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La Nivard : une bière trappiste pour célébrer un jubilé

Un article proposé par Divine Box.

Connaissez-vous la bière trappiste Nivard  ? Brassée à l’abbaye d’Engelszell en Autriche, cette petite pépite réserve bien des surprises … Aujourd’hui, Divine Box vous dit tout sur cette bière, son abbaye et son histoire, son nom ! Allez, vous venez avec nous ?

 

La bière aux reflets d’or

On refait les présentations rapidement, et ensuite on vous raconte ses petites anecdotes ? Avec ses célèbres reflets d’ors, la Nivard est l’unique bière trappiste blonde d’Autriche ! Elle est brassée au sein de l’abbaye d’Engelszell en Autrice sous le contrôle des moines trappistes !

 

Au nez, on y trouve des arômes de miel et de fruits blancs (pomme, pêche), et en bouche d’incroyables notes de miel, de pêche et d’agrumes (pamplemousse et citron en tête !). Mais outre la qualité gustative de la bière, le plus amusant est sans doute l’histoire de sa création …

La Nivard et ses fameux reflets d’or
 – Crédits photos : @acaciavenue77 (Instagram)

La « bière du Jubilé »

La bière trappiste Nivard a en fait deux noms ! Elle est toute nouvelle, et fut créée en 2014 sous le nom de « Jubiläumsbier », soit la « bière du Jubilé » en français !

 

En effet son idée a germé dans la tête des frères qui cherchaient comment célébrer de manière originale le 250e anniversaire de la consécration de leur église abbatiale ! Et quoi de mieux qu’inventer une nouvelle bière trappiste pour fêter ça ?

Ni une ni deux, la Jubiläumsbier est née ! Elle rejoint aussitôt ses deux grandes sœurs Benno et Gregorius.

La bière Nivard bénéficie du label de bière trappiste – Crédits photos : @moontje1987 (Instagram)

La bière du père abbé

Ce sera un an plus tard, en 2015, qu’elle prendra son nom actuel, la Nivard, en hommage au père Nivard Volkmer, qui fut père abbé d’Engelszell 1987 à 1991, et mourut en 2014. La Nivard rejoint ainsi la coutume de l’abbaye qui baptise ses bières trappistes avec les noms de ses anciens supérieurs !

 

La première bière trappiste d’Engelszell, par exemple, s’appelle Benno en hommage au premier père abbé originaire de Bosnie, Benno Stumpf. Et la Gregorius  ? Elle porte tout simplement le nom du tout premier père abbé trappiste de l’abbaye… Gregor Eisvogel !

Une brasserie écolo

La tradition brassicole de l’abbaye d’Engelszell remonte à plusieurs siècles : certaines archives en font mention dès 1590 ! Après quelques déboires au XXe siècle, c’est en 2012 qu’elle reprendra à fond son activité historique, principalement pour restaurer les bâtiments !

Fidèles aux engagements trappistes d’entraide et de Bien Commun, les moines de l’abbaye d’Engelszell ont tenu à ce que leur bière trappiste Nivard favorise l’emploi local.

 

Aussi la Nivard est-elle par exemple brassée avec du miel cultivé par un apiculteur dans les jardins de l’abbaye ! Le houblon, lui, est récolté dans les champs de la région, et le malt vient de l’Allemagne voisine. Bref, une bière trappiste qui stimule l’emploi local et limite la pollution des transports !

abbaye Engelszell

L’abbaye d’Engelszell trône au milieu de ses jardins – Crédits photos : @piewyz (Instagram)

 

Et pour la goûter la Nivard ?

Si vous souhaitez goûter l’unique bière trappiste blonde d’Autriche (ça en vaut la peine ) vous pouvez vous rendre sur place à l’abbaye ou à sa taverne juste à côté du monastère ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter de la Nivard.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour découvrir les autres bières de l’abbaye d’Engelszell.

 

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Tout savoir sur les bières de Saint-Wandrille en 7 anecdotes !

Un article proposé par Divine Box.

Les bières de Saint-Wandrille, vous en avez déjà entendu parler ? Sûrement ! Si vous êtes un p’tit chanceux, vous les avez même sans doute déjà dégustées ! Ce sont en effet à ce jour les premières et uniques vraies bières d’abbaye française, depuis un siècle. C’est-à-dire qu’elles sont brassées par les moines bénédictins de Saint-Wandrille, au sein de leur abbaye, et leurs bénéfices servent à faire vivre la communauté !

 

Mais savez-vous pourquoi les moines de Saint-Wandrille se sont lancés dans le brassage de leur première bière en 2016 ? Connaissez-vous le rapport entre les bières de Saint-Wandrille et « la cruche de la Samaritaine » ? Ou encore, saviez-vous que si les frères ont choisi un format de 50cL pour leurs bières, c’est aussi pour avoir le temps d’aller à la messe ?  Divine Box vous raconte tout ce qu’il faut absolument savoir sur les bières de Saint-Wandrille en 7 infos !

Ci-dessus, les moines de Saint-Wandrille retournent travailler après l’office, selon la règle « ora et labora » de saint Benoît, qui leur demande de partager leurs journées entre « prière et travail » – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Quand la Providence apporte aussi sa bière à l’édifice 👍

« La porte du houblon », une invitation des anciens moines de l’abbaye ?

Face au besoin pressant de trouver une nouvelle activité économique, le père abbé de Saint-Wandrille réunit donc toute la communauté au Chapitre en août 2014. Il demande à chaque moine de donner une idée de nouvelle activité. Beaucoup de propositions fusent autour de l’artisanat monastique : fabrication de pain grâce à la boulangerie de l’abbaye, fabrication de cierges, de fromages, de bonbons, de financiers, culture de plantes aromatiques…

 

Parmi toutes les propositions, frère Éric proposa de se lancer dans la bière : « Et pourquoi nous ne ferions pas une brasserie ? Je vous rappelle que nous avons dans le cloître une ‘porte du houblon’ ! De plus, le marché de la bière artisanale est en très grande croissance en ce moment. Et comme il n’y a pas actuellement de monastère brasseur en France, la place de véritable bière d’abbaye française nous tend les bras ! »

 

En plus de ces 3 (excellentes) raisons, il faut préciser que l’abbaye de Saint-Wandrille possède le plus vieux réfectoire d’Occident encore en activité ! Lieu par excellence d’accueil des pèlerins au Moyen-Âge, les moines prenaient l’habitude de les y accueillir avec… de la bière, tiens !

 

Mais malgré toutes ces bonnes raisons, l’intervention de frère Éric ne fut pas particulièrement retenue, car la communauté ne possédait pas le savoir-faire du brassage, ni le matériel. Les frères ne savaient même pas combien cela coûtait et s’ils en avaient les moyens ! Chou blanc ? Pas si sûr…

Ci-dessus, « la frise du houblon », qui représente des feuilles de houblon au-dessus d’une porte du cloître. C’est cette frise qui aurait inspiré frère Éric à proposer l’idée de lancer une bière d’abbaye – Divine Box

Le père abbé et frère Xavier sont sur un bateau… mais le projet ne tombe à l’eau !

Trois jours plus tard, cependant, le père abbé et l’un des moines se trouvent sur un bateau, pour se rendre à l’abbaye de Quarr en Angleterre. Un couple reconnait alors le supérieur de l’abbaye, et tous commencent à papoter.

 

Bien vite, le mari explique qu’il s’est lancé, dans ses temps libres, dans le brassage d’une bière artisanale. Très intéressés, les moines lui demandent plus d’informations sur les coûts, les connaissances et le matériel nécessaires… Il leur explique que c’est très simple, et les encourage à persévérer dans cette réflexion.

 

Lorsqu’ils sont enfin de retour trois jours plus tard à l’abbaye, les moines découvrent alors avec surprise un mystérieux colis à leur porte : des bouteilles, des capsules, du malt, des bidons… c’est le mari qui leur a envoyé un kit de brassage !

