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Pourquoi l’Egypte et pourquoi maintenant ?

Chers amis,

Les terribles attentats commis hier à la messe des Rameaux contre deux églises en Egypte ne sont ni les premiers ni – il faut le craindre – les derniers. Les 44 morts et la centaine de blessés de Tanta et d’Alexandrie viennent s’ajouter à la longue liste des martyrs de ce pays, une Eglise qui se définit même comme étant l’Eglise des martyrs.

L’État islamique et les groupes islamistes affidés ont déclaré la guerre à l’Égypte. 
Leur objectif est multiple mais consiste avant tout à prendre le pouvoir en vue de récréer le Califat. Outre les opérations militaires et terroristes pour prendre le contrôle du territoire, leur stratégie passe également par une certaine homogénéisation de la population – elle doit non seulement être musulmane mais également acquise à l’islam radical revendiqué par ces groupes. Cela se traduit par la conversion ou l’exclusion des minorités religieuses, dont bien sûr les chrétiens. La terreur de l’Etat islamique et des groupes islamistes affidés consiste donc entre autres à éradiquer la présence chrétienne au Moyen-Orient. Sur l’Irak et la Syrie, le projet est déjà bien avancé. C’est maintenant le tour de l’Egypte dont on peut imaginer que les attentats ne font que commencer.

Pourquoi l’Egypte et pourquoi maintenant ?
La pression supplémentaire – ou enfin réelle – qui s’exerce sur l’Etat islamique en Syrie, mais surtout en Irak, les pousse à accélérer leur investissement sur le terrain égyptien, l’idée ayant toujours été d’opérer la jonction entre le Moyen-Orient et l’Afrique, que ce soit par la Libye ou par la Bande sahélo-saharienne. Or, l’Egypte est le verrou qui empêche pour le moment cette jonction.

L’Egypte, réservoir démographique des chrétiens d’Orient
L’Egypte est également le grand réservoir des chrétiens d’Orient. La plupart des chrétiens en Egypte sont coptes orthodoxes et ils représentent 14 millions de fidèles, soit 15 % de la population, malgré le peu de consensus sur ce volume. 90 % des chrétiens d’Orient sont donc égyptiens et on comprend mieux pourquoi ils constitueront de plus en plus une cible prioritaire pour l’Etat islamique. La stratégie d’éradication va donc consister à effrayer les chrétiens par des attentats, avec comme message clair la conversion ou la valise, mais aussi à les faire réagir pour déclencher une spirale de violence dont ils seront évidemment les perdants.

Le double objectif de l’Etat islamique
Malgré le soutien officiel du président al-Sissi et la protection de fait qui est assurée devant la plupart des églises, les chrétiens acceptent de moins en moins l’apparente inefficacité des mesures censées les mettre à l’abri de la terreur. Si les chrétiens excédés finissaient par se révolter contre les autorités égyptiennes, l’Etat islamique aurait fait d’une pierre deux coups : fragiliser le gouvernement égyptien dont il veut récupérer le pouvoir et accélérer la disparition des chrétiens dont la réaction susciterait un surcroît de violence à leur encontre. On peut donc imaginer que, non seulement ces attentats ne seront pas les derniers mais que la pression à l’encontre des chrétiens en Egypte ira en s’aggravant.

Cependant l’Egypte, citée plus de sept cent fois dans la Bible, lieu de la première Pâque, a aussi servi de refuge à la Sainte Famille et on peut également imaginer qu’une bénédiction spécifique repose sur ce pays. Cette Eglise des martyrs saura puiser dans sa foi éprouvée au long des siècles les ressorts, à la fois pour ne pas tomber dans ce piège de la violence et en même temps, pour témoigner de manière encore plus forte de l’Amour du Christ.

Grâce à vous l’année dernière, l’AED a soutenu les chrétiens d’Egypte avec un million d’euros. Ce soutien sera très clairement poursuivi au moment où plus que jamais, ils comptent sur nous : c’est pourquoi nous avons encore besoin de votre aide.

Marc Fromager

Directeur de l’AED

 Source AED

PS : découvrez ci-dessous l’échange téléphonique avec Mgr Kyrillos William, évêque copte catholique d’Assiout en Egypte, en réaction aux attentats.

Comment pouvons-nous vous aider ?

