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L’abbaye bretonne de Timadeuc en 3 minutes ! Histoire, fromage, pâtes de fruits…

Un article proposé par Divine Box.

Attachez vos ceintures, et direction la Bretagne, à l’abbaye de Timadeuc ! Malgré une histoire pleine de rebondissements, les moines trappistes ont toujours su s’adapter et redynamiser leur communauté. Aujourd’hui, la communauté partage ses journées entre temps de prières et de travail. Les frères enregistrent des chants grégoriens, fabriquent notamment de délicieuses pâtes de fruits, et font aussi d’incroyables fromages ! A l’occasion de sa « box des monastères » spéciale Noël, qui contiendra notamment les pâtes de fruits de Timadeuc, Divine Box vous explique tout sur l’abbaye juste en dessous !

Ci-dessus, un frère de l’abbaye de Timadeuc en train de cuir artisanalement les célèbres et délicieuses pâtes de fruits de la communauté – Divine Box

Abbaye de Timadeuc : le début de l’aventure

 

Tout commence en 1840. Le Révérend Père dom Joseph Hercelin, père abbé de l’abbaye de la Trappe, en Normandie, décide d’acheter une propriété avec ses deux métairies dans le Morbihan. Elle appartient alors à une vieille dame, la riche Comtesse du Bot, trop âgée pour l’entretenir. Elle accepte donc de bon coeur de les céder aux moines, et à un prix modique.

Une fois l’acte signé, trois moines (un abbé, un diacre et un frère) filent donc sur place pour réaménager les bâtiments, défricher les terrains, et construire ce qu’il faut. La communauté de la future abbaye de Timadeuc naît alors, grâce à l’énergie des trois premiers : un abbé, un diacre et un frère convers. En avant la compagnie !

Dès l’achat de la vieille bâtisse de l’abbaye de Timadeuc, les moines retroussent leurs manches pour aménager ses terres environnantes – Divine Box

 

La première pierre de l’abbaye de Timadeuc

 

Après la remise en état des lieux, voici venu le temps de construire un prieuré en bonne et due forme ! Dès 1842, les moines sur place se mettent à la tâche, en utilisant notamment pour cela… les vieilles pierres du château de Rohan !

Et les efforts payent : l’église sort de terre le 1er septembre 1846 ! Par ailleurs, la communauté grandit et s’organise vite, obtenant ainsi bientôt le statut officiel d’abbaye. En effet dès 1847, un rescrit pontifical accorde au prieuré le statut d’abbaye. Son nom officiel est alors : l’Abbaye Notre-Dame de Thymadeuc. Le nom est repris aux anciens propriétaires ! Sympa, non ?

 

Aujourd’hui encore, on peut admirer la très belle église de l’abbaye de Timadeuc de 1846 – Divine Box

 

Abbaye de Timadeuc : les épreuves

 

En 1860, les bâtiments conventuels sont terminés, sauf le cloître qui reste inachevé. Mais trois ans après, un incendie criminel ravage l’hôtellerie, les écuries, et quelques annexes… il faut presque repartir à zéro !

On raconte qu’« au milieu de ce triste spectacle, ces saints moines paraissaient calmes et semblaient accepter avec une grande résignation cette nouvelle épreuve à laquelle la divine Providence a voulu les soumettre ». Chapeau bas…

Mais les festivités reprennent de plus belle en 1880, avec un décret du gouvernement fermant 261 monastères en France ! Expulsés de force, les moines de l’abbaye de Timadeuc ne reviendront sur place que deux ans plus tard, le 1er décembre 1882 seulement ! D’abord discrètement, puis publiquement..

En 1880, un décret ordonne l’expulsion des moines de 261 monastères, dont l’abbaye de Timadeuc – Divine Box

 

Une médaille pour l’abbaye de Timadeuc

 

Au XXe siècle, l’histoire de l’abbaye de Timadeuc est marquée par la Seconde Guerre mondiale. La communauté héberge alors des résistants et des soldats alliés, cache des armes, produit des faux papiers, et accueille même un centre d’entraînement au tir !

Cette résistance active est insufflée notamment par le père Gwénaël Thomas, qui sera plus tard capturé puis torturé par la Gestapo sans rien révéler, sauvant ainsi des dizaines de personnes… En récompense de ces actes, l’abbaye reçoit en 1946 la médaille de la Résistance, accordée à deux abbayes françaises seulement. C’est pas beau ça ?

L’abbaye de Timadeuc a reçu en 1946 la médaille de la Résistance pour ses actes de bravoures durant la guerre – Divine Box

La ferme de l’abbaye de Timadeuc

 

Pendant longtemps, fidèles au charisme trappiste, les moines de l’abbaye de Timadeuc se sont occupés d’une ferme. Dans ce petit coin de paradis, les champs de blé donnaient de la farine aux moines et du foin aux vaches, et donc, plus tard, du pain, du lait et du fromage à la communauté ! Tout un artisanat monastique se développe donc sur place à l’époque.

Mais en 2003, par manque de moyens humains, les trappistes ont préféré louer ces terres à des agriculteurs. Pas de panique cependant, ils continuent aujourd’hui à affiner leurs fromages et à produire des pâtes de fruits grâce au verger !

Les frères de l’abbaye de Timadeuc affinent leurs fromages depuis la moitié du XIXe siècle – Divine Box

Abbaye de Timadeuc : et aujourd’hui ?

 

Aujourd’hui, vingt-quatre moines habitent l’abbaye de Timadeuc ! Ils sont trappistes (cisterciens de la stricte observance), et suivent donc la règle de saint Benoît « ora et labora » (prie et travaille).

Le premier des sept offices quotidiens est à 4h15 (du matin, oui oui), et entre temps, les moines bossent dur ! Affinage du fromage, enregistrements de chants grégoriens,  et bien sûr travail manuel. Pour cela, ils font un des plus grands classiques des produits monastiques : des pâtes de fruits !

