En France #NLQ

La mobilisation contre la PMA sans père s’amorce depuis Lyon

Samedi dernier, s’est tenue une rencontre nationale à Lyon contre la PMA sans père organisée par l’association Cosette et Gavroche.

Après l’avis favorable du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), malgré l’opposition massive des Français consultés pendant les Etats généraux de la bioéthique, Emmanuel Macron, qui avait suspendu sa position sur la PMA à l’avis du CCNE, souhaite un débat apaisé mais redoute un retour de la Manif Pour Tous dans la rue.

Devant les 300 personnes attendues à Lyon, les intervenants ont approfondi la réflexion sur la PMA et préparé la suite des événements.

Il s’agit pour les responsables de structurer l’opposition sur ce sujet. L’idée d’une manifestation a été avancée.

Etaient notamment présents à cette rencontre :

Professeur René Écochard  : Spécialiste de la fertilité
Docteur Christian Flavigny : Pédopsychiatre
Michel Joblot : Présentation du CCNE
Bénédicte Louis : Spécialiste des placements d’enfants dans les familles
Michel Mankonga : Prêtre salésien, éducateur, théologien
Aude Mirkovic : Juriste, maître de conférences en droit
Docteur Raphaël Nogier  : Auteur du manifeste des médecins
Ludovine de La Rochère : Présidente de la Manif Pour Tous
Blanche Streb : Pharmacien. Alliance Vita
Bertrand Vergely : Philosophe

 

 

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Révisions des lois de bioéthiques : les prochaines dates clés

La date de fin novembre est avancée pour la présentation du projet de révision des lois de bioéthique en Conseil des Ministres. Un calendrier décalé, par rapport aux précédentes prévisions qui le promettaient pour fin octobre, notamment en raison de la création d’une mission parlementaire d’information sur la révision de ces lois.

 

D’ici là, d’autres rendez-vous sont prévus :

–          Le 25 septembre avec la publication de l’avis du CCNE, le Comité Consultatif National.

–          L’OPECST, l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques, doit voter son rapport le 18 octobre.

–          La mission d’information parlementaire « devrait boucler ses auditions à la fin octobre, puis rendre son rapport à la mi-novembre », soit deux semaines « avant la présentation du projet de loi par le gouvernement ».

 

Source : généthique.org

Conférences/Formations #NLQ

Colloque « Demain, quelle place pour les fragilités ? » – Réflexions sur les lois de bioéthique à venir le 12 octobre 2018 à Rouen (76)

Colloque « Demain, quelle place pour les fragilités ? »
Réflexions sur les lois de bioéthique à venir

Vendredi 12 octobre 2018 à 20h30 au Centre diocésain
(41 route de Neufchâtel à Rouen)

organisé par la Pastorale de la santé du diocèse

La révision des lois de bioéthique prévue pour la fin de cette année a suscité de nombreux débats notamment dans le cadre des Etats Généraux de la bioéthique. Différentes visions de la société ont été exposées et confrontées. Dans ces débats, peu de place a été faite aux fragilités humaines. Ce sont pourtant elles qui justifient de nombreuses dispositions du droit présent.

Il débutera par quatre exposés :

  • fragilités autour de la naissance et problème du handicap par le Professeur Loïc Marpeau, professeur de gynécologie obstétrique au CHU de Rouen.
  • fragilités sociales et économiques par le Professeur Matthieu Monconduit, membre du conseil des Semaines Sociales de France.
  • fragilités en fin de vie par le Docteur Clémence Joly, médecin responsable de l’Unité de Soins Palliatifs de Pont-Audemer,
  • fragilités mentales et maladie psychiatrique avec le Docteur Louis Mabille, médecin en psychiatrie.

