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La Bourse de l’Aventure Chrétienne 2018

La fin des candidatures est fixée au 31 mai 2018.

En 2010, Charles et Gabriel, deux étudiants un peu fous, décident de partir un an à vélo, à la rencontre de communautés chrétiennes isolées ou persécutées. Ils ne sont ni touristes, ni journalistes. Ils veulent simplement voyager, découvrir le monde, tout en vivant une expérience de foi, à la découverte de l’Eglise et des chrétiens oubliés.

A leur retour, ils constatent que beaucoup de jeunes rêvent eux aussi de partir voyager et rencontrer l’Eglise. Mais souvent c’est un parcours semé d’embûches ; ils n’osent pas se lancer par manque de conseils et de financement. C’est de ce constat qu’est née la Bourse de l’Aventure Chrétienne, en 2012 !

​Un coup de pouce humain et financier

La Bourse de l’Aventure Chrétienne, en partenariat avec les Missions Etrangères de Paris (MEP), l’Aide à l’Eglise en Détresse (AED), la chaîne télévisée KTO, la radio RCF et l’hebdomadaire La Vie, est un coup de pouce humain et financier pour les jeunes qui désirent concilier voyage et démarche de foi. ​

​La Bourse de l’Aventure Chrétienne, c’est d’abord une dotation financière de 10 000 € répartis en 3 prix :

– Le Grand Prix du Jury – 5 000 € : le projet coup de coeur
– Le Prix spécial Asie – 3 000 € : le meilleur projet en Asie
– Le Prix du Public – 2 000 € : le projet vainqueur du concours de likes sur Facebook

POURQUOI PAS TOI ?
Tu as un projet d’inspiration chrétienne et tourné vers les autres ?
Tu as envie de découvrir le monde et de tester tes limites ?
De voyager autrement ?
​Pars à l’aventure, à la rencontre de l’Eglise universelle et de tes frères chrétiens !

Les lauréats bénéficieront également d’outils pour faire aboutir leur projet et le partager avec le plus grand nombre :

Une formation reportage : rédaction d’articles avec un journaliste de La Vie, reportage vidéo avec un journaliste de KTO, journalisme radio avec un journaliste de RCF. Une mise en contact avec des communautés chrétiennes dans le monde grâce aux réseaux des MEP et de l’AED. La possibilité de voir leurs articles, photos, vidéos et enregistrements publiés chez les partenaires médias. Des conseils, si besoin, de la part de l’équipe organisatrice de la Bourse de l’Aventure Chrétienne, composée d’anciens lauréats.


Remise de la Bourse de l’Aventure Chrétienne 2016

 

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Doctrine / Formation

Un bon Marché cela peut-il exister ?

Le Vatican vient de reprendre son discours sur les marchés, rappelant que celui-ci devait être un service du bien commun.

(reprise estivale d’un article de décembre 2016)

Pour mieux comprendre en quoi et comment, Pierre de Lauzun répond à la question : qu’est-ce qu’un bon marché ?

Vous pouvez aussi retrouver son entretien vidéo sur l’argent.

Le marché financier joue un rôle considérable dans notre vie collective, mais il a mauvaise presse. Les secousses très violentes de 2007 et 2008 sont dans toutes les mémoires ; la crise de l’euro lui est souvent, à tort, imputée ; enfin et surtout on l’accuse de volatilité et de court-termisme. Il est donc collectivement essentiel de réfléchir à ce que pourrait être un bon marché, au minimum un marché intègre, qui fonctionne selon des règles équitables et compréhensibles pour la communauté qui l’utilise, et dont il arbitre plusieurs éléments clefs de la vie collective.

Le marché des titres

Commençons par le marché des investissements, des titres, et rappelons quelques données de base.

Considérations préalables

Un tel marché financier est un lieu d’échange public de financements entre investisseurs et entrepreneurs ou emprunteurs, matérialisé par des titres négociables. Cet échange est en principe possible à tout moment de la vie du titre, et sur une base régulière. Il se distingue donc fondamentalement des formes de financement direct, qui ne prenne pas la forme de titres négociables – qu’il s’agisse de l’activité bancaire classique de dépôts et de crédits (lorsqu’elle n’est pas titrisée) ou de l’investissement en actions non cotées.

