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Nigéria : “l’antichristianisme bénéficie dans le pays de soutiens dans l’appareil d’Etat”

Les chrétiens nigérians, pourtant majoritaires dans leur pays, sont menacés de disparition selon de nombreux observateurs. Nous avons signalé depuis longtemps et encore tout récemment (Christianophobie hebdo n° 176) que les éleveurs musulmans peuls constituaient un groupe encore plus mortifère pour les chrétiens que l’abominable Boko Haram. Un article du quotidien nigérian Independent vient de documenter cette situation et de rappeler que l’antichristianisme dans le pays bénéficie de soutiens objectifs ou subjectifs de très haut niveau dans l’appareil d’État. Une réalité qui donne un éclairage nouveau

A ussi néfaste que soit Boko Haram, il existe un groupe encore plus meurtrier : celui des éleveurs peuls qui sont à l’origine de la perte de 4 000 vies depuis le début de 2018. Pour la seule semaine dernière [9 au 15 juillet], plus de 100 personnes ont été tuées dans l’État de Plateau, un État de la région du Middle Belt du pays, très majoritairement peuplée de chrétiens. Dans la région sud de l’État de Kaduna […] jusqu’aux États de Plateau et de Benue et parfois des États de Kogi et d’Enugu […], une campagne de nettoyage ethnique dure depuis des mois. Le jour de l’An 2018, les éleveurs ont envahi les collectivités locales de Guma et de Logo (Benue) tuant 76 personnes. Ces assassinats ne se sont pas calmés. Bien au contraire, ils ont empiré. L’attaque du nouvel An fut suivie de plusieurs autres qui ont coûté des centaines de vies y compris, bien sûr, celles de deux prêtres catholiques et dixsept fidèles dans une église de la collectivité locale de Gwer en mars 2018. […] Ces attaques ont poussé le gouverneur de l’État à décréter la fin de l’autorisation du pâturage libre ce qui revient à interdire une pratique remontant au XIXe siècle, qui autorisait les Peuls à déplacer leurs troupeaux partout : il semble qu’ils s’y déplacent désormais avec des AK47, alors que la détention de telles armes est interdite dans le pays. Les Peuls, dont des membres tiennent les rênes du pouvoir, semblent tout à fait au-dessus des lois. Depuis que le carnage a commencé, aucun n’a été arrêté ou poursuivi. Mais un groupe de quatre jeunes chrétiens qui, dans une attaque de représailles, furent soupçonnés d’avoir tué récemment un éleveur dans l’État d’Adamawa, ont été diligemment arrêtés, jugés et condamnés à mort… […] Pratiquement, toutes les attaques menées par les éleveurs l’ont été contre des communautés chrétiennes. En même temps, Mansur Dan Ali, ministre [fédéral] de la Défense, est un Peul comme le sont Ibrahim Idris, inspecteur général de la Police [du Nigéria] et même le Président Buhari. Ils ont tous tenté de trouver des justifications à ces assassinats. […] La semaine dernière, le National Christian Elders Forum (NCEF), défendu par le général Danjuma et Solomon Asemota [président du NCEF], a averti que la génération actuelle des chrétiens risquait d’être la dernière au Nigéria. Ils ont explicitement déclaré que le Président Buhari « appliquait ouvertement un programme antichrétien avec pour conséquence le meurtre d’innombrables chrétiens dans tout le pays et la destruction de communautés chrétiennes vulnérables » [cf. Christianophobie hebdo, n° 174]. Leur point de vue est partagé par de nombreux chrétiens au Nigéria, qui sont en danger dans leur propre pays à cause de leur foi.
 Independent, 19 juillet – © CH pour la traduction.

 

Source Christianophobie Hebdo

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Une pétition pour demander la libération des chrétiennes enlevées par Boko Haram

Des milliers de chrétiens ont été tués ou enlevés par Boko Haram, le groupe islamiste qui a établi un « califat » (ayant prêté allégeance à l’état islamique) dans le nord du Nigeria. En parallèle de la barbarie de Boko Haram, les chrétiens sont également la cible des bergers musulmans qui ont détruit des centaines d’églises et tué des milliers de chrétiens.