 (un échange sera organisé avec les orateurs et le public)

D’autres infos à venir

Contact : professeur Jean-Pierre Vannier

au 06 86 95 72 43 et mail

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Cinq conférences sur la bioéthique à Bourg-en-Bresse (01) du 3 octobre au 12 décembre 2018

Alors que les Etats généraux de la bioéthique se sont tenus au début de l’année et que le Parlement travaille sur une loi, prenons le temps de comprendre ces sujets et leurs enjeux : PMA, GPA, fin de vie…

 

Après les Etats généraux de la bioéthique et alors que que le Parlement travaille sur une loi, prenons le temps de comprendre ces sujets et leurs enjeux, grâce à 5 conférences organisées à la Maison Jean-Marie Vianney à Bourg et retransmises en direct sur Internet.Après les Etats généraux de la bioéthique et alors que que le Parlement travaille sur une loi, prenons le temps de comprendre ces sujets et leurs enjeux, grâce à 5 conférences organisées à la Maison Jean-Marie Vianney à Bourg-en-Bresse (01) et retransmises en direct sur Internet et dans plusieurs paroisses.

Mercredi 3 octobre à 20h30 : M. Xavier Breton, député, président de la mission d’information sur la révision de la loi bioéthique : Questions bioéthiques & politique

Mercredi 17 octobre à 20h30 : Mgr Jacques Suaudeau, membre du Conseil pontifical pour la vie : Repères moraux sur la personne

Mercredi 14 novembre à 20h30 : Dr Loïc Biot et Alexandre Pirolet : la fin de vie

Mercredi 28 novembre à 20h30 : Michel Boyancé, directeur de l’IPC : Regard anthropologique

Mercredi 12 décembre à 20h30 : Mme Aude Mirkovic, maître de conférence : PMA et droits de l’enfant

Conférences/Formations #NLH #NLQ

Etats Généraux de la Bioéthique, Acte II Samedi 15 septembre 2018, à Lyon (69)

Madame, Monsieur, chers amis,

Permettez-moi de vous signaler que se tiendra à Lyon, le samedi 15 septembre 2018 de 9h30 à 17h30 à l’hôtel Mercure Chateau-Perrache une Journée de réflexion sur l’ouverture de la PMA aux femmes seules ou en couples lesbiens.

Nous recevrons les conférenciers suivants :

Professeur René Écochard  : Spécialiste de la fertilité
Docteur Christian Flavigny : Pédopsychiatre
Michel Joblot : Présentation du CCNE
Bénédicte Louis : Spécialiste des placements d’enfants dans les familles
Michel Mankonga : Prêtre salésien, éducateur, théologien
Aude Mirkovic : Juriste, maître de conférences en droit
Docteur Raphaël Nogier  : Auteur du manifeste des médecins
Ludovine de La Rochère : Présidente de la Manif Pour Tous
Blanche Streb : Pharmacien. Alliance Vita
Bertrand Vergely : Philosophe

 

Cet événement est exceptionnel et important pour la suite des événements.

Venez nombreux !

Ce sera l’occasion de réfléchir en profondeur sur un sujet qui implique la société toute entière et qui est véritablement une ligne rouge.

 

 

Bien respectueusement,

Docteur Raphaël Nogier

www.cosetteetgavroche.fr

Inscriptions

Points non négociables PNN

Rapport de synthèse des Etats généraux de la bioéthique

Le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) a rendu public mi-juin son rapport de synthèse des États généraux de la bioéthique : résumé des auditions, des débats et des contributions citoyennes postées sur internet. Il devrait rendre prochainement un avis et préconiser des orientations en vue des nouvelles lois de bioéthique. rapport du CCNE

 

Le Conseil d’état a émis un rapport concernant les aspects juridiques des décisions qui pourraient être prises dans le cadre de cette révision des lois de bioéthique. rapport conseil d’Etat

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Fin de vie : le Conseil d’Etat attaché à la loi Clayes-Leonnetti de 2016

Alors que la position du Conseil d’Etat sur la PMA est franche dès lors qu’ “aucun principe juridique n’impose en effet l’extension de l’accès à la procréation médicalement assistée”, le Palais Royal est beaucoup plus clair sur la fin de vie.

les auteurs du rapport s’opposent clairement à l’Euthanasie ou au suicide assisté. Les auteurs du rapport rappellent avant tout l’équilibre de la loi Claeys-Leonetti entrée en vigueur en 2016, et rappellent que l’accès aux soins palliatifs doit constituer un préalable.  « Les soins palliatifs sont en réalité au cœur de la vocation traditionnelle de la médecine » rappellent-ils, soulignant aussi que « la dimension palliative de la médecine est encore trop souvent associée à la seule fin de vie ».

