NLQ #Sorties/Animations

Exposition itinérante – Du diocèse de Tulle au diocèse corrézien (19)

Exposition itinérante de janvier à septembre 2018. 15 panneaux retracent l’histoire du diocèse de Tulle au diocèse “corrézien” depuis sa fondation en 1317.
  • Quanddu 01/01/2018 au 30/09/2018
  • Tulle, Brive, Ussel, Uzerche, Objat, Beaulieu, Argentat, Saint-Privat, Egletons, Tulle.
  • Qui

Seront évoqués les papes, les cardinaux, les saints, les communautés religieuses et paroissiales issus du diocèse, favorisant ainsi une vision renouvelée de l’historiographie religieuse en bas Limousin du XIVème au XXIème siècle.

Les auteurs

Richement illustrés, les textes sont réalisés par la Commission historique instituée par Mgr l’Evêque de Tulle :

  • Madame le professeur Anne Massoni, université de Limoges,
  • Madame Justine Berliere, directrice des archives départementales de la Corrèze,
  • Monsieur Odon Hurel, directeur de recherche au CNRS,
  • Madame le professeur Nicole Lemaître, professeur honoraire Université Paris 1 Panthéon -Sorbonne,
  • Monsieur le professeur Jean-Loup Lemaître, professeur honoraire de l’École Pratique des Hautes Études, 4ème section,
  • Le père Nicolas Risso, ancien élève de l’École Pratique des Hautes Études, 4ème section, sciences historiques et philologiques.

Les dates

Janvier – Février – Mars

TULLE, Musée du cloître

Avril – Mai

BRIVE

1er – 15 juin

USSEL

16 – 30 juin

UZERCHE

1er – 15 juillet

OBJAT, salle municipale

16 – 30 juillet

BEAULIEU, abbatiale

1er – 15 août

ARGENTAT

16 – 30 août

ST-PRIVAT

1er au 13 Septembre

EGLETONS,salle municipale

14 au 30 septembre

TULLE, Conseil départemenal

A la une #NLQ #Rome

Le pape rappelle aux cardinaux “La réalité, c’est la croix, c’est le péché du monde”

L’Église a cinq nouveaux cardinaux. Le Pape François a remis ce mercredi 28 juin 2017 à 16h la barrette et l’anneau cardinalices à cinq évêques et archevêques venus du monde entier. Le Pape illustre une nouvelle fois sa volonté d’avoir une Église universelle et représentative des périphéries. Dans son homélie, il a appelé les nouveaux cardinaux à suivre Jésus « le regard fixé sur la croix » et à ne pas être des « princes de l’Église ». (source)

Homélie

« Jésus marchait devant eux ». C’est l’image qui nous vient de l’Évangile que nous avons entendu (Mc 10, 32-45), et qui constitue aussi l’arrière-fond de l’acte que nous accomplissons : un Consistoire pour la création de nouveaux Cardinaux.

Jésus marche résolument vers Jérusalem. Il sait bien ce qui l’attend et il en a parlé plusieurs fois à ses disciples. Mais entre le cœur de Jésus et le cœur des disciples, il y a une distance, que seul l’Esprit Saint pourra combler. Jésus le sait ; c’est pourquoi, il est patient avec eux, il leur parle avec franchise, et surtout il les précède, il marche devant eux.

Le long du chemin, les disciples eux-mêmes sont distraits par des intérêts non cohérents avec la “direction” de Jésus, avec sa volonté qui ne fait qu’un avec la volonté du Père. Par exemple – nous l’avons entendu – les deux frères Jacques et Jean pensent qu’il serait beau de s’asseoir à la droite et la gauche du roi d’Israël (cf. v. 37). Ils ne regardent pas la réalité ! Ils croient voir et ne voient pas, savoir et ne savent pas, comprendre mieux que les autres et ne comprennent pas…

La réalité au contraire est tout autre, c’est celle que Jésus garde présente à l’esprit et qui guide ses pas. La réalité, c’est la croix, c’est le péché du monde qu’il est venu prendre sur lui et déraciner de la terre des hommes et des femmes. La réalité, ce sont les innocents qui souffrent et meurent à cause des guerres et du terrorisme ; ce sont les esclavages qui ne cessent pas de nier la dignité, même à l’époque des droits humains ; la réalité, ce sont les camps de réfugiés qui parfois ressemblent plus à un enfer qu’à un purgatoire ; la réalité, c’est le rejet systématique de tout ce qui ne sert plus, y compris les personnes.

