Afrique francophone #Dans le Monde #NLQ

L’accord-cadre de collaboration entre le Saint-Siège et le Bénin a été ratifié

Le nonce apostolique au Bénin, Mgr Brian Udaigwe, et le ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, ont procédé jeudi en fin de matinée à la ratification de l’Accord-cadre entre le Saint-Siège et la République du Bénin sur le statut juridique de l’Eglise catholique dans le pays, précédemment signé en 2016.

Entré en vigueur le jour de sa ratification, cet accord constitué de 19 articles et d’un préambule « garantit à l’Église l’exercice de sa propre mission dans le pays » et « reconnaît la personnalité juridique de l’Église et de ses Institutions ». Les deux parties, « tout en sauvegardant l’indépendance et l’autonomie qui leur sont propres », s’engagent ici « à collaborer pour le bien-être moral, spirituel et matériel de la personne humaine et pour la promotion du bien commun ».

La ratification s’est faite en présence de membres de la nonciature ainsi que des président, vice-président, secrétaire général et directeur de la communication de la Conférence épiscopale béninoise, de l’archevêque de Cotonou, et de l’évêque de Porto-Novo. Les autorités béninoises étaient représentées par le chef de la diplomatie, mais également par plusieurs membres de son équipe, et par l’ambassadrice du Bénin près le Saint-Siège.
Source : Vatican News

NLQ #Sorties/Animations

Laudato Si : utopie ou réalité ? Soirée à Reims (51) le 19 février 2018

L’APEF, Association humanitaire pour la Promotion des Extraits Foliaires en nutrition, vous convie à une soirée autour de « Laudato Si’ », le :

lundi 19 février 2018 à 20 h 30

à la Maison diocésaine Saint Sixte – 6, rue du Lieutenant Herduin à Reims (parking au 16 rue du Barbâtre)

Sur le thème :

Mettre en pratique notre amour pour le monde et pour notre prochain

Utopie ou réalité ?

 

Au programme, des films, un débat et des propositions. Au cours de cette soirée, les organisateurs traiteront de « Laudato Si’ » à partir de l’exemple remarquable du Centre Songhaï au Bénin et appelleront également à travailler le label « Église Verte ».

SOIRÉE OUVERTE À TOUS !


 

 

 

 

En France #NLQ

Abbaye Notre-Dame des Gardes : histoire, évolutions et … confitures !

Pour sa box des monastères de décembre, Divine Box vous emmène près d’Angers à la rencontre de l’abbaye Notre-Dame des Gardes. Divine Box vous raconte tout : son histoire, ses évolutions et bien sûr la situation actuelle et les fameuses confitures !

 

L’abbaye Notre-Dame des Gardes (ou Trappe des Gardes), en Anjou – Divine Box

 

Un lieu monastique avant l’heure !

Les Gardes sont un lieu religieux depuis le Moyen-Âge ! Le seigneur du lieu, emprisonné à l’époque, promit pour sa libération d’édifier quelque chose en l’honneur de la Vierge. Et hop, c’est chose faite en 1465 avec la chapelle Notre-Dame, où des pèlerins se rendent de plus en plus nombreux. La vie monastique sur place débute ensuite en 1605, avec la construction d’un couvent d’ermites de saint Augustin ! C’est d’ailleurs cette vie monastique qui initia plus tard le développement du bourg des Gardes.

 

La première abbaye après la Révolution

La Révolution ravage la France et ses abbayes. Les ermites des Gardes ne sont malheureusement pas épargnés : les bâtiments sont pillés puis brûlés, et la communauté dissoute. Pour échapper à la tourmente, les communautés françaises se réfugient alors pour la plupart en Suisse puis en Russie, avec à leur tête notamment Dom Augustin de Lestrange. En 1818, il ré-introduit en France une partie des moniales qui l’avaient suivi, et en août, en déplace une dizaine d’entre elles dans les ruines de l’ancien ermitage. Youpi, l’abbaye Notre-Dame des Gardes est ainsi née !

