Articles #En France #NLH #NLQ

Le travail manuel des moines de Sainte-Marie de La Garde (fondation du Barroux)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est un prieuré bénédictin, situé en Nouvelle-Aquitaine tout près d’Agen. Fondé en 2002 par l’abbaye du Barroux, il est en agrandissement perpétuel depuis ses débuts, et accueille actuellement 17 frères.

Entre leurs 7 offices quotidiens, les moines fabriquent notamment des sandales masculines et féminines dans leur atelier artisanal, et cultivent également des noix dans leur verger. Petit tour d’horizon de l’histoire et des produits du monastère Sainte-Marie de La Garde en 3 minutes chrono… c’est parti !

Ci-dessus, les frères bénédictins du monastère de La Garde récoltent leurs noix fraîches – Divine Box

Monastère de La Garde : l’arrivée

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est tout récent : il fut créé en 2002 ! Cette année-là, huit moines de l’abbaye du Barroux arrivent ainsi au sommet d’un vallon, au lieu-dit “Lagarde”, près d’Agen, et redonnent vie aux murs d’un ancien fort du Moyen-Âge.

Aux origines, “Lagarde” est en effet un avant-poste protecteur de Castelculier, transformé plus tard en un vaste château seigneurial, qui fut malheureusement détruit au début du XXe.

À l’arrivée des moines en 2002, l’ancienne maison de maître devient le réfectoire, et les bergeries sont transformées en ateliers ou en chapelle. Plutôt cocasse…

Les moines veillent d’ailleurs à ce que leur nouvelle chapelle soit en harmonie avec le terroir local : l’utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises, la création d’un clocher-mur. Le chapelle est aussi dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303 !

La communauté, elle, grandit toujours, avec l’arrivée d’autres moines du Barroux, ainsi que d’autres nouveaux postulants !

Et bientôt de nouveaux travaux pointent le bout de leur nez…

La chapelle du monastère utilise de la pierre de Puymirol, et est réhaussée d’un clocher-mur, des éléments architecturaux typique de la région – Divine Box

La construction du monastère Sainte-Marie de La Garde

Pour agrandir les lieux et construire un monastère digne de ce nom, les moines lancent ainsi en 2007 un grand concours d’architecture. Finalement, les moines retiendront un projet en deux étapes.

  • D’abord la restauration des bâtiments existants permettra d’accueillir 25 moines.
  • Plus tard, la construction d’un cloître et d’une église abbatiale augmentera la capacité d’accueil à 40 moines.

Tout démarre en 2010 avec le top du top des artisans locaux, et de nombreux bienfaiteurs dans la région. Allez, au boulot !

Ci-dessus, la première pierre de la construction du nouveau monastère, qui débuta en 2010 – Divine Box

Attention peinture fraîche !

Pour la petite histoire, ces grands travaux sont le fruit d’une incroyable campagne de financement et de communication sur internet, avec notamment l’aide de… Michael Lonsdale ! Dingue, non ?

Tout avance alors comme prévu. L’hôtellerie remplace ainsi les anciennes granges, et les ateliers de travail manuel sortent de terre, aux côtés des cellules des moines et de la salle du chapitre, flambant neuve. Ça y est, le monastère prend réellement forme. Petit à petit…

Un des frères présente l’avancée des travaux du monastère (aujourd’hui, ces bâtiments sont achevés) – Crédits Photo : Sud Ouest Éco

Monastère de La Garde : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les bénédictins du monastère Sainte-Marie de La Garde sont dix-sept sur place et suivent donc la règle de saint Benoît. Suivant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), ils prient ainsi huit fois par jour (premier office à 3h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles à une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, cours…), les moines du monastère de La Garde sont spécialisés dans la confection de produits monastiques plutôt originaux : des sandales et des noix !

Les moines bénédictins du monastère prient huit fois par jour dans la chapelle – Divine Box

Les bonnes noix des moines

Côté noix, le monastère de La Garde possède près de 2 hectares de noyers et c’est le père Ambroise qui est chargé de rameuter du monde pour la récolte !

Les moines se sont lancés dans l’aventure de la nuciculture, car le noyer, arbre très présent dans la région, possède de nombreux avantages. Excellent pour le cerveau, la noix peut aussi servir à faire de l’huile, ses feuilles peuvent être utilisées en pharmacologie, son tronc en ébénisterie, ses racines comme laxatif, et ses fleurs pour faire du vin de noix !

