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Quelle différence entre une bière d’abbaye et une bière trappiste ?

Un article proposé par Divine Box

“La voici déjà, l’eau de la rivière, dans le bâtiment voisin. Elle remplit la chaudière, et s’abandonne au feu qui cuit, pour préparer la boisson des moines ». Voilà ce que dit un texte anonyme du XIIIe siècle pour décrire l’abbaye de Clairvaux, impliquant donc la présence d’une brasserie. Car oui, la bière a longtemps été un savoir-faire maîtrisé par les moines, bénédictins puis trappistes. Cela leur permettait de boire une boisson bouillie et donc purifiée des maladies, de recevoir leurs hôtes de passages etc… Tout une affaire ! Mais aujourd’hui, où en sont les bières des moines ? Comment  authentifier leur origine ? Y a-t-il différents niveaux d’authenticité monastique ? Divine Box, le spécialiste des produits monastiques, vous dit tout en trois minutes.

La bière trappiste Rochefort 10, portant fièrement le label « Authentic Trappist Product ». Retrouvez ici la Rochefort 10.

Les « bières trappistes »

Dans le paysage des bières monastiques, les « bières trappistes » sont les seules sont l’authenticité monastique est véritable. Une bière trappiste porte obligatoirement le logo « Authentic Trappist Product », qui garantit trois choses :

  • la bière doit être brassée dans l’enceinte de l’abbaye trappiste ;
  • la production et la commercialisation des bières doivent être assurées par les moines trappistes, ou sous leur contrôle ;
  • tous les bénéfices doivent être consacrés à la subsistance des moines trappistes et à l’entretien de leur abbaye. Tout surplus doit être reversé à des oeuvres sociales ou caritatives.

Ce logo, octroyé pour 5 ans, est très contrôle par l’Association Internationale Trappiste depuis 1997 : dans le monde entier aujourd’hui, seules 12 abbayes peuvent faire figurer le logo sur leurs bière !

Les plus connues sont Chimay, Orval, Westmalle ou encore Rochefort. Cliquez ici pour retrouver l’intégralité des bières trappistes.

 

Les « bières belges d’abbayes reconnues »

Deuxième catégorie : les « bières belges d’abbayes reconnues ». Ce label, créé en 1999, tente tant bien que mal de contrôler l’utilisation abusive du mot « bière d’abbaye ». Il certifie que la brasserie :

  • a un lien avec l’abbaye dont l’existence est ou a été reconnue ;
  • reverse des royalties à l’abbaye (ou à l’institution qui la gère), notamment pour financer des oeuvres culturelles ;
  • laisse un droit de regard à l’abbaye (ou à l’institution qui la gère) sur la publicité

On ne peut que saluer la démarche de tenter de garantir l’authenticité monastique de certaines bières. Mais cependant, il faut considérer le label avec des pincettes, car il souffre malheureusement de plusieurs limites :

  • une bonne partie des « bières belges d’abbayes reconnues » sont gérées par les plus grands groupes brassicoles mondiaux. Par exemple, la Leffe appartient à AB Inbev, plus gros groupe brassicole au monde, l’Affligem est gérée par Heineken (n°3), et Grimbergen est dans le groupe Carlsberg (n°4).
  • quand elle existe, la communauté religieuse n’est réduite qu’à avoir un droit de regard sur la publicité (quand elle l’effectue véritablement…). Et quand elle n’existe pas ou plus, on est donc face à des bières d’abbayes gérées à 100 % par des laïcs.
  • il est dommage, pour ces « bières de tradition » que ce label ne certifie pas que l’abbaye ait brassée sur place par le passé…
  • par définition, le label ne se limite qu’à la Belgique, mettant donc forcément de côté les autres réalités en France, en Allemagne, au Canada etc…

 

On compte aujourd’hui 23 « bières belges d’abbayes reconnues », dont deux sont véritablement brassées au sein d’une abbaye (en état ou en ruine) : Val-Dieu et Abbaye d’Aulne. Bonne nouvelle !

 

Les autres « bières d’abbayes »

 

Et là malheureusement, de nombreuses réalités s’entremêlent ! Le véritable problème du terme « bière d’abbaye », c’est qu’il n’est pas contrôlé. N’importe qui pourrait, demain, lancer une énième bière d’abbaye, et il en aurait tous les droits ! Quand bien même l’abbaye en question n’aurait jamais brassé de bière ou, pire, n’aurait jamais existé…

On en compte une trentaine en Belgique (dont la fameuse Tripel Karmeliet), mais aussi certaines au Canada, en France, au Pays-Bas, aux Etats-Unis etc…

Heureusement quand même, on retrouve quelques rares cas de bières d’abbayes authentiques, comme la Saint-Wandrille !