C’est cela que Jésus voit, tandis qu’il marche vers Jérusalem. Durant sa vie publique, il a manifesté la tendresse du Père, guérissant tous ceux qui étaient sous l’emprise du malin (cf. Ac 10, 38). Maintenant il sait qu’est venu le moment d’aller au bout, d’arracher la racine du mal, et pour cela, il va résolument vers la croix.

Nous aussi, frères et sœurs, nous sommes en chemin avec Jésus sur cette route. En particulier, je m’adresse à vous, très chers nouveaux Cardinaux. Jésus « marche devant vous » et il vous demande de le suivre résolument sur son chemin. Il vous appelle à regarder la réalité, à ne pas vous laisser distraire par d’autres intérêts, par d’autres perspectives. Il ne vous a pas appelés à devenir “des princes” de l’Église, à “être assis à sa droite ou à sa gauche”. Il vous appelle à servir comme lui et avec lui. A servir le Père et les frères. Il vous appelle à affronter, avec la même attitude que lui, le péché du monde et ses conséquences dans l’humanité d’aujourd’hui. En le suivant, Lui, vous marchez vous aussi devant le peuple saint de Dieu, gardant le regard fixé sur la croix et sur la résurrection du Seigneur.

Et alors, par l’intercession de la Vierge Mère, invoquons avec foi l’Esprit Saint, pour qu’il comble toute distance entre nos cœurs et le cœur du Christ, et que toute notre vie devienne un service à Dieu et à nos frères.

Source

Le pape François et les cinq nouveaux cardinaux « créés » par lui ce 28 juin 2017 ont rendu visite à Benoît XVI à l’issue du consistoire. À la sortie de la basilique Saint-Pierre, il se sont rendus au monastère Mater Ecclesiae, au cœur des Jardins du Vatican.

Les nouveaux membres du collège cardinalice, qui ont reçu leurs insignes ds mains du pape, sont le cardinal Jean Zerbo, archevêque de Bamako (Mali) ; le cardinal Juan José Omella, archevêque de Barcelone (Espagne) ; le cardinal Anders Arborelius, évêque de Stockholm (Suède) ; le cardinal Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, vicaire apostolique de Paksé (Laos) ; et le cardinal Gregorio Rosa Chávez, évêque auxiliaire de San Salvador (Salvador).

Après leur rencontre avec le pape émérite, ils étaient attendus  en salle Paul VI pour les traditionnelles « visites de courtoisie », durant lesquelles les fidèles peuvent présenter leurs vœux et recevoir la bénédiction des nouveaux cardinaux.

Lors du dernier consistoire également, le 19 novembre 2016, les 17 nouveaux cardinaux s’étaient rendus, avec le pape François, auprès du pape émérite.

Source

 

NLQ #Rome

Consistoire – 5 nouveaux cardinaux aujourd’hui

Le pape François présidera le quatrième consistoire pour la « création » de nouveaux cardinaux de son pontificat, le 28 juin 2017. Il aura créé au total 61 cardinaux depuis son élection.

Durant la célébration à la veille de la solennité des apôtres saint Pierre et saint Paul, le pape créera cinq cardinaux de quatre continents. Il s’agit de Mgr Jean Zerbo, archevêque de Bamako (Mali), ; Mgr Juan José Omella, archevêque de Barcelone (Espagne) ; Mgr Anders Arborelius, évêque de Stockholm (Suède) ; Mgr Louis-Marie Ling Mangkhanekhoun, vicaire apostolique de Paksé (Laos) ; et Mgr Gregorio Rosa Chávez, évêque auxiliaire de San Salvador (Salvador).

Source et suite Zenit

A la une #NLH #Tribunes et entretiens

Amoris Laetitia, quand les cardinaux font du grabuge

Il était facile de prédire qu’ Amoris Laetitia (surtout la note en pied de page 351) provoquerait des assauts discordants dans l’unité doctrinale de l’Eglise – même de la part de certains des propres pasteurs de l’Eglise. Le Cardinal Francesco Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, vient de rejoindre les rangs des prélats qui disent que le pape François a autorisé de donner la sainte communion à ceux qui vivent un second « mariage » adultère.

Coccopalmerio, dans sa brochure récemment publiée, Le huitième chapitre de l’exhortation apostolique post synodale Amoris laetitia, (que certains considèrent comme faisant autorité puisqu’elle émane de la maison d’édition même du Vatican, la Libreria Editrice Vaticana), étend aussi cette permission à d’autres qui vivent une relation sexuelle hors mariage .

