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Neuvaine de prière en famille à Marie du 30 novembre au 8 décembre

 

Neuvaine bénie et encouragée par le Saint-Père. L’Eglise aime se tourner vers l’Immaculée en ces premiers jours de l’Avent.

Avec confiance, peu importe la situation dans laquelle nous nous trouvions, nous sommes invités à ouvrir notre cœur pour déposer tout ce que nous portons, nos joies et nos peines, nos luttes et nos échecs, nos désirs, dans le Cœur de Notre-Dame au cours de cette Neuvaine mondiale de prière.
Chaque jour de la neuvaine, nous sommes invités à réciter la prière ci-dessous, écrite par le Cardinal Sarah pour cette année 2017 :

Très Sainte Vierge Marie, Reine des Anges et des saints, Médiatrice de toutes grâces,
nous trouvons refuge et protection auprès de Votre Immaculé, car vous êtes notre Mère.
Accordez-nous, comme vous l’avez promis aux trois pastoureaux de Fatima,
de savoir offrir chaque jour notre vie pour le salut des pécheurs.
Que votre amour maternel touche les cœurs endurcis par le péché pour que tous les hommes,
sauvés par le sang de votre Fils versé sur la Croix, trouvent le chemin de l’amour, de la pénitence et de la réconciliation avec Dieu et avec leurs frères.
Alors, nous pourrons chanter tous ensemble et d’un seul cœur
le triomphe de votre maternelle Miséricorde.
Ainsi soit-il.

Puis, un Notre Père, dix Je Vous Salue Marie, un Gloire au Père et trois fois l’invocation suivante : «   Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous  »

Le 8 décembre, nous sommes invités à participer à la Messe et à la procession aux flambeaux, en l’honneur de Notre-Dame.

Nos âmes profiteront mieux des grâces que l’Immaculée désire nous donner en se confessant au cours de la Neuvaine et recevant la communion lors de la Messe du 8 décembre de préférence.

On prendra soin d’orner le coin prière de la famille ou le coin prière personnel.

Que la joie grandisse dans nos familles, chaque jour de la neuvaine à l’Immaculée. Un bon repas en famille pourra clôturer cette Neuvaine de prière. N’oublions pas de mettre des veilleuses sur le bord de nos fenêtres le soir du 8 décembre pour dire MERCI à l’Immaculée, pour lui dire toute notre affection, pour demander que du Ciel, Dieu bénisse notre famille et que Notre-Dame veille sur chacun de ses membres. (On pourra acquérir ces veilleuses dans nos paroisses).

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Conférence : « L’importance du silence pour le monde et pour l’Eglise » – Cardinal Sarah – 12 décembre à Avignon (84)

 

Voici une occasion exceptionnelle d’aller un peu plus en avant sur le sens et la nature de la prière. Car tel est le propos du cardinal Sarah : il ne vient pas nous exposer une philosophie du silence. C’est en serviteur de Dieu qu’il vient pour nous inviter, comme il le dit lui-même «  à remettre Dieu au centre de tout.  » Or, précise-t-il, c’est dans le silence qu’on trouve Dieu, c’est avec son silence que Dieu nous parle le plus éloquemment.

Parler du silence, voilà une tâche qui pourrait se révéler ardue, tant il est vrai que les deux termes semblent antinomiques. En effet, parler du silence revient inévitablement à briser le silence…mais, peut- on vraiment dire que la parole s’oppose au silence  ? Comment peut-on vraiment le définir  ? Est-il simplement une absence de parole ou de son  ?

Il convient donc de bien saisir de quel silence il s’agit. C’est à un renversement de perspective que le Cardinal nous invite. En effet, nous sommes habitués à voir dans le silence l’expression de l’absence de Dieu, ou tout au moins de son désintérêt sur ce qui nous concerne. L’humanité n’est-elle pas marquée depuis des siècles par la violence et l’injustice  ? N’a-t-elle pas été traversée par des tragédies innommables et des guerres  ? La nature elle-même crie, gronde, se révolte, et ceci se traduit par des dérèglements qui mettent en péril la vie sur notre planète. Les Ecritures Saintes elles-mêmes vibrent du cri de détresse de l’innocent. Jésus fera sien ce cri : «  Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné  ?  » Telle sera sa prière au paroxysme de sa déréliction. En réponse à toutes ces situations dramatique : le silence de Dieu. Là où on espère une Parole, une irruption réparatrice de la toute-puissance divine. L’homme qui crie bute sur le silence de Dieu.