Bière Saint-Wandrille : la seule bière d’abbaye véritable en France.

La bière de Saint-Wandrille : le renouveau de la véritable bière d’abbaye en France !

Depuis fin 2016, l’abbaye bénédictine Saint-Wandrille de Fontenelle, en Normandie, brasse et vend sa propre bière ! Son authenticité monastique, en plus de l’avoir été vérifiée sur place (notamment par Divine Box, mais pas que !), est garantie par le logo « Monastic » qui régit les produits monastiques dans leur ensemble.

Ce projet permet à la communauté d’abord de travailler de ses mains et ainsi de renouer avec une activité d’artisanat monastique, et ensuite de soutenir financièrement les nombreux projets de restauration des ruines de l’abbaye. A ce jour, deux bières différentes sont sorties des cuves :

  • la bière de Saint-Wandrille classique : ambrée, titrant à 6,5 % vol., aux notes de caramel, d’agrumes et d’épices. Déjà incontournable dans le paysage des produits monastiques !
  • la nouvelle bière de Saint-Wandrille : blanche, titrant à 5 % vol., aux notes d’agrumes, de fruits jaunes et d’herbe coupée. Une édition limitée pour l’été, dont les dernières bouteilles se font rares…

Si vous voulez vous régaler (avec modération), et soutenir financièrement l’abbaye de Saint-Wandrille, vous savez quoi faire ! Vous pouvez retrouver ici la bière de Saint-Wandrille.

 

Pour découvrir plus de produits issus de l’artisanat monastique et du travail des moines, rendez-vous chez Divine Box.

 

 

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Belgique : les Frères de la Charité pro-euthanasie ont été démis de leurs fonctions

En Belgique, les Frères de la Charité qui pratiquaient des euthanasies n’auront plus pour responsables les Frères Luc Lemmens et Veron Raes, jugés « désobéissants » par leur supérieur René Stockman. Ces derniers l’ont appris il y a une semaine.

 

Dans ce pays, les Frères de la Charité gèrent douze centres psychiatriques et comptent 13.000 salariés dans des institutions de soins et dans l’enseignement. En mars 2018, ceux-ci avaient approuvé un texte ouvrant l’euthanasie aux personnes qui ne sont pas en phase terminale, déclenchant un conflit avec leur hiérarchie à Rome. Les deux Frères responsables ne seront finalement pas reconduits dans leurs fonctions. Ils sont par ailleurs accusés « d’avoir détourné un million d’euros de la confrérie pour créer une fondation privée ».

Source : Genethique.org

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Belgique : dans les pas de Sainte Gertrude pour renouer avec un passé religieux

Ce week-end, Nivelles invitait pèlerins et randonneurs à mettre leurs pas dans ceux de Sainte Gertrude pour 14 kilomètres dans les campagnes de la région, histoire de renouer avec un passé religieux toujours inspirant  à l’heure actuelle.

Une fête pour tous et un rendez-vous pour l’année prochaine.

Réalisation : Jean-Louis Gios et Corinne Owen. Infos : toursaintegertrude.be

Source : cathobel.be

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“Des propos choquants” : à propos de la reconnaissance à l’état civil des foetus nés sans vie

de Jean-Jacques Durré pour cathobel.be :