Un aperçu des savoureuses pâtes de fruits de l’abbaye de Timadeuc – Divine Box

 

Et pour acheter les pâtes de fruits de l’abbaye de Timadeuc ?

Sur place à la boutique à l’entrée de l’abbaye bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter les pâtes de fruits de l’abbaye de Timadeuc. Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’anecdotes rigolotes sur l’abbaye de Timadeuc : devise de l’abbaye, fabrication du fromage (dont le Timanoix, affiné à la liqueur de noix) etc…

 

L’abbaye de timadeuc en vidéo (1mn)

 

L’abbaye de Timadeuc en vidéo, ça donne ça :

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[Idée cadeau] Les 10 bonnes raisons d’offrir la Divine Box de bières trappistes

La joie de la fête de Noël arrive bientôt, et avec, ses cadeaux ! Une idée de cadeau qui a du sens : la Divine Box « trappiste », remplie de bières trappistes, brassées par les moines trappistes au sein de leur abbaye. Une occasion de faire plaisir, tout en soutenant les abbayes.

 

Le contenu de chaque box :

  • 6 bières trappistes (3 différentes, en double pour pouvoir partager)
  • Un « guide des bières trappistes » (écrit par la sympathique équipe de Divine Box, et validé par les moines eux-mêmes), pour apprendre à déguster les bières trappistes
  • Un décapsuleur au design très sympa !

 

Voici le top 10 des bonnes raisons d’offrir la Divine Box « trappiste » pour Noël :

  1. Pour découvrir les bières trappistes, qui sont classées parmi les meilleures au monde. Divine Box en livre 6 par mois !
  2. Pour apporter sa bière à l’édifice (et pour les jeux de mots de Divine Box qui sont géniaux) ;
  3. Pour faire votre B-A : chaque bière trappiste vendue aide financièrement l’abbaye et soutient des associations ;
  4. Pour gagner la compet’ du meilleur cadeau en famille (ça va cartonner, c’est sûr) ;
  5. Pour apprendre à déguster une trappiste, grâce au « Petit Guide des Bières Trappistes ». Eh oui, ça s’apprend !
  6. Pour montrer votre amour à l’équipe Divine Box, qui est vraiment sympa (d’après ce que tout le monde dit) ;
  7. Pour offrir un cadeau qui dure. Avec l’abonnement, la box revient chaque mois, et ça c’est top !
  8. Pour offrir ENFIN une Divine Box, cadeau que votre ami/proche attend depuis des mois sans oser vous le dire ;
  9. Pour vous faire inviter plus souvent par la personne que vous allez combler. Eh oui, une bière, ça se partage !
  10. Il n’y avait pas de 10e raison, mais un top 9, ça fait un peu tâche !

 

Cliquez ici pour découvrir la Divine Box de bières trappistes. Merci pour eux et pour les moines !

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Découverte de l’abbaye Saint-Michel de Kergonan (56)

Aujourd’hui, direction Plouharmel, dans le Morbihan ! Nous rencontrons les soeurs de l’abbaye Saint-Michel de Kergonan (à ne pas confondre avec l’abbaye voisine de Sainte-Anne de Kergonan, et qui regroupe des moines). Située à 800 mètres de la mer, l’abbaye bénédictine fondée en 1898 regroupe de nos jours 25 soeurs. Nous vous proposons de découvrir leur agriculture 100 % biologique, grâce à laquelle elles réalisent de délicieuses confitures !

Des chants grégoriens et du travail manuel

Les soeurs bénédictines de Kergonan sont célèbres pour leurs chants grégoriens. Ce n’est pas un hasard, puisque l’abbaye a été fondée par l’abbaye de Solesmes, dans la Sarthe, spécialiste du chant grégorien.

Les soeurs de l’abbaye de Kergonan prient 8 offices par jour (7 le jour, 1 la nuit), entièrement chantés en latin. Elles suivent en effet la règle de saint Benoît (VIe siècle), le fondateur du monachisme occidental actuel, et qui enjoint les religieuses à partager leur journée entre temps de prière et de travail.

Pour assurer leur subsistance, les soeurs travaillent donc environ 4 heures par jour. Les charges sont distribuées par la mère abbesse, et changent tous les 3 ans environ. Les soeurs effectuent évidemment leurs différentes tâches dans le silence, pour favoriser la méditation et la prière.

Un jardin cultivé biologiquement

Parmi les activités de l’abbaye, il y a tout d’abord l’entretien de leur grand jardin de 25 hectares. Grâce à leur verger et à leur potager, les soeurs sont devenues autonomes pour leur consommation personnelle.

Dans un souci de préserver la création, elles ont décidé de n’utiliser aucun pesticide pour leur domaine, mais seulement des engrais et des fertilisants biologiques. Qu’à cela ne tienne, pourquoi ne pas les créer soi-même ?

Soeur Catherine, l’économe du monastère, a donc inventé avec l’aide d’un ingénieur agronome, le propre engrais bio de l’abbaye ! Dix-huit ans d’essais et d’élaborations ont été nécessaires. Les soeurs voulaient utiliser à leur avantage leur proximité avec la mer, pour exploiter les bienfaits des algues et des plantes de la région.

Elles élaborent donc un purin à base d’orties, d’algues, de lithothamne (une sorte d’algue rouge), et de prêle, qu’elles brassent et laissent macérer quelques jours, selon le climat et sa température. Leur création est tellement artisanale qu’elles ont créé leur tank de purin sur-mesure ! Pour cela, elles ont récupéré l’ancien tank à lait de leur ferme, et ont modifié la forme de son hélice pour que le brassage soit plus délicat et plus homogène.