 

Une semaine à peine après l’ébauche de réflexion sur la nouvelle orientation économique de l’abbaye, et sans que les frères n’aient rien fait de particulier, ils pouvaient donc lancer leur premier brassin-test directement chez eux ! Confiants en ce signe de la Providence, les moines ont donc mis la main à la pâte…

 

Merci frère Éric !

Souvenez-vous, c’est au tout début sur une suggestion de frère Éric que les bières de Saint-Wandrille ont pu voir le jour. Mais frère Éric semble aussi se cacher derrière chacune des étapes de la création de la brasserie :

  • C’est le jour de la saint Éric, un 18 mai, que les frères ont reçu le kit de brassage à leur porte.
  • C’est frère Éric qui eut l’idée d’utiliser la porte de l’abbaye, avec son blason, pour représenter le monastère sur l’étiquette. Idée adoptée sur le champ, après plusieurs semaines de recherche infructueuses !
  • Frappé peu de temps après par une leucémie foudroyante, frère Éric mourût le jour de la saint Benoît. Le jour où la brasserie venait de sortir de terre. Il disparût au moment où le projet de la communauté prenait vie.
  • Et, coïncidence ( ?), la première mise en bouteille des bières de Saint-Wandrille eut lieu le 14 juillet 2016, soit un an jour pour jour après son enterrement !

Alors face à tous ces signes, les moines de Saint-Wandrille sont très reconnaissants envers frère Éric !

C’est notamment grâce à frère Éric que le projet de brasserie de Saint-Wandrille a pu voir le jour – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Des noms de brassins… surprenants 🤓

Chaque semaine, pendant plusieurs mois, les moines ont donc enchaîné les brassins-tests, afin d’affiner leur bière. Et cela fait beaucoup de bière ! Alors, pour les différencier, les moines ont eu une idée. Chaque semaine, le brassin allait recevoir un petit nom en rapport avec la vie de la communauté : un événement, une lecture du réfectoire, l’Évangile du jour, etc…

 

Les frères de Saint-Wandrille ont ainsi pu déguster au réfectoire :

 

  • La hotte du Père Noël
  • La Chute de l’Empire Romain
  • La pipelette du Bordeaux-Paris
  • La cruche de la Samaritaine
  • La zizanie du chapelet secret
  • La sainte Ampoule

 

Et bien d’autres encore ! Ah ces moines, ils ne manquent pas d’humour…

C’est lors de la balade hebdomadaire que les moines de Saint-Wandrille échangent leurs réflexions sur les brassins de leurs bières de Saint-Wandrille – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Les bières de Saint-Wandrille, un travail de bénédictin 💪

Les bières de Saint-Wandrille, c’est un produit monastique 100 % made in Saint-Wandrille. Ce sont en effet bien les moines qui sont derrière chacune des étapes de la confection de leurs bières. Ils se partagent les tâches en différentes équipes :

 

  • L’équipe de brassage : elle réalise le brassage et le soutirage.
  • L’équipe de dégustation : elle se charge d’élaborer les recettes, de vérifier la qualité de la production, et de goûter les bières du marché.
  • L’équipe marketing : elle s’occupe des étiquettes et des supports de communication.
  • L’équipe d’expédition : chaque frère passe entre 1h et 2h par mois à la mise en carton des bières de Saint-Wandrille !

 

Les bières de Saint-Wandrille, c’est aussi un travail monastique, c’est-à-dire 100 % respectueux du temps de prière quotidien des frères. Pour vous en donner un aperçu, voici la semaine type des moines brasseurs de Saint-Wandrille :

  • Lundi : ce sont les préparatifs : les frères désinfectent le matériel, concassent le malt, étalonnent leurs instruments…
  • Mardi : C’est le premier brassin. Après l’office de vigile à 5h25, le premier frère brasseur assiste à une messe basse, surnommée « la messe du brasseur ». Il commence ainsi à brasser vers 7h du matin. Pour que ce soit plus simple, les deux frères brasseurs récitent les offices directement dans la brasserie ce jour-là.
  • Mercredi : C’est le second brassin et la mise en carton des brassins précédents. Pour la mise en carton, tous les frères de la communauté se relaient quatre par quatre dans le mois pour prêter main forte.
  • Jeudi : C’est la préparation du soutirage. Les moines rincent et désinfectent le contenant dans lequel la bière va être transférée, afin d’éliminer les particules qui se sont déposées au fond du mélange.
  • Vendredi : C’est la mise en bouteille, juste après la messe. Pas le temps de déjeuner pour les moines brasseurs, alors c’est sandwich dans la brasserie !
  • Samedi : C’est le jour des purges de levure, du nettoyage, des mesures pour contrôler la fermentation principale et la fermentation en bouteille, ainsi que le jour de la mise à jour documentaire et du suivi du courrier !
  • Le dimanche et les jours de fête, les frères ne travaillent pas à la brasserie, repos dominical oblige !

Pour la mise en carton des bières de Saint-Wandrille, toute la communauté met la main à la pâte — Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

 

  1. Travailler plus pour gagner plus en sainteté !

Les moines de Saint-Wandrille ne manquent décidément pas d’humour ! Ils ont affiché dans leur brasserie ce proverbe pour le moins curieux :

 

Qui bibit, dormit ;

qui dormit, non peccat ;

qui non peccat, sanctus est ;

erga : qui bibit, sanctus est.

 

Si vous n’êtes pas bilingues latin/français, voici une traduction « maison » :

 

Qui boit, dort ;

qui dort, ne pèche pas ;

qui ne pèche pas, est saint ;

donc : qui boit, est saint.

 

Et oui, c’est mathématique !

Dans leur brasserie, les moines de Saint-Wandrille ont affiché un proverbe plein d’humour – Divine Box

 

  1. Un format de 50 cL pour partager… et pour aller à la messe !

Les bières de Saint-Wandrille sont au format bien particulier de 50cL. Les moines n’ont en effet pas voulu prendre le format classique de 33cL, et cela pour trois raisons :

 

  • Pour être plus visibles dans un rayon, tout simplement !
  • Pour pouvoir partager la bière avec un ami, parce que c’est plus sympa comme ça !
  • Pour pouvoir aller aux offices : hé oui, mettre de la bière en bouteille, c’est plus rapide dans des bouteilles de 50cL que dans des bouteilles de 33cL, car cela fait moins de bouteilles. De cette façon, le soutirage tient entre la messe (qui finit vers 10h30) et les vêpres (qui sont à 17h30). Les frères brasseurs ne ratent donc pas ces 2 rendez-vous importants de la communauté ! Pratique non ?

Si les bouteilles des bières de Saint-Wandrille font 50cL, c’est aussi pour que l’embouteillage soit plus rapide, pour que les moines aient le temps d’assister à la messe et aux vêpres – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

  1. Une étiquette 100 % « Saint-Wandrille » 🏷

La bière de Saint-Wandrille, ce n’est pas que dans le goût, c’est aussi du visuel ! Alors les moines ont fait particulièrement attention à détails :

 

  • Pour l’étiquette des bières de Saint-Wandrille, les frères ont fait appel au graphiste qui avait auparavant réalisé l’étiquette de la bière bénédictine de Nursie, en Italie. Selon l’idée originale de frère Éric, celle de Saint-Wandrille représente la célèbre décoration de la porte d’entrée du monastère (appelée porte de Jarente, du nom du père abbé qui l’édifia). Le blason de l’abbaye est ainsi bien visible et en couleur, selon le premier souhait des moines.

 

  • Les moines ont également reproduit sur l’étiquette « la frise du houblon. » Celle-ci se trouve au-dessus de l’une des portes de l’abbaye, dans le cloître, et représente des plants de houblons.

 

  • Pour la capsule, les frères ont placé l’un des motifs des arches dans leur cloître.

 

Comme ça, pas de doute, l’emballage des bières de Saint-Wandrille est bien sur-mesure et 100 % monastique !

