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Abbaye du Barroux : la tradition au service des vocations

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux est une abbaye bénédictine française fondée en 1970 dans le Vaucluse. Le monastère accueille une communauté bénédictine installée depuis seulement quarante ans dans la région près d’Orange et Carpentras.

 

Divine Box vous en dit plus en 3 minutes chrono sur l’histoire de cette abbaye super dynamique, allez c’est parti !

L’abbaye du Barroux, construite à la fin des années 1980, est située en Provence au pied du mont Ventoux – Divine Box

Les débuts d’une communauté

Tout débute en août 1970 avec le père Gérard Calvet, moine bénédictin, qui quitte l’abbaye Notre-Dame de Tournay, avec l’accord de son père abbé, et s’installe à proximité de la chapelle de Sainte Madeleine de Bédoin, petit village du Vaucluse. Il désirait vivre la règle de saint Benoît dans la fidélité avec les traditions liturgiques romaines.

Rapidement, il est rejoint par quelques jeunes gens qui désiraient vivre la vie bénédictine. Si bien qu’en 1971, la vie monastique s’organise : le petit prieuré en ruine est restauré pour accueillir les onze moines déjà réunis autour du père Gérard.

Face à une communauté toujours grandissante, des parcelles d’une trentaine d’hectares sont acquises en 1978 entre le Ventoux et les Dentelles de Montmirail, sur la commune du Barroux. Le site est beau et sauvage. Dom Gérard sillonne la France en quête de dons pour financer les constructions. Une vague de générosité est suscitée et la première pierre de l’abbaye du Barroux peut être posée en mars 1980 !

 

Commence alors la construction d’une abbaye de style roman avec les moyens techniques modernes. Dans le même temps, la communauté féminine de Notre-Dame-de-l’Annonciation du Barroux, fondée par Élisabeth de La Londe, s’installe sur un autre terrain situé tout proche de la communauté masculine.

 

Et un an plus tard, les frères célèbrent Noël dans leur nouveau monastère au Barroux en décembre 1981 dans des conditions encore un peu précaires : pas de chauffage, pas d’électricité, les novices campent en dortoir…

Le Père O. nous montre la communauté féminine du Barroux séparée par les vignes des deux communautés – Divine Box

La reconnaissance de l’abbaye et son église consacrée !

En 1989, le monastère se voit accorder un statut canonique : le monastère est édifié en abbaye autonome par Dom Dammertz, abbé Primat des Bénédictins, venu spécialement de Rome avec le document signé quelques jours auparavant. Il aura fallu quinze ans de patience à la communauté !

La même année, l’église de l’abbaye du Barroux est consacrée au cours d’une cérémonie de 5 heures après trois ans de constructions ! C’est le cardinal Gagnon, entouré de l’archevêque d’Avignon et de quatorze autres prélats, qui célèbre lors de la fête des saints Anges gardiens.

 

Ensuite, en 1990, une partie de la communauté s’est rendue au Vatican pour une audience privée avec le pape Jean-Paul II. C’est une réelle reconnaissance de la nouvelle abbaye du Barroux par le Saint-Siège. Puis en 2008, l’abbaye intègre la confédération bénédictine dont le but est de favoriser la vie selon la Règle de saint Benoît et la charité fraternelle entre les monastères.

L’église abbatiale, comme le reste de l’abbaye du Barroux, est construite selon le style roman – Divine Box

Abbaye du Barroux : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les 55 frères (en 2018) de l’abbaye du Barroux suivent toujours la règle de saint Benoît « ora et labora » : prière et travail. Leurs journées sont ainsi rythmées par les huit offices qui débutent à 3h30 par les matines ! Et par le travail manuel quotidien : boulangerie, menuiserie, infirmerie, ou encore culture des oliviers, de la vigne et du potager… Ils ne chôment pas !

 

Le respect de la tradition liturgique romaine apporte des vocations. Ainsi forts de leur expérience, huit frères de l’abbaye du Barroux sont partis fonder en 2002 le Monastère Sainte-Marie de la Garde à Saint-Pierre-de-Clairac dans le Lot-et-Garonne. Ce sont les deux seuls monastères en France à porter la tonsure !

La boulangerie de l’abbaye du Barroux fournit la boutique et la table du réfectoire. Les frères travaillent chaque jour l’artisanat monastique entre none et vêpres – Divine Box

Et pour se procurer les produits de l’abbaye du Barroux :

Les frères bénédictins de l’abbaye du Barroux confectionnent eux-mêmes de nombreux produits monastiques. Comme leurs vins blancs, rouges et rosés ainsi que leurs huiles d’olives, pressées dans leur propre moulin, qui ont une belle notoriété !

 

Leurs produits sont vendus dans leur boutique sur place : Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux,
1201 Chemin des Rabassières, 84330 Le Barroux.

Si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté, vous pouvez cliquer ici pour retrouver les produits de l’abbaye du Barroux sur la boutique en ligne Divine Box.

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Tout savoir sur les bières de Saint-Wandrille en 7 anecdotes !

Un article proposé par Divine Box.

Les bières de Saint-Wandrille, vous en avez déjà entendu parler ? Sûrement ! Si vous êtes un p’tit chanceux, vous les avez même sans doute déjà dégustées ! Ce sont en effet à ce jour les premières et uniques vraies bières d’abbaye française, depuis un siècle. C’est-à-dire qu’elles sont brassées par les moines bénédictins de Saint-Wandrille, au sein de leur abbaye, et leurs bénéfices servent à faire vivre la communauté !

