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Nuit de la charité le 19 octobre 2019 à Petite-Rosselle (57)

Programme

16h : accueil sous l’auvent de l’église. Les différentes associations partenaires tiendront des stands pour permettre aux passants de découvrir les actions.

16h30 : présentation de Caritas Moselle et témoignage de Mme Bernadette Marchand (présente depuis plus de 40 ans au Brésil et qui œuvre pour l’association « Enfants, espérance du Brésil »).

17h : conférence de l’abbé Fabien Faul sur la charité et sa spécificité chrétienne.

18h30 : messe d’archiprêtré présidée par l’abbé Sébastien Klam, vicaire général, et animée par les chorales de l’archiprêtré.

19h30 : soupe aux pois cassés préparée par la communauté « Emmaüs ».

20h30 : démarrage de la nuit de prière. Les différents groupes de prière et caritatifs se relaient toute la nuit.

8h : laudes puis petit déjeuner préparé par la communauté « Emmaüs ».

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Brésil : L’inculturation difficile de l’Evangile chez les indigènes

« Au sein des communautés indigènes, le rite de la Messe n’est pas toujours compris et apprécié ». « La timidité et la honte font que les personnes ont des difficultés à participer ». C’est ce qu’explique à l’Agence Fides Sœur Zulmira Muniz, religieuse salésienne née à Iaurete, district de São Gabriel da Cachoeira, à la frontière entre le Brésil et la Colombie, elle-même étant issue d’une communauté indigène tariane.

En évoquant les difficultés à mener le processus d’inculturation de l’Evangile, elle explique que, selon elle, ce qui fait obstacle à ce processus est « la manière d’unir notre réalité, notre vie spirituelle indigène à la vie spirituelle occidentale », en particulier dans sa dimension pratique. « La spiritualité chrétienne – poursuit la religieuse – a une dimension plus théorique, alors que la spiritualité indigène est davantage basée sur l’expérience ». Pour les populations indigènes, « la théorie est quelque chose de plus difficile que la pratique ».

Introduire les aspects de la vie quotidienne des personnes au sein des célébrations liturgiques constitue une dynamique habituellement présente dans les communautés indigènes du Haut Rio Negro, en Amazonie brésilienne. La religieuse salésienne cite pour exemple les danses rituelles ou l’offrande de denrées quotidiennes au cours de l’offertoire de la Messe qui « aident à faire passer et comprendre la théorie à partir de la pratique ».

Nildo da Costa Melgueiro, catéchiste pendant des années au sein de la communauté Bon Jésus, toujours dans le Diocèse de São Gabriel da Cachoeira, sise dans une communauté d’indigènes Barés, sur la rive du Rio Negro, indique à Fides que « le manque de prêtres au sein des communautés constitue une grave difficulté et les personnes se sentent découragées ». « L’Eglise en Amazonie a besoin de beaucoup de choses. Nous ne pouvons certes pas dire que nous sommes abandonnées mais il y a beaucoup de choses à améliorer » souligne le catéchiste, afin que « les personnes participent à la vie de l’Eglise ». Il faut par suite davantage d’accompagnement, que des personnes apportent leur contribution en faveur des communautés. Il est nécessaire « d’encourager les jeunes, de travailler avec tous, enfants, jeunes, adultes… ». Notre Diocèse de São Gabriel da Cachoeira – conclut-elle – devrait encourager la présence de religieuses chargées d’accompagner les jeunes, les enfants et de former de nouveaux catéchistes.

Source : LMM Agence Fides 11/10/2018

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Brésil : le pape François soutient l’ancien président Lula da Silva

Lu sur le site d’Ouest-France :

« En visite au Vatican, jeudi, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Lula a récupéré un ouvrage dans lequel le souverain pontife à écrit un message destiné au président brésilien actuellement incarcéré pour corruption. Lula a pris connaissance de la missive depuis sa cellule au Brésil.

Le pape François a adressé un court message manuscrit à Luiz Inacio Lula da Silva dans un recueil d’interviews de l’ex-président brésilien, en prison depuis avril pour corruption, a indiqué le service de communication de l’ex-dirigeant brésilien.

« À Luiz Inacio Lula da Silva, avec ma bénédiction et en lui demandant de prier pour moi, François », écrit le souverain pontife sur la page de garde du livre « La vérité va gagner », publié en mars.