La semaine dernière, la commission Justice de la Chambre a examiné le projet de loi sur le statut de « l’enfant né sans vie ». L’objectif de ce projet est d’établir la reconnaissance d’un enfant né sans vie 140 jours après la fécondation.
Dans une carte blanche publiée dans Le Soir, Henri Bartholomeeusen, président du Centre d’Action Laïque (CAL) y voit la probabilité de « conséquences néfastes sur les plans humain et scientifique qu’une telle reconnaissance pourrait avoir ». En poursuivant la lecture de sa prose, on en tombe à la renverse. Il juge que sur le plan administratif, « le projet introduit une confusion légale entre un fœtus et un enfant au prétexte de favoriser un processus de deuil ». Et il ajoute : « Chacun comprend que pour les personnes concernées, il s’agit bien d’un enfant qui aurait dû naître et dont elles subissent le deuil. Mais le ‘personnifier’ à l’état civil comme s’il était effectivement ‘né’, ‘décédé’ relève d’une fiction qui, à la supposer motivée par la seule compassion, ne sera pas forcément un apaisement. » Le président du CAL estime encore que ce projet de loi « imposera finalement à la population une vision qui est lourde de sens : un fœtus est une personne ».
Lourde de sens ? M. Bartholomeeusen, je ne peux accepter ce discours ! Pour moi, dès qu’il y a conception, il y a vie. Après quelques jours, lorsqu’une échographie est pratiquée, on entend le cœur battre. N’est-pas là un être, certes en devenir, mais vivant ? Au fil des semaines de grossesse, il se développe et chaque examen échographique le montre. Alors, oui le fœtus est bien une « personne ».
Reconnaître l’existence pour les enfants morts en cours de grossesse pose-t-il problème ? Avez-vous songé à la future maman qui a porté cette vie, malheureusement interrompue, en elle ? Pensez-vous à ce papa qui se fait une joie de la paternité et qui voit celle-ci s’anéantir ? Le débat bioéthique est complexe. Chaque cas est différent. Votre combat est motivé par la peur de voir le « droit » à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) se réduire. Un avortement est toujours une douleur. Mais si vous prônez le « droit à la mort », j’estime que le droit à la vie est fondamental. Sinon notre société court à sa perte. Soutenir que le fœtus n’est pas un être vivant, c’est le considérer comme une chose ou pire, comme un déchet. C’est choquant, voire odieux.

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Belgique : 45 % de chrétiens, 34 % d’athées et 10 % de musulmans dans la province de Liège

Un sondage réalisé par Butterfly Research à l’initiative de RCF Liège sur la situation politique dans la province donne des résultats fort instructifs dont ceux qui concernent les appartenances religieuses : 

45 % de chrétiens, 34 % d’athées et 10 % de musulmans en Province de Liège.

Remarque : d’un point de vue méthodologique, il convient de relever que la question « quelle est votre religion actuelle » était précédée de la question « quelle est la religion de vos parents ». 62 % ont des parents catholiques et le fait de poser cette première question semble créer un biais dans la réponse à la seconde question sur la religion actuelle, pour laquelle 38 % se déclarent alors eux-mêmes catholiques et beaucoup d’autres athées ou agnostiques. En effet, dans une enquête d’audience RCF réalisée en 2017 auprès de 1.500 liégeois, la question sur la religion des parents n’a pas été posée et 48 % ont alors répondu qu’ils étaient catholiques. Une enquête réalisée début 2017 par ORELA-ULB-LeSOIR donnait 63 % de catholiques. Bref, prudence dans l’interprétation de ces données.

(cliquer sur les tableaux ci-dessous pour les agrandir)

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Grande dispersion des spiritualités dans l’ensemble des grands partis. En nombre d’électeurs, le vote catholique bénéficie d’abord au PS même si 78 % de l’électorat CdH est catholique tandis que le vote musulman se réparti 40 % PS, 40 % indécis et 20 % Islam.

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L’électorat de la Province de Liège est 55 % à gauche, 22 % au centre et 23 % à droite. L’électorat du PS s’estime plus à gauche que celui du PTB.

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Source : Belgicatho

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Belgique : la collégiale de Ciney rendue au culte

Ce dimanche 9 septembre était un jour important pour les fidèles de la  de  : ils retrouvaient leur église pour le . Après huit années de fermeture et plus de deux ans de travaux. Mgr Vancottem présidait cette cérémonie bien particulière.

Le culte n’était plus célébré dans la collégiale de Ciney suite à la violente tempête du 14 juillet 2010 qui avait décapité le clocher avant de le faire tomber dans la nef centrale. De longues démarches administratives et 730 jours ouvrables de travaux auront été nécessaires pour remettre en état l’édifice. Dimanche, les cloches ont enfin pu remplir leur rôle : appeler les fidèles, leur rappeler leur rendez-vous dominical avec le Seigneur. « J’ai eu les larmes aux yeux et des frissons quand j’ai entendu les cloches sonner », raconte l’abbé Pierre Renard, doyen de Ciney. « Qu’est-ce qu’elle est belle ! » s’est exclamé de son côté Mgr Vancottem, le premier pied posé dans la collégiale. « Elle est lumineuse », ajoute-t-il encore, séduit. Le président de la Fabrique d’église de Ciney, Bernard Fondaire, comme le bourgmestre de la capitale du Condroz, Jean-Marie Cheffert inviteront les uns et les autres à plonger dans leur mémoire, dans leurs souvenirs. Souvenir de ce 14 juillet 2010 où un orage violent accompagné de vents qui l’étaient encore plus a tout ravagé sur son passage. Il y a eu des arbres arrachés, des toitures envolées… La collégiale a aussi été touchée. Son emblématique clocher s’écroulait dans la nef centrale. A l’intérieur, tout était écrasé, recouvert de gravats. Débutait un véritable chemin de croix !

