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Le cardinal Pell sera jugé pour des affaires sexuelles

Le cardinal australien George Pell sera jugé par le tribunal de Melbourne en Australie pour des chefs d’accusation “multiples”.

Mis en examen fin juin 2017 pour des délits d’agressions sexuelles anciennes, le juge Belinda Wallington s’est déclarée “convaincue” pour que le cardinal soit jugée pour des chefs d’accusation “multiples” bien qu’elle ait, entretemps, abandonné la moitié des chefs de poursuite.

Le prélat de 76 ans, actuellement en liberté sous caution, avec interdiction de quitter l’Australie, plaidera “non coupable”.

L’archidiocèse de Sydney communique :

Le cardinal George Pell a toujours pleinement coopéré avec la police de Victoria et toujours fermement affirmé son innocence.  […] Il est volontairement rentré en Australie pour faire face aux accusations. Il se défendra des chefs d’accusation qui demeurent.

La nature exacte des faits qui lui sont reprochés n’a pas été dévoilée par les autorités.

Le cardinal a déclaré que ces accusations “sont le fruit de problèmes mentaux, de fantasmes ou sont de l’invention pure dans le but de punir le représentant de l’Eglise catholique dans ce pays pour n’avoir pas empêché les agressions pédophiles commises par d’autres. Le cardinal Pell a été perçu comme le visage de cette responsabilité.”

La date du procès est encore inconnue.

Source : Le Figaro, lesalonbeige

 

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L’édito – Un mois d’actualité catholique dans le monde – Quand l’anti-christianisme domine

 

Une fois n’est pas coutume, la dominante de l’actualité catholique mondiale est l’insécurité, partout sur le globe. Une insécurité souvent relative, parfois larvée, mais, il faut bien le dire, de plus en plus directe et violente. Si les exactions de daesh et autres mouvances islamiques sont les plus voyantes, elles sont loin d’être les seules et les Etats eux-mêmes s’en prennent aux chrétiens.

Si nous prenons, continent par continent, l’Afrique et le Moyen-Orient sont peut-être les plus touchés et les plus diversement exposés. Nous venons d’apprendre, en Centrafrique, la mort du prêtre blessé le 22 mars dans le cadre d’une attaque contre la Paroisse de Séko. En Somalie, nous découvrons une communauté chrétienne qui vit cachée par peur des représailles. Ce qui n’est qu’un aspect d’un mois de christianophobie active « ordinaire » en Afrique

 

L’Observatoire de la christianophobie a encore montré ce mois-ci qu’en Syrie, au Liban, en Egypte, le christianisme est maltraité. D’une manière générale, l’extrémisme religieux qui a pris une dérive « effrayante », représente une menace pour la sé­curité de l’Irak, estime Mgr Sako. L’Iraq où les responsables religieux demandent une loi punissant le fanatisme qui promeut la haine. Alors qu’à  Damas, l’exode des chrétiens s’accélère, le témoignage de Carlo, torturé par daesh est effrayant.  Mais, être chrétien en Algérie, est un calvaire aussi quotidien, selon le témoignage d’un prêtre au Figaro. Mais, les Chrétiens d’Orient préfèrent être dhimmi que d’abandonner leur foi. Toutefois, en Arabie saoudite, il semblerait qu’apparaisse un frémissement d’espoir pour les chrétiens.  Des chrétiens peut-être pas si bien soutenu que cela par l’Occident. Ainsi, monte une nouvelle prière en Syrie, « Libère-nous Seigneur de la guerre … et libère-nous de la mauvaise presse ! » En effet, Mgr Armash Nalbandian doute de l’impartialité des médias occidentaux. Autre persécution, plus larvée, au Saint-Sépulcre où la mairie de Jérusalem suspend finalement son projet de taxer les Églises, après la « grève » des religieux. Malgré cela, dans un contexte de plus en plus hostile, comme nous avons pu le voir au Congo, les évêques africains ne perdent pas leur habitude de la franchise et de la clarté. Ainsi, au sujet de la paix au Soudan du Sud, les évêques estiment que les dirigeants ont besoin d’une retraite spirituelle…

 

Aux Etats-Unis, si Donald Trump entend mettre un terme à la discrimination à mort des personnes trisomiques et s’il a  nommé un secrétaire d’Etat pro-vie convaincu, il faut encore se mobiliser comme l’a fait dans un  tweet courageux un évêque américain pour la défense de la vie. Les catholiques américains se mobilisent à tous les échelons, ainsi, certains ont-ils organisé une protestation contre la conférence du Père Martin, sj qui « offense Dieu ». Dans la suite d’autres initiatives européennes, s’organise un rosaire sur les côtes et les frontières aux Etats Unis. Plus au sud, au Brésil, a eu lieu l’arrestation de l’évêque de Formosa et cinq prêtres pour corruption…

