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Ils n’ont pas choisi Valérie…

Ils se sont donnés un magistère qui leur donne ce droit de tout juger. Ils prennent plaisir à critiquer tout ce qui n’est pas dans leur ligne. Ils se gardent, en revanche, de mettre en cause ce que notre société a de contestable. Ils restent d’un conformisme déroutant et – osons le dire – bien peu prophétiques. « Ils », c’est le Canard enchaîné, qui s’est récemment « offert » Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France. Le reproche ? Avoir contribué à financer des logements pour femmes souhaitant garder leur enfant…

Si on les comprend bien, l’avortement ne serait plus un droit, mais un devoir… Dans ce cas, à quoi bon prôner le libre choix, si c’est pour défendre la solution la plus radicale ? Curieuse logique chez certains partisans de l’avortement qui, paradoxalement, en viennent à oublier la femme qui est pourtant supposée être au cœur de la décision…

Des élus en perte de vitesse, préférant porter le sujet devant les médias, ont donc mis en cause une subvention de 200 000 euros à l’association Marthe et Marie. Cette dernière accueille « des femmes enceintes dans des appartements en colocation ». C’en est trop pour les opposants ! La région Île-de-France a répliqué en affirmant qu’elle « respecte la liberté de décision de chaque femme de garder son enfant ou d’avoir recours à une IVG ». « Elles ont toutes le droit d’être soutenues quelle que soit leur décision », affirme-t-elle, mettant également en balance son soutien à des actions visant à financer « à la fois le planning familial, des centres IVG (…), mais aussi des maisons de soutien aux femmes enceintes en difficulté et aux jeunes mères avec bébés ».

Valérie Pécresse n’est certainement pas à l’abri de tout reproche. Elle entend bien défendre l’avortement comme l’a rappelé son entourage. Elle a même fait beaucoup pour certaines causes à l’égard desquelles on ne peut être que circonspect. Mais, au moins, elle comprend aussi les opinions et les combats de ses électeurs. Elle joue ainsi franc-jeu. Et, visiblement, elle ne semble pas s’être pour le moment dégonflée, défendant même l’association soutenue. Ses partisans vont même, sur les réseaux sociaux, défendre la possibilité de ne pas recourir à l’avortement.

Enfin, dans le combat pour les chrétiens d’Orient, Valérie Pécresse organise une conférence internationale de soutien, qui se tiendra le mardi 11 décembre 2018. Cette réunion a notamment le soutien de Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président de Force républicaine. Plusieurs prélats et prêtres de rit oriental y sont notamment attendus. InfoCatho reviendra plus en détail sur cet événement

 

 

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Andorre : le pape François s’implique contre l’avortement

Le pape François se serait  impliqué contre la possibilité d’une libéralisation de l’avortement en Andorre. Il aurait appelé le chef du gouvernement andorran pour dire qu’il s’opposait vivement à cette perspective. En effet, le pape aurait directement téléphoné à Antoni Martí avec un message précis : dans l’hypothèse d’une libéralisation de l’avortement, le pape demanderait l’abdication de l’évêque de la Seu d’Urgell qui est l’un des deux co-peinces d’Andorre avec le président de la République française, Emmanuel Macron. Affaire à suivre…

Source France Bleu

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25 % des médecins généralistes irlandais refuseront de pratiquer les avortements

Une consultation en ligne menée par le Collège irlandais général des praticiens[1] révèle qu’un quart des médecins irlandais ne veulent pas assurer les services liés à l’avortement et sont réticents à envoyer les femmes enceintes à un collègue.

 

Seuls 32 % des 3500 médecins généralistes interrogés sont actuellement disposés et en mesure de fournir ces services. Les 43 % restants ont déclaré ne pas pouvoir offrir de tels services pour des raisons de compétences, de ressources ou d’objection de conscience, mais acceptent d’adresser les femmes à un autre praticien.

Source : genethique.org

[1] Irish College of General Practitioners (ICGP).

