Doctrine / Formation #Théologie

Benoit XVI réfute la théologie de la substitution selon laquelle l’Eglise aurait remplacé intégralement Israël

La réfutation de la théologie de la substitution n’empêche pas l’évangélisation des juifs.

« Miséricorde et vocation sans repentance » : c’est le titre d’un article de la revue théologique internationale « Communio » – co-fondée par Joseph Ratzinger – dans lequel le pape émérite Benoît XVI évoque les questions liées au dialogue judéo-catholique, depuis le concile Vatican II, et il y réfute notamment toute « théorie de la substitution » : Israël n’est pas remplacé par l’Église, et, comme l’explique saint Paul dans l’Epître aux Romains l’alliance n’a jamais été révoquée entre Dieu et le peuple juif (Rm ch. 9-11). Le pape émérite insiste sur la « grandeur » de la réalité ainsi évoquée.

Et Vatican News en italien (Alessandro De Carolis) signale l’importance de cette publication.

L’article de Benoît XVI, qui n’est pas encore en ligne en français, approfondit la réflexion sur un document publié en 2015 par la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le judaïsme, 50 ans après la Déclaration conciliaire « Nostra Aetate », et il porte sur la réfutation de la théologie de la substitution à la lumière de la théologie de l’Alliance.

Dans la préface de l’article, en date du 26 octobre 2017, indique la même source, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, et de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme, explique que l’essai écrit par Benoît XVI constituait d’abord une réflexion personnelle du pape émérite, sans ambition de publication. Mais le cardinal suisse a convaincu le pape émérite de le publier : il constitue une contribution importante « à un approfondissement du dialogue théologique entre l’Église catholique et le judaïsme », que Joseph Ratzinger « a toujours eu très à cœur ».

Benoît XVI explique que l’idée que l’Église aurait pris la place d’Israël « n’a jamais existé en tant que telle ». En effet, pour les chrétiens, le judaïsme a un statut particulier : « Ce n’est pas une religion parmi d’autres », écrit-il, mais il se trouve « dans une situation particulière et en tant que tel il doit être reconnu par l’Eglise ».

Pour Benoît XVI, la question de l’alliance  jamais révoquée « entre Dieu et les Juifs »  – une affirmation de Jean-Paul II qui fait maintenant partie de l’horizon d’interprétation évidente du judaïsme du point de vue chrétien – « doit être considérée comme correcte », mais dans le détail, elle « nécessite encore beaucoup de clarifications ».

« La formule de l’Alliance jamais révoquée » a sans aucun doute été une grande aide dans la première phase du nouveau dialogue entre juifs et chrétiens, fait observer le pape émérite, mais à long terme elle est insuffisante pour exprimer la grandeur de la réalité de façon suffisamment appropriée ».

Source : zenit.org

NLQ #Rome

“Le pape François est révolutionnaire” selon le cardinal Becciu

« Le pape François est un pape révolutionnaire parce qu’il a une vision d’une Église comme Jésus-Christ la voudrait, simple, sans fioriture, une Église qui prend soin de l’essentiel. »

C’est ce qu’a déclaré le cardinal Giovanni Angelo Becciu, substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d’État et nouveau préfet de la Congrégation pour les causes des saints, intervenant le 1er juillet 2018 à Melfi, indique l’agence italienne Sir le lendemain.

Le pape François « est révolutionnaire, a expliqué le cardinal, parce qu’il veut une Église plus évangélique, qui revienne aux temps anciens ». Il veut « une Église révolutionnaire qui prêche la miséricorde ».

Ensuite, le cardinal a indiqué trois qualités du pape : la simplicité, l’immédiateté et le sens de l’humour. Considérant le pape comme un révolutionnaire, le cardinal Becciu a aussi dit qu’ « il respecte le protocole quand il y a les chefs d’État, mais du protocole ecclésiastique il nous a libérés et nous a tous fait sentir plus prêtres ».

Le cardinal a également parlé de la réforme de la curie en soulignant qu’il n’était « pas facile de réformer la curie parce qu’il y a un poids des siècles et la complexité de la structure elle-même ». « Il y a aussi la complexité de la tradition », a-t-il ajouté.

Concernant la réduction du nombre de diocèses souhaitée par le pape François, le cardinal a déclaré qu’il était « très sensible » à cette question. « Si la réforme ne sert pas à faire grandir, mais à donner de la tristesse », même le pape « la reverra ».

