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La Nivard : une bière trappiste pour célébrer un jubilé

Un article proposé par Divine Box.

Connaissez-vous la bière trappiste Nivard  ? Brassée à l’abbaye d’Engelszell en Autriche, cette petite pépite réserve bien des surprises … Aujourd’hui, Divine Box vous dit tout sur cette bière, son abbaye et son histoire, son nom ! Allez, vous venez avec nous ?

 

La bière aux reflets d’or

On refait les présentations rapidement, et ensuite on vous raconte ses petites anecdotes ? Avec ses célèbres reflets d’ors, la Nivard est l’unique bière trappiste blonde d’Autriche ! Elle est brassée au sein de l’abbaye d’Engelszell en Autrice sous le contrôle des moines trappistes !

 

Au nez, on y trouve des arômes de miel et de fruits blancs (pomme, pêche), et en bouche d’incroyables notes de miel, de pêche et d’agrumes (pamplemousse et citron en tête !). Mais outre la qualité gustative de la bière, le plus amusant est sans doute l’histoire de sa création …

La Nivard et ses fameux reflets d’or
 – Crédits photos : @acaciavenue77 (Instagram)

La « bière du Jubilé »

La bière trappiste Nivard a en fait deux noms ! Elle est toute nouvelle, et fut créée en 2014 sous le nom de « Jubiläumsbier », soit la « bière du Jubilé » en français !

 

En effet son idée a germé dans la tête des frères qui cherchaient comment célébrer de manière originale le 250e anniversaire de la consécration de leur église abbatiale ! Et quoi de mieux qu’inventer une nouvelle bière trappiste pour fêter ça ?

Ni une ni deux, la Jubiläumsbier est née ! Elle rejoint aussitôt ses deux grandes sœurs Benno et Gregorius.

La bière Nivard bénéficie du label de bière trappiste – Crédits photos : @moontje1987 (Instagram)

La bière du père abbé

Ce sera un an plus tard, en 2015, qu’elle prendra son nom actuel, la Nivard, en hommage au père Nivard Volkmer, qui fut père abbé d’Engelszell 1987 à 1991, et mourut en 2014. La Nivard rejoint ainsi la coutume de l’abbaye qui baptise ses bières trappistes avec les noms de ses anciens supérieurs !

 

La première bière trappiste d’Engelszell, par exemple, s’appelle Benno en hommage au premier père abbé originaire de Bosnie, Benno Stumpf. Et la Gregorius  ? Elle porte tout simplement le nom du tout premier père abbé trappiste de l’abbaye… Gregor Eisvogel !

Une brasserie écolo

La tradition brassicole de l’abbaye d’Engelszell remonte à plusieurs siècles : certaines archives en font mention dès 1590 ! Après quelques déboires au XXe siècle, c’est en 2012 qu’elle reprendra à fond son activité historique, principalement pour restaurer les bâtiments !

Fidèles aux engagements trappistes d’entraide et de Bien Commun, les moines de l’abbaye d’Engelszell ont tenu à ce que leur bière trappiste Nivard favorise l’emploi local.

 

Aussi la Nivard est-elle par exemple brassée avec du miel cultivé par un apiculteur dans les jardins de l’abbaye ! Le houblon, lui, est récolté dans les champs de la région, et le malt vient de l’Allemagne voisine. Bref, une bière trappiste qui stimule l’emploi local et limite la pollution des transports !

abbaye Engelszell

L’abbaye d’Engelszell trône au milieu de ses jardins – Crédits photos : @piewyz (Instagram)

 

Et pour la goûter la Nivard ?

Si vous souhaitez goûter l’unique bière trappiste blonde d’Autriche (ça en vaut la peine ) vous pouvez vous rendre sur place à l’abbaye ou à sa taverne juste à côté du monastère ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter de la Nivard.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour découvrir les autres bières de l’abbaye d’Engelszell.

 

Culture #NLQ

Charles et Zita, une fin impériale

‘Depuis mon arrivée au trône, je me suis efforcé sans cesse de faire échapper mes peuples aux horreurs de la guerre, à la déclaration de laquelle je ne porte aucune responsabilité. {…} Toujours rempli, avant comme après, d’un amour immuable pour mes peuples, je ne veux pas que ma personne soit un obstacle à leur libre développement. {…} Je renonce à la part qui me revient dans la conduite des affaires de l’État. Le bonheur de mes peuples a toujours été l’objet de mes souhaits les plus ardents. Seule la paix intérieure peut guérir les blessures de cette guerre.’

