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Australie – Mobilisation des Évêques en faveur d’une réévaluation du salaire minimum au profit des familles

Au travers d’une requête envoyée à la Fair Work Commission, institution gouvernementale australienne réglementant les rapports de travail, la Conférence des Evêques d’Australie (ACBC) a exprimé la nécessité de relever le salaire minimum prévu pour les familles, qui est actuellement de 719,20 dollars australiens sur base hebdomadaire. Selon l’organisme ecclésial, il devrait être porté au moins à 760 dollars de manière à ce qu’il soit possible d’atteindre une rétribution horaire minimale de 20 dollars. Le besoin exprimé par la Conférence épiscopale, indique une note envoyée à l’Agence Fides, « dérive de la volonté de garantir un standard de vie digne au travers de l’institution d’un salaire minimum équitable » explique Megan Kavanagh, membre de la Commission chargée des droits des travailleurs de la Conférence épiscopale d’Australie.
La Fair Work Commission, indique le texte de la Commission, « n’est pas parvenue à fournir un soutien raisonnable aux centaines de milliers de familles de salariés qui ne parviennent pas à vivre selon les standards contemporains. En particulier, elle n’a pas réussi à alléger la souffrance et le mal-être de centaines de milliers d’enfants qui vivent dans la pauvreté bien que provenant de familles qui travaillent. Ce qui constituait un salaire adéquat pour une famille voici vingt ans est devenu un salaire raisonnable pour un adulte seul, sans responsabilités familiales et ceci est inacceptable ».
La requête fait appel à ce qui est qualifié de « décision Harvester » de 1907, décision selon laquelle les personnes travaillant à plein temps avec charge de famille ne devraient jamais vivre en conditions de pauvreté ». Elle fait ensuite référence au message contenu dans l’Encyclique Rerum Novarum, publiée le 15 mai 1891 par le Pape Léon XIII, par laquelle pour la première fois l’Eglise prenait position en matière d’exploitation du travail.
Actuellement, en Australie, les organisations catholiques donnent du travail à quelques 220.000 personnes, employées dans les secteurs de la santé, de l’assistance aux personnes âgées et de l’administration.

 

Source Agence fides

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Australie : L’évêque auxiliaire de Melbourne en mission parmi les personnes de “culture chrétienne”

« L’un des plus grands défis que nous sommes appelés à relever en Australie et une mission qu’il est urgent de mener consiste à réussir à atteindre les personnes qui déclarent être catholiques mais en réalité ne fréquentent pas l’église ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides l’Evêque auxiliaire de Melbourne, S.Exc. Mgr Mark Edwards, qui explique comment, « selon le dernier recensement national, 22 % des personnes interrogées ont déclaré être catholiques ». « Dans neuf cas sur dix, cependant, nous ne savons pas comment atteindre ces personnes et parmi eux se trouvent de nombreux jeunes. Nous sommes une nation de migrants. Au sein de notre Eglise, se trouvent de nombreuses personnes de nationalités différentes. Cependant, la question que nous nous posons au quotidien est : comment pouvons-nous atteindre les australiens autochtones ? » affirme l’Evêque.
Les jeunes qui fréquentent régulièrement les Paroisses sont, selon Mgr Edwards, eux aussi, en grande partie des enfants de migrants. « Presque toujours, il s’agit de jeunes d’origine philippine, indonésienne ou vietnamienne. En Australie, nous disposons d’un patrimoine important : un réseau d’écoles catholiques très étendu. Au sein de nos instituts, près de 20 % des jeunes de ce pays reçoivent une instruction et nous avons ainsi la possibilité de faire connaître la foi chrétienne, le Pape et l’Eglise au travers de l’école. Cependant, les transformer en membres actifs de la communauté catholique est une autre paire de manches ».
En Australie, la population de différentes nationalités et ethnies se reconnaît généralement chrétienne. « La population se déclarant chrétienne correspondant environ à 58 % du total sachant que 30 % se déclarent athées, les autres étant musulmans, juifs, hindous, sikhs ou bouddhistes. Cependant, il s’agit dans tous les cas de minorités plutôt limitées. Avec elles, est vécu un dialogue interreligieux ». Le défi et la mission la plus urgente, indique l’Evêque, consiste justement à atteindre, contacter et impliquer dans des activités pastorales les personnes qui se qualifient de chrétiennes mais qui en réalité le sont seulement de nom, de manière à ce qu’elles puissent renouveler leur rencontre avec le Christ et que la foi ait réellement une place significative dans leur vie personnelle.
En Australie, l’Eglise catholique compte 33 Diocèses répartis au sein des 5 provinces de Sydney, Melbourne, Adélaïde, Perth et Brisbane.