 

Et pour la petite histoire, la couleur de l’étiquette fut adoptée un peu par hasard : lors d’un essai d’impression, l’imprimante manqua de couleur. L’étiquette sortit non pas « couleur pierre » mais « couleur bronze » … Elle plut beaucoup et fut adoptée instantanément !

L’étiquette des bières de Saint-Wandrille reprend le blason de l’abbaye, présent sur la porte de Jarente, la « frise du houblon », et l’un des motifs du cloître – Divine Box

 

  1. Une vraie bière d’abbaye, oui mais pourquoi pas trappiste ? 🍺

Les bières de Saint-Wandrille sont depuis un siècle les premières et uniques véritables bières d’abbaye française. C’est une bière trappiste alors ? Et bien non !

 

C’est très simple : pour porter le logo « Authentic Trappist Product » et ainsi être une véritable bière trappiste, il faut respecter trois critères très stricts : la bière doit être brassée par les moines, au sein de leur abbaye, et ses bénéfices doivent servir à faire vivre la communauté. Ces trois critères, les bières de Saint-Wandrille les remplissent. Sauf qu’il faut aussi, détail important… que les moines brasseurs soient de l’ordre trappiste ! Or les moines de Saint-Wandrille sont bénédictins, et non trappistes. Leurs bières ne peuvent donc pas avoir le logo des bières trappistes.

 

Les bières de Saint-Wandrille arborent donc à la place le logo « Monastic », qui garantit qu’il y a bien eu « une maîtrise » de la communauté monastique sur sa bière. Et puisque ce sont bien les frères de Saint-Wandrille qui réalisent la recette de leurs bières, qui les brassent, en font la communication, l’emballage, l’expédition… on peut dire qu’ils la maîtrisent de A à Z, le logo « Monastic » est donc bien mérité !

Les bières de Saint-Wandrille ne sont pas des bières trappistes, car les moines de Saint-Wandrille sont de l’ordre bénédictin et non trappiste : ce qui ne les empêchent pas d’être brassées par les moines eux-mêmes, et au sein de leur abbaye — Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

Les bières de Saint-Wandrille sont les uniques et véritables bières d’abbayes françaises – Crédits Photo : © Abbaye Saint-Wandrille

Où acheter la bière de Saint-Wandrille ?

 

 

Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Rochefort 6 : les 5 infos à savoir pour briller en soirée :)

Un article proposé par Divine Box.

Avez-vous déjà goûté la Rochefort 6 ? Il s’agit de l’unique bière ambrée de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, en Belgique !

 

Sous sa belle robe aux reflets orange-rubis, cette bière, titrant à 7,5 % (vol.) dévoile en bouche de délicieux arômes de caramel, d’épices et de torréfaction.

 

Mais savez-vous qu’elle est la plus ancienne des bières de Rochefort ? Ou pourquoi son nom intrigue tout le monde ? Dans cet article, Divine box vous explique tout ce qu’il faut savoir sur la bière trappiste Rochefort 6 pour épater vos amis ! C’est parti !

La Rochefort 6 est l’unique bière ambrée brassée de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort – Crédit Photo : @bethebelgianbeer (Instagram)

1/ La plus « vieille » bière de la brasserie de Rochefort

 

Dans la trilogie des bières de l’abbaye de Rochefort, la Rochefort 6 serait la plus ancienne. Techniquement, les dates des premiers brassages des bières sont les suivantes :

 

  • Rochefort 6 : 1953
  • Rochefort 8 : 1954
  • Rochefort 10 : 1950

 

Alors, la Rochefort 6 n’est pas la plus ancienne parmi les 3 bières de Rochefort ?

 

Et bien, oui et non, car la recette de la Rochefort 6 serait directement inspirée d’une bière brassée avant la Seconde Guerre mondiale, bien avant les deux autres bières de Rochefort !

 

Donc… si on se réfère à cette date-là, ça compte ! La Rochefort 6 est donc la plus vieille bière issue de l’artisanat monastique de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort !

 

2/ D’où vient l’appellation de la « Rochefort 6 » ? 

 

D’où vient le « 6 » de la Rochefort 6 ? Mystère mystère, on vous dit tout !

 

Au départ, la Rochefort 6 était simplement surnommée la « Trappiste » donc l’origine de ce « 6 » n’y est pas liée.

 

On pourrait alors penser que la Rochefort 6 porte son nom pour rappeler le taux d’alcool de la bière. Mais non puisque le taux d’alcool de la Rochefort 6 est à 7,5 % ! Mais alors pourquoi ce numéro 6 ?

 

Et bien son nom est en lien avec une ancienne mesure belge, le degré Baumé (°Bé), employé pour mesurer la concentration en sucre du moût. Le moût, c’est le résultat du mélange entre l’eau et le malt (céréales torréfiées). Donc la Rochefort 6 avait un degré de… 6°Bé !

 

Puis quand l’Union Européenne a uniformisé la numérotation des bières en 1993, les moines ont choisi de conserver ce nombre 6 en souvenir de la tradition du degré Baumé. Sympa non ?

 

Pour les petits curieux qui veulent en savoir plus, on a écrit un petit article sur les numéros des bières de Rochefort.

C’est le degré Baumé qui est à l’origine des numéros que porte les bières de l’abbaye de Rochefort – Crédit photo : @taste_be (Instagram)

3/ La Rochefort 6, une bière ra-ri-ssime !

 

Vous avez-dit rarissime ? Et oui, puisque la Rochefort 6 est une bière d’une grande rareté dans la petite famille des bières trappistes. Il faut être un petit malin pour s’en procurer, en effet :

 

 

  • La Rochefort 6 représente seulement 10 % de la production annuelle de la production de la brasserie de l’abbaye de Rochefort
  • La brasserie de Rochefort est une petite brasserie car seulement 50 000hl/an sont brassés. D’ailleurs, c’est la plus petite des brasseries wallonnes trappistes derrière l’abbaye Notre-Dame de Scourmont (Chimay) et l’abbaye Notre-Dame d’Orval (Orval).
  • Les moines brassent la Rochefort 6 quelques semaines seulement dans l’année

 

Donc cette petite quantité de production et son succès font de la Rochefort 6, une bière d’une grande rareté !  Tout le monde veut pouvoir la déguster !

La Rochefort 6 est brassée seulement quelques semaines par an ce qui contribue à sa rareté. – Crédit Photo : @artalebeerfeed (Instagram)

4/ La Rochefort 6 est labellisée « Authentic Trappist Product », une appellation exceptionnelle

 

Seulement douze brasseries dans le monde entier sont autorisées à mettre le logo « Authentic Trappist Product » sur les étiquettes de leurs produits monastiques. Et l’abbaye de Rochefort fait partie de ce club très select qui demande le respect de trois critères. C’est tout simple, on vous explique ; il faut que :

 

  • La bière soit brassée dans l’enceinte de l’abbaye
  • La bière soit brassée par les moines ou sous leur strict contrôle
  • Les bénéfices servent à financer la vie de la communauté et d’autres œuvres caritatives en cas de surplus.

 

La Rochefort 6 applique ces trois règles et a donc le droit d’arborer ce logo sur son étiquette.

Donc la Rochefort 6 est une bière authentiquement trappiste ! C’est pas beau ça ?

La Rochefort 6 a bien le logo « Authentic Trappist Product », preuve de son authenticité. – Crédit photo : @hopmaestro (Instagram)

5/ La Rochefort 6, une bière parmi les meilleures au monde

 

Si la « Meilleure » est le surnom de la Rochefort 10, la Rochefort 6 est aussi fort bien classée.

En effet, elle a reçu plusieurs bonnes notes :

 

  • La Revue du Vin de France lui donne une note de 17/20
  • Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes
  • Le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, lui décerne la 2ème place dans le Top 50 des Belgian Ale – Dark/Amber !
  • Sur Ratebeer, elle est aussi notée… 97/100 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,17 sur 5

 

Des résultats prometteurs pour cette bière délicieuse. Alors, si ce n’est pas déjà fait, vous lui faites un sort à cette Rochefort 6 ?