Telle est la dernière déclaration du Bienheureux Charles de Habsbourg, en tant qu’empereur d’Autriche-Hongrie. Datée du … 11 novembre 1918, elle met fin à son autorité politique, signe l’arrêt de mort d’une dynastie sept fois centenaire. L’empereur l’a paraphée au crayon, sous la pression fébrile des lâches ministres de paille qui l’entourent, intéressés par leur seule survie politique. Ceux-ci ont largement surestimé l’ampleur de l’insurrection populaire, coupablement minimisé les forces vives favorables au maintient de la double monarchie.

Toujours empereur et impératrice, puisque n’ayant au sens strict du terme pas abdiqué, Charles et Zita vont réagir avec toute la dignité due à leur rang à l’injuste spoliation politique, historique et économique dont ils sont les victimes. Réfugiée au château d’Eckartsau, à une heure de Vienne, la famille impériale se tient à distance du jeu politique de la toute fraîche République de l’Autriche allemande et des tribulations hongroises. Pourtant, sa simple présence dérange. Ses ennemis continuent de la craindre : un geste de l’empereur pourrait suffire à rallier ses nombreux partisans. Il faut mettre la famille impériale hors d’état de nuire. Contraints, Charles et Zita quittent l’Autriche pour la Suisse.

Charles et Zita vont réagir avec toute la dignité due à leur rang à l’injuste spoliation politique, historique et économique dont ils sont les victimes.

De son exil suisse, l’empereur œuvre avec tous les moyens à sa disposition pour le non-rattachement de l’Autriche à l’Allemagne. Avec succès. Privé injustement de son trône, il se dépense sans compter et sans rancœur pour le bien de son peuple, adoptant un attitude dont peu d’hommes politiques de l’époque, et encore moins de la nôtre, peuvent se targuer.

C’est en Hongrie cependant qu’allaient se jouer les heures les plus glorieuses et tragiques de la tentative de restauration. Demeurée royaume sous autorité d’un régent du nom d’Horthy, le retour du Roi y semble envisageable malgré les difficultés posées par l’Entente et par le veto des Alliés. Briand, alors ministre français des affaires étrangères, se dit prêt à s’incliner devant la restauration du trône de Hongrie si il est mis devant le fait accompli. Le pape soutient également l’empereur dans sa volonté de récupérer ce qui est sien. Mais le régent prend goût au pouvoir, à tel point que lorsque Charles vient, seul et par voies détournées, le rencontrer dans ce qui fût son palais de Budapest, Horthy marchande avec lui sa future position dans le royaume restauré, avant de le laisser repartir sur de vagues promesses. L’empereur parti, le Régent renforce et cadenasse encore plus sa position, bien décidé à ne pas lui restituer son dû.

Convaincu d’être responsable devant Dieu du seul pays dans lequel il ait jamais été sacré roi, Charles tentera une dernière fois de reconquérir son trône, assisté cette fois dans sa tâche d’une armée forte de quatre mille hommes, rejointe dans chaque village qu’elle traverse par des volontaires venus grossir ses rangs. Le peuple est resté royaliste : Horthy n’a pour lui que quelques traîtres bien en place dans l’armée de Charles et trois cent étudiants armés à la va-vite. Plus fin que Charles dans l’art de la dissuasion et du louvoiement, Horthy parviendra à semer le trouble dans l’esprit de l’empereur, dont le souci demeure d’éviter les pertes en vies humaines. Il eût suffit d’un ordre d’assaut généralisé de sa part pour que Budapest fût prise en quelques heures. Les escarmouches et attaques de nuit malgré le cessez-le-feu, orchestrées par le régent, auront raison de sa détermination.

Il eût suffit d’un ordre d’assaut généralisé de sa part pour que Budapest fût prise en quelques heures.

La communauté internationale ne veut pas prendre le risque d’une troisième tentative de restauration. La famille impériale est condamnée à l’exil sur l’île de Madère. C’est là, dans le dénuement le plus extrême d’une maison insalubre et humide, que Charles va contracter une pneumonie qui lui sera fatale, faute de soins médicaux prodigués à temps. Après trois semaines d’agonie, l’empereur décède entouré des siens en murmurant : ‘Bon Sauveur, protégez nos enfants chéris {…} Protégez leurs corps et leurs âmes et laissez-les plutôt mourir que de commettre un péché mortel. {…} Mon Jésus, quand tu veux. Jésus’. Nous sommes en 1922. Zita, trente ans, mère de sept enfants et enceinte du huitième, veuve désargentée de l’empereur d’Autriche, porte désormais seule la responsabilité de la continuité de la maison des Habsbourg.