En répondant à une question sur les politiques, le cardinal Becciu a souligné que « devenir politique signifie être au service du peuple ». « Les catholiques doivent retourner à la politique, a-t-il noté, et utiliser cet héritage de valeurs que l’Église a proposé de diverses manières. »

Le cardinal a aussi raconté qu’il avait été reçu par le pape Benoît XVI après le consistoire du 28 juin : « c’était un court moment de salutation et de prière… Il avance en âge, mais il est très lucide. Il nous a dit de belles paroles comme il a toujours su le faire quand il était pape, il savait parler et graver dans le cœur de l’auditeur. »

Soulignant les qualités du pape Benoît, le cardinal Becciu l’a considéré comme « l’homme de la simplicité », « timide, mais plein de tendresse », et « l’homme de courage » : « Il s’est rendu compte qu’il n’avait plus la force de gouverner l’Église et a pris la décision célèbre et noble de démissionner. »

À propos des « théories et fantasmes » à ce sujet, le cardinal a narré : « Je me souviens que nous devions préparer le voyage pour la Journée mondiale de la jeunesse au Brésil et j’ai compris que ce n’était pas décidé. De son voyage au Mexique et à Cuba, il était revenu très fatigué. Je lui ai dit que s’il ne se sentait pas bien, les jeunes feraient une JMJ sans le pape. Il a répondu … que le pape devait être là. Il n’a pas dit ‘je serai là’, mais ‘le pape doit être là’. En février, il a annoncé sa démission. Le sens du devoir et de la responsabilité envers l’Église ont prévalu en lui. »

Source : Zenit.org – Marina Droujinia

A la une #Brèves #NLH

Un roman qui parle en bien de Benoît XVI

“Le talent et les assassins” se déroule au Vatican, juste avant l’annonce de la renonciation du 13 février 2013. Une bonne surprise (26/6/2018)

>>> Le talent et les assassins, Philippe Dessertine, ed. Anne Carrière, Paris, 2018

 

Vatican, début février 2013.

Un meurtre (ou du moins une mort suspecte) vient d’avoir lieu à l’hôtel Sainte Marthe – qui devait devenir célèbre un peu plus d’un mois plus tard.
La victime est le directeur de la banque centrale syrienne. Il participait, avec des experts internationaux de haut niveau et “dans le plus grand secret“, à un séminaire ayant pour but d’étudier la possibilité de créer une nouvelle monnaie commune pour l’ensemble des pays du Moyen-Orient, sur le modèle de l’euro. Tâche ardue, pour une multitude de raisons. Le nom de cette monnaie serait le “talent“, ce qui explique le titre du livre. Le meurtre a eu lieu dans la chambre d’une des participantes, brillante économiste française, spécialiste de l’histoire des monnaies. Une monnaie commune étant censée – c’est du moins ce que nous dit l’auteur – être la garantie d’échanges commerciaux entre pays, et donc un facteur de paix pour la zone concernée (*), le Vatican a accordé son parrainage à la rencontre, allant jusqu’à l’héberger derrière les murs léonins. Mais de puissants intérêts politiques et économiques contrecarrent le projet.

Raconté ainsi, cela ressemble à l’un de ces thrillers qui prennent pour toile de fond le monde “fascinant et mystérieux” du Siège d’une institution bimillénaire.
Mais c’est trompeur. D’ailleurs, le lecteur reste jusqu’au bout sur sa faim, et contrairement à ce qui se passe dans un thriller digne de ce nom, le meurtre, ou présumé tel, n’est jamais vraiment élucidé (ce qu’on peut regretter, mais c’est peut-être ce qu’il y a de plus proche de la réalité), tout au plus a-t-on des pistes. L’enquête, dont les protagonistes sont, curieusement, trois femmes, la française déjà citée, son amie et consoeur – une improbable comtesse allemande punk, elle aussi économiste de premier plan, qui se trouve malgré elle entraînée dans un maelstrom qui la dépasse -, et une journaliste de l’Osservatore Romano, n’arrive pas vraiment à passionner.

L’intérêt du livre est ailleurs.
L’auteur, Philippe Dessertine, est professeur en sciences de gestion, spécialiste de la finance, professeur à l’Institut d’administration des entreprises de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, directeur de l’Institut de Haute Finance et membre du Haut Conseil des finances publiques (wikipédia). Bref, une pointure dans son domaine, et qui connaît donc parfaitement son sujet.
Son roman apparaît comme un ouvrage de vulgarisation, dans le bon sens du terme. L’artifice de la fiction littéraire lui permet de faire passer sous la forme vivante d’un dialogue des notions complexes qui autrement pourraient rebuter un non-spécialiste, comme par exemple les contraintes associées à la création d’une monnaie. Et dans un long chapitre, il nous brosse un panorama géopolitique impressionnant de la poudrière du Proche Orient. Les conflits internes au monde musulman sont en particulier décrits, dans les grandes lignes, de façon succincte mais très pédagogique.

Aussi intéressantes ces considérations soient-elles, elles ne justifieraient toutefois pas que j’en parle dans ces pages, le sujet ne me passionnant pas spécialement.
Sauf que… l’auteur a eu l’intuition du caractère vraiment extra-ordinaire de la démission d’un pape. Je n’ose écrire “de sa dimension quasi apocalyptique”, car toute la dimension “spirituelle” de l’évènement a été (volontairement ?) oubliée, le Vatican étant considéré ici – malgré son insignifiance spatiale – uniquement comme une puissance temporelle, que son rayonnement culturel, sa diplomatie tentaculaire et son présumé “milliard de catholiques” ( !) rendraient capable de peser sur le destin du monde (ce que je trouve personnellement un tantinet exagéré… mais la légende a la vie dure). Mais après tout, le livre n’a aucune prétention religieuse, et peut-être est-ce mieux ainsi.