Son avantage est double. D’une part il permet à l’investisseur d’avoir la possibilité quand il le souhaite de vendre le titre détenu (liquidité) et par là soit de retrouver des espèces, soit de se dégager d’un investissement qu’il ne juge plus désirable. Cela élimine les risques considérables résultant d’immobilisations non liquides, ce qui rend possibles de nombreuses opérations qui ne le seraient pas sinon. D’autre part la fréquence des transactions donne un prix d’échange, permettant à l’investisseur ainsi qu’à l’entreprise ou l’emprunteur d’évaluer la manière dont le marché perçoit le titre considéré, soit par rapport à ses performances futures, soit par rapport aux autres possibilités d’investissement. Cela constitue en fait une confrontation publique permanente des projets en présence.

Ses inconvénients sont d’abord l’absence de relation directe entre investisseur et entrepreneur, notamment en termes de partenariat, pouvant conduire à des relations dépersonnalisées ; et la possibilité que prédominent des considérations à court terme et/ou fondées essentiellement sur des critères financiers. Outre ces inconvénients, le marché présente des risques qui sont de trois ordres. D’abord on constate l’existence de mouvements aléatoires nuisant à ses fonctions et notamment conduisant à des niveaux de prix décalés de la réalité et collectivement nuisibles. Ensuite on peut avoir une mauvaise adéquation des produits et des besoins, notamment lorsque les instruments sont trop complexes, ou que l’activité sur le titre n’est pas suffisante. Enfin le cumul des deux effets précédents peut conduire à des effets en chaîne éventuellement systémiques .

Les avantages du marché financier sont toutefois tels qu’il attire une masse de capitaux incomparablement supérieure à ce que donne toute autre méthode, tout en divisant les risques présentés par chacun d’eux et en assurant aux deux parties une liberté très supérieure. Il en résulte que malgré ses inconvénients et limites, il constitue un outil irremplaçable, que ce soit au niveau international comme national. Parallèlement ses faiblesses et ses risques sont tels qu’il nécessite un considérable effort de canalisation et de régulation. Notre objectif ici sera de poser les principes devant gouverner un tel effort.

Les principes d’un marché sain

Les principes régissant le marché

Ils découlent dans une large mesure de la nature même du marché et de sa fonction.

1. Un marché sain est un marché transparent et accessible

Si la confrontation des ordres doit être effectuée largement et si elle doit fonctionner pour l’ensemble de la société, chacun doit disposer de l’information maximale sur l’état du marché et avoir la possibilité d’y participer le plus largement possible, sur une base comparable. Le meilleur moyen pour ce faire est la centralisation des ordres sur une plate-forme unique, avec priorité au premier ordre transmis pour un prix donné, même s’il est petit. Le tout doit être complété par une information étendue sur les possibilités de transaction (c’est le carnet d’ordre, qui donne l’état de l’ordre et de la demande), et sur les transactions réalisées.

Un marché de gré à gré , sauf à être de taille et de rôle minime, ne doit exister que s’il est justifié, c’est-à-dire qu’il est le moyen le plus efficace pour opérer ; il doit présenter des caractéristiques analogues au précédent, et normalement être limité à une catégorie limitée d’acteurs professionnels.

2. Un marché sain est un marché raisonnablement liquide

La liquidité est utile sans être un veau d’or ; mais si un marché n’est pas liquide, il est peu fiable et erratique : tout ordre qui arrive déplace les prix de façon irrationnelle. La liquidité ne se décrète pas, même si on peut la faciliter. Si un marché ne présente pas la liquidité voulue, et qu’elle ne peut être améliorée par des dispositifs divers (teneur de marché, gendarme de la bourse), la valeur ne doit pas être traitée comme une valeur cotée ; les organismes financiers doivent traiter les participations correspondantes comme des immobilisations, notamment en termes prudentiels , c’est-à-dire être équipés pour pouvoir supporter les conséquences de cette faible liquidité.