“La prière : voilà le plus important que nous puissions vous demander maintenant. Priez pour les familles des victimes des attentats à Tanta et Alexandrie.

Quelle est la situation en termes de sécurité ?

Nous avons tous été surpris par ces attaques du dimanche des Rameaux : car on ne peut jamais prédire où et quand ces attaques auront lieu. L’Eglise et l’Etat ont l’intention de renforcer leur coopération afin de mieux protéger les églises. J’ai reçu la visite d’un agent de sécurité qui m’a demandé ce dont nous avions maintenant besoin. Il nous a proposé d’entraîner les jeunes et les adultes, afin de pouvoir unir toutes les forces pour accroître la sécurité. Il y a 550 églises chrétiennes à Assiout. Grâce à Dieu, rien n’est arrivé ici, mais nous ne sommes pas assez préparés à de tels événements.

Existe-t-il un risque d’exode des chrétiens ?

En Egypte, les gens sont très attachés à leur terre, et tous se considèrent comme des Égyptiens – qu’ils soient chrétiens ou musulmans. Il y a une plus grande cohésion au sein de la population que partout ailleurs. Les terroristes ont l’intention de détruire cette cohésion. La visite du pape François en Egypte les 28 et 29 avril est maintenant plus importante que jamais. J’espère qu’il sera porteur d’un clair message de paix.”

 

Asie #NLH

Pakistan – Témoignage d’un prêtre après une semaine de violence terroriste

« Nous condamnons cette violence insensée qui frappe des êtres humains innocents. Avant tout autre connotation ethnique, culturelle ou religieuse, les victimes sont des êtres humains. La population du Pakistan est avant tout triste et peinée. Ensuite de quoi, elle est irritée vis-à-vis des institutions qui ne sont pas en mesure de protéger les citoyens. Enfin, elle se sent fragile, vulnérable, sans défense face à la menace terroriste qui n’épargne personne ». C’est ce que déclare le père Inayat Bernard, directeur du séminaire Sainte Marie de Lahore, interpellé sur ce qui a été qualifié de « Semaine de violence terroriste » qui a bouleversé le Pakistan. Après le 13 février à Lahore – qui a fait 13 morts et plus de 100 blessés – une bombe a explosé hier dans un sanctuaire islamique sufi à Sehwan, dans les environs de Karachi, tuant 80 fidèles en prière dont 20 enfants alors que d’autres attentats ont eu lieu à Quetta et à Peshawar.
«  Aujourd’hui, nous savons que nous sommes tous des objectifs potentiels. Nous aussi, chrétiens, nous le sommes – indique le Père Bernard – personne n’est exclu. Les victimes de ces derniers attentats sont toutes musulmanes. Demain, elles pourraient être chrétiennes, hindoues ou sikhs. Cette violence sans discrimination frappe également les lieux de culte, comme la mosquée soufie de Karachi ou les églises par le passé. Les communautés religieuses sont contraintes à adopter des mesures de sécurité propres et à ne pas compter seulement sur le gouvernement. Les contrôles doivent être plus méticuleux mais cela est très difficile lorsqu’il existe un grand afflux de fidèles ».
Le Père Bernard continue : « Cette violence profane le nom de Dieu, profane l’islam et utilise la religion pour chercher de subvertir l’Etat. L’opinion publique demande avec force au gouvernement d’appliquer de manière urgente le plan d’action national contre le terrorisme, déjà défini, mais un certain flottement règne au gouvernement et cela fait naître chez les personnes de nombreuses interrogations sur les possibles connexions existant au sein des institutions. Nous nous trouvons dans une impasse ».
Les chrétiens au Pakistan, qui représentent moins de 2 % de la population totale, « aujourd’hui peuvent seulement prier et montrer une profonde empathie et solidarité » déclare le Père Bernard avant de conclure : «  Nous avons porté nos condoléances à la police après le massacre de Lahore. Nous allons dans les hôpitaux pour offrir assistance et solidarité aux blessés. En outre, nous organisons actuellement des rencontres interreligieuses dans le cadre desquelles les fidèles de toutes les communautés religieuses allumeront des cierges et prieront pour refuser, au nom de Dieu, le terrorisme qui ensanglante notre bien-aimée nation et dire oui à la paix et au respect de la vie ».