Les noix sont ici de type « Lara », c’est-à-dire avec un goût très fin mais des cerneaux plus gros. Pour développer leur artisanat monastique, les moines les vendent pour le moment fraîches, enrobées de miel ou bien mélangées dans du miel aux noix, préparé par frère Marie. Miam miam miam !

Lors de la récolte des noix, c’est toute la communauté qui est réquisitionnée – Divine Box

 

Des sandales artisanales masculines et féminines

On vous l’a dit, les moines sont aussi occupés avec un article plutôt rare dans le paysage des produits monastiques : la sandale ! Côté atelier, c’est le frère Augustin qui coordonne leur fabrication, aidé de frère Sébastien et de frère Rémi. À trois, les frères confectionnent une sandale en 1h30 environ soit une trentaine par semaine. Le tout en silence, et chaque sandale est réalisée avec amour, évidemment…

Frère Rémi s’occupe de la découpe : il découpe les lanières et les premières (les semelles intérieures des sandales) dans de grands pans de cuir naturel, et extrait les talons et les semelles de morceaux de caoutchouc.

Frère Sébastien monte les lanières sur la première, et frère Augustin les pressent et les rabotent pour éviter l’apparition de bourrelets sous la semelle. Puis, à l’aide d’une forme enfilée dans la semelle, il colle la semelle et le talon sur la première.

C’est l’une des étapes les plus importantes et délicates, car le moindre décalage peut rendre la sandale inutilisable. Enfin, le rebord de la sandale est teinté avant que le frère Lazare ne la range dans sa belle boîte.

Les frères réalisent ainsi trois modèles : les Hildegardes et les Scholastiques pour les femmes (avec un talon), et les Benoîts pour les hommes. Même si c’est plutôt rare, les moines font aussi parfois des réparations et des modèles sur-mesure.

Leurs clients ? Des moines, bien sûr, mais aussi des laïcs… dont des japonais et des allemands ! Sans compter les dix-sept bénédictins de l’abbaye, qui n’hésitent pas à donneur directement leur avis !

Ci-dessus, frère Augustin nous montre comment il presse la sandale, pour pouvoir raboter les lanières qui dépassent – Divine Box

Et pour acheter les produits des frères bénédictins de La Garde ?

Comme toujours, le mieux est de se rendre sur place à la boutique du monastère ! Mais pour ceux qui habitent un peu loin, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits du monastère de La Garde.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le monastère Sainte-Marie de La Garde : son fondateur, sa maison-mère, son blason, etc…

Et pour aller plus vite, voici le monastère de La Garde en 1mn et en vidéo :

Articles #En France #NLH #NLQ

(Re)découvrez les ruines de l’abbaye bretonnes de Landévennec !

Un article proposé par Divine Box

Les ruines de l’ancienne abbaye de Landévennec sont, aujourd’hui encore, une référence pour les archéologues médiévaux, à cause des richesses qu’elles recouvrent. On a en effet retrouvé plus de cinquante mille objets sur le site ! Des fouilles furent effectuées entre 1978 et 2002, et le lieu fut classé aux monuments historiques le 26 mai 1992.

 

Que nous révèlent aujourd’hui ces ruines sur le passé de l’abbaye ? Qu’en réalité, ce sont trois abbayes successives qui se sont succédé sur le lieu : une abbaye de style carolingien, une abbaye romane et une abbaye mauriste. Petit retour en arrière avec Divine Box !

 

L’âge d’or de l’abbaye carolingienne et l’invasion viking

 

Les ruines de l’abbaye de Landévennec nous révèlent une première occupation des lieux par des moines, à l’époque mérovingienne, vers 485. Cette présence consistait en un oratoire rectangulaire de petite taille, placé à côté d’un bâtiment de type gallo-romain plus grand, entouré de tombes, dont sans doute celle de saint Guénolé, le fondateur.

 

Vers l’an 700, l’oratoire fut reconstruit, agrandi et transformé en église. Puis au IXe siècle, l’abbaye adopte la règle de saint Benoît, suivant le souhait du fils de Charlemagne, Louis le Pieux. Elle connaît alors pendant 100 ans un âge d’or : de plus grands travaux sont donc entrepris. Les différents bâtiments (réfectoire, couchettes, église) sont notamment rattachés les uns aux autres grâce à la création d’un cloître et de galeries couvertes. Les reliques de saint Guénolé sont alors déposées dans le chœur de l’église. Quelques vestiges témoignent de la puissance et de la richesse de l’abbaye à cette époque : notamment ceux d’un bas-fourneau, d’un puits, et d’un mur d’enceinte.

