Tribunes et entretiens

Ouverture des Etats généraux de la bioéthique : “Tout ce qui est techniquement possible n’a pas vocation à être autorisé”

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Bioéthique – La peur du gouvernement : surtout ne pas réveiller la Manif pour tous

Cyril Brun pointait justement dans son édito du jour la crainte que les bienpensants avaient de ce réveil incompréhensibles pour eux des catholiques. En voici une nouvelle illustration.

Ne surtout pas réveiller la Manif pour Tous ! Alors que la très controversée question de la PMA pour toutes les femmes – une promesse de campagne d’Emmanuel Macron- sera abordée lors des Etats généraux de la bioéthique, le gouvernement avance à pas de velours sur ce dossier potentiellement explosif. Non seulement il prend tout son temps : le projet de loi, porté par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sera présenté après les quatre mois de dialogue des Etats généraux, en 2019. Mais il s’emploie à tout faire pour le dépassionner.

La secrétaire d’Etat chargé l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, multiplie ainsi les rencontres avec les associations LGBT pour les inciter à ne pas mettre d’huile sur le feu : « Laisser la Manif pour Tous s’énerver toute seule, ne débattez pas avec Ludovine de la Rochère (NDLR : la figure de proue des anti mariage gay) », leur a-t-elle glissé. Leur conseillant même carrément « d’être cool, calme, d’aller sur le terrain, avec des fleurs, de l’amour, des bons sentiments… Une jolie photo d’un couple de femmes avec un bébé Cadum habillé en Petit Bateau, ce serait une super pub ».

Le gouvernement cherche aussi à se rassurer. « La Manif pour Tous n’a plus le même poids. Ils ont enregistré des échecs successifs », assène un conseiller ministériel, en citant les derniers sondages qui soulignent qu’une majorité de Français sont favorables à l’extension de la PMA. Et ce même conseiller d’anticiper, d’ores et déjà, que le sujet pourrait être moins clivant qu’annoncé : « On n’exclut pas que les Français y soient relativement indifférents. Ce qui nous semble plus explosif aujourd’hui, c’est le débat sur la fin de vie. »

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La Manif pour tous quant à elle demande dans un tweet :   à quand un rendez-vous pour échanger sur les droits de l’enfant ? Notre lettre attend toujours sa réponse. 

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Pour une écrasante majorité des Français les enfants doivent avoir un père et une mère

Ouverture des états généraux de la bioéthique

La Manif Pour Tous invite le gouvernement à la plus grande prudence sur les sujets sensibles qui touchent à l’intime

Selon un sondage exclusif Ifop, moins d’1 Français sur 4 (24 %) estime qu’un débat serein et apaisé sur la PMA est possible.

La Procréation Médicalement Assistée sans père, c’est à dire pour une femme seule ou pour deux femmes, s’annonce comme le sujet phare des Etats généraux de la bioéthique qui s’ouvrent aujourd’hui. Ce très controversé projet ne figure pas dans le programme officiel du candidat Emmanuel Macron à la présidence de la République. Ce dernier s’y est déclaré favorable à titre personnel et a conditionné tout projet à la construction effective d’un large consensus et d’un débat apaisé. Or pour le moment, ce consensus n’existe ni au sein du gouvernement et de la majorité, ni au sein de la communauté scientifique. L’avis du CCNE rendu en juin dernier n’a pas été adopté à l’unanimité. On en est manifestement loin d’un consensus au sein de la société puisqu’un sondage exclusif Ifop pour La Manif Pour Tous (infographie ci-dessous) montre que moins d’1 Français sur 4 (24 %) pense qu’un débat serein et apaisé sur la PMA sans père est possible dès maintenant. Ils sont 50 % (et 55 % des femmes) à considérer qu’un débat serein pourra se tenir dans quelques années. Un peu plus d’un quart estime qu’il ne pourra jamais voir le jour. Cet état d’esprit de l’opinion devrait inciter le gouvernement à la plus grande prudence et à éviter soigneusement tout passage en force sur de tels sujets sociétaux qui touchent aux convictions intimes, comme l’ont très justement affirmé à plusieurs reprises Emmanuel Macron et Edouard Philippe.