Les démarches administratives ont été longues et pénibles : la rénovation d’un lieu classé ne se fait pas sur un simple claquement de doigts. Les deux dernières années ont été consacrées aux travaux confiés, après appels d’offres, à des entreprises wallonnes dont plusieurs de Ciney. En mai 2017, le clocher était remis en place.

Ce dimanche 9 septembre, c’est dans une collégiale comble que Mgr Vancottem a célébré. Des fidèles qui découvraient les lieux pour la première fois. A l’intérieur, la couleur blanche a été privilégiée du sol au plafond. Plafond qui attire les regards. Il remplace l’ancien voûté. Le refaire à l’identique aurait été trop onéreux, alors c’est un plafond plat qui a été privilégié. Plat mais rainuré ce qui donne, grâce à un effet de trompe-l’œil très réussi, une allure voûtée.

Une table pas comme les autres

Les fidèles rassemblés dans la collégiale ne savaient plus où donner des yeux ! D’autant que la célébration a été riche en gestes posés. Mgr Vancottem a procédé à la bénédiction de l’eau avant d’en asperger les murs, les colonnes mais aussi les « pierres vivantes ». L’Eglise, c’est un tout.

L’autel n’avait pas été endommagé lors de l’écroulement du plafond de la nef centrale. Il était resté en place durant tout le chantier. Le clergé a néanmoins décidé de le consacrer à nouveau. Au début de la messe, c’est un autel dépouillé que chacun avait sous les yeux. L’évêque, dans son homélie : « L’autel est une table réservée au sacrifice de la croix, sacrifice du Christ qui se perpétue d’eucharistie en eucharistie « jusqu’à ce qu’IL revienne ».

Mgr Vancottem a d’abord placé dans l’autel des reliques de sainte Thérèse, mais aussi de saint Jean de la Croix. Un rappel du temps où on célébrait la messe sur le tombeau des martyrs. Pour souligner le caractère divin de l’autel, il a été encensé avant d’être recouvert, par l’évêque, de saint Chrême. Avant que les fleurs et les bougies ne soient posées dessus, deux femmes ont essuyé la pierre d’autel qui a été recouverte d’un drap blanc, comme le linceul retrouvé le matin de Pâques dans un tombeau vide.

La messe pouvait alors commencer.

Christine BOLINNE

Source : cathobel.be

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Un Rosaire pour la Foi, la Vie et la Paix en Belgique et dans le monde, le 13 octobre 2018 à travers toute la Belgique

La récitation du Rosaire aux frontières est une initiative de prière de plus en plus internationale, inaugurée en 2017 à la suite du centenaire des apparitions de Marie à Fatima. L’élan est à présent suivi par des catholiques laïcs en Belgique, pour demander à Notre Dame la renaissance de la Foi, la protection de la Vie et la Paix du Christ en Belgique et dans le monde entier. Cet évènement aura lieu le 13 Octobre 2018 à 15h00 à travers toute la Belgique.

 

Le Cardinal Joseph De Kesel, Archevêque de Malines-Bruxelles, porte tous les participants à ce projet dans sa prière. Pour permettre à chacun de se rassembler et de vivre cet évènement concrètement et en nombre, il sera possible de se réunir sur les frontières ou à l’intérieur du pays, dans les églises ou à l’extérieur, en ville ou dans les campagnes. Réciter le Rosaire sur les frontières symbolise l’amour des priants pour leur pays, mais aussi le désir de réaliser un trait d’union entre les pays, par le rayonnement de la prière.

 

Tous sont invités à y participer soit en créant et en animant un lieu de prière, soit en rejoignant un lieu de prière existant, via l’inscription sur le site internet du projet.

