Conférences/Formations #NLQ

« Le bouddhisme, une invention anti-chrétienne ? » – conférence Terre et Famille en Brionnais

Terre et Famille organise une conférence sur le bouddhisme :

 Images intégrées 1

Samedi 21 octobre 2017 à 20h30

salle communale de Briant ( Saône et Loire)

 « Le bouddhisme, une invention anti-chrétienne ? »

Pourquoi répète-t-on toujours que “le bouddhisme n’est pas une religion”, que “le Bouddha était un simple philosophe” et que “la méditation est une technique laïque”, “scientifiquement prouvée”, devant conduire au “bonheur” et à “l’épanouissement personnel” ? Cette conférence montrera que ces affirmations, toutes fausses, sont en réalité issues d’un contexte et d’une entreprise bien particuliers : celui de la déchristianisation de l’Europe dans la seconde moitié du 19e siècle.

Marion Dapsance est docteur en anthropologie de l’Ecole pratique des hautes études (Paris) et a enseigné deux ans à l’Université de Columbia à New York. Elle est l’auteur des Dévots du bouddhisme (Max Mio 2016).

Après la conférence, Terre et Famille vous invite à prolonger la discussion autour d’un buffet.

Participation libre aux frais

Asie

Persécution en hausse au Sri Lanka

Le Sri Lanka vient d’apparaître pour la première fois dans l’édition 2017 de l’Index mondial de persécution des chrétiens, établi par Portes Ouvertes. Le Sri Lanka est désormais au 45ème rang des 50 pays où les chrétiens sont les plus persécutés.

Les chrétiens du Sri Lanka subissent des persécutions de la part de militants bouddhistes qui estiment qu’être Sri-Lankais, c’est être bouddhiste. Ils subissent également des pressions du gouvernement, notamment des limitations pour l’enregistrement des églises. La persécution des chrétiens a commencé à s’amplifier ces toutes dernières années avec la montée en puissance de groupes militants nationalistes et bouddhistes. La National Christian Evangelical Alliance du Sri Lanka a recensé 320 cas de persécution antichrétienne au Sri Lanka entre janvier 2013 et juin 2016. Parmi ces cas, on signale des attaques de foules contre les églises (souvent à l’incitation de moines bouddhistes), des fermetures administratives d’églises par l’État, des attaques contre des personnes, des incendies, […] des intimidations […] (en particulier pour les ensevelissements).

Source : PRCA, 23 janvier – © CH pour la traduction.

Asie #NLQ

Myanmar – La communauté catholique et le drame des Rohingyas

Au Myanmar, la question de la minorité musulmane d’ethnie Rohingya, population de quelques 1,2 millions d’habitants vivant dans l’Etat de Rahkine, à l’ouest du pays, revient sur le devant de la scène.
Des milliers de Rohingyas ont en effet fui en direction du Bangladesh limitrophe, le gouvernement birman ne les considèrant pas comme des citoyens du Myanmar mais comme des « immigrés illégaux », et les privant de tout droit. Ce statut discriminatoire institutionnalisé dure depuis des décennies mais s’est aggravé ces dernières années. Depuis 2012, les Rohingyas ont fait l’objet de violences et de persécutions promues par des groupes nationalistes bouddhistes, qui demandent leur expulsion de l’Etat. Selon les Nations unies, au moins 100.000 Rohingyas ont quitté le pays, trouvant refuge dans les Etats limitrophes et quelques 22.000 personnes l’ont fait au cours de la semaine passée, après que l’armée birmane ait lancé une offensive dans le nord de l’Etat de Rahkine à la recherche d’insurgés. Cette violence pourrait, selon des ONG, constituer un crime contre l’humanité. Par ailleurs, 150.000 autres civils Rohingyas se trouvent dans des camps de réfugiés et ont besoin d’une assistance humanitaire complète.