 

Malheureusement en 913, les vikings pillent et incendient l’abbaye de Landévennec. Un calendrier, aujourd’hui conservé à Copenhague, témoigne (en latin) de cet événement tragique : « Cette même année (913, ndlr) fut détruit le monastère de saint Gwennolé par les Normands ».

 

Les moines survivants réussissent à s’échapper avec les reliques et des manuscrits. Il reste, encore aujourd’hui sur le site, une couche épaisse de cendres. À côté du choeur de l’église, les archéologues ont retrouvé un tumulus, lequel cache des os calcinés et des cendres sous une couche de pierres. Cette pratique viking consistait à se faire pardonner la violation des sépultures, en incinérant puis en ré-enfouissant sous la terre les restes profanés.

 

Au milieu des ruines, on peut encore admirer l’ancien puits de l’abbaye, symbole de sa puissance lors de la période carolingienne Divine Box

L’abbaye romane et les guerres

 

Bien heureusement, les moines parviennent à revenir au milieu du Xe siècle. Ils rebâtissent alors le monastère et débute au milieu du XIe siècle la construction d’une nouvelle église de style roman. Pour ce faire, les moines conservent les restes du bâtiment carolingien, qu’ils agrandissent en prolongeant la nef. L’ancienne nef devient alors une sacristie. Ils ajoutent également un transept et un choeur composé d’un déambulatoire et de petites chapelles. Ils décorent les colonnes de chapiteaux avec des motifs bretons traditionnels : fougères, palmettes, etc…

Cependant, au XIVe et à la fin du XVIe siècle, l’abbaye est victime de plusieurs conflits : la guerre de Succession de Bretagne, la guerre de Cent Ans, mais aussi des guerres de Religion. Elle est plusieurs fois en partie détruite, notamment par les anglais et les membres catholiques de la Sainte Ligue, hostiles aux protestants. Porte en or massif, ornements, coffres, meubles… Tout fut emporté, et le reste des boiseries fut brûlé !

L’ancienne église carolingienne fut agrandie au XIe pour donner naissance à une nouvelle église romane beaucoup plus imposante. L’histoire de l’abbaye de Landévennec a été mouvementée !

L’abbaye mauriste et la Révolution

 

L’abbaye connaît alors à partir de 1628 un renouveau intellectuel et spirituel, grâce au Pape Urbain VIII qui rattache l’abbaye à le Congrégation de Saint-Maur. Entre 1650 et 1655, les bâtiments abbatiaux sont rebâtis par Le frère Robert Plouvier. Ce  jeune moine architecte reconstruit les différents bâtiments. Mais à la fin du XVIIe siècle, l’abbaye est de nouveau quasiment en ruine : très critiquée par les Jansénistes, son image en pâtit. Elle se retrouve à nouveau délaissée.

Si bien qu’à la Révolution en 1792, il ne reste sur place que 4 moines. La communauté de l’abbaye de Landévennec est dissoute et la bibliothèque dispersée. Les bâtiments, qui tombent alors petit à petit en ruines, sont vendus comme bien nationaux. À l’époque, l’église est encore cependant bien entière. Ce qui porta un dernier coup fatal aux ruines est l’acquéreur de l’abbaye. Vers les années 1810, il la détruit et se sert des pierres pour la construction d’un four à chaux sur place.

Ce sera 150 ans plus tard, en 1958, qu’une nouvelle communauté bénédictine se réapproprie les lieux et y construit à côté de nouveaux bâtiments. L’histoire monastique du lieu peut alors reprendre ! La règle « ora et labora », fidèle à la tradition bénédictine, habite alors à nouveaux les murs de ce lieu chargé d’histoire. Les moines y prieront, tout en travaillant de leurs mains.

En 1958, la nouvelle communauté bénédictine de l’abbaye de Landévennec s’est installée un peu plus loin, pour laisser les visiteurs admirer les ruines de l’ancienne abbaye. Un peu plus loin encore, caché dans l’angle en bas à droite de la photo, les ateliers d’artisanat monastique de l’abbaye.

Et les moines, aujourd’hui ?