 

Mais savez-vous pourquoi les moines de Saint-Wandrille se sont lancés dans le brassage de leur première bière en 2016 ? Connaissez-vous le rapport entre les bières de Saint-Wandrille et « la cruche de la Samaritaine » ? Ou encore, saviez-vous que si les frères ont choisi un format de 50cL pour leurs bières, c’est aussi pour avoir le temps d’aller à la messe ?  Divine Box vous raconte tout ce qu’il faut absolument savoir sur les bières de Saint-Wandrille en 7 infos !

Ci-dessus, les moines de Saint-Wandrille retournent travailler après l’office, selon la règle « ora et labora » de saint Benoît, qui leur demande de partager leurs journées entre « prière et travail » – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Quand la Providence apporte aussi sa bière à l’édifice 👍

« La porte du houblon », une invitation des anciens moines de l’abbaye ?

Face au besoin pressant de trouver une nouvelle activité économique, le père abbé de Saint-Wandrille réunit donc toute la communauté au Chapitre en août 2014. Il demande à chaque moine de donner une idée de nouvelle activité. Beaucoup de propositions fusent autour de l’artisanat monastique : fabrication de pain grâce à la boulangerie de l’abbaye, fabrication de cierges, de fromages, de bonbons, de financiers, culture de plantes aromatiques…

 

Parmi toutes les propositions, frère Éric proposa de se lancer dans la bière : « Et pourquoi nous ne ferions pas une brasserie ? Je vous rappelle que nous avons dans le cloître une ‘porte du houblon’ ! De plus, le marché de la bière artisanale est en très grande croissance en ce moment. Et comme il n’y a pas actuellement de monastère brasseur en France, la place de véritable bière d’abbaye française nous tend les bras ! »

 

En plus de ces 3 (excellentes) raisons, il faut préciser que l’abbaye de Saint-Wandrille possède le plus vieux réfectoire d’Occident encore en activité ! Lieu par excellence d’accueil des pèlerins au Moyen-Âge, les moines prenaient l’habitude de les y accueillir avec… de la bière, tiens !

 

Mais malgré toutes ces bonnes raisons, l’intervention de frère Éric ne fut pas particulièrement retenue, car la communauté ne possédait pas le savoir-faire du brassage, ni le matériel. Les frères ne savaient même pas combien cela coûtait et s’ils en avaient les moyens ! Chou blanc ? Pas si sûr…

Ci-dessus, « la frise du houblon », qui représente des feuilles de houblon au-dessus d’une porte du cloître. C’est cette frise qui aurait inspiré frère Éric à proposer l’idée de lancer une bière d’abbaye – Divine Box

Le père abbé et frère Xavier sont sur un bateau… mais le projet ne tombe à l’eau !

Trois jours plus tard, cependant, le père abbé et l’un des moines se trouvent sur un bateau, pour se rendre à l’abbaye de Quarr en Angleterre. Un couple reconnait alors le supérieur de l’abbaye, et tous commencent à papoter.

 

Bien vite, le mari explique qu’il s’est lancé, dans ses temps libres, dans le brassage d’une bière artisanale. Très intéressés, les moines lui demandent plus d’informations sur les coûts, les connaissances et le matériel nécessaires… Il leur explique que c’est très simple, et les encourage à persévérer dans cette réflexion.

 

Lorsqu’ils sont enfin de retour trois jours plus tard à l’abbaye, les moines découvrent alors avec surprise un mystérieux colis à leur porte : des bouteilles, des capsules, du malt, des bidons… c’est le mari qui leur a envoyé un kit de brassage !

 

Une semaine à peine après l’ébauche de réflexion sur la nouvelle orientation économique de l’abbaye, et sans que les frères n’aient rien fait de particulier, ils pouvaient donc lancer leur premier brassin-test directement chez eux ! Confiants en ce signe de la Providence, les moines ont donc mis la main à la pâte…

 

Merci frère Éric !

Souvenez-vous, c’est au tout début sur une suggestion de frère Éric que les bières de Saint-Wandrille ont pu voir le jour. Mais frère Éric semble aussi se cacher derrière chacune des étapes de la création de la brasserie :

  • C’est le jour de la saint Éric, un 18 mai, que les frères ont reçu le kit de brassage à leur porte.
  • C’est frère Éric qui eut l’idée d’utiliser la porte de l’abbaye, avec son blason, pour représenter le monastère sur l’étiquette. Idée adoptée sur le champ, après plusieurs semaines de recherche infructueuses !
  • Frappé peu de temps après par une leucémie foudroyante, frère Éric mourût le jour de la saint Benoît. Le jour où la brasserie venait de sortir de terre. Il disparût au moment où le projet de la communauté prenait vie.
  • Et, coïncidence ( ?), la première mise en bouteille des bières de Saint-Wandrille eut lieu le 14 juillet 2016, soit un an jour pour jour après son enterrement !

Alors face à tous ces signes, les moines de Saint-Wandrille sont très reconnaissants envers frère Éric !