Le décor, le contexte – les jours étranges et oppressants ayant précédé l’annonce par Benoît XVI de son renoncement, l’atmosphère délétère que l’auteur décrit comme une ambiance de fin de règne, plombée par les scandales (Vatileaks), les trahisons et les luttes intestines entre factions rivales au sein de la Curie, avec un pape tragiquement isolé – sont plutôt bien décrits et à peu près conformes aux faits réels, en tout cas crédibles, dans les limites de la licence de la fiction, malgré des erreurs factuelles – qui restent d’ailleurs indétectables pour le lecteur lambda, lequel ne suit sans doute pas au jour le jour l’actualité vaticane mais manifeste plutôt à l’égard de la religion une indifférence renforcée par l’ignorance (c’est une litote).
Le roman s’achève le 13 février, avec le tremblement de terre de l’annonce papale, et dans la scène finale, l’héroïne allemande, à bord du taxi romain qui l’emmène à l’aéroport, voit la foudre tomber sur la coupole de Saint-Pierre, une image saisissante qui depuis a fait le tour du monde et qui est passée à l’histoire.

Le principal intérêt du livre, pour moi, prend la forme d’une agréable surprise : loin de la caricature habituelle, et c’est assez rare pour être souligné, la figure du Saint-Père (qui n’est pas un personnage du roman, tout au plus une silhouette, qui traverse l’intrigue en pointillé dans les propos des protagonistes de l’enquête et qui apparaît brièvement dans les pages finales) témoigne d’une grande admiration de la part de l’auteur.

On en jugera par ce bref échantillon.

Dans une scène, vers la fin du roman, la comtesse allemande (que l’on peut supposer ici être la porte-parole de l’auteur) se confie à un certain “don Joseph” présenté comme le secrétaire du Saint-Père (mais ce n’est pas Georg Gänswein). Elle a assisté à la fameuse conférence de Ratisbonne :

J’avais été invitée par mes collègues de l’université de Ratisbonne… Je me rappelle combien j’étais concentrée, pour saisir toutes les subtilités du raisonnement, les citations, les allusions à des écrits obscurs. Nous étions tous sortis de cette séance exceptionnelle avec le sentiment que cette plaidoirie pour une religion non violente pourrait devenir un moment marquant de l’histoire moderne. Quelle n’a pas été notre surprise et notre indignation, à moi et à plusieurs de mes collègues, de constater que la principale retombée de cette magnifique démonstration fut une polémique qui a enflé dans le monde musulman, à propos des citations de l’empereur Manuel. (page 272)

Plus loin, le père Joseph planifie une entrevue entre la comtesse et le Saint-Père, et il suggère à cette dernière de rédiger un mémo le plus synthétique possible pour capter l’intérêt de Benoît XVI. Ce qui nous vaut cet échange :

– (…) [il faut] lui donner envie de vous interroger. Il a une curiosité de tous les instants, dès lors que vous l’accrochez, qui que vous soyez, et il peut vous accorder la plus grande attention du monde, comme si rien d’autre n’existait.
– Nous parlons bien du Saint-Père, n’est-ce pas ?
– Oui, je sais que cela peut paraître étonnant. Mais c’est cet homme qui est étonnant. Pour le fréquenter tous les jours depuis de nombreuses années, je peux vous assurer qu’il est d’une profondeur et d’une intelligence inouïes. Le plus difficile est de parvenir à passer au-delà de cette barrière invisible que constitue sa culture abyssale. (page 278)

Rien que pour cela, et malgré ses limites, le livre vaut d’être lu.

(*) Aussi nobles que soient les intentions affichées, l’exemple de l’euro n’est pas convaincant, son rôle principal étant de servir de colonne vertébrale à ce qui apparaît de plus en plus comme une dictature bureaucratique dissimulée sous la fiction de la démocratie – alors que les peuples n’ont aucun contrôle sur ce qui s’y décide – et usurpant à cette fin le nom Europe. Difficile d’imaginer qu’elle pourrait être acceptée dans le monde musulman, où la loi de Dieu (charia) supplante celle des hommes.

Source : benoit-et-moi.Fr

Dans le Monde #NLQ

Le patriarche orthodoxe Bartholomée souhaite un rapprochement entre les Eglises pour répondre aux défis du monde contemporain

Intervenant au Vatican à l’occasion de la conférence de la Fondation Centesimus Annus – Pro Pontifice sur « les nouvelles politiques et les styles de vie dans l’ère digitale », le Patriarche de Constantinople s’est arrêté sur les problèmes actuels dans le champ de l’économie et de l’écologie, de la science et de la technologie, de la société et de la politique.

Intervenant une heure avant le Pape François, qu’il avait rencontré en audience privée en début de matinée, le Patriarche Bartholomée s’est alarmé de « l’immense crise de solidarité » en acte face aux problèmes économiques et sociaux qui frappent directement « l’existence » et « la dignité » des êtres humains. Il a mis en valeur la nécessité d’un « agenda chrétien commun pour le bien commun », dans le cadre de la session présidée par le cardinal-Secrétaire d’État Pietro Parolin.