Pour le Cardinal guinéen, ce silence dit Dieu. En ce silence, Dieu nous parle. C’est en nous laissant envelopper dans la foi par ce silence que nous pouvons pénétrer le mystère insondable de Dieu et trouver toutes les réponses aux questions les plus profondes de nos existences.
Dès lors, nous comprenons que Le silence ne s’oppose pas à la parole. Il apparait plutôt comme un antidote du bruit qui déshumanise l’homme. C’est ce qu’il nous montrera dans sa conférence du 12 décembre prochain : il nous parlera à partir de sa propre expérience humaine et spirituelle, lui le natif d’Ourouss en Guinée-Conakry, entre la forêt équatoriale et la savane, qui connait le silence parfois lourd et oppressant de la nature.

Ancien archevêque de Conakry, il connaît aussi le bruit des grandes villes africaines à l’urbanisme mal maîtrisé et où on a l’impression, surtout dans les marchés et les quartiers populaires, d’assister à un concours de décibels. De par ses responsabilités successives dans la curie romaine (Secrétaire de la congrégation pour l’évangélisation des peuples, président de Cor Unum, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements), le Cardinal connaît le bruit sophistiqué des pays développés  ; celui des media avec l’avènement des chaînes d’information en continu qui ont parfois l’air d’un brouhaha rébarbatif qui nous enferme dans des sujets décidés par d’autres. Il n’ignore pas le bruit intrusif de la publicité qui s’impose partout, qui nous cerne et qu’on ne peut désormais presque plus éviter.

La Parole du Cardinal Sarah, enracinée dans son expérience de chrétien, prêtre et évêque rompu aux Ecritures et familier des pères de l’Eglise, répond à nos interrogations sur cette réalité à laquelle nous sommes confrontés, d’une manière ou d’une autre. Peut-on vraiment prier sans entrer dans le silence  ? Quels sont les dangers auxquels nous sommes exposés dans une société au vacarme incessant  ? est-il possible que nous nous soustrayions aux sollicitations extérieures pour rentrer en nous-même  ?

Le cardinal Robert Sarah nous parlera de l’expérience du bruit et de ses méfaits, mais surtout de celle du silence qu’il connaît à travers son itinéraire de foi. Il vient nous témoigner de la force du silence. Il vient nous rappeler que c’est dans le silence que la Parole devient message, cri d’amour et de liberté. Il nous le présente comme une nécessité vitale, «  car «  il protège l’âme contre la perte de son identité, il prévient l’âme contre la tentation de vaquer au dehors, loin d’elle-même.  »
Au cœur du silence, l’homme trouve l’ineffable, il entend Celui qui dit tout sans rien dire. Il dit parce qu’il EST.

Père Pascal Molemb Emock
​Vicaire Général

Rendez-vous le 12 décembre à 20h à l’église du Sacré Coeur, rue du 11 novembre à Avignon.

Tribunes et entretiens

Retrouvez l’homélie du cardinal Sarah lors du pélerinage de Vézelay – Routiers vous pouvez sauver l’Europe – C’était il y a un an !

Le cardinal Sarah a participé au grand pélerinage des scouts à Vézelay pour cette Toussaint 2016.

Le cardinal a présidé la Sainte Eucharistie aux intentions des routiers scouts d’Europe. Il a évoqué combien saint Louis aimait venir lui aussi à Vézelay.

Retrouvez ici son homélie :

Un routier scout qui n’a pas tout donné n’a rien donné. Un routier scout qui ne sait pas mourir n’est bon à rien. Mais souviens toi qu’il est parfois tout aussi difficile de Vivre. A Dieu va !