C’est notamment grâce à frère Éric que le projet de brasserie de Saint-Wandrille a pu voir le jour – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Des noms de brassins… surprenants 🤓

Chaque semaine, pendant plusieurs mois, les moines ont donc enchaîné les brassins-tests, afin d’affiner leur bière. Et cela fait beaucoup de bière ! Alors, pour les différencier, les moines ont eu une idée. Chaque semaine, le brassin allait recevoir un petit nom en rapport avec la vie de la communauté : un événement, une lecture du réfectoire, l’Évangile du jour, etc…

 

Les frères de Saint-Wandrille ont ainsi pu déguster au réfectoire :

 

  • La hotte du Père Noël
  • La Chute de l’Empire Romain
  • La pipelette du Bordeaux-Paris
  • La cruche de la Samaritaine
  • La zizanie du chapelet secret
  • La sainte Ampoule

 

Et bien d’autres encore ! Ah ces moines, ils ne manquent pas d’humour…

C’est lors de la balade hebdomadaire que les moines de Saint-Wandrille échangent leurs réflexions sur les brassins de leurs bières de Saint-Wandrille – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Les bières de Saint-Wandrille, un travail de bénédictin 💪

Les bières de Saint-Wandrille, c’est un produit monastique 100 % made in Saint-Wandrille. Ce sont en effet bien les moines qui sont derrière chacune des étapes de la confection de leurs bières. Ils se partagent les tâches en différentes équipes :

 

  • L’équipe de brassage : elle réalise le brassage et le soutirage.
  • L’équipe de dégustation : elle se charge d’élaborer les recettes, de vérifier la qualité de la production, et de goûter les bières du marché.
  • L’équipe marketing : elle s’occupe des étiquettes et des supports de communication.
  • L’équipe d’expédition : chaque frère passe entre 1h et 2h par mois à la mise en carton des bières de Saint-Wandrille !

 

Les bières de Saint-Wandrille, c’est aussi un travail monastique, c’est-à-dire 100 % respectueux du temps de prière quotidien des frères. Pour vous en donner un aperçu, voici la semaine type des moines brasseurs de Saint-Wandrille :

  • Lundi : ce sont les préparatifs : les frères désinfectent le matériel, concassent le malt, étalonnent leurs instruments…
  • Mardi : C’est le premier brassin. Après l’office de vigile à 5h25, le premier frère brasseur assiste à une messe basse, surnommée « la messe du brasseur ». Il commence ainsi à brasser vers 7h du matin. Pour que ce soit plus simple, les deux frères brasseurs récitent les offices directement dans la brasserie ce jour-là.
  • Mercredi : C’est le second brassin et la mise en carton des brassins précédents. Pour la mise en carton, tous les frères de la communauté se relaient quatre par quatre dans le mois pour prêter main forte.
  • Jeudi : C’est la préparation du soutirage. Les moines rincent et désinfectent le contenant dans lequel la bière va être transférée, afin d’éliminer les particules qui se sont déposées au fond du mélange.
  • Vendredi : C’est la mise en bouteille, juste après la messe. Pas le temps de déjeuner pour les moines brasseurs, alors c’est sandwich dans la brasserie !
  • Samedi : C’est le jour des purges de levure, du nettoyage, des mesures pour contrôler la fermentation principale et la fermentation en bouteille, ainsi que le jour de la mise à jour documentaire et du suivi du courrier !
  • Le dimanche et les jours de fête, les frères ne travaillent pas à la brasserie, repos dominical oblige !

Pour la mise en carton des bières de Saint-Wandrille, toute la communauté met la main à la pâte — Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

 

  1. Travailler plus pour gagner plus en sainteté !

Les moines de Saint-Wandrille ne manquent décidément pas d’humour ! Ils ont affiché dans leur brasserie ce proverbe pour le moins curieux :

 

Qui bibit, dormit ;

qui dormit, non peccat ;

qui non peccat, sanctus est ;

erga : qui bibit, sanctus est.

 

Si vous n’êtes pas bilingues latin/français, voici une traduction « maison » :

 

Qui boit, dort ;

qui dort, ne pèche pas ;

qui ne pèche pas, est saint ;

donc : qui boit, est saint.

 

Et oui, c’est mathématique !

Dans leur brasserie, les moines de Saint-Wandrille ont affiché un proverbe plein d’humour – Divine Box

 

  1. Un format de 50 cL pour partager… et pour aller à la messe !

Les bières de Saint-Wandrille sont au format bien particulier de 50cL. Les moines n’ont en effet pas voulu prendre le format classique de 33cL, et cela pour trois raisons :

 

  • Pour être plus visibles dans un rayon, tout simplement !
  • Pour pouvoir partager la bière avec un ami, parce que c’est plus sympa comme ça !
  • Pour pouvoir aller aux offices : hé oui, mettre de la bière en bouteille, c’est plus rapide dans des bouteilles de 50cL que dans des bouteilles de 33cL, car cela fait moins de bouteilles. De cette façon, le soutirage tient entre la messe (qui finit vers 10h30) et les vêpres (qui sont à 17h30). Les frères brasseurs ne ratent donc pas ces 2 rendez-vous importants de la communauté ! Pratique non ?

Si les bouteilles des bières de Saint-Wandrille font 50cL, c’est aussi pour que l’embouteillage soit plus rapide, pour que les moines aient le temps d’assister à la messe et aux vêpres – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Une étiquette 100 % « Saint-Wandrille » 🏷

La bière de Saint-Wandrille, ce n’est pas que dans le goût, c’est aussi du visuel ! Alors les moines ont fait particulièrement attention à détails :

 

  • Pour l’étiquette des bières de Saint-Wandrille, les frères ont fait appel au graphiste qui avait auparavant réalisé l’étiquette de la bière bénédictine de Nursie, en Italie. Selon l’idée originale de frère Éric, celle de Saint-Wandrille représente la célèbre décoration de la porte d’entrée du monastère (appelée porte de Jarente, du nom du père abbé qui l’édifia). Le blason de l’abbaye est ainsi bien visible et en couleur, selon le premier souhait des moines.

 

  • Les moines ont également reproduit sur l’étiquette « la frise du houblon. » Celle-ci se trouve au-dessus de l’une des portes de l’abbaye, dans le cloître, et représente des plants de houblons.

