A la une #Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

C’est une fausse exégèse d’utiliser la parole de Dieu pour promouvoir la migration. Dieu n’a jamais voulu ces chagrins Card. Sarah

Le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, a déclaré que la défense de la migration était une interprétation erronée des évangiles par les prêtres et les évêques « ensorcelés » par des questions politiques et sociales.

Son interview avec le magazine français “Valeurs Actuelles” a été publiée le week-end dernier, à peu près au même moment où le pape François avait pris la parole pour les migrants lors de sa visite au Maroc et avait déclaré que les politiciens qui construisent des murs pour les empêcher d’entrer seraient prisonniers de ces barrières.

“Il est préférable d’aider les gens à s’épanouir dans leur culture que de les encourager à venir dans une Europe en pleine décadence”, a-t-il déclaré. « C’est une fausse exégèse d’utiliser la parole de Dieu pour promouvoir la migration. Dieu n’a jamais voulu ces chagrins d’amour. ”

Le cardinal guinéen, l’une des voix les plus conservatrices du Vatican, a déclaré que les prêtres, les évêques et même les cardinaux craignaient aujourd’hui de proclamer l’enseignement divin.

« Ils ont peur d’être mal vu, d’être perçus comme des réactionnaires. Alors ils disent des choses floues, vagues et imprécises pour échapper à la critique, et ils épousent l’évolution stupide du monde », a-t-il déclaré.

Les migrants arrivant en Europe étaient stationnés quelque part sans travail ni dignité, a-t-il ajouté. « Est-ce ce que l’Eglise veut ? » A-t-il demandé.

L’Eglise ne devrait pas soutenir “cette nouvelle forme d’esclavage” car l’Occident, avec son faible taux de natalité, risquait de disparaître, a-t-il déclaré. “Si l’Europe disparaît et avec elle les valeurs inestimables du Vieux Continent, l’Islam envahira le monde et nous changerons complètement la culture, l’anthropologie et la vision morale.”

 

Source

A la une #Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Cardinal Sarah « Ceux que vous accueillez doivent s’intégrer à votre culture »

Interrogé par les journalistes de L’Incorrect à l’occasion de la sortie de son nouveau livre Le soir approche déjà et le jour baisse, le cardinal Robert Sarah est revenu sur différents sujets d’actualité et notamment l’immigration extra-européenne.

Dans un entretien de 4 pages  dans le dix-neuvième numéro du mensuel L’Incorrect, le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, est revenu sur les thèmes abordés dans son livre d’entretiens avec Nicolas Diat paru le 20 mars aux éditions Fayard.

L’occasion pour l’ancien archevêque de Conakry, en Guinée, d’inviter les fidèles à une véritable résistance spirituelle, mais aussi d’exhorter l’Église à redonner au Christ la place centrale qu’il mérite.

Réputé pour son franc-parler, celui qui n’a pas hésité à tenir tête au régime marxiste de Sékou Touré, premier président de la Guinée, pendant ses jeunes années a également profité de l’entretien accordé à nos confrères de L’Incorrect pour mettre les Européens en garde contre les abus liés à l’immigration.

« Des trafics humains qui ressemblent à un nouvel esclavage »

Si Robert Sarah s’est dit « scandalisé par tous ces hommes qui meurent en mer, par les trafics humains, par les réseaux mafieux, [et] par l’esclavage organisé », il affirme néanmoins rester « perplexe devant ces gens qui émigrent sans papier, sans projet, sans famille ».

Et le cardinal de s’interroger sur les motivations des Africains qui émigrent en Europe. « Ils pensent trouver ici le paradis terrestre ? Il n’est pas en Occident ! S’il faut les aider, je pense que c’est sur place, dans leurs villages, dans leurs ethnies », ajoute le natif d’Ourouss – village du nord de la Guiné situé en pays Coniagui.

« On ne peut cautionner ces déséquilibres économiques et ces drames humains. Vous ne pouvez pas accueillir tous les migrants du monde. Accueillir, ce n’est pas seulement laisser entrer les gens chez soi, c’est leur donner du travail. Vous en avez ? Non. Leur donner un logement. Vous en avez ? Non. Les parquer dans un endroit indécent, sans dignité, sans travail, ce n’est pas ce que j’appelle accueillir les gens. Cela ressemble plus à une organisation mafieuse ! L’Église ne peut pas coopérer à des trafics humains qui ressemblent à un nouvel esclavage », renchérit celui qui fut le plus jeune évêque du monde au moment de sa nomination en 1979 par Jean-Paul II, à l’âge de 34 ans.