Les Français sont d’ailleurs conscients de la menace de divisions qui plane à l’occasion de ces Etats généraux de la bioéthique. Selon l’enquête Ifop publiée en exclusivité ce matin dans Le Figaroils sont une majorité (52 %, et 58 % chez les jeunes de moins de 35 ans) à considérer que le fait d’ouvrir des débats sur les questions de société (PMA, GPA, euthanasie…) a pour conséquence de diviser les Français ; seul 1 Français sur 10 estime que ces débats de sociétés rassemblent les Français. Là encore, le message est clair et invite à rester prudent et à ne pas brusquer la société encore marquée par l’ampleur du mouvement social qui s’est exprimé lors des débats sur le mariage et l’adoption pour les couples de deux hommes ou de deux femmes. Le Président de la République les avait suivis de près lorsqu’il était secrétaire général adjoint de l’Elysée.

Enfin, contrairement aux idées reçues, les Français ne sont pas prêts à accepter la PMA sans père et ses conséquences concrètes pour les enfants concernés. Les sondages se suivent et ne se ressemblent pas ce qui doit inviter le gouvernement à rester très prudent. Selon le sondage IFop, 2 Français sur 3 (64 %) estiment que l’Etat doit garantir aux enfants nés par Procréation Médicalement Assistée (PMA) le droit d’avoir un père et une mère. Autrement dit, une écrasante majorité de Français est attaché à ce qu’un enfant ne soit pas privé volontairement de son père ni de son amour et de sa présence, ce qui est tout simplement la réalité concrète de la PMA sans père.

« Les Etats généraux de la bioéthique sont un rendez-vous majeur pour que toutes les parties prenantes puissent débattre ensemble. Nous invitons nos sympathisants à prendre une part active et à participer à ces échanges. Nous serons très vigilant sur la transparence et la cohérence des conclusions de ces Etats généraux. L’objectif de ces Etats généraux est de permettre à des experts de s’exprimer et de prendre pouls de la société, dans sa diversité, sur des sujets sensibles. Si une opposition forte se fait entendre sur certains sujets, comme par exemple la PMA sans père, il faudra en tenir compte avec sagesse et ne pas brusquer la société. Sur de tels enjeux qui touchent aux convictions intimes, il ne peut y avoir de passage en force au plan législatif lors de la révision des lois de bioéthique qui suivra ces Etats généraux ; le Président de la République et le Premier Ministre s’y sont engagés clairement »souligne Ludovine de La Rochère.

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L’édito – Bioéthique, migrants, même combat ? Si toute vie est sacrée, toute vie n’est pas en péril

 

Dans plusieurs entretiens, le nouvel archevêque de Paris a souligné la proximité qu’il y avait, pour lui, entre la question des migrants et celle de la vie. N’hésitant pas  dire « il n’y a pas la bioéthique d’un côté et les migrants de l’autre, les deux sont aussi importants », il a pu provoquer de vives émotions chez certains catholiques. Mgr Aupetit, précisait toutefois sa pensée : « c’est la même vision de l’homme ». En ce sens évidemment, tout est lié, car, de la conception à la mort (et même dans la vie éternelle) il s’agit bien de personnes humaines qui déroulent leur vie avec une égale dignité. Et c’est bien toute la difficulté des catholiques dans le monde actuel. La conception biblique de la dignité humaine n’est plus celle de la doxa officielle, même si elle demeure, plus qu’on ne le dit, celle du bon sens. Et pourtant, on est contre la peine de mort et pour l’avortement, pour l’accueil inconditionnel des migrants tout en laissant des Français dans la rue. Tout cela n’est pas sans contradiction, à partir du moment où le principe de non contradiction est le dommage collatéral inévitable du refus de la vérité. Monseigneur Aupetit pointe bien le problème de fond de notre société qui ne reconnait plus l’homme dans l’homme et moins encore Dieu. Aussi, d’une certaine façon, en effet, bioéthique et migrants, même combat et les deux sont de la même importance quant à la dignité de la personne humaine. Du reste l’archevêque pointe bien que la difficulté réside davantage dans le discernement de l’accueil qu’il lie au bien commun, ce que la presse ne s’empresse pas de relayer.