Cet ouvrage lui a été apporté par l’ancien ministre des Affaires étrangères de Lula, Celso Amorim, à l’occasion d’une audience qui s’est déroulée jeudi au Vatican. Dans sa prison, Lula a reçu une photo imprimée du message.

Celso Amorim était accompagné de l’ex-ministre argentin Alberto Fernández et de l’ex-sénateur chilien Carlos Ominami. L’audience a duré un peu plus d’une heure, a affirmé l’ex-ministre brésilien dans une vidéo publiée sur le compte officiel Facebook de Lula.

Une rencontre « historique »

« Le sujet principal a été la situation du président Lula, qu’il suit avec intérêt et qui le préoccupe », a affirmé M. Amorim, qualifiant d’« historique » cette rencontre avec le pape.

Lula avait adressé une lettre ouverte au pape, en septembre 2016, après la destitution de la présidente Dilma Rousseff afin de dénoncer la situation politique et institutionnelle du pays.

L’ex-président, âgé de 72 ans, purge actuellement une peine de 12 ans et un mois de prison à Curitiba, dans le sud du Brésil, pour corruption passive et blanchiment d’argent.

Le leader du parti des Travailleurs (PT, gauche), qui a gouverné le Brésil de 2003 à 2010, se dit innocent et victime d’un complot pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle d’octobre, pour laquelle il est crédité, selon les sondages, de 30 % des voix. »

Ref. Brésil. L’ancien président Lula reçoit un message du pape dans sa prison

Source : Belgicatho

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Brésil : les évêques mobilisés pour la vie, contre la dépénalisation de l’avortement

La légalisation de l’avortement va à nouveau s’inviter dans la vie politique brésilienne à l’occasion d’une audience publique à la Cour suprême fédérale, convoquée du 3 au 6 août prochain par la ministre Rosa Weber. L’Église brésilienne fait plus que jamais appel à défendre la vie.

La dépénalisation de l’avortement jusqu’à douze semaines de grossesse pourrait bientôt entrer en vigueur au Brésil. Pour l’archevêque de Rio de Janeiro, le cardinal Orani João Tempesta, pareille loi irait « à l’encontre de la Constitution brésilienne fondée sur  l’inviolabilité de la vie humaine », déclare-t-il à Vatican News.

La commission pour la pastorale et la famille de l’épiscopat brésilien a d’ailleurs réaffirmé la position très claire de l’Eglise à ce sujet : « défendre l’intégrité, l’inviolabilité et la dignité de la vie humaine, depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle ».

Une prière au pied du Christ rédempteur le 2 août
De nombreuses initiatives essaiment ces derniers jours dans le pays pour lutter contre cette proposition de dépénalisation. Le 2 août prochain, jour du Pardon d’Assise, la prière du chapelet de la Divine Miséricorde se tiendra au pied du monument du Christ Rédempteur de Rio, et toutes les cloches des églises de l’État de Rio retentiront pour attirer l’attention sur « ce moment grave que connaît le pays ».

« Nous sommes en faveur de la culture de la vie, et en tant que citoyens, nous avons le droit de nous faire entendre », ont écrit les évêques dans une note de la Commission pour la vie pastorale et la famille de la conférence épiscopale intitulée « Avortement et démocratie ».

Un débat parlementaire plutôt que judiciaire
Les deux points essentiels du document s’articulent autour de la défense de la vie à chaque étape, et de la protection du système démocratique. Sur le premier point, les évêques rappellent qu’ « il est urgent de lutter contre les causes de l’avortement, à travers la mise en œuvre des politiques publiques qui aident efficacement les femmes dans le domaine de la santé, la sécurité, l’éducation sexuelle, en particulier dans les régions pauvres du Brésil ».

Les évêques rappellent aussi que « l’Église aide les plus vulnérables des plus vulnérables, c’est-à-dire les enfants à naître sans défense ». En ce qui concerne la protection du système démocratique, les évêques soulignent l’importance du débat parlementaire, mentionnant que la population avait toujours rejeté les tentatives de légalisation de l’avortement ces dernières années. Malgré cela, les propositions de loi persistent, « violant toutes les règles de la démocratie, car elles passent par une autorité judiciaire et non parlementaire », déplorent les évêques, plaidant pour un retour du débat parlementaire sur ces questions.