Le rapport rappelle aussi la valeur de la décision du médecin dans les cas d’arrêt de traitements pour des patients incurables. La « valeur du dernier mot » conférée au médecin est remise en avant. Ce choix du législateur laissé au médecin permet, avant tout, « de libérer les proches du malade de la charge, qui peut s’avérer difficile à endosser, de prendre une telle décision. C’est le médecin, et lui seul, qui porte le poids de la décision et en assume la responsabilité » précisent les auteurs du rapport.

Rappelons toutefois que la loi Clayes Leonetti est imparfaite dans la mesure où selon cette loi, la nourriture et l’hydratation sont considérés comme des soins qui peuvent être déraisonnables.

Source : vatican news

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L’embryon humain : victime silencieuse et innocente de la révision de la loi bioéthique

Un communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune

Le rapport du Conseil d’Etat sur la révision de la loi de bioéthique est rendu public aujourd’hui.

Ce rapport, émanant de la plus haute juridiction française, n’engage certes pas le politique mais il trace les contours « autorisés » de la future législation et fait état, notamment, de graves dérives en matière de recherche sur l’embryon. Ces dispositions seront au cœur de la loi mais elles seront moins commentées que la PMA. Elles auront pourtant pour conséquence de faire de l’embryon un « produit de laboratoire ».

Cet avis juridique du Conseil d’Etat ne tient, par ailleurs, aucun compte de l’avis profond des Français qui s’est exprimé lors des Etats-généraux de la bioéthique.

A chaque révision, les limites de l’acceptable sont repoussées, la marchandisation du vivant et l’eugénisme toujours accrus.

La technique prendra, une fois de plus, et de manière plus grave, le pas sur l’humain.

  • La création d’embryons transgéniques et leur transfert à des fins de gestation pourraient être autorisés. Cela entrainerait inévitablement une modification du génome de l’espèce humaine pourtant interdite par la Convention d’Oviedo ratifiée par la France.
    L’embryon serait encore davantage manipulé et ces modifications du génome seraient transmissibles.
  • Le Conseil d’Etat propose d’autoriser la culture des embryons in vitro au-delà de 7 jours et jusqu’à 13 jours après la fécondation. 92,3 % des citoyens se sont pourtant opposés à cette possibilité dans le cadre des Etats-généraux.
  • La destruction des embryons surnuméraires donnés à la recherche et n’ayant pas fait l’objet de recherche[1] est également envisagée. L’alternative éthique consistant à interdire en amont leur création n’est malheureusement pas prévue. L’embryon humain est traité comme une matière première qu’il convient de détruire lorsqu’elle n’est plus utilisable. Le principe de dignité de l’être humain qui devait être fondateur des lois de bioéthique de 1994, n’a pas droit de cité.
  • Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) serait étendu aux diagnostics d’anomalies chromosomiques. En acceptant la destruction systématique des embryons porteurs de trisomie 21 issus de la PMA, le Conseil d’Etat se porte garant d’une méthode eugénique[2]. 

    En plus d’être invisible aux yeux de tous, errant dans un flottement juridique volontairement entretenu et réduit à un matériau de recherche, l’embryon humain est désormais une variable d’ajustement dans le jeu politique.

    Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune appelle les politiques à un sursaut de courage au moment de l’élaboration de la loi : « ne faites pas le jeu de l’industrie procréative et des laboratoires pharmaceutiques qui préfèrent « consommer » de l’embryon humain pour épargner l’animal. La loi doit protéger l’embryon, il ne lui revient pas de décider de son degré d’humanité. L’embryon humain est un être humain et sa protection demeure un principe intangible fondateur du droit ». (article 16 du Code Civil).

    [1] Selon l’Agence de la biomédecine, « sur les 20 000 embryons proposés par les couples à la recherche et conservés au 31 décembre 2015 dans les centres d’AMP, moins de 10 % ont effectivement été utilisés ».