12 des États du nord du Nigéria ont adopté la loi islamique et les chrétiens font souvent l’objet de discriminations dans cette région. Les villages chrétiens manquent souvent d’eau potable et de dispensaires… les chrétiens se voient refuser l’accès à l’enseignement secondaire et supérieur.

En mars 2018, Boko Haram a enlevé 105 filles à Dapchi. Ces islamistes ont ordonné aux filles de se convertir à l’Islam. La jeune Leah Sharibu a refusé d’abandonner sa foi malgré la tentative de persuasion du reste de ses camarades enlevés. Boko Haram a donc refusé de la libérer, contrairement aux autres filles.

Leah Sharibu a refusé d’accepter l’Islam ! Alors que même ses camarades de classe essayaient de la convaincre de faire semblant de se convertir pour être libérée.

« Boko Haram n’a pas libéré ma fille parce que la jeune femme a refusé d’abandonner sa foi pour embrasser la religion musulmane », a déclaré la mère de Leah Sharibu.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a souligné sur Twitter ce qui suit :

« Il est décourageant que l’une des filles, Leah Sharibu, reste en captivité (…) Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour récupérer Leah en toute sécurité (…) Elle ne sera pas abandonnée. »

Outre Leah Sharibu, des milliers de personnes sont massacrées et kidnappées par Boko Haram et les bergers musulmans en raison de leur foi. Alors que près de 50 % de la population du Nigéria est chrétienne, aucun chrétien ne devrait souffrir de persécution religieuse.

Soutenez les chrétiens du Nigéria ! Soutenez Leah Sharibu.

Pour signer la pétition

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Afrique : le christianisme ne peut être identifié au colonialisme

« L’Eglise doit continuer à corriger la narration historique déformée de l’idéologie fondamentaliste qui identifie le colonialisme et la civilisation occidentale avec le Christianisme » affirment les Recteurs des Séminaires du Nigeria dans la déclaration publiée au terme d’une rencontre de travail tenue début mai en l’Ecole spiritaine de Philosophie sise à Isienu, Nsukka.
Le document intitulé « le témoignage chrétien face à la militance islamique » retrace brièvement l’histoire de l’islam au Nigeria, en soulignant que, déjà au XIX° siècle, la lutte contre la pénétration coloniale britannique de la part du prédicateur islamiste d’ethnie Fulani Uthman dan Fodio, avait « levé le drapeau de la pureté islamique et du rejet complet de la culture occidentale ».
Un siècle et demi plus tard, Boko Haram et les bergers Fulanis ont repris cette même ligne idéologique de rejet de la civilisation occidentale. Boko Haram a perpétré « des attaques incessantes contre les églises et les écoles, les communautés et les agences de sécurité, causant la perte de milliers de vies humaines et de propriétés. Maintenant, les bergers Fulanis tuent, pillent et occupent des territoires sans que le gouvernement ne soit en mesure de les arrêter ».
« Ces groupes – soulignent les Recteurs des Séminaires – sont motivés par l’idéologie selon laquelle l’islam doit régler tous les aspects de la vie et surtout, pour eux, la civilisation occidentale est antithétique de l’islam et il n’est pas possible pour l’islam de coexister avec la démocratie et avec ceux qu’ils appellent infidèles ».
Pour lutter contre ces tendances, le document suggère d’éliminer l’ignorance « qui joue un rôle vital dans l’histoire du fondamentalisme ». « C’est pourquoi l’Eglise et le gouvernement doivent continuer à promouvoir l’éducation de base et créer des écoles là où elles n’existent pas encore ».
Les chrétiens doivent en outre promouvoir des politiques de développement économique, de défense de la démocratie et des droits fondamentaux, in primis celui à la vie, en demeurant unis dans la profession de leur foi et dans le témoignage de l’amour du Christ. (L.M.)