Bartholomée 1er a exprimé la conviction que « personne ne peut affronter seul » les problèmes d’aujourd’hui dans le domaine de l’économie et de l’écologie, de la science et de la technologie. « Nous avons besoin l’un de l’autre », et donc « d’un agenda commun, une mobilisation commune, d’efforts communs et d’objectifs communs ». « La contribution de nos Églises » catholique et orthodoxe demeure cruciale, a-t-il expliqué, parce qu’elles ont « conservé des valeurs élevées, un précieux patrimoine spirituel et moral, et une profonde connaissance anthropologique ».

La valeur sociale de l’Évangile
Le Patriarche de Constantinople a remercié la Fondation pour « sa détermination à promouvoir la doctrine sociale de l’Église catholique », selon les enseignements de saint Jean-Paul II. Les Églises, en promouvant « le contenu social de l’Évangile » résistent aux injustices et à tous les pouvoirs qui « minent la cohésion sociale ».

À propos du rapide progrès de la science et de la technologie, le Patriarche a observé que la technologie n’est plus « au service de l’homme », mais qu’elle devient au contraire « sa principale force motrice, qui demande une complète obéissance, au point d’imposer ses propres principes sur tous les aspects de la vie », en finissant par entraver l’autonomie de décision et d’action des personnes.

Dans le contexte du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, Bartholomée a enfin exhorté à dépasser « l’individualisme contemporain » pour construire une « communauté de personnes », selon la communion de l’Église, dans laquelle « l’esprit et le cœur, la foi et la connaissance, la liberté et l’amour, l’individu et la société, l’être humain et l’ensemble de la création sont réconciliés ».

En marge de son intervention, le Patriarche Bartholomée a fait part de sa grande joie d’avoir pu rencontrer hier le Pape émérite Benoît XVI.

Source : Vatican News – Cyprien Viet

NLQ

« Découvrir la grandeur et la beauté du mariage » (Benoît XVI aux jeunes)

A une époque où le mariage est souvent vu comme un « contrat à durée déterminée », Benoît XVI a invité les jeunes à redécouvrir la fidélité et le don de soi dans le mariage. Dans le message adressé aux participants au 10e Forum international des jeunes, qui se déroule du 24 au 28 mars à Rocca di Papa, à quelques kilomètres de Rome, le pape a exhorté les jeunes à « découvrir la grandeur et la beauté du mariage ». « La relation entre l’homme et la femme reflète l’amour divin de manière très spéciale, c’est pourquoi le lien conjugal a une dignité immense », a-t-il affirmé aux jeunes réunis pour réfléchir sur le thème « Apprendre à aimer ». « A travers le sacrement du mariage, les époux sont unis par Dieu et par leur relation, ils manifestent l’amour du Christ, qui a donné sa vie pour le salut du monde ». « Dans un contexte culturel où beaucoup de personnes considèrent le mariage comme un contrat à durée déterminée, il est d’importance vitale de comprendre que l’amour véritable (+) (+) (+) (+) (+) (+) (+) (+) est fidèle, don de soi définitif », a-t-il affirmé. Puisque le Christ « consacre l’amour des époux chrétiens et s’engage avec eux, non seulement cette fidélité est possible, mais elle est la voie pour entrer dans une charité toujours plus grande », a ajouté le pape. « Ainsi, dans la vie quotidienne de couple et de famille, les époux apprennent à aimer comme le Christ aime ». A l’occasion de cette rencontre organisée tous les trois ans par le Conseil pontifical pour les laïcs, Benoît XVI a rappelé combien « l’homme est fait pour aimer ». « Sa vie n’est pleinement réalisée que si elle est vécue dans l’amour ». Citant sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Ma vocation, c’est l’amour » (Manuscrit B), il a souhaité que les jeunes cherchent « de tous leur cœur à découvrir leur vocation à l’amour comme personnes et comme baptisés ». « C’est la clé de toute l’existence ». S’adressant enfin aux jeunes représentants des 5 continents présents à cette rencontre, le pape les a appelés à être des « témoins » de ce qu’ils ont vu et entendu auprès des jeunes de leur âge. C’est une « véritable responsabilité » et l’Eglise « compte sur (vous) », a-t-il insisté, évoquant le « rôle important » qu’ils ont à jouer « dans l’évangélisation des jeunes de leurs pays ».

 

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Doctrine / Formation

« Découvrir la grandeur et la beauté du mariage » (Benoît XVI aux jeunes)