Source : Agence Fides

Asie

Pakistan – Arrestation de deux complices de l’attentat de Pâques 2016 à Lahore

Commis le jour de Pâques dans un parc de loisirs de Lahore, capitale de la province du Pendjab pakistanais, l’abominable attentat, faisant au moins 75 morts, avait été perpétré contre les chrétiens à l’instigation d’un groupe terroriste musulman sunnite pakistanais fondé en septembre 2014, dont les buts sont de renverser le gouvernement, d’imposer un État islamique, de contrôler l’arme nucléaire dont dispose le Pakistan et de mener le djihad au plan mondial…

Le département contre-terrorisme du gouvernement de la province pakistanaise du Pendjab affirme avoir arrêté deux personnes impliquées dans l’attentat suicide commis l’année dernière le jour de Pâques dans un parc de Lahore plein de monde. Un porte-parole de ce département que les personnes arrêtées avaient véhiculé l’auteur de l’attentat suicide qui avait été entraîné en Afghanistan avant d’être envoyé au Pakistan. Le père franciscain Jamil Albert, qui s’était au parc Gulshan-e-Iqbal dans les minutes qui suivirent l’explosion, se dit satisfait des arrestations et a félicité le gouvernement pour ses efforts dans la lutte contre le terrorisme. «  Punir les terroristes, ceux qui les ont aidés et entraînés est d’une importance cruciale pour décourager les jeunes de rejoindre de tels groupes », a-t-il déclaré. Un groupe taliban dissident, le Jamaat-ul-Ahrar, avait revendiqué l’attentat et précisé qu’il visait les chrétiens fêtant Pâques. Au moins 75 personnes furent tuées, et de nombreuses autres blessées, lorsque l’auteur de l’attentat suicide avait fait sauter sa veste d’explosifs au parc Gulshan-e-Iqbal le 27 mars de l’année dernière. Parmi les victimes décédées on compta au moins 24 chrétiens venus dans ce parc célébrer la fête religieuse, selon les chiffres fournis par Caritas Pakistan.

Source : UCANews, 9 janvier – © CH pour la traduction.

Agenda / Annonce

Châtenay-Malabry – Messe en hommage aux victimes des attentats du Caire

Le dimanche 18 décembre, à 15h, une messe sera célébrée en hommage aux 23 victimes de l’attentat contre l’église Saint Pierre et Saint Paul du Caire.

Elle aura lieu à l’église copte orthodoxe Sainte-Marie-Saint-Marc, 270 rue des Frères Montgolfier/347 av. de la division Leclerc à Châtenay-Malabry.

 

Brèves

L’État islamique revendique l’attentat du Caire

 Selon une dépêche d’Associated Press, l’État Islamique a revendiqué hier, mardi 13 décembre, l’attentat commis contre l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Dans son communiqué, l’État Islamique y jure de « poursuivre la guerre contre les apostats ». Il pourrait s’agir d’une revendication “opportuniste”, ne serait-ce que par elle a été faite deux jours après les faits… Les autorités égyptiennes, elles, soupçonnaient plutôt les Frères Musulmans. Toutefois, selon une dépêche d’hier de l’Agence Fides, les services de sécurité égyptiens ont signalé que l’auteur de l’attentat, Mahmoud Shafik Mohamed Mostafa, serait affilié au groupe Wilayat Sinailié à l’État Islamique

Source : Christianophobie.fr

Brèves

Attentat du Caire : obsèques des 24 victimes

Les funérailles des 24 chrétiens coptes tués dans l’attentat de dimanche au Caire, se sont tenues ce lundi dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul. Elles ont été célébrées par le pape Tawadros II.

Aucun groupe n’a pour le moment revendiqué la responsabilité de l’attentat. D’après Le Figaro, le président égyptien Fattah al Sissi a annoncé lundi l’arrestation de trois hommes et d’une femme. L’auteur des faits serait un kamikaze qui portait une ceinture d’explosifs, il s’agirait de Mahmoud Chafiq Mohamed Mostafa, âgé alors de 22 ans. Deux personnes sont toujours recherchées par la police égyptienne.

