NLQ #Points non négociables PNN

Cambodge, des mères porteuses poursuivies pour délits de gestation pour autrui et de traite d’êtres humains

Les trente-trois mères porteuses découvertes et arrêtées en juin dernier à Phnom Penh (cf : Au Cambodge, la police démantèle un réseau de 33 mères porteuses) ont été officiellement inculpées par le Tribunal Municipal de délits de gestation pour autrui et de traite d’êtres humains. Elles sont actuellement détenues à l’hôpital de la police d’Usaphea. Un chinois et quatre femmes cambodgiennes, accusés d’être à la tête de cette entreprise, ont été inculpés pour les mêmes faits. En vertu de l’article 16 du Code pénal, ils risquent 20 ans de prison.

 

Chou Bun Eng, directeur adjoint du Comité Permanent pour la lutte contre la traite des êtres humains, a expliqué « que les femmes [avaient l’intention] d’échanger leurs enfants contre de l’argent. Ce que nous priorisons en tant que victime, c’est le bébé à l’intérieur [du ventre] de la mère. Porter un enfant et ensuite le vendre est inhumain ». Pour les femmes inculpées, la peine pourrait aller jusqu’à six mois de prison.

 

En 2016, le Cambodge a interdit la maternité de substitution, afin d’arrêter le commerce de mères porteuses à bas coût qui avait explosé après les restrictions de la Thaïlande. L’année dernière, la police nationale a travaillé avec les procureurs provinciaux et municipaux sur 159 cas de traite d’êtres humains et d’exploitation sexuelle, et ont arrêté 203 personnes. En juillet dernier, un tribunal cambodgien a condamné une femme australienne et deux associés cambodgiens à 18 mois de prison pour les mêmes raisons (cf. Cambodge : l’infirmière australienne condamnée à 18 mois de prison pour trafic de mères porteuses perd en appel).

Source Généthique.org

Asie #Dans le Monde #NLQ

Asie : l’indice mondial de la paix recule en 2018

L’Indice mondial de la paix ou Global Peace Index (GPI), publié chaque année par l’Institute for Economics and Peace (IEP), analyse et classe 162 pays selon leur niveau de paix et de sécurité. Le classement des pays asiatiques par l’édition 2018 a fortement chuté, en particulier pour la Birmanie, le Cambodge et le Bangladesh.

Selon l’Indice mondial de la paix 2018, publié par l’Institute for Economics and Peace (IEP), la paix a reculé en Asie cette année, en particulier dans le cadre de la dégradation de la situation en Birmanie, au Bangladesh et au Cambodge. L’IEP, basé en Australie, classe chaque année 163 pays selon leur niveau de paix et de sécurité. L’indice prend en compte, notamment, le degré de militarisation des pays ainsi que l’impact des conflits en cours. L’indice de la Birmanie a chuté de quinze places et se retrouve 122e du classement 2018, en particulier suite aux violences contre la minorité rohingya. Le Cambodge se voit perdre dix-huit places pour se classer 96e de l’indice 2018, suite à la suppression, par le premier ministre Hun Sen, du principal parti d’opposition. La crise humanitaire birmane a eu également un fort impact sur le Bangladesh voisin, qui est classé 93e et perd dix places, ce qui constitue la chute la plus importante en Asie du Sud. Malgré des améliorations de la stabilité politique et de la lutte contre le terrorisme au Bangladesh, les relations du pays avec ses voisins se sont détériorées, en partie à cause de la vague des 700 000 réfugiés rohingyas. « Le niveau de paix des régions et sous-régions asiatiques a tendance à s’améliorer ou à chuter d’un seul bloc, ce qui incite à trouver des solutions aux conflits sur le plan régional plutôt que sur le plan national », note le rapport de l’Indice mondial de la paix 2018.

La région Asie-Pacifique a vu sa « note » grimper de 5 % concernant le « terrorisme politique », suite à la montée des tensions dans la région et à la progression de régimes devenus plus autoritaires. Les Philippines ont perdu une place et se retrouvent 137e, notamment à cause des meurtres liés à la drogue et aux conflits de Mindanao contre les militants islamistes. Au Cambodge, le porte-parole du ministère de la défense, Chhum Socheat, a déclaré que la chute de l’indice du pays était injuste en l’absence de conflit violent. Le leader de l’opposition cambodgienne, Kem Sokha, a été arrêté en septembre suite à des accusations controversées de trahison et son parti, le Parti du sauvetage national du Cambodge (Cambodia National Rescue Party) a été dissous de force.