Source : Agence Fides 25/05/2018 – LM

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Ex-otage de Boko Haram : témoignage du père Vandenbeusch à Kerguénec (44)

Du 10 juillet au 16 août 2017, au cœur de la presqu’ile guérandaise, le centre spirituel catholique de Kerguénec propose des conférences, veillées de prière, marche-prière avec la possibilité d’une halte personnelle sur une journée.

Le lundi 31 juillet, à 20h30, c’est le père Vandenbeusch qui donnera son témoignage

Intervenant : Le Père Georges Vandenbeusch est originaire de Meudon. Il est ordonné prêtre en 1998 pour le diocèse de Nanterre et est nommé vicaire à Rueil-Malmaison, avant de devenir curé de l’église Saint Jean-Baptiste de Sceaux, en 2002. En 2011, il décide de quitter la région parisienne pour devenir prêtre Fidei Donum à Nguetchéwé dans l’extrême nord du Cameroun, à la frontière nigériane. Dans cette région instable, le christianisme n’est apparu timidement que dans les années 1960 ; les plus anciens baptêmes dans le village datent de 1970. Le 13 novembre 2013 , il est enlevé , à Koza, par une quinzaine d’hommes armés se réclamant d’Ansaru et de Boko Haram. Il est libéré sept semaines plus tard. Très vite, il reprend son ministère au sein de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Courbevoie, dont il est officiellement nommé curé en septembre 2015.

Thème : Le Père Georges Vandenbeusch revient sur son choix, longuement réfléchi, de partir au Cameroun et de permettre, parallèlement, à un prêtre camerounais de venir en France. Il témoigne de son expérience pastorale comme curé pendant 2 ans à Nguetchéwé, puis de ses conditions d’enlèvement et de détention, et de son retour en France. Et aujourd’hui ?

Conférence ouverte à tous, sans inscription préalable

Lundi 31 juillet – 20h30

Centre spirituel de Kerguénec – 44350 Saint-Molf

Source

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Nigeria – Boko Haram – 4000 enfants assassinés, 1650 enrôles, 7300 mutilés

 Les actions terroristes du groupe Boko Haram depuis 2014 frappent en particulier les enfants. Nombre d’entre eux sont utilisés dans le cadre d’attentats suicides. La première étude du Secrétaire général de l’ONU sur les enfants et les conflits armés (2013-2016) a démontré que les mineurs continuent à souffrir à cause de la cruauté de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. En trois ans, plus de 4.000 enfants sont morts et 1.650 ont été recrutés par le groupe terroriste. Les attaques contre les communautés et les affrontements avec les agents de la sécurité ont fait 7.300 mutilés parmi les mineurs. Le rapport des Nations unies met également en évidence les attentats suicides comme deuxième cause de mort parmi les enfants.

 

De témoignages de mineurs libérés, il ressort que la majeure partie d’entre eux sont enlevés alors que d’autres acceptent de rejoindre les rangs du groupe pour des motifs économiques ou suite à des pressions familiales. Dans certains cas, les parents eux-mêmes livrent leurs enfants pour bénéficier d’une protection ou d’avantages économiques. Les écoles représentent les principaux objectifs des attaques terroristes. Selon l’ONU, au moins 1.500 établissements scolaires ont été détruits depuis 2014 et 1.280 victimes ont été enregistrées parmi les élèves, étudiants et professeurs. Depuis 2014, ont par ailleurs été enlevés au moins 4.000 mineurs, par la suite victimes d’abus, contraints à se marier et à se convertir à l’islam.

Source Agence Fides

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Chrétiens d’Afrique – Où l’on comprend l’intention de prière du pape pour mai 2017

 

Source Christanophobie Hebdo

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Caritas et le Secours catholique au secours des millions de victimes de Boko Haram

Plus de cinq millions de personnes, fuyant les attaques des terroristes de Boko Haram pour se réfugier au Niger, au Nigeria, au Cameroun et au Tchad, sont en situation de grave insécurité alimentaire, selon Caritas internationalis. La région du Lac Tchad est devenue un refuge pour eux.

