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Représentation de la Nativité à Lods (25) les 15 & 16 décembre 2018

Décembre 2009, une poignée de bénévoles s’activent afin de proposer la crèche vivante à Lods.

2018, ils sont désormais environ une quarantaine à se mobiliser pour ce temps d’évangélisation. Redire en ce temps de noël ce que représente pour les chrétiens la Nativité.

L’association saint Théodule proposera pour la dixième année consécutive :

« Une nuit à Bethléem »

Le samedi 15 Décembre 2018 à 17 h 15

Le dimanche 16 Décembre 2018 à 17 h 15

Rendez-vous place des forges Lods

(Pour les personnes à mobilité réduite rdv en l’église saint Théodule)

Lods, Petite Cité Comtoise de Caractère, adhérent aux Plus Beaux Villages de France, deviendra pour la dixième année consécutive le théâtre, pour deux représentations, de la Nativité.

Marie jonchée sur l’âne, Joseph, à ses côtés depuis le bas du village recherchent un lieu pour se reposer. Ils rencontrent au hasard des ruelles, des personnages qui les guident vers les bergers attentifs à leurs moutons, installés devant la porte de l’église.

S’égrènent ensuite lecture de l’Évangile, puis actualisation, en un dialogue petit fils-grand père,  chants ou musique, contes religieux. Viennent aussi au pied de la crèche les personnages qui ont contribués, autrefois à la vie lodoise.

Un lâcher de ballons, sur le parvis, termine cette représentation de la nativité. Les dons reçus sont reversés à la restauration de l’église.

Durée 1 heure 15 environ

Cette Nativité est représentée en dehors de tout service religieux : messe, célébration….

Contact : saint.theodule.lods@orange.fr

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La crèche des Pères de l’Eglise

Regarder la crèche

 

« Arrêtons-nous pour regarder la crèche », Pape François le 29 décembre 2017 et déjà le 14 : « Je vous invite, devant la crèche, à vous laisser toucher par Dieu qui pour nous s’est fait enfant ».

Qu’en disent les auteurs des premiers siècles, alors qu’il n’y avait pas de crèches matérialisées devant lesquelles se recueillir. C’est à la contemplation spirituelle de la crèche qu’ils convient, dévoilant le sens symbolique des mentions concrètes fournies par Luc et Matthieu : Bethléem, l’hôtellerie où il n’y a pas de place, l’étable où se trouve la mangeoire – mais il est aussi question d’une grotte –l’âne et le bœuf, le chœur des anges et les bergers, Marie et Joseph entourant l’enfant enveloppé de langes …

Bethléem est le lieu où doit naître le Messie comme le disent les mages à Hérode, citant le prophète Michée : « Et toi Bethléem, terre de Juda, tu n’es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël » (Mt 2, 6). Commentant ce passage, Jérôme souligne qu’il convient de dire Bethléem de Juda et non pas seulement de Judée, simple localisation, parce qu’il faut appliquer à Jésus les promesses faites à Juda : « Juda est une jeune lion … Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda … » (Gn 49, 9-10). Jean Chrysostome souligne la valeur providentielle de l’édit qui fait venir Joseph et Marie à Bethléem parce qu’il fallait que le Christ naisse dans la ville de David et soit inscrit dans sa descendance comme le disent Luc (2, 5) et Jean (7, 42).

Chromace donne une autre explication : « Le Seigneur naquit selon la chair.  Il naquit à Bethléem, il ne convenait certainement pas que le Seigneur naquit ailleurs qu’à Bethléem, car Bethléem se traduit par Maison du pain ; ce lieu avait reçu jadis ce nom de manière prophétique, car celui qui naquit d’une vierge à Bethléem était le pain du ciel  ».

Mais Joseph et Marie n’ont pas trouvé de place dans l’hôtellerie. Selon un raisonnement qui, au IVe siècle, unit dans la même réprobation tous ceux qui ne reconnaissent pas la divinité du Christ, Chromace explique : « L’hôtellerie désigne la Synagogue, qui déjà occupée par l’erreur de l’infidélité n’a pas mérité de recevoir le Christ chez elle.[…] Aussi se trouve-t-il couché dans une crèche… ». Jérôme, dans une homélie prononcée à Bethléem où il vivait, insiste sur la pauvreté de Joseph et de Marie, qui les conduit à s’arrêter hors de la ville, dans une auberge sur un chemin à l’écart : « Pas sur la route de la Loi mais sur le chemin de l’Évangile » commente-t-il « mais il n’y avait pas de place à l’auberge car l’incroyance juive avait tout rempli ».