En Amérique latine, l’avortement est entièrement légal dans trois pays : le Guyana, la Guyane française, et l’Uruguay, ainsi que dans la capitale fédérale du Mexique, Mexico.

Source : Vatican News 

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Grèves au Brésil : les évêques s’interposent en faveur des grévistes

L’épiscopat brésilien s’est exprimé jeudi 31 mai sur la crise sociale et économique que traverse le Brésil depuis dix jours. Les évêques ont fait part de leur solidarité à l’égard des camionneurs en colère.

Les transporteurs routiers brésiliens, essentiellement des camionneurs, protestent depuis dix jours maintenant contre la hausse des prix du carburant (compter plus de 50 % depuis juillet 2017 pour le diesel, selon le quotidien économique brésilien Valor). Le conflit social ne cesse de prendre de l’ampleur d’autant que les camionneurs bloquant les 25 principales artères du pays viennent d’être rejoints par les employés du secteur pétrolier, mercredi 30 mai.

La solidarité des évêques

Face à ce climat hautement tendu, l’épiscopat brésilien s’est exprimé par l’intermédiaire d’une note publiée sur son site internet. Déjà proactifs dans la défense des sans-terre, les évêques brésiliens ont ici fait part de leur  « solidarité avec tous les camionneurs et les travailleurs », qui manifestent ces derniers jours.

Le président de la conférence épiscopale,  le cardinal  Sergio da Rocha, archevêque de Brasilia, a invité « l’ensemble de la société au dialogue et à la non-violence », reconnaissant l’importance de l’activité des chauffeurs de camions.

L’épiscopat réclame ainsi des solutions tournées « vers le bien des personnes et en particulier des plus pauvres », sans nécessité « de soumission aux impératifs du marché ou des intérêts particuliers ».

Un enjeu de la présidentielle d’octobre

La dévaluation continue de la monnaie brésilienne est à l’origine de cette hausse du prix du carburant, décidée par le président Temer, et qui a suscité l’ire des routiers, paralysant le pays. Routes bloquées, vols annulés, écoles fermées, et millions d’animaux tués par manque de nourriture, représentent le quotidien perturbé des Brésiliens depuis plus d’une semaine.

Le président brésilien, Michel Temer, le plus impopulaire de l’histoire du Brésil – il recueille seulement 5 % d’approbation parmi les Brésiliens aujourd’hui -, a cédé à certaines demandes des camionneurs, mais en vain. Il a, entre autres, consenti à une forte réduction des tarifs, tout en stipulant qu’ils ne pourraient être ajustés que mensuellement et non plus quotidiennement. Nombreux sont donc les manifestants appelant à sa démission. Cette crise sociale sera un élément-clé du scrutin présidentiel brésilien prévu les 7 et 28 octobre prochain.

Source : Vatican News

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Brésil : forte augmentation du nombre de prêtres

Malgré un double mouvement de sécularisation et de prosélytisme évangélique, l’Église catholique brésilienne enregistre une forte progression du nombre de vocations sacerdotales.
 

Le Centre d’Investigations sociales et de Statistiques religieuses (CERIS), une structure administrée par la conférence des évêques du Brésil, vient de diffuser des données qui montrent que le Brésil n’est pas affecté par la crise des vocations. Entre 2014 et 2018, l’Église catholique brésilienne recense près de 3000 prêtres supplémentaires, passant de 24 600 prêtres à 27 300.

Ces chiffres peuvent sembler paradoxaux car ils contrastent avec la baisse relative du nombre de fidèles de l’Église catholique. De 90 % de la population en 1980, on estime aujourd’hui qu’ils ne représentent que 65 % des Brésiliens. Le prosélytisme évangélique a drainé une partie de ceux qui fréquentaient l’Église catholique, perçue comme trop élitiste. Par ailleurs, on constate aussi dans certaines villes, l’émergence d’une certaine sécularisation, comme dans les grandes métropoles occidentales. La perte du sens religieux, qui s’observe dans certains pays d’Amérique latine comme le Chili ou l’Uruguay, n’épargne pas le Brésil. Mais dans le même temps, si la religion n’est plus une évidence collective, une certaine quête spirituelle plus personnalisée peut aussi être observée et déboucher sur le discernement d’une vocation.