Le jardin demande donc beaucoup d’entretien, et les soeurs disposent d’un jardinier pour les seconder, seul homme à pouvoir pénétrer dans l’enceinte de la clôture. Fortes de leur succès, les soeurs proposent aujourd’hui dans leur boutique une gamme de cinq engrais adaptés aux petits jardins !

Des confitures 100 % naturelles et « fait-maison »

Grâce aux fruits de leur jardin cultivés biologiquement, les soeurs élaborent aussi artisanalement des confitures «  100 % naturelles  ». Sans colorant ni conservateur, cela va de soi. C’est une seule soeur bénédictine de l’abbaye qui transforme les fruits et les légumes du domaine dans la cuisine de l’abbaye. Elle cuit les ingrédients en petite quantité afin de préserver leur goût naturel. Heureusement, les « anciennes  » du monastère lui donnent aussi un coup de main pour la mise en pot et l’étiquetage !

De tels produits naturels et « fait-maison », forcément cela forge une réputation locale ! Les soeurs confient fièrement que certains clients les mangent à la petite cuillère, et que d’autres viennent chaque année leur acheter des dizaines de pots !

Les best-sellers de l’abbaye sont notamment la confiture dorange, et celle de cassis. Les confitures de rhubarbe et de rhubarbe-poire ont aussi un certain succès Pour les amateurs de découverte et d’originalité, les bénédictines proposent aussi des confitures de potiron-orange et de courgette-citron !

Article écrit en collaboration avec Divine Box, le spécialiste des produits monastiques et des bières trappistes.

(source : Breizh-info)

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Le top 5 des infos sur la bière Orval !

Un article proposé par Divine Box.

La bière d’Orval, c’est tout un mythe ! Ambrée, titrant à 6,2 % vol., elle est brassée depuis 1932 à l’abbaye Notre-Dame d’Orval, dans le sud-est de la Belgique, sous le strict contrôle des moines trappistes. Elle fascine de nombreux amateurs…

Seraient-ce ses arômes si particulier, sa bouteille à la forme unique, ou encore parce qu’elle se fait de plus en plus rare ? Aujourd’hui, Divine Box vous raconte 5 choses à savoir sur la bière Orval. C’est parti !

 

L’abbaye d’Orval, en Belgique, où est brassée la bière Orval depuis 1932 – Divine Box

 

1/ La bière Orval, une bière rarissime (et de plus en plus)

 

La bière d’Orval est une denrée rare, et tout le monde se l’arrache ! Pourquoi ?

D’abord, car sa production est limitée.

  • Certifiée officiellement « Authentic Trappist Product », elle est donc forcément brassée au sein même de l’abbaye d’Orval. Or l’espace y est limité, et la clôture du monastère (et donc les murs de la brasserie) ne sont pas extensibles à l’infini ! Et cela, quelle que soit la demande ! Puisque la place est limitée, alors la production est limitée, c’est aussi simple que cela !
  • Un autre engagement des moines trappistes consiste à ne pas produire plus que ce dont ils ont besoin pour vivre. Et s’ils ont du surplus, ils le reversent à des oeuvres de charité (c’est un des critères pour être un « Authentic Trappist Product ». Or les moines reversent déjà plus de la moitié de leurs bénéfices à des associations caritatives ! Signe que la production actuelle d’Orval leur suffit déjà largement pour vivre. Ils n’ont donc aucune raison de l’augmenter !

Pourtant, chaque année, il sort 78000HL de bières des cuves des moines d’Orval. C’est peu comparé aux bières que l’on trouve si facilement dans le commerce, mais il faut quand même les écouler ! En fait, il semblerait que sa rareté entretient aussi le mythe et donc sa demande ! En effet, si la pénurie de la bière Orval s’accentue, c’est aussi par un effet boule de neige. C’est-à-dire que sa raréfaction crée et augmente le désir de s’en procurer. En que fait alors l’amateur d’Orval lorsqu’il croise le bien tant convoité ? Vous avez deviné…

 

Ci-dessus, les cuves en cuivre de la brasserie d’Orval, où la bière Orval est produite en quantité limitée, malgré la hausse constante de la demande – Divine Box

2/ La bière est née grâce à une légende

 

Nous sommes en Belgique au XIe siècle, et Mathilde, comtesse de Toscane, se ballade. Elle vient boire au bord d’un ruisseau et, par inadvertance, fait tomber son alliance dans l’eau. Or cette bague était le seul souvenir qui lui restait de son défunt mari. Toute chagrinée, elle invoque alors la Vierge en aide.

Soudain, une truite jaillit de l’eau, tenant dans sa bouche le précieux anneau. Mathilde saisit l’anneau en s’écriant : “Vraiment, c’est ici un val d’or” ! Depuis :

  • Une abbaye a été fondée, du nom d’Orval (Val-d’or / Or-val)
  • La source d’eau s’appelle « Mathilde » et approvisionne toute la brasserie
  • Le logo de la bière d’Orval est une truite tenant dans sa bouche un anneau

Si l’Orval existe aujourd’hui, c’est donc aussi un peu grâce… à la Vierge !

Le vitrail dans la salle de brassage de l’abbaye représente l’épisode de la légende d’Orval, où l’on voit notamment à gauche le poisson tenant l’anneau dans sa bouche – Divine Box

3/ La forme de la bouteille est unique au monde

La bière d’Orval a une forme arrondie bien particulière. Elle est en effet en forme de quille. Selon certains, ses formes rondes seraient là pour évoquer la volupté et la fertilité…

En réalité, le but ne serait pas seulement esthétique, mais essentiellement pratique. Cette forme permet en effet à la bouteille de résister confortablement à la forte pression de la bière qu’elle contient ! Car la pression de la bière Orval est deux fois plus importante que les bières blondes traditionnelles ! Ça leur met la pression non ?