D’après les estimations des organisations humanitaires internationales, le groupe extrémiste musulman Boko Haram a tué plus de 13’000 personnes depuis 2009, en particulier dans le nord du Nigeria. Plus de 10 millions de personnes sont victimes de ses violences. L’insécurité généralisée et les raids des fondamentalistes ont détruit la vie des personnes et leurs moyens de subsistance, le bétail ayant été volé et les cultures dévastées.

« C’est une des pires crises humanitaires que nous ayons connues », indique le Père Evaristus Bassey, directeur exécutif de Caritas Nigeria. « Les femmes et les enfants sont les plus touchés, et certains enfants souffrent d’une malnutrition sévère ».

Des dizaines de milliers de personnes vivent en plein air, sous les arbres, dans des villages ou des camps de fortune, parce qu’elles ont trop peur de rentrer chez elles. Dans les zones les plus frappées par la crise, tels que le nord-est du Nigeria, l’extrême nord du Cameroun, le Tchad occidental et le sud-ouest du Niger, une famille sur trois souffre d’insécurité alimentaire. « Dans le nord-est du Nigeria, plus de 8,5 millions de personnes ont besoin de secours. Il y a bien jusqu’à 17 millions de personnes touchées par la crise dans l’ensemble du bassin du Lac Tchad », souligne le Père Bassey.
Le Programme alimentaire mondial a recensé 7 millions de personnes ayant besoin d’une assistance alimentaire d’urgence. En outre, 500’000 enfants souffrent de malnutrition sévère, dans une région qui était déjà vulnérable en raison de l’impact du changement climatique et de la dégradation environnementale.

Tandem de Caritas et du Secours Catholique américain

Caritas travaille avec le CRS (Catholic relief services), secours catholique américain, fondé en 1943 aux Etat-Unis et membre de Caritas Internationalis. Ensemble, ils apportent des ressources financières qui permettent d’acquérir des aliments, de l’eau et des kits d’hygiène. Sont fournis également des abris d’urgence, des moustiquaires et d’autres articles de première nécessité.

CRS Nigeria fournit une assistance alimentaire, des articles d’hygiène et de première nécessité à 50’000 personnes, et des abris d’urgence à 1’650 familles dans les Etats de Yobe et d’Adamawa, dans la région de Maiduguri. « Tout en nous assurant que les besoins critiques sont satisfaits, nous nous focalisons sur la reconstruction à long terme – pour faire face à l’impact de crises futures – ce qui inclut également le renforcement de la capacité locale de réponse », a déclaré Jennifer Poidatz, directrice de Réponse humanitaire de CRS.

Au Tchad, au Cameroun et au Niger, Caritas et CRS collaborent également. L’organisme de secours catholique américain y fournit de l’aide à des milliers de personnes déplacées, suite aux attaques de Boko Haram dans la région de Diffa. Plus d’un tiers de la population de cette ville, estimée à 600’000 personnes, a été déplacée à l’intérieur du pays. Des douzaines d’écoles ont fermé dans la région et la malnutrition a atteint des niveaux critiques.

La distribution d’aliments, d’abris et de kits d’articles de première nécessité constitue un besoin crucial pour les familles déplacées. « La situation de terreur permanente et de harcèlement les a amenées à fuir, et elles se retrouvent en grande difficulté, en particulier les femmes et les enfants, qui dorment dans le froid, à la belle étoile », a souligné Raymond Yoro, Secrétaire exécutif de CADEV (Caritas développement du Niger).

Le Lac Tchad est devenue un refuge

La région du Lac Tchad est devenue un refuge pour ceux qui ont vu leurs marchés, leurs camps et leurs villages bombardés. CRS fournit aux familles des aliments, des semences et des outils, et mille familles recevront chacune deux chèvres et deux mois de fourrage. « Ils m’ont accueilli et m’ont aidé à construire ma maison », dit Haoua Abdoulay, une personne déplacée. « Ils m’ont donné des nattes, des roseaux pour installer une clôture, et ont fourni de la main d’œuvre pour construire ma maison ».