Il faut retourner en Aise pour retrouver une persécution franche. En Chine, l’église catholique Nantang a été fermée et ses prêtres arrêtés. Deux chrétiens ont été fouettés en place publique en Indonésie pour non-respect de la charia. Pour autant la vie continue. Ainsi au Vietnam, 10 000 couples catholiques ont pu sauver leur mariage grâce au programme spécial d’un jésuite. Mais une vie qui n’est pas simple et Mgr Linh lance un appel : « L’Église au Vietnam a besoin de l’aide des Églises sœurs ». C’est, en revanche, la vieille question de l’esclavage sexuel qui préoccupe l’Église coréenne qui appelle le Japon à demander pardon. Japon où l’abdication et l’installation de l’empereur poussent les évêques à réclamer la séparation du religieux et de l’Etat.

Si l’Eglise a prononcé pour pédophilie, une condamnation canonique pour l’archevêque de Guam, en revanche, pour le cardinal Pell, nous apprenons qu’une partie des charges  a été abandonnée. Enfin en Nouvelle-Zélande, catholiques et anglicans s’unissent contre l’euthanasie

En prison, Asia Bibi a été autorisée à garder le chapelet que le pape François lui a offert. Dans cette affaire, l’Écosse, via son parlement, se mobilise pour Asia Bibi. A deux pas de là, en Inde, une enquête met en lumière la foi des jeunes indiens, alors que l’Eglise s’est engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Mais c’est en Europe que l’actualité catholique a été la plus dense ce mois-ci. Mgr Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg, devient le nouveau président de la Comece, alors que sort « Les jeunes adultes et la religion en Europe », les résultats de deux ans d’enquête pour le Synode 2018. Sur ce thème, en Bosnie, les évêques se disent inquiets de l’émigration des jeunes. Jeunes toujours, mais… différents, en Suisse, les jeunes socialistes veulent abolir les fêtes chrétiennes. Au moment où, en adoptant le Vendredi-Saint férie, la Roumanie rejoint 16 autres pays de l’UE. Suisse, où les évêques sont inquiets de l’évolution du suicide assisté. C’est encore l’euthanasie qui vaut une position commune des orthodoxes et des catholiques d’Islande. Du début à la fin, la vie mobilise les catholiques d’Irlande. 100 000 manifestants pour la vie en Irlande, alors que Save The 8Th organise une grande mobilisation contre l’avortement. Sur la rive d’en face, au Royaume-Uni, 500 prêtres catholiques s’engagent à prêcher la vérité sur le genre, alors que deux femmes « mariées » engagent des poursuites contre les évêques catholiques. Si  au Kosovo, 150 églises et monastères ont été  détruits, en Espagne, on craint Bientôt la fin de l’enseignement religieux dans les écoles.  En Pologne en revanche c’est l’homélie d’un prêtre très en vue qui met mal à l’aise Cracovie “Je prie pour le que la pape s’ouvre à l’Esprit Saint ou rejoigne le père”. Concluons par une nouvelle plus réjouissante chez nos amis belges. Lors de la prochaine nuit de Pâques, 239 catéchumènes recevront le baptême en Belgique.

 

Voici donc un mois d’actualité catholique dans le monde, un mois d’épreuves, un mois de carême, avant la résurrection.

 

Pierre Selas

 

 

 

 

 

Dans le Monde #NLQ

Cardinal Pell – Une partie des charges abandonnées

Le procureur Mark Gibson a annoncé ce 2 mars l’abandon des charges contre le cardinal George Pell dans le procès intenté contre lui par Damian Dignan en 2016 pour conduite sexuellement inappropriée alors qu’il était mineur, le plaignant étant mort de leucémie en janvier dernier. Ce n’était qu’une des charges retenues par le parquet : il y en a d’autres mais dont le nombre et les détails n’ont pas été rendus publics. Ce lundi 5 mars, commencera à Melbourne une audience préliminaire, prévue pour durer quatre semaines, qui devra déterminer si les procureurs disposent de suffisamment de preuves pour ouvrir un procès devant jury sur les autres charges d’abus sexuels portées contre le cardinal par la police de l’État de Victoria en juin 2016, crimes que le cardinal a toujours nié avoir commis. Le cardinal devrait être présent à cette audience.