Un impact économique de 1988 dollars par personne

Quant à la Birmanie, elle aurait dû selon Maung Zarni, un conseiller du Centre européen d’étude de l’extrémisme (EuroCSE), être classée bien plus bas. « La Birmanie aurait dû être classée tout en bas de la liste, aux côtés de la Syrie et du Yémen », affirme le conseiller. Maung Zarni confie avoir rencontré des dizaines de femmes et d’enfants rohingyas ayant fui au Bangladesh. « Leur traumatisme n’est pas moindre que celui dont souffrent d’autres survivants de génocides », ajoute-t-il. « Ils sont marqués à vie. » Sur le plan mondial, l’impact économique de la violence s’élève, selon l’Institut, à 14,76 mille milliards de dollars, soit une hausse de 2 % par rapport à l’année précédente. Cet impact économique, qui représente 1 988 dollars par personne dans le monde, est le plus élevé de la dernière décennie.
On constate une légère amélioration pour le Pakistan, qui reste tout de même le pays le moins bien classé en Asie, à la 151e place… Juste derrière la Corée du Nord, placée 150e. Singapour, classé 8e, et le Japon, 9e, sont les deux seuls pays asiatiques dans le top dix. Selon l’index, la situation en Inde s’est également légèrement améliorée et le pays grimpe d’un rang à la 136e place

Source : Eglises d’Asie

NLQ #Sorties/Animations

Pour un sourire d’enfant – Projection du film Au Cambodge, de la misère… à un métier et rencontre avec Marie-France des Pallières le 16 avril 2018 à Amiens (80)

NLQ #Sorties/Animations

Un film poignant et un témoignage en direct : “Pour un sourire d’enfant” le 20 avril 2018 à Olonne-sur-Mer (85)

Fin 1995, Marie-France des PALLIERES et son mari Christian († 2016), jeunes retraités en mission au Cambodge, découvrent l’immonde décharge de Phnom Penh sur laquelle travaillent, se nourrissent et trop souvent meurent des centaines d’enfants : « C’était à hurler ! Ce n’était pas digne de l’humanité ! Nous savions à cet instant que notre vie allait changer. Il fallait réagir d’urgence ! »

 

L’histoire de ce couple a été retracé dans le film « Les Pépites » sortie au cinéma en 2016.

 

Pour un Sourire d’Enfant (PSE) est née. Des premiers repas apportés directement sur la décharge à quelques dizaines d’enfants, l’association prend très vite en charge des centaines de petits chiffonniers : habits, soins, nourriture, scolarité et surtout formation professionnelle, tout est fait pour sauver définitivement ces enfants et les amener de la misère à un métier !

 

A ce jour, plus de 6.000 d’entre eux sont pris en charge dans les programmes.

Plus de 4.000 autres, « les anciens », sont déjà dans la vie active et, pour la plupart, ont fondé le foyer qui leur avait tant manqué.

 

Un film poignant et un témoignage direct !

Après la projection du film de l’association « Au Cambodge, de la misère à un métier », Marie-France des Pallières témoignera aux côtés du jeune Sary dont la vie a été métamorphosée grâce à « PSE ». Jeune papa plein d’amour, Sary est devenu formateur à l’école d’audiovisuel de l’association où il est heureux d’aider d’autres jeunes à acquérir un vrai métier. La soirée se tiendra :

 

LE VENDREDI 20 AVRIL à 20h15

Lycée Sainte Marie du Port
95 avenue Charles de Gaulle
85340 Olonne sur Mer

Plus d’informations sur  : www.pse.ong et sur la page Facebook de PSE : www.facebook.com/psefrance 

Asie #NLQ

Une vingtaine de jeunes Cambodgiens aux journées asiatiques de la jeunesse

A Yogyakarta, en Indonésie, près de 2 000 jeunes catholiques sont attendus pour prendre part aux Journées asiatiques de la jeunesse (30 juillet – 6 août 2017). Parmi eux, une vingtaine de jeunes Cambodgiens, accompagnés de quatre responsables pastoraux.

«  C’est le seul événement majeur organisé pour les jeunes en Asie, tous les trois ans », explique à Eglises d’Asie le P. Gustavo Benitez, membre de l’Institut pontifical des Missions étrangères de Milan (PIME), missionnaire au Cambodge depuis 2009, responsable de la pastorale des jeunes au niveau national. Un moment important pour les jeunes et pour les responsables pastoraux qui les accompagnent.