Source : Fides

Tribunes et entretiens

L’Eglise sous le feu des critiques : la confession déclarée hors-la-loi

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso disponible sur diakonos.be :

Le Pape François continue à jouir d’une grande popularité auprès de l’opinion publique mondiale. Mais envers l’Église catholique, le climat devient nettement plus hostile.  Les attaques menées par des gouvernements et des institutions publiques s’intensifient contre ce qui la distingue et la caractérise sur son propre terrain, notamment le sacrement de la confession.

En Australie, dans le territoire de la capitale Canberra, le secret de la confession est considéré comme un délit depuis juin dans le cas où le prêtre viendrait à connaissance d’un abus sexuel sur mineur pendant qu’il administre le sacrement sans le dénoncer aux autorités publiques.

La loi a été approuvée par tous les partis en application de l’une des 85 recommandations de la Royal Commission chargée par le gouvernement australien d’enquêter sur les abus sexuels sur mineurs.

Les évêques d’Australie ont réagi en prenant la défense de l’intangibilité du sceau de la confession, dont la transformation en un délit mettrait à mal la liberté religieuse elle-même.

Mais le premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, l’un des États membres de la fédération australienne, a déjà demandé que la loi soit débattue et approuvée au niveau fédéral pour qu’elle s’applique au pays tout entier.

En Inde, fin juillet, la Commission nationale pour les femmes a recommandé au gouvernement de New Delhi de déclarer le sacrement de la confession hors la loi dans tout le pays afin d’éviter les « chantages » que les prêtres pourraient exercer à l’encontre des femmes.

Cette commission est une agence du gouvernement central chargée de formuler des propositions et des plans d’action en faveur des femmes en Inde. Sa présidente, Rekha Sharma, a motivé sa demande en se référant à deux cas récents d’abus survenus au Pendjab et au Kerala.

Le premier cas implique l’évêque de Jalandhar, Franco Mulakkai, accusé d’avoir violenté une sœur entre 2014 et 2016. Tandis que le second concerne cinq prêtres de l’Église syro-malankare orthodoxe suspendus pour avoir contraint une femme à entretenir des rapports sexuels avec eux en la menaçant de révéler à son mari une relation extra-conjugale qu’elle avait mentionné en confession.

Le conseil des évêques catholiques du Kerala a qualifié d’ « inconstitutionnelle » la requête de la commission. Et le cardinal de Mumbai, Oswald Gracias, président de la Conférence épiscopale indienne et membre du « C9 », le conseil des neuf cardinaux qui assistent le Pape François dans le gouvernement de l’Église universelle, a accusé la commission d’ « ignorer totalement la nature, le sens, la sainteté et l’importance du sacrement de la confession pour notre peuple » et de n’avoir aucun respect pour la liberté religieuse « garantie par la constitution indienne ».

En 2011 déjà, dans une Irlande secouée par l’explosion des abus sexuels perpétrés par des prêtres catholiques, le premier ministre de l’époque Enda Kenny soutenait que « les prêtres devraient avoir l’obligation légale de dénoncer les cas d’abus appris en confession ».

Et en 2014, le Comité de l’ONU pour la Convention sur les droits de l’enfant – qui évalue comment les conventions ratifiées sont appliquées par les États membres, dont la Cité du Vatican – a publiquement critiqué la « loi du silence  » qui empêche « sous peine d’excommunication » les membres du clergé catholique de dénoncer aux autorités les abus qu’ils viendraient à connaître au cours d’une confession.

Le Comité a été jusqu’à intimer que l’Église mette en conformité son code de droit canonique, sans le distinguer des lois de l’État de la Cité du Vatican.

À cette occasion, le Saint-Siège avait présent au Comité de l’ONU un rapport concernant la manière dont elle appliquait les normes pour la protection de l’enfance. La présentation d’un tel rapport n’est pas obligatoire et le Saint-Siège s’était jusqu’alors gardé de le faire, notamment pour ne pas fournir une occasion au Comité – dans son examen et commentaire du rapport – de réitérer ses pressions pour l’abolition du secret sacramentel.

Et ce n’est pas tout. Au Chili, les magistrats qui enquêtent sur les abus sexuels perpétrés par des évêques et des prêtres et qui ont déjà appelé à témoigner, entre autres, l’archevêque de Santiago, le cardinal Ricardo Ezzati Andrello, sont en train de se demander s’il ne faudrait pas interroger également le Pape François en personne, sur base des délits – tels que la destruction d’archives compromettantes – qu’il dénonce dans la lettre aux évêques chiliens du mois de mai dernier.