A une époque où le mariage est souvent vu comme un « contrat à durée déterminée », Benoît XVI a invité les jeunes à redécouvrir la fidélité et le don de soi dans le mariage. Dans le message adressé aux participants au 10e Forum international des jeunes, qui se déroule du 24 au 28 mars à Rocca di Papa, à quelques kilomètres de Rome, le pape a exhorté les jeunes à « découvrir la grandeur et la beauté du mariage ». « La relation entre l’homme et la femme reflète l’amour divin de manière très spéciale, c’est pourquoi le lien conjugal a une dignité immense », a-t-il affirmé aux jeunes réunis pour réfléchir sur le thème « Apprendre à aimer ». « A travers le sacrement du mariage, les époux sont unis par Dieu et par leur relation, ils manifestent l’amour du Christ, qui a donné sa vie pour le salut du monde ». « Dans un contexte culturel où beaucoup de personnes considèrent le mariage comme un contrat à durée déterminée, il est d’importance vitale de comprendre que l’amour véritable (+) (+) (+) (+) (+) (+) (+) (+) est fidèle, don de soi définitif », a-t-il affirmé. Puisque le Christ « consacre l’amour des époux chrétiens et s’engage avec eux, non seulement cette fidélité est possible, mais elle est la voie pour entrer dans une charité toujours plus grande », a ajouté le pape. « Ainsi, dans la vie quotidienne de couple et de famille, les époux apprennent à aimer comme le Christ aime ». A l’occasion de cette rencontre organisée tous les trois ans par le Conseil pontifical pour les laïcs, Benoît XVI a rappelé combien « l’homme est fait pour aimer ». « Sa vie n’est pleinement réalisée que si elle est vécue dans l’amour ». Citant sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : « Ma vocation, c’est l’amour » (Manuscrit B), il a souhaité que les jeunes cherchent « de tous leur cœur à découvrir leur vocation à l’amour comme personnes et comme baptisés ». « C’est la clé de toute l’existence ». S’adressant enfin aux jeunes représentants des 5 continents présents à cette rencontre, le pape les a appelés à être des « témoins » de ce qu’ils ont vu et entendu auprès des jeunes de leur âge. C’est une « véritable responsabilité » et l’Eglise « compte sur (vous) », a-t-il insisté, évoquant le « rôle important » qu’ils ont à jouer « dans l’évangélisation des jeunes de leurs pays ».

 

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Brèves #NLH

La démission de Benoît XVI a eu pour nous une saveur de Vendredi Saint – Cardinal Sarah

NLQ

À paraître : un inédit du pape Benoît XVI

Le livre sera en vente à partir de ce 10 mai mais Settimo Cielo vous propose d’en découvrir les nouveautés les plus attendues : un texte de Joseph Ratzinger daté du 29 septembre 2014 et qui n’a encore jamais été publié avant aujourd’hui sur la question du fondement des droits humains, qui – écrit-il – sont ancrés dans la en un Dieu créateur ou ne sont pas.

Il s’agit d’un texte d’une limpidité cristalline que Ratzinger a rédigé dans sa retraite vaticane, un an et demi après sa démission comme pape, pour commenter un livre – par la suite publié en 2015 sous le titre définitif « Diritti umani e cristianesimo. La Chiesa alla prova delle modernità » – de son ami Marcello Pera, philosophe de l’école libérale et ancien président du sénat italien.

Dans son commentaire, le « pape émérite » analyse l’immixtion des droits de l’homme dans la pensée laïque et chrétienne de la deuxième moitié du vingtième siècle en tant qu’alternative aux dictatures totalitaires en tout genre, athées au islamiques. Et il explique pourquoi « dans ma prédication et dans mes écrits, j’ai toujours affirmé la centralité de la question de Dieu ».

La raison est justement d’assurer aux droits de l’homme leur fondement de vérité, sans lequel les droits se multiplient jusqu’à s’autodétruire et l’homme finit par se nier lui-même.

Le volume dans lequel va paraître ce texte, ainsi que d’autres textes de Ratzinger sur le lien entre foi et politique, est édité en Italie par Cantagalli

 

C’est le second d’une collection de sept volumes intitulés “Joseph Ratzinger – Textes choisis” sur les thèmes fondamentaux de la pensée de Ratzinger théologien évêque et pape, publiés en même temps en plusieurs langues et dans plusieurs pays : en Allemagne par Herder, en Espagne par BAC, en France par Parole et Silence, en Pologne par KUL et aux Etats-Unis par Ignatius Press.

Les deux volumes parus à ce jour sont préfacé par le Pape François.

 

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A la une #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Benoit XVI : “Sans Dieu, les droits de l’homme s’effondrent”

Éléments pour une discussion sur le livre de Marcello Pera « La Chiesa, i diritti umani e il distacco da Dio ». (l’Eglise, les droits de l’homme et le détachement de Dieu)
de Joseph Ratzinger

Ce livre représente sans aucune doute un défi majeur pour la pensée contemporaine et aussi, particulièrement, pour l’Eglise et la théologie. Le hiatus entre les affirmations des papes du XIXè siècle et la nouvelle vision qui commence avec « Pacem in terris » est évidente et l’on a beaucoup débattu à ce sujet.  Elle se trouve aussi au cœur de l’opposition de Lefèbvre et de ses partisans contre le Concile.  Je ne me sens pas en mesure de fournir une réponse claire à la problématique soulevée par votre livre ; je me limiterai donc à faire quelques remarques qui, à mon sens, pourraient être importantes pour une discussion ultérieure.