Il faudrait de trop nombreuses lignes pour décrire comme il se doit les soixante-sept années qui suivirent. Soixante-sept années de veuvage pendant lesquelles Zita fût toujours habillée de noir. Soixante-sept années de dévouement à ses enfants, sa famille, son pays. Soixante-sept années de fidélité à la mémoire de son époux, de foi intense et concrète, (avec son oblature au couvent Sainte-Cécile des Bénédictines de Solesmes). Si son Charles est déjà bienheureux, le procès de béatification de Zita est lui aussi ouvert.

Sept années avant sa mort, Zita connût une grande joie : elle pût revenir dans sa partie, sur ses terres d’impératrice et de reine. Le 13 novembre 1982, plus de vingt mille personnes se pressaient autour de la cathédrale de Vienne pour apercevoir une impératrice de 88 ans, bannie de son pays depuis 1919. Comme son mari 67 ans avant elle, Zita s’en est allée entourée des siens et des sacrements. Au crépuscule de son existence, l’impératrice est âgée de 95 ans. Dernière incarnation de l’époque des grands empires et de la grandeur des empires, elle laisse au monde le témoignage éclatant de la noblesse des Habsbourg, de leur foi exemplaire et de leur dévouement hors normes pour le bien commun.

Dernière incarnation de l’époque des grands empires et de la grandeur des empires, elle laisse au monde le témoignage éclatant de la noblesse des Habsbourg.

Charles et Zita n’auront pas connu une fin glorieuse selon les critères de ce monde. Bien mieux que cela, leur fin fût impériale, exprimant dans sa révérence ce que l’empire et la royauté contiennent de plus hautement spirituel.

Gott erhalte, Gott beschütze
Unsern Kaiser, unser Land !
Mächtig durch des Glaubens
Stütze, Führt er uns mit weiser Hand !
Lässt uns seiner Väter Krone
Schirmen wider jeden Feind !

Innig bleibt mit Habsburgs Throne
Österreichs Geschick vereint !

Damien Thomas

Retrouvez les parties 1 et 2 du dossier de Cyrano.net

Culture #Doctrine / Formation

Charles et Zita, une fin impériale

‘Depuis mon arrivée au trône, je me suis efforcé sans cesse de faire échapper mes peuples aux horreurs de la guerre, à la déclaration de laquelle je ne porte aucune responsabilité. {…} Toujours rempli, avant comme après, d’un amour immuable pour mes peuples, je ne veux pas que ma personne soit un obstacle à leur libre développement. {…} Je renonce à la part qui me revient dans la conduite des affaires de l’État. Le bonheur de mes peuples a toujours été l’objet de mes souhaits les plus ardents. Seule la paix intérieure peut guérir les blessures de cette guerre.’

Telle est la dernière déclaration du Bienheureux Charles de Habsbourg, en tant qu’empereur d’Autriche-Hongrie. Datée du … 11 novembre 1918, elle met fin à son autorité politique, signe l’arrêt de mort d’une dynastie sept fois centenaire. L’empereur l’a paraphée au crayon, sous la pression fébrile des lâches ministres de paille qui l’entourent, intéressés par leur seule survie politique. Ceux-ci ont largement surestimé l’ampleur de l’insurrection populaire, coupablement minimisé les forces vives favorables au maintient de la double monarchie.

Toujours empereur et impératrice, puisque n’ayant au sens strict du terme pas abdiqué, Charles et Zita vont réagir avec toute la dignité due à leur rang à l’injuste spoliation politique, historique et économique dont ils sont les victimes. Réfugiée au château d’Eckartsau, à une heure de Vienne, la famille impériale se tient à distance du jeu politique de la toute fraîche République de l’Autriche allemande et des tribulations hongroises. Pourtant, sa simple présence dérange. Ses ennemis continuent de la craindre : un geste de l’empereur pourrait suffire à rallier ses nombreux partisans. Il faut mettre la famille impériale hors d’état de nuire. Contraints, Charles et Zita quittent l’Autriche pour la Suisse.

Charles et Zita vont réagir avec toute la dignité due à leur rang à l’injuste spoliation politique, historique et économique dont ils sont les victimes.

De son exil suisse, l’empereur œuvre avec tous les moyens à sa disposition pour le non-rattachement de l’Autriche à l’Allemagne. Avec succès. Privé injustement de son trône, il se dépense sans compter et sans rancœur pour le bien de son peuple, adoptant un attitude dont peu d’hommes politiques de l’époque, et encore moins de la nôtre, peuvent se targuer.