Toutefois,  si le respect de la vie est un principe non négociable en aucun cas, l’accueil des migrants, s’il est non négociable quand la vie des réfugiés est en jeu, n’est pas un devoir aveugle et en tant que tel n’est pas un principe non négociable. Le pape lui-même appelle au discernement. Il y a une hiérarchie qui repose précisément sur la dignité humaine. Toute vie est sacrée, mais toute vie n’est pas en péril. L’avortement est un péril constant pour les enfants à naître, comme l’euthanasie et du reste les familles commencent à douter du corps médical. Les manipulations génétiques et plus largement la science sont soumises aux limites de la dignité humaine, comme le souligne l’archevêque. Un migrant en danger doit être accueilli. Mais l’accueil d’une migration intensive, pour des raisons qu’il est toujours bon de décrypter, n’est pas un devoir non négociable. Ainsi, on peut être pour la défense de la vie, de la dignité humaine et pour ces mêmes raisons accueillir les réfugiés et non les migrants. Distinction que le Saint-Père lui-même établit. Cela étant, comme le mal engendre le mal, ces migrations créent des situations de détresse qui n’auraient pas existées sans ce flot entretenu et incité pour des motifs variés, voire avariés. Et nous voilà confrontés à une plaie que nous avons créée et qu’il nous faut bien gérer, comme catholiques. C’est-à-dire que si nous ne sommes pas tenus d’accueillir des populations qui n’ont pas de justes raisons de venir, nous ne pouvons pas non plus les traiter comme si une fois arrivées, il ne s’agissait plus des personnes humaines. La seule véritable solution pour sortir de ce qui n’est autre qu’une nouvelle structure viciée est d’enrailler ce flot migratoire. Mais pour ce faire, il semble que la seule vanne à fermer soit l’idéologie qui nourrit cette migration et non le cœur des populations appelées à accueillir, ceux qui doivent l’être, soigner ceux qui en ont besoin et accompagner ceux qui doivent l’être vers un retour au pays. Encore faut-il que les pays d’émigration, indépendamment des problèmes de guerre ou de dictature, aient effectivement envie de garder leurs enfants. La question migratoire est avant tout une question géopolitique. Le problème réside surtout en ce  que cette vision de l’homme n’étant plus fondée sur la vérité, la géopolitique n’a plus comme objectif le bien commun, et par conséquent, soyons honnêtes, celui des personnes.

Cyril Brun

Rédacteur en chef.

 

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En marche pour la Vie le 21 janvier 2018 à Paris !

La Marche Pour La Vie vous invite à venir défendre la vie des plus petits le 21 janvier 2018. Cette année, nous marcherons sur le thème « De l’ombre à la lumière » pour inviter les pouvoirs publics à lever l’obscurité qui pèse sur les parents en détresse face à une grossesse inattendue, non désirée.

 

A la veille de la révision de la loi de bioéthique, nous appelons les pouvoirs publics au respect de la dignité de la vie humaine, de l’instant de sa conception, jusqu’à sa mort naturelle. Concrètement, nous réclamons une révision de la législation sur la Procréation Médicalement Assistée qui rend l’embryon humain disponible : produit en laboratoire, fabriqué avec excédents pour garantir un plus grand taux de succès, livré à la recherche scientifique qui le détruit…l’embryon, à travers la PMA n’est plus traité comme le plus petit des enfants des hommes mais comme le plus utile des produits de l’homme.

 

Nous réclamons une interdiction stricte de l’euthanasie en France. Nous ne voulons pas que nos malades soient abandonnés et nos personnes âgées privées de leurs derniers moments de vie, si durs soient-ils. Cette fuite par l’injection du produit létal est le fait d’une société qui refuse la souffrance – comme si la condition humaine pouvait dissocier la personne, dans son autonomie démiurgique et le corps, matériau voué à la décomposition et à la maladie.  

 

Nous revendiquons la mise en place de politiques de santé publique qui fassent cesser l’avortement. Nous voulons, a minima, que soient réintroduits dans la loi la condition de détresse, le délai de réflexion et que soit supprimé le délit d’entrave à l’avortement qui punit les informations dissuasives et non les informations qui incitent à l’avortement.   

 

La Marche Pour la Vie recherche encore 500 bénévoles ! Pour nous aider à guider le cortège, accueillir les visiteurs, participer à la logistique, distribuer nos tracts et partager notre communication, n’hésitez pas et inscrivez-vous ici. Nous vous remercions vivement !