 

« Bien chers routiers Scouts d’Europe, vous êtes les héritiers de cette fidélité humble et ferme de vos prédécesseurs. Ne vous laissez pas entraîner par une Europe ivre de ses multiples idéologies qui ont fait beaucoup de mal à toute l’humanité. Songez au marxisme et ses goulags, au nazisme et ses horreurs, et aujourd’hui la théorie du gender qui s’attaque frontalement aux lois de Dieu et de la nature, démolit le mariage, la famille et nos sociétés, et abîme nos enfants dès l’âge de l’école. Je le répète : l’idéologie du genre, les libertés démocratiques, sans mesure et sans limite, et l’ISIS ont tous la même origine satanique.

 

 

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« Chaque nation a le droit de faire la distinction entre les réfugiés authentiques et les migrants économiques qui ne partagent pas la culture de cette nation », cardinal Sarah.

« Chaque nation a le droit de faire la distinction entre les réfugiés authentiques et les migrants économiques qui ne partagent pas la culture de cette nation », a déclaré le cardinal Robert Sarah.

S’exprimant lors de la conférence Europa Christi en Pologne dimanche, le cardinal africain a noté que le pays refuse d’accepter la « logique » de la redistribution des migrants que « certaines personnes veulent imposer ».

Dans des commentaires rapportés par le magazine polonais Gosc, le cardinal Sarah a ajouté que si chaque migrant est un être humain qui doit être respecté, la situation devient plus complexe s’ils sont d’une autre culture ou d’une autre religion et mettent en péril le bien commun de la nation.

Les dirigeants mondiaux ne peuvent pas remettre en question le « droit de chaque nation à distinguer entre un réfugié politique » qui est forcé de fuir son propre pays et « le migrant économique qui veut changer de lieu de résidence » sans s’adapter à la nouvelle culture dans laquelle il habite.

« L’idéologie de l’individualisme libéral favorise un mélange conçu pour éroder les frontières naturelles des patries et des cultures, et conduit à un monde post-national et unidimensionnel où les seules choses importantes sont la consommation et la production », a déclaré le cardinal Sarah.

Source Catholic Herald

 

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Traduction liturgique – Lettre du pape au cardinal Sarah

C’est la fin du bras de fer entre les deux hommes. Roma Locuta, causa finita, aurait dit saint Augustin. Le pape ne se range pas derrière les positions du préfet de la congrégation pour le culte divin, en matière de traduction liturgique. Les conférences épiscopales retrouvent donc en vertu de cette subsidiarité réaffirmée par le Saint-Père, la main-mise sur les traductions liturgiques. Voilà donc un sujet qui va continuer à faire couler beaucoup d’encre, tant les traductions francophones ont posé problème ces cinquante dernières années. (ndlr)

La traduction des textes liturgiques en langue vernaculaire ne doit pas être imposée par le Saint-Siège aux Conférences épiscopales. C’est la mise au point du pape François, dans une lettre adressée au cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, diffusée par le Vatican le 22 octobre 2017.

Le pape revient ainsi sur son Motu Proprio « Magnum Principium » (MP) sur les traductions liturgiques, opérant une légère modification des formulations du Code de droit canon (C.I.C.) de l’Eglise catholique latine (canon 838 §§2 et 3) et entré en vigueur le 1er octobre 2017. Il insiste sur la « nette différence » que le nouveau Motu Proprio établit entre recognitio (vérification) et confirmatio (confirmation).

Il rappelle le « droit » des Conférences épiscopales de faire leurs traductions et leur « responsabilité » de juger de la fidélité de leurs traductions. Il souligne enfin que la confirmatio du Saint-Siège « est concédée après que la version ait été soumise au Siège Apostolique pour la ratification de l’approbation des évêques, en esprit de dialogue et d’aide à la réflexion si et lorsque c’est nécessaire » et en respectant les droits et les devoirs des évêques.

Voici la traduction intégrale de la lettre du pape.