3. Un marché sain est un marché de confrontation des opinions et non de spéculation sur un mouvement de foule

Un ordre passé sur un marché financier doit normalement représenter une opinion bien établie sur la valeur considérée prise en elle-même, fondée sur des considérations objectives. La spéculation au mauvais sens du terme est cette attitude consistant à anticiper les mouvements du marché plutôt que prendre position sur ce qu’on pense être la valeur réelle du titre. En revanche une prise de position sur un titre, même par vente à découvert, peut être une contribution utile si elle concourt à la formation raisonnable du prix.

Ce principe est d’ordre plus éthique que réglementaire. Mais il peut aussi inspirer des règles visant à limiter la spéculation, au sens précédent. Par exemple, il en résulte que le trading haute fréquence, qui repose par construction sur une interaction des participants en l’absence de toute information réelle , doit être prohibé, notamment par imposition d’un temps minimal entre transactions successives. De façon analogue la gestion indicielle doit être sévèrement découragée ainsi que toutes les formes collectives de ‘pari’ sur un secteur ou sur la cote dans son ensemble.

4. Les mouvements collectifs d’un marché sain doivent être régulés

En cas de mouvement collectif rapide, l’autorité en charge de la surveillance des marchés doit être à même d’interrompre les transactions. Idéalement des opérateurs (gendarmes de la bourse) sont là pour intervenir dans un sens correctif.

5. Un marché sain ne propose que des produits simples

On ne peut coter des produits dont l’analyse suppose un travail complexe, à effectuer cas par cas. Un produit complexe ne peut être qu’un produit pour spécialiste, qui ne doit jouer qu’un rôle auxiliaire et ne peut représenter qu’une part minime du marché.

6. La comptabilité d’un marché sain doit refléter les véritables perspectives des investisseurs

Même si le marché fonctionne de façon intègre, il n’a pas la science infuse sur la valeur des actifs et fluctue constamment. Les opérateurs qui achètent et vendent à un certain moment ne représentent pas la totalité des investisseurs. Le prix de marché du moment n’est donc pas le reflet sûr de la valeur d’un bien. Il n’y a donc aucune raison de comptabiliser à la valeur de marché des investissements réalisés dans une perspective longue (investisseurs institutionnels). Ces derniers doivent utiliser une autre méthode : valeur d’acquisition corrigée, ou lissage des valeurs boursières sur une durée assez longue. Le marquage au marché doit être réservé aux intermédiaires et pour évaluer leur portefeuille de transaction, ou à la gestion collective si elle est liquide (Sicavs).

Les principes éthiques régissant les acteurs

1. Un investissement sain est un investissement basé sur le partenariat

L’objectif normal de l’acquisition d’une valeur mobilière est le partenariat sur la durée. Un investisseur doit donc normalement s’engager sur une durée minimale (2 ans), et de façon nominative. Il doit connaître l’entreprise où il investit. S’il doit se dégager plus vite que ce délai, ce doit être pour un motif prévu par les textes, ou au prix d’une pénalité (notamment fiscale).

2. Les intermédiaires ne doivent avoir qu’un rôle auxiliaire

Cette règle de durée de détention minimale ne doit pas s’imposer à eux, mais leur activité de facilitateur du marché doit être encadrée de manière à n’intervenir que pour faciliter effectivement le fonctionnement du marché. Les transactions des intermédiaires ne doivent pas assumer de rôle directeur sur le marché.

3. Un opérateur n’intervient que pour réaliser une opération justifiée et fondée sur une appréciation de la valeur considérée

Il est important de poser ce principe éthique, même si la réalisation peut apparaître utopique : les participants à un marché sont supposés concourir à une activité qui comporte une dimension d’intérêt général, leur rôle sous cet angle est de recherche ensemble le meilleur prix disponible du moment.

4. Un opérateur est responsable de ses actes

Tout gestionnaire de produits à risque ou complexes doit être responsable de son action, appréciée sur la durée. Dans le cas des positions de dirigeant, notamment chez les intermédiaires, cette responsabilité doit porter sur l’ensemble de leurs biens. Aucun bonus ne doit être versé qui ne soit étalé sur plusieurs années, en cohérence avec la vie des produits concernés.