C’est en Hongrie cependant qu’allaient se jouer les heures les plus glorieuses et tragiques de la tentative de restauration. Demeurée royaume sous autorité d’un régent du nom d’Horthy, le retour du Roi y semble envisageable malgré les difficultés posées par l’Entente et par le veto des Alliés. Briand, alors ministre français des affaires étrangères, se dit prêt à s’incliner devant la restauration du trône de Hongrie si il est mis devant le fait accompli. Le pape soutient également l’empereur dans sa volonté de récupérer ce qui est sien. Mais le régent prend goût au pouvoir, à tel point que lorsque Charles vient, seul et par voies détournées, le rencontrer dans ce qui fût son palais de Budapest, Horthy marchande avec lui sa future position dans le royaume restauré, avant de le laisser repartir sur de vagues promesses. L’empereur parti, le Régent renforce et cadenasse encore plus sa position, bien décidé à ne pas lui restituer son dû.

Convaincu d’être responsable devant Dieu du seul pays dans lequel il ait jamais été sacré roi, Charles tentera une dernière fois de reconquérir son trône, assisté cette fois dans sa tâche d’une armée forte de quatre mille hommes, rejointe dans chaque village qu’elle traverse par des volontaires venus grossir ses rangs. Le peuple est resté royaliste : Horthy n’a pour lui que quelques traîtres bien en place dans l’armée de Charles et trois cent étudiants armés à la va-vite. Plus fin que Charles dans l’art de la dissuasion et du louvoiement, Horthy parviendra à semer le trouble dans l’esprit de l’empereur, dont le souci demeure d’éviter les pertes en vies humaines. Il eût suffit d’un ordre d’assaut généralisé de sa part pour que Budapest fût prise en quelques heures. Les escarmouches et attaques de nuit malgré le cessez-le-feu, orchestrées par le régent, auront raison de sa détermination.

Il eût suffit d’un ordre d’assaut généralisé de sa part pour que Budapest fût prise en quelques heures.

La communauté internationale ne veut pas prendre le risque d’une troisième tentative de restauration. La famille impériale est condamnée à l’exil sur l’île de Madère. C’est là, dans le dénuement le plus extrême d’une maison insalubre et humide, que Charles va contracter une pneumonie qui lui sera fatale, faute de soins médicaux prodigués à temps. Après trois semaines d’agonie, l’empereur décède entouré des siens en murmurant : ‘Bon Sauveur, protégez nos enfants chéris {…} Protégez leurs corps et leurs âmes et laissez-les plutôt mourir que de commettre un péché mortel. {…} Mon Jésus, quand tu veux. Jésus’. Nous sommes en 1922. Zita, trente ans, mère de sept enfants et enceinte du huitième, veuve désargentée de l’empereur d’Autriche, porte désormais seule la responsabilité de la continuité de la maison des Habsbourg.

Il faudrait de trop nombreuses lignes pour décrire comme il se doit les soixante-sept années qui suivirent. Soixante-sept années de veuvage pendant lesquelles Zita fût toujours habillée de noir. Soixante-sept années de dévouement à ses enfants, sa famille, son pays. Soixante-sept années de fidélité à la mémoire de son époux, de foi intense et concrète, (avec son oblature au couvent Sainte-Cécile des Bénédictines de Solesmes). Si son Charles est déjà bienheureux, le procès de béatification de Zita est lui aussi ouvert.

Sept années avant sa mort, Zita connût une grande joie : elle pût revenir dans sa partie, sur ses terres d’impératrice et de reine. Le 13 novembre 1982, plus de vingt mille personnes se pressaient autour de la cathédrale de Vienne pour apercevoir une impératrice de 88 ans, bannie de son pays depuis 1919. Comme son mari 67 ans avant elle, Zita s’en est allée entourée des siens et des sacrements. Au crépuscule de son existence, l’impératrice est âgée de 95 ans. Dernière incarnation de l’époque des grands empires et de la grandeur des empires, elle laisse au monde le témoignage éclatant de la noblesse des Habsbourg, de leur foi exemplaire et de leur dévouement hors normes pour le bien commun.

Dernière incarnation de l’époque des grands empires et de la grandeur des empires, elle laisse au monde le témoignage éclatant de la noblesse des Habsbourg.

Charles et Zita n’auront pas connu une fin glorieuse selon les critères de ce monde. Bien mieux que cela, leur fin fût impériale, exprimant dans sa révérence ce que l’empire et la royauté contiennent de plus hautement spirituel.

Gott erhalte, Gott beschütze
Unsern Kaiser, unser Land !
Mächtig durch des Glaubens
Stütze, Führt er uns mit weiser Hand !
Lässt uns seiner Väter Krone
Schirmen wider jeden Feind !

Innig bleibt mit Habsburgs Throne
Österreichs Geschick vereint !