 

Depuis le Centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, plusieurs pays à travers le monde ont récité cette prière à leurs frontières, sur leurs côtes ou à l’intérieur de leur pays. Le projet répond ainsi aux appels récurrents et universels de Marie, Notre-Dame au Cœur d’Or qui, à Beauraing, demanda de prier pour « la Paix au cœur de tous les peuples et nations ».

Pour toute information supplémentaire concernant l’initiative du Rosaire aux Frontières, nous vous prions de consulter le site web ou de nous contacter à l’adresse suivante :

Mail : info@rosaryontheborders.be Site : www.rosaireauxfrontieres.be

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Belgique : le déclin de la pratique du catholicisme s’accentue

La religion catholique séduit de moins en moins

La religion catholique est de moins en moins pratiquée en Belgique. Même si elle reste officiellement la première religion pratiquée en Belgique – près de 50 % de la population belge se définit comme catholique, selon le dernier rapport de l’Orela (Observatoire des religions et de la laïcité) –, la pratique religieuse catholique est en fort déclin depuis plusieurs années. Selon l’observatoire, moins de cinq pour cent de la population se rend à la messe tous les dimanches et ce pourcentage tombe sous la barre des 3,5 % à Bruxelles. La proportion d’enfants baptisés est également beaucoup plus basse que le nombre de personnes se déclarant catholiques (un nouveau-né sur quatre baptisé en 2007) et un mariage civil sur deux environ est suivi d’un mariage religieux catholique. … L’Observatoire constate ainsi un plus grand dynamisme religieux dans la population musulmane que dans la population catholique “bien que les rites du catholicisme et de l’islam ne peuvent être comparés et que les deux religions évoluent en Belgique dans des contextes très différents”. … L’ORELA constate par ailleurs une expansion d’autres cultes telles que le christianisme orthodoxe, les Églises orientales et des courants religieux orientaux, et plus particulièrement du bouddhisme et de l’hindouïsme.

Source : Belgicatho – La Dernière Heure

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Belgique : l’évêque de Liège agressé et dépouillé

Communiqué de presse : agression à l’évêché de Liège

Dans la nuit du 14 au 15 août, des voleurs se sont introduits à l’évêché de Liège par une fenêtre de la toilette du rez-de-chaussée. Ils ont agressé l’évêque, ainsi que son filleul présent dans la maison. Ils ont exigé, de manière menaçante d’avoir de l’argent liquide, croyant que l’argent des collectes dans les églises était concentré à l’évêché.

L’évêque n’ayant pas d’argent liquide dans la maison a dû donner une somme déposée chez lui par son filleul en vue d’un voyage à l’étranger. Ils ont ensuite demandé de l’or : l’évêque n’a pu que donner les trois calices conservés dans l’oratoire et la chapelle de l’évêché. Ensuite ils ont demandé des peintures de valeur et exigeaient des Picasso. L’évêque leur a indiqué quatre albâtres du 17e s. qui décoraient la salle du conseil.

Les voleurs étaient masqués et professionnels, ils ont expliqué chercher de l’argent pour guérir la petite fille de l’un d’entre eux, âgée de 5ans et malade. Ils parlaient allemand ainsi qu’une langue étrangère non identifiée et s’exprimaient mal en français.

Après avoir frappé une des victimes et avoir menacé de la tuer, ils n’ont pas commis d’autre violence physique. Ils ont alors enfermé l’évêque et son filleul dans une salle de bain, où ceux-ci ont été retrouvés, sains et saufs le lendemain matin.

Source : belgicatho

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Le roi Baudouin de Belgique, un “berger pour son peuple”

Un article de Christophe Herinckx sur cathobel.be :

Il y a 25 ans, le Roi Baudouin décédait d’un arrêt cardiaque dans sa résidence de Motril, en Espagne. A l’annonce de cette nouvelle, une vive émotion s’empara de toute la Belgique, qui rendit un hommage appuyé à celui qui régna pendant 42 ans à l’image d’un berger pour son peuple.

Celles et ceux qui vécurent au temps du Roi Baudouin n’oublieront jamais la semaine qui suivit son décès, le 31 juillet 1993. Une immense vague de tristesse submergea le peuple belge. Chagrin mais également reconnaissance pour celui qui fut leur Roi 42 années durant. C’est que Baudouin, qui monta sur le trône à 21 ans dans des conditions difficiles, développa, au fil des années, un lien particulièrement fort avec la population.