Le Père Stephen Chit Thein, du diocèse de Pyay, qui comprend sur son territoire l’Etat de Rahkine, est originaire du territoire se trouvant dans les environs de Settwe, où est installée cette population. « Je me souviens des difficultés de communication avec eux, attendu qu’ils ne connaissaient pas la langue birmane (…) Nous sommes préoccupés pour eux, même si actuellement, sur cette langue de terre, nous ne disposons pas de représentants catholiques ni de prêtres. Seuls les bouddhistes sont présents. Nous savons que la situation humanitaire est grave et nous exprimons toute notre solidarité mais les aider demeure difficile » note-t-il.
L’Eglise catholique, avec ses structures et organisations caritatives telles que la Caritas – qui au Myanmar s’appelle Karuna – est dans l’impossibilité d’agir. « Le gouvernement ne nous permet pas de nous rendre sur le territoire ou dans les camps de réfugiés. Aucune organisation religieuse ne peut le faire et seules certaines ONG internationales ont la possibilité de porter une assistance humanitaire » indique le père Nereus Tun Min, responsable de Karuna dans le Diocèse de Pyay. « Bien involontairement – poursuit le Père Tun Min – nous sommes seulement spectateurs de cette crise. Nous comprenons que la population souffre beaucoup actuellement. Nous connaissons l’ensemble de leurs problèmes, à commencer par leur absence de reconnaissance de la part de l’Etat, qui est le motif de tous les autres problèmes et a des conséquences très dommageables pour eux ».
«  Ce que l’on peut demander, en pensant à l’actuelle présence au Myanmar de l’envoyé de l’ONU pour les droits fondamentaux, est que le nouveau gouvernement coopère afin de bloquer cette escalade et qu’il aide à gérer une situation devenue insoutenable du point de vue humanitaire en recherchant des solutions respectueuses des droits et de la dignité de tout être humain » conclut-il.
Les évêques du Myanmar se sont exprimés par le passé à propos du drame des Rohingyas. Ainsi, S.Em. le cardinal Charles Maung Bo, archevêque de Yangon, parlant de la nouvelle phase démocratique ayant débuté au sein de la nation, a stigmatisé «  la diffusion de la haine et la négation du droit », se référant aux violences perpétrées par des bouddhistes vis-à-vis des Rohingyas musulmans mais également à l’hostilité démontrée envers cette population par le gouvernement. En cette situation comme en d’autres, marquées par le malaise et le conflit social, les catholiques au Myanmar, a-t-il remarqué, « ont le devoir de porter la miséricorde et de l’annoncer ».

Source : Agence Fides

Asie

Regain de tensions religieuses au Sri Lanka

La recrudescence des tensions ethniques et religieuses ternit la politique gouvernementale de réconciliation nationale.

Depuis quelques mois, le Sri Lanka fait face à des incidents croissants témoignant d’un regain des tensions religieuses. La tendance est observée avec inquiétude par les minorités et les organisations de défense des droits de l’homme, dans un pays qui a connu vingt-six années de guerre civile liées aux tensions ethniques entre la majorité cingalaise et bouddhiste de Colombo et la minorité tamoule du Nord-Est. Ce conflit s’était achevé en mai 2009 dans un bain de sang, avec l’écrasement de la guérilla tamoule par les forces armées suspectées d’avoir commis des crimes de guerre ; 40 000 civils tamouls avaient été tués par les forces gouvernementales au cours des derniers mois du conflit..

Aujourd’hui, le gouvernement de Colombo réitère son engagement à renforcer l’harmonie religieuse et la réconciliation nationale. L’une des dernières initiatives, annoncée le 21 novembre, entend lutter directement contre les incidents communautaires. D’après The Island« une unité spéciale de police a été établie pour interpeller ceux qui œuvrent par leurs discours haineux contre les efforts du gouvernement pour promouvoir l’harmonie religieuse et la réconciliation nationale ». Le commissariat central de la police à Colombo aurait informé avoir déjà « lancé des enquêtes visant les personnes ayant proféré des propos calomnieux contre les religions ».

L’initiative défend ainsi l’image du gouvernement qui promet de lutter contre le racisme religieux et entend rassurer la communauté internationale. Cette police affectée à contrôler les débordements religieux intervient dans un pays de 22 millions d’habitants aux confessions diverses : la majorité de la population est constituée de Cinghalais bouddhistes (70 %), suivis par les minorités, dont les Tamouls hindous (13 %), et les musulmans (10 %) ; les chrétiens (7 % de la population) ont la particularité d’être présents à la fois au sein de la majorité cinghalaise et de la minorité tamoule.