 

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La réforme de la liturgie inévitable ou impossible ? – Divergences entre le pape et le cardinal Sarah

Plusieurs motu proprio, des textes qui ont la particularité d’être des actes d’autorité personnelle du pape, ont été publiés récemment. Le motu proprio Summa familiæ cura (19 septembre) concerne la morale, champ de bataille important. Celui-ci met pratiquement fin à l’Institut Jean-Paul II pour le mariage et la famille alors que le motu proprio Magnum principium (9 septembre) porte sur la liturgie. (Par l’abbé Barthe sur l’Homme Nouveau)

Magnum principium semble concerner un enjeu minuscule : la rectification de telle ou telle expression dans les traductions des livres liturgiques. Pour nombre d’observateurs, il a cependant une portée symbolique majeure : le combat sans merci des partisans de la ligne d’aujourd’hui, celle qui se réclame du Pape François, contre celle des partisans de la ligne d’hier, celle qui se réclame de Benoît XVI. À moins que l’enjeu ultime soit bien plus fondamental encore.

Les petits acquis de la « restauration » liturgique

Dans l’histoire de la « restauration » liturgique ratzingérienne, qui s’étale de 1996 à 2013, sous les cardinaux-préfets du Culte divin, Medina, Arinze et Cañizares, en dehors de la publication de l’instruction Redemptionis Sacramentum, du 25 mars 2004, véritable Syllabus des dérives liturgiques prohibées, qui ne fut suivi d’aucun effet, l’unique victoire avait été de décider que les traductions liturgiques élaborées depuis le Concile de manière très libérales seraient révisées. Le résultat en fut bien modeste.

Pour contrer les effets de l’instruction Varietates legitimæ, du 25 janvier 1994, avait été élaboré l’instruction Liturgiam authenticam, du 28 mars 2001, qui expliquait : « La traduction des textes de la liturgie romaine n’est pas une œuvre de créativité. […] Il est nécessaire que le texte original ou primitif soit, autant que possible, traduit intégralement et très précisément, c’est-à-dire sans omission ni ajout, par rapport au contenu, ni en introduisant des paraphrases ou des gloses  » (n. 20).
Les conférences française et allemande traînèrent des pieds. En fait, c’est dans la seule aire linguistique anglophone que ce travail fut accompli correctement, grâce à la ténacité du cardinal nigérian et donc anglophone Arinze. Il fut aidé par le comité Vox Clara, constitué en 2002 au sein de la Congrégation pour faire contrepoids à la très libérale Commission ICEL (International Commission on English in the Liturgy), organisme de coordination entre les conférences épiscopales anglophones.

Une nouvelle donne

Certes en 2014, le Pape François nomma Préfet du Culte divin, pour remplacer le cardinal Cañizares et à sa demande, le très ratzingérien cardinal Joseph Sarah, mais en l’entourant de deux prélats bugniniens (du nom de Mgr Bugnini, cheville ouvrière de la réforme liturgique) : Mgr Arthur Roche, confirmé comme Secrétaire et le Père Corrado Maggioni, nommé Sous-Secrétaire et grand ami par ailleurs de Mgr Piero Marini, ancien cérémoniaire pontifical, entièrement acquis aux avancées liturgiques. Dans le même temps, les cardinaux et évêques membres de la Congrégation (qui votent dans les assemblées plénières) furent complètement renouvelés : les cardinaux Burke et Pell furent exclus pendant que le cardinal Ravasi et Mgr Piero Marini étaient nommés.

Malgré tout, le cardinal Sarah tenta de continuer la rectification de la traduction des livres. En pure perte. Pour l’aire allemande, le blocage devint complet dès 2013. L’un des différends portait sur la traduction du pro multis (« pour beaucoup ») de la consécration : les évêques voulant für alle, et non für viele, demandé par le cardinal Sarah. Même chose en Italie.

Dans l’aire anglophone, depuis que la nouvelle traduction fut mise en application, les bugniniens prétendirent qu’elle était rejetée par la moitié des fidèles et 71 % des prêtres à cause de son style « trop formel  » et « trop pompeux ». En France, il est vrai, le projet de traduction Sarah était accepté à l’unanimité… mais à condition d’être facultatif.

Dans l’atmosphère nouvelle, les prétentions du cardinal faisaient désordre. Par lettre apostolique du 18 octobre 2016, le Pape organisait une Commission pour prendre en main ces problèmes de traductions.
Une Commission très discrète, dont les membres ne figurent sur aucun annuaire.

Et de cette Commission, dans laquelle les bugniniens « pur jus » étaient largement majoritaires, le cardinal Sarah ne faisait pas partie.