Mais où l’enfant est-il né ?

Vers 160, Justin, le premier, parle d’une grotte : comme Joseph « qui était par sa naissance de la tribu de Juda » était venu à Bethléem et « n’avait pas où se loger dans ce village, il s’installa dans une grotte toute proche du village. Alors, tandis qu’ils étaient là, Marie enfanta le Christ et le déposa dans une mangeoire » (Dialogue avec le juif Tryphon, 78,5).

Luc ne parle pas de grotte ; le texte de Justin est la première attestation d’une tradition ancienne que l’on trouve ensuite dans le Protévangile de Jacques (fin IIe s.). En chemin vers Bethléem, Marie prévient Joseph que son terme est proche. Il ne sait où aller, trouve une grotte, y installe Marie et court chercher une sage-femme qu’il ramène : « une nuée couvrait la grotte ». Ils approchent : « Aussitôt la nuée se retira de la grotte et une grande lumière apparut dans la grotte au point que les yeux ne pouvaient la supporter. Et peu à peu cette lumière se retirait jusqu’à ce qu’apparut un nouveau-né ; et il vint prendre le sein de sa mère Marie. Et la sage-femme poussa un cri et dit : “Qu’il est grand pour moi le jour d’aujourd’hui : j’ai vu cette merveille inédite” ». La nuée lumineuse est le signe de la présence divine mais l’enfant prend le sein de sa mère, signe de son humanité ; les modalités de la naissance sont tues. Or une femme qui ne veut pas croire qu’une vierge ait enfanté, se précipite pour vérifier la virginité de Marie post partum ; elle pousse un cri : « Malheur à mon iniquité et à mon incrédulité parce que j’ai tenté le Dieu vivant ! Et voici que ma main dévorée par le feu se retranche de moi ». Elle est finalement pardonnée et, prenant l’enfant dans ses bras, dit : « Je l’adorerai, car c’est lui qui est né roi pour Israël ». Du temps d’Origène (début IIIe s.), on montrait la grotte de la Nativité de Jésus aux alentours de Bethléem et non dans le village, qui s’est déplacé par la suite autour de la grotte

Pour Jérôme, « ce n’est pas au milieu de l’or et des richesses qu’il naît : il naît sur le fumier, c’est-à-dire dans une étable – dans toute étable en effet il y a du fumier – là où se trouvait les souillures de nos péchés. Il naît sur le fumier pour relever du fumier ceux qui s’y trouvent : ‘ du fumier relevant le pauvre ’ (Ps 112, 7). Il naît sur le fumier où Job aussi était assis avant de recevoir la couronne. » Et Jérôme de regretter : « Nous maintenant pour faire honneur au Christ, nous avons enlevé cette crèche fangeuse pour en mettre une d’argent, mais celle qu’on a enlevée avait pour moi plus de prix ». Il fait allusion ici à la basilique que fit construire Hélène à la « grotte de la Nativité » lors de son voyage pèlerinage en 327 : « La très pieuse impératrice commémora par d’admirables monuments la maternité de la Mère de Dieu (Théotokos), honorant de mille manières cette sainte grotte » comme l’explique Eusèbe de Césarée (Vie de Constantin, III, 43, 1-4). Hélène fit également construire une basilique « en mémoire de la montée vers les cieux du Sauveur de l’univers sur le mont des Oliviers », à l’emplacement d’une grotte où il « initia ses disciples aux mystères indicibles ». Splendides sanctuaires que fit construire la pieuse impératrice « à l’emplacement des deux grottes mystiques » que les pèlerins visitaient du temps de Jérôme.

Tel est le mystère de la naissance de l’enfant-dieu : dans une étable symbole de la rédemption des pécheurs qu’il allait retirer de ce lieu fangeux ; dans une grotte, lieu de naissance miraculeuse, qui préfigure le tombeau taillé dans le roc où il sera déposé et dont il se relèvera vivant ; dans une grotte figure du lieu d’initiation des disciples qu’il quittera pour s’élever vers son Père.

 

 Françoise Thelamon, professeur d’histoire de l’Antiquité

Photo la Vallée de Crémisan-Bethléem

article publiée en janvier 2018

Annonces #Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Avec la Sainte Famille, un pèlerinage à Nazareth ! Du 23 au 31 mars 2019

Comme l’an passé, l’association Marie de Nazareth organise un pèlerinage en Terre Sainte et vous invite à y participer !