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Le pape François se rend au cimetière Laurentino

Le samedi 2 novembre 2018, le pape François a effectué plusieurs gestes pour la commémoration des défunts. Outre la messe qu’il a célébrée pour les cardinaux et évêques décédés, il s’est aussi rendu au cimetière Laurentino, situé au sud de Rome. Il s’est ainsi recueilli auprès des tombes d’enfants morts in utero, décédés spontanément ou à la suite d’un avortement. En effet, le “Jardin des anges” est un lieu dédié aux sépultures d’enfants qui ne sont jamais nés. Il a célébré une messe devant la chapelle de Jésus ressuscité. Il est donc le premier pape à se rendre au cimetière Laurentino. L’aumônier du cimetière, Mgr Claudio Palma,  donné quelques explications sur le déplacement du pape : “le pape viendra en gardant présent à l’esprit qu’il y a ici ce Jardin des anges… l’unique lieu avec une place pour les foetus avortés. Il sera ici pour cette raison : souligner l’importance de la vie… parce que notre vie va au-delà de la mort”.

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“La France ne devrait-elle protéger que les femmes faisant le choix d’avorter et pas les autres ?”

« La France ne devrait-elle protéger que les femmes faisant le choix d’avorter et pas les autres ? » C’est la question que soulève Adeline le Gouvello, avocate, alors que l’émission de Cyril Hanouna du  12 octobre a suscité la polémique autour de la question « pour ou contre l’IVG » et la réaction virulente de l’ex-ministre des Familles, Laurence Rossignol ou celle de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Pour l’avocate, « les réactions de ces deux femmes d’État sont intéressantes en ce qu’elles révèlent une déconnexion non seulement de ce que dit réellement la loi mais aussi des droits des femmes ».

 

La loi Veil, après avoir rappelé que la loi « garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (art. L 2211-1 du code de la santé publique), autorise qu’il ne soit porté atteinte à ce principe « qu’en cas de nécessité et selon les conditions définies par le présent titre ». Par conséquent, l’avortement « n’est pas un droit absolu mais une exception à un principe (celui du respect de l’être humain dès le commencement de sa vie) » et « le dire ne remet pas en cause l’IVG puisque c’est la loi l’instituant qui l’énonce elle-même ». Pourtant, dans les faits, il est « des exceptions à des principes sur lesquels mieux vaudrait ne pas s’exprimer », comme en témoignent l’adoption de la loi sur le « délit d’entrave ».

 

Pourtant, Adeline Le Gouvello explique que « leur jusqu’auboutisme et leur incohérence sont justement à l’origine des remises en question et des débats qu’elles dénoncent ». Parce que si « la femme est libre d’avorter (dans les conditions légalement prévues), elle est aussi libre de ne pas avorter ». En effet, la loi elle-même dispose que « l’avortement sans le consentement de l’intéressée est un délit (5 ans d’emprisonnement, 75 000 € d’amende) ». Un droit trop souvent bafoué quand des mineures sont trainées par leurs parents vers la salle d’intervention, que « des femmes majeures subissent des pressions et du chantage, non seulement de la part du conjoint ou des proches mais aussi du corps médical (délai de réflexion non respecté du temps où il existait, pressions pour une IMG en cas de problème de santé décelé chez l’enfant) ». Elles en restent profondément traumatisées. « Elles ne sont pas contre l’avortement : elles estiment seulement qu’elles auraient dû avoir le droit effectif de ne pas avorter ». D’autres femmes, très nombreuses, sont contraintes à « un ‘pseudo’ choix, par défaut, parce que l’État n’a rien mis en œuvre pour leur permettre de faire autrement ». Adeline le Gouvello insiste : « Si l’on est vraiment pour ‘avoir le choix’, il faut offrir la possibilité de faire ce choix, ce qui n’est pas le cas ». Elle dénonce en parallèle la « traite du corps des femmes » dans la GPA.