La Marche pour la Vie rappelle que toute vie naissante est une chance pour le monde. Que la lumière est du côté de ceux qui défendent, soutiennent et accueillent la vie à naître, quel que soit son visage, quelles que soient ses fragilités. Pour que chaque enfant conçu puisse ouvrir les yeux sur la lumière du jour, pour que l’obscurité de la culture de mort soit percée par la lumière de la défense de la vie, rejoignez-nous le 21 janvier 2018, Porte Dauphine à 14h30 et venez marcher pour la Vie.

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Mgr Michel Aupetit sur la GPA, la fin de vie et l’intelligence artificielle : “une technique sans éthique, c’est extrêmement dangereux”

L’immigration, la GPA, la PMA, l’immigration et le bien commun, la fin de vie, la robotisation Mgr Aupetit répond aux questions d’Europe 1

 

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Colloque : “le corps dans tous ses états” sous la direction du père Antoine Nouwavi – le 19 février 2018 à La-Roche-sur-Yon (85)

Le corps est le lieu personnel et décisionnel le plus inviolable de la personne (« the ultimate concern » de Paul Tillich).
Les appels et les décisions se multiplient pourtant pour une grande émergence du corps social qui doit rassurer et protéger l’individu.
Pendant que l’individu – par ses revendications à plus de libertés individuelles et intimistes – se désocialise, les besoins romantiques d’une plus grande intégration de l’ensemble des membres de la communauté se font sentir. Une parole sur le corps devient risquée tant le corps est l’objet d’un conflit d’interprétations et d’intérêts inconciliables.
Le colloque universitaire interdisciplinaire a lieu au cœur de ces revendications paradoxales. On y affirmera certes, les positions doctrinales et éthiques de l’Église sur une compréhension du corps individuel, sociétal et ecclésial plus organique, mais on pointera sûrement le court-circuit  dans lequel s’engage notre société si elle ne prend pas en compte le corps comme le foyer indépassable de notre épanouissement et de notre « vivre-ensemble ».
Abbé Jean Bondu
Administrateur diocésain

Programme :

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Renseignements et réservations :

jdupont@ices.fr // 02 51 46 12 13

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Le Pape François dénonce les « formes subtiles d’atteintes à la vie »

Lors de ses vœux de Nouvel An devant le Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, le pape François a mis en garde contre les formes « subtiles » d’atteinte du droit à la vie  et contre « des conceptions controversées des droits humains ». Soixante ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme par les Nations unies, « il est regrettable de relever comment de nombreux droits fondamentaux sont aujourd’hui encore violés », a-t-il déclaré. En premier lieu, les atteintes aux droits « à la vie, à la liberté et à l’inviolabilité de chaque personne humaine », qui peuvent prendre « des formes plus subtiles » que « la guerre ou la violence ». Il a cité les « enfants innocents, rejetés avant même de naître ; non voulus parfois uniquement parce qu’ils sont malades ou malformés, ou à cause de l’égoïsme des adultes  », les personnes âgées « bien des fois rejetées, surtout si elles sont malades, car considérées comme un poids  », les femmes qui subissent violences et abus et les « victimes de la traite des personnes ». Suite « aux bouleversements sociaux de 1968, « l’interprétation de certains droits s’est progressivement modifiée, de façon à inclure une multiplicité de ‘nouveaux droits, souvent en contradiction entre eux » a fait remarquer le pape.

 

Source généthique.org

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2018 – Année bioétique – Se former pour comprendre – Nouveau manuel PMA (gratuit)

La PMA n’est pas un simple remède-miracle à l’infertilité des couples. Ce terme générique recouvre différentes méthodes cliniques de procréation qui visent à produire des enfants indépendamment de l’acte d’union sexuelle d’un couple. La fécondation in vitro et l’insémination artificielle en sont les plus connues.

Sous le visage heureux de cette famille que l’on nous présente pour justifier la PMA, se tiennent pourtant tous les sacrifiés de la médecine et surgissent de nombreuses questions : que deviennent les embryons congelés ? Existe-t-il un « droit à l’enfant » ? Comment un nouvel eugénisme est-il en train de dessiner le visage des générations naissantes à travers la sélection embryonnaire et le dépistage préimplantatoire ?