Lire la suite sur l’Homme Nouveau Le cardinal Sarah dans la tempête

 

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Homosexualité – Le cardinal Sarah répond au jésuite pro-gay

Cet article du cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation vaticane pour le culte divin est paru ce matin dans le « Wall Street Journal », dans la rubrique des éditos et des opinions.

> How Catholics Can Welcome LGBT Believers

Le cardinal y critique les thèses du père James Martin, la plume vedette d’America, la revue des jésuites de New-York, également consultant au Secrétariat pour la Communication du Vatican et auteur cette année d’un livre qui bouleverse l’enseignement de l’Église en matière d’homosexualité en légitimant les rapports entre personnes de même sexe. Un livre qui a été rapidement dénoncé aux Etats-Unis par l’archevêque de Philadelphie Mgr Charles Chaput mais qui a aussi été publiquement apprécié par d’autres personnalités de l’Eglise américaine, dont les cardinaux – très chers au pape François – Kevin Farrell et Joseph Tobin.

Voici ci-dessous les passages principaux de l’article du cardinal Sarah.

(source Diakonos.be)

Comment les catholiques peuvent accueillir les croyants LGBT

 par Robert Sarah

L’Église catholique a souvent été critiquée, y compris par certains de ses propres membres, pour sa réponse pastorale à la communauté LGBT. […] Parmi les prêtres catholiques, le Père James Martin, un jésuite américain, est l’un des critiques les plus explicites du message de l’Église sur la sexualité.  Dans son livre « Building a Bridge » publié au début de cette année, il répète la sempiternelle critique selon laquelle les catholiques auraient été très critiques envers l’homosexualité tout en négligeant l’importance de l’intégrité sexuelle dans ses propres rangs.

Le Père Martin a raison d’affirmer qu’il ne devrait pas il y avoir deux poids deux mesures concernant la vertu de chasteté qui, bien qu’exigeante, fait partie intégrante de la bonne nouvelle de Jésus pour tous les chrétiens. Pour les célibataires – quelles que soient leurs attirances – la chasteté fidèle demande l’abstention de sexe.

Cela pourrait sembler une exigence trop élevée, surtout à l’heure actuelle. Cependant, il serait contraire à la sagesse et à la bonté du Christ d’exiger quelque chose qui ne puisse être réalisé.  Jésus nous appelle à cette vertu parce qu’il a fait nos cœurs pour la pureté, tout comme il a fait nos esprits pour la vérité.  Avec la grâce de Dieu et avec notre persévérance, la chasteté est non seulement possible mais elle deviendra également la source de la véritable liberté.

Il ne faut pas regarder bien loin pour constater les conséquences malheureuses du rejet du plan de Dieu pour l’intimité et l’amour humain. La libération sexuelle que le monde promeut ne tient pas ses promesses.  Au contraire, la promiscuité est la cause de tant de souffrances inutiles, de cœurs brisés, de solitudes et du fait de considérer les autres comme des moyens de satisfaction sexuelle.  En tant que mère, l’Eglise cherche à protéger ses enfants du mal du péché, comme expression de sa charité pastorale.

Dans son enseignement sur l’homosexualité, l’Église guide ceux qui la vivent en distinguant leurs identités de leurs attirances et de leurs actions. Tout d’abord il y a les personnes elles-mêmes qui sont bonnes en soi puisqu’elles sont enfants de Dieu.  Ensuite, il y a les attractions vers le même sexe, qui ne sont pas peccamineuses si elles ne sont pas voulues ni suivies mais qui contrastent toutefois avec la nature humaine.   Enfin, il y a les rapports de même sexe qui sont des péchés graves et qui nuisent au bien-être de ceux qui y prennent part.  Ceux qui s’identifient comme membres de la communauté LGBT méritent qu’on leur dise cette vérité dans la charité, tout particulièrement de la part des prêtres qui parlent au nom de l’Église sur un sujet aussi complexe et délicat.