 

  • Pour la capsule, les frères ont placé l’un des motifs des arches dans leur cloître.

 

Comme ça, pas de doute, l’emballage des bières de Saint-Wandrille est bien sur-mesure et 100 % monastique !

 

Et pour la petite histoire, la couleur de l’étiquette fut adoptée un peu par hasard : lors d’un essai d’impression, l’imprimante manqua de couleur. L’étiquette sortit non pas « couleur pierre » mais « couleur bronze » … Elle plut beaucoup et fut adoptée instantanément !

L’étiquette des bières de Saint-Wandrille reprend le blason de l’abbaye, présent sur la porte de Jarente, la « frise du houblon », et l’un des motifs du cloître – Divine Box

 

  1. Une vraie bière d’abbaye, oui mais pourquoi pas trappiste ? 🍺

Les bières de Saint-Wandrille sont depuis un siècle les premières et uniques véritables bières d’abbaye française. C’est une bière trappiste alors ? Et bien non !

 

C’est très simple : pour porter le logo « Authentic Trappist Product » et ainsi être une véritable bière trappiste, il faut respecter trois critères très stricts : la bière doit être brassée par les moines, au sein de leur abbaye, et ses bénéfices doivent servir à faire vivre la communauté. Ces trois critères, les bières de Saint-Wandrille les remplissent. Sauf qu’il faut aussi, détail important… que les moines brasseurs soient de l’ordre trappiste ! Or les moines de Saint-Wandrille sont bénédictins, et non trappistes. Leurs bières ne peuvent donc pas avoir le logo des bières trappistes.

 

Les bières de Saint-Wandrille arborent donc à la place le logo « Monastic », qui garantit qu’il y a bien eu « une maîtrise » de la communauté monastique sur sa bière. Et puisque ce sont bien les frères de Saint-Wandrille qui réalisent la recette de leurs bières, qui les brassent, en font la communication, l’emballage, l’expédition… on peut dire qu’ils la maîtrisent de A à Z, le logo « Monastic » est donc bien mérité !

Les bières de Saint-Wandrille ne sont pas des bières trappistes, car les moines de Saint-Wandrille sont de l’ordre bénédictin et non trappiste : ce qui ne les empêchent pas d’être brassées par les moines eux-mêmes, et au sein de leur abbaye — Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

Les bières de Saint-Wandrille sont les uniques et véritables bières d’abbayes françaises – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

Où acheter la bière de Saint-Wandrille ?

 

 

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Le travail manuel des moines de Sainte-Marie de La Garde (fondation du Barroux)

Un article proposé par Divine Box.

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est un prieuré bénédictin, situé en Nouvelle-Aquitaine tout près d’Agen. Fondé en 2002 par l’abbaye du Barroux, il est en agrandissement perpétuel depuis ses débuts, et accueille actuellement 17 frères.

Entre leurs 7 offices quotidiens, les moines fabriquent notamment des sandales masculines et féminines dans leur atelier artisanal, et cultivent également des noix dans leur verger. Petit tour d’horizon de l’histoire et des produits du monastère Sainte-Marie de La Garde en 3 minutes chrono… c’est parti !

Ci-dessus, les frères bénédictins du monastère de La Garde récoltent leurs noix fraîches – Divine Box

Monastère de La Garde : l’arrivée

Le monastère Sainte-Marie de La Garde est tout récent : il fut créé en 2002 ! Cette année-là, huit moines de l’abbaye du Barroux arrivent ainsi au sommet d’un vallon, au lieu-dit “Lagarde”, près d’Agen, et redonnent vie aux murs d’un ancien fort du Moyen-Âge.

Aux origines, “Lagarde” est en effet un avant-poste protecteur de Castelculier, transformé plus tard en un vaste château seigneurial, qui fut malheureusement détruit au début du XXe.

À l’arrivée des moines en 2002, l’ancienne maison de maître devient le réfectoire, et les bergeries sont transformées en ateliers ou en chapelle. Plutôt cocasse…

Les moines veillent d’ailleurs à ce que leur nouvelle chapelle soit en harmonie avec le terroir local : l’utilisation de la pierre de Puymirol et de tommettes agenaises, la création d’un clocher-mur. Le chapelle est aussi dédiée à sainte Foy, martyre locale morte en 303 !

La communauté, elle, grandit toujours, avec l’arrivée d’autres moines du Barroux, ainsi que d’autres nouveaux postulants !

Et bientôt de nouveaux travaux pointent le bout de leur nez…

La chapelle du monastère utilise de la pierre de Puymirol, et est réhaussée d’un clocher-mur, des éléments architecturaux typique de la région – Divine Box

La construction du monastère Sainte-Marie de La Garde

Pour agrandir les lieux et construire un monastère digne de ce nom, les moines lancent ainsi en 2007 un grand concours d’architecture. Finalement, les moines retiendront un projet en deux étapes.

  • D’abord la restauration des bâtiments existants permettra d’accueillir 25 moines.
  • Plus tard, la construction d’un cloître et d’une église abbatiale augmentera la capacité d’accueil à 40 moines.

Tout démarre en 2010 avec le top du top des artisans locaux, et de nombreux bienfaiteurs dans la région. Allez, au boulot !

Ci-dessus, la première pierre de la construction du nouveau monastère, qui débuta en 2010 – Divine Box

Attention peinture fraîche !

Pour la petite histoire, ces grands travaux sont le fruit d’une incroyable campagne de financement et de communication sur internet, avec notamment l’aide de… Michael Lonsdale ! Dingue, non ?