Selon l’ancien curé de Boké, l’immigration massive des jeunes Africains vers l’Europe « est un nouvel esclavage que l’on organise parce que l’on a besoin de travailleurs ». « Toutes ces personnes qui viennent ici en croyant trouver une vie rêvée. Quel mensonge ! Quel cynisme ! »

« Ce que je trouve également scandaleux, c’est que l’on utilise la parole de Dieu pour justifier cela. […] Un pays est un grand trésor, c’est là que nous sommes nés, c’est là où sont enterrés nos ancêtres », poursuit le prélat.

Interrogé par les journalistes de L’Incorrect à l’occasion de la sortie de son nouveau livre Le soir approche déjà et le jour baisse, le cardinal Robert Sarah est revenu sur différents sujets d’actualité et notamment l’immigration extra-européenne.

Dans un entretien de 4 pages à paraître le 3 avril dans le dix-neuvième numéro du mensuel L’Incorrect, le cardinal Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, est revenu sur les thèmes abordés dans son livre d’entretiens avec Nicolas Diat paru le 20 mars aux éditions Fayard.

L’occasion pour l’ancien archevêque de Conakry, en Guinée, d’inviter les fidèles à une véritable résistance spirituelle, mais aussi d’exhorter l’Église à redonner au Christ la place centrale qu’il mérite.

Réputé pour son franc-parler, celui qui n’a pas hésité à tenir tête au régime marxiste de Sékou Touré, premier président de la Guinée, pendant ses jeunes années a également profité de l’entretien accordé à nos confrères de L’Incorrect pour mettre les Européens en garde contre les abus liés à l’immigration.

Je suis heureux d’annoncer la sortie en France – le 20 mars prochain – de mon nouveau livre réalisé avec @ndiat1 et dont le titre sera : Le soir approche et déjà le jour baisse. Mon analyse portera sur la profonde crise spirituelle, morale et politique du monde contemporain +RS

 « Des trafics humains qui ressemblent à un nouvel esclavage »

Si Robert Sarah s’est dit « scandalisé par tous ces hommes qui meurent en mer, par les trafics humains, par les réseaux mafieux, [et] par l’esclavage organisé », il affirme néanmoins rester « perplexe devant ces gens qui émigrent sans papier, sans projet, sans famille ».

Et le cardinal de s’interroger sur les motivations des Africains qui émigrent en Europe. « Ils pensent trouver ici le paradis terrestre ? Il n’est pas en Occident ! S’il faut les aider, je pense que c’est sur place, dans leurs villages, dans leurs ethnies », ajoute le natif d’Ourouss – village du nord de la Guiné situé en pays Coniagui.

« On ne peut cautionner ces déséquilibres économiques et ces drames humains. Vous ne pouvez pas accueillir tous les migrants du monde. Accueillir, ce n’est pas seulement laisser entrer les gens chez soi, c’est leur donner du travail. Vous en avez ? Non. Leur donner un logement. Vous en avez ? Non. Les parquer dans un endroit indécent, sans dignité, sans travail, ce n’est pas ce que j’appelle accueillir les gens. Cela ressemble plus à une organisation mafieuse ! L’Église ne peut pas coopérer à des trafics humains qui ressemblent à un nouvel esclavage », renchérit celui qui fut le plus jeune évêque du monde au moment de sa nomination en 1979 par Jean-Paul II, à l’âge de 34 ans.

Selon l’ancien curé de Boké, l’immigration massive des jeunes Africains vers l’Europe « est un nouvel esclavage que l’on organise parce que l’on a besoin de travailleurs ». « Toutes ces personnes qui viennent ici en croyant trouver une vie rêvée. Quel mensonge ! Quel cynisme ! »

« Ce que je trouve également scandaleux, c’est que l’on utilise la parole de Dieu pour justifier cela. […] Un pays est un grand trésor, c’est là que nous sommes nés, c’est là où sont enterrés nos ancêtres », poursuit le prélat.