Comme de nombreuses bières, la Rochefort 6 a son propre verre.
– Crédit Photo : @hoppy_franky (Instagram)

Où trouver la Rochefort 6 ?

 

Pour déguster et acheter la Rochefort 6, vous pouvez vous rendre à la boutique près du monastère. Voici son adresse : Abbaye de Rochefort, 5580 Rochefort, Belgique.

 

Si vous n’habitez pas à proximité et souhaitez soutenir l’abbaye, cliquez ici pour acheter la Rochefort 6 sur la boutique monastique en ligne de Divine Box.

Ou bien par ici pour en apprendre encore plus sur la Rochefort 6, et notamment pour savoir pourquoi on dit qu’elle est brassée dans la « Cathédrale de la bière »…

Articles #En France #NLH #NLQ

Fête des pères : pensez à vos prêtres… et aux moines !

Un article proposé par Divine Box.

Même si la fête dédiée aux prêtres est bien le jeudi Saint, la « Fête des Pères » du 16 juin peut être l’occasion de penser à aux prêtres/curés de votre entourage, en plus des pères et grands-pères. Alors pourquoi ne pas en profiter pour donner un peu de sens à cette fête en leur offrant un petit cadeau issu du travail des moines ?

1ère idée cadeau : la Divine Box apéro

 

La Divine Box du mois de juin a été spécialement pensée pour l’apéro et les beaux jours ! Parfait pour les Pères non ? Divine Box est allé vous dégoter :

  • La Sicera Humolone, la nouvelle bière de l’abbaye de Saint-Wandrille, seule abbaye française où les moines brassent eux-mêmes leurs bières. Une bière blanche très fruitée !
  • Du pâté réalisé par les soeurs cisterciennes de l’abbaye de Boulaur, dans le Gers, à partir de leur élevage. Leur production étant limitée, il y aura soit leur foie de volaille aux champignons soit leur terrine à la moutarde. Surprise !
  • Un chutney du moutier des bénédictines de Martigné-Briand, avec les fruits de leur verger ! Parfait pour des feuilletés chèvre/chutney…
  • Des crackers à l’ail et au paprika du monastère de Thiais ! Sur place, les soeurs sont de l’ordre de l’ « Annonciade », un ordre religieux 100 % féminin, dédié à la Vierge Marie
  • Des olives vertes du monastère d’Ormylia, venues tout droit de Grèce ! Le vrai bon goût des olives de caractère…

 

Et en plus, si vous prenez la box au format « gourmand », vous aurez aussi :

  • La tapenade d’olives noires de l’abbaye de Jouques. C’est l’unique tapenade française d’abbaye, fabriquée en pleine Provence…
  • Les rillettes du Père Marc de l’abbaye de Bricquebec !

 

Par ici pour la commander !

A gauche, un frère de l’abbaye de Saint-Wandrille insecte la bière qu’il vient de brasser. A droite, les bénédictins de Saint-Wandrille en direction de l’office.

2e idée cadeau : la Divine Box Trappiste

 

Dans la Divine Box trappiste du mois de juin, il y a 3 bières trappistes en double :

  • 2 Tynt Meadow, la toute nouvelle bière trappiste sortie il y a moins d’un an, et à ce jour la première et unique bière trappiste anglaise. Une exclusivité en France
  • 2 Trappe Tripel, notée 94/100 sur RateBeer par les experts !
  • 2 Trappe Puur : la première et unique bière trappiste 100 % bio, brassée par les moines avec l’aide de panneaux solaires, et avec des ingrédients certifiés sans OGM !

 

Pour la commander, par ici !

A gauche, les trappistes de l’abbaye du Mont Saint-Bernard admirent leur nouvelle bière Tynt Meadow. A droite, la Tynt Meadow qui trône fièrement devant l’abbaye.

3e idée cadeau : l’abonnement Divine Box

Pendant 3 mois, 6 mois ou 1 an, l’abonnement Divine Box permet d’avoir un cadeau qui dure et de faire plaisir dans la durée ! La formule 3 mois est celle qui marche le mieux, mais n’hésitez pas : chaque box fait plaisir et soutient les abbayes.

Bref, tout plein d’idée pour redonner un peu de sens à la Fête des Pères du 16 juin prochain. Pour votre père, votre grand-père ou votre curé, en plus du cadeau que vous pourrez faire, pensez surtout à prendre quelques nouvelles et à papoter avec eux ! 😇

Articles #NLH #NLQ #USA

L’Abbaye de Spencer : les premiers trappistes américains !

Un article proposé par Divine Box.

L’abbaye Saint-Joseph de Spencer est une abbaye trappiste américaine, fondée en 1950, et installée dans le Massachusetts. L’histoire de sa communauté remonte à la Révolution, où, pour échapper aux persécutions, certaines moines décidèrent de partir au « Nouveau-Monde » (l’Amérique), pour la survie de l’ordre…

Aujourd’hui, la cinquantaine de frères trappistes de l’abbaye confectionne notamment, entre ses 7 offices quotidiens, des habits liturgiques et des confitures, mais aussi des bières trappistes ! On vous raconte dans cet article !

Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer se sont installés en 1950 dans le Massachusetts – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Tout commence à la Révolution française ⚔️

Pour échapper à la Révolution française, le supérieur de l’abbaye de la Trappe, le célèbre et charismatique dom Augustin de Lestrange, emmène provisoirement ses moines en Suisse, territoire neutre. Mais face à la montée des idées révolutionnaires, la Suisse ne suffit plus, et certains moines émigrent même jusqu’en Russie !

Dom Augustin envisage aussi le Nouveau-Monde comme seule possibilité pour la survie de l’ordre, et en août 1793, il envoie trois moines pour fonder au Canada : dom Jean-Baptiste, cellérier de la Valsainte, dom Eugène De Laprade, de l’abbaye Notre-Dame de la Grande Trappe de Soligny et le frère Jean-Marie de Bruyne.

Dom Augustin de Lestrange, qui est à l’origine (lointaine et indirecte) de l’abbaye de SpencerDivine Box

Tandis qu’ils cherchaient un moyen de rejoindre le Canada, car le port d’Amsterdam était bloqué à cause de la guerre, ces trois religieux rencontrèrent Monseigneur Nélis, l’évêque d’Anvers. Celui-ci leur fit savoir qu’il serait heureux d’accueillir des moines trappistes dans son diocèse et leur demanda de s’y établir. Les religieux consultèrent dom Augustin sur cette opportunité, qui les autorisa à répondre aux désirs de l’évêque. Ils fondent alors l’abbaye de Westmalle, aujourd’hui célèbre pour ses fameuses bières trappistes. Tentative ratée ? Pas vraiment donc !

C’est lors d’une de leurs tentatives pour rejoindre le Canada que les moines de dom de Lestrange fondèrent l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui deviendra rapidement célèbre pour ses bières trappistes – Divine Box

Le 22 avril 1794, dom Augustin envoie un nouveau groupe de moines pour l’Amérique, mais  arrivé à Amsterdam, celui-ci finit par se voir proposer une fondation en Angleterre à Lulworth dans le Dorset. Après échanges avec dom Augustin, celui-ci accepte cette fondation. L’Amérique, ce n’est donc pas encore pour tout de suite !

Dom de Lestrange envoie ensuite en 1803 un nouveau groupe de moines en Amérique du Nord. Mais ils reviennent bredouilles en France en 1815, et seul un moine, le père Vincent de Paul Merle , décide de rester sur place. Celui parvient finalement à fonder en 1825, après 10 ans de travail acharné, le monastère du Petit Clairvaux en Nouvelle-Écosse (une immense presqu’île située tout à l’est du Canada) ! Les moines ne sont que cinq et hélas, les vocations ont beaucoup de mal à suivre.