Pour les jeunes, une occasion de se rencontrer et de prier ensemble

Consacrées aux jeunes catholiques d’Asie engagés dans les services pastoraux, les AYD (Asian Youth Day) représentent une opportunité pour que «  les jeunes, issus des différents pays du continent asiatique, se rencontrent [et] partagent, prient et célèbrent ensemble leur foi, qui est une et catholique, avec des nuances et des couleurs distinctes », indique le P. Gustavo. Se réunissent en effet des jeunes des 29 Eglises membres de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie (FABC), catholiques de rites latin, syro-malabar et syro-malankar.

Le thème de ces VIIe AYD : « Jeunesse d’Asie en fête : vivre l’Evangile dans une Asie multiculturelle », lui semble donc particulièrement opportun. « L’Asie est vraiment un continent multiculturel et pluri-religieux, affirme-t-il. Nos jeunes vivent dans ce contexte et nous souhaitons qu’ils soient des missionnaires de l’Evangile, qui vivent pleinement la joie d’être témoins du Christ dans leur propre culture. Même si parfois, cela peut être difficile. »

L’histoire de l’Eglise au Cambodge témoigne des difficultés que peuvent rencontrer les communautés chrétiennes en Asie. Dans un pays de 15,9 millions d’habitants où le bouddhisme theravada est religion d’Etat depuis 1989, la communauté catholique représente aujourd’hui 0,2 % de la population. Si la présence catholique dans le pays est relativement ancienne (elle date de l’arrivée du dominicain portugais Gaspard Da Crux, au XVIe siècle), l’Eglise a été presque totalement anéantie par le régime Khmer Rouge (1975-1979), lequel fut suivi par dix années d’occupation vietnamienne (1979-1989). De 65 000 fidèles en 1970, on n’en recensait plus que 5 000 en 1990. Aujourd’hui, les 23 000 catholiques du Cambodge sont à 80 % originaires du Vietnam ; leurs enfants ne sont souvent pas scolarisés, car ils ne parlent pas le khmer ou ne possèdent pas de papiers. Ce qui constitue à la fois un souci et une priorité pastorale pour les responsables de l’Eglise locale.

Pays frontalier du Cambodge, le Laos sera lui aussi représenté en Indonésie par une délégation d’une vingtaine de personnes. « Nous sommes prêts à témoigner de la manière dont la foi est vécue dans un pays communiste où les gens sont généralement bouddhistes », confiait l’un des participants à l’agence Ucanews.

« Une source de force » pour les responsables de la pastorale des jeunes

Les AYD constituent également une opportunité pour que les responsables de la pastorale des jeunes voient les jeunes vivre leur foi catholique en communion avec leurs semblables. Cela constitue « une source de force dans leur ministère », analyse le P. Benito.

Après les AYD, trois journées (6-9 août) sont réservées aux responsables de la pastorale des jeunes. Cela afin de faire le bilan de ces rencontres et de préparer des activités pastorales, à dimension locale ou régionale, avant les prochaines Journées.

Cette année, quatre prêtres et religieux feront partie de la délégation cambodgienne. Ces derniers mois, ils ont animé des sessions préparatoires ; trois, depuis décembre dernier. Exercices spirituels, répétions de danses traditionnelles, moments de détente ont rythmé ces rencontres.

En 2014, le P. Benitez participait aux VIe AYD organisées en Corée du Sud. Des Journées rendues un peu particulières par la présence du pape François, qui avait notamment encouragé les jeunes de Corée et du continent asiatique « à bâtir une Eglise plus sainte, plus missionnaire et humble ». Une rencontre dont le P. Benitez garde un souvenir ému.