    [2] En 2009, lors de la dernière révision des lois de bioéthique, le Conseil d’Etat définissait l’eugénisme comme « l’ensemble des méthodes et pratiques visant à améliorer le patrimoine génétique de l’espèce humaine ».

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G. Collard, député du RN, demande la constitutionnalisation des principes fondamentaux en matière de bioéthique

our interdire formellement aujourd’hui « et pour l’avenir » la marchandisation du corps humain, « entre autres à l’occasion d’une GPA », le député Gilbert Collard, non inscrit, a déposé une proposition de loi constitutionnelle visant à inscrire certains articles du code civil actuel dans la Constitution.

L’objectif est de graver « dans notre Loi fondamentale un certain nombre de principes intangibles qui placent le respect du corps humain à un niveau supérieur à celui de la législation ordinaire » pour assurer « pleinement leur intangibilité ».

Sans vouloir imposer de « carcan aux techniques », ni s’opposer aux « perspectives qu’ouvriront demain les progrès constants des biotechnologies », il s’agit de se donner un cadre éthique à la « conception assistée de l’être humain », à la « surveillance du fœtus », aux greffes d’organes ou aux examens génétiques ou de thérapie génique.

L’article 3  de Constitution serait complété par un alinéa : « La Constitution assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable. Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l’objet d’un droit patrimonial ».

Source : genethique.org

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Pape François : la bioéthique doit partir de la vie, non de la maladie et de la mort

Recevant les participants à l’Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qui se tient les 25 et 26 juin au Vatican, le Pape François a invité à penser la bioéthique, non « à partir de la maladie et de la mort », mais de la « profonde conviction de l’irrévocable dignité humaine ».

La vie humaine dans le contexte d’un monde globalisé. A partir de lundi, l’Académie pontificale pour la Vie réfléchit sur ce vaste thème, lors de son assemblée générale qui se tient en salle du Synode au Vatican jusqu’à mercredi. L’occasion pour le Pape d’offrir une analyse sur la « qualité éthique et spirituelle de la vie à toutes ses étapes ».

Le primat de la vie humaine

La vie, qu’elle soit en gestation, adolescente, presque consommée, qu’elle soit avilie, marginalisée, ou rejetée, est toujours une vie humaine, rappelle d’emblée le Pape. N’oubliant pas les apports nécessaires de la biologie, qui explore les aspects « physiques, chimiques et mécaniques », François insiste sur le besoin d’une perspective plus large et plus profonde, qui prenne en compte tous les dimensions de la vie humaine.

Le « sale travail de la mort »

Renoncer à la vie, « condamner les pauvres à la faim, les persécutés à la guerre, les personnes âgées à l’abandon », c’est s’adonner au « sale travail de la mort ». Le mal, affirme le Pape, cherche à nous persuader que la mort est la fin de toute chose, que nous sommes venus au monde par hasard, et que nous sommes destinés à finir dans le néant. Assimilée à un « virus spirituel contagieux », cette logique pousse au repli sur soi, engendre des hommes et des femmes « miroirs », préoccupés de leur seul reflet, tels Narcisse dans la mythologie.

Défense de la dignité humaine

Il incombe donc de penser la bioéthique à partir de la vie, de la valeur de chaque personne et de sa dignité, et non plus à partir de la maladie et de la mort. La bioéthique globale, ajoute le Saint-Père, sera une modalité spécifique pour développer la perspective de l’écologie intégrale, largement évoquée par ailleurs dans son encyclique Laudato Si’.

Une résistance morale courageuse

François rappelle en outre les différences fondamentales et complexes de la vie humaine : « homme, femme, paternité, maternité, filiation et fraternité », etc. Des conditions difficiles, des passages délicats ou dangereux qui exigent une sagesse éthique spéciale, et une « résistance morale courageuse ». Le Pape rappelle ainsi le devoir de défendre de manière claire, ferme et passionnée « l’innocent qui n’est pas encore né », mais aussi la vie, tout aussi sacrée, des pauvres, des malades, des personnes âgées, et de tous ceux qui sont victimes de traite et de toutes formes d’esclavage.

Source : Vatican News – Benedetta Capelli