 

Les moines bénédictins, soucieux de pouvoir partager la riche histoire de leur abbaye, ont ouvert un musée. Il retrace chaque année, dans une exposition temporaire, une époque particulière de la vie de l’abbaye.

 

Entre leurs sept offices quotidiens, les dix-huit frères bénédictins travaillent de leurs mains. Ils réalisent des produits monastiques, notamment le célèbre « caramel au beurre salé de Lanvévennec », et des pâtes de fruits. Ils font tout à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère.

 

Pour les visiter et découvrir leurs délicieux produits, vous pouvez bien sûr vous rendre sur place en Bretagne : Rue Gorrequer, 29560 Landévennec. Sinon, vous pouvez retrouver les produits de l’abbaye de Landévennec sur la boutique en ligne Divine Box.

Source : Divine Box, pour Breizh-info

En France #NLH #NLQ

Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé !

Un article proposé par Divine Box

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés !
Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

L’abbaye de Landévennec en Bretagne – Divine Box

La Bretagne ça vous gagne !

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu !

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

Les ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire !

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors !

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour !

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

Aujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

 

Départ pour Haïti !

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ?

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

Les incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

 

Un musée à ciel ouvert !

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !

NLQ #Récollections/Retraites

Retraite ” Faire le point ” à l’Abbaye de Maylis (40) du 28 juillet au 3 août 2018

L’Abbaye de Maylis (Landes) propose pour les jeunes de 20 à 35 ans une retraite ” Faire le point” faisant écho à Jérémy 6.16 : ” Arrétez-vous sur les routes pour faire le point”.
Les moines bénédictins olivétains seront heureux de vous faire découvrir leur mode de vie ; une retraite rythmée par des moments de priéres, d’enseignements et de convivialité.
Renseignements : 05 58 97 72 81

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Fête de Saint Benoît à l’Abbaye de Fleury (45) le 11 juillet 2018

Solennité de saint Benoît, patron de l’Europe,
présidée par Mgr Luc CRÉPY, évêque du Puy-en-Velay (ancien recteur du séminaire d’Orléans)
et chantée par les moines bénédictins de Fleury et les moniales bénédictines de Bouzy-la-Forêt.

  • 11h00 : procession des reliques de saint Benoît et messe solennelle concélébrée
  • 15h00 : office de none
  • 17h00 : exposition des reliques de saint Benoît dans le chœur à la vénération des fidèles
  • 18h10 : vêpres solennelles

(source)

En France #NLH #NLQ

La bière et le houblon : merci les moines !

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous qu’aujourd’hui, si la bière est si connue (et si bonne !), c’est grâce aux moines bénédictins du Moyen Âge ? Eh oui, ce sont eux qui ont inventé et peaufiné tout le savoir-faire que l’on retrouve notamment aujourd’hui dans les authentiques bières trappistes. D’ailleurs, le « houblon », cette plante infusée lors du brassage de la bière, a été introduite par une moniale !

Allez, ce mois-ci Divine Box vous explique en trois minutes pourquoi vous devez remercier nos chers moines pour la bière ! Santé ! 🍺

Vieux dessin d’un moine brassant la bière au Moyen Âge ! Ce sont eux qui, dans leurs abbayes, ont tout mis au point et tout inventé !

 

Les moines bénédictins, ces champions de la bière ! 🍺

C’est au Moyen Âge que la bière, boisson très ancienne, acquiert ses lettres de noblesses… grâce aux moines bénédictins ! Ceux-ci se mettent en effet à brasser de la bière pour différentes raisons. D’abord, c’est un moyen de travailler de leurs mains pour assurer leur subsistance, comme les y encourage leur père fondateur saint Benoît. Dans sa règle, édictée au VIe siècle, il dit en effet « ora et labora » : prière et travail ! Ensuite, la bière permet à l’époque aux moines de boire une boisson saine. L’hygiène n’étant pas au top de sa forme à l’époque, le fait de bouillir l’eau pour, plus tard, en faire de la bière, permettait ainsi de tuer les microbes et de purifier l’eau ! Enfin, c’était aussi pour les moines une « nourriture » : on appelait jadis la bière « pain liquide » ! Très nourrissante, elle permettait ainsi de contrebalancer leur régime parfois très ascétique.