Un nouveau profil d’hommes appelés à la prêtrise.

Cette enquête met aussi en lumière une transformation du profil des nouveaux prêtres. Les vocations sacerdotales semblent attirer désormais des hommes plus mûrs, au-delà de l’âge de 30 ans voire 40 ans. Ces hommes avec un passé professionnel, et probablement pour certains aussi un passé affectif, apportent de nouvelles forces vives dans les diocèses brésiliens. Ce phénomène des vocations tardives s’observe aussi en Europe, mais à une moindre échelle.

Au total, l’Église catholique recense plus de 11 000 prêtres supplémentaires depuis 2005. Elle n’en comptait alors que 16 000. Le Brésil bénéficie notamment d’une très forte dynamique concernant les communautés nouvelles, qui, pour certaines, ont intégré les codes des Églises évangéliques, avec des liturgies très festives, tout en demeurant fidèles aux principaux axes du catholicisme comme la dévotion mariale et la fidélité à Rome. Même s’il est encore trop tôt pour en discerner la portée à long terme, il est probable que la visite du Pape François à Rio et Aparecida en 2013, dans le cadre des JMJ, ait joué un rôle positif en ce sens.

Le manque de ministres ordonnés demeure criant pour certains diocèses
Mais compte tenu de l’immensité du territoire brésilien et de sa démographie toujours dynamique, de nombreux diocèses souffrent encore d’une pénurie de prêtres. C’est notamment le cas en Amazonie. Cette difficulté à assurer une continuité dans le soin pastoral des communautés disséminées sera l’un des principaux enjeux du Synode sur l’Amazonie convoqué par le Pape à Rome en octobre 2019.

Source : Vatican News – Cyprien Viet

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Brésil – Arrestation de l’évêque de Formosa et cinq prêtres pour corruption

Le Pape François a nommé administrateur apostolique « sede plena et ad nutum Sanctae Sedi»du diocèse de Formosa, au Brésil, Mgr Paulo Mendes Peixoto, archevêque métropolite de Uberaba.

Arrestation de l’évêque et de 5 prêtres pour corruption

La décision arrive après l’arrestation de l’évêque de Formosa, Mgr José Ronaldo Ribeiro, de son vicaire général et de quatre autres prêtres, tous accusés de corruption et d’association de malfaiteurs. Selon la presse locale, ils sont accusés d’avoir soustrait de façon irrégulière au moins 600 000 dollars des donations des fidèles, et de les avoir utilisés pour des fins non religieuses. La mesure s’insère dans le cadre d’une opération plus vaste dénommé Caifas qui a amené à l’arrestation de huit autres personnes dans l’État de Goias.

Évêques du Brésil : que la vérité soit recherchée avec justice et transparence

La conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), dans un communiqué de son secrétaire général Mgr Leonardo Steiner, exprime sa solidarité au presbyterium et aux fidèles du diocèse, en rappelant à l’évêque que « la justice suppose un abandon confiant à la volonté miséricordieuse de Dieu. La vérité des faits, affirme la conférence épiscopale, doit être recherchée avec justice et transparence, pour le bien de l’Église particulière ». Enfin, la note invite « tous les fidèles de l’Église à demeurer unis dans la prière » et à « être de vrais témoins de l’Évangile ».

 

Source Vatican News

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Brésil – Les évêques voudraient un carême pour dépasser la violence

Appel des Evêques au dépassement de la violence à l’occasion du Carême
Brasilia (Agence Fides) – La violence marque la vie quotidienne au Brésil où se vérifie 13 % des homicides de la planète alors que sa population ne représente que 3 % de celle du globe. Toutes les heures, cinq personnes sont tuées par balles. La Conférence nationale des Evêques du Brésil (CNBB) a par suite proposé que, pendant ce Carême, au travers de la Campagne de Fraternité qui débute chaque année le Mercredi des Cendres, soit menée une réflexion sur le besoin de surmonter la violence.
Hier, 14 février, dans le cadre de la présentation de la Campagne, intitulée « Fraternité et dépassement de la violence » et dont la devise est « Vous êtes tous frères », il a été donné lecture d’un Message envoyé pour l’occasion par le Pape François, qui invite « au pardon reçu et offert » même s’il est difficile parce qu’il constitue « l’instrument pour obtenir la sérénité du cœur et la paix ». « Mettre de côté le ressentiment, la colère, la violence et la vengeance – déclare le Pape dans son Message – constitue la condition nécessaire pour vivre en frères et surmonter la violence ». En outre, le Saint-Père invite à « être les protagonistes de ce dépassement de la violence en nous faisant messagers et constructeurs de paix, une paix – poursuit-il – fruit du développement intégral de tous, né d’une nouvelle relation avec toutes les créatures ».