Source : Eglises d’Asie

Asie #NLQ

Instruction et entreprise sociale : les projets de l’Eglise au Cambodge

L’Eglise au Cambodge est directement engagée dans des programmes éducatifs et sociaux. Dans un pays dont la population est composée à 98 % de bouddhistes, « il est important que l’Eglise catholique puisse offrir sa collaboration pleine et entière pour reconstruire un système éducatif laissé en ruines après le régime des Khmers rouges des années 1970 ». C’est ce qu’a affirmé le vicaire apostolique de Phnom Penh, Mgr Olivier Schmitthaeusler, mep, en participant à une rencontre à Belmont, dans le cadre de laquelle il a remercié les bienfaiteurs et donateurs tels que la Catholic Mission Australia.
En rencontrant les fidèles en l’église Saint François Xavier de Belmont, l’évêque a partagé le projet d’une entreprise sociale pour les personnes défavorisées, lancée dans la périphérie de la capitale cambodgienne. Le projet comprend une école supérieure agricole et technique, des programmes de formation pour les entreprises sociales et l’Institut Saint Paul, qui assure également aux jeunes cambodgiens une formation professionnelle.
L’évêque a raconté que les élèves de l’institut obtiennent d’excellents résultats scolaires, faisant part de son intention « d’élargir l’ensemble du programme afin de garantir aux personnes encore plus défavorisées la possibilité d’étudier ou d’apprendre une profession ».
Un autre secteur au sein duquel l’Eglise est présente est celui de l’agriculture dite holistique et durable. Cette présence se manifeste au travers de l’entreprise sociale qui se développe actuellement à Phnom Penh avec le soutien de la Catholic Mission que constitue le réseau des Œuvres pontificales missionnaires en Australie.
« Grâce au soutien financier et à la prière, notre petite Eglise a trouvé de nombreuses modalités pratiques et vitales pour communiquer le visage miséricordieux de Dieu à ceux qui en ont besoin au Cambodge. Je suis ici pour vous remercier de votre générosité et de votre charité » a remarqué Mgr Schmitthaeusler. 

Source : Agence Fides

Asie #NLQ

Cambodge – 300 chrétiens baptisés dans la nuit de Pâques

L’Eglise catholique au Cambodge compte aujourd’hui près de 23 000 fidèles. Elle en comptera quelque 300 de plus samedi prochain, à l’issue de la Vigile pascale. Dans la nuit de Pâques, ils recevront le sacrement du baptême dans les trois circonscriptions ecclésiastiques qui constituent l’Eglise catholique du Cambodge, à savoir le vicariat apostolique de Phnom Penh et les deux préfectures apostoliques de Battambang et de Kompong Cham. Pour le seul vicariat de Phnom Penh, les nouveaux baptisés seront au nombre de 128.

Les fêtes pascales revêtent une importante toute particulière au Cambodge. En effet, après les années de guerre qui ont ravagé le pays, la première messe à avoir été célébrée sur place a eu lieu le jour de Pâques 1990. « Cette messe est restée dans les mémoires comme la ‘messe de la Résurrection’ », témoigne le P. Vincent Sénéchal, missionnaire au Cambodge de 2002 à 2016 et actuel vicaire général des Missions Etrangères de Paris (MEP).

Une Eglise enracinée

Dans un pays de 15,9 millions d’habitants, la communauté catholique ne représente aujourd’hui que 0,2 % de la population. Si la présence catholique dans le pays est relativement ancienne (elle date de l’arrivée du dominicain portugais Gaspard Da Crux, au XVIe siècle), l’Eglise a été presque totalement anéantie par le régime Khmer rouge (1975-1979), lequel fut suivi par dix années d’occupation vietnamienne (1979-1989). De 65 000 fidèles en 1970, on n’en recensait plus que 5 000 en 1990. En outre, le bouddhisme theravada est particulièrement bien implanté dans le pays : religion d’Etat depuis 1989, il constitue la religion de 96 % de la population.

Pour autant, la liberté religieuse est inscrite dans la Constitution et l’Eglise au Cambodge entretient de bonnes relations avec les autorités politiques et les représentants des autres religions. Le ministère des Cultes et des Religions veille, en effet, à ce que des contacts réguliers aient lieu entre les représentants des différents cultes. La récente visite de Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, à la famille de Sok An, Vice-Premier ministre du Cambodge décédé le 15 mars dernier, atteste, par exemple, de la qualité de ces relations.

Outre ces 300 baptêmes, l’enquête diocésaine en cours sur les 35 présumés martyrs morts sous Pol Pot, le développement du clergé cambodgien (le P. Stéphane Se Sat, neuvième prêtre cambodgien, a été ordonné en décembre 2016) et la construction de nouveaux lieux de culte, tels que la chapelle de Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, dans la zone de Takéo, dans le vicariat apostolique de Phnom Penh, témoignent de l’enracinement progressif de l’Eglise au Cambodge.

Une Eglise engagée

Selon des sources ecclésiales locales, les nouveaux convertis reflètent la réalité sociologique du pays : il s’agit de jeunes adultes, principalement d’origine khmère, issus de milieux bouddhistes. Leur conversion s’explique notamment par l’engagement de l’Eglise au sein de la société khmère. En effet, l’Eglise du Cambodge est autorisée à organiser des œuvres sociales, notamment dans le domaine de la santé, de l’éducation ou de la formation professionnelle. Et, de fait, elle joue un rôle social notable dans ce pays. « Au Cambodge, l’Eglise développe une évangélisation intégrale qui vise à développer l’homme dans toutes ses dimensions : socio-économique, éducative, professionnelle, spirituelle et familiale », explique le P. Vincent Sénéchal.