La liste est encore longue, mais bref, vous avez compris l’idée : les moines ont tout fait dans le brassage de la bière ! Au final, ce savoir-faire brassicole devient même un monopole dans les abbayes avec Charlemagne ! Au fil des années, les bières se répandent ainsi en Europe, là où fleurissent les monastères, et les moines se transmettent leurs traditions, tout en améliorant petit à petit leurs techniques de brassage…

Ancienne représentation de saint Hildegarde de Bingen, enseignant le brassage avec du houblon à un autre moine. C’est elle qui a en effet instauré le houblon dans la bière !

La sainte origine de la bière houblonnée ! 🙏

Mais à l’époque, la bière est encore loin de ressembler à celle que l’on connaît ! En fait, le « goût » actuel de la bière vient d’une plante, nommée le houblon. Les moines l’infusent alors dans le « moût », ce liquide sucré qui n’est pas encore de la bière. Et devinez qui est à l’origine de l’introduction du houblon dans la bière ? RRRRR… (roulement de tambours)… les moines ! Ou plus précisément sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), fondatrice de l’abbaye de Rupertsberg en Rhénanie ! C’est au XIIe siècle que la bénédictine provoque alors un tournant dans l’histoire de la bière. En effet, au cours de ses nombreuses et célèbres études sur les plantes médicinales, elle vante les grandes vertus du houblon. « L’amertume du houblon combat certaines fermentations nuisibles dans les boissons et permet de les conserver plus longtemps », écrit-elle. Dès lors, les moines vont remplacer par le houblon les autres plantes amères qu’ils utilisaient pour aromatiser leurs bières (coriandre, absinthe, gentiane, ou sauge). Il permet en effet lui aussi de l’aromatiser, mais surtout d’améliorer sa longévité et son hygiène ! Ce précieux (et vieux !) conseil sera respecté par les générations de brasseurs qui se succèdent les siècles suivants, jusqu’à aujourd’hui encore. Alors, on dit merci qui ? Merci sainte Hildegarde !

La bière trappiste Spencer IPA présente une belle robe blonde aux reflets dorés / Crédits Photo @bethebelgianbeer (Instagram)

 

La première bière trappiste IPA ! 🇺🇸

Poursuivons encore notre périple historique… Le houblon est donc introduit par sainte Hildegarde au XIIe siècle. Les recettes vont s’affiner au fil des siècles, et la bière connaît une évolution particulière notamment au XVIIIe siècle. En effet, il fallait à l’époque envoyer des bières aux Indes, vers les colonies anglaises ! Alors pour qu’elles puissent résister aux longs voyages en bateaux, les brasseries ont créé une bière légèrement plus forte en alcool, mais surtout plus houblonnée, pour qu’elle conserve son goût et ne s’altère pas lors des périples ! Et voilà le type « IPA » qui est créée : c’est l’acronyme de « India Pale Ale ». Aujourd’hui, elle est encore très à la mode dans les pays anglo-saxons notamment. Et devinez qui revient à la charge quand il s’agit de bières ? Les moines, tiens ! Cette fois, ils sont trappistes (des « cousins » des bénédictins – ils suivent aussi la règle de saint Benoît), et viennent des Etats-Unis. L’abbaye de Spencer, dans le Massachussetts, brasse en effet une IPA, toute première bière trappiste de ce style, depuis 2014. Après quinze brassins tests, la première (et unique) trappiste IPA était née : bienvenue à la Spencer IPA !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer aux Etats-Unis brassent depuis 2014 leur « Spencer IPA », une bière de style IPA.
Crédits photo : Abbaye Saint-Joseph de Spencer

Comment déguster la Spencer IPA ? 🍺

Comme toutes les IPA, la bière trappiste Spencer IPA est très houblonnée, et cela se traduit notamment par de fortes notes d’agrumes (orange, pamplemousse). Sous sa belle robe blonde aux reflets or, elle cache aussi des notes de malt et de fleurs. À déguster bien fraîche (entre 6°C et 8°C), elle fera des merveilles à l’apéro cet été ! Et pour en profiter, rendez-vous dans la Divine box trappiste de juillet, disponible dès maintenant !

 

Et voilà ! Maintenant vous avez de quoi briller lors de vos dîners quand vous parlerez de moines, de bière ou d’IPA 😇

NLQ

Faut-il fermer les limbes ?