L’idée d’appeler le Pape à la barre n’est pas neuve. En 2010 déjà, deux organisations américaines s’occupant de victimes d’abus sexuels de la part des prêtres avaient introduit une instance auprès de la Cour pénale internationale de La Haie pour appeler le Pape, à l’époque Benoît XVI, à témoigner.

Cette demande n’a pas été suivie, notamment à cause simple fait que le Pape est un chef d’État. Mais elle avait eu à l’époque un impact public important, comme cela pourrait à nouveau être le cas aujourd’hui au Chili.

C’est l’une des nombreuses manières dont l’Église se trouve aujourd’hui attaquée par les pouvoirs du monde, sur base de critères qui lui sont étrangers ou hostiles.

Un antre angle d’attaque est la revendication de « l’égalité des droits » des femmes et donc que ces dernières soient elles aussi « ordonnées » et fassent partie de la hiérarchie de l’Église.

Ou encore la revendication des autorités politiques de nommer les évêques. Une revendication contre laquelle l’Église a lutté pendant des siècles avant de s’en libérer.  Sauf qu’elle se trouve à nouveau sur le point de céder, précisément sur ce point crucial, face à cette nouvelle superpuissance mondiale qu’est la Chine.

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Australie : les prêtres obligés de lever le secret de la confession dans certains cas

Les trois partis représentés à l’assemblée législative du Territoire de la capitale australienne (ACT) ont apporté leur soutien à un projet de loi qui élargit l’obligation de signalement des cas d’abus sexuels sur mineurs faite aux Eglises, en la faisant notamment couvrir également les aveux entendus au confessional. La disposition qui vise spécifiquement le sacrement de la confession de l’Eglise catholique doit entrer en vigueur le 31 mars 2019. Si une possibilité de négociation est prévue avec la hiérarchie catholique dans ce territoire en Australie sur les modalités de sa mise en œuvre, la nouvelle loi a déjà tous les ingrédients de la tyrannie laïque, annonciatrice d’une possible persécution religieuse.

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Rosaire aux frontières en Australie le 13 mai 2018

Ce dimanche 13 mai, jour de la première apparition de Notre Dame de Fatima au Portugal, l’Australie accomplissait à son tour son propre grand Rosaire national autour du pays, sous les auspices de l’ancien évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Sydney, Mgr David Cremin.

En 2017, à l’occasion de la fête de Notre Dame de la Victoire, connue désormais sous le nom de Notre Dame du Rosaire, plus d’un million de laïcs se sont rassemblés en Pologne, le long des frontières, afin de prier pour la jeunesse du pays. L’Irlande a suivi avec plus de 30.000 laïcs se rassemblant dans 53 lieux désignés à travers le pays et le long de ses côtes.

Le nombre 53 a été choisi parce que le Rosaire contient 53 « Je vous salue Marie ». Après l’Irlande et les Etats-Unis, les paroisses côtières de l’Italie et du Royaume-Uni ont suivi. Aujourd’hui, c’est l’Australie qui entre dans cette grande ronde universelle de prière par Marie.

Bientôt la France, fille aînée de l’Eglise ?..

Source (adaptation par l’association Marie de Nazareth)

 

ADDENDUM (15/04/2018) : saluons l’initiative du Rosaire aux frontières en France le 28 avril 2018, qui malheureusement ne semble pas avoir eu l’appui des évêques de France…

NLQ #Rome

Le cardinal Pell sera jugé pour des affaires sexuelles

Le cardinal australien George Pell sera jugé par le tribunal de Melbourne en Australie pour des chefs d’accusation “multiples”.

Mis en examen fin juin 2017 pour des délits d’agressions sexuelles anciennes, le juge Belinda Wallington s’est déclarée “convaincue” pour que le cardinal soit jugée pour des chefs d’accusation “multiples” bien qu’elle ait, entretemps, abandonné la moitié des chefs de poursuite.

Le prélat de 76 ans, actuellement en liberté sous caution, avec interdiction de quitter l’Australie, plaidera “non coupable”.

L’archidiocèse de Sydney communique :

Le cardinal George Pell a toujours pleinement coopéré avec la police de Victoria et toujours fermement affirmé son innocence.  […] Il est volontairement rentré en Australie pour faire face aux accusations. Il se défendra des chefs d’accusation qui demeurent.

La nature exacte des faits qui lui sont reprochés n’a pas été dévoilée par les autorités.

Le cardinal a déclaré que ces accusations “sont le fruit de problèmes mentaux, de fantasmes ou sont de l’invention pure dans le but de punir le représentant de l’Eglise catholique dans ce pays pour n’avoir pas empêché les agressions pédophiles commises par d’autres. Le cardinal Pell a été perçu comme le visage de cette responsabilité.”