« Ceux que vous accueillez doivent s’intégrer à votre culture »

Manifestement inquiet pour l’avenir des Européens, Robert Sarah a tenu à leur adresser une mise en garde :

« J’ai peur que le déséquilibre démographique engendré par ces vagues migratoires vous fasse perdre votre identité et ce qui fait votre spécificité. L’Europe a une mission spéciale que Dieu lui a donnée : c’est par vous que nous avons connu l’Évangile, que nous avons connu les valeurs de la famille, la dignité de la personne, et la liberté. Si vous renoncez à votre identité, si vous êtes noyés par une population qui ne partage pas votre culture, vos valeurs chrétiennes et votre identité risquent de disparaître. »

« Vous avez été façonnés par le christianisme, tout est chrétien en Europe. Pourquoi nier cela ? Aucun musulman ne nie son identité. Si vous ne retrouvez pas ce que vous êtes, vous disparaitrez. […] Il ne faut pas nier ce que vous êtes, ceux que vous accueillez doivent s’intégrer à votre culture », conclut le cardinal Sarah.

source

A la une #Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Cardinal Sarah – Oublier les racines chrétiennes de l’Europe la conduira à sa perte

A l’occasion de la parution de l’ouvrage “Le soir approche et déjà le soir baisse” publié aux éditions Fayard, le cardinal Robert Sarah se livre à Atlantico. Première partie d’un entretien en deux volets.

A retrouver ici

A la une #Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Cardinal Sarah – Aujourd’hui une migration parfaitement programmée

Annonces #NLH #NLQ #Récollections/Retraites

Session “Marie qui guérit les couples” prêchée par le Cardinal Sarah – du 10 au 12 mai 2019 à Lourdes (65)

La pastorale familiale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, en partenariat avec les accueils Louis et Zélie organise une session prêchée par le Cardinal Robert SARAH (préfet de la Congrégation pour le culte divin) pour les couples  “Marie qui guérit les couples – Persévérer dans l’amour ” à Lourdes du vendredi 10 mai au soir au dimanche 12 mai 2019. Cette session est réservée aux couples et ouverte aux prêtres.

 

Places limitées : clôture des inscriptions le 15 avril à 12h00

 

INFORMATIONS PRATIQUES 

  • Les prix indiqués incluent la pension complète (du vendredi soir au dimanche après le déjeuner).
  • La session aura lieu à l’hôtel Paradis (15 Avenue du Paradis, 65100 Lourdes) – Parking gratuit
  • La session se tiendra du 10/05/2019 – 16:00 au 12/05/2019 – 14:00

Téléphone : 06.38.10.44.66

g.dalancon@diocese64.org

Inscriptions

A la une #Doctrine / Formation #NLH

Un essai du pape Benoit XVI sur le silence chrétien

Préface de l’édition en anglais du livre du card. Sarah :

De la Cité du Vatican, le pape émérite Benoît XVI, qui sort pour cela de son silence monacal, écrit la préface de l’édition en anglais du livre du cardinal Robert Sarah « La force du silence », publié en français chez Fayard.

Plus qu’une préface c’est même un « essai » servant de préambule à cet entretien avec Nicolas Diat : « The Power of Silence : Against the Dictatorship of Noise » (« La force du silence : contre la dictature du bruit »), publié en anglais par Ignatius Press.

Le pape émérite répond à sa question en termes christologiques : « Nous savons par les Évangiles que Jésus passait fréquemment des nuits seul « sur la montage » en prière, en conversation avec son Père. Nous savons que son discours, sa parole, vient du silence et n’a pu mûrir que là. Il est donc raisonnable de penser que sa parole ne peut être correctement entendue que si nous aussi, nous entrons dans son silence, si nous apprenons à l’entendre de son silence. »

Il cite les paroles de saint Ignace d’Antioche (35-115), évêque syrien, père et docteur de l’Eglise, martyr : « Dès la première fois que j’ai lu les Lettres de saint Ignace d’Antioche, dans les années 1950, un passage de sa Lettre aux Éphésiens m’a particulièrement frappé : « Mieux vaut se taire et être que parler sans être. Il est bon d’enseigner, si celui qui parle agit. Il n’y a donc qu’un seul maître, celui qui ‘a dit et tout a été fait’ et les choses qu’il a faites dans le silence sont dignes de son Père. Celui qui possède en vérité la parole de Jésus peut entendre même son silence, afin d’être parfait, afin d’agir par sa parole et de se faire connaître par son silence. » (15, 1f.). »