1.  Ce n’est que grâce à votre livre qu’il m’est apparu clairement dans quelle mesure « Pacem in terris » est à l’origine d’une nouvelle orientation. J’étais conscient de l’ampleur de l’impact de cette encyclique sur la politique italienne : c’est elle qui a donné l’impulsion décisive pour l’ouverture à gauche de la Démocratie Chrétienne. Je n’étais en revanche pas conscient du nouveau départ qu’elle a constitué, notamment par rapport aux idéaux fondamentaux de ce parti. Et néanmoins, pour autant que je m’en souvienne, ce n’est qu’avec Jean-Paul II que la question des droits de l’homme a acquis une importance de premier plan dans le Magistère et dans la théologie postconciliaire.A partir de là, cette affirmation ne concernait plus seulement les dictatures athées mais également les États fondés sur base d’une justification religieuse comme on en trouve surtout dans le monde musulman. À la fusion du politique et du religieux dans l’islam, qui limite nécessairement la liberté des autres religions et donc aussi celle des chrétiens, on oppose la liberté de conscience qui considère dans une certaine mesure l’État laïque lui-même comme étant la forme juste de l’État, une forme qui donne de l’espace à cette liberté de conscience réclamée par les chrétiens depuis le début. En cela, Jean-Paul II savait qu’il était en profonde continuité avec les origines de l’Église. Il se trouvait devant un État qui connaissait la tolérance religieuse, bien sûr, mais qui identifiait autorité publique et autorité divine, ce que les chrétiens ne pouvaient accepter. La foi chrétienne, qui annonçait une religion universelle pour tous les hommes, incluait nécessairement une limitation fondamentale de l’autorité de l’État en raison des droits et des devoirs de la conscience individuelle.

Ce n’est pas en ces termes que l’idée des droits de l’homme était formulée. Il s’agissait plutôt de fixer l’obéissance de l’homme à Dieu comme limite de l’obéissance à l’État. Cependant, il ne me semble pas justifié de définir le devoir d’obéissance de l’homme à Dieu comme un droit par rapport à l’État. Et à cet égard, il était parfaitement logique que Jean-Paul II, devant la relativisation chrétienne de l’État en faveur de la liberté de l’obéissance à Dieu, vit ainsi s’exprimer un droit humain qui précédait toute autorité de l’État. Je crois qu’en ce sens le Pape ait pu affirmer qu’il y avait certainement une profonde continuité entre l’idée de fond des droits de l’homme et la tradition chrétienne, même si bien sûr les instruments respectifs, les mots et la pensée étaient très éloignés l’un de l’autre.

J’ai l’impression qu’en ce qui concerne le Saint Pape, il ne s’agisse pas tant du résultat d’une réflexion (même si elles sont nombreuses chez lui) que de la conséquence d’une expérience pratique. Contre l’emprise totalitaire de l’Etat marxiste et de son idéologie sous-jacente, il a vu dans cette idée des droits de l’homme l’arme concrète en mesure de limiter le caractère totalitaire de l’État, offrant ainsi l’espace de liberté nécessaire non seulement pour la pensée de l’individu mais aussi et surtout pour la foi des chrétiens et pour les droits de l’Église. L’image séculaire des droits de l’homme, selon la formulation qu’on leur a donnée en 1948, lui est apparue de toute évidence comme la force rationnelle qui contrebalançait la prétention universelle, au niveau idéologique et pratique, de l’Etat fondé sur le marxisme. C’est ainsi qu’en tant que pape, il a affirmé que la reconnaissance des droits de l’homme était une force reconnue par la raison universelle dans le monde entier contre les dictatures de toute sorte.

2.  A mon avis, dans la doctrine de l’homme fait à l’image de Dieu, on retrouve fondamentalement ce que Kant affirme quand il définit l’homme comme une fin et non comme un moyen. On pourrait également dire qu’elle contient l’idée que l’homme est sujet et non pas seulement objet de droit. Cet élément constitutif de l’idée des droits de l’homme est à mon sens exprimée clairement dans la Genèse : « Quant au sang, votre principe de vie, j’en demanderai compte à tout animal et j’en demanderai compte à tout homme ; à chacun, je demanderai compte de la vie de l’homme, son frère. Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé. Car Dieu a fait l’homme à son image. » (Gn 9, 5-6). Le fait d’être créé à l’image de Dieu inclut le fait que la vie de l’homme soit placée sous la protection spéciale de Dieu et le fait que l’homme, par rapport aux lois humains, soit titulaire d’un droit instauré par Dieu lui-même.Sauf erreur de ma part, Jean-Paul II concevait son engagement en faveur des droits de l’homme dans une continuité avec l’attitude adoptée par l’Eglise primitive envers l’État romain. De fait, le mandat du Seigneur de faire de toute les nations des disciples avait créé une situation nouvelle dans le rapport entre la religion et État. Jusqu’à cette époque, aucune religion ne prétendait à l’universalité. La religion constituait une partie essentielle de l’identité de chaque société. Le mandat de Jésus ne signifie pas qu’il faille exiger une transformation de la structure des sociétés individuelles mais il exige toutefois que dans chaque société, on donne la possibilité d’accueillir son message et de vivre en conformité avec celui-ci.