Le père Vincent de Paul et son confrère, le père Francis Xavier Kaiser, font bien plusieurs voyages en 1836 et 1845 pour raconter leur aventure et susciter des vocations, mais sans parvenir à revenir avec de nouvelles têtes… en vain… En 1853, le père Vincent de Paul Merle décède et c’est le père Francis Xavier Kaiser, qui prend à sa suite la tête de la petite communauté.

Le père Vincent de Paul Merle (à gauche) et le père Francis Xavier Kaiser (à droite) ont été les deux premiers responsables de la petite communauté. Seul le deuxième verra leurs efforts communs récompensés – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye du Petit Clairvaux : le décollage 🚀

Après plusieurs appels à l’aide, c’est l’abbaye de Westvleteren, en Belgique, qui envoie finalement 18 moines en 1857 pour redynamiser l’abbaye, youpi ! À partir de cette date, les bonnes nouvelles s’enchainent : en 1869, le monastère est officiellement affilié à la congrégation de la Trappe. La même année, l’abbaye de Gethsemani, dans le Kentucky, accepte de devenir la maison-mère du monastère.

Dès 1876, le monastère est érigé au rang d’abbaye, et les frères élisent leur premier père abbé, le père Dominic Schietecatte, l’un des premiers moines de Westvleteren arrivés sur place. Tout va pour le mieux, donc !

Ci dessus, la communauté du monastère du Petit Clairvaux en 1876, lors de la bénédiction abbatiale du premier père abbé Dominic Schietecatte – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

 

La fin de l’aventure ? 😢

Malheureusement, le 4 octobre 1892, un terrible incendie ravage entièrement le monastère. Bâtiments, habits liturgiques, livres, archives…. Il ne reste plus rien. Tout est à reconstruire. Mais bien heureusement, aucun moine n’est blessé. Les moines relèvent donc la tête et se remettent à l’oeuvre, et dès 1894, de nouveaux bâtiments temporaires émergent à nouveau de terre.

Mais à l’automne 1896, soit à peine deux ans plus tard, alors que les bâtiments temporaires viennent juste d’être achevés, un nouvel incendie se déclare. Une fois de plus, tout part en fumée et il faut tout recommencer à zéro…

Cette succession d’événements n’est pas sans atteindre le moral de la communauté. Découragé et malade, le père abbé Dominic démissionne de sa charge et retourne avec plusieurs moines flamands à l’abbaye belge de Westvleteren. Les moines qui n’ont pas encore fait leurs voeux définitifs, eux, sont invités à partir et à trouver une autre communauté… D’autres moines encore s’installent pour travailler dans le diocèse local. Si bien qu’en janvier 1899, il ne reste plus que douze moines au Petit Clairvaux. L’ambitieux projet du père Vincent de Paul semble alors bien loin…

Peinture du père abbé Dominic Schietecatte, abbé émérite de l’abbaye du Petit Clairvaux, peu de temps avant sa mort – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye Notre-Dame de la Vallée ⛪

Une fois de plus, l’admirable charité monastique fait son oeuvre. Cette fois-ci c’est l’abbaye de Notre-Dame du Lac, fondée près de Montréal  en 1881 par l’abbaye trappiste française de Bellefontaine, qui vient à la rescousse de la communauté. Elle lui envoie un nouveau père abbé, et l’aide à déménager puis à s’installer dans le Rhode Island.

Les treize moines se remettent alors au travail et construisent eux-mêmes tous les bâtiments avec du granit trouvé sur leur propre propriété. Tout redémarre petit à petit, et l’abbaye Notre-Dame de la Vallée sort de terre. Les moines rayonnent à nouveau, et plutôt bien même, puisqu’en 1943, ils sont 84 moines sur place ! Le troupeau et les récoltes suffisent à nourrir tout ce beau monde, si bien que l’abbaye est autosuffisante.

Les moines sont si nombreux qu’ils fondent en 1946 au Nouveau-Mexique. Mais cela ne suffit pas, et les murs deviennent trop étroits… En effet ils sont 137 frères sur place en 1948 ! Sans compter l’urbanisation croissante autour de l’abbaye, qui nuit à la tranquillité des moines…

Ci-dessus, le tout premier monastère de Notre-Dame de la vallée en 1900 (à gauche), et le nouveau quelques années plus tard (à droite) – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

L’abbaye de Spencer, enfin… 🏁

Le 21 mars 1950, l’abbaye est à nouveau ravagée par le feu et la dévastation est complète.   C’est la troisième fois en 60 ans que la communauté se retrouve à la rue… Décidément ! Seuls subsistent quelques pans de l’église abbatiale. Encore une fois, la communauté, composée de 140 personnes, se retrouve sans abri. Une fois de plus, il faut déménager et reconstruire. Mais où ?

Bien heureusement, la communauté avait acquis en 1949 une immense propriété agricole  à Spencer, dans le Massachusetts. Cette ferme devait servir d’éventuel replis pour la communauté dans les années suivantes, si l’urbanisation de Rhode Island ne cessait pas. Prévoyants ces moines ! Ce nouvel incendie décide donc les moines d’accélérer leur processus de déménagement. Dès 1950, 84 moines s’installent donc à Spencer pour y fonder le monastère Saint-Joseph. Nous y voilà enfin ! Les autres moines de la communauté se rendent à Berryville, en Virginie, et y fondent l’abbaye Notre-Dame de la Sainte Croix.

Les moines de l’abbaye Notre-Dame de la Vallée se recueillent après l’incendie de leurs église, en 1950 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

La croissance de l’abbaye est spectaculaire. En trois ans, les travaux sont terminés, et en 1957, soit 7 ans après la fondation, les frères sont déjà 186 sur place ! L’abbaye fonde alors dans le Colorado, en Argentine et au Chili.

Mais pour financer tous ses travaux de fondations et faire vivre tout ce beau monde, l’abbaye a besoin d’une nouvelle activité économique…

Ci dessus, les moines de l’abbaye Spencer construisent leur abbaye en 1951 – Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Abbaye de Spencer : et aujourd’hui ? 🙏

Aujourd’hui, les moines de l’abbaye de Spencer sont une cinquantaine. Ils suivent toujours la règle « ora et labora » de saint Benoît (VIe siècle) qui leur demandent de chercher Dieu dans la prière et le travail. Ils prient ainsi sept offices par jour (le premier est à 3h30 du matin !), chantés en anglais et grégorien. Côté travail, ils sont bien occupés dans leur atelier d’artisanat monastique. En effet, ils confectionnent depuis 1954 d’incroyables gelées et confiture, l’un de leurs produits monastiques phares. Ils sont aussi bien occupés dans leur atelier de vêtements liturgiques. Sans compter la prise en charge des frères les plus âgés de la communauté !

Les moines ont aussi lancé en 2013 leur brasserie ! Aujourd’hui, elle connaît un tel succès que les moines ont dû augmenter leur production (500 000 litres annuels) et diversifier leur gamme. Plusieurs moines sont physiquement impliqués dans le brassage, aidés de 4 salariés. Mais impossible de les différencier, car dans la brasserie, moines et salariés ont le même tablier !

Un frère trappiste travaille le tissu pour confectionner des vêtements liturgiques — Crédit Photo : Abbaye de Spencer

Et pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer ?

Les Etats-Unis ce n’est pas la porte à côté, heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box est là ! Cliquez ici pour acheter les bières de l’abbaye de Spencer.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye Saint-Joseph de Spencer : ses gelées et confitures, sa clôture naturelle…

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Les 3 infos clés à savoir sur la bière Tripel des moines trappistes de Westmalle !

Un article proposé par Divine Box.