La forme en quille de la bière Orval est unique au monde, et avait été pensée pour résister à la pression de la bière exercée sur la bouteille – Crédit Photo : @frederick_oostduinkerke (Instagram)

 

4/ L’Orval, une authentique bière trappiste

 

Elle fait partie du cercle très restreint des bières trappistes. Elle arbore donc sur son étiquette le précieux logo « Authentic Trappist Product ». Ce label garantit trois choses :

  • La bière est brassée au sein de l’abbaye
  • La bière est brassée par les moines ou sous leur strict contrôle
  • Les bénéfices sont consacrés à la vie des moines, et les excédents reversés à des œuvres à caractère social

À l’abbaye d’Orval, le brassage de la bière fut dès ses débuts (1932) le moyen de financer la reconstruction des bâtiments et leur entretien. Aujourd’hui, le succès de leur bière trappiste est tel que moins de la moitié des bénéfices sert encore à cette fin. Le reste est reversé à des œuvres caritatives. Plutôt sympa comme artisanat monastique, non ?

Le logo « Authentic Trappist Product » présent sur la bouteille garantit, entre autres, que la bière est bien brassée au sein de l’abbaye, et sous le contrôle de ses moines – Divine Box

 

5/ La bière Orval, l’une des meilleures bières du monde !

 

C’est aussi, il faut bien le dire, l’une des meilleures bières du monde ! Elle est en effet notée 99/100 sur le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, parmi plus de 16 000 brasseries !  Sur ce même site, elle est aussi 2ème au classement du « Top 50 des ‘Belges Ale‘ ». Pas mal, non ?

La Revue du Vin de France, quant à elle, lui donne la prestigieuse note de… 19/20 ! Et Belgibeer la classe en deuxième position dans le classement des bières trappistes. Et l’on pourrait encore dérouler la liste… Encore une preuve que les produits monastiques sont réputés, et même parmi les meilleurs au monde, dans leur catégorie !

Aujourd’hui, la bière Orval est célèbre dans le monde entier, et rivalise avec les plus grandes bières – Crédit Photo : @orval_beer_love (Instagram)

 

6/ Et pour acheter de la bière d’Orval ?

A la boutique de l’abbaye d’Orval, en Belgique, bien évidemment ! Ou sinon par exemple dans la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter la bière d’Orval.

Et sinon, pour aller plus loin, cliquez ici pour en savoir plus sur la bière d’Orval.

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Abbaye de Chantelle : l’histoire des soeurs aux produits de beauté !

Un article proposé par Divine Box.

Ce mois-ci, Divine Box vous emmène à la découverte de l’abbaye de Chantelle, dans l’Allier. Sur place, les bénédictines prient et travaillent à la production de produits de soin et d’hygiène. Un grand classique dans les produits monastiques !

 

L’histoire de l’abbaye de Chantelle commence il y a fort longtemps…

 

À Chantelle, tout commence au… Ve siècle ! On y construit en effet un château primitif et une église dédiée à saint Vincent, culminant à 323 mètres, et surplombant donc la région ! Un lieu stratégique donc, dont nous verrons l’importance plus tard…

Mais la présence monastique, elle, n’arrive qu’en 937. À cette date, les propriétaires des lieux (un certain Ainaud et son épouse Rothilde) donnent ainsi les bâtiments à des chanoines de saint Augustin. Cet acte fondateur, co-signé par saint Odon (bénédictin réputé de l’époque), est encore précieusement conservé à l’abbaye.

Incroyable, non ?

 

L’abbaye de Chantelle : un lieu prisé !

Au fil des années, Chantelle fait des envieux parmi les stars de l’époque !

Il faut dire que sa situation géographique est stratégique à l’époque. La colline qui surplombe la région était en effet tout proche d’une ancienne voie romaine, très empruntée alors pour les déplacements et le commerce, qui reliait autrefois Clermont à Bourges.

Grâce à ce positionnement tout particulier, l’abbaye de Chantelle a rapidement attiré du monde. Voici quelques faits marquants :

  • au VIIIe siècle, Pépin le Bref (roi des Francs) s’empare du château ;
  • en 1286, Aymar de Cros (évêque de Clermont) s’y fait sacrer ;
  • au XVe siècle, le duc de Bourbon en prend possession et rebâtit tous les lieux ;
  • au XVIe siècle, Anne de Beaujeu (fille du roi Louis XI et régente de France) y installe sa résidence avant d’y mourir.

Entre temps, le prieuré se refait plusieurs beautés : au XIIe et au XVe siècle. Les bâtiments s’embellissent !

 

L’abbaye de Chantelle se situe en Auvergne, dans un ancien château – Divine Box

 

 

Chantelle chancelle !

Mais la vie de château (héhé) prend fin un peu plus tard.

En 1638 notamment, le château de Chantelle est « desmolly et razé » sous les ordres de Richelieu, ennemi farouche de la noblesse. Il soupçonnait alors les lieux d’être un repaire de potentiels ennemis du roi. Heureusement pourtant, le prieuré reste alors intact !

Mais au XVIIe siècle, la communauté des chanoines faiblit, et laisse finalement sa place à des jésuites en meilleure forme. L’élan de ces derniers donnera plus de rayonnement et de dynamisme à Chantelle, et c’est tant mieux !

Un siècle plus tard, à la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national. Triste sort… C’est donc la fin de la vie religieuse à Chantelle, après plus de huit siècles d’histoire !

Mais attendez, les bonnes nouvelles arrivent un peu plus tard…

 

Les bénédictines de Chantelle arrivent !

Une fois passé le tumulte de la Révolution, l’évêque de Moulins désire que la vie monastique reprenne à Chantelle. Et il a bien raison, tiens !

C’est ainsi qu’en octobre 1853, un groupe de bénédictines de l’abbaye de Pradines (près de Roanne), arrive à l’abbaye de Chantelle. On y est enfin ! La nouvelle communauté grandit alors vite et bien et aménage petit à petit les quelques vestiges des siècles passés.