Comme il le fait dans ses livres « Jésus de Nazareth », Benoît XVI redit son option pour une exégèse : «  Certes, pour interpréter les paroles de Jésus, la connaissance historique est nécessaire, elle qui nous enseigne à comprendre le temps et le langage de ce temps. Mais seul, cela ne suffit pas si nous voulons vraiment comprendre le message du Seigneur en profondeur. Aujourd’hui quiconque lit les commentaires de plus en plus épais des Évangiles est déçu à la fin. Il apprend beaucoup de choses utiles sur cette époque et de nombreuses hypothèses qui n’apportent finalement rien du tout à la compréhension du texte. À la fin, vous sentez que dans tout cet excès de paroles, il manque quelque chose d’essentiel : entrer dans le silence de Jésus d’où sa parole est née. Si nous ne pouvons pas entrer dans ce silence, nous n’entendrons toujours la parole qu’en superficie et nous ne la comprendrons donc pas réellement. »

« En lisant le nouveau livre du cardinal Robert Sarah, confie le pape émérite, toutes ces pensées ont traversé à nouveau mon âme. Sarah nous enseigne le silence – être silencieux avec Jésus, véritable calme intérieur, et c’est précisément de cette façon qu’il nous aide à saisir à nouveau la parole du Seigneur. »

Il cite cette question de Nicolas Diat : « Vous est-il arrivé dans votre vie que les mots deviennent trop encombrants, trop lourds, trop bruyants ? » Et la réponse : « Dans ma prière et dans la vie intérieure, j’ai toujours ressenti le besoin d’un silence plus profond, plus complet… Les journées de solitude, de silence et de jeûne total ont été un grand soutien. Elles ont été une grâce sans précédent, une lente purification et une rencontre personnelle avec… Dieu… Des journées de solitude, de silence et de jeûne, nourries seulement par la Parole de Dieu, permettent à l’homme de fonder sa vie sur ce qui est essentiel ». Ces lignes indiquent la source d’où vit le cardinal, qui donne à sa parole une profondeur intérieure. »

Pour Benoît Xvi le manque de silence est un « danger » pour l’Eglise et spécialement pour les évêques : « De ce point de vue privilégié, il peut alors voir les dangers qui menacent continuellement la vie spirituelle, des prêtres et des évêques aussi, et qui mettent donc en danger l’Église elle-même aussi, dans laquelle il n’est pas rare que la Parole soit remplacée par un verbiage qui dilue la grandeur de la Parole. J’aimerais juste citer une phrase qui peut devenir un examen de conscience pour tous les évêques : « Il peut arriver qu’un bon prêtre pieux, une fois élevé à la dignité épiscopale, tombe rapidement dans la médiocrité et une préoccupation pour le succès mondain. Submergé par le poids des devoirs qui lui incombent, inquiet pour son pouvoir, son autorité et les besoins matériels de son bureau, il s’épuise progressivement. ». »

Avec une traduction de Zenit, Constance Roques

NLH #Points non négociables PNN

Le Cardinal Sarah à Kergonan pour les 50 ans d’Humanae Vitae en vidéo

“Humanae Vitae, voie de sainteté pour notre temps” Conférence du Cardinal Robert Sarah à l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan, le 4 août 2018, au cours du week-end organisé par le Centre Billings France pour célébrer les 50 ans de l’encyclique “prophétique et providentielle” (Jean-Paul II) de Paul VI

Tribunes et entretiens

Ce que le cardinal Sarah pense d’Humanae Vitae

d’Antoine Pasquier dans Famille chrétienne :

À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’encyclique Humanæ Vitæ, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, a donné une conférence le 4 août à l’abbaye sainte Anne de Kergonan intitulée « Humanæ Vitæ, voie de sainteté ». Extraits choisis.