 

L’apogée au XIXe siècle

En 1821, la communauté s’agrandit vite car Dom Augustin transfère de nombreuses moniales à l’abbaye Notre-Dame des Gardes. Les soeurs rayonnent et sont une centaine sur place au XIXe siècle ! L’histoire raconte qu’en 1828, la duchesse de Berry aurait même visité la communauté. Quelle honneur ! Petit à petit au long du XIXe siècle, le lieu de pèlerinage reprend alors du poil de la bête. On y voit ainsi l’inauguration d’une nouvelle statue, la construction d’un nouveau sanctuaire etc…

 

Soeur Odile et Côme (de Divine Box) en train de papoter dans la boutique de l’abbaye Notre-Dame des Gardes – Divine Box

 

Refuge en Angleterre

La période fin-XIXe / début XXe est très anticléricale en France. En 1904 a lieu l’inventaire et la saisie du monastère et de ses biens, mais les moniales ont eu la bonne idée de transférer quelques jours avant la grande statue de la Vierge à l’église paroissiale pour la soustraire à l’inventaire. Habile ! La communauté est cependant chassée et se réfugie en Angleterre à Marnhull en 1906. Plus tard, les biens et terrains de l’abbaye Notre-Dame des Gardes seront alors vendus, puis rachetés … par un bienfaiteur. Ouf !

 

Les soeurs sont de retour !

La communauté de l’abbaye Notre-Dame des Gardes revient d’Angleterre en 1920 et s’attelle à de nombreux projets, comme celui de terminer la construction du sanctuaire marial. Plus tard, le rayonnement de l’abbaye permettra notamment une fondation au Bénin (« L’ Etoile Notre-Dame ») en 1960, et une autre dans le Gard en 1970 (« La Paix-Dieu » à Cabanoule). Chouette programme !

 

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’abbaye Notre-Dame des Gardes compte 27 soeurs trappistines qui, fidèles à la règle de saint Benoît, recherchent Dieu dans le travail manuel et la prière (premier office à 4h15 !). En terme de produits monastiques, elles produisent notamment de nombreuses confitures et des pâtes de fruits, à goûter absolument ! Par ailleurs, elles ont une soixantaine de vaches à viande (dont elles s’occupent avec l’aide d’un fermier), et sont gardiennes du sanctuaire encore très fréquenté. Leur fondation au Bénin est d’ailleurs un succès puisqu’elle est devenue autonome dès 1966, et compte une quarantaine de soeurs !

 

Les pâtes de fruits de l’abbaye Notre-Dame des Gardes ! – Divine Box

 

Les confitures

Ahhh les confitures de l’abbaye Notre-Dame des Gardes ! Produites sur place par les soeurs depuis la fin des années 1950, elles ont toujours été faites « à l’ancienne »  : des fruits, du sucre, et une cuisson lente (jusqu’à 2h30 parfois !). Rien d’autre pour cet artisanat monastique de grande qualité. C’est ainsi ce qui donne à leurs 23 parfums ce goût si bon, et cette couleur naturelle si foncée. Jadis, les fruits venaient directement du verger des soeurs mais, par manque de bras, les soeurs se fournissent aujourd’hui directement chez des producteurs locaux dans la région !

 

Les fameuses confitures de l’abbaye Notre-Dame des Gardes, fièrement alignées dans la boutique – Divine Box

 

La petite info en plus

Le visiteur non-averti (pas vous, du coup !) pourrait penser que l’imposante église qui jouxte l’abbaye est l’église abbatiale. Mais que nenni, elle appartient en effet aujourd’hui au diocèse et sert d’église paroissiale. Les soeurs, elles, ont au sein de l’abbaye leur petite église abbatiale ! Complètement rénovée entre 2004 et 2006 (par le même architecte qui a rénové le château de Nantes), elle a comme particularité d’avoir des éclairages qui varient selon les offices. Pour un recueillement toujours plus beau à l’abbaye Notre-Dame des Gardes !

 

L’église abbatiale de l’abbaye Notre-Dame des Gardes, fidèle à la sobriété cistercienne – Divine Box

 

Pour aller plus loin

Comme nous vous le disions un poil plus haut, les soeurs de l’abbaye Notre-Dame des Gardes sont trappistines, appartenant donc à l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance. Cet ordre est connu du grand public aujourd’hui notamment grâce à ses bières trappistes. Alors pour vous faire découvrir ces pépites monastiques dans le domaine brassicole, Divine Box a lancé une box trappiste, exclusivement composée de bières trappistes. L’idée est de se régaler tous les mois avec les meilleures bières du monde (selon les classements !), tout en apprenant plein de choses sur le monde passionnant des abbayes et de la bière trappiste.