À peine dix ans plus tard, en 1862, les bâtiments sont même classés « monuments historiques » ! Pas mal non ? L’abbaye de Chantelle reprend donc du poil de la bête, et rayonne doucement mais sûrement !

Les « bénédictines de Chantelle » sont aujourd’hui une dizaine à l‘abbaye de Chantelle – Divine Box

 

La cosmétique à l’abbaye de Chantelle : ça mousse !

Après la Seconde Guerre mondiale, les bénédictines de Chantelle cherchent une activité pour préserver les lieux et assurer la subsistance de la communauté. Après mûre réflexion, le choix est fait en 1952 : l’abbaye de Chantelle fabriquera des produits d’hygiène pour la famille ! En voilà une drôle d’idée en terme d’artisanat monastique !

Au lancement en août 1954, toute la communauté est investie : une soeur chimiste en production, une soeur mathématicienne en comptabilité, et les autres notamment pour le conditionnement. En deux temps trois mouvements, elles sortent déjà un lait de toilette et une eau de Cologne ! C’est le début d’un grand succès pour les bénédictines de Chantelle…

 

À Chantelle, « Business is Business »

Très vite, les produits de soin de l’abbaye de Chantelle font un carton dans la région !

Au fil des années, les soeurs développent alors leur gamme : nouvelles senteurs, nouveaux formats, nouveaux produits etc. Chaque soeur participe ainsi, selon ses capacités, à la production ou au conditionnement.

En 1962, les soeurs créent leur propre entreprise : « Les Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Elle deviendra ensuite en 1982 : « Société Nouvelle des Fabrications des Bénédictines de Chantelle ». Les soeurs s’organisent de mieux en mieux, et se professionnalisent. Eh oui, même chez les bénédictines on parle business plan !

Quelques partenariats  de production émergent avec d’autres abbayes, notamment avec les moines de l’abbaye Sainte-Marie du Désert en 1994. Mais plus tard, notamment en 2012, tout sera rapatrié à l’abbaye de Chantelle.

Les soeurs de Chantelle conçoivent, développent et fabriquent artisanalement des produits cosmétiques dans leur laboratoire. Un grand classique des produits monastiques – Divine Box

 

L’abbaye de Chantelle aujourd’hui ?

Aujourd’hui, l’abbaye Saint-Vincent de Chantelle regroupe dix bénédictines qui vivent toujours selon la règle de saint Benoît : « prière et travail ».

En plus des sept prières quotidiennes (la première à 5h40 !), les soeurs accueillent les pèlerins de Compostelle et travaillent de leurs mains au conditionnement des produits et au développement des nouveautés cosmétiques.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur les produits de l’abbaye de Chantelle, ou bien par là pour en savoir plus sur l’abbaye de Chantelle, son architecture et sa situation aujourd’hui.

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Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé !

Un article proposé par Divine Box

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés !
Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

L’abbaye de Landévennec en Bretagne – Divine Box

La Bretagne ça vous gagne !

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu !

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

Les ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire !

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors !

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour !

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

Aujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

 

Départ pour Haïti !

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ?

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

Les incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

 

Un musée à ciel ouvert !

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !

Europe non francophone #NLH #NLQ

Bière Quadrupel : encore une invention des moines !

Un article de Divine Box

Tiens donc, mais qu’est une bière Quadrupel ? Est-ce vraiment une bière à quatre fermentations, comme on l’entend souvent ? Par qui a-t-elle été inventée ? Comment la distinguer des autres ? Ce mois-ci Divine Box vous propose d’en apprendre plus sur la bière Quadrupel et notamment sur « La Trappe Quadrupel », la toute première bière Quadrupel du monde, que vous pourrez déguster dans la box trappiste de septembre ! Tout bu or not tout bu, c’est vous qui en déciderez !

L’étiquette de la Trappe Quadrupel, brassée à l’abbaye trappiste de Koningshoeven aux Pays-Bas – Divine Box

L’étiquette de la Trappe Quadrupel, brassée à l’abbaye trappiste de Koningshoeven aux Pays-Bas – Divine Box

 

Bière Quadrupel : qu’est-ce qu’une bière Quadrupel ? 🤔

On pense souvent qu’une « bière Quadrupel » est une bière qui aurait subi une quadruple fermentation… Et bien non ! Rien à voir.
En fait, à l’origine, une Quadrupel est une bière brassée avec quatre fois plus d’ingrédients que la bière de référence (la blonde). Pour être un poil plus précis :

  • Lors de l’empâtage (1e grande étape du brassage), on mélange l’eau avec quatre fois plus de malt que la dose de référence, pour créer le « moût ».
  • Lors de l’ébullition (2e grande étape du brassage), on infuse ensuite quatre fois plus de houblon que la dose de référence pour « aromatiser » la bière et lui donner son amertume et ses arômes.

 

Point de quadruple fermentation donc, mais quatre fois plus d’ingrédients par rapport à la bière « blonde » d’origine. Enfin ça, c’était au début, avec la recette officielle créée par… les moines !

Derrière les murs de l’abbaye de Koningshoeven, aux Pays-Bas, se cache la brasserie à l’origine de la toute première bière Quadrupel au monde – Divine Box

Bière Quadrupel : l’exemple de « La Trappe Quadrupel », la première bière quadrupel au monde ! 🥇

Si vous aimez la bière, cette histoire de « bière Quadrupel » devrait vous rappeler quelque chose. Vous avez sans doute déjà entendu parler des « Dubbel » ou des « Tripel ». Pour la petite histoire, ce sont les moines trappistes de l’abbaye de Westmalle, en Belgique, qui ont créé ces deux bières mondialement connues. Eh bien, le procédé est le même, et c’est eux qui l’ont inventé ! La Westmalle Dubbel est brassée avec deux fois plus d’ingrédients que la bonde de l’abbaye, et la Westmalle Tripel, avec … trois fois plus d’ingrédients que la blonde. C’est bien vous suivez ! Aujourd’hui, tout le monde a copié les moines, mais à l’origine c’est eux qui ont tout inventé !