La date du procès est encore inconnue.

Source : Le Figaro, lesalonbeige

 

Dans le Monde #NLQ

Australie – Ils ont sillonné le pays des kangourous pour les chrétiens d’Orient

AUSTRALIE Ils ont sillonné le pays des kangourous pour les chrétiens d’Orient

2 semaines, 10 conférences, un seul objectif : récolter 150 000$ pour reconstruire la ville de Qaraqosh.

Du 26 novembre au 10 décembre, Benjamin Blanchard, directeur général de SOS Chrétiens d’Orient et Ora Duffley, ancienne volontaire australienne en Irak, ont sillonné l’Australie pour sensibiliser les Australiens à la cause des chrétiens persécutés.

Ils ont été reçu dans des écoles & paroisses, sur des plateaux radio, interrogé par des journaux catholiques, participé au festival catholique des jeunes à Sydney et rencontré de nombreux membres du clergé australien.

A chaque rencontre, les membres de l’association ont été accueilli avec dynamisme et enthousiasme.

L’association adresse ses sincères remerciements à Ora Duffley & au Père Brendan Arthur co-organisateurs de cette tournée australienne ; mais également à Monseigneur Coleridge, archevêque de Brisbane & à Monseigneur Hart, archevêque de Melbourne.

Nous remercions également Monseigneur Rabbat, évêque grec-melkite catholique de l’Eparchie de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, Son Excellence Antoine Charbel Tarabay, évêque maronite en Australie, Son Excellence Malatius Malki Malki, évêque syriaque-orthodoxe en Australie et en Nouvelle-Zélande & Monseigneur Amel Shamon Nona, évêque de l’Eparchie de l’apôtre Saint Thomas de Sydney pour les chaldéens.

Enfin, nous remercions tous les prêtres de paroisses pour leur accueil chaleureux et leur engagement pour la cause des chrétiens d’Orient.

Retour en images…

 

Dans le Monde #NLQ

Australie – Le Victoria devient le premier Etat à légaliser l’euthanasie

Le Victoria est devenu mercredi le premier Etat australien à légaliser l’euthanasie ou mort assistée, ce qui permettra aux patients en phase terminale de mettre fin à leurs jours à partir de juin 2019.

 

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Asie #Dans le Monde

Déclarations sur le caractère inacceptable du « mariage » entre personnes du même sexe de la part du Patriarche copte orthodoxe

Selon l’Ecriture Sainte, Dieu créa l’homme et la femme et le seul mariage possible est celui entre un homme et une femme. C’est pourquoi le « mariage » entre personnes du même sexe est « inacceptable » pour la foi chrétienne et « est considéré comme un péché. C’est un péché ». C’est en ces termes que le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, a répondu aux journalistes australiens qui l’ont interrogé sur les « mariages homosexuels » juste après son arrivée à Sidney. Les réponses à la question ont été exprimées par le Patriarche copte orthodoxe dans le cadre d’une conférence de presse improvisée ayant eu lieu le 29 août, à l’aéroport de Sidney, au début de sa visite en Australie, qui touchera également, au cours de ses dix jours, les villes de Canberra et de Melbourne. 
Le débat sur le « mariage homosexuel » monopolise actuellement l’attention de l’opinion publique nationale en vue du sondage par lequel, du 12 septembre au 7 novembre, les australiens pourront exprimer leur faveur ou leur contrariété à l’amendement des normes actuellement en vigueur, amendement qui ouvrirait la route à la pleine reconnaissance juridique d’unions « matrimoniales » entre personnes du même sexe. Le sondage a été proposé au travers d’un questionnaire postal et n’a qu’un caractère consultatif pour le gouvernement, à la différence d’un référendum.

Source : Fides.

Brèves

Une décision du Tribunal des Familles australien ne reconnait pas les enfants issus de GPA

Trois juges d’instruction du Tribunal des Familles australien et une assemblée plénière ont statué : Monsieur et Madame Bernieres, dont un enfant est né par GPA à l’étranger avec le sperme de Monsieur Bernieres et un don d’ovocyte, ne seront pas reconnus comme parents légaux de l’enfant.

 « Il n’est pas remis en question que Monsieur Bernieres est le père biologique de l’enfant, mais cela ne le convertit pas automatiquement en père légal devant la loi. De plus, la mère n’est même pas la mère biologique de l’enfant et cela rend encore moins plausible de faire d’elle la “mère légale” », ont déclaré les juges.

Une décision qui aura de facto des conséquences sur la paternité légale et les conditions de l’adoption des enfants nés à l’étranger pour les ressortissants australiens ayant eu recours à une GPA commerciale.

 

Source