Ainsi, Mgr Olivier Schmitthaeusler, a lancé, fin 2015, des programmes d’entreprenariat social. « Le village de la paix » permet à des personnes atteintes du sida ou porteuses de handicaps, de vivre avec des personnes valides.

Il n’est dès lors pas anodin que Mgr Olivier Schmitthaeusler, missionnaire MEP originaire de Strasbourg, ait obtenu la nationalité cambodgienne.

Source : Eglises d’Asie

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Cambodge – Une voie de sortie temporaire pour les bébés nés par GPA

Neuf mois après l’interdiction de la GPA au Cambodge (cf. Après l’Inde et la Thaïlande, le Cambodge interdit la GPA), le Premier ministre, Hun Sen, vient d’approuver une stratégie pour autoriser la sortie du pays des bébés nés de mères porteuses cambodgiennes retenus dans le pays.

Si la stratégie n’a pas été dévoilée dans le détail, elle doit prochainement faire l’objet d’une annonce officielle détaillée. Le processus doit impliquer des procédures judiciaires et ne s’appliquera qu’à des cas déjà existants. Les parents auront un temps limité pour faire valoir ces mesures.

Le secrétaire d’Etat du ministère de l’Intérieur du Cambodge a ainsi donné hier plus de détails quant aux procédures à effectuer pour les parents commanditaires d’une GPA, retenus avec leur enfant dans ce pays depuis l’interdiction de la GPA commerciale en novembre 2016. Les couples devront présenter une demande à leurs ambassades, comprenant un test ADN du père comme preuve du lien génétique du couple avec l’enfant. Chaque dossier sera présenté au tribunal, qui établira le statut juridique de l’enfant et certifiera que le père génétique étranger a le droit d’élever l’enfant. Pour cela, si la mère porteuse est mariée, son mari devra renier ses droits. Enfin, les couples étrangers devront prouver qu’ils ont la capacité de prendre soin de l’enfant.

Certains parents d’intention ont essayé de faire sortir leurs bébés du pays en passant par le Vietnam : les mères porteuses, considérées comme les mères du bébé, demandaient un passeport Cambodgien et traversaient la frontière avec l’enfant et les parents d’intention.

Une nouvelle loi sur la GPA commerciale est en cours de rédaction, elle devrait être terminée à la fin de l’année.

Source

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Béatification des martyrs du Laos : « un acte bénéfique tant pour l’Eglise que l’Etat laotien »

Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun est de passage à Paris. Agé de 72 ans, évêque de Paksé, l’un des quatre vicariats apostoliques qui constituent l’Eglise catholique au Laos, Mgr Ling arrive de Rome où il était en visite ad limina. Dimanche 5 février, il célèbrera en compagnie d’une vingtaine d’évêques et du cardinal André Vingt-Trois une messe d’action de grâce pour la béatification des dix-sept martyrs du Laos, cérémonie qui a pris place le 11 décembre 2016 à Vientiane, capitale du Laos.

Mgr Ling répond ici aux questions d’Eglises d’Asie. L’occasion de faire le point sur la réalité de cette Eglise en pays communiste.

Eglises d’Asie : Ce dimanche 5 février, à la cathédrale Notre-Dame de Paris, vous célébrez, aux côtés d’une trentaine d’évêques, une messe d’action de grâce pour la béatification des martyrs du Laos. Quelle signification revêt cette célébration ?

Mgr Louis-Marie Ling : La cause de béatification des dix-sept martyrs du Laos a été un processus long, qui a duré dix ans. La cérémonie organisée le 11 décembre dernier a pu avoir lieu à Vientiane mais le nombre d’étrangers qui y ont pris part ne devait pas être trop important. Etant le délégué des évêques laotiens pour cette cause de béatification et travaillant en lien étroit avec le P. Roland Jacques, OMI, vice-postulateur de cette cause, nous avons estimé qu’il était nécessaire, une fois les martyrs béatifiés au Laos, de rendre grâce pour cet événement à l’étranger. Sur les dix-sept martyrs, dix sont des prêtres français (cinq des Missions Etrangères de Paris et cinq Oblats de Marie Immaculée), le cardinal Vingt-Trois tenait donc à ce que cette célébration ait lieu en sa cathédrale. La communauté laotienne compte environ 45 000 personnes en France. Parmi eux se trouvent 7 000 catholiques, soit une proportion bien plus importante qu’au Laos. A n’en pas douter, ils seront très nombreux dimanche à Notre-Dame. Des neveux et des nièces des martyrs laotiens vivent dans votre pays ; ils ne pouvaient être à Vientiane le 11 décembre dernier, ils seront à la cathédrale ce 5 février.