« Aller à la découverte de la vie quotidienne de la Sainte-Famille de Nazareth durant sa vie sur la terre » : tel est le thème de cette retraite/pèlerinage, qui se déroulera du samedi 23 mars au dimanche 31 mars 2019. Nous vivrons le 25 mars, jour de l’Annonciation, à Nazareth !

Il s’agit d’aller à la découverte du quotidien de la vie de la Sainte-Famille de Nazareth : quel était son cadre de vie ? Quels étaient les us et coutumes d’une famille juive d’il y a 2000 ans ?

Il s’agit aussi d’entrer dans l’intimité de cette famille qui a tant à nous apprendre :

– le regard de Marie sur Joseph
– le regard de Joseph sur Marie
– le regard de Marie et de Joseph sur leur enfant aux différents âges de sa vie
– le regard de Jésus sur chacun de ses parents aux différents moments de sa vie
– le don de chacune des 3 personnes de la Sainte Trinité à chacune des 3 personnes de la Sainte-Famille
– le don en retour de chacune des 3 personnes de la Sainte-Famille à chacune des 3 personnes de la Sainte Trinité.

Nous mettrons physiquement nos pas dans les pas de la Sainte-Famille, que ce soit à Nazareth, aux alentours de Nazareth, autour du lac de Tibériade, le long de la vallée du Jourdain, à Bethléem ou à Jérusalem.

Pour nous préparer à accueillir dans les meilleures conditions toutes les grâces de ce grand temps fort spirituel au cœur du carême 2019, nous recevrons dès le début décembre un e-mail hebdomadaire donnant à approfondir à l’avance les différents thèmes abordés durant cette retraite/pèlerinage, où alterneront découverte des lieux, enseignements, temps de partage, temps de silence, célébrations liturgiques.

Si vous souhaitez obtenir plus de renseignements, nous vous invitons à nous écrire !

Vous qui vous sentez appelés à découvrir la terre Sainte en participant à ce pèlerinage n’hésitez pas : inscrivez-vous ! Confiez-vous à Saint-Joseph : il a été le gardien de la Sainte-Famille ; il veillera sur vous et votre famille. Certains de vos amis pourraient également être intéressés ? Inscrivez-vous avec eux. Il convient simplement de retourner la page 4 du bulletin d’inscription avec une photocopie de votre passeport et le règlement par chèque(s) à l’ordre de « ACN Ephata –Voyage ».

Quelle joie ce serait de vivre avec vous ces moments de joyeuse croissance dans la connaissance et l’amour de la Sainte-Famille !

Inscriptions

Jacques de La Bastide
jdelabastide@mariedenazareth.com
06.83.88.65.07

NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #25 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – “Que nous apprennent les trente années de vie « cachée » de Jésus avant son ministère public ? Quelles leçons en tirer pour notre vie quotidienne ?”

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

“Que nous apprennent les trente années de vie « cachée » de Jésus avant son ministère public ? Quelles leçons en tirer pour notre vie quotidienne ?”

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

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Bethléem : vers la disparition des chrétiens de la ville natale de Jésus

Dans la ville natale de Jésus, le nombre des baptisés diminue de manière impressionnante et ce alors que se multiplient dans le monde entier les groupes qui collectent des offrandes en utilisant le nom de Bethléem sans ensuite faire parvenir aucune aide aux chrétiens de Terre Sainte.

Tel est le cri d’alarme lancé par le Père Rami Asakrieh OFM, de la Custodie de Terre Sainte, Curé à Bethléem de la Paroisse Sainte Catherine, près le Sanctuaire de la Nativité. « Ma propre Paroisse – indique le prêtre à l’Agence Fides – fait face à de graves problèmes. Le nombre des familles catholiques à Bethléem se réduit. Maintenant, notre Paroisse compte seulement 1.479 familles palestiniennes. Les chrétiens constituent 17 % de la population de la ville alors que par le passé, ils étaient 90 % de cette même population ». La diminution vertigineuse de la présence chrétienne à Bethléem – ajoute le Curé – est liée surtout à l’exode des jeunes chrétiens qui émigrent en direction d’autres pays. Nous tentons – indique le religieux – pour notre part de freiner l’émigration en cherchant à fournir une aide à de nombreuses situations de besoin ».

Cependant l’actuelle situation politique et économique de la ville, entourée par les colonies israéliennes, voit se multiplier le cas de fidèles « au chômage, déprimés et noyés sous les dettes ».