 

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Le cardinal Pell ne sait toujours pas de quoi il est accusé – Le procureur menace la presse

Étonnante décidément cette affaire autour du cardinal Pell qui, après audience avec le procureur, ne sait  ni de quoi ni par qui il est accusé. Le procureur pour sa part menace la presse qui soutiendrait que le dossier n’est pas solide.

Dans notre JT du mois de juillet, nous pointions les “bizarreries” de cette mise en accusation.

En savoir plus ici

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Le retour du cardinal Pell à Rome s’annonce de plus en plus improbable

C’est à 9 h (heure locale, 1 h du matin à Paris) ce matin, au milieu d’un grand concours de médias – on parle de 200 journalistes… – et de manifestants pour ou contre, que le cardinal George Pell, flanqué de ses avocats et d’une dizaine de policiers, a fait son entrée dans la salle d’audience n° 2 du Tribunal de première instance de Melbourne. Cette audience administrative n’a duré que quelques minutes, le temps pour le tribunal de renvoyer au 6 octobre prochain la date de la première audience au cours de laquelle un magistrat entendra les deux parties et décidera si les accusations portées contre le cardinal ont suffisamment de substance pour ouvrir un procès et, sans doute, si le prévenu doit être ou non placée en détention pendant sa durée. L’accusation doit fournir à la défense les preuves retenues contre le cardinal au plus tard le 8 septembre. La défense a déjà indiqué que le cardinal plaidera non coupable. Comme nous l’avions signalé ici, le procès s’annonce long : on parle de plusieurs mois, voire de quelques années… Le retour rapide à Rome du cardinal Pell et sa reprise de fonction à la tête du Secrétariat pour l’économie, s’annoncent de plus en plus improbables.

 

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Le cardinal Pell comparaîtra demain – Quelques points de repères

Le cardinal George Pell, préfet du Secrétariat pour l’Économie, doit comparaître ce mercredi 26 juillet devant un tribunal de Melbourne, dans une affaire d’abus sexuels. Voici quelques points de repère sur ce dossier qui a poussé le cardinal australien à se mettre en congé de ses fonctions depuis le 29 juin dernier, sans pour autant démissionner, pour le moment.

De quoi le cardinal Pell est-il accusé ?

La police de Melbourne n’a pas communiqué sur les accusations spécifiques adressées au préfet du Secrétariat pour l’Economie, mais selon divers articles journalistiques, il s’agirait de faits remontant aux années 1970, quand George Pell était prêtre du diocèse de Ballarat, sa ville natale, dans l’État australien de Victoria, à 100 km de Melbourne. Ils se réfèrent notamment, entre autre, au cas de trois hommes, enfants à l’époque (Lyndon Monument, Damian Dignon et Darren Mooney), qui ont parlé de ses comportements inappropriés présumés dans une piscine de la ville.

Est-ce la première enquête pénale à son encontre ?

Non. Peu après sa nomination comme archevêque de Sydney, en 2002, Mgr George Pell (créé cardinal en 2003), a été l’objet d’une enquête pour des abus sexuels présumés commis sur un enfant 40 ans auparavant. L’affaire a été classée après quelques semaines. Mis à part ce cas, ces quatre dernières années, le cardinal Pell a été interrogé deux fois en visio-conférence depuis Rome par la Commission royale (la Commission nationale d’enquête sur les réponses des institutions face aux abus sexuels sur mineurs) concernant une couverture présumée de cas de pédophilie dans l’archidiocèse de Melbourne (en 2014) et dans le diocèse de Ballarat (en 2016). La Commission instituée en 2012 par le gouvernement de Canberra pour enquêter sur la pédophilie en Australie n’a toutefois pas de pouvoirs d’action pénale, et peut seulement dénoncer d’éventuels cas à la police. Cette dernière a entretemps ouvert une enquête sur une implication directe présumée du préfet du Secrétariat pour l’Économie dans des actes de pédophilie.

Pourquoi est-il appelé à comparaître maintenant ?

Selon le Tribunal de Melbourne, les preuves à charge recueillies par la police seraient maintenant suffisante pour lui faire un procès.

Comment le cardinal Pell s’est-il défendu, jusqu’à maintenant ?

Il a toujours rejeté les accusations, les présentant comme « infondées »« totalement fausses » et « outrageuses ».

Quelle a été la position du Pape François et du Saint-Siège ?