Le 11 décembre 2016, dix-sept martyrs du Laos était béatifiés à Vientiane. Que retenez-vous de cet événement ?

C’est un événement historique que l’Eglise ait pu ainsi béatifier certains de ses martyrs dans une capitale d’un pays dirigé, aujourd’hui encore, par un régime communiste. Je suis encore surpris par le fait que les autorités ont donné leur autorisation au déroulement de cette cérémonie du 11 décembre. En 1988, l’Eglise du Vietnam a vu 117 de ses martyrs canonisés ; les évêques à l’époque avaient demandé à Hanoi que la cérémonie soit organisée au Vietnam. Cela leur avait été refusé et elle avait donc eu lieu à Rome. Près de vingt ans plus tard, assurément, nous avons bénéficié d’une attitude plus ouverte des autorités gouvernementales laotiennes. Pour notre part, nous avions aussi pris la peine de présenter ces martyrs selon une forme que le régime en place pouvait comprendre et accepter. Ainsi, nous n’avons pas dit qu’ils étaient morts en haine de la foi, mais qu’ils étaient allés jusqu’au bout du sacrifice de leur vie. Cette béatification a été positive pour les deux parties, l’Eglise et l’Etat laotien. L’Eglise car il est très important pour nous que le sacrifice de nos ancêtres dans la foi soit ainsi reconnu. L’Etat car il a amélioré son image internationale en faisant en sorte que la cérémonie du 11 décembre se déroule sans difficulté. J’ai encore en mémoire le discours qu’a tenu le représentant du gouvernement à l’issue de la messe de béatification, lorsqu’il a souligné que les religions, quelles qu’elles soient, œuvraient à l’édification de la patrie.

Vous revenez de Rome, où vous étiez en visite ad limina. Quels ont été les mots du pape François pour votre Eglise ?

Je suis frappé par le fait que le pape François a semblé véritablement ému à entendre nos expériences respectives, nous les quatre évêques du Laos ainsi que les trois évêques du Cambodge. Dans l’homélie qu’il nous a donnée le 30 janvier à Sainte-Marthe, il a mis l’accent sur « les petites Eglises », en butte aux difficultés de tous ordres, qui deviennent comme autant de « points d’appui » pour les grandes Eglises qui vivent dans un contexte de liberté et de prospérité plus grande. La plus grande force de l’Eglise réside aujourd’hui dans les petites Eglises, très petites, avec très peu de personnes, persécutées, dont les évêques sont en prison, nous a-t-il dit en substance, voyant là la gloire et la force de l’Eglise.

Vous partagez une même Conférence épiscopale avec les évêques du Cambodge. En quoi les Eglises du Cambodge et du Laos sont-elles similaires et en quoi sont-elles dissemblables ?

Les histoires de ces deux pays sont bien différentes mais, pour ce qui regarde l’Eglise, le point saillant qui apparaît de manière évidente aujourd’hui, est le fait que les évêques du Cambodge sont tous des missionnaires étrangers (Français, Espagnol, Indien), là où, au Laos, nous sommes tous quatre des Laotiens. Entre les étrangers et les autochtones, les cultures, les méthodes de travail peuvent différer mais nous nous enrichissons aussi mutuellement de nos différences. Au-delà du gouvernement de nos deux Eglises locales, les situations sont bien sûr très différentes : au Cambodge, les moyens de communications sociales, les médias, sont libres et l’Eglise est libre de s’investir dans ce domaine ; au Cambodge, l’Eglise peut monter des œuvres sociales dans les domaines de la santé, de l’éducation ou de la formation professionnelle. Autant de possibilités dont nous ne jouissons pas au Laos.

Ce 2 février, vous avez été nommé administrateur apostolique du diocèse de Vientiane. Pouvez-vous nous présenter brièvement les deux diocèses dont vous avez désormais la charge, Paksé et Vientiane ?