A tout cela – indique encore le franciscain – s’ajoute le fait que « nombreuses sont les organisations qui demandent des ressources financières au nom de Bethléem mais aucun de nos paroissiens ne reçoit un centime provenant de ces organisations ».

Source : GV – Agence Fides 06/07/2018

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Pèlerinage en Terre Sainte pour jeunes couples – Du 20 au 28 Août 2018

Les Serviteurs de Jésus et de Marie vous proposent un pèlerinage en Terre Sainte pour jeunes couples du 20 au 28 août 2017 (9 jours, 8 nuits), animé par Frère Raphaël. Date limite des inscriptions : jeudi 1er mars.

 

Un voyage qui transforme une vie  !

 

Ce voyage est organisé avec l’agence Terres de Bibles.

 

Itinéraire en Terre Sainte 300 par 423

 

Au programme :

 

Passage dans le désert du Néguev, visite de Massada, des grottes d’Ein Gedi, des sources du Jourdain.
Puis : Bethléem, Nazareth, Lac de Tibériade, Césarée Maritime, Abu Gosh, Jérusalem

 

Coût du voyage :

 

Les frais d’inscription sont de 950 €. Le départ et l’arrivée se font de Bâle.

 

Les pré-inscriptions sont à faire en envoyant un mail à Frère Raphaël, pour le jeudi 1er mars au plus tard.

 

N’hésitez pas à le contacter par mail pour tout renseignement.

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De l’importance du recensement dans le récit de la nativité

De l’importance du recensement

 

« En ces jours-là parut un édit de César Auguste ordonnant le recensement de toute la terre. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser chacun dans sa ville » (Lc 2, 1-3).  Chromace, évêque d’Aquilée depuis 388, commence par cette citation son sermon Sur la naissance du Seigneur (Sermon 32). Se fondant sur les évangiles (Matthieu et Luc), les historiens s’accordent pour dater la naissance de Jésus sous le règne d’Hérode le Grand vers 6 avant notre ère. Qu’en est-il de ce recensement sous le règne d’Auguste ?

« Si nous considérons tout cela au sens spirituel, nous y découvrons d’importants mystères » énonce Chromace. Déjà Origène, dans une homélie prononcée à Césarée de Palestine en 233-234 (connue par la seule traduction latine de Jérôme), à la question : « On dira peut-être à l’évangéliste : mais à quoi sert ce récit ? » répond : « Pour qui y regarde de plus près, ces événements sont le signe d’un mystère » (Hom. XI, 6). Quel est leur sens ?

La naissance de Jésus au temps d’Auguste

Chromace explique : « Il ne convenait pas qu’il (le recensement)) eût lieu sous un autre empereur que celui qui prit le premier le nom d’Auguste parce que le véritable et éternel Auguste était celui qui naquit d’une vierge ». Le nom d’Auguste (dérivé d’augus : le plein de force sacrée) était devenu le titre impérial doté d’une dimension d’universalité. Mais Chromace poursuit : « Ce César Auguste n’était qu’un homme, alors que l’autre est Dieu : l’un était l’empereur de la terre, l’autre l’empereur du ciel : l’un le roi des hommes, l’autre le roi des anges ». Ce parallélisme se trouve déjà dans le commentaire d’Ambroise sur l’évangile de Luc (In Luc. II, 37).

L’un et l’autre parlent vers la fin du IVe siècle ; or depuis la conversion de Constantin (313), la réflexion sur la place de l’Empire romain dans l’économie du salut fondait une véritable théologie de l’histoire. Eusèbe de Césarée expliquait que l’unité de l’Empire et la paix établies par Auguste étaient providentielles : « Lorsque la connaissance d’un seul Dieu fut transmise à tous les peuples par l’enseignement de notre Rédempteur, il exista également un seul roi sur toute l’étendue de l’Empire des Romains. Une paix profonde embrassa la monarchie. Dès lors l’Empire romain et l’Église furent deux fleurs du bien, écloses comme sur un signe de Dieu » (Théophanie III, 1). L’Empire est considéré comme la terre entière à évangéliser, la population de l’Empire comme la totalité du genre humain. Aussi Chromace explique-t-il que le recensement devait se faire « à la naissance de Celui par lequel devait être recensé le genre humain en vue du salut ».