Damien Thomas

Retrouvez les parties 1 et 2 du dossier de Cyrano.net

Europe non francophone #NLQ

En Autriche, l’augmentation de la pauvreté inquiète l’Église

En Autriche, l’augmentation de la pauvreté inquiète l’Église catholique qui appelle le gouvernement du chancelier Sebastian Kurz à ne pas réduire les fonds pour l’assistance et l’inclusion sociale.

L’évêque d’Innsbruck, Mgr Hermann Gletter, est intervenu dans le débat, faisant part de ses préoccupations  à l’exécutif autrichien : « Ce ne sont ni les réfugiés ni les bénéficiaires des politiques sociales qui ont rendu la situation sociale du pays inacceptable », a rapporté l’agence italienne d’information religieuse Sir, le 4 janvier 2018.

Refus d’éroder un système social largement fonctionnel

Mgr Gletter espère ainsi que le gouvernement s’engagera à respecter les nécessiteux.  Dans une interview publiée le 3 janvier dans le « Kleine Zeitung », journal des régions autrichiennes de Styrie et du Tyrol, le directeur de Caritas de Styrie, Herbert Beiglböck, a mis en garde l’exécutif contre l’érosion d’un système social largement fonctionnel : « On craint que de plus en plus de gens ne puissent pas bien vivre, ils n’auront rien à manger et souffriront du froid. Le programme gouvernemental est également un programme de travail pour Caritas », a-t-il déclaré au « Kleine Zeitung ».

Prendre ses responsabilités vis-à-vis des personnes marginalisées

Le directeur de Caritas a évoqué les plans de politique sociale du nouveau gouvernement, invitant les ministres « à prendre leurs responsabilités en particulier pour les personnes marginalisées ». Il qualifie l’hypothèse de réduction du revenu minimum pour les réfugiés reconnus, arrêtée à 500 euros, d’ « insuffisante pour mener une vie raisonnable en Autriche »,soulignant que la prime familiale « ne se mesurait pas aux besoins réels des familles », celle-ci excluant certains groupes sociaux comme les mères célibataires.

Le très jeune conservateur Sebastian Kurz est devenu chancelier le 18 décembre 2017, à l’âge de 31 ans, après être parvenu à former un gouvernement de coalition avec le parti d’extrême-droite FPÖ.

 

Source Radio Vatican

Brèves #NLH

Laïcité : l’Autriche bannit le niqab mais maintient les crucifix dans les tribunaux

Les crucifix resteront bien visibles dans les salles des tribunaux et des cours d’Autriche, alors qu’au nom de la laïcité, le gouvernement met en place une politique de neutralité de l’habillement et des symboles pour les représentants de l’Etat dans l’espace public. En revanche, le voile islamique intégral, le niqab, sera interdit, notamment dans les espaces accueillant du public comme les salles de justice et les écoles.

 

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Brèves

Une femme agressée par un migrant afghan en Autriche parce qu’elle lisait la Bible

C’est une information du Kronen Zeitung cité par Breitbart. L’attaque a eu lieu à Timelkamp, et faisait suite à « l’irritation » d’un jeune Afghan de 22 ans devant une femme de 50 ans qu’un groupe de migrants chrétiens avait invitée à faire cette lecture.

 

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Europe non francophone

Le card. Schönborn félicite le président-élu Van der Bellen

« Le nouveau président élu devra être le dirigeant de tous les Autrichiens et rassembler le pays », a déclaré le cardinal Christophe Schönborn (photo), archevêque de Vienne qui a félicité le nouveau président du pays. Le président de la Conférence épiscopale autrichienne a souhaité qu’Alexander Van der Bellen bénéficie de « la bénédiction de Dieu » dans la direction du pays. Dans une interview à l’agence de presse catholique autrichienne Kathpress, le prélat a également espéré que le nouveau président écologiste fasse preuve d’une « bonne vision de la tâche à accomplir pour l’Autriche, dans le monde et en Europe ».

Le cardinal Schönborn a rappelé un discours d’Alexander Van der Bellen, le 23 mai dernier qui l’avait impressionné. Le nouvel homme fort autrichien avait parlé, dans une allusion à la division politique du pays, des « deux moitiés qui font l’Autriche ». Il avait souligné que ces deux moitiés étaient d’importance égale et souhaité qu’ensemble elles construisent « une belle Autriche ». L’archevêque de Vienne a espéré que le nouvel élu « continuera à s’engager dans cet esprit de service à la communauté ».

 

 Le cardinal s’est aussi réjoui de la forte participation :  « un signe de la stabilité et de la maturité de la démocratie dans notre pays ».

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