Coccopalmerio écrit :

Les divorcés remariés, les couples de fait, ceux qui cohabitent, ne sont certainement pas des modèles d’unions en harmonie avec la doctrine catholique, mais l’Eglise ne peut pas se boucher les yeux. Aussi les sacrements de Réconciliation et de Communion doivent également être donnés aux familles dites blessées, et à ceux, même nombreux, qui, bien que vivant des situations qui ne sont pas dans la ligne des canons matrimoniaux traditionnels , expriment le désir sincère d’approcher les sacrements, après une période de discernement appropriée….c’est un geste d’ouverture et de profonde miséricorde de la part de notre mère l’Eglise, qui ne laisse en arrière aucun de ses enfants, consciente que la perfection absolue est un cadeau précieux, mais qui ne peut pas être atteinte par tout le monde.

Que trouvons-nous ici ? Des slogans et des euphémismes. Un slogan a pour but de faire cesser la discussion. Un euphémisme écarte intentionnellement le lecteur d’une description précise et exacte de la réalité. Un de mes professeurs de séminaire notait que la mécanique verbale précède toujours la mécanique sociale. Ici il s’agit de mécanique doctrinale.

Des slogans tels que « se boucher les yeux » et « ne laisse en arrière aucun de ses enfants » , et des euphémismes tels que « des familles dites blessées » et « des situations qui ne sont pas dans la ligne des canons matrimoniaux traditionnels » montrent une décision de ne pas présenter une défense soigneusement motivée et précise de ce qu’on appuie. Coccopalmerio essaie plutôt d’entrainer le lecteur dans de mauvaises directions avec des appels à l’émotion.

« Ne pas se boucher les yeux » signifie que l’Eglise devrait ignorer purement et simplement l’état de péché de certains comportements. Dans le cas des unions comportant adultère et fornication, la question n’est pas de guérir « des familles dites blessées », mais de prévenir les pécheurs que leur conduite offense Dieu gravement.

Quand il dit que l’Eglise ne « devrait laisser en arrière aucun de ses enfants », il veut dire que le refus de donner la communion à ceux qui vivent publiquement une vie de péché grave serait un abandon injuste. Les unions adultères ne sont plus maintenant que des « situations qui ne sont pas dans la ligne des canons matrimoniaux traditionnels ». La loi de Dieu sur l’indissolubilité du mariage et sur l’immoralité de l’adultère n’est plus qu’ « une tradition » incorporée dans un canon. Violer cette loi n’est qu’une « situation qui n’est pas dans la ligne » de ce canon, lequel a été écrit quelque part, un certain jour, par quelqu’un. Quelle est l’importance d’un canon en comparaison des personnes vivantes qui « expriment le désir sincère d’approcher les sacrements après une période appropriée de discernement » ?

Coccopalmerio décrit l’observation du sixième sacrement comme « la perfection absolue (qui) est un bien précieux, mais qui ne peut pas être atteint par tout le monde ». Mais l’Eglise n’a jamais enseigné que d’observer le sixième commandement était un état de « perfection absolue », dépassant les capacités d’aucun de ses fils et de ses filles. C’est une erreur de considérer que la fidélité conjugale est un idéal inatteignable pour beaucoup de chrétiens. La grâce du sacrement de mariage est donnée par Dieu pour conforter les personnes mariées dans l’accomplissement de leur obligation conjugale de fidélité. L’infidélité est un choix contraire à nos obligations envers Dieu et notre conjoint. Ce n’est pas une alternative autorisée pour ceux qui ne « peuvent pas » atteindre « la perfection absolue ».

Coccopalmerio déclare plus loin : « L’Eglise pourrait admettre à la Pénitence et à l’Eucharistie les fidèles qui se trouvent dans une union illégitime et qui veulent changer cette situation mais ne peuvent pas agir selon leur désir ».

Dieu ne permet pas pour ne pas dire qu’il interdit, à quiconque de commettre un péché mortel. Et Il n’autorise personne à entrer publiquement dans une union qui soit contraire à sa loi sur le mariage. Une personne qui s’est mise en situation d’union adultère doit, pour le bien de son âme, sortir de cette situation. L’Eglise a le devoir de faire respecter la sainteté de la Sainte Eucharistie. Ceux qui rejettent publiquement le sixième commandement, d’une manière ou d’une autre, ne peuvent pas être admis à recevoir la sainte communion jusqu’à ce qu’ils aient mis un terme à leur état de péché.

