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Projet de loi Bioéthique : le Sénat adopte le texte à une faible majorité

Le mardi 4 février 2020, le Sénat a adopté par 153 voix contre 143 le projet de loi bioéthique. Ce texte ouvre notamment la voie à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes malgré un dispositif ambigu. En revanche, il exclut le remboursement de la PMA pour toutes ou la double filiation maternelle des enfants nés de PMA pour toutes ou de GPA. De même, il a  rejeté l’autorisation d’auto-conservation de gamètes sans raison médicale ou refusé la création d’embryons transgéniques ainsi que la limitation de l’interdiction de création d’embryons chimériques ; l’article 17 permettant donc cette création d’embryons transgéniques et cette dérogation limitée à l’interdiction des embryons chimériques a ainsi été supprimé par 170 voix contre 121. Le texte ne satisfera personne et sera probablement remanié à l’Assemblée nationale.

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États-Unis : marche pour la vie en présence du président Donald Trump

Conformément à ce qu’il avait annoncé, le président des États-Unis a participé à la marche pour la vie qui a eu lieu à Washington ce vendredi 24 janvier 2020. Il a eu l’occasion de s’exprimer pour déclarer notamment que “chaque enfant est un précieux don de de Dieu”.

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États-Unis : Donald Trump participera à la marche pour la vie

Donald Trump participera à la marche pour la vie prévue le vendredi 24 janvier 2020 à Washington. Il s’est ainsi exprimé dans un tweet d’encouragement :

Le tweet de la marche pour la vie américaine :

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Censure de la part de la mairie de Paris ? Alliance Vita obtient gain de cause de la part de la justice

La polémique a notamment eu lieu sur les réseaux sociaux. À la suite d’une campagne d’affichage d’Alliance Vita, appelant à « respecter la maternité », « la paternité » et « la vie », certains ont vu une mise en cause de certaines pratiques comme l’avortement ou la PMA pour toutes, qui romprait avec la neutralité qui devrait convenir aux lieux publics comme les gares SNCF. Anne Hidalgo, maire de Paris, avait même demandé par tweet interposé le retrait de ces affiches, se considérant « profondément choquée et indignée par cette campagne anti-IVG et anti-PMA à la Gare du Nord et dans plusieurs autres lieux de la capitale. Je demande à @ExterionMediaFR et #Mediatransports que ces affiches soient retirées immédiatement. »

À la suite de cette injonction, le GIE Mediatransport et les SNC MediaGare et MediaRail, qui gèrent la location d’espaces publicitaires dans les gares SNCF, avaient dû retirer les affiches litigieuses qui, en l’espèce, étaient les suivantes :

Mais Alliance Vita a saisi le juge des référés. Dans une décision rendue le samedi 4 janvier dernier, le tribunal judiciaire de Paris a demandé la reprise immédiate de l’affichage de la campagne de communication d’Alliance Vita sous peine d’astreinte financière en cas de non-exécution de la décision. Cette décision affirme notamment qu’« il convient de faire droit à la demande de l’association Alliance Vita (…) de reprendre l’exécution du contrat (…) en replaçant les affiches (…) sur les espaces publicitaires loués (…) ». Autrement dit, si ces organismes ne remettent pas les affiches retirées, ils devront payer une compensation financière par jour de non-exécution.

C’est donc une victoire pour Alliance Vita, même si la décision du juge des référés peut faire l’objet d’un appel dans des délais extrêmement brefs. Affaire à suivre.

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Le Sénat revient sur l’allongement du délai pour avorter

À la suite des polémiques sur l’adoption cavalière d’un amendement de Laurence Rossignol (PS) rendant possible l’interruption de grossesse jusqu’à la 14ème semaine, le Sénat a demandé une nouvelle délibération sur ce dispositif le mardi 11 juin 2019. Les sénateurs sont donc revenus sur l’extension controversée de ce délai par 205 voix contre 102 et 41 abstentions. Pour information, l’allongement du délai permettant l’avortement avait été adopté le vendredi 7 juin avec seulement 22 sénateurs présents par 12 voix contre 10.

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Avortement seulement 22 sénateurs présents pour un vote assis debout !