5. Toute gestion doit afficher ses objectifs y compris en matière éthique

Une gestion collective y compris un fonds de pension doit définir clairement les objectifs qu’il donne à ses gérants et se positionner par rapport aux principes précédents, et plus généralement montrer de façon vérifiable comment, au-delà des perspectives financières, il s’inscrit dans le financement de l’économie réelle.

 

 Source et suite sur le blog de l’auteur

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Pour le Vatican les marchés peuvent être de bons serviteurs

Le Vatican du pape François serait-il devenu libéral ?

« Les marchés mondiaux peuvent être de bons serviteurs mais de mauvais maîtres »,

a prévenu Mgr Ivan Jurkovič, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations unies à Genève. Il est intervenu au Conseil du commerce et du développement de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le 5 décembre 2016, rapporte Zénith.

Il est indéniable que jusque là et dès avant le pape François, le monde catholique a plutôt cultivé une forte réticence, voire même une stigmatisation frisant l’ostracisme, vis-à-vis du marché pris comme une entité vague, antre du Mal. Plusieurs notes émanant du Conseil justice et paix, allant parfois un peu vite en besogne, ont eu tendance à laminer systématiquement ce monde que pourtant il connait fort mal.

Une interprétation, un brin radicale de Laudato si’, n’a pas aidé à briser la glace. Pourtant, à y regarder de plus près, le marché est ce qu’on en fait et peut, comme tout ce que touche l’homme, être vicieux ou vertueux. Dans un article dont nous reproduisons l’essentiel dans nos colonnes formations, Pierre de Lauzun rappelle ce qu’est un bon marché.

En tout cas c’est un service, un moyen. Le tout étant de savoir un service de quoi, de qui, un moyen pour quoi, en vue de quelle fin.

C’est ce que rappelle Mgr Jurkovič dans le discours que nous reproduisons ici.

Monsieur le Président,

D’emblée, le Saint-Siège tient à vous remercier de votre capacité à amener tous les États membres à obtenir un résultat substantiel dans la réalisation du « Maafikiano de Nairobi » lors de la Conférence ministérielle. Permettez-moi aussi d’exprimer notre reconnaissance au Directeur général et au Secrétariat pour la préparation du Conseil du commerce et du développement et pour les résultats obtenus par la CNUCED cette année grâce à l’approbation de son mandat pour le prochain quadriennium. À Nairobi, en juillet dernier, les États ont pu discuter et répondre aux besoins et priorités contemporains des pays en développement dans l’environnement mondial actuel, volatil et déséquilibré.

Comme l’indique également le Maafikiano de Nairobi, « la CNUCED a été créée pour promouvoir une économie mondiale inclusive, en informant les politiques nationales et internationales tout en accordant une attention prioritaire aux besoins et aux intérêts des pays en développement. Cela permettrait d’améliorer les conditions de vie et de créer un système meilleur et plus efficace de coopération économique internationale qui permettrait de bannir la division du monde en zones de pauvreté et d’abondance et de réaliser la prospérité de tous » (1).

Tout au long de l’histoire, le commerce a contribué à transformer les économies, à remodeler la division de la richesse et du pouvoir. Plus récemment, les progrès de la technologie et des communications permettent aux pays en développement de pénétrer les marchés internationaux en se spécialisant dans des tâches spécifiques et des produits intermédiaires. En outre, la communauté internationale a pris des mesures pour rendre le système commercial mondial plus équitable et a élargi l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à la plupart des pays en développement.

L’économie mondiale en 2016 est encore dans un état fragile, avec une croissance susceptible de plonger en dessous des 2,5 % enregistrés en 2014 et 2015. Les performances médiocres des pays développés depuis la crise économique et financière de 2008-2009 devraient perdurer. Il faut ajouter à cela le fait que la perte de dynamisme dans les pays en développement au cours des dernières années sera plus grande que ce qui était prévu auparavant. Le ralentissement des échanges au cours des dernières années a été généralisé dans la plupart des pays en développement et des pays développés. Les taux moyens de croissance du commerce dans toutes les régions sont maintenant très faibles et ne représentent qu’une fraction de ce qu’ils étaient avant la crise. Les causes du ralentissement continu du commerce se retrouvent dans une variété de facteurs. Si certains de ces facteurs sont susceptibles d’avoir seulement des effets temporaires et peut-être de nature cyclique, d’autres sont susceptibles d’être plus durables et liés à des changements structurels.