Le recours à une unité spéciale pose néanmoins certaines questions auprès des minorités. Cité par l’agence Ucanews, Mgr Noel Emmanuel, évêque catholique de Trincomalee, a exprimé son scepticisme. « Pourquoi la police est-elle en charge de cette initiative ? », s’est-il interrogé, lui qui a pu observer les tensions au cœur de sa région sensible du Nord-Est autrefois sous domination de la guérilla tamoule et aujourd’hui sous haute militarisation, patrouillée par des soldats qui n’ont pas été démobilisés depuis la fin de la guerre. L’évêque a notamment souligné les érections des statues du Bouddha, qui heurtent le sentiment de la population hindoue : « Les gens ont trop peur de contester ces questions mais ils m’expriment leur anxiété. » Selon lui, la police fait généralement peu de cas du radicalisme bouddhiste alors que les provocations sont régulières : « La police a tendance à agir modérément lorsqu’elle fait face à des accusations mettant en jeu les bouddhistes. Elle redoute que l’arrestation d’un moine bouddhiste ne suscite un contrecoup au sein de la population cinghalaise. »

La lutte du gouvernement contre le racisme religieux, avec la création d’une police spéciale, se joue également sur le terrain politique : les bouddhistes radicaux continuent de soutenir Mahinda Rajapaksa, l’ancien président du Sri Lanka, au pouvoir durant la guerre, qui reste un adversaire déterminé du président actuel. Viser les groupes bouddhistes radicaux implique également de viser les soutiens de Mahinda Rajapksa.

L’Eglise catholique, de son côté, réitère son appui à Colombo. « Elle soutient totalement le processus de réconciliation mis en place par le gouvernement », a déclaré à l’agence Fides Mgr Harold Anthony Perera, évêque de Kurunegala et président de la Commission Justice, Paix et Développement humain, de la Conférence des évêques du Sri Lanka (CBCSL). Ce dernier a rappelé que le gouvernement du président Maithripala Sirisena, arrivé au pouvoir en 2015, « a fait des efforts concertés en vue de la réconciliation nationale ». En retour, le président a salué « la contribution et le travail » de l’Eglise catholique du Sri Lanka, à l’occasion de la 11ème assemblée plénière de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie (FABC), qui s’est tenue du 28 novembre au 4 décembre au Sri Lanka.

Cette position de l’Eglise du Sri Lanka, qui a l’originalité de compter des fidèles appartenant à la fois à l’ethnie cinghalaise et à l’ethnie tamoule, n’est certes pas nouvelle depuis la fin de la guerre. Le P. S. J. Emmanuel, président du Global Tamil Forum, qui représente des organisations de la diaspora tamoule, estime ainsi que l’Eglise du Sri Lanka, en privilégiant une stratégie de médiation des deux côtés, « n’œuvre pas suffisamment pour la réconciliation nationale ».

Lire l’intégralité de l’article sur Eglises d’Asie

Asie

Sri-Lanka – L’Eglise soutient le processus de réconciliation pour le bien commun de la nation

L’Eglise catholique au Sri Lanka soutient « les pas de réconciliation » faits par le gouvernement national après la guerre civile. C’est ce qu’affirme l’évêque de Kurunegala et Président de la Commission nationale Justice, Paix et Développement humain, S.Exc. Mgr Harold Anthony Perera. Ce dernier a rappelé que le pays « a vécu une guerre civile longue et amère », ayant débuté en 1983, dérivant de tensions ethniques entre la majorité cingalaise et la minorité tamoule, vivant dans le nord-est de l’île.
Après plus de 25 ans de violence, le conflit s’est achevé en mai 2009, lorsque les forces armées ont conquis la dernière zone contrôlée par les rebelles de Tigres tamouls – organisation fondée en 1976. Sept ans après la fin du conflit, des tensions concernant des abus des deux parties au conflit sont encore palpables.
Le gouvernement du Président Maithripala Sirisena, arrivé au pouvoir en 2015, « a fait des efforts concertés en vue de la réconciliation nationale » a déclaré Mgr Perera, ajoutant que ce processus dispose « du soutien plein et entier de l’Eglise ».

« Nous coopérons avec le gouvernement dans le cadre de ce processus de réconciliation pour le bien commun de la nation » ajoute-t-il.