Ambroise montre que cela il était nécessaire. Vu le double sens du verbe profiteri  : se déclarer au recensement (census) et professer sa foi, et, y voyant « un mystère divin », il explique : « Sous cette déclaration temporelle, c’est une spirituelle qui s’accomplit et qui se doit faire au roi non de la terre, mais du ciel : c’est la profession de la foi (professio), le cens (census) des âmes » (In Luc.II, 36). La déclaration à l’empereur vaut déclaration à Dieu : « Par une figure spirituelle le peuple s’enrôlait déjà pour le Christ ».

Et Jean Chrysostome, dans l’Homélie sur la fête de la Nativité, à Antioche le 25 décembre 386, déclare : « Auguste a publié son édit parce que Dieu lui en a inspiré le projet […] car Dieu se sert également des fidèles et des infidèles pour l’exécution de ses desseins ». Le recensement était inscrit dans le plan divin.

 

Inscription du Christ dans le recensement : garantie de son humanité et économie du salut

Déjà Origène avait expliqué : « Il a fallu que le Christ aussi fut recensé dans le dénombrement de l’univers, parce qu’il voulait être inscrit avec tous pour sanctifier tous les hommes […] Il voulait … recenser tous les hommes avec lui sur le “livre des vivants” (Apoc.20, 15) et tous ceux qui auront cru en lui les “inscrire dans les cieux” (Lc 10, 20) ». Que Jésus ait été recensé avec tous les hommes manifeste son humanité ; en lui, s’opère l’unité du genre humain par ce recensement universel dont il est partie prenante. Son sens allégorique relève de la théologie de l’Incarnation en vue de la Rédemption universelle.

A Marcion qui contestait l’humanité du Christ, doutant qu’il fut réellement né, Tertullien (vers 200) opposait « le recensement d’Auguste, ce témoin le plus authentique de la naissance du Seigneur, conservé dans les archives romaines […] C’est un fait établi qu’alors en Judée, sous Auguste, un recensement a été conduit par Sentius Saturninus » (Contre Marcion, IV, 7,7). Tertullien est le seul à mentionner ce personnage qui après a été consul, puis proconsul en Afrique, et légat en Syrie de 9 à 6 avant notre ère, alors que Luc (Lc 2, 1), suivi par tous les commentateurs, fait état d’un recensement sous Quirinius, gouverneur de Syrie bien plus tard ; il procéda à un recensement local, mais en 6 de notre ère.

Or le nom du gouverneur constitue un repère car : « Il est bien qu’on ait ajouté le nom du gouverneur pour marquer la suite des temps » dit Ambroise ; de fait ce nom permet d’inscrire la naissance du Christ dans le temps de l’histoire des hommes. 

Mais saint Léon (pape de 440 à 445) l’inscrit aussi dans le temps de Dieu avec son peuple, dans le temps du salut : « La naissance inouïe du Fils de Dieu selon la chair a eu lieu lorsque fut accomplie la plénitude des temps fixés par les décrets impénétrables de la Sagesse divine » (Sermon 1). « Au temps prévu pour la rédemption des hommes, Jésus-Christ Fils de Dieu prend contact avec la bassesse de ce monde ; il descend du ciel sans quitter la gloire de son Père […] par une naissance inouïe » (Sermon 2). Le Verbe coéternel à son Père « a daigné […], Dieu né de Dieu, se faire aussi homme né d’un être humain […], égal en tout à son Père, coéternel avec lui et par lui dans une seule essence, il s’est uni à une nature humaine […] il a daigné être l’un des mortels » (Sermon 4). L’Incarnation, source de la Rédemption, a eu lieu en un jour du temps « jour choisi entre tous les jours qui s’écoulèrent à jamais » (ibid.).

Théophanie, Nativité, Incarnation en vue de la Rédemption : « En peu de mots saint Luc a exposé comment et en quel temps et en quel lieu le Christ est né selon la chair. Mais si vous vous enquérez de sa génération céleste, lisez l’Évangile de saint Jean » conseille Ambroise (In Luc.II, 40). Ce que la liturgie de Noël permet de faire de la messe de la Nuit à la messe du Jour.

Françoise Thelamon, professeur d’histoire de l’antiquité, spécialiste du christianisme antique

 

 

A la une #Orient

Crèche du Monde – Bethléem en bois d’olivier

Un petit détour par Bethléem en bois d’olivier ! Tout un symbole ici rassemblé

 

Doctrine / Formation

Grotte, crèche et Bethléem, du sens à la tradition

Le Verbe se fait chair dans la mangeoire des animaux à Bethléem. Tout ici éclabousse de lumière : Dieu s’invitant chez nous de façon si inattendue. 