La Westmalle Tripel est une bière trappiste blonde qui titre à 9,5 % (vol.). Brassée depuis 1956 par l’abbaye Notre-Dame du Sacré-Coeur de Westmalle en Belgique, elle dévoile des arômes de fruits mûrs, de banane, et une amertume balancée. Elle est souvent surnommée « l’archétype de la bière blonde », « la blonde la plus célèbre » et surtout « la mère de toutes les triples ». Mais savez-vous pourquoi ?

On vous explique en 3 petites infos ce que vous devez savoir sur la mythique Westmalle Tripel juste en dessous, c’est parti !

La Westmalle Tripel est brassée par les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique – Divine Box

1/ La Westmalle Tripel s’appelle « la mère de toutes les triples »

Saviez-vous qu’on surnomme la Westmalle Tripel « la mère de toutes les triples » ? C’est tout simplement parce qu’elle est la première bière du monde de la catégorie des triples !

La Westmalle Tripel a été brassée pour la première fois par les moines de l’abbaye de Westmalle en 1934, à l’occasion de la mise en opération de leur nouvelle salle de brassage. Par la suite, la recette sera légèrement changée en 1956, et c’est encore cette recette qui est utilisée aujourd’hui. La Westmalle Tripel est donc historiquement bien la première triple du monde !

Mais pourquoi l’appeler « Tripel » ? Et non, ce n’est pas parce qu’elle a une triple fermentation, comme on le croit souvent.

En réalité, ce terme fait tout simplement référence à la triple dose de matières premières que contenait à l’origine cette bière. En 1934, la Westmalle Tripel contenait en effet trois fois plus de malt, de houblon et de levure que la bière trappiste originelle de Westmalle, l’ « Enkel », une bière blonde et légère qu’ils brassaient au XIXe siècle pour leurs repas au réfectoire.

Aujourd’hui, tout le monde utilise le terme « triple » pour simplement désigner un style de bière : la bière blonde forte, dont le degré d’alcool oscille entre 7 et 10 % (vol.). Ce terme n’a donc aujourd’hui plus aucun rapport avec un quelconque triplement d’ingrédients. Mais tout le monde utilise quand même ce terme inventé par les moines de Westmalle, qui sont donc bien les premiers à avoir brassé la véritable triple !

Ci-dessus, un moine de Westmalle travaillant dans sa brasserie en 1966, date à laquelle la Westmalle Tripel était déjà depuis 20 ans la toute première bière du genre triple dans le monde entier ! – Divine Box

2/ La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde encore en activité !

L’abbaye de Westmalle est assez « récente » dans le paysage monastique, puisqu’elle a été construite en 1794. Les moines trappistes n’y construisent une brasserie qu’en 1836, et c’est elle qui est encore en activité de nos jours !

Certes, en 180 ans d’histoire elle a bien connus quelques aventures : notamment pendant la première Guerre mondiale, quand ses cuves furent réquisitionnées par l’envahisseur allemand « au nom de l’effort de guerre ». Mais dans le paysage monastique, aucune brasserie, parmi celles qui sont encore en activité, n’a été construite il y a si longtemps !

Mais alors pourquoi construire une brasserie ?

Parce que le 14 septembre 1836, le pape Grégoire XVI unifie les règles des moines trappistes alors en vigueur. Résultat : tous les trappistes sont désormais autorisés à boire de la bière ! Ni une ni deux, les frères de l’abbaye de Westmalle sautent sur l’occasion, et décident de produire eux-mêmes ce produit monastique si emblématique, plutôt que d’en acheter ! Car la bière, aussi surnommée « le pain liquide », est aussi très pratique pour se nourrir, notamment pendant le carême !

C’est ainsi que leur brasserie ne servira d’abord, pendant quelques années, qu’à brasser leur bière de table au réfectoire, la fameuse « Enkel. » C’est elle qui servira ensuite d’étalon à leurs futures bières Westmalle Dubbel et Westmalle Tripel.

C’est lorsqu’il se mirent à brasser la Westmalle Dubbel en 1856 qu’ils en vendirent quelques unes à la porte de leur abbaye. Mais le succès fut si grand que la brasserie de l’abbaye commença bien vite à se forger une sacré réputation ! Seulement 5 ans plus tard, en 1861, les moines décident donc d’ouvrir leur brasserie sur le monde, et de commercialiser à plus grande échelle leurs bières, en s’inspirant de leurs voisins de l’abbaye de Scourmont, qui brassent la fameuse Chimay.

 

La Westmalle Tripel est brassée dans la plus vieille brasserie trappiste du monde en activité, qui contient encore ces très belles cuves en cuivre – Divine Box

3/ La Westmalle Tripel, l’une des meilleures bières du monde

Comme c’est souvent le cas avec les produits issus de l’artisanat monastique, la Westmalle Tripel est plutôt très bien rangée dans les classements mondiaux. La conséquence de ses ingrédients exceptionnels ?

On vous laisse juger vous-même :

  • Le site RateBeer est un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries. Et quelle note ces experts donnent-ils à la Westmalle Tripel ? (roulements de tambours)… 99/100 ! Pas mal non ?
  • Sur le même site, les mêmes experts la rangent à la 8ème place dans le Top 50 des Triples !
  • La Revue du Vin de France lui donne la très bonne note de… 16/20 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,3 sur 5.
  • Saveur Bière lui décerne la note de 4,5 sur 5.
  • Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes.
  • Le Paradis de la Bière lui décerne la note de 7/10.

 

Bref, la Westmalle Tripel, c’est du solide !

La Westmalle Tripel est notée 99/100 sur le site d’experts RateBeer ! – Crédits Photo : @Beeronlineitaly (Instagram)

Et pour acheter la Westmalle Tripel ?

Le mieux est de se rendre sur place, dans la boutique de l’abbaye, pour pouvoir papoter en direct avec les moines ! Voici leur adresse : Abbaye de Westmalle, Antwerpsesteenweg 496, 2390 Malle, Belgique

Mais si vous n’avez pas la chance d’habiter à côté du monastère, il existe heureusement la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Westmalle Tripel ! Et pour les petits curieux qui veulent en apprendre plus sur la Westmalle Tripel, c’est par ici : pourquoi elle est brassée pour stimuler l’emploi local, pourquoi ses ingrédients sont uniques au monde, etc…

Annonces #NLH #NLQ #Sorties/Animations

Rencontre nationale des chrétiens en grande école à Cergy (95) les 23 & 24 mars 2019

L’un des plus grands événement étudiant chrétien de l’année sous le thème :
« Dès aujourd’hui, choisis le ciel »

2 jours : 23 et 24 mars 2019

– 12 Tables rondes pour approfondir un aspect de la sainteté autour d’un saint et d’un thème.
– 32 ateliers
– Dégustation de bières d’abbaye, chorale de rue, ou la vie des martyrs d’Algérie vous attendent
– plus de 1500 étudiants réunis

Renseignements et inscriptions sur le Site de la rencontre nationale ici

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La Rochefort, bière « spéciale » des moines trappistes de Rochefort ! (en 3mn)

Un article proposé par Divine Box.

La Rochefort 8 est une bière trappiste brune, brassée depuis 1954 par les moines de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, en Belgique ! Une abbaye qui brasse de la bière depuis au moins l’an 1595…

 

Une belle robe brune aux reflets rubis, des notes de chocolat, pain grillé, vanille, épices et fruits noirs et un taux d’alcool à 9,2 % (vol.) : voilà de quoi vous donner envie !

 

On vous propose dans cet article un petit condensé en 3mn de tout ce qu’il faut savoir sur la bière Trappistes Rochefort 8… C’est parti !

 

1/ Pourquoi s’appelle-t-elle la Rochefort « 8 » ?

 

Hé non, le 8 de la Rochefort 8 ne fait pas référence à son degré d’alcool (puisqu’elle titre à 9,2 % vol.). Le 8 est en réalité une ancienne mesure belge. Autrefois, les bières belges étaient en effet mesurées en degré Baumé (°Bé). La Rochefort 8 faisait donc… 8°Bé !