Le nouveau manuel de bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune souhaite rappeler l’actualité de ces questions et l’urgence de leur apporter une réponse respectueuse de la vie et de la dignité humaine.

N’hésitez pas à le commander gratuitement sur le site de la Fondation ou à le télécharger en ligne !

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“Les libertaires n’ont besoin que d’une chose pour l’emporter : soit notre silence, soit notre division.” Barbara Mazière

Barbara Mazières, vous organisez avec l’association « Cercle Anjou Conférences » une table ronde sur le thème « Théorie du genre, PMA, GPA, 2018 une année décisive » à Segré. Est-ce le rôle de votre association ?

Oui, car notre association a pour but d’informer et de former sur tous les sujets de sociétés : Histoire, culture, religion, bioéthique, politique… Nous avons d’ailleurs récemment participé au colloque des catholiques en action organisé par Ichtus et les AFC 49 à Angers. Si nous ne sommes pas une œuvre d’Eglise, nous sommes des catholiques engagés dans la vie de la cité. Et comme le rappelait justement le concile Vatican II, les laïcs ont un rôle importants à jouer – spécialement dans le domaine politique.

Les problèmes de bioéthique nous touchent particulièrement, car il en va de l’avenir de l’humanité. 2018 sera une année décisive. Le risque est grand que, si les catholiques de France ne bougent pas, le parlement légifère non seulement sur la PMA pour les femmes célibataires ou les lesbiennes (c’est-à-dire la création d’un enfant délibérément privé de père par l’arbitraire du législateur, empressé de satisfaire des lobbies électoraux puissants), mais encore la création d’embryon avec plusieurs “parents” (l’embryon à 3 ADN), de nouvelles dérives en matière de recherche sur l’embryon – et donc de destruction des plus faibles  d’entre nous -, les mères porteuses (plusieurs sénateurs UMP considèrent déjà que Macron “ne va pas assez loin” en ce domaine…), et l’euthanasie. Autrement dit, la révision des lois de bioéthique peut fort bien être l’occasion de dérives totalitaires gravissimes, selon lesquels la vie d’un être humain sera purement et simplement commercialisable.

Nous devons agir et réveiller les consciences – car il est certain que la plupart de nos concitoyens ne soutiennent ces dérives que parce qu’ils en ignorent les conséquences. Le cercle Anjou Conférences organise des conférences : nous agissons donc dans le domaine de nos compétences en organisant cette table ronde.

Vous réunissez à la même table Virginie Tellenne (Alias Frigide Barjot, de l’Avenir Pour Tous), Guillaume de Thieulloy (du Salon beige), Gaëtan de la Rousserie (Responsable LMPT 49), le Père Emmanuel d’Andigné (Curé de Segré). N’est-ce pas un peu risqué compte tenu des divergences de vues de chacun ?

Qu’il y ait un débat pendant une table ronde me semble assez logique. Et, surtout, face à l’ampleur des enjeux, nous ne pouvons pas faire la fine bouche : toute personne qui veut s’opposer à la marchandisation du corps humain est bienvenue sur notre barricade ! Même si, par ailleurs, nous ne sommes pas d’accord sur tout. Apprenons donc à réserver nos flèches à l’adversaire et à travailler avec des personnes avec qui nous ne partageons pas tout ! J’ajoute que les libertaires n’ont besoin que d’une chose pour l’emporter : soit notre silence, soit notre division. Montrons-lui que nous savons nous unir lorsque le combat l’exige.

Comment participer à cette conférence ?

Cette table ronde aura lieu le 12 janvier à 20H au centre pastoral de la Renaissance à Segré. J’espère que d’autres réunions de ce type (en élargissant encore le spectre des intervenants) seront organisés en France. Il faut se mobiliser pour montrer notre détermination à refuser le mise aux enchères de notre humanité. Voici 40 ans, c’est l’inaction des catholiques, et spécialement des évêques, qui a permis le vote de la loi Veil. En sens inverse, la mobilisation de la Manif pour tous a jusqu’à présent empêché de nouvelles dérives libertaires. Alors, surtout, e lâchons rien !

 

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