A la une #NLQ #Orient

Attentat au Caire : L’Eglise copte orthodoxe au pied du calvaire

 L’explosion d’une bombe est survenue dimanche matin vers 10 heures pendant la messe, dans l’église copte orthodoxe Saint-Pierre et Saint-Paul du Caire, en Égypte. Selon le dernier bilan du ministère de la santé, au moins 23 personnes ont été tuées et 49 ont été blessées. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a condamné fermement l’attentat et a décrété un deuil national de trois jours. Pour le moment, aucune revendication de l’explosion n’a été formulée.

 L’église Saint-Pierre et Saint-Paul, qui est située à côté de la cathédrale copte orthodoxe Saint-Marc du Caire est l’un des principaux lieux de culte de la communauté dans la ville. La plupart des victimes serait des femmes, la charge de 12 kilos de TNT ayant explosée de leur côté.

L’Egypte a connu ce dimanche, l’attentat le plus violent contre la communauté chrétienne depuis le 1er janvier 2011. La ville d’Alexandrie avait subi un attentat non revendiqué, à la sortie d’une église copte après la messe du Nouvel An, qui avait fait 23 morts et 79 blessés. Les coptes d’Egypte constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes.

 Le pape François a demandé à toute l’Eglise de prier pour les « victimes d’attentats terroristes odieux qui ont frappé différents pays ces dernières heures ». Il s’est adressé tout spécialement au pape copte orthodoxe Théodore II d’Alexandrie : « Je voudrais exprimer ma proximité spéciale à mon cher frère le Pape Tawadros II – patriarche de l’Eglise copte orthodoxe – et à sa communauté, en priant pour les morts et pour les blessés ».

 Le premier ministre d’Egypte, Chérif Ismaïl a déclaré les musulmans et les chrétiens de la nation, solidaires face à ce « terrorisme noir ». L’imam d’Al-Azhar, la plus haute institution de l’islam sunnite en Egypte, a quant à lui condamné une attaque « infâme ».

Asie #NLQ

Philippines – Attentat contre une église sur l’île de Mindanao, un acte de pur terrorisme selon l’archevêque

Alors que les fidèles quittaient l’église Our Lady of Hope d’Esperanza (à Davao, capitale de l’île de Mindanao) après la messe du matin de dimanche dernier, premier dimanche de l’Avent, une bombe artisanale a détonné devant l’église, blessant deux fidèles. L’attentat n’a pas été revendiqué, mais les autorités pensent qu’il pourrait s’agir d’un attentat de diversion mené par le groupe Maute qui a fait allégeance à l’État Islamique.

C’est un acte de pur terrorisme” a dénoncé le cardinal Orlando Quevedo, omi, archevêque de Cotabato, condamnant fermement :

“cet acte irrationnel de terrorisme. C’est une attaque contre des vies humaines innocentes. C’est aussi une attaque de la liberté de religion et la liberté de culte”.

Sources :  Observatoire de la christianophobie et Mindanews.com

NLH #Orient

Fouad Hassoun : victime d’un attentat à Beyrouth, il pardonne et témoigne

 Fouad Hassoun, en 1986 est un jeune homme libanais de 17 ans qui vit à Beyrouth et rêve de devenir chirurgien. Cette année-là son rêve partira en fumée avec 300 kg de TNT qui le laisseront mutilé et défiguré. Fouad Hassoun catholique maronite, ne verra plus, il est devenu aveugle à la suite de cet attentat meurtrier.

Quand le terroriste responsable de sa cécité est arrêté 3 ans plus tard, cette nouvelle fait la une de tous les journaux et sa victime « a envie de le déchiqueter, de lui arracher le cœur ». Le pardon ? Impossible. « Seul Jean-Paul II en est capable », pense alors le Libanais originaire de Brih. « Moi, je ne peux pas. »

Après l’échec de l’opération censée lui rendre la vue, en Suisse, il s’installe en France et entreprend des études supérieures. C’est la phase « cravache » : « J’étais le seul non-voyant de la promo. Je travaillais énormément, n’acceptant que la première place, sans indulgence. Ni pour moi, ni pour les autres. » La rage de vaincre prend toute la place ; il se sent comme enfermé dans son propre cœur.