Le système économique repose sur des mécanismes qui ne sont cependant pas automatiques. Ils fonctionnent s’ils sont initiés avec la bonne intention et des niveaux appropriés de capital spirituel, physique, humain et social. La grande contradiction mondiale dans l’histoire a été la croissance rapide de l’affluence dans certaines régions du monde tandis que d’autres sont restées coupées et en marge. Les marchés mondiaux peuvent être de bons serviteurs mais de mauvais maîtres ; et céder plus d’autorité à ces marchés est une question de choix politique, pas de destin économique ou technologique. Le ralentissement économique dans les économies développées exclut toute explication simple selon laquelle ces choix seraient le produit d’un jeu faussé Nord-Sud. En effet, la conjonction d’une croissance plus lente et de l’augmentation des inégalités dans ces économies a laissé son lot de communautés déprimées. Le grand défi politique auquel est confrontée la communauté internationale est donc de dépasser la cartographie des gagnants et des perdants, de passer de la mondialisation à un récit plus positif de la construction d’une prospérité partagée.

Comme l’a rappelé la Déclaration politique Nairobi Azimio : « Nous sommes toujours confrontés à une répartition inégale des ressources et des opportunités à l’échelle mondiale, mais nous sommes aujourd’hui mieux placés pour prendre des mesures concrètes susceptibles de remédier aux inégalités entre les pays et les peuples. En 2015, les dirigeants mondiaux ont convenu de mieux positionner la communauté internationale pour relever certains des défis mondiaux les plus pressants. Ces accords et résultats offrent collectivement un plan d’action pour l’avenir de l’économie mondiale, de la société et de l’environnement en 2030 ».

Les politiques des institutions multilatérales, l’ensemble des 17 objectifs de l’Agenda post-2015, ne peuvent pas simplement essayer de parvenir à une sorte d ‘ « équilibre efficace » à partir des résultats spontanés d’actions concernées par leur propres intérêts. Nous devons nous efforcer plutôt pour le bien commun, qui exige, d’une part, l’effort et la retenue de chacun des membres d’un groupe, d’une société ou d’une communauté de nations et, d’autre part, la coopération entre eux. Le terrain du bien commun doit être préparé pas à pas et jour après jour, par des efforts continus et consciencieux dans deux directions : l’une structurelle et l’autre vertueuse ; la bonté des structures institutionnelles favorise le bien commun, tandis que le comportement vertueux des personnes aide à transformer les institutions.

C’est ce qui est nécessaire pour aborder les questions fondamentales liées à la crise financière et à la recherche de solutions. Ainsi, quand nous parlons du bien commun, nous devons reconnaître que « le degré de sa réalisation dans un moment historique donné dépend de la disposition des membres du groupe à agir selon leur vocation profonde d’humanité fraternelle » (2).

Comme d’habitude, il est très difficile de faire des prédictions, mais si nous voulons donner au programme 2030 l’occasion de réussir, nous devrions continuer à mettre en œuvre le programme d’action d’Addis-Abeba qui nous invite à rediriger le régime d’investissement national et international vers le développement durable. Il est temps d’adopter un changement transformateur pour traduire les déclarations en actions et les engagements en réalisations. Il ne nous suffit plus de réaffirmer notre position après avoir négocié un mandat ministériel équilibré, notre objectif commun devrait être de le faire fonctionner pour transformer notre décision en action et atteindre cet objectif ambitieux formulé dans l’Agenda 2030.

Merci, Monsieur le Président.

(1) Cf. TD/519/Add.2, par. 8 http://unctad14.org/Documents/td519add2_en.pdf

(2) Dembinski, Finanzen und Fristen : Krise der Kongruenz zwischen Realität und Virtualität der Zeit, in Religion-Wirtschaft-Politik : Vol. 8. Kapitalismus – _eine Religion in der Krise I. Grundprobleme von Risiko, Vertrauen, Schuld, eds. G. Pfleiderer & P. Seele, pp. 282–322, Zürich, 2013.

© Traduction de Zenit, Constance Roques