Le pays compte 21,2 millions d’habitants, en majorité bouddhistes (70 %), les chrétiens représentant environ 6 % de la population totale alors que les hindous et les musulmans constituent d’autres minorités religieuses.
L’Eglise catholique au Sri Lanka, remarque le Président de la Commission nationale Justice, Paix et Développement humain, « est doublement bénie parce que nous avons des baptisés qui appartiennent tant à la communauté cingalaise qu’aux communautés tamoules ». Vue cette présence de fidèles cingalais et tamouls, la communauté catholique peut constituer « un élément catalyseur d’harmonie, de paix, de réconciliation et de fraternité au sein d’une société pluraliste » remarque-t-il.
La Commission nationale Justice, Paix et Développement humain de la Conférence épiscopale du Sri Lanka a lancé de nombreuses initiatives innovantes afin de contribuer à la réconciliation. Tout l’apostolat, dans son ensemble, qui comprend des activités d’instruction, de santé, de développement social et d’autres activités pastorales, « est orienté vers la réconciliation du pays » ajoute l’évêque.
Les mesures de réconciliation adoptées par le gouvernement représentent « une juste route » même si « il s’agit d’un processus qui demande du temps pour porter des fruits concrets et des résultats à long terme » poursuit-il. L’Eglise est confiante : « A long terme, le pays saura redécouvrir le goût de la paix et de la réconciliation, qui ouvrirait la route à un développement intégré et soutenable de la population ».

« Il existe nombre de personnes de bonne volonté, qui traversent les frontières de religion ou des différences ethniques et construisent des ponts. Cela intensifie le processus de paix et de réconciliation et construit le bien commun du pays. L’Eglise s’engage à jouer son rôle de manière constructive » conclut-il. 

Source : Agence Fides

Asie

Thaïlande : L’Eglise célèbre le mois missionnaire dans la crainte de l’application de mesures contre le blasphème à l’encontre du bouddhisme

« Au cours de cette phase, sous un pouvoir militaire, la société, et en particulier les jeunes, se plaint du manque de liberté et de pluralisme. Il n’est pas possible de critiquer le gouvernement. Mais nos activités pastorales ne sont pas troublées ou modifiées ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le père Peter Watchasin, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Thaïlande, en parlant de la manière dont l’Eglise se prépare actuellement à vivre la Journée missionnaire mondiale du 23 octobre prochain.
Selon un certain nombre d’observateurs, la nouvelle constitution de Thaïlande, approuvée le mois dernier, risque de miner l’harmonie religieuse dans le pays à cause d’une disposition qui impose à l’Etat de promouvoir le bouddhisme Theravada, religion majoritaire au sein de la nation. Ce qui préoccupe surtout parmi les minorités religieuses chrétienne et musulmane, est la possible application de dispositions concernant le « blasphème ».
En effet, la nouvelle constitution prévoit, en son article 67, que « l’Etat établit les mesures et les mécanismes visant à prévenir la profanation du bouddhisme sous toutes ses formes et encourage la participation de tous les bouddhistes en ce qui concerne l’application de tels mécanismes et mesures ». Par conséquent, tout acte interprété comme une menace ou un outrage au bouddhisme peut faire l’objet d’intervention et de répression de la part de l’Etat.
Pour éviter de potentiels problèmes causés par une interprétation extensive de cette disposition, le Premier ministre, Chan-o-cha Prayut, dans une ordonnance prise le 22 août, a confirmé que l’Etat « protège toutes les religions reconnues » et soutient « toutes les fois qui contribuent au développement de la nation » sans violer la loi et les principes d’unité nationale.
Le gouvernement entend ainsi prévenir le déclenchement de conflits religieux au sein de la société. Dans une telle situation, « la communauté catholique – conclut le Père Watchasin – ne s’occupe pas de questions politiques mais continue à mener ses activités. Nous préparons actuellement le mois d’octobre missionnaire, après que l’Eglise ait vécu son Synode spécial en 2015. A la lumière de cette assemblée, en tant que catholiques, nous sommes à la recherche de nouveaux chemins permettant d’incarner l’Evangile dans le pays et de le vivre au sein de la société, dans l’économie, dans le monde politique afin de contribuer au bien commun de la nation ».

Source : Agence Fides