Le sort des enfants morts sans baptême demeure un objet d’angoisse pour les familles confrontées à l’épreuve d’une fausse couche, ou au drame d’un avortement provoqué. La miséricorde de Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 4), les mérites infinis de la passion du Christ, et la sollicitude de Jésus pour les plus petits (cf. Mc 10, 13-14) ne sont-elles pas des données suffisantes pour consoler les parents éprouvés, en les assurant que leur enfant repose désormais dans la gloire du ciel ? C’est animé de ce souci pastoral que Dom Pateau, père Abbé de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault, a voulu examiner en théologien la convenance d’un salut pour tous ces
petits « à qui la vie n’a souri que durant un instant » (p. 15). L’argument central consiste à affirmer une suppléance universelle de la médiation sacramentelle du baptême pour les enfants dans l’impossibilité de recevoir le sacrement, et, partant, à dégager la « convenance », proche selon l’auteur de la certitude, « d’une sanctification directe par Dieu des enfants mourant sans baptême » (p. 248).

Après un parcours chez les prédécesseurs de saint Thomas, l’auteur examine attentivement la position du Docteur angélique, faisant état des variations de sa pensée, pour proposer une critique, rendue possible par un approfondissement de l’enseignement de saint Thomas (cf. p. 19), de la théorie des limbes. L’ouvrage se conclut par une section au titre éloquent : « Vers un document magistériel ? » Quoique tempéré par un point d’interrogation, l’appel lancé par l’auteur est sans équivoque : pour les enfants morts sans baptême, « [l’]échec de la volonté salvifique de Dieu ne semble pas admissible » (p. 250).

Lire la suite sur le site de la Fraternité Saint Vincent-Ferrier

Doctrine / Formation #Théologie

Faut-il fermer les limbes ?

Le sort des enfants morts sans baptême demeure un objet d’angoisse pour les familles confrontées à l’épreuve d’une fausse couche, ou au drame d’un avortement provoqué. La miséricorde de Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 4), les mérites infinis de la passion du Christ, et la sollicitude de Jésus pour les plus petits (cf. Mc 10, 13-14) ne sont-elles pas des données suffisantes pour consoler les parents éprouvés, en les assurant que leur enfant repose désormais dans la gloire du ciel ? C’est animé de ce souci pastoral que Dom Pateau, père Abbé de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault, a voulu examiner en théologien la convenance d’un salut pour tous ces
petits « à qui la vie n’a souri que durant un instant » (p. 15). L’argument central consiste à affirmer une suppléance universelle de la médiation sacramentelle du baptême pour les enfants dans l’impossibilité de recevoir le sacrement, et, partant, à dégager la « convenance », proche selon l’auteur de la certitude, « d’une sanctification directe par Dieu des enfants mourant sans baptême » (p. 248).

Après un parcours chez les prédécesseurs de saint Thomas, l’auteur examine attentivement la position du Docteur angélique, faisant état des variations de sa pensée, pour proposer une critique, rendue possible par un approfondissement de l’enseignement de saint Thomas (cf. p. 19), de la théorie des limbes. L’ouvrage se conclut par une section au titre éloquent : « Vers un document magistériel ? » Quoique tempéré par un point d’interrogation, l’appel lancé par l’auteur est sans équivoque : pour les enfants morts sans baptême, « [l’]échec de la volonté salvifique de Dieu ne semble pas admissible » (p. 250).

Lire la suite sur le site de la Fraternité Saint Vincent-Ferrier

En France #NLH #NLQ

Divine Box à la rencontre de l’abbaye de Saint-Wandrille

Un article proposé par Divine Box.

Allez hop, ce mois-ci, cap vers labbaye Saint-Wandrille en Normandie ! Fameuse parmi les connaisseurs, elle est devenue connue aux yeux du grand public grâce à leur bière, lancée fin 2016. La bière de Saint-Wandrille est en effet à ce jour la seule bière d’abbaye brassée par des moines dans un monastère. Eh oui, car le terme « bière d’abbaye » n’a aujourdhui plus grand sens … sauf à l’abbaye de Saint-Wandrille, donc ! Coup de projecteur sur cette belle abbaye. Installez-vous bien, votre box des monastères sous le coude, on vous raconte tout !

Le cloître de labbaye de Saint-Wandrille, vu de l’intérieur.

 

649 : FONDATION DE LABBAYE DE SAINT WANDRILLE

 

L’abbaye de Saint-Wandrille a été fondée par **roulement de tambours** saint Wandrille ! Ancien ministre du roi Dagobert (qui a mis sa …” enfin bref), il s’y installe en 649 et l’appelle alors “abbaye de Fontenelle”. Les premiers siècles sont tout de suite rayonnants : plus dune trentaine de futurs saints sy succèdent !