Je prie pour que ce monde entende enfin la voix de ces chrétiens qui éprouvent des attirances vers le même sexe et qui ont découvert la paix et la joie en vivant la vérité de l’Évangile. Mes rencontres avec elles ont été pour moi une bénédiction et leur témoignage me touche profondément.  J’ai rédigé la préface de l’un de ces témoignages dans le livre de Daniel Mattson intitulé « Why I Don’t Call Myself Gay : How I Reclaimed My Sexual Reality and Found Peace »  (Pourquoi je ne me qualifie pas de gay.  Comment j’ai reconquis ma réalité sexuelle et trouvé la paix) avec l’espoir que sa voix et d’autres comme la sienne soient mieux entendues.

Ces hommes et ces femmes témoignent de la puissance de la grâce, de la noblesse et de la résilience du cœur humain et de la vérité de l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité. Bien souvent, ils ont vécu éloignés de l’Évangile pendant un certain temps mais se sont réconciliés avec le Christ et avec son Église.  Leurs vies ne sont ni faciles ni exemptes de sacrifices.  Leurs attirances pour le même sexe n’ont pas été vaincues.  Mais ils ont découvert la beauté de la chasteté et des amitiés chastes.  Leur exemple mérite respect et attention parce qu’ils ont beaucoup à apprendre à chacun de nous sur la façon de mieux accueillir et accompagner nos frères et sœurs dans une authentique charité pastorale.

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

 

 Crédit Photo : François Régis Salefran avec son aimable autorisation

Messes/Prières/Pèlerinages #NLH #NLQ

Fêtes de St Vincent de Paul à Châtillon-sur-Chalaronne présidées par le Cardinal Sarah

Fêtes de saint Vincent de Paul, dans le cadre du Jubilé des 400 ans de sa présence à Châtillon-sur-Chalaronne

Programme des célébrations : 

  • Dimanche 24 septembre à 10h30 à l’église de Châtillon : Messe solennelle d’ouverture présidée par Mgr Roland
  • Lundi 25 septembre à 18h30 à la salle Montpensier : conférence du P. Bernard Koch, « Châtillon au temps de saint Vincent de Paul »
  • Mardi 26 septembre à 20h30 à l’église de Châtillon, conférence : « Défis de l’éducation dans le monde de la Pauvreté », par le P. Jean Marie Petitclerc.
  • Mercredi 27 septembre : A 14h30 : Visite guidée de Châtillon
  • A 17h00 à l’église de Châtillon : conférence du Cardinal Sarah, « Les enjeux contemporains de l’exercice de la Charité dans le monde. »
  • A 18h00 : Messe Solennelle de la St Vincent de Paul, présidée par le Cardinal Sarah

 

Parallèlement, se réunira un colloque réunissant 31 experts, sur le thème :

La charité de saint Vincent de Paul : un défi ? 

Développements historiques et réflexions contemporaines

Doctrine / Formation #NLQ

“Si nous abîmons la liturgie, nous abîmons la foi” Cardinal R. Sarah

Le cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation du culte divin, célébrait dimanche 13 août en la cathédrale de Luçon la messe anniversaire des 700 ans du diocèse de Vendée. A cette occasion, il a donné une interview à RCF.

Nous avons retranscrit pour vous le texte de son interview, vous pouvez aussi l’écouter ici.

RCF : Éminence, pourquoi avoir répondu à l’invitation de l’évêque Mgr Castet, pour fêter ce jubilé diocésain avec les Vendéens ?

Cardinal Sarah : C’est une joie quand je reçois l’invitation d’un évêque pour partager avec lui un grand évènement comme celui des 700 ans de la fondation du diocèse de Luçon. C’est un évènement ecclésial, un évènement qui touche chacun d’entre nous, un évènement d’espérance aussi parce que la fondation d’un diocèse c’est comme planter un arbre, et cet arbre doit pousser, donner des fruits. Et aujourd’hui je pense que l’on peut dire que ce diocèse a grandi ; bien sûr il a connu beaucoup de difficultés dans l’histoire, beaucoup de destructions, beaucoup de martyrs, mais c’est tout à fait inhérent à la vie chrétienne connaître le martyre : “ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi”. Vivre cet évènement d’espérance était pour moi une grande joie, c’est pourquoi j’ai répondu favorablement à cette invitation et je suis vraiment très heureux de vivre ces évènements avec vous, de prier avec vous, parce que, au fond, c’est Dieu qui fait tout, nous ne sommes que de faibles instruments, des instruments inadéquats, mais l’oeuvre vient de l’Esprit Saint et nous devons toujours espérer que, quelles que soient les difficultés que traverse un diocèse, l’Esprit Saint est là, l’Esprit Saint conduit son Eglise. Les apôtres traversaient le lac et la tempête était si violente que les apôtres avaient peur de périr. Et aujourd’hui on peut comparer l’Eglise à cette barque en train de couler, mais le Seigneur est avec nous, c’est là notre conviction et notre espérance. L’Eglise ne sombrera jamais. Elle connaîtra les difficultés que le Christ a connu, la crucifixion, mais le troisième jour la résurrection. Donc l’Eglise est vivante, l’Eglise vivra.