Tout un programme pour cet homme brisé dont la vie va de nouveau changer à la fin des années 80, et dont le nom « Fouad » signifie « cœur » en arabe. Ce changement va s’opérer alors qu’il crie sa détresse dans le sanctuaire de la famille missionnaire Notre-Dame des Neiges, en Ardèche. Il y reçoit la grâce de pardonner. « J’ai commencé à aimer. Sans voir, j’ai retrouvé la lumière. » Ce n’est que le début. Pardonner prend du temps. « Il faut déjà le vouloir, ne rien attendre en échange et se réconcilier avec soi-même, se faire la paix » insiste-t-il. Rien n’est jamais acquis. Ces derniers mois, lors des attaques de Paris puis Bruxelles et Nice, « ce que j’ai vécu remonte », reconnaît Fouad à l’AED. « La peur revient. » Mais la nécessité de la miséricorde aussi.

Dans les années 2000, alors qu’il continue de témoigner de la victoire du bien sur le mal, il apprend que l’auteur de l’attentat de Beyrouth s’est converti au christianisme. « Je voudrais que mon histoire vienne consoler, réparer, apaiser les cœurs brisés. Notre foi n’est pas que sur la croix. Elle est en Jésus ressuscité. »

Fouad Hassoun sera présent et témoignera au colloque de l’AED, le 3 décembre 2016 à Paris.

Source

En France

Lettre du cardinal Vingt-Trois à l’occasion du premier anniversaire des attentats du 13 novembre

De Lourdes, le cardinal André Vingt-Trois a adressé une lettre aux curés et responsables de chapelle à Paris. Il célébrera une messe le dimanche 13 novembre à 18h30 à Notre-Dame de Paris et invite chaque paroisse à prier pour les victimes et leurs proches, à prier pour la paix.

Chers amis,

Le dimanche 13 novembre, 33e du temps ordinaire, marquera le premier anniversaire des attentats de l’an passé au Bataclan, dans plusieurs autres lieux (Stade de France, plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements) auxquels on peut relier la mémoire de l’attaque contre Charlie-Hebdo et contre l’Hyper-Cacher de la porte de Vincennes en janvier 2015, les attentats de Bruxelles, plusieurs assassinats perpétrés au long de ces mois, liés de près ou de loin à des projets d’attentats, et encore le drame de Nice et l’assassinat du Père Jacques Hamel.

Les catholiques français ont réagi toujours avec une dignité et un calme qui impressionnent encore. Les célébrations d’obsèques ont partout été des moments de grande douleur mais aussi de gravité et d’espérance, sans haine, par-delà les peurs et les colères. Je remercie ceux d’entre vous qui ont eu à en présider ou qui accompagnent des victimes ou leurs proches.

Le 13 novembre prochain, il convient que les paroisses de Paris prient pour les victimes des attentats : pour ceux qui sont morts, pour ceux qui ont été blessés, pour ceux qui ont vécu les attaques diverses et travaillent à en surmonter le traumatisme, pour les proches des victimes. Que notre prière aide ceux qui restent marqués par ce qu’ils ont subi à se sentir entourés et soutenus. Vous saurez exprimer ces intentions dans la prière universelle. Vous penserez aussi à prier pour toutes les victimes des guerres, intention de prière du 11 novembre.

Je vous remercie de prier aussi pour que les chrétiens soient dans notre pays des artisans de paix et des porteurs d’espérance, qu’ils ne se laissent jamais entraîner par la tentation de la peur ou de la colère, qu’ils puisent dans l’espérance de la vie éternelle et la foi en la victoire du Christ sur la mort et sur le péché, l’énergie pour aller vers les autres, pour chercher inlassablement comment vivre dans l’unité, si différents que soient les hommes.

Prions aussi pour que nos concitoyens musulmans puissent être pleinement acteurs de notre unité nationale et pour que tous les citoyens grandissent dans l’estime mutuelle et la recherche du bien commun.

Pour ma part, je célébrerai la messe à Notre-Dame à 18h30 à ces intentions.

Dans ces mois où l’approche des élections suscite des débats nombreux sur les voies les meilleures pour notre pays, la prière des croyants de toutes confessions en cet anniversaire sera un encouragement à chercher le meilleur. Que Dieu nous accorde d’être à la hauteur de ce que notre pays représente dans le monde,

+André cardinal VINGT-TROIS
Archevêque de Paris

Source : site du diocèse de Paris