Les commentaires des Père Burgun et Nadler se passent de commentaires, ils sont suffisamment clairs !

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USA – Pas d’eucharistie pour deux élus catholiques soutenant l’avortement

Chicago, 6 juin 2019 (AFP) – Deux parlementaires ayant soutenu une loi
facilitant l’avortement dans l’Illinois sont privés d’eucharistie jusqu’à ce
qu’ils “se soient véritablement repentis de leurs graves péchés”, ont annoncé
jeudi les autorités catholiques de cet Etat du nord des Etats-Unis.
Michael Madigan et John Cullerton, respectivement président de la Chambre
des représentants et du Sénat de l’Illinois, “ont obstinément persisté à
promouvoir le crime abominable et le grave péché de l’avortement”, affirme
dans un décret daté du 2 juin l’évêque Thomas Paprocki, qui dirige le diocèse
de Springfield, dans le centre de l’Etat.
Le décret stipule également que les parlementaires catholiques ayant
“coopéré dans le mal (…) en votant pour toute législation qui promeut
l’avortement, ne doivent pas se présenter pour recevoir la communion sans
s’être d’abord rapprochés du Christ et de l’Eglise”.
L’eucharistie, ou communion, est un rite essentiel de la foi catholique où
le fidèle reçoit l’hostie, symbole du sacrifice de Jesus-Christ.
Les deux élus démocrates ont soutenu et facilité le passage de deux lois,
en 2017 et 2019, favorisant l’accès à l’avortement.
La loi la plus récente, adoptée fin mai au Sénat, stipule notamment que
l’avortement est un droit fondamental pour les femmes et qu'”un ovule
fertilisé, un embryon ou un foetus n’a pas de droits indépendants”.
Le texte a été voté alors que plusieurs Etats conservateurs américains ont
au contraire adopté récemment des lois très restrictives sur les interruptions
volontaires de grossesse (IVG).
La loi doit encore être promulguée par le gouverneur de l’Illinois pour
entrer en vigueur.
Le décret religieux ne devrait toutefois pas empêcher de communier les deux
élus basés à Chicago, au nord-est de l’Etat.
L’évêque de Springfield a pris le même type de décret contre le sénateur
démocrate Dick Durbin, qui avait empêché le passage au Congrès américain d’une
loi restrictive sur l’avortement en 2018. Le prélat avait expliqué à l’époque
suivre les décisions prises depuis 2004 par ses prédécesseurs à l’encontre du
sénateur pour ses position en faveur de l’IVG.
En 2004, lors de la campagne présidentielle, des évêques catholiques
avaient affirmé qu’ils auraient refusé de donner l’eucharistie au candidat
catholique démocrate John Kerry parce qu’il soutenait l’avortement.
Et en 2006, la conférence des évêques américains avait rappelé qu’un texte
de “préparation à recevoir la communion” citait l’avortement dans la liste des
“pensées ou actions qui sont de graves violations de la loi de Dieu”.

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« La vie humaine est sacrée et inviolable », rappelle le Pape François

Ce samedi matin, le Pape a reçu les participants au congrès international “Yes to life ! Prendre soin du don précieux de la vie dans la fragilité”, qui s’achève ce 25 mai après deux jours de travaux. Le Saint-Père a redit la valeur inestimable du don de la vie, dont les progrès médicaux facilitent la protection dès la conception. François a également exprimé la ferme opposition de l’Église à l’avortement.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Initiative du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie et de la fondation italienne à but non-lucratif “Il Cuore in una Goccia” (“le cœur dans une goutte”), ce congrès a rassemblé environ 300 participants, que le Pape a rencontrés dans la salle Clémentine ce 25 mai.