Une position de prudence et d’attente, jusqu’à l’annonce du renvoi en jugement, quand le Pape François lui a accordé une période de congé pour lui permettre de se défendre des accusations en Australie.

Y’a-t-il eu d’autres cas graves de pédophilie dans l’Église australienne ?

Ils ont émergé au cours des années 1990, avant l’explosion du scandale de la pédophilie dans l’Église des États-Unis. Suite à cela, en 1996, la Conférence épiscopale australienne et l’Assemblée de la Conférence des religieux australiens ont adopté un protocole avec une série de normes concrètes pour la prise en charge des victimes et des accusés, dénommé “Towards Healing”(“Vers la guérison”)

En 2008, à l’occasion de son voyage apostolique à Sydney dans le cadre des JMJ, le Pape Benoît XVI avait rencontré certaines victimes.

 

Source Radio Vatican

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Accusé d’abus sexuels, le cardinal Pell rentre en Australie pour assurer sa défense

Communiqué du 29 juin 2017.

Le Saint-Siège a appris avec regret l’information sur les poursuites engagées contre le cardinal George Pell pour des faits remontant à des décennies, et qui lui ont été attribués.

Ayant appris ces poursuites, le cardinal Pell, agissant dans le plein respect des lois civiles, a décidé de rentrer dans son pays pour répondre des poursuites contre lui, considérant sa participation importante pour s’assurer que le procès sera mené équitablement et pour favoriser la recherche de la vérité.

Le Saint Père, ayant été informé par le cardinal Pell, lui a accordé un congé exceptionnel afin qu’il puisse se défendre.

Pendant l’absence du préfet, la Secrétariat pour l’économie poursuivra ses tâches institutionnelles. Les secrétaires demeureront à leurs postes pour traiter des affaires courantes du dicastère, donec aliter provideatur.

Le Saint Père qui a apprécié l’honnêteté du cardinal Pell pendant les trois années de son travail à la Curie romaine, est reconnaissant de sa collaboration particulièrement de son dévouement énergique aux réformes du secteur administratif et économique, et aussi de sa participation active au Conseil des cardinaux (C9).

Le Saint-Siège exprime son respect au système judiciaire australien qui devra décider de la pertinence des questions soulevées. En même temps, il est important de rappeler que le cardinal Pell a ouvertement et constamment condamné comme immoraux et intolérables les abus perpétrés contre des mineurs, qu’il a coopéré par le passé avec les autorités australiennes – par exemple lors de ses dépositions devant la Commission royale –, qu’il a soutenu la Commission pontificale pour la protection des mineurs, et enfin qu’en tant qu’évêque diocésain en Australie il a introduit des systèmes et des procédures destinés à la fois à la protection des mineurs et à l’aide aux victimes d’abus.

Communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège, 29 juin 

 

 

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Sur les accusations voir notre article

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Coup de tonnerre au Vatican – Le cardinal Pell, proche du pape, accusé d’abus sexuels, se défend

C’est un livre enquête qui fait déjà couler beaucoup d’encre puisque dans The Cardinal : Rise and fall of George Pell, le cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l’économie du Vatican, est directement accusé d’abus sexuels sur mineurs. La journaliste Louise Milligan y rapporte les témoignages de deux victimes présumées, qui étaient alors enfants de chœur à la Cathédrale de Melbourne dans les années 1990. De nouvelles accusations que le cardinal australien rejette avec force.

Premières accusations en 2013

Le cardinal, qui bénéficie jusqu’ici du soutien du Pape François, avait déjà été accusé d’avoir couvert les abus d’un prêtre pédophile dans le diocèse de Ballarat. Depuis quelques années, l’Église australienne est secouée par des scandales de pédophilie. En 2013, une commission royale d’enquête a été constituée pour faire toute la lumière sur les faits. C’est dans ce cadre que le cardinal Pell a été auditionné à Rome en 2016.

Le cardinal se défend

Juste avant la parution du livre, ce lundi 15 mai 2017, les avocats du prélat ont dénoncé dans un communiqué des accusations « injustifiables, scandaleuses, délibérées et calculées », « ayant pour but de nuire » et d’« influencer l’opinion publique ».

Un personnage clé du Vatican

 

Homme de confiance du Pape François, le cardinal George Pell avait été appelé à Rome pour diriger l’une des plus influents organismes du Saint-Siège, chargé des finances du Vatican et des réformes de la Curie Romaine. Son entourage estime que ces accusations visent à entraver son action.

Source Radio Vatican