Tout avance alors comme prévu. L’hôtellerie remplace ainsi les anciennes granges, et les ateliers de travail manuel sortent de terre, aux côtés des cellules des moines et de la salle du chapitre, flambant neuve. Ça y est, le monastère prend réellement forme. Petit à petit…

Un des frères présente l’avancée des travaux du monastère (aujourd’hui, ces bâtiments sont achevés) – Crédits Photo : Sud Ouest Éco

Monastère de La Garde : et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, les bénédictins du monastère Sainte-Marie de La Garde sont dix-sept sur place et suivent donc la règle de saint Benoît. Suivant le principe « ora et labora » (« prière et travail »), ils prient ainsi huit fois par jour (premier office à 3h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance.

En plus des tâches habituelles à une communauté (hôtellerie, magasin, ménage, cours…), les moines du monastère de La Garde sont spécialisés dans la confection de produits monastiques plutôt originaux : des sandales et des noix !

Les moines bénédictins du monastère prient huit fois par jour dans la chapelle – Divine Box

Les bonnes noix des moines

Côté noix, le monastère de La Garde possède près de 2 hectares de noyers et c’est le père Ambroise qui est chargé de rameuter du monde pour la récolte !

Les moines se sont lancés dans l’aventure de la nuciculture, car le noyer, arbre très présent dans la région, possède de nombreux avantages. Excellent pour le cerveau, la noix peut aussi servir à faire de l’huile, ses feuilles peuvent être utilisées en pharmacologie, son tronc en ébénisterie, ses racines comme laxatif, et ses fleurs pour faire du vin de noix !

Les noix sont ici de type « Lara », c’est-à-dire avec un goût très fin mais des cerneaux plus gros. Pour développer leur artisanat monastique, les moines les vendent pour le moment fraîches, enrobées de miel ou bien mélangées dans du miel aux noix, préparé par frère Marie. Miam miam miam !

Lors de la récolte des noix, c’est toute la communauté qui est réquisitionnée – Divine Box

 

Des sandales artisanales masculines et féminines

On vous l’a dit, les moines sont aussi occupés avec un article plutôt rare dans le paysage des produits monastiques : la sandale ! Côté atelier, c’est le frère Augustin qui coordonne leur fabrication, aidé de frère Sébastien et de frère Rémi. À trois, les frères confectionnent une sandale en 1h30 environ soit une trentaine par semaine. Le tout en silence, et chaque sandale est réalisée avec amour, évidemment…

Frère Rémi s’occupe de la découpe : il découpe les lanières et les premières (les semelles intérieures des sandales) dans de grands pans de cuir naturel, et extrait les talons et les semelles de morceaux de caoutchouc.

Frère Sébastien monte les lanières sur la première, et frère Augustin les pressent et les rabotent pour éviter l’apparition de bourrelets sous la semelle. Puis, à l’aide d’une forme enfilée dans la semelle, il colle la semelle et le talon sur la première.

C’est l’une des étapes les plus importantes et délicates, car le moindre décalage peut rendre la sandale inutilisable. Enfin, le rebord de la sandale est teinté avant que le frère Lazare ne la range dans sa belle boîte.

Les frères réalisent ainsi trois modèles : les Hildegardes et les Scholastiques pour les femmes (avec un talon), et les Benoîts pour les hommes. Même si c’est plutôt rare, les moines font aussi parfois des réparations et des modèles sur-mesure.

Leurs clients ? Des moines, bien sûr, mais aussi des laïcs… dont des japonais et des allemands ! Sans compter les dix-sept bénédictins de l’abbaye, qui n’hésitent pas à donneur directement leur avis !

Ci-dessus, frère Augustin nous montre comment il presse la sandale, pour pouvoir raboter les lanières qui dépassent – Divine Box

Et pour acheter les produits des frères bénédictins de La Garde ?

Comme toujours, le mieux est de se rendre sur place à la boutique du monastère ! Mais pour ceux qui habitent un peu loin, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter des produits du monastère de La Garde.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur le monastère Sainte-Marie de La Garde : son fondateur, sa maison-mère, son blason, etc…

Et pour aller plus vite, voici le monastère de La Garde en 1mn et en vidéo :

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(Re)découvrez les ruines de l’abbaye bretonnes de Landévennec !

Un article proposé par Divine Box

Les ruines de l’ancienne abbaye de Landévennec sont, aujourd’hui encore, une référence pour les archéologues médiévaux, à cause des richesses qu’elles recouvrent. On a en effet retrouvé plus de cinquante mille objets sur le site ! Des fouilles furent effectuées entre 1978 et 2002, et le lieu fut classé aux monuments historiques le 26 mai 1992.

 

Que nous révèlent aujourd’hui ces ruines sur le passé de l’abbaye ? Qu’en réalité, ce sont trois abbayes successives qui se sont succédé sur le lieu : une abbaye de style carolingien, une abbaye romane et une abbaye mauriste. Petit retour en arrière avec Divine Box !

 

L’âge d’or de l’abbaye carolingienne et l’invasion viking

 

Les ruines de l’abbaye de Landévennec nous révèlent une première occupation des lieux par des moines, à l’époque mérovingienne, vers 485. Cette présence consistait en un oratoire rectangulaire de petite taille, placé à côté d’un bâtiment de type gallo-romain plus grand, entouré de tombes, dont sans doute celle de saint Guénolé, le fondateur.