862 : INVASION VIKING !

 

En 862 : première expulsion ! Après avoir évité (trois fois daffilée) l’invasion des vikings en payant des rançons, à la quatrième fois, la communauté succombe et décide de fuir, laissant labbaye aux envahisseurs qui pillent et incendient les bâtiments !

 

960 : RAYONNEMENT !

 

La communauté revient ensuite sur place en 960 et labbaye devient “abbaye de Saint- Wandrille”  ! La communauté rayonne, et fonde notamment en 966 labbaye du Mont-Saint-Michel (ça, vous connaissez !). Les cinq siècles suivants sont globalement stables et sereins : constructions diverses, enrichissement économique et travaux manuels au moulin, à la boulangerie et même à la brasserie !

Le cloître de labbaye de Saint-Wandrille date du XVe XVIe siècle. En pleine rénovation, notamment grâce aux recettes de la bière de Saint-Wandrille !

 

 

XVIe XIXe : LES TEMPS SONT TROUBLES

 

A la Révolution, les moines sont expulsés (pour la 2ème fois !), et avec les lois anticléricales de 1901, les moines sont contraints de sexiler (pour la 3ème fois !) et partent en Belgique ! Entre temps, labbaye connait des années prospères (quand même !), notamment au XVIIe siècle grâce à l’intégration des moines à la congrégation de Saint-Maur qui redonne un élan de reconstructions et de vocations à l’abbaye Saint-Wandrille. Chouette !

 

1931 : LE DÉBUT DUNE NOUVELLE ÈRE !

 

Finalement, en 1931, les moines reviennent, et cette fois cest pour de bon ! Les années qui suivent sont dans lensemble tranquilles, malgré une Seconde Guerre mondiale mouvementée (pillage puis bombardement) et un incendie en 1954. L’économie est alors soutenue avec un atelier dartisanat monastique de cire, puis un atelier de microcopie, puis encore par un atelier de restauration de peintures. A la fin des années 1960, labbaye Saint-Wandrille se dote même dune toute nouvelle église abbatiale, grange du XIIIe siècle déplacée pierre par pierre depuis lEure !

L’église abbatiale de labbaye de Saint-Wandrille. Ancienne grange du XIIIe siècle, déplacée pierre par pierre depuis lEure !

 

2016 : LA SEULE VRAIE BIÈRE D’ABBAYE

 

Depuis juin 2016, labbaye Saint-Wandrille produit la seule bière, en France, brassée par les moines au sein de leur abbaye. Chapeau ! Il a fallu à la communauté plus dun an et demi d’élaboration de la recette (couleur, amertume, arômes etc) et de formation auprès de brasseurs pour arriver au résultat actuel. La bière est composée de houblon et dorge 100 % français (cocorico !), et permettra de financer la restauration du cloître (XVe – XVIe siècle), ainsi que pour rééquilibrer les comptes. Pour la petite histoire, labbaye avait déjà une brasserie au Moyen Age, qui dura jusquen 1680 ! Pas étonnant si nous avons placé cette chouette bière de Saint-Wandrille dans notre box de produits monastiques d’octobre autour du thème de l’apéro !

La brasserie de l’abbaye de Saint-Wandrille. La bière de Saint-Wandrille est la seule bière dabbaye en France brassée par des moines au sein d’un monastère !

 

ET AUJOURD’HUI ?

 

La communauté de l’abbaye Saint-Wandrille compte à ce jour 35 moines, bénédictins comme aux premières heures, qui y recherchent Dieu dans la prière et le travail (ora et labora” écrivait saint Benoît dans sa règle). La journée commence à 5h du matin et, après des prières et temps personnels, les moines vont au travail manuel : restauration de peintures pour certains, entretien de la maison pour dautres, et bien sûr … brassage de la bière de Saint-Wandrille pour dautres encore !

 

LA PETITE ANECDOTE

 

Victor Hugo (oui, oui, le fameux !) est passé par labbaye de Saint-Wandrille. En simple visiteur et non pas en tant que moine, bien évidemment (ça se saurait sinon). Malheureusement il ny a croisé aucun moine puisquil s’y rendit en 1835 et 1879, après que la communauté a été dissoute à la suite de la Révolution.