Il en découle surtout en premier lieu une nouvelle définition de la nature même de la religion : celle-ci n’est plus un rite ou une observance qui garantit en définitive l’identité de l’État. Elle est en revanche reconnaissance (foi) et précisément reconnaissance de la vérité. Puisque l’esprit de l’homme a été créé pour la vérité, il est clair que la vérité oblige mais non pas dans le sens d’une éthique du devoir de type positiviste mais bien à partir de la nature de la vérité même qui, précisément de cette manière, rend l’homme libre. Ce lien entre religion et vérité comprend un droit à la liberté qu’il est légitime de considérer en profonde continuité avec le noyau authentique de la doctrine des droits de l’homme, comme l’a évidemment fait Jean-Paul II.

Une telle conception a acquis une importance fondamentale au début des temps modernes avec la découverte de l’Amérique. Tous les nouveaux peuples rencontrés n’étaient pas baptisés, c’est ainsi que s’est posée la question de savoir s’ils avaient des droits ou pas. Selon l’opinion dominante, ils ne devenaient des sujets de droits à proprement parler que par le baptême. La reconnaissance qu’ils étaient à l’image de Dieu en vertu de la création – et qu’ils demeuraient tels même après le péché originel – signifiait qu’ils étaient déjà des sujets de droit avant le baptême et que donc ils pouvaient prétendre au respect de leur humanité. À mon sens, il me semble qu’il s’agissait là d’une reconnaissance des « droits de l’homme » qui précèdent l’adhésion à la foi chrétienne et au pouvoir de l’état, quel que soit sa nature spécifique.

3.  Vous avez à juste titre considéré comme fondamentale l’idée augustinienne de l’État et de l’histoire en la plaçant à la base de votre vision de la doctrine chrétienne et de l’État. Toutefois, le point de vue d’Aristote aurait mérité une attention plus grande encore. Pour autant que je puisse en juger, elle n’a eu que peu d’importance dans la tradition de l’Église médiévale, d’autant plus qu’elle fut adoptée par Marsile de Padoue pour s’opposer au magistère de l’Église. Elle a ensuite été reprise de plus en plus, à partir du XIXe siècle quand on a commencé à développer la doctrine sociale de l’Église. On partait alors d’un double ordre : l’ordo naturaliset l’ordo supernaturalis ; là où l’on considérait que l’ordo naturalis se suffisait à lui-même. On a expressément mis en évidence que l’ordo supernaturalis était un ajout libre de l’ordre de la grâce pure auquel on ne peut prétendre à partir de l’ordo naturalis.

En construisant un ordo naturalis qu’il est possible d’appréhender de façon purement rationnelle, on tentait de bâtir une base argumentative grâce à laquelle l’Eglise aurait pu faire valoir ses positions éthiques dans le débat politique sur la base de la pure rationalité. Et de fait, on retrouve dans cette vision le fait que même après le péché originel, l’ordre de la création, bien que blessé, n’a pas été complètement détruit. Faire valoir ce qui est authentiquement humain là où il n’est pas possible de se prévaloir de la foi est en soi une position juste. Elle correspond à l’autonomie dans le cadre de la création et à la liberté essentielle de la foi. En ce sens, une vision approfondie de l’ordo naturalis du point de vue de la théologie de la création est justifiée, voire nécessaire, en lien avec la doctrine aristotélicienne de l’État. Mais il y a également des dangers :

a) On peut très facilement oublier la réalité du péché originel et en arriver à des formes naïves d’optimisme qui ne rendent pas justice à la réalité.

b) Si l’on considère l’ordo naturalis comme une totalité se suffisant à elle –même et qui n’aurait pas besoin de l’Évangile, on court alors le risque que tout ce qui est spécifiquement chrétien ne finisse par apparaître comme une superstructure en fin de compte superflue que l’on aurait superposée à l’humain naturel. Je me souviens en effet qu’on m’a une fois présenté le brouillon d’un document qui se terminait par des formules très pieuses alors que dans toute l’argumentation non seulement Jésus Christ et son évangile n’apparaissaient nulle part mais Dieu non plus, ils semblaient être superflus. Naturellement, on croyait pouvoir construire un ordre de la nature purement rationnel, qui n’est pas à proprement parler véritablement rationnel et qui, d’un autre côté, menace de reléguer tout ce qui est spécifiquement chrétien dans le domaine du simple sentiment. C’est là qu’apparaît clairement la limite de la tentative de concevoir un ordo naturalis refermé sur lui-même et autosuffisant. Le Père de Lubac, dans son « Surnaturel », a cherché à démontrer que Saint Thomas d’Aquin lui-même – dont il se réclamait pour formuler cette tentative – n’avait en réalité pas entendu cela.

c) L’un des problèmes fondamentaux d’une telle tentative consiste dans le fait qu’avec l’oubli de la doctrine du péché original naît une confiance naïve en la raison qui ne perçoit pas la complexité effective de la connaissance rationnelle dans le domaine éthique. Le drame de la controverse sur le droit naturel montre clairement que la rationalité métaphysique, qui est présupposée dans ce contexte, n’est pas immédiatement évidente. Il me semble que Kelsen avait raison quand il disait que dériver un devoir de l’être n’est raisonnable que si Quelqu’un a déposé un devoir dans l’être. Cette thèse n’était pas digne de discussion pour lui. Il me semble donc qu’en définitive, tout repose sur le concept de Dieu. Si Dieu existe, s’il y a un créateur, alors même l’être peut parler de lui et indiquer à l’homme un devoir. Dans le cas contraire, l’éthos finit par se réduire au pragmatisme. C’est pourquoi dans ma prédication et dans mes écrits, j’ai toujours affirmé la centralité de la question de Dieu. Il me semble que cela soit le point vers lequel convergent fondamentalement la vision de votre livre et ma pensée. L’idée des droits de l’homme ne garde en dernière analyse sa solidité que si elle est ancrée dans la foi en Dieu créateur. C’est de là qu’elle reçoit à la fois la définition de ses limites et sa justification.