« Paul VI n’a pas pu se taire »

« Il y a exactement 50 ans le Pape Paul VI a signé sa dernière et plus importante Lettre Encyclique, Humanæ Vitæ . C’était le 25 juillet 1968. Si l’on replace cet enseignement du Bienheureux Paul VI dans son contexte historique, on mesure quel courage, quelle grande foi en Dieu et quelle docilité à l’Esprit-Saint, il a fallu au Pape pour oser un tel acte. Alors que de nombreux théologiens, et parfois même des évêques le poussaient à mettre l’Église à la remorque du monde et des médias, le Pape a rappelé avec force que l’Église ne peut enseigner autre chose que ce qu’elle a reçu du Christ : la vérité révélée, qui est la seule voie de bonheur et de sainteté pour les hommes ;

Ainsi, malgré la tempête qu’a suscité Humanæ Vitæ, nous pouvons voir de nos yeux combien puissamment l’Esprit Saint a assisté et soutenu l’Office Pétrinien : au milieu d’un monde rendu esclave et dominé par les perversions de la révolution sexuelle, abandonné et isolé par beaucoup de cardinaux, évêques et théologiens, Pierre s’est tenu seul et Pierre est resté fort. Non seulement Paul VI a réaffirmé la doctrine historique et apostolique, mais il s’est surtout montré immensément prophétique. Cinquante ans après sa publication, cet enseignement magistériel manifeste non seulement sa vérité immuable, mais il révèle également la clairvoyance avec laquelle le problème fut affronté (…).

Paul VI n’a pas pu se taire, la grâce du successeur de Pierre lui a donné le courage de parler avec clarté et fermeté. Il n’a pas pu en faire autrement car il en va de la Révélation, du message du Christ. Il n’a pas pu se taire car ce qui est en jeu dans l’encyclique Humanæ Vitæ, c’est, ni plus ni moins, la sainteté des couples chrétiens. »

Paul VI n’a pas pu se taire car ce qui est en jeu dans l’encyclique Humanæ Vitæ, c’est, ni plus ni moins, la sainteté des couples chrétiens.

Humanæ Vitæ n’est pas une question d’interdit

« Le refus d’Humanæ Vitæ, la méfiance vis à vis de cet enseignement vient souvent d’une erreur de perspective. On entend souvent dire : “la règle de l’Église est dure“, ou “L’Église manque de miséricorde” ou encore “la règle est impossible à observer dans les faits“.

Comme si, Paul VI, en condamnant la contraception, avait arbitrairement décidé du permis et de l’interdit. Il y a là une erreur fondamentale ! Paul VI n’a pas, “un beau jour”, décidé d’interdire la contraception, par pur caprice ou volonté d’imposer une opinion personnelle. C’est vraiment, après quatre longues années d’étude, de réflexion, de consultation, de lecture de documents scientifiques de qualité sur la question, après avoir longuement prié et s’être totalement livré à l’Esprit Saint, et mu par le sentiment aigu de sa grave responsabilité de père et de pasteur devant Dieu, devant l’Eglise et devant l’humanité, absolument fidèle à sa foi catholique et docile au magistère pérenne de l’Eglise, que Paul VI a pris la décision d’expliquer les circonstances et les raisons qui l’ont motivé à rappeler l’enseignement ferme de l’Eglise.

Chers amis, chers époux si, comme chrétiens, vous refusez la contraception, ce n’est pas d’abord “parce que l’Église l’interdit“. C’est plutôt parce que vous savez, par l’enseignement de l’Église, que la contraception est intrinsèquement un mal, c’est-à-dire qu’elle détruit la vérité de l’amour et du couple humain. Elle réduit la femme à n’être qu’un objet de plaisir et de jouissance toujours disponible à tout instant et en toutes circonstances aux pulsions sexuelles de l’homme. Cela me semble très important. Le principe de la morale chrétienne n’est pas le respect d’un devoir imposé de l’extérieur et passivement subi, mais plutôt l’amour du bien, de la vérité de l’être. »

Trois erreurs à propos d’Humanæ Vitæ

 « La première erreur se situe chez les fidèles et les époux en particulier. Recevoir Humanæ Vitæ ne revient donc pas à, matériellement et systématiquement, « avoir de nombreux enfants ». Non ! Cela veut tout simplement dire, s’ouvrir généreusement et largement à la vie et accueillir autant d’enfants que votre santé, votre amour et vos moyens vous le permettent, dans un profond sentiment de gratitude à Dieu. Recevoir Humanæ Vitæ, c’est entrer dans la nature profonde de l’amour humain et donc s’engager dans une démarche de paternité-maternité responsable qui, tout en refusant toute pratique contraceptive, sait ouvrir le couple à un accueil généreux et intelligent de la vie, non pas à tout prix, mais selon les capacités de chaque couple. Sachant parfois, si des circonstances justifiées le réclament, espacer les naissances en utilisant l’alternance des périodes de fertilité. Toujours pour mieux protéger l’amour conjugal et familial.

