbayes peuvent le faire arborer sur leurs bières ! Qu’est-ce que cela signifie ?

 

Ce label garantit officiellement trois choses :

#1 – La bière est brassée au sein même de l’abbaye

La Rochefort 8 est brassée dans la « cathédrale de la Bière », au sein de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, comme nous l’avons vu. Tout est en règle !
#2 – La bière est brassée par les moines, ou sous leur strict contrôle

La Rochefort 8 est brassée sous le contrôle des moines trappistes de l’abbaye, qui vérifient avec attention chaque étape du brassage. Par exemple, ce sont eux qui ont voté en 1952 les quatre jours de brassage hebdomadaires, qui sont encore aujourd’hui appliqués.
#3 – Les bénéfices sont reversés à l’abbaye, à la communauté et, en cas de surplus, à des oeuvres sociales

Sur ce point, l’abbaye ne communique pas publiquement, mais elle soutient d’autres monastères trappistes ainsi que d’autres oeuvres caritatives !

Le logo « Authentic Trappist Product » présent sur l’étiquette de la Rochefort 8garantit qu’elle est bien brassée sous le contrôle des moines et dans leur abbaye – Crédit Photo : @socspin3 (Instagram)

5/ La Rochefort 8, l’une des meilleures bières du monde

 

  • Sur le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries, elle remporte ainsi la note de… 100/100 !  Difficile de faire mieux, non ?
  • Sur le même site, elle est même à la 6ème place dans le Top 50 des Belgian Strong Ale !
  • La Revue du Vin de France, quant à elle, lui donne la très bonne note de… 16/20 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,33 sur 5.
  • Et Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes.

Bref, on pourrait encore dérouler la liste, mais vous avez compris, avec la Rochefort 8 vous êtes entre de bonnes mains !

La Rochefort 8 se trouve parmi les meilleurs classements mondiaux – Crédit Photo : @BeerTourism

Et pour acheter la Rochefort 8 ?

 

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Voici leur adresse : Abbaye de Rochefort, 5580 Rochefort, Belgique.

Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Rochefort 8. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur la Trappistes Rochefort 8 : pourquoi ses ingrédients sont si uniques, pourquoi elle se garde (ce qui est très rare pour une bière) etc…

 

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Découverte : les confitures de l’abbaye Notre-Dame des Gardes

Un article proposé par Divine Box.

Cette semaine, nous partons avec Divine Box à la découverte de l’abbaye des Gardes, située en Maine et Loire, à quelques kilomètres à l’est de Nantes. Une communauté de soeurs trappistines y est installée depuis 1818. Au quotidien, c’est la devise de saint Benoît “ora et labora” (“prière et travail”) qui rythme la journée des 29 soeurs de l’abbaye. Et cela depuis 200 ans exactement ! Rapide tour d’horizon, et découverte notamment des confitures de l’abbaye des Gardes… c’est parti !

Abbaye Notre-Dame des Gardes

Rapide contexte historique

À la demande des habitants, les moniales ont investi les lieux en août 1818, accueillies par le moine Augustin de Lestrange, qui fut le grand artisan du développement de la vie monastique en France à cette époque. C’est sur les ruines d’un couvent de chanoines augustins que les soeurs trappistines s’installèrent, à Notre-Dame des Gardes dans un joli coin de l’ouest de la France. Arrivées à seulement dix en 1818, la communauté grandit rapidement pour atteindre 106 soeurs en 1821, seulement trois ans après ! Plus tard en 1904, l’abbaye reçu un ordre de dissolution et le monastère fut saisi et vendu aux enchères. Le rachat du monastère par un bienfaiteur permit à une vingtaine de soeurs de rester discrètement au monastère jusqu’en 1924 où de nombreux travaux furent entrepris grâce à l’aide de la communauté voisine de l’abbaye Notre-Dame de Bellefontaine. Encore une belle histoire d’entraide monastique !

La communauté aujourd’hui

Malgré toutes les péripéties que l’abbaye de la Trappe des Gardes a connu après son arrivée en 1818, la communauté rayonne aujourd’hui par son dynamisme. Les soeurs sont au nombre de 29, dont 3 soeurs béninoises qui ont rejoint la communauté. Par ailleurs, l’année 2018 fut une année marquante pour la communauté qui a fêté le bicentenaire de son arrivée sur place. Et ce ne sont pas les temps de prière qui manquent ! En effet, les soeurs se réunissent  7 fois par jour pour prier, avec un premier office à 4h15.

Un artisanat monastique réputé, pour subvenir à leurs besoin

 

Puisqu’elle suivent la règle de saint Benoît “ora et labora” (prie et travaille), les soeurs travaillent entre leurs temps de prière et produisent une grande variété de produits monastiques. Et on peut dire qu’elles sont particulièrement habiles de leurs mains ! En effet, en parallèle des délicieuses confitures artisanales qu’elles produisent quotidiennement, les soeurs confectionnent aussi de nombreux gâteaux. Au menu, des cookies, palets, cakes et galettes. Et ce n’est pas tout ! En plus d’êtres douées en pâtisserie et confiserie, les soeurs sont bonnes couturières. Elles produisent notamment des vêtements liturgiques tels que des étoles ou des aubes.

En exclusivité au magasin de l’abbaye… ou presque !

 

Les personnes qui ont la chance de passer à l’abbaye pourront découvrir tout l’artisanat monastique proposé à la boutique. Et ainsi profiter de produits en exclusivité, que l’abbaye vend seulement sur place en raison d’une faible quantité produite. Parmi ces exclusivités, vous trouverez la confiture poire william, des pâtes de fruits ou encore différents gâteaux produits en quantités limitées. L’adresse est : Abbaye des Gardes, Rue du Monastère, 49120 Chemillé-en-Anjou.

 

Et si vous ne pouvez pas aller sur place, vous pouvez acheter les confitures de l’abbaye des Gardes sur la boutique monastique en ligne de Divine Box !