 

En 1993, l’Union Européenne change et uniformise la réglementation de numérotation des bières. La Belgique abandonne donc le degré Baumé. Mais les moines de Rochefort ont décidé de garder le nom de la Rochefort 8, pour rappeler cette tradition ! Sympa non ?

Les numéros des bières Rochefort, dont la Rochefort 8, correspondent à une ancienne mesure belge – Crédit Photo : @brusselsbistro (Instagram)

2/ La Rochefort 8 a un petit surnom : la « Spéciale »

 

La Rochefort 8 fut brassée pour la première fois en 1954. Au départ, elle fut spécialement créée par les moines pour un de leurs gros clients, qui souhaitait célébrer Noël avec un nouveau brassin. Celui-ci l’apprécia tellement qu’il demanda à ce que cette nouvelle bière soit brassée à nouveau, pour chaque Noël. Il faut dire que la bière est le produit monastique par excellence de cette abbaye…

Ce qui permis à la Rochefort 8 d’être petit à petit appréciée par un plus grand nombre de clients… Qui ne tardèrent donc pas à lui donner ce surnom affectueux : la « Spéciale » pour… « spéciale Noël » !

En 1960, face au succès grandissant de la Rochefort 8, les moines décidèrent d’accomplir le voeu de leurs clients, en la brassant de manière continue !

 

La Rochefort 8, brassée à l’abbaye de Rochefort, est « Spéciale », car au départ elle était brassée pour la fête de Noël – Divine Box

 

3/ La Rochefort 8 est brassée dans la cathédrale de la Bière

 

L’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort est connue pour ses bières trappistes, mais aussi pour sa salle de brassage. Elle est considérée comme l’une des plus belles du monde !

La salle de brassage de la Rochefort 8 est en effet couverte de magnifiques vitraux, et possède de très belles cuves en cuivre, dont les tuyaux rappellent ceux des orgues ! Les Belges la surnomment donc affectueusement : la « cathédrale de la bière » ! Plutôt sympa non ?

Eh oui, qui dit artisanat monastique dit ambiance et qualité exceptionnelles…

La Rochefort 8 est brassée dans la « Cathédrale de la bière » – Divine Box

4/ La Rochefort 8, une authentique bière trappiste

 

La Rochefort 8 arbore depuis 1997 un logo sur son étiquette. Celui-ci stipule que cette bière est bien un « Authentic Trappist Product ». Dans le monde, seulement 13 abbayes peuvent le faire arborer sur leurs bières ! Qu’est-ce que cela signifie ?

 

Ce label garantit officiellement trois choses :

#1 – La bière est brassée au sein même de l’abbaye

La Rochefort 8 est brassée dans la « cathédrale de la Bière », au sein de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy de Rochefort, comme nous l’avons vu. Tout est en règle !
#2 – La bière est brassée par les moines, ou sous leur strict contrôle

La Rochefort 8 est brassée sous le contrôle des moines trappistes de l’abbaye, qui vérifient avec attention chaque étape du brassage. Par exemple, ce sont eux qui ont voté en 1952 les quatre jours de brassage hebdomadaires, qui sont encore aujourd’hui appliqués.
#3 – Les bénéfices sont reversés à l’abbaye, à la communauté et, en cas de surplus, à des oeuvres sociales

Sur ce point, l’abbaye ne communique pas publiquement, mais elle soutient d’autres monastères trappistes ainsi que d’autres oeuvres caritatives !

Le logo « Authentic Trappist Product » présent sur l’étiquette de la Rochefort 8garantit qu’elle est bien brassée sous le contrôle des moines et dans leur abbaye – Crédit Photo : @socspin3 (Instagram)

5/ La Rochefort 8, l’une des meilleures bières du monde

 

  • Sur le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries, elle remporte ainsi la note de… 100/100 !  Difficile de faire mieux, non ?
  • Sur le même site, elle est même à la 6ème place dans le Top 50 des Belgian Strong Ale !
  • La Revue du Vin de France, quant à elle, lui donne la très bonne note de… 16/20 !
  • BeerAdvocate lui attribue la note « outstanding » de 4,33 sur 5.
  • Et Belgibeer la classe dans le top 10 des meilleures bières trappistes.

Bref, on pourrait encore dérouler la liste, mais vous avez compris, avec la Rochefort 8 vous êtes entre de bonnes mains !

La Rochefort 8 se trouve parmi les meilleurs classements mondiaux – Crédit Photo : @BeerTourism

Et pour acheter la Rochefort 8 ?

 

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Voici leur adresse : Abbaye de Rochefort, 5580 Rochefort, Belgique.

Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Rochefort 8. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur la Trappistes Rochefort 8 : pourquoi ses ingrédients sont si uniques, pourquoi elle se garde (ce qui est très rare pour une bière) etc…

 

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Une nouvelle bière trappiste vient de sortir (et elle est déjà fameuse) !

Un article proposé par Divine Box.

Il y a moins de six mois, en juillet 2018, est sortie une toute nouvelle bière brassée par des moines trappistes, à l’abbaye du Mont Saint-Bernard en Angleterre : la « Tynt Meadow ». Déjà renommée dans différents classements, elle se distingue par sa belle robe acajou et ses notes de chocolat et de figue.

 

Petite présentation de cette nouvelle trappiste « Tynt Meadow » avec Divine Box, en trois minutes.

 

 

La Tynt Meadow est brassée au sein de l’abbaye trappiste du Mont Saint-Bernard, en Angleterre – Crédit Photo : Imbibe

 

1/ « Tynt Meadow » voudrait dire : petite prairie !

En anglais, « Meadow » signifie la prairie. Et « tynt » ? On ne sait pas vraiment son origine, cela viendrait peut-être du même mot norvégien, ou du vieil anglais « tin », qui signifient « petit ».

 

Quoi qu’il en soit, les moines du Mont Saint-Bernard ont nommé la Tynt Meadow pour honorer le lien de leur abbaye avec les splendides terres sur lesquelles leurs aînés se sont installés, deux siècles auparavant. Le terrain sur lequel ils se sont installés est en effet juste à côté de la forêt de Charnwood dans le Comté de Leicester, et a pour nom traditionnel… Tin Meadow, qui s’appelle aussi Tynt Meadow, bravo Sherlock !

Les moines de l’abbaye du Mont Saint-Bernard ont appelé leur bière en hommage aux très belles prairies qui les entourent, appelées le domaine du Tin Meadow, ou Tynt Meadow – Crédit Photo : Abbaye du Mont Saint Bernard

2/ Une étiquette sur-mesure !

 

Pour montrer l’amour de l’abbaye à la région, les moines ont décidé de représenter son célèbre clocher et les belles prairies alentours sur le bas de l’étiquette de la bouteille. Et puis comme ça, leur bière se distingue des autres d’un simple coup d’oeil ! Pas de doute, la bière Tynt Meadow porte bien son nom !

Le bas de l’étiquette de la Tynt Meadow représente l’église abbatiale, entourée des fameuses prairies du domaine de Tynt Meadow – Crédit Photo : Abbaye du Mont Saint Bernard

 

3/ Une brasserie pour remplacer la ferme laitière

 

La Tynt Meadow est le résultat de 5 ans de travail et de délibérations. En 2013,  les frères trappistes de l’abbaye du Mont Saint-Bernard sont en effet dans une impasse. Leur ferme laitière, qui leur demande beaucoup de travail et assure alors l’essentiel de leurs revenus, est dans une mauvaise situation financière, à cause de la chute du secteur. En Angleterre, ce ne sont pas moins de 10 000 fermes équivalentes qui ont ainsi fermé depuis dix ans. Il leur fallait donc trouver une autre idée de produits monastiques. L’idée de fonder leur propre brasserie trappiste, comme beaucoup de leurs frères sur le continent, fait alors son chemin…

 

Les moines organisent alors des visites des brasseries de Westvleteren et de Westmalle en Belgique, ainsi que de petites brasseries artisanales régionales, afin de se familiariser avec la bière. Le projet plaît de plus en plus et finalement en 2014, ils décident de fermer leur ferme, et intègrent dès 2017 l’International Trappist Association ! Les brassins tests vont alors pouvoir débuter !