4.  J’ai l’impression que dans votre livre précédent, « Perché dobbiamo dirci cristiani », vous considériez l’idée de Dieu des grands libéraux d’une manière différente à votre nouvel ouvrage. Dans ce dernier, elle apparaît comme une étape vers la perte de la foi en Dieu. Au contraire, dans votre premier livre, à mon avis, vous aviez montré de façon convaincante que, sans l’idée de Dieu, le libéralisme européen est incompréhensible et illogique. Pour les pères du libéralisme, Dieu était encore le fondement de leur vision du monde et de l’homme, de sorte que, dans ce livre, la logique du libéralisme rend justement nécessaire la confession du Dieu de la foi chrétienne. Je comprends que les deux analyses soient justifiées : d’un côté, dans le libéralisme, l’idée de Dieu se détache de ses fondements bibliques perdant ainsi lentement sa force concrète ; de l’autre, pour les grands libéraux, Dieu existe et est incontournable. Il est possible d’accentuer l’un ou l’autre aspect du processus. Je crois qu’il est nécessaire de les mentionner tous les deux. Mais la vision contenue dans votre premier livre reste pour moi incontournable : c’est-à-dire celle selon laquelle le libéralisme, s’il exclut Dieu, perd son fondement même.

5.  L’idée de Dieu inclut le concept fondamental de l’homme en tant que sujet de droit, justifiant et établissant ainsi les limites de la conception des droits humains. Dans votre livre, vous avez montré de façon persuasive et rigoureuse ce qui se passe quand on détache me concept des droits humains de l’idée de Dieu. La multiplication des droits finit par entraîner la destruction de l’idée de droit et aboutit inévitablement au « droit » nihiliste de l’homme de se nier lui-même : l’avortement, le suicide, la production de l’homme comme un objet deviennent des droits de l’homme en même temps nient ce dernier. Ainsi, il ressort de façon convaincante de votre livre que l’idée des droits de l’homme séparée de l’idée de Dieu finit par mener non seulement à la marginalisation du christianisme mais en fin de compte à sa négation. Ce point, qui me semble être le véritable but de votre livre, est très pertinent face à l’actuel évolution spirituelle de l’Occident qui nie toujours davantage ses racines chrétiennes et se retourne contre elles.

Source : Diakonos.be

Nous avions évoqué le sujet ici

Doctrine / Formation #Livres #NLH

À paraître : un inédit du pape Benoît XVI

Le livre sera en vente à partir de ce 10 mai mais Settimo Cielo vous propose d’en découvrir les nouveautés les plus attendues : un texte de Joseph Ratzinger daté du 29 septembre 2014 et qui n’a encore jamais été publié avant aujourd’hui sur la question du fondement des droits humains, qui – écrit-il – sont ancrés dans la en un Dieu créateur ou ne sont pas.

Il s’agit d’un texte d’une limpidité cristalline que Ratzinger a rédigé dans sa retraite vaticane, un an et demi après sa démission comme pape, pour commenter un livre – par la suite publié en 2015 sous le titre définitif « Diritti umani e cristianesimo. La Chiesa alla prova delle modernità » – de son ami Marcello Pera, philosophe de l’école libérale et ancien président du sénat italien.

Dans son commentaire, le « pape émérite » analyse l’immixtion des droits de l’homme dans la pensée laïque et chrétienne de la deuxième moitié du vingtième siècle en tant qu’alternative aux dictatures totalitaires en tout genre, athées au islamiques. Et il explique pourquoi « dans ma prédication et dans mes écrits, j’ai toujours affirmé la centralité de la question de Dieu ».

La raison est justement d’assurer aux droits de l’homme leur fondement de vérité, sans lequel les droits se multiplient jusqu’à s’autodétruire et l’homme finit par se nier lui-même.

Le volume dans lequel va paraître ce texte, ainsi que d’autres textes de Ratzinger sur le lien entre foi et politique, est édité en Italie par Cantagalli

 

C’est le second d’une collection de sept volumes intitulés “Joseph Ratzinger – Textes choisis” sur les thèmes fondamentaux de la pensée de Ratzinger théologien évêque et pape, publiés en même temps en plusieurs langues et dans plusieurs pays : en Allemagne par Herder, en Espagne par BAC, en France par Parole et Silence, en Pologne par KUL et aux Etats-Unis par Ignatius Press.

Les deux volumes parus à ce jour sont préfacé par le Pape François.

 

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