La deuxième erreur à éviter se trouve chez les théologiens et les moralistes. Je voudrais ici avec force reprendre les mots mêmes de Jésus : « Gardez-vous des faux-prophètes ! Ils viennent à vous déguisés en agneaux, mais au dedans ce sont des loups rapaces ! » (Mt 7, 15). Oui, gardez-vous de ceux qui vous disent que, tant que l’intention générale du couple est droite, les circonstances pourraient justifier le choix des moyens contraceptifs. Chers amis, de tels propos sont des mensonges ! Et ceux qui vous enseignent de telles aberrations « falsifient la Parole de Dieu » (2 Co 4,2) Ils ne parlent pas au nom de Dieu. Ils parlent contre Dieu et contre l’enseignement de Jésus. Quand on vous dit : il y a des situations concrètes qui peuvent justifier un recours au contraceptif, on vous ment ! On vous prêche une doctrine frelatée (cf 2 Cor 2, 17) ! Bien plus, on vous fait du mal, car on vous indique une voie qui ne conduit ni au bonheur, ni à la sainteté !

La troisième erreur à éviter se trouve chez les pasteurs : prêtres et évêques. Chers frères prêtres, on cherche parfois à nous culpabiliser en nous accusant de faire porter aux autres le fardeau que nous ne portons pas nous-mêmes. Ne vous laissez pas intimider : obéissez à Dieu plutôt qu’aux hommes. Si vraiment Humanæ Vitæ est la charte d’une vie conjugale menée selon la vérité profonde de la sexualité humaine, alors, nous n’imposerons aucun fardeau ! Au contraire, en prêchant Humanæ Vitæ, nous annonçons la bonne nouvelle ! Nous annonçons la sainteté conjugale ! Comment nos cœurs de prêtres pourraient-ils priver les âmes de cette voie royale de la sainteté conjugale ? Comment pourrions-nous proposer une forme de sainteté “au rabais”, inaboutie ? Non ! Comme le dit Paul VI, “Ne diminuer en rien la salutaire doctrine du Christ est une forme éminente de charité envers les âmes”. N’abandonnons pas les couples aux sirènes trompeuses de la facilité ! »

 

Ne pas se limiter à l’ordre biologique

« Il ne s’agit pas de respecter seulement matériellement un ordre biologique mais bien de conformer toute sa vie à l’ordre de la Création. L’ordre biologique, le cycle de la fécondité, est “l’expression de l’ordre de la nature, c’est-à-dire du plan providentiel du Créateur, dans l’exécution fidèle duquel dépend le vrai bien de la personne humaine”. Mais ce plan du Créateur ne se réduit pas à la régularité biologique. La fidélité à l’ordre de la Création comprend bien davantage. La fidélité au plan de Dieu suppose l’exercice d’une paternité-maternité responsable qui s’exprime à travers une utilisation intelligente du rythme de la fécondité. Elle suppose une collaboration entre les époux, une communication, des choix communs et libres, posés en conscience, éclairés par la grâce et la prière persévérante, fondés sur une générosité foncière, pour décider, soit de donner la vie, soit, pour de justes motifs”, de repousser à plus tard une naissance. Elle suppose une vraie charité conjugale, une véritable tempérance et maîtrise de soi, surtout s’il faut limiter les unions conjugales aux périodes infécondes. Bref, il s’agit de tout un art de vivre, d’une spiritualité, d’un mode proprement conjugal de sainteté ! Autrement dit : les méthodes naturelles sont un fondement mais elles supposent d’être vécues dans un contexte de vertus. Elles peuvent constituer une porte, une pédagogie pour la découverte de cette vie conjugale plénière, mais elles peuvent aussi n’être vécues que matériellement sans ce contexte de responsabilité, de générosité, de charité qui leur est connaturel. »

Les tentatives toujours renaissantes d’un christianisme sans sacrifice, un christianisme liquide, à l’eau de rose, sont vouées à l’échec.