En effet, la paix « est tissée jour après jour avec patience et miséricorde, à l’intérieur de la famille, dans les dynamiques de la communautés, dans les rapports de travail, dans le rapport avec la nature » écrit le Pape dans le Message adressé à S.Em. le Cardinal Sergio da Rocha, Archevêque de Brasilia et Président de la CNBB, concluant dans l’espoir que chacun emprunte « des chemins pour vaincre la violence, en vivant toujours plus comme frères et sœurs dans le Christ ».
Selon l’Index de Vulnérabilité juvénile à la violence, élaboré par le Secrétariat national de la Jeunesse, l’UNESCO au Brésil et par le Forum brésilien de Sécurité publique, les homicides de jeunes de 15 à 24 ans constituent la principale cause de mort, représentant 52,63 % du total. Sont en augmentation les homicides de femmes, les violences domestiques, les viols – qui, selon les estimations, pourraient dépasser les 450.000 par an. Sont également enregistrés des phénomènes tels que l’exploitation et le trafic sexuel de mineurs, les abus envers les travailleurs agricoles, les homicides et les menaces à l’encontre des peuples autochtones dont les terres sont envahies et dévastées.
Le texte de base de la Campagne, préparé par la Conférence épiscopale affirme qu’il existe une « extermination de segments spécifiques de la population : les jeunes, les noirs et les plus pauvres » et « une croissante défiance vis-à-vis de la justice et de la police », tout cela dans un pays comptant plus de 650.000 détenus, dont certains contrôlent les organisations criminelles depuis l’intérieur même des prisons.

Ces données confirment les propos de S.Em. le Cardinal Sergio da Rocha au cours de la présentation de la Campagne, qui, selon le communiqué parvenu à l’Agence Fides, a mis en évidence que « la vie, la dignité de la population, des groupes sociaux les plus vulnérables, sont souvent frappées ». Du moment que la violence constitue une réalité complexe, « bien que l’action de chacun soit importante, des actions communautaires sont nécessaires ». D’où le rappel que l’Eglise au Brésil, au travers de la Campagne de Fraternité, adresse à l’ensemble de la société brésilienne.

Source Agence Fides

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Brésil – Réouverture de l’enquête sur l’assassinat du jésuite missionnaire défenseur des indigènes

Kiwxí était le nom indien du Frère Vicente Cañas, missionnaire jésuite espagnol qui, en compagnie de son confrère, le Père Thomaz Aquino Lisbôa, prit, dans les années 1970, les premiers contacts avec les peuples indigènes vivant isolés dans le nord-ouest du Mato Grosso. Pendant plus d’une décennie, le prêtre vécut avec différentes populations indigènes (Tapayuna Indians, Paresi, Mÿky et Enawene Nawe), en partageant les us et coutumes, défendant les terres indigènes de propriétaires terriens désireux de se les approprier et luttant avec le gouvernement brésilien afin que soit établie une démarcation officielle, ce qui fut chose faite après sa mort violente. Ces missionnaires furent les fondateurs du Conseil indigène missionnaire du Brésil (CIMI) et membres de l’opération Anchieta (OPAN).
Ainsi que l’indiquent les informations envoyées à l’Agence Fides, le Frère Vicente Cañas est né à Albacete, en Espagne le 22 octobre 1939. A 21 ans, il entra au noviciat de la Compagnie de Jésus, où il mûrit sa vocation missionnaire. En la fête de Saint François Xavier de 1965, il reçut le crucifix missionnaire et, le 19 janvier suivant, arriva au Brésil. En 1968, sa nouvelle destination fut le Mato Grosso, où il s’engagea sans réserve en faveur de l’inculturation des peuples indigènes. Progressivement, il devint l’un d’entre eux, participant à leurs rituels, à la pêche, au travail, à la production d’objets et ustensiles artisanaux. Il apprit leur langue et écrivit un journal de plus de 3.000 pages qui revêt une grande valeur anthropologique, dans lequel il est possible de comprendre son attention envers les petites choses et où sont également notées les menaces de mort dont il a fait l’objet.
Il s’était bâti une cabane sur le fleuve Juruena, à quelques 60 Km du village d’Enawene Nawe, où il se retirait sporadiquement pour écouter de la musique classique, réorganiser ses pensées et communiquer avec le monde extérieur en tant que radioamateur. Là il vivait également ses périodes de maladie, afin de ne contaminer personne au village et quittait ses vêtements pour s’habiller comme un indien. En remontant le fleuve en barque pendant quelques six heures, il parvenait au village des Enawene Nawe. En 1974, ce dernier comptait seulement 97 indigènes alors qu’ils sont aujourd’hui un millier, également grâce au travail de ce missionnaire.