Dans son discours, le Pape a d’abord soutenu qu’« aucun être humain ne peut être incompatible avec la vie, jamais, ni en raison de son âge, ni de ses conditions de santé, ni pour la qualité de son existence ». « Chaque enfant qui s’annonce dans le sein d’une femme est un don, a-t-il poursuivi, et cet enfant a besoin d’être accueilli, aimé et soigné. Toujours ! »

Face au dépistage de la maladie, craintes et espoirs
Après avoir souligné la profondeur du lien qui unit la mère et son bébé dès la grossesse, le Pape a reconnu les inquiétudes que soulève le diagnostic de malformations et pathologies. « Le sentiment de solitude, d’impuissance, et la peur de la souffrance de l’enfant et de la famille entière émergent comme un cri silencieux, un appel à l’aide dans l’obscurité d’une maladie, dont personne ne sait prédire l’issue certaine », a-t-il estimé.

Malgré tout, « il y a une chose que la médecine sait bien : les enfants, dès le sein maternel, s’ils présentent des conditions pathologiques, sont de petits patients ». Et le Saint-Père de mettre en avant plusieurs thérapies médicales, aux « résultats surprenants en termes cliniques et d’assistance », et qui « fournissent un soutien essentiel aux familles qui accueillent la naissance d’un enfant malade ».

Les devoirs des médecins
D’après François, il est important de « diffuser une approche scientifique et pastorale d’accompagnement compétent ». Les médecins sont les premiers concernés. Il doivent toujours avoir présent à l’esprit « non seulement l’objectif de la guérison, mais la valeur sacrée de la vie humaine, dont la protection reste la fin ultime de la pratique médicale ». Comme l’a affirmé le Souverain Pontife, la « profession médicale est une mission, une vocation à la vie », et ceux qui l’accomplissent devraient faire preuve des qualités suivantes : être « capables d’entrer en relation, de prendre en charge les vies des autres, proactifs face à la douleur, capables de tranquilliser, de s’engager à toujours trouver des solutions respectueuses de la dignité de toute vie humaine ».

Parfois, malgré les efforts du corps médical, les soins apportés pendant la grossesse se révèlent insuffisants. Dans le cas des enfants mort-nés ou morts peu de temps après l’accouchement, « le soin pourrait sembler une utilisation inutile de ressources  et une souffrance supplémentaire pour les parents ». Mais la « signification authentique de cette effort, voué à porter à son achèvement l’amour d’une famille », ne doit pas être dénié. Soigner ces enfants aide « les parents à élaborer leur deuil et à le concevoir non comme une perte, mais comme une étape sur un chemin parcouru ensemble ». « Tant de fois, a ajouté le Pape, ce peu d’heures pendant lesquelles la maman peut bercer son enfant, laissent une trace dans le cœur de cette femme, qui ne l’oublie jamais ».

Non à l’avortement, oui à l’accompagnement
Le Pape a enfin déploré que « la crainte et l’hostilité face au handicap conduisent souvent au choix de l’avortement, en le constituant comme une pratique de “prévention” ». L’enseignement de l’Église sur ce point « est clair », a insisté François, « la vie humaine est sacrée et inviolable et l’utilisation du diagnostic prénatal à des fins sélectives doit être dissuadé avec force, car il est l’expression d’une mentalité eugénique inhumaine, qui retire aux familles la possibilités d’accueillir, d’embrasser et d’aimer leurs enfants plus faibles ».

À ceux qui disent aux catholiques que leur refus de l’avortement « est le problème de [leur] foi », le Saint-Père réplique que c’est plutôt « un problème pré-religieux, (…) un problème humain ». Improvisant son discours, François a formulé deux questions en guise d’arguments. « Est-il licite d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? », et « est-il licite de louer un tueur à gages pour résoudre un problème ? ». « N’allons pas sur le terrain religieux pour une chose qui concerne l’humain », a-t-il ensuite demandé, avant d’exhorter à ne « jamais, jamais éliminer une vie humaine ni louer un tueur à gages pour résoudre un problème ».

« L’avortement n’est jamais la réponse que cherchent les femmes et les familles », a-t-il poursuivi avec force, ce sont plutôt « la peur de la maladie et la solitude qui font hésiter les parents ». Face à cela, sans renier les difficultés « d’ordre pratique, humain et spirituel », le Pape préconise des « actions pastorales plus incisives », afin de « soutenir ceux qui accueillent des enfants malades ». En pratique, a conclu le Souverain Pontife, il est nécessaire de « créer des espaces, des lieux et des “réseaux d’amour” auxquels les couples puissent s’adresser, et aussi dédier du temps à l’accompagnement de ces familles ».