Et devinez donc qui bien pu brasser la toute première Quadrupel au monde ? Les moines, tiens ! Mais cette fois-ci pas ceux de Westmalle, mais leurs voisins de l’abbaye de Koningshoeven aux Pays-Bas. Baptisée La Trappe Quadrupel lors de son premier brassage en 1991, elle visait à moderniser l’image de la brasserie des moines (fondée en 1884 !), et à s’ouvrir à l’international. Alors après la Dubbel et la Tripel des moines, il suffisait simplement d’inventer la Quadrupel ! Quelques brassins plus tard, le tour est joué. **Clap Clap Clap**

La bière trappiste la Trappe Quadrupel a une très belle robe ambrée, et des arômes de caramel et fruits noirs – Crédit Photo : Abbaye de Koningshoeven

Bière Quadrupel : quelles sont les caractéristiques d’une bière Quadrupel ? 😋

Si vous avez bien suivi, donc, une Quadrupel est brassée avec quatre fois plus de malt et de houblon que la bière de référence. Concrètement, cela a plusieurs conséquences sur le style de la bière Quadrupel.

 

  1. Tout d’abord, la teneur en alcool des Quadrupel est plus forte (souvent autour de 10 %). Car le « moût », ce mélange de céréales et d’eau au début du brassage, est un liquide sucré. Or s’il y a plus de céréales, alors il y a plus de sucre. Et que devient le sucre sous l’effet des levures ? Du CO2 et de l’alcool ! Donc plus de céréales au départ donne plus d’alcool à la fin ! La boucle est bouclée 😇

 

  1. L’amertume de la bière Quadrupel est plus prononcée que celle de ses consoeurs. Eh bien oui, car on met quatre fois plus de houblon, cette plante qui diffuse son amertume à la bière. Mais pas d’inquiétudes, les brasseurs (notamment les moines !) savent très bien doser cela et travaillent la bière pour que ce soit agréable à boire. Mais encore une fois, la règle du x4 est la théorie initiale des moines. Aujourd’hui, on en est loin, donc les bières quadrupel ne sont jamais surchargées en houblon !

 

  1. La robe de la Quadrupel est foncée, en général ambrée ou brune. Cela n’est pas dû tant à la quantité de malt, mais plutôt au type de malt utilisé (plutôt très torréfié). Pas de règle précise ici, mais c’est plutôt une « tradition » que la bière Quadrupel soit foncée !

 

  1. La bière Quadrupel contient souvent des arômes de céréales (vous avez compris pourquoi), et de fruits mûrs (banane ou figue par exemple).

 

Et voilà, vous savez déjà pas mal de choses sur la bière Quadrupel ! Maintenant, on passe à la dégustation ? Tiens, que donne donc la toute première Quadrupel du monde, celle des moines de l’abbaye de Koningshoeven ?

Bière Quadrupel : et pour goûter la Trappe Quadrupel ? 🍺

 

En plus d’être la toute première bière Quadrupel au monde, La Trappe Quadrupel est notée 99/100 sur le site RateBeer. Vous êtes donc entre de bonnes mains ! Voici quelques infos pour la déguster au mieux :

  • Température de dégustation : entre 10°C et 14°C
  • Œil : robe ambrée, reflets brun/rubis, mousse blanc cassé et fine
  • Nez : notes de caramel, de raisins secs, d’épices (coriandre), et de fruits noirs (figue, prune, datte)
  • Bouche : notes de caramel, de raisins secs, d’épices (coriandre, muscade) et de fruits noirs (figure, prune, datte)

 

Et pour déguster La Trappe Quadrupel, retrouvez-la ici dans la boutique Divine Box, ou abonnez-vous à la box trappiste et recevez-la en septembre avec cinq autres mythiques trappistes ! À déguster avec ses copains et… modération ! 😇

 

En France #NLH #NLQ

L’abbaye de Jouques : des soeurs qui rayonnent… en Provence !

Un article de Divine Box.

Ce mois-ci, Divine Box vous fait découvrir les bénédictines de l’abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques, en Provence ! À l’occasion de la Divine Box de juillet du mois de juillet, qui comporte leur incroyable tapenade, on vous raconte tout sur elle : son histoire, ses évolutions, ses petites anecdotes… et ses produits monastiques !

La splendide abbaye de Jouques se trouve en Provence, entourée de champs de lavande – Divine Box

Vive le roi !

Tout commence au lendemain de la Révolution, en 1816… À l’époque, la princesse Louise-Adélaïde de Bourbon-Condé souhaite en effet fonder une communauté de bénédictines. Pour s’installer, son cousin Louis XVIII (et roi de France, tout de même) lui offre alors le “Temple”, ancienne prison de Louis XVI ! Mais, après des débuts encourageants pour les soeurs, la donation du “Prieuré Saint-Louis du Temple” est annulée après la révolution de 1848. Les soeurs doivent alors fuir. Sauve qui peut !

En cavale…

Pour retomber sur ses pattes, la communauté s’installe alors rue Monsieur, à Paris, où elle fonde un pensionnat. Mais le climat politique n’est pas vraiment propice ! D’abord menacées en 1904, les soeurs sont ensuite chassées en 1938, quand le monastère est mis en vente. Oui oui, sans scrupule. Cette fois, direction Meudon ! Au programme : une installation “provisoire” avant de trouver de meilleures conditions. Pour la petite histoire, cette période “provisoire” durera quand même plus de douze ans…

 

Abbaye de Jouques : on y est !