Doctrine / Formation #NLH

Comment bien célébrer la liturgie – Une plaquette béninoise à mettre entre toutes les mains

Retrouvez la  Plaquette à télécharger donnant des directives très pratiques pour bien célébrer la liturgie dans l’archidiocèse de Parakou,  rédigée par Monseigneur Pascal N’Koué et publiée en avril 2017.

 

Vous pouvez aussi en trouver des extraits ici

Dans le Monde #NLH #NLQ

Bénin – Les évêques au secours des malades “otages” des grèves

 « Nous sommes particulièrement frappés par la grève des opérateurs sanitaires qui dure depuis quelques semaines et dont les conséquences sont dramatiques pour les malades » écrivent les Evêques du Bénin dans le Message publié au terme de leur Assemblée plénière et envoyé à l’Agence Fides. Face au drame des malades privés d’assistance, les Evêques du Bénin « lancent un appel pressant au gouvernement et aux partenaires sociaux afin qu’ils reprennent le dialogue pour sortir rapidement de la crise. En aucun cas les malades ne doivent être abandonnés à leur sort ».

« La grève des opérateurs sanitaires a commencé depuis plus d’un mois et les syndicats ont l’intention de la poursuivre à outrance tant que le gouvernement ne répondra pas aux requêtes des travailleurs » expliquent à l’Agence Fides les rédacteurs de Radio Immaculée Conception du Bénin. « Par suite, nous ne savons pas jusque quand la crise durera. Les syndicats demandent des augmentations de salaires mais le gouvernement ne semble pour l’heure pas disposé à les accorder ». Radio Immaculée Conception confirme le scénario dramatique objet de la dénonciation des Evêques : « La population est fortement touchée par la grève. Les hôpitaux sont bloqués et même les services d’urgence ne sont pas garantis ».

La grève dans le secteur sanitaire n’est cependant que l’un des signaux du malaise général que connaît le pays, ainsi que le reconnaît le Message de la Conférence épiscopale qui « déplore la précarité et la pauvreté qui frappent une large partie de la population. De nombreux béninois vivent dans l’angoisse permanente de ne plus être en mesure de faire face aux besoins essentiels de leurs propres familles. Une telle situation ne peut favoriser la cohésion sociale, garantie de toute forme de développement ».

Le gouvernement du Président Patrice Talon doit actuellement faire face à un mouvement de protestation croissante qui l’accuse de corruption et d’autoritarisme.

 

Source Agence Fides

Afrique non francophone #NLQ

Nigéria/Benin – Un problème de bergers va-t-il se transformer en conflits religieux ?

« Les violences et les destructions de terrains agricoles causées par les bergers nomades sont devenues un problème que nous ne devons pas négliger, surtout dans la « bande centrale » » affirme un communiqué de la Commission épiscopale Justice et Paix de la Province ecclésiastique de Benin, sise dans le sud du Nigeria.

Depuis longtemps (voir Fides 09/09/2016 et 11/01/2017), l’Eglise catholique dénonce les violences et les dommages provoqués par les bergers Fulanis qui, lors de leurs migrations du nord au sud, envahissent les champs des agriculteurs sédentaires. Il s’agit certes d’un conflit ancien mais il risque de prendre une connotation religieuse, attendu que les Fulanis – ou Peuls ainsi qu’ils sont connus dans les pays limitrophes – sont musulmans alors que les agriculteurs sont généralement chrétiens.
La Commission épiscopale Justice et Paix de la Province ecclésiastique de Benin exprime ses perplexités à propos de la loi fédérale qui concède aux bergers nomades des réserves de pâturages sur les terrains libres, estimant que « chacun des Etats de la Fédération devrait avoir la prérogative d’interdire la pâture sur les terrains libres surtout dans les régions méridionales où le pâturage n’est pas répandu ».
« Nous recommandons donc à tous les Etats du Nigeria méridional d’émaner une loi qui établisse l’interdiction de pâturage » poursuit le document. « Nous condamnons avec force les meurtres et les attaques contre les personnes et les terres cultivées et nous invitons le gouvernement fédéral à affronter la question, en procédant à l’arrestation des responsables des crimes en tant que mesure dissuasive ».

La Commission épiscopale Justice et Paix de la Province ecclésiastique de Benin se déclare enfin préoccupée par « le trafic croissant d’êtres humains » et invoque des condamnations exemplaires pour ceux qui se livrent à « ce commerce déshumanisant », de manière à ce que d’autres trafiquants ou toute personne pouvant être tentée par ce trafic puissent être dissuadés de s’y livrer.

 

Source Agence Fides