 

Source Vatican News

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USA : la Géorgie est le quatrième état à adopter la “Heartbeat bill”

Un nouvel état américain a adopté la Heartbeat bill, loi qui interdit tout avortement dès lors qu’il devient possible détecter les battements du cœur du fœtus, soit environ six semaines de grossesse. La loi sera effective à partir de janvier 2020 (cf. Avortement : la « loi du battement de cœur » votée en Géorgie).

 

Brian Kemp, le gouverneur de Géorgie, a signé la loi « pour s’assurer que tous les Géorgiens ont la possibilité de vivre, grandir, apprendre et prospérer », ajoutant que « la Géorgie est un État qui valorise la vie » et qu’il doit donc défendre « ceux qui sont incapables de parler pour eux-mêmes ».

 

La loi sera probablement contestée devant les tribunaux par ses opposants, comme dans les autres états avant la Géorgie -Mississippi, Kentucky et Ohio- « mais notre travail est de faire ce qui est juste, pas ce qui est facile. Nous ne reculerons pas. Nous continuerons toujours à nous battre pour la vie » a répondu le gouverneur.

 

Pour aller plus loin :

Heartbeat bill : le Kentucky vote à son tour la loi

 

Source Genethique.org

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Corée du Sud – Il est inconstitutionnel d’interdire l’avortement. Les évêques rappellent que c’est un péché

Les Evêques de Corée du Sud expriment leur « profond regret » suite à la décision de la Cour constitutionnelle qui a déclaré illégitime l’interdiction de l’avortement contenue dans une loi de 1953 encore en vigueur. Dans une décision historique rendue hier, 11 avril, la Cour a établi que l’interdiction d’avorter en vigueur dans le pays est inconstitutionnelle. Selon les normes en vigueur, les femmes ayant avorté peuvent faire l’objet d’amendes et de peines de prison, à l’exception des avortements pratiqués après viol, inceste ou présentant des dangers pour leur santé. La Cour a établi que la loi devra être révisée d’ici la fin 2020.
« La décision de la Cour constitutionnelle nie le droit fondamental du fœtus à vivre, alors Evêques de Corée qu’il s’agit d’une créature n’ayant pas la capacité de se défendre » affirme un communiqué des Evêques de Corée parvenu à Fides et signé par le Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Igino Kim Hee-jung. « En outre la responsabilité d’une grossesse non voulue est assignée aux seules femmes exemptant injustement les hommes » relève le texte.
« L’avortement est un péché comme l’est le fait de tuer pour tout motif une vie innocente dans le sein maternel. Tel est l’enseignement de l’Eglise qui ne peut jamais justifier une telle pratique » rappelle le communiqué.
Les Evêques remarquent que « l’Eglise en République de Corée continuera à offrir soutien et assistance aux femmes et aux hommes qui, dans les difficultés ou la souffrance, se trouvent à devoir vaincre la tentation de l’avortement en disant oui à la naissance d’une vie ». En outre, le texte affirme que « les portes de l’Eglise demeurent ouvertes aux femmes qui souffrent de blessures émotives, spirituelles et physiques et ont besoin de réconciliation et de guérison à cause de l’avortement ».
Les Evêques confirment que l’Eglise fera tout son possible pour « soutenir et promouvoir la vie », rappelant que « protéger la vie du moment de sa conception à la mort naturelle est de la responsabilité de tous les membres de notre société ». L’Eglise en Corée exhorte enfin « vivement le pouvoir législatif et l’exécutif à introduire des lois et des institutions qui encouragent les femmes et les hommes en des circonstances difficiles à choisir la vie plutôt que la mort ».
A Séoul, deux manifestations différentes ont eu lieu après la décision de la Cour, l’une de citoyens contraires à l’interdiction de l’avortement, favorable à la décision de la Cour et l’autre de personnes favorables au maintien du statu quo et donc de l’interdiction qui a suscité au cours de ces dernières année un vif débat au sein de l’opinion publique.

 

Source Agence Fides