Tout est bien qui finit bien : après la guerre, en 1951, la communauté s’installe à Limon dans l’Essonne, dans une toute nouvelle abbaye que les soeurs ont fait construire. La communauté, nombreuse et rayonnante, envoie alors en 1967 un groupe de bénédictines à Jouques en Provence pour fonder un monastère. On y est ! Enfin presque, puisqu’en réalité les sœurs vivent au départ dans une ferme. Une vie monastique plutôt “surprenante” donc, mais à laquelle les soeurs s’accommodent très vite !

Côme visite les magnifiques vignes de l’abbaye de Jouques en compagnie de deux soeurs – Divine Box

L’abbaye de Jouques rayonne

Très vite, la vie bat son plein à Jouques, et la communauté cartonne ! Les travaux d’aménagement sont terminés en deux ans, le nombre de soeurs augmente vite, et la communauté atteint rapidement l’autonomie. La nature provençale (vignes et oliviers au premier plan !) apporte aux soeurs ce dont elles ont besoin, et la dépendance vis-à-vis de l’abbaye-mère de Limon s’estompe peu à peu. Jouques devient officiellement une abbaye autonome en 1981 ! Et face au nombre de soeurs qui augmente, Jouques doit songer à fonder, à son tour…

 

Vers de nouvelles contrées !

Au début des années 1990, l’abbaye de Jouques regroupe en effet plus de cinquante soeurs, qui sont donc à l’étroit… Un petit groupe de soeurs file alors direction Rosans, dans les Hautes-Alpes, et s’installent dans… une vieille ferme. Décidément ! Puis, à nouveau en 2005, cinq sœurs de Jouques s’envolent direction le Bénin pour y implanter la vie contemplative. C’est pas beau ça ?

 

Et aujourd’hui ; où en est l’abbaye Notre-Dame de Fidélité de Jouques ?

Aujourd’hui, l’abbaye de Jouques compte quarante-cinq sœurs bénédictines qui continuent de suivre la règle de Saint-Benoît “ora et labora” : prière et travail. Elles assistent ainsi à sept offices par jour (le premier à cinq heures du matin !), et travaillent de leurs mains pour subvenir à leurs besoins. En particulier, elles ont une agriculture relativement développée, et un bel atelier de reliure. Et, bien évidemment, les soeurs tiennent une petite hôtellerie sous ce soleil de Provence : avis aux amateurs de paix et de repos !

Les soeurs bénédictines de Jouques présentent à Astrid leur boutique avec tous leurs produits monastiques – Divine Box

 

A l’abbaye de Jouques : silence ça pousse !

On vous le disait juste avant : les soeurs de Jouques cultivent la nature avec brio ! Plus de huit hectares de vignes sont par exemple entretenues toute l’année et vendangées par les soeurs. L’abbaye est aussi entourée de plus de deux hectares d’oliviers, que les soeurs récoltent pour en faire de l’huile d’olive. Et côté basse-cour, les soeurs bichonnent leurs quelques vaches, leurs ânes et une centaine de poules ! Sans parler de leurs fruits et légumes, miel, et lavande… Un petit paradis, on vous dit, foncez-y !

 

Les sacrées soeur de l’abbaye de Jouques… !

Un des produits phares des soeurs est le vin, issu des vignes de l’abbaye. Et en la matière, les soeurs aiment bien plaisanter ! Une parcelle de vignes, très capricieuse et dure à entretenir, s’appelle par exemple “la parcelle Saint-Jérôme”, en référence au saint, connu pour ses grandes colères. Plus récemment, les soeurs ont sorti un tout nouveau vin, baptisé “Louange”. Et sur l’étiquette, on peut y lire “Sa louange sera toujours sur ma bouche”. Qui a dit que les religieuses n’avaient pas d’humour ?

 

Et pour goûter leurs produits ?

Pour goûter les produits de l’abbaye de Jouques, plusieurs solutions s’offrent à vous. D’abord, sachez que la Divine Box de juillet contiendra leur fameuse tapenade aux olives noires ! Sinon le mieux est encore de se rendre sur place pour aller leur faire un petit coucou. Elles vous accueilleront avec grand plaisir !

Culture #NLH #NLQ

La prière de la bière… officielle ! – Divine Box

Saviez-vous qu’il existe une prière de la bière, officielle et écrite par le Vatican lui-même ? Elle fut même écrite il y a plusieurs siècles ! Ce mois-ci Divine Box vous propose de la découvrir, pour (pourquoi pas ?) la mettre à votre tour en pratique !  🙏

Bénédiction de la bière dans la cathédrale de Bruxelles, le jour de la saint Arnoult de Soisson, saint patron des brasseurs belges / Crédit photo : Aleteia

Prière de la bière : un peu d’histoire… 🕰

La prière pour la bière, ou plus exactement la bénédiction de la bière, est officiellement apparue… il y a quatre cents ans ! Elle a été introduite en 1614 par le pape Paul V, dans le « Rituale Romanum ». Il s’agit du manuel de liturgie catholique, toujours utilisé de nos jours par les prêtres et religieux, bien que régulièrement mis au goût du jour ! Le chapitre VIII est intitulé « Bénédictions des choses ordinaires » : il propose des prières pour tout un tas de choses… ordinaires ! Tous les objets du quotidien (ou presque) s’y côtoient : le fromage, les animaux, les cartables, les bateaux de pêche, les outils d’alpinisme et… la bière bien sûr ! Les religieux ont beau être spirituels, ils n’en sont pas moins amoureux des spiritueux… 😇

Le fameux « Rituale Romanum » dont les origines remontent au XVIIème siècle !