RCF : Vous avez une profonde attache avec la Vendée, vous l’aviez déjà déclaré en 2012 lorsque vous étiez venu, pouvez-vous nous en reparler ?

Cardinal Sarah : Vous savez que la Vendée a donné beaucoup de missionnaires, et hier je disais que je suis moi-même le fruit de deux missionnaires vendéens, le père Jospeh Brégeon et le père Emmanuel Rabaud, qui est toujours dans le diocèse (j’espère le voir avant que je ne quitte Luçon). Donc j’ai des attaches historiques, des attaches missionnaires et c’est pourquoi c’est un devoir de reconnaissance de venir ici. Pas seulement parce que je dois être reconnaissant envers ces deux prêtres mais c’est au nom de l’Afrique, au nom de toutes les missions du monde que je viens remercier la Vendée qui a donné beaucoup de missionnaires qui sont morts, qui ont donné leur vie : beaucoup de missionnaires vendéens ont donné leur vie pour témoigner de leur foi, pour donner la parole de vie à toutes les nations, pour donner l’amour de Dieu, à toutes les nations. Et donc nous, fils de missionnaires, c’est une attache que nous avons avec la Vendée, et c’est une reconnaissance aussi que de venir vivre cet évènement que vous célébrez aujourd’hui.

RCF : Éminence, vous êtes Préfet pour la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Est-ce que vous pensez que la liturgie, le sens du Beau peuvent être une source de renouveau de la foi et donc de l’Eglise ?

Vous savez qu’il y a un principe de l’Eglise qui dit “lex orandi, lex credendi” : la loi qui nous permet de prier est la même loi qui nous permet de grandir dans la foi. Donc les deux choses vont ensemble. Si nous abîmons la liturgie, nous abîmons la foi. Si nous abîmons la foi, nous abîmerons aussi la liturgie. Les deux vont ensemble parce que celui qui prie c’est celui qui a la foi, celui qui célèbre la liturgie c’est celui qui a la foi. Celui qui n’a pas la foi célèbrera très mal la liturgie. Donc les deux choses vont ensemble, il faut donc une liturgie sacrée, une liturgie belle, une liturgie où l’homme se tourne vers Dieu. C’est le seul moment où l’homme est face à face avec Dieu, la liturgie. Il faut donc soigner ce moment-là par une belle liturgie, de beaux chants. Pas des chants qui sont en train de louer notre propre personne, nos activités. Mais louer Dieu, louer pour tout ce qu’Il a fait pour nous. Il nous a tellement aimés ! Jusqu’à donner Son Fils unique ! C’est pour cela que nous sommes réunis dans la liturgie, pas pour chanter nos exploits, nos réussites, nos misères… Non ! C’est pour louer Dieu. Et donc je pense qu’il est très important de bien célébrer pour grandir dans la foi. Si la célébration liturgique est banalisée, la foi sera également détruite parce qu’elle n’a pas le ciment qui permet de grandir. Et la liturgie est exactement ce qui permet de grandir dans la foi. “Lex orandi, lex credendi”…

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“Nous ne reformerons l’Eglise qu’en nous réformant nous-mêmes” : conférence du cardinal Sarah à Luçon

Conférence sur « L’Eglise, mystère du Christ et mystère de communion », donnée par son éminence le Cardinal Robert Sarah, le lundi 14 août dernier dans la cathédrale Notre-Dame de Luçon, devant près de 700 personnes, au cours des festivités jubilaires du 7ème centenaire de la création du diocèse de Luçon.