Aussi, à force, la « défense des femmes à géométrie variable » aura pour effet de remettre en cause les droits qui semblaient acquis : lors du débat télévisé, le sondage sur twitter cumulait 20 % de réponses contre l’avortement. « En voulant faire de l’exception la règle, sans considération de la liberté de choix des femmes et de la liberté d’opinion, l’exaspération de beaucoup finit par poindre. »

 

Sources :

Politique Magazine (Octobre 2018) Via généthique.Org

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“Transfigurée” : Patricia Sandoval à Senlis (60) le 9 novembre 2018

SOIRÉE EXCEPTIONNELLE POUR TOUS LE VENDREDI 9 NOVEMBRE :

APRES L’ENFER DE LA DROGUE, DE LA RUE ET DE L’AVORTEMENT…

“Et pourtant Dieu m’a tendu la main, Dieu m’a sauvée, Dieu m’a enseignée : je suis pardonnée, je suis « fille de Roi ».”

Jeunes, Parents, Adultes : Patricia SANDOVAL vient tout droit des Etats-Unis nous partager son itinéraire spirituel spectaculaire !

Passée par les turpitudes de nos sociétés occidentales (divorce des parents, avortements, drogue, vie dans la rue…), cette jeune femme a été sauvée par Jésus.

Son témoignage bouleversant d’un Dieu qui console et qui guérit a transformé les cœurs les plus blessés et les plus désorientés.

Son livre, Transfigurée, est une ressource pour la Nouvelle Évangélisation.

Vendredi 9 novembre, 20h15, 
Salle Saint Rieul, rue du cimetière Saint Rieul à Senlis

Conférence organisée par les AFC de Senlis, La Vigne de Rachel, Alliance Vita et le Cercle St Rieul

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L’avortement à l’épreuve des démocraties européennes

Source [Boulevard Voltaire] C’est à l’initiative d’écologistes françaises et allemandes que 343 femmes européennes signent un Manifeste pour le droit à l’avortement en Europe en hommage au manifeste des « 343 salopes de 1971 » à l’origine de la loi Veil en France.

Horrifiées par les propos du pape François, qui a récemment comparé l’avortement à un « recours à un tueur à gages pour régler un problème », elles s’inquiètent. L’avenir des femmes est en danger car « les valeurs autoritaires, la montée des nationalismes et du conservatisme menacent le droit à l’autodétermination des femmes ».

Depuis que la catholique Irlande est rentrée dans le rang, on aurait pu croire que, partout où elles allaient, les Européennes avaient légalement le droit d’avorter… excepté à Malte, dans le viseur des 343 signataires, un bien petit pays pourtant. Sans surprise, Élisabeth Badinter, qui s’exprimait au micro de France Inter lundi, partage leurs inquiétudes et tire la sonnette d’alarme devant cet « étranglement progressif presque silencieux du droit à avorter ».

C’est vrai, la Pologne cherche à durcir les conditions d’accès à l’IVG et l’Italie commet l’irréparable : elle respecte un droit fondamental, celui de l’objection de conscience des médecins qui ne veulent pas procéder à des avortements. Ils sont nombreux : plus de 70 % d’entre eux font « objection » (voire 90 %, dans certaines régions). Pour les féministes, la situation est dramatique, d’autant plus que la France s’y met. Certains professionnels, comme le président des gynécologues, Bertrand de Rochambeau, sont sans complexe : « Nous, médecins, ne sommes pas là pour retirer des vies. »

Laurence Rossignol ne pouvait pas laisser monter cette révolte ; elle envisage carrément de supprimer, par un texte de loi, ce droit à l’objection de conscience des médecins, une mesure digne d’un État totalitaire !

Les « 343 signataires » somment Bruxelles de leur donner les moyens nécessaires pour exercer leurs propres libertés… quitte à passer au-dessus du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les pays comme la Hongrie, la Pologne, la Lettonie ou l’Italie, qui cherchent à limiter leurs avortements, ne le font pas contre l’intérêt des femmes mais pour le bien de tous leurs concitoyens qui les ont portés au pouvoir. Conscients de leur faible taux de natalité, ils savent que la première cause d’avortement est d’ordre économique (pour 75 % des femmes) et préfèrent aider leurs femmes à avoir des enfants plutôt que de disparaître engloutis par des flots de migrants. Pour sauvegarder leur unité, par souci de paix, pour le bien commun, rien de plus !