Contrairement à tout cela, le cardinal Robert Sarah a publié une deuxième interview longue comme un livre, avec le journaliste français Nicolas Diat. Celle-ci va bientôt paraître en anglais : Le pouvoir du silence, contre la dictature du bruit. Dans ce dialogue profond sur le besoin qu’ont les croyants de retrouver l’amour du silence dans notre monde agité, le cardinal Sarah s’attaque aux questions brûlantes soulevées par le chapitre six d’Amoris Laetitia.

Le Christ est certainement affligé de voir et d’entendre des prêtres et des évêques qui devraient protéger l’intégrité de l’enseignement de l’Evangile et de la doctrine, multiplier les paroles et les écrits qui diluent la rigueur de l’Evangile par leurs affirmations volontairement ambigües et confuses. A ces prêtres et à ces prélats qui donnent l’impression de prendre le contrepied exact de l’enseignement traditionnel de l’Eglise en matière de doctrine et de morale, il n’est pas déplacé de rappeler les paroles sévères du Christ : « C’est pourquoi je vous le dis, chaque péché et blasphème sera pardonné à l’homme, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné. Et quiconque dit une parole contre le Fils de l’Homme sera pardonné ; mais quiconque parle contre le Saint Esprit ne sera pas pardonné, ni dans cet âge, ni dans l’autre ».

« Il est coupable d’un péché éternel » ajoute Marc. (Ma traduction) La rigueur de l’Evangile est ce qui sauvera les âmes. La dilution de cette rigueur par quiconque au nom d’une fausse compassion fait beaucoup de mal en transformant l’Evangile en quelque chose qu’il n’est pas.

Source France Catholique

NLQ #Rome

Les cardinaux soutiennent le pape

Voici un titre qui peut laisser songeur et qui montre combien l’affaire des “placards” dans les rues de Rome n’est pas prise à la légère.

Il y a quelques jours des affiches contre le pape ont été placardées dans les rues de Rome. une première historique qui a motivé une démarche particulière de la part du C9, le comité des cardinaux chargé d’assister le pape dans sa réforme de la Curie.

Le Conseil des cardinaux, rapporte Radio Vatican, a tenu à souligner son soutien au Pape François, ce lundi 13 février 2017, « en lien avec les récents événements. » Le C9 est réunie pour sa 18e session de travail pendant deux jours. Le cardinal Oscar Andrés Rodriguez Maradiaga, le coordinateur du groupe, a remercié le Saint-Père pour son discours à la Curie romaine le 22 décembre dernier. « Le Conseil des cardinaux exprime son plein appui à l’œuvre du Pape, l’assurant en même temps de son adhésion et plein soutien à sa personne et à son magistère » a t-il ajouté.

A la une #NLQ #Rome

Amoris laetitia – des Dubia à la correction fraternelle, fin de la trêve de Noël

Dans un entretien accordé au média américain Pro-Vie, Lifesitenews, le cardinal Burke laissait entendre qu’après Noël les quatre cardinaux auteurs des fameux Dubia, pourraient passer à la correction formelle, si le Saint-Père demeurait silencieux.

Depuis longtemps l’Eglise n’avait pas connu une situation théologique et pastorale aussi confuse, mettant en cause le pape lui-même. Cette crise révèle en tout cas au grand public que l’institution ecclésiale, sans être une démocratie, s’est sagement dotée de moyens de contrôle de l’exercice de l’autorité magistérielle du pape. Un contrôle qui respecte la fonction pontificale et s’exerce sous la forme de conseils et de confrontation.

Les dubia, comme la correction formelle sont des procédés ordinaires en situation extraordinaire, entendons par là que les cardinaux ne posent pas des actes révolutionnaires qui déstabiliseraient l’institution. En revanche, la médiatisation du monde actuel donne un écho bruyant à leur initiative.

Ce qui est plus anormal par contre et qui crée un malaise grandissant, c’est le silence du pape François qui se doit de répondre à ces dubia qui sont, rappelons-le, de simples questions appelant une clarification sur un texte que tout le monde reconnait aujourd’hui comme trop vague et ambigu.