 

« Entrer dans l’adoration »

« Les méthodes naturelles ouvrent la voie et requièrent une vraie spiritualité conjugale. Cette spiritualité, cette vie de relation avec Dieu trouve sa pleine réalisation sous l’influence particulière d’un don du Saint-Esprit : le don de Piété. La Piété est ce don qui nous fait tout recevoir de Dieu comme d’un Père, avec respect et reconnaissance. Jean-Paul II souligne que l’on ne peut pleinement comprendre “la vraie signification nuptiale de toutes les manifestations d’affection qui constituent la trame de la persistance de l’union conjugale (…) sans cette compréhension spirituelle qui est le fruit fondamental du don de l’Esprit qui pousse la personne à respecter l’œuvre de Dieu”.

Oui, il faut aller jusque-là. Comprendre le dessein Créateur, le recevoir avec le cœur, suppose cette attitude spirituelle profonde de reconnaissance et d’adoration qui est un don de l’Esprit-Saint. Selon les mots de Jean-Paul II, “le respect pour l’œuvre de Dieu contribue à faire en sorte que l’acte conjugal ne soit pas dévalué et privé d’intériorité, qu’il ne devienne pas une “habitude”, et qu’en lui s’exprime une adéquate plénitude de contenus personnels (…) mais aussi de contenus religieux, c’est-à-dire la vénération pour la majesté du Créateur, unique et ultime dépositaire de la source de la vie”. En vérité, c’est bien la pointe de ce qui est en jeu dans Humanæ Vitæ. »

 

La sainteté conjugale passe par la Croix

« Oui, chers amis, chers époux, je ne vous prêche pas la facilité. Je vous annonce Jésus, et Jésus crucifié ! Chers époux, je vous invite à entrer sur cette voie royale de la sainteté conjugale. Il y a des jours où elle n’ira pas sans héroïsme de votre part. Il y a des jours où vous serez sur le chemin de la Croix. Je pense à la “croix de ceux dont la fidélité suscite moqueries, ironies et même persécutions”, croix des soucis matériels qu’engendre la générosité dans l’accueil de la vie, croix des difficultés dans la vie du couple, croix de la continence et de l’attente à certaines périodes. Chers amis, si je vous annonçais autre chose je vous mentirais, je vous trahirais ! Je ne serai plus ministre de Dieu pour vous conduire au bien (Rm 13,4) ni messager de sa Parole.

Le bonheur, la joie parfaite de vos couples passe par là. Je sais que cela ne va pas sans sacrifice, mais “les tentatives toujours renaissantes d’un christianisme sans sacrifice, un christianisme liquide, à l’eau de rose, sont vouées à l’échec”.  Le Catéchisme de l’Église Catholique l’exprime avec force : « C’est en suivant le Christ, en renonçant à eux-mêmes, en prenant leur Croix sur eux que les époux pourront “comprendre” le sens originel du mariage et le vivre avec l’aide du Christ. Cette grâce du mariage chrétien est un fruit de la Croix du Christ, Source de toute vie chrétienne ». Nous ne pouvons faire l’économie de la Croix. »

Source : Famille Chrétienne

Messes/Prières/Pèlerinages #NLQ

Pèlerinage de Chartres (28) de Notre-Dame de Chrétienté du 19 au 21 mai 2018

Il n’est pas trop tard pour participer au pèlerinage de Chartres de Notre-Dame de Chrétienté

Vous pouvez vous inscrire sur place en rejoignant les étapes du cortège :

Des navettes sont prévues, par l’organisation, aux gares suivantes :

  • Samedi 19 mai 2018 (pour rejoindre le bivouac) : St Rémy les Chevreuse de 18h00 à 21h00 (RER ligne B)
  • Dimanche 20 mai 2018 : St Rémy lès Chevreuse de 7h à 8h00 ; Rambouillet de 9h30 à 12h00 et Epernon de 18h30 à 21h00 (ligne Paris-Montparnasse-Chartres)
  • Lundi 21 mai 2018 : Chartres de 7h30 à 12h00. A noter que les navettes au départ de la gare de Chartres déposent selon l’horaire à la halte de milieu de matinée ou directement à la halte du déjeuner “adultes”, mais en aucun cas sur la colonne en marche.

Suivre le pèlerinage en direct

Le cardinal Sarah célebrera la messe de clôture du pèlerinage de Chartres

Du monde pour le Pèlerinage Paris-Chartres

Paris-Chartres : c’est parti !

Brèves #NLH

La démission de Benoît XVI a eu pour nous une saveur de Vendredi Saint – Cardinal Sarah