Choix des Italiens, des Hongrois, des Polonais et des Lettoniens.

Pas vraiment dans la lignée de madame Badinter, certes, mais choix démocratique malgré tout !

La France, patrie des droits de l’homme, elle, préfère accueillir des populations étrangères plutôt que ses huit millions de petits Français qui ont été supprimés depuis 1975.

Peu soucieuses de sauvegarder leur équilibre démographique, les 343 signataires ne pensent qu’à une chose : le droit à l’IVG, sans vouloir savoir quelles en sont les conséquences sur la santé des femmes.

Et pourtant, un rapport publié dans l’ouvrage de Grégor Puppinck, Droit et prévention de l’avortement en Europe, fait état de chiffres bien inquiétants : « 42 % des femmes qui ont avorté souffrent de dépression »« parmi elles, la moitié des femmes mineures ont des idées suicidaires »89 % des Françaises reconnaissent que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles. Pour celles qui considèrent que l’IVG n’est « ni un caprice, ni une option mais une nécessité », quel choc si elles savaient !

Ne comptons pas, non plus, sur ces 343 signataires du manifeste pour défendre les femmes des projets fous de légalisation de GPA ! Madame Élisabeth Badinter n’en a pas dit un mot.

Via Liberté politique

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Angleterre : un prématuré naît avant le délai légal d’avortement

Anita Hyams a accouché de son troisième enfant à seulement 23 semaines et cinq jours de grossesse, soit deux jours avant la fin du délai légal d’avortement au Royaume-Uni. Il ne pesait que 567 gr. Dès sa naissance, le petit William a respiré, avant d’être rapidement placé sous oxygène. Après plusieurs mois en unité de soins intensifs, William est rentré chez lui avec ses parents. C’est aujourd’hui un petit garçon de seize mois en bonne santé.

 

« J’étais enceinte de seulement 23 semaines quand j’ai commencé à accoucher, et je savais que l’on peut pratiquer des avortements jusqu’à 24 semaines »Elle raconte qu’en découvrant son petit garçon, « c’était comme regarder un petit miracle. Il était complètement formé(…) Tous ses doigts et ses orteils étaient là, il ressemblait à la version miniature d’un bébé (…), il était si petit, justede la taille de [sa] main ». Et pourtant « les gens avortent jusqu’à 24 semaines, et regardez William, un bébé bien vivant, donnant des coups de pieds et complètement formé ».

 

Pour la maman, « suite à cette expérience, je pense que la limite pour l’avortement devrait être plus tôt, ou au moins abaissée » à 22 semaines.

Source : genethique.org

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L’édito – L’Eglise, inaudible ou discréditée ?