L’Eglise catholique au Laos compte quatre vicariats apostoliques : Luang Prabang au nord, Vientiane au centre, Savannakhet et Paksé au sud. La très grande majorité des six millions d’habitants du pays est bouddhiste et les catholiques forment une communauté d’environ 50 000 fidèles, servis par très peu de prêtres. Pour ma part, je fais un peu office de « bouche-trou » ! J’ai été nommé en 2000 à Paksé à un moment où l’évêque en poste, Mgr Thomas Khamphan, était déjà très malade ; les prêtres étaient très peu nombreux : deux seulement dont l’un avait près de 90 ans et était affaibli par l’âge et la maladie. Ce qui signifie que, pendant des années, nous n’avons été que deux, un prêtre et moi-même, pour les quatre provinces du Sud qui constituent le territoire du vicariat apostolique de Paksé. Aujourd’hui, six prêtres travaillent avec moi pour 15 000 fidèles. Dans une des provinces, on peut travailler à peu près normalement, mais dans les trois autres cela reste difficile. Près de six catholiques sur dix sont issus des minorités ethniques et nous avons aussi l’aide de quelques prêtres venus du Vietnam voisin, mais ces derniers sont juste tolérés par les autorités ; ils ne peuvent se voir confier des responsabilités trop visibles.

A Vientiane, la situation est un peu différente. Il y a à peu près le même nombre de fidèles (12 000 environ, dont un peu moins des deux tiers issus des minorités ethniques), mais le territoire est beaucoup plus vaste et le manque de prêtres encore plus criant. Avec Mgr Jean Khamsé Vithavong, OMI et désormais évêque émérite, il n’y a que deux prêtres, auquel il faut ajouter sept prêtres vietnamiens.

A l’image de ce qui est écrit dans l’Evangile de Matthieu, pour parvenir à remplir la mission qui m’a été confiée au Laos, je me dois d’être « rusé comme le serpent et doux comme la colombe » ! Le gouvernement prépare une nouvelle réglementation en matière religieuse. Nous ne savons pas encore précisément de quoi celle-ci sera faite, mais je m’attends à ce que les choses deviennent plus difficiles. Certes, le gouvernement ne veut pas remettre en cause l’existence de l’Eglise. Les dirigeants laotiens, à l’image du peuple laotien, ont la religion dans le sang. Lorsqu’un membre du Parti décède, ils font venir les bonzes. Les membres du Parti non seulement fréquentent les temples, mais ce sont eux qui inaugurent les principales fêtes du calendrier bouddhique. Ils ne cherchent donc pas à supprimer les religions mais, concernant le christianisme, ils le perçoivent toujours comme une religion étrangère ; concernant l’Eglise catholique, l’avenir dépend en grande partie de ce que les gouvernements vietnamiens et chinois décideront à propos de leurs politiques religieuses respectives.

Les catholiques forment une petite minorité d’à peine 1 % de la population. Votre Eglise connaît-elle des conversions ?

Ce sont d’abord et avant tout les pauvres qui se convertissent. Cela tombe bien car l’Eglise a une préférence pour les pauvres ! Vous savez aussi que, parmi les communautés catholiques d’origine au Laos, on trouve des communautés formées d’anciens esclaves rachetés par des missionnaires. Après les pauvres, aujourd’hui, ce sont les minorités ethniques animistes qui se convertissent, les Khmu ou bien encore les Hmongs et d’autres encore. Lorsqu’ils viennent à nous en exprimant le désir d’être baptisés, nous nous devons de répondre à leur demande. Nous formons pour cela des catéchistes parmi eux et les baptêmes interviennent deux ou trois ans plus tard.

Les vocations sacerdotales et religieuses suffisent-elles aux besoins de votre Eglise ?

Le grand séminaire est installé à Thakhek, dans le vicariat de Savannakhet. Chacun des trois autres diocèses y envoie ses séminaristes. Ils sont une bonne douzaine au total aujourd’hui. Pour une petite Eglise comme la nôtre, il est difficile de mobiliser un corps professoral suffisant, en nombre comme en qualité. Mais cette faiblesse fait aussi partie de la formation. Chaque semaine, les séminaristes partent dans les villages pour assurer le catéchisme. Une fois ordonnés, je les envoie aux Philippines, qui présente l’avantage d’être un pays anglophone. Très peu de livres en philosophie et en théologie ont été écrits ou traduits en laotien. Il est, par conséquent, indispensable d’apprendre les langues étrangères, l’anglais notamment, lingua franca des évêques des Eglises d’Asie.

Les missionnaires étrangers sont partis en 1975. Peut-on envisager qu’ils reviennent aujourd’hui dans le pays sous une forme ou une autre ?