En Belgique, qui est une monarchie constitutionnelle, le pouvoir politique du Roi ne cessa de se réduire au cours des règnes successifs, depuis la prestation du serment constitutionnel du Roi Léopold Ier, le 21 juillet 1831. Baudouin sut « remplacer » l’absence de réel pouvoir politique par une autorité morale hors du commun, dans tous les domaines de la vie du pays, y compris politique. Si tous n’aimaient sans doute pas Baudouin ;  si le Roi fut amené à réviser certaines erreurs d’appréciation, notamment en matière de politique étrangère et « post-coloniale », tous en vinrent à le respecter, comme l’a rappelé récemment un ancien vice-premier ministre belge.

Ce respect, Baudouin l’a gagné, au fil du temps, de par ses qualités humaines exceptionnelles. Conscient du poids de sa charge, il conçut et vécut son règne comme un véritable service – certains évoqueront même l’image d’un sacerdoce – de la population belge dans son ensemble, ayant à coeur le bien-être de chaque citoyen, au sens « intégral » du terme.

Cette façon de régner se traduisit de différentes façons. On pense à son engagement dans des causes sociales. A ce niveau, l’un des derniers combats du Roi Baudouin est celui qu’il mena contre la traite des êtres humains, ayant découvert que des femmes, venant de l’étranger, étaient exploitées sexuellement en Belgique via des réseaux organisés de prostitution. Il rendit visite personnellement à certaines d’entres elles, en toute discrétion, pour se mettre à l’écoute de leur souffrance. Par la suite, réunissant les personnes compétentes, il provoqua des actions du gouvernement pour lutter contre ce phénomène.

On songe aussi à ses visites dans des quartiers défavorisés, ou sur les lieux de catastrophes, où il faisait montre d’une empathie exceptionnelle. Cette sollicitude se marquait aussi dans chacune de ses rencontres personnelles : en sa présence, chacun se sentait écouté et accueilli pour ce qu’il est. De nombreuses personnes, aujourd’hui encore, peuvent en témoigner.

Une foi forte et discrète

La source de l’humanité extraordinaire de Baudouin résidait dans sa foi catholique fervente. De ce fait, certains lui ont reproché de confondre les genres, alors qu’il se devait d’être le souverain de tous les Belges. Pourtant, Baudouin lui-même avait à coeur de distinguer le domaine privé de ses obligations publiques. Il n’empêche que sa foi était connue, qu’elle transparaissait, et qu’elle inspirait toute son action. Pouvait-il en être autrement ?

Le « secret » du Roi Baudouin, comme l’ont désigné les cardinaux Suenens et Danneels après son décès, l’a conduit à un problème de conscience qui a marqué son règne : l’impossibilité morale, pour lui, de signer la loi dépénalisant partiellement l’avortement, en 1990. Ce geste marqua profondément les Belges, et força également le respect à l’extérieur de nos frontières. Pour autant, Baudouin distingua nettement les choses : si sa conscience lui interdisait absolument de signer la loi, au point d’envisager l’abdication, il ne voulut aucunement entraver le processus démocratique en cours.

La personnalité du Roi Baudouin fut admirablement décrite lors de la messe se ses funérailles, le 7 août 1993, dans l’homélie du cardinal Godfried Danneels : « Il y a des Rois qui sont plus que des Rois : ils sont les bergers de leur peuple (…). Cet homme portait en lui-même une chaleur, une capacité d’écoute et d’empathie à peine imaginable. (…) Oui, à l’exemple de David, le grand Roi de la Bible, le Roi Baudouin était le berger de son peuple. Il privilégiait les petits, les pauvres, les laissés-pour-compte » (…) Comme un bon berger, il n’a pas fait qu’écouter et compatir, il a donné sa vie pour les siens« .

Messe d’action de grâce

A l’occasion du 25ème anniversaire de la mort du Roi Baudouin, une messe d’action de grâce sera célébrée, le 8 septembre à 11h, en l’église Notre-Dame de Laeken, par le cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles. Le cardinal a exprimé ces mots, en ce jour anniversaire : « Le Roi Baudouin était estimé par beaucoup de gens dans notre pays. Son humanité fut particulièrement appréciée. Nous sommes reconnaissants pour tout ce qu’il a accompli pour notre pays et ce qu’il représente pour chacun de nous. Je vous invite à la messe d’action de grâce à l’occasion du 25ème anniversaire de son décès. »

Après la célébration eucharistique, la crypte royale sera accessible jusqu’à 14 heures.