Avant de brasser la Tynt Meadow, l’abbaye du Mont Saint-Bernard s’occupait d’une ferme laitière – Crédit Photo : Financial Time

4/ Une bière officiellement « Trappiste »

 

La Tynt Meadow fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Elle arbore donc sur son étiquette le précieux logo « Authentic Trappist Product ». Qu’est-ce que cela signifie exactement ? Ce label garantit trois choses :

  1. La bière est brassée au sein de l’abbaye. Les cuves de la Tynt Meadow ont été installées dans l’ancienne blanchisserie, l’embouteillage dans l’ancienne cuisine, et le stockage dans l’ancien réfectoire !
  2. La bière est brassée par les moines. Ils sont en effet huit, sous les ordres du père Michael, à réaliser et contrôler la recette de la Tynt Meadow et toutes ses étapes, du brassage à l’emballage, en passant par l’embouteillage !
  3. Les bénéfices sont consacrés à la vie des moines, et les excédents reversés à des œuvres à caractère social. La Tynt Meadow a en effet été créée, comme nous l’avons vu, pour subvenir aux besoins des moines, leur ancienne ferme laitière ne suffisant plus à leur donner une stabilité financière. Ils soutiennent par ailleurs de nombreuses oeuvres sociales.

Le logo « Authentic Trappist Product » présent sur l’étiquette de la bière atteste que la Tynt Meadow est bien brassée par les moines, au sein de leur abbaye, et pour leur permettre de subsister par eux-mêmes – Divine Box

5/ Une bière déjà renommée partout dans le monde !

 

 

Elle est en effet notée 99/100 sur RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries ! Ils lui ont même décerné la 9ème place dans le Top 50 des Strong English Ale. Pas mal non ? Quand on vous dit que l’artisanat monastique a une qualité inégalée… Mais ce n’est pas tout ! Sur le site BeerAdvocate, qui regroupe la plus grande communauté en ligne de passionnés et de professionnels de la bière, elle a reçue la note de 4,18/5 avec la mention « Exceptionnel » ! De quoi faire des jaloux !

 

 

Et pour acheter/goûter la Tynt Meadow ?

 

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la Tynt Meadow. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’infos amusantes sur la Tynt Meadow.

 

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Découvrez la « Chimay Bleue », la bière trappiste de Noël, en 5 anecdotes à retenir !

Un article proposé par Divine Box.

La Chimay Bleue est une bière trappiste belge, brassée par l’abbaye de Scourmont depuis 1948. Titrant à 9 % vol., elle dévoile des arômes de caramel, d’épices, de fruits noirs et de chocolat.

Mais savez-vous pourquoi elle est dite « bière de Noël » et d’où elle tire son nom ? Ou encore qu’elle est parmi les meilleures bières du monde ? Divine Box vous résume la Chimay Bleue en 5 infos indispensables à savoir !

La Chimay Bleue est produite par les moines de l’abbaye de Scourmont, en Belgique – Crédit Photo : Paris Match

1/ La Chimay Bleue était à l’origine brassée uniquement pour Noël

 

La toute première Chimay Bleue de l’histoire est sortie des cuves de l’abbaye de Scourmont en 1948. C’est le Père Théodore qui en inventa la recette, avec l’aide du Professeur De Clerck. La recette n’a bien sûr pas changé depuis !

Mais entre 1948 et 1954, la Chimay Bleue ne s’appelait pas ainsi. Elle s’appelait : la bière de Noël. Car elle n’était brassée spécialement que pour la fête de Noël ! Cependant, face à son succès grandissant, les moines se sont rendus compte que tout le monde souhaitait pouvoir en profiter toute l’année ! Depuis 1954, ils ont donc décidé de la brasser toute l’année ! Youpi !

À l’origine, la Chimay Bleue était brassée uniquement pour la fête de Noël – Crédit Photo : @f3stand_ (Instagram)

2/ La Chimay Bleue tire son nom de sa capsule

À l’origine, les différentes bières de Chimay étaient conditionnées dans des emballages identiques. Par souci pratique, les moines ont donc décidé de donner des couleurs différentes aux capsules de leurs bières.

Ainsi, lorsque les bières étaient rangées dans leurs caisses, et que seules leurs capsules dépassaient, un rapide coup d’oeil permettait directement aux moines de les différencier ! Et c’est ainsi que l’ancienne « Bière de Noël » est devenue par hasard… la Chimay Bleue ! Une des trois couleurs primaires : simple, sobre, efficace.

La Chimay Bleue tire son nom de la couleur de sa capsule – Crédit Photo : @cachetheplanet (Instagram)

 

3/ La Chimay Bleue est classée parmi les meilleures bières du monde !

Saviez-vous que la Chimay Bleue n’est pas simplement belle par sa robe et par la couleur de sa capsule, mais aussi bonne ? Très bonne, même. C’est pourquoi il est tout naturel de la trouver rangée parmi les meilleures bières du monde.

  • Elle est en effet notée 100/100 (rien que ça) sur le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, et parmi plus de 16 000 brasseries !
  • Et sur ce même site, elle est aussi 12e au classement du « Top 50 des ‘Belgian Strong Ale‘ ». Plutôt fort, non ?
  • Le site Belgibeer, quant à lui, lui donne la 3e place dans le « Top 10 des meilleures bières trappistes » !
  • Unepetitemousse la classe en première position dans le classement des bières belges.
  • Le Paradis de la Bière lui décerne la 2e place.

Bref, vous avez compris l’idée, et l’on pourrait encore continuer longtemps…

La Chimay Bleue est notée 100/100 sur le site d’experts RateBeer – Crédit Photo : @speciaalbiertjesblog (Instagram)

 

4/ La Chimay Bleue peut se vieillir en cave !

En général, une bière ne se conserve pas. Mais comme le bon vin, la Chimay Bleue peut se vieillir en cave ! Elle fait donc figure d’exception ! Grâce à sa levure, elle se bonifie avec le temps. Pour vous donner une idée, sa madérisation lui confère alors des arômes qui rappellent un vieux porto !

Beaucoup d’amateurs la laissent ainsi vieillir 2 ou 3 ans. Selon l’étiquette de la Chimay Bleue, il est possible d’attendre jusqu’à 5 ans. Et selon certains connaisseurs, on peut encore attendre un peu plus ! Mais saurez-vous résister tout ce temps ?

La Chimay Bleue est encore meilleure lorsqu’on la laisse vieillir plusieurs mois ou années en cave – Divine Box

 

5/ La Chimay Bleue existe aussi vieillie en fûts et en grand format

 

Puisque la Chimay Bleue se vieillit très bien, les moines ne sont pas fous : ils ont créé depuis 1982 la « Chimay Grande Réserve Vieillie en Barriques ». Il s’agit d’une Chimay Bleue vieillie en barriques dans les caves mêmes de l’abbaye !

Chaque année, c’est donc une nouvelle édition qui sort tout droit des tonneaux des moines. Vieillie dans des barriques de Whisky, de Cognac, de chêne français ou américain… Pour varier les plaisirs, l’assemblage change à chaque fois ! Et pour que la fête soit encore plus grande, la bouteille existe aussi en 75 cl !

La Chimay Bleue peut aussi se déguster en grande bouteille, veillie en cave dans de vieilles barriques – Crédit Photo : @bethebelgianbeer (Instagram)

 

Et pour goûter la Chimay Bleue ?

 

Rendez-vous sur place à l’abbaye ou à sa taverne juste à côté du monastère ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter de la Chimay Bleue.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’infos (passionnantes) sur la Chimay Bleue, brassée par l’abbaye de Scourmont