 

LE PETIT PLUS DE DIVINE BOX

 

Chez Divine Box, on adore ce qui est fait par les moines. La bière de Saint-Wandrille est malheureusement en France la seule bière brassée par des moines au sein de leur monastère. Mais dans le monde, de nombreuses autres bières ont une vraie authenticité monastiques : les bières trappistes  ! Chez Divine Box on trouvait ça vraiment sympa, alors on en a créé un abonnement tout spécial : la Divine Box de bières trappistes. Chaque mois chez vous 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez pas y faire un tour !

 

Merci encore mille fois aux frères de labbaye de Saint-Wandrille pour leur chouette accueil. Mention spéciale à frère Benoît qui nous a fait visiter la brasserie et avec qui nous avons pu bien papoter ! Allez donc leur rendre visite sur place, cest bien beau, surtout quand le soleil est de la partie ! 😇

En France

50 ans de la création de Notre Dame de l’Espérance

Les bénédictins de Notre-Dame de l’Espérance : 

L’objectif du fondateur était simplement mettre à la portée des malades, des faibles, des petits, cette vie monastique bénédictine qu’il a connue pendant trente ans, leur transmettre ce qu’il a reçu de ses maîtres : en particulier Dom Savaton, le Père vénéré, et à travers lui Dom Delatte.

Il est d’expérience que de nombreuses personnes, désireuses de mener la vie monastique, ne peuvent réaliser leur voeu par suite d’un handicap de santé. Le Père Guilluy, qui a exercé la charge de Maître des Novices, s’est heurté à cette difficulté.

Le Prieuré Notre-Dame d’Espérance permet donc aux hommes MALADES, HANDICAPÉS ou de FAIBLE SANTE de devenir MOINES A PART ENTIÈRE, en suivant la règle de Saint Benoît dans la mesure qui leur est possible (seuls sont exceptés les malades mentaux non stabilisés par un traitement approprié, et les grabataires).

En 1966, une première communauté est fondée à Croixrault (Amiens ) ; une douzaine verront le jour ensuite, sous le vocable “N-D de l’Espérance “.

Leur règle est celle de St Benoit : “Prie et travaille “. La communauté de Primecombe est composée essentiellement de frères, Jean-Dominique Cazalis est leur prieur de Primecombe, et sur les 11 membres, un seul est prêtre “ad missam” .

Toute la règle de St Benoit est ordonné en vue de la charité (Ch72) envers les plus pauvres. On trouve ici une charité mise en pratique à travers les choses simples de la vie partagée dans l’attention à l’autre et à ses difficultés. Comment ne pas être sensible au climat de sérénité et de paix dans lequel vivent ses membres avec des moments moins faciles, chacun ayant son caractère et son handicap. La confiance qui règne entre les frères unis autour de leur prieur est rapidement perceptible.

Samedi 15 octobre, la communauté des bénédictins de Notre de l’Espérance installée depuis plusieurs années à Notre-Dame de Primecombe, fêtent les 50 ans de leur congrégation à laquelle tous, malades et bien-portants sont largement conviés.

Programme de la journée

10h00 : Accueil avec collation
10h30 : Présentation du prieuré et de la journée par le frère Jean-Dominique Casalis
Présentation de la congrégation N D de l’Espérance par le frère Serge Louimel de Bouchaud
Présentation de la Pastorale des Personnes Handicapées, par Pierre Raynaud et Serge Ortéga, diacres
11h00 : Messe préparée par la communauté des frères (chants, prière universelle, prière d’action de grâces)

12h30 : Repas pique-nique en commun ; chacun apporte un plat sucré et un plat salé. Animation éventuelle pendant le repas
14h15 : Présentation d’un montage-photos sur les 2 prieurés
15h00  : Sœur Elisabeth, prieure de la Paix-Dieu à Anduze (Cabanoule) nous fera une causerie sur « le regard de St Benoît sur les malades et les personnes fragiles » suivie éventuellement de témoignages
16h00 : Goûter et chant final

En conclusion, laissons la parole au Père fondateur : “Puissent les handicapés, désireux de mener la vie monastique, connaître Notre-Dame d’Espérance, et avoir le courage d’y consacrer leur vie pour leur perfection et le salut de leurs frères ! Puisse aussi la prière de tous attirer sur la Congrégation la faveur du mérite et du nombre, afin que, comme le souhaite Saint Benoît, Dieu soit en tout glorifié.