 

Vers l’an 700, l’oratoire fut reconstruit, agrandi et transformé en église. Puis au IXe siècle, l’abbaye adopte la règle de saint Benoît, suivant le souhait du fils de Charlemagne, Louis le Pieux. Elle connaît alors pendant 100 ans un âge d’or : de plus grands travaux sont donc entrepris. Les différents bâtiments (réfectoire, couchettes, église) sont notamment rattachés les uns aux autres grâce à la création d’un cloître et de galeries couvertes. Les reliques de saint Guénolé sont alors déposées dans le chœur de l’église. Quelques vestiges témoignent de la puissance et de la richesse de l’abbaye à cette époque : notamment ceux d’un bas-fourneau, d’un puits, et d’un mur d’enceinte.

 

Malheureusement en 913, les vikings pillent et incendient l’abbaye de Landévennec. Un calendrier, aujourd’hui conservé à Copenhague, témoigne (en latin) de cet événement tragique : « Cette même année (913, ndlr) fut détruit le monastère de saint Gwennolé par les Normands ».

 

Les moines survivants réussissent à s’échapper avec les reliques et des manuscrits. Il reste, encore aujourd’hui sur le site, une couche épaisse de cendres. À côté du choeur de l’église, les archéologues ont retrouvé un tumulus, lequel cache des os calcinés et des cendres sous une couche de pierres. Cette pratique viking consistait à se faire pardonner la violation des sépultures, en incinérant puis en ré-enfouissant sous la terre les restes profanés.

 

Au milieu des ruines, on peut encore admirer l’ancien puits de l’abbaye, symbole de sa puissance lors de la période carolingienne Divine Box

L’abbaye romane et les guerres

 

Bien heureusement, les moines parviennent à revenir au milieu du Xe siècle. Ils rebâtissent alors le monastère et débute au milieu du XIe siècle la construction d’une nouvelle église de style roman. Pour ce faire, les moines conservent les restes du bâtiment carolingien, qu’ils agrandissent en prolongeant la nef. L’ancienne nef devient alors une sacristie. Ils ajoutent également un transept et un choeur composé d’un déambulatoire et de petites chapelles. Ils décorent les colonnes de chapiteaux avec des motifs bretons traditionnels : fougères, palmettes, etc…

Cependant, au XIVe et à la fin du XVIe siècle, l’abbaye est victime de plusieurs conflits : la guerre de Succession de Bretagne, la guerre de Cent Ans, mais aussi des guerres de Religion. Elle est plusieurs fois en partie détruite, notamment par les anglais et les membres catholiques de la Sainte Ligue, hostiles aux protestants. Porte en or massif, ornements, coffres, meubles… Tout fut emporté, et le reste des boiseries fut brûlé !

L’ancienne église carolingienne fut agrandie au XIe pour donner naissance à une nouvelle église romane beaucoup plus imposante. L’histoire de l’abbaye de Landévennec a été mouvementée !

L’abbaye mauriste et la Révolution

 

L’abbaye connaît alors à partir de 1628 un renouveau intellectuel et spirituel, grâce au Pape Urbain VIII qui rattache l’abbaye à le Congrégation de Saint-Maur. Entre 1650 et 1655, les bâtiments abbatiaux sont rebâtis par Le frère Robert Plouvier. Ce  jeune moine architecte reconstruit les différents bâtiments. Mais à la fin du XVIIe siècle, l’abbaye est de nouveau quasiment en ruine : très critiquée par les Jansénistes, son image en pâtit. Elle se retrouve à nouveau délaissée.

Si bien qu’à la Révolution en 1792, il ne reste sur place que 4 moines. La communauté de l’abbaye de Landévennec est dissoute et la bibliothèque dispersée. Les bâtiments, qui tombent alors petit à petit en ruines, sont vendus comme bien nationaux. À l’époque, l’église est encore cependant bien entière. Ce qui porta un dernier coup fatal aux ruines est l’acquéreur de l’abbaye. Vers les années 1810, il la détruit et se sert des pierres pour la construction d’un four à chaux sur place.

Ce sera 150 ans plus tard, en 1958, qu’une nouvelle communauté bénédictine se réapproprie les lieux et y construit à côté de nouveaux bâtiments. L’histoire monastique du lieu peut alors reprendre ! La règle « ora et labora », fidèle à la tradition bénédictine, habite alors à nouveaux les murs de ce lieu chargé d’histoire. Les moines y prieront, tout en travaillant de leurs mains.

En 1958, la nouvelle communauté bénédictine de l’abbaye de Landévennec s’est installée un peu plus loin, pour laisser les visiteurs admirer les ruines de l’ancienne abbaye. Un peu plus loin encore, caché dans l’angle en bas à droite de la photo, les ateliers d’artisanat monastique de l’abbaye.

Et les moines, aujourd’hui ?

 

Les moines bénédictins, soucieux de pouvoir partager la riche histoire de leur abbaye, ont ouvert un musée. Il retrace chaque année, dans une exposition temporaire, une époque particulière de la vie de l’abbaye.

 

Entre leurs sept offices quotidiens, les dix-huit frères bénédictins travaillent de leurs mains. Ils réalisent des produits monastiques, notamment le célèbre « caramel au beurre salé de Lanvévennec », et des pâtes de fruits. Ils font tout à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère.

 

Pour les visiter et découvrir leurs délicieux produits, vous pouvez bien sûr vous rendre sur place en Bretagne : Rue Gorrequer, 29560 Landévennec. Sinon, vous pouvez retrouver les produits de l’abbaye de Landévennec sur la boutique en ligne Divine Box.

Source : Divine Box, pour Breizh-info

En France #NLH #NLQ

Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé !

Un article proposé par Divine Box

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés !
Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

L’abbaye de Landévennec en Bretagne – Divine Box

La Bretagne ça vous gagne !

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu !

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

Les ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire !

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors !

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour !

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

Aujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

 

Départ pour Haïti !

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ?

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

Les incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

 

Un musée à ciel ouvert !

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !

NLQ #Récollections/Retraites

Retraite ” Faire le point ” à l’Abbaye de Maylis (40) du 28 juillet au 3 août 2018

L’Abbaye de Maylis (Landes) propose pour les jeunes de 20 à 35 ans une retraite ” Faire le point” faisant écho à Jérémy 6.16 : ” Arrétez-vous sur les routes pour faire le point”.
Les moines bénédictins olivétains seront heureux de vous faire découvrir leur mode de vie ; une retraite rythmée par des moments de priéres, d’enseignements et de convivialité.
Renseignements : 05 58 97 72 81

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Fête de Saint Benoît à l’Abbaye de Fleury (45) le 11 juillet 2018

Solennité de saint Benoît, patron de l’Europe,
présidée par Mgr Luc CRÉPY, évêque du Puy-en-Velay (ancien recteur du séminaire d’Orléans)
et chantée par les moines bénédictins de Fleury et les moniales bénédictines de Bouzy-la-Forêt.

  • 11h00 : procession des reliques de saint Benoît et messe solennelle concélébrée
  • 15h00 : office de none
  • 17h00 : exposition des reliques de saint Benoît dans le chœur à la vénération des fidèles
  • 18h10 : vêpres solennelles

(source)

En France #NLH #NLQ

La bière et le houblon : merci les moines !

Un article proposé par Divine Box.

Saviez-vous qu’aujourd’hui, si la bière est si connue (et si bonne !), c’est grâce aux moines bénédictins du Moyen Âge ? Eh oui, ce sont eux qui ont inventé et peaufiné tout le savoir-faire que l’on retrouve notamment aujourd’hui dans les authentiques bières trappistes. D’ailleurs, le « houblon », cette plante infusée lors du brassage de la bière, a été introduite par une moniale !

Allez, ce mois-ci Divine Box vous explique en trois minutes pourquoi vous devez remercier nos chers moines pour la bière ! Santé ! 🍺

Vieux dessin d’un moine brassant la bière au Moyen Âge ! Ce sont eux qui, dans leurs abbayes, ont tout mis au point et tout inventé !

 

Les moines bénédictins, ces champions de la bière ! 🍺

C’est au Moyen Âge que la bière, boisson très ancienne, acquiert ses lettres de noblesses… grâce aux moines bénédictins ! Ceux-ci se mettent en effet à brasser de la bière pour différentes raisons. D’abord, c’est un moyen de travailler de leurs mains pour assurer leur subsistance, comme les y encourage leur père fondateur saint Benoît. Dans sa règle, édictée au VIe siècle, il dit en effet « ora et labora » : prière et travail ! Ensuite, la bière permet à l’époque aux moines de boire une boisson saine. L’hygiène n’étant pas au top de sa forme à l’époque, le fait de bouillir l’eau pour, plus tard, en faire de la bière, permettait ainsi de tuer les microbes et de purifier l’eau ! Enfin, c’était aussi pour les moines une « nourriture » : on appelait jadis la bière « pain liquide » ! Très nourrissante, elle permettait ainsi de contrebalancer leur régime parfois très ascétique.

La liste est encore longue, mais bref, vous avez compris l’idée : les moines ont tout fait dans le brassage de la bière ! Au final, ce savoir-faire brassicole devient même un monopole dans les abbayes avec Charlemagne ! Au fil des années, les bières se répandent ainsi en Europe, là où fleurissent les monastères, et les moines se transmettent leurs traditions, tout en améliorant petit à petit leurs techniques de brassage…

Ancienne représentation de saint Hildegarde de Bingen, enseignant le brassage avec du houblon à un autre moine. C’est elle qui a en effet instauré le houblon dans la bière !

La sainte origine de la bière houblonnée ! 🙏

Mais à l’époque, la bière est encore loin de ressembler à celle que l’on connaît ! En fait, le « goût » actuel de la bière vient d’une plante, nommée le houblon. Les moines l’infusent alors dans le « moût », ce liquide sucré qui n’est pas encore de la bière. Et devinez qui est à l’origine de l’introduction du houblon dans la bière ? RRRRR… (roulement de tambours)… les moines ! Ou plus précisément sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), fondatrice de l’abbaye de Rupertsberg en Rhénanie ! C’est au XIIe siècle que la bénédictine provoque alors un tournant dans l’histoire de la bière. En effet, au cours de ses nombreuses et célèbres études sur les plantes médicinales, elle vante les grandes vertus du houblon. « L’amertume du houblon combat certaines fermentations nuisibles dans les boissons et permet de les conserver plus longtemps », écrit-elle. Dès lors, les moines vont remplacer par le houblon les autres plantes amères qu’ils utilisaient pour aromatiser leurs bières (coriandre, absinthe, gentiane, ou sauge). Il permet en effet lui aussi de l’aromatiser, mais surtout d’améliorer sa longévité et son hygiène ! Ce précieux (et vieux !) conseil sera respecté par les générations de brasseurs qui se succèdent les siècles suivants, jusqu’à aujourd’hui encore. Alors, on dit merci qui ? Merci sainte Hildegarde !