Le Frère Vicente Cañas fut martyrisé à 48 ans, en avril 1987, probablement entre le 6 et le 7 du mois selon le calcul effectué sur la montre qu’il portait. Parmi les signes du meurtre violent, on nota alors la cabane mise sans dessus dessous, les lunettes et les dents cassées, des blessures sur le crâne et une perforation dans la partie supérieure de l’abdomen. Son corps, laissé en pâture aux animaux, fut retrouvé 40 jours après, momifié et conservé. Au matin du 22 mai, il fut enterré selon les habitudes des indiens, par de nombreux représentants des peuples indigènes Enawene Nawe, Rikbaktsa et Myky et différents missionnaires et laïcs.

Le premier procès sur cette affaire eut lieu seulement en 2006, soit 19 ans après les faits et les inculpés furent acquittés pour manque de preuves. Le 29 novembre prochain aura lieu à Cuiabá (Brésil) un nouveau procès visant à juger le seul survivant des inculpés du précédant, à savoir le délégué de la police civile, Ronaldo Antônio Osmar, désormais en retraite, accusé d’avoir participé au crime.
La cause de Kiwxí se place sur le chemin de préparation du Synode pour l’Amazonie, proclamé par le Pape François pour 2018, attirant à nouveau notre attention sur ceux qui, aujourd’hui encore, défendent au prix de leur vie, les droits fondamentaux des populations indigènes et le besoin de préserver l’Amazonie.

 

Source Agence Fides

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Brésil – Une année pour réveiller les laïcs

« Chrétiens laïcs engagés en faveur de l’Evangélisation » : tel est le thème de la Campagne pour l’Evangélisation 2017 promue par la Conférence épiscopale du Brésil (CNBB), qui s’ouvre en la Solennité de Christ Roi de l’Univers, à savoir cette année le Dimanche 26 novembre. En ce même jour, s’ouvrira également sur l’ensemble du territoire brésilien l’Année du laïcat (voir Fides 26/10/2017), 30 ans après le Synode ordinaire des Evêques sur la vocation et la mission des laïcs et l’Exhortation apostolique post-synodale de Saint Jean Paul II « Christifideles Laici », qui reprendra en outre les documents les plus récents du Magistère, surtout ceux émis par le Pape François. La Campagne pour l’Evangélisation se trouve donc en syntonie avec le thème de l’engagement des laïcs dans l’œuvre missionnaire.

Le but de la Campagne, selon les informations parvenues à Fides, est de réveiller les disciples missionnaires afin qu’ils s’engagent en faveur de l’Evangélisation et prennent leurs responsabilités en ce qui concerne le soutien des activités pastorales au Brésil, en aidant les Diocèses des régions les plus indigentes et nécessiteuses. La Campagne, qui dure trois semaines, se clôturera le 17 décembre, III° Dimanche de l’Avent, par le biais d’une quête qui aura lieu dans l’ensemble des communautés pour soutenir l’Evangélisation au Brésil.

Instituée par la CNBB en 1997 et organisée pour la première fois en 1998, la Campagne pour l’Evangélisation veut aider à vivre le temps liturgique de l’Avent et mobiliser tout un chacun dans le cadre d’une collecte nationale offrant les ressources nécessaires à soutenir l’action missionnaire au Brésil.

Le Brésil compte 204.451.000 habitants dont 172.222.000 catholiques, regroupés en 275 Circonscriptions ecclésiastiques.

 

Source Agence fides