Bethléem, le simple nom de la localité mettait saint François d’Assise en extase ; il le prononçait, dit son biographe (Thomas de Celano, I, n. 86), « à la manière d’un agneau qui bêle… passant sa langue sur les lèvres comme pour déguster avec délices et savourer la douceur de ce mot. » Bethléem, trois syllabes pour désigner une bourgade au sud de Jérusalem, et « pas la moindre », au dire du prophète Michée (5, 2), à cause du rôle qu’elle a joué dans l’Histoire Sainte, avant même la venue de Jésus.

Le livre de Ruth a mis Bethléem à l’honneur, avec l’histoire charmante des grands-parents de David, né lui aussi à Bethléem. Ruth, sa grand-mère, y rencontra le grand-père, Booz, «  père de Jessé, père de David ». Le Livre sacré décrit l’heureuse rencontre avec un art consommé, « au temps de la moisson des orges », lorsque la jeune femme fut invitée «  au repas des moissonneurs » (Ruth 2, 14).

Après la bourgade, voici la grotte. Elle fait penser encore à David, traqué par la persécution de Saül, puis par la révolte de son propre fils Absalon (1 Sam. 24, 4s & 2 Sam. 15, 16ss) : il dut alors se cacher lui-même dans des grottes. Et voilà Jésus, le vrai fils de David, qui naît caché dans la grotte à Bethléem, traqué lui aussi, mais par les tracasseries administratives d’un recensement (Luc 2, 2), puis par les soldats d’Hérode pourchassant les Innocents (Mt. 2, 16). La grotte et Bethléem, voilà la merveilleuse « mise en scène » qui fait entrer le Bon Dieu chez nous, en ce roncier de soucis oppressants qui est notre lot maudit à tous. Un chant liturgique use de l’analogie du théâtre pour vanter ce réalisme de l’Incarnation : « Devant Marie, chantons les doux accents du grand drame ».

Car Dieu commença par créer sa Mère de façon immaculée, et il y a là plus grand que Ruth ; et en portant neuf mois le Verbe Incarné, elle le fit passer de son sein virginal à la mangeoire des animaux, « la crèche », après qu’elle ait été elle-même son premier berceau. Toute vie humaine, aussi perturbés que soient son apparition ou son développement, tisse sa dignité et sa noblesse du premier contact merveilleux de la gestation maternelle ; notre temps a bien du mal à l’honorer, à le respecter pour aimer cette joie primordiale dont il a un si urgent besoin s’il veut s’ouvrir à la noblesse de l’amour intégral. Mais à la Noël 2017, la vie entière de Marie Immaculée, pleine de grâce et pleine d’amour, supplée à tous les défauts d’amour dont pâtissent les enfants.

 

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Notre photo crèche en nacre de Bethléem

NLQ #Sorties/Animations

Représentation de la crèche vivante à Lods (25) les 16 et 17 décembre

L’association saint Théodule Lods proposera pour la neuvième année consécutive :

 

 « Une nuit à Bethléem »

 

le samedi 16 Décembre 2017 à 17 h 15

 

 le dimanche 17 Décembre 2017 à 17 h 15

 

à Lods lors d’une des représentations de la crèche vivante.

 

Lods, Petite Cité Comtoise de Caractère, adhérent aux Plus Beaux Villages de France, deviendra pour la huitième année consécutive le théâtre, pour deux représentations, de la Nativité.

 

Marie jonchée sur l’âne, Joseph, à ses côtés depuis le bas du village recherchent un lieu pour se reposer. Ils rencontrent au hasard des ruelles, des personnages qui les guident vers les bergers attentifs à leurs moutons, installés devant la porte de l’église.

 

S’égrènent ensuite lecture de l’Évangile, puis actualisation, en un dialogue petit fils-grand père,  chants ou musique, contes religieux. Viennent aussi au pied de la crèche les personnages qui ont contribué, autrefois à la vie Lodoise.

 

Un lâcher de ballons, sur le parvis, termine cette représentation de la nativité. Les dons reçus sont reversés à la restauration de l’église.

 

Durée 1 heure 15 environ

 

Cette Nativité est représentée en dehors de tout service religieux : messe, célébration….

 

Contact : Pierre Mabille

 

saint.theodule.lods@orange.fr – 06 47 16 45 78

Lieu : Eglise de Lods