La bière trappiste Spencer IPA présente une belle robe blonde aux reflets dorés / Crédits Photo @bethebelgianbeer (Instagram)

 

La première bière trappiste IPA ! 🇺🇸

Poursuivons encore notre périple historique… Le houblon est donc introduit par sainte Hildegarde au XIIe siècle. Les recettes vont s’affiner au fil des siècles, et la bière connaît une évolution particulière notamment au XVIIIe siècle. En effet, il fallait à l’époque envoyer des bières aux Indes, vers les colonies anglaises ! Alors pour qu’elles puissent résister aux longs voyages en bateaux, les brasseries ont créé une bière légèrement plus forte en alcool, mais surtout plus houblonnée, pour qu’elle conserve son goût et ne s’altère pas lors des périples ! Et voilà le type « IPA » qui est créée : c’est l’acronyme de « India Pale Ale ». Aujourd’hui, elle est encore très à la mode dans les pays anglo-saxons notamment. Et devinez qui revient à la charge quand il s’agit de bières ? Les moines, tiens ! Cette fois, ils sont trappistes (des « cousins » des bénédictins – ils suivent aussi la règle de saint Benoît), et viennent des Etats-Unis. L’abbaye de Spencer, dans le Massachussetts, brasse en effet une IPA, toute première bière trappiste de ce style, depuis 2014. Après quinze brassins tests, la première (et unique) trappiste IPA était née : bienvenue à la Spencer IPA !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer aux Etats-Unis brassent depuis 2014 leur « Spencer IPA », une bière de style IPA.
Crédits photo : Abbaye Saint-Joseph de Spencer

Comment déguster la Spencer IPA ? 🍺

Comme toutes les IPA, la bière trappiste Spencer IPA est très houblonnée, et cela se traduit notamment par de fortes notes d’agrumes (orange, pamplemousse). Sous sa belle robe blonde aux reflets or, elle cache aussi des notes de malt et de fleurs. À déguster bien fraîche (entre 6°C et 8°C), elle fera des merveilles à l’apéro cet été ! Et pour en profiter, rendez-vous dans la Divine box trappiste de juillet, disponible dès maintenant !

 

Et voilà ! Maintenant vous avez de quoi briller lors de vos dîners quand vous parlerez de moines, de bière ou d’IPA 😇

NLQ

Faut-il fermer les limbes ?

Le sort des enfants morts sans baptême demeure un objet d’angoisse pour les familles confrontées à l’épreuve d’une fausse couche, ou au drame d’un avortement provoqué. La miséricorde de Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 4), les mérites infinis de la passion du Christ, et la sollicitude de Jésus pour les plus petits (cf. Mc 10, 13-14) ne sont-elles pas des données suffisantes pour consoler les parents éprouvés, en les assurant que leur enfant repose désormais dans la gloire du ciel ? C’est animé de ce souci pastoral que Dom Pateau, père Abbé de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault, a voulu examiner en théologien la convenance d’un salut pour tous ces
petits « à qui la vie n’a souri que durant un instant » (p. 15). L’argument central consiste à affirmer une suppléance universelle de la médiation sacramentelle du baptême pour les enfants dans l’impossibilité de recevoir le sacrement, et, partant, à dégager la « convenance », proche selon l’auteur de la certitude, « d’une sanctification directe par Dieu des enfants mourant sans baptême » (p. 248).

Après un parcours chez les prédécesseurs de saint Thomas, l’auteur examine attentivement la position du Docteur angélique, faisant état des variations de sa pensée, pour proposer une critique, rendue possible par un approfondissement de l’enseignement de saint Thomas (cf. p. 19), de la théorie des limbes. L’ouvrage se conclut par une section au titre éloquent : « Vers un document magistériel ? » Quoique tempéré par un point d’interrogation, l’appel lancé par l’auteur est sans équivoque : pour les enfants morts sans baptême, « [l’]échec de la volonté salvifique de Dieu ne semble pas admissible » (p. 250).

Lire la suite sur le site de la Fraternité Saint Vincent-Ferrier

Doctrine / Formation #Théologie

Faut-il fermer les limbes ?

Le sort des enfants morts sans baptême demeure un objet d’angoisse pour les familles confrontées à l’épreuve d’une fausse couche, ou au drame d’un avortement provoqué. La miséricorde de Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2, 4), les mérites infinis de la passion du Christ, et la sollicitude de Jésus pour les plus petits (cf. Mc 10, 13-14) ne sont-elles pas des données suffisantes pour consoler les parents éprouvés, en les assurant que leur enfant repose désormais dans la gloire du ciel ? C’est animé de ce souci pastoral que Dom Pateau, père Abbé de l’Abbaye Notre-Dame de Fontgombault, a voulu examiner en théologien la convenance d’un salut pour tous ces
petits « à qui la vie n’a souri que durant un instant » (p. 15). L’argument central consiste à affirmer une suppléance universelle de la médiation sacramentelle du baptême pour les enfants dans l’impossibilité de recevoir le sacrement, et, partant, à dégager la « convenance », proche selon l’auteur de la certitude, « d’une sanctification directe par Dieu des enfants mourant sans baptême » (p. 248).

Après un parcours chez les prédécesseurs de saint Thomas, l’auteur examine attentivement la position du Docteur angélique, faisant état des variations de sa pensée, pour proposer une critique, rendue possible par un approfondissement de l’enseignement de saint Thomas (cf. p. 19), de la théorie des limbes. L’ouvrage se conclut par une section au titre éloquent : « Vers un document magistériel ? » Quoique tempéré par un point d’interrogation, l’appel lancé par l’auteur est sans équivoque : pour les enfants morts sans baptême, « [l’]échec de la volonté salvifique de Dieu ne semble pas admissible » (p. 250).

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