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Nigéria- Déclaration “Notre dignité, notre nation, notre citoyenneté” des évêques face à la situation du pays

 « Depuis la fin de la tragique guerre civile (1967-1970), à aucun moment de l’histoire de notre bien-aimé pays, la question de la citoyenneté n’a fait l’objet d’une épreuve aussi dure » affirment les évêques du Nigeria dans une déclaration intitulée « Notre dignité, notre nation et notre citoyenneté » dans laquelle ils expriment leur forte préoccupation concernant la tenue du tissus social de la Fédération.

« Nous assistons actuellement à la prolifération et à la diffusion dans différentes zones de milices ethniques et de leur violence destructrice croissante à l’égard de la communauté. Nous assistons également à la croissance de politiques identitaires, notre peuple se réfugiant au sein de l’ethnicité ».

« Le sens de la sacralité de la vie humaine se perd » indiquent les évêques, citant comme exemple les violences de Boko Haram, le massacre de centaines de chiites à Zaria en décembre 2015, les homicides intervenus dans l’Etat de Kaduna méridional et les affrontements entre bergers et agriculteurs, qui ont provoqué des milliers de morts.

Tout en faisant l’éloge du gouvernement pour son engagement dans la lutte contre les hommes de Boko Haram, les évêques estiment que « n’existent pas de raisons pour croire qu’ils ne se regroupent pas actuellement ni pour exclure leur évolution en quelque chose de peut-être plus létal encore, vu que nous continuons à voir leurs massacres de citoyens innocents ».

 

Les évêques recommandent de renforcer la crédibilité des institutions, de développer le système éducatif, d’adopter des politiques visant à réduire les injustices sociales et économiques et de respecter les droits fondamentaux garantis par la Constitution, à commencer par la liberté religieuse.

Lu sur Agence Fides

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Des nouvelles des chrétiens d’Afrique malmenés

On ne leur donne pas assez la parole, mais ils subissent des affronts, vexations et parfois le martyre parce qu’ils sont chrétiens. L’occasion de prier pour eux.

 

Xpbie Afrique

 

Source Christianophobie Hebdo, abonnez-vous et recevez gratuitement les 4 premiers numéros

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Il ne fait pas bon être chrétien au Nigeria – 12000 morts en 8 ans

Le Nigéria est un des pays les plus dangereux pour les chrétiens, avec La Corée du Nord et la Somalie. Les attaques, exactions, attentats, exécutions y sont légions. Loin des médias, loin de l’Occident, les populations locales sont oubliées de tous et pourtant…

 

« Au cours de ces trois derniers mois, dans plus de la moitié du territoire de la moitié méridionale de l’Etat de Kaduna, s’est vérifiée une intensification des attaques de la part du Fulani Herdsmen Terrorist (FHT), un groupe terroriste de bergers nomades d’ethnie Fulani » dénonce Mgr Joseph Danlami Bagobiri, évêque de Kafanchan, dans l’Etat de Kaduna, au cours d’une visite au siège italien de l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED).

« En Occident, ce groupe est presque inconnu » souligne Mgr Bagobiri, mais il est responsable, depuis septembre de l’incendie de 53 villages, de la mort de 808 personnes, de 57 blessés et de la destruction de 1.422 maisons et 16 églises.

L’évêque rappelle que, de 2006 à 2014, plus de 12.000 chrétiens ont été tués et 2.000 églises détruites par le terrorisme au Nigeria. Le principal responsable de ces crimes est le groupe fondamentaliste islamique Boko Haram. Mgr Bagobiri remarque cependant que Boko Haram ne constitue pas le seul groupe à répandre la terreur dans le pays, soulignant le rôle des pasteurs Fulanis en la matière au cours de ces dernières années.

 

Les Fulanis constituent un groupe ethnique nomade protagoniste depuis longtemps de conflits récurrents avec les agriculteurs de la zone. Toutefois, ces derniers temps, les attaques ont été d’un type complètement différent par rapport aux anciens affrontements entre paysans et bergers en ce que ces derniers utilisent « des armes sophistiquées qui n’existaient pas auparavant, telles que des AK-47, dont l’origine est inconnue » souligne Mgr Bagobiri.

Source Agence fides