« Sous une forme ou une autre », c’est la bonne expression. Vous avez compris qu’un certain nombre de prêtres vietnamiens, le plus souvent religieux (jésuites, dominicains, rédemptoristes, etc.), œuvrent au Laos. Leur présence est connue des autorités gouvernementales mais ils doivent rester discrets dans leur apostolat et les missions qui leur sont confiées. Quant à une présence missionnaire étrangère autre que vietnamienne, quelques portes s’entrouvrent mais il faut rester prudent. En Chine, le régime considère l’action du Saint-Siège comme « une ingérence étrangère dans ses affaires intérieures ». Au Laos, c’est un peu différent, même si le discours sous-jacent est que le christianisme est une religion « étrangère ». Pourtant, à ce compte-là, toutes les religions au Laos sont étrangères, y compris le bouddhisme, qui nous est venu du Sri Lanka.

Il existe néanmoins des ouvertures. Après avoir vu ce que des religieuses catholiques vietnamiennes faisaient au Vietnam, le gouvernement laotien leur a demandé de venir au Laos. Depuis un an, les sœurs salésiennes animent ainsi un atelier de couture à Vientiane, la capitale. Les Sœurs de Saint-Paul-de-Chartres sont aussi présentes, en provenance du Vietnam. A chaque fois, il a bien été précisé par le gouvernement qu’elles avaient interdiction formelle de se livrer à un travail d’évangélisation directe, mais elles ont demandé et obtenu d’avoir des chapelles dans les lieux qu’elles habitent – pour leurs besoins propres.

Les autorités sont-elles prêtes à établir des relations diplomatiques pleines et entières avec le Saint-Siège ?

Vous le savez, le Saint-Siège et Vientiane n’entretiennent pas de relations diplomatiques complètes. Le nonce apostolique – actuellement le Sud-Coréen Paul Tschang In-nam – réside à Bangkok et n’est accrédité à Vientiane qu’en qualité de délégué apostolique. On pourrait dire que la balle est dans le camp du gouvernement laotien. Je pense aussi qu’au jour où la question des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Chine populaire d’une part, le Saint-Siège et le Vietnam d’autre part sera résolue, le Laos suivra très rapidement.

Source : Eglises d’Asie

Asie #NLQ

Cambodge – L’Eglise catholique lance un nouveau cycle de trois années consacré à la Famille

Après trois années dédiées à la charité, Mgr Olivier Schmitthaeusler, vicaire apostolique de Phnom Penh, a annoncé le lancement d’un nouveau cycle de trois ans, consacré cette fois-ci à la Famille. Dans sa nouvelle lettre pastorale distribuée aux fidèles catholiques, lors de la fête de l’Epiphanie, il souligne plusieurs défis à relever : celui du fléau de la pauvreté, de l’émigration, des mariages interreligieux et celui de pouvoir offrir à la jeunesse cambodgienne, un modèle familial inspiré des valeurs évangéliques.

En rappelant que les trois dernières années de charité se sont achevées avec le Jubilé de la Miséricorde, Mgr Schmitthaeusler a repris les propos du Pape François, qui appelle à « faire grandir une culture de la miséricorde, fondée sur la redécouverte de la rencontre des autres : une culture dans laquelle personne ne regarde l’autre avec indifférence ni ne détourne le regard quand il voit la souffrance des frères ». L’évêque a invité chacun des fidèles à vivre de cet appel, en rappelant que Dieu a besoin de « chacun de nous pour faire le grand miracle de la miséricorde… source de la paix. Paix des cœurs. Paix dans le monde ». Puis, le vicaire apostolique de Phnom Penh a annoncé que les trois prochaines années (2017, 2018 et 2019) sont dédiées à la Famille, invitant les croyants à s’inspirer de « l’Enfant-Dieu de la crèche » afin de vivre ces années « avec enthousiasme, le cœur rempli de la Miséricorde de Dieu qui nous aime tant ! »
Offrir à la jeunesse cambodgienne un modèle familial

Mgr Schmitthaeusler rappelle qu’après la forte instabilité politique qui a suivi la guerre civile de 1970 et le régime des Khmers rouges de 1975 à 1993, l’éducation, la culture, la religion et l’économie ont été en grande partie détruites. «  Aujourd’hui, 60 % de la population est âgé de moins de 22 ans. Cette jeune génération est née de parents qui ont vécu dans un mode de survie », marquée par « une coupure dans la transmission des valeurs ». « Cette nouvelle génération cherche un nouveau modèle familial, souvent inspiré des séries télévisées de Corée du Sud ou de Thaïlande, des réseaux sociaux : un modèle familial dans une société de consommation, avec un seul enfant, un modèle souvent égoïste et replié sur lui-même, cherchant son propre bonheur. Comment pouvons-nous donner aux jeunes un modèle familial qu’ils puissent suivre ? », interroge-t-il.

Source : Eglises d’Asie