Alors que le monde moderne promu par une certaine intelligentsia semble jouer le tout pour le tout, l’Eglise craque de toutes parts, engluée dans mille affaires et divisions. Est-ce un simple hasard du calendrier ? Possible. Mais, à y regarder de plus près, les réformes anthropologiques et structurelles prônée par une idéologie post-humaniste aux moyens financiers sans précédents, ne trouvent aucune autre opposition sérieuse que l’Eglise catholique hiérarchique et une part non négligeable des fidèles catholiques. Pourtant, petit à petit, le formatage ambiant a rendu le discours le plus naturel qui soit sur la vie et sur l’Homme, inaudible au point que l’Homme est devenu l’ennemi de l’Homme. La réalité de ce qu’est l’Homme s’est peu à peu muée en épouvantail pour l’Homme lui-même, terrifié par ses propres limites, obsédé par l’illusion de liberté que lui donne la destruction de lui-même. Il n’est pas jusqu’à un nombre inquiétant de catholiques à voir en l’Homme réel la bête à abattre, peu soucieux du plan et de la volonté de Dieu en la matière. Mais il se trouve que, ces derniers temps, la hiérarchie ecclésiastique a retrouvé un discours clair et le pape n’est plus le seul à prêcher dans le désert du haut de sa cathèdre, à peine relayé par quelques disciples regardés comme des bêtes fauves à fuir. L’Eglise catholique est devenue le dernier rempart contre l’autodestruction anthropologique de l’Homme. Et elle se réveille. Le pape est cinglant dans ses propos, l’archevêque de Paris entre en guerre contre la dictature des consciences et les manifestations repointent leur nez. Finalement, comme pour le mariage pour tous, faire passer ces lois humanicides ne sera pas aussi simple que prévu. Et hop, d’un coup surgit tout le pu d’une Eglise depuis longtemps gangrénée. Facile discrédit sur l’institution et par ricochet sur le discours. Mais avant d’être discrédité, le message de l’Eglise est inaudible pour cette génération. Car pour qui cherche sans peur la vérité, que le porteur du message soit corrompu, n’affecte pas la vérité du message lui-même. En réalité, bien de nos contemporains sont aussi assez contents de trouver un faux-fuyant pour ne pas discuter, voire simplement ne pas réfléchir. Preuve s’il en est, la grande majorité des commentaires sur les réseaux sociaux concernant les grands thèmes de la vie sont ponctués dès le premier échange par « les affaires ». Celles-ci sont le nouveau désert de saint Jean-Baptiste. Au milieu de cette nouvelle forme d’hostilité, annonçons la vérité. Ce qu’ils veulent c’est rendre toujours plus inaudible la vérité. Inaudible parce que devenue inacceptable dans son contenu. Inaudible parce que discréditée et enfouie sous un amas de purin, sinon orchestré, du moins sciemment réutilisé. Cela ne change rien au tas d’immondices qui putréfie dans l’Eglise, mais cela ne change rien non plus à la Vérité que l’Eglise doit malgré tout porter au monde. Le silence serait la victoire de Satan.

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L’édito – Avortement : on ne pourra pas reprocher au pape de ne pas être clair !

Sur bien des sujets, les catholiques attendent du pape qu’il clarifie certains flous. Si ces troubles ont pu donner lieu à des dubia, des frictions et des inquiétudes, on ne peut pas dire que le Souverain Pontife pratique la langue jésuite sur les questions de la vie. Les migrants, les divorcés remariés, les réformes de la Curie ont sans doute masqué un combat majeur du pontificat sur lequel le pape François a toujours été clair et sans compromis : la vie est don qui se reçoit et doit être protégé. Toutes ses interventions sur le sujet (et elles ont été nombreuses) n’ont jamais tergiversé. Mais elles étaient peu audibles car la presse qui pensait avoir trouvé un pape de gauche, un pape des pauvres, taisait soigneusement cette partie gênante pour la construction médiatique qu’ils voulaient donner à voir au monde. Mais depuis quelques temps, l’image fabriquée s’effrite et la lune de miel s’estompe. Si la presse internationale a peu parlé de l’affaire Mac Carrick, cherchant surtout à minimiser la portée des révélations, c’est surtout parce qu’elle gênait leur propre ligne de front. En effet l’ancien cardinal avait des problèmes plus liés aux déviances de comportements homosexuels qu’à de la pédophilie. Alors, silence media, non pour protéger le pape fabriqué, mais pour éviter de gratter un peu trop dans leur propre direction. Mais la sortie sur l’aide psychiatrique aux personnes homosexuelles et les coups répétés portés contre l’avortement dépassent les bornes du supportable pour la doxa ambiante.

Enfin, haut et fort, nous entendons encore dans la suite des papes, un chat appelé un chat : avorter c’est tuer pour régler un problème personnel. L’expression tueur à gages, violente s’il en est, semble pourtant des plus appropriée. Et à redonner cette vérité au monde, au risque de « s’effondrer dans les sondages », pourrait bien ébranler l’image d’un pape cherchant la popularité des médias.

Mais que vont penser de lui ses nombreux soutiens favorables aux migrants, à la communion aux divorcés remariés et… à l’avortement ? Au fond, au-delà de la vie et du meurtre, l’avortement pose la question plus fondamentale encore du rapport de la créature au Créateur. Un rapport de dépendance inévitable contre lequel l’orgueil humain se rebiffe comme un cheval contre son mors.