 

Prière pour la bière : « Un remède salutaire au genre humain » ? 🍺

Mais que dit-elle donc, cette fameuse bénédiction de la bière  ? Pour vous, la voici en latin :

 

Benedic, Domine, creaturam istam cerevisiae,

quam ex adipe frumenti producere dignatus es :

ut sit remedium salutare humano generi,

et praesta per invocationem nominis tui sancti ;

ut, quicumque ex ea biberint, sanitatem corpus et animae tutelam percipiant.

Per Christum Dominum nostrum.

Amen.

 

Si vous n’avez pas la chance d’être bilingue français-latin (on ne vous en veut pas !), en voici la traduction française ! On vous prévient, elle risque de ne pas être conforme aux règlementations publicitaires actuelles…

 

Bénis Seigneur cette bière nouvelle,

qu’il t’a plu de tirer de la douceur du grain :

qu’elle soit un remède salutaire au genre humain ;

et que, par l’invocation de ton saint nom,

quiconque en boive obtienne la santé du corps et la protection de l’âme.

Par le Christ notre Seigneur.

Amen.

 

Et voilà, maintenant vous pourrez briller en soirée… 🤓

Deux moines de l’abbaye de Saint-Wandrille s’occupant du brassage de leur bière, au sein même de l’abbaye – Divine Box

 

Prière de la bière : « Qui boit est saint » 🙏

Si après avoir tant appris vous souhaitez vous détendre un peu, vous pouvez toujours vous tourner vers les moines, qui ne manquent pas d’humour… Les moines de l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille, en Normandie, sont les seuls en France à brasser eux-mêmes de la vraie bière d’abbaye (à ne pas confondre avec les bières trappistes) ! Et pour l’occasion, ils ont repris ce proverbe sur les murs de leur brasserie :

 

Qui bibit, dormit ;

qui dormit, non peccat ;

qui non peccat, sanctus est ;

erga : qui bibit, sanctus est.

 

Si vous n’êtes toujours pas devenu bilingue français-latin depuis le dernier paragraphe (il serait temps de s’y mettre…), en voici la traduction française :

 

Qui boit, dort ;

qui dort, ne pèche pas ;

qui ne pèche pas, est saint ;

donc : qui boit, est saint.

Les moines de l’abbaye de Saint-Wandrille ont affiché un bien curieux proverbe dans leur brasserie… – Divine Box

Prière de la bière : un début à tout !

 

Ah ces moines… Bien évidemment, s’il suffisait de boire pour être saint, ça se saurait ! Ne reproduisez cela chez vous qu’avec modération, bien évidemment. Vous pouvez par exemple réciter la prière de la bière pour la première fois en dégustant la bière de Saint-Wandrille, qui sera dans la Divine Box de juillet ! Cette bière ambrée aux arômes de caramel, d’agrumes et d’épices sera le compagnon idéal de vos apéros d’été ! Santé ! 😇

 

 

En Europe #NLH #NLQ

La Trappe Puur : quand des moines trappistes brassent une bière bio et écolo !

Un article proposé par Divine Box.

Les moines aussi se mettent au vert, comme en témoigne la bière trappiste la Trappe Puur, de l’abbaye de Koningshoeven aux Pays-Bas ! Ce mois-ci Divine Box vous propose de découvrir la première bière trappiste entièrement bio, qui sera à découvrir dans la box trappiste de juin !

La splendide abbaye de Koningshoeven, aux Pays-Bas – Divine Box

 

L’abbaye de Koeningshoeven : une abbaye solidaire 🤝

 

Les moines trappistes de l’abbaye de Koningshoeven aiment la bonne bière, mais ont aussi et avant tout un grand cœur. Ils tiennent en effet à soutenir tous ceux qu’ils peuvent aider, notamment grâce au brassage de leurs bières trappistes. Leur seule brasserie donne par exemple du travail à une cinquantaine de personnes, dont certaines sont en situation de handicap mental ou physique, ou de réinsertion sociale. Et la vente des bières de l’abbaye permet de financer un monastère fondé en Ouganda ! Plutôt sympa, non ?
La liste est encore bien longue : les moines emploient par exemple 120 handicapés mentaux dans la pépinière qu’ils entretiennent… pour ne citer qu’un autre exemple !
Et maintenant, place à la bière ! 🍺

La Trappe Puur : une bière bio 🍀

Pour brasser leurs bières, les moines ont besoin d’énergie, mais ils aiment respecter la nature, œuvre de Dieu. Alors quoi de mieux que d’installer des panneaux solaires ? La bière trappiste la Trappe Puur est ainsi la première (et seule !) bière trappiste entièrement brassée par des handicapés, des moines… et le soleil !
D’ailleurs, ce n’est pas seulement le mode de production qui est écolo : tous les ingrédients de cette bière sont bios et de qualité supérieure (certifiés sans OGM) ! C’est pour toutes ces raisons que le père Abbé a décidé de donner ce nom évocateur à la bière : la Trappe Puur ! Pour les moines, cette bière était une manière d’incarner tous leurs efforts en terme d’écologie, menés depuis de longues années. Chapeau ! 🌿

Les moines de l’abbaye de Koningshoeven brassent bio grâce à leurs panneaux solaires – Divine Box

Et pour en profiter ? 🍺

La bière trappiste « La Trappe Puur » a une belle robe blonde, une mousse blanche et d’incroyables saveurs, au nez comme en bouche, de citron, d’orange et de coriandre mais aussi… d’herbe coupée ! On vous l’a dit, chez les moines le goût pour la nature, ça n’est pas qu’à moitié ! Et pour en profiter, ne prévoyez pas de garde (buvez là dès que vous l’aurez en main !), et savourez la entre 4 et 6°C ❄️️️. Pour la déguster, rendez-vous dans la box trappiste de juin !

La bière trappiste « La Trappe Puur » est entièrement bio dans ses ingrédients et son brassage / Crédits Photo @carolsommelier (Instagram)