Revenant sur les déclarations de son collègue et co-signataire, le cardinal Brandmüller à précisé que le but de ces dubia avait été, outre la clarification, d’ouvrir le débat. Ce à quoi Mgr Pinto avait répondu que deux synodes et l’Esprit Saint avaient tranché. Cependant, les dubia ne portent pas sur le synode mais sur le compte rendu des travaux synodaux qu’est l’exhortation apostolique Amoris laetitia

Il semble donc que ce compte rendu ne soit pas suffisamment clair. Le trouble semé dans l’esprit de nombreux fidèles, comme d’éminents théologiens, demande, selon le cardinal allemand, une précision de la part de celui qui est à la foi l’auteur de la lettre et le garant du magistère. L’enjeu n’est donc pas des moindres, puisqu’il s’agit rien moins que de confirmer ou réfuter la conformité du document au magistère et d’apaiser les tensions au sein de l’Eglise et dans le cœur même des fidèles.

Au sens strict, il semble que cette exhortation soit un scandale, dans la mesure où, pour reprendre le Christ en Matthieu 18,5-9, elle trouble les petits. Ce simple fait demanderait une clarification.

C’est l’objet de la supplique (que vous pouvez signer comme tout fidèle) Dubia Amors laetitia qui demande filialement au Saint-Père, selon une forme très ancienne des adresses au pape,  de répondre aux cardinaux afin d’apaiser les cœurs, les esprits et les tensions.

De son côté, le cardinal Brandmüller s’interroge sur les raisons du refus de réponse du pape.

«  Nous les cardinaux attendons les réponses aux dubia, dans la mesure où un défaut de réponse pourrait être vu par d’amples secteurs de l’Église comme un refus d’une adhésion claire et articulée à la doctrine définie. »

Dubia, suppliques et à présent correction fraternelle (à titre privée et non public précisent les cardinaux), voici des procédures qui ont le mérite de montrer que l’Eglise est bien vivante et que le sensus fidei n’est pas lettre morte.

Cependant même à titre privé, la correction formelle est plus rude que les dubia, puisqu’il s’agit de confronter le texte au magistère, précise le cardinal Burke.

« Ce serait direct, de même que les dubia, mais dans ce cas-ci il n’y aurait pas de questions à soulever, il s’agirait de confronter les déclarations confuses d’Amoris Laetitia avec l’enseignement constant et la pratique de l’Église. »

Cette mesure de « correction d’une erreur d’un pontife » serait, pour le cardinal américain, « un moyen pour sauvegarder son office et l’exercice de celui-ci. »

NLQ #Rome

Consistoire, 13 nouveaux électeurs

Le pape François vient de créer 17 cardinaux dont 13 cardinaux électeurs, ce 19 novembre 2016.

Désormais le collège cardinalice se compose de 121 électeurs et 107 non électeurs.

Un consistoire sur fond de tensions au Vatican. Tension du fait de la réforme de la Curie. Tension de part les courants qui tiraillent l’Eglise. Tension quant aux méthodes du pape.  Tension enfin autour d’Amoris laetitia.

Si on a pu penser que ces tensions étaient la raison de la non réunion du pré-consistoire, le fait est qu’elles révèlent une ébullition quasi volcanique au Vatican, tiraillé par de véritables mouvements tectoniques dont il est bien difficile de discerner les tenants et aboutissants, mais qui sont bien au-delà des querelles d’ego et d’inimitiés de personnes.

L’Eglise, peut-être plus qu’après Vatican II, semble vivre un nouvel aggiornamento aux contours flous qui inquiètent au plus haut niveau de la Curie.

 

Dans son homélie, le pape a du reste fortement insisté sur la nécessité de lutter contre l’inimitié et la polarisation.

« entre nous, dans nos communautés, dans nos presbytères, dans nos réunions. Le virus de la polarisation et de l’inimitié imprègne nos façons de penser, de sentir et d’agir »

Les 13 cardinaux électeurs proviennent de 11 pays des 5 continents : trois de l’Europe (Espagne, Belgique, Vatican), cinq de l’Amérique (Etats-Unis (2), Brésil, Venezuela, Mexique) et deux d’Afrique (République centrafricaine, Ile Maurice), un d’Asie (Bangladesh) et un d’Océanie (Papouasie-Nouvelle-Guinée). L’un d’eux, fait exceptionnel, est nonce apostolique en Syrie.

Les quatre cardinaux non-électeurs de plus de 80 ans proviennent de Malaisie, d’Italie, du Lesotho et d’Albanie. L’Albanien, Ernest Simoni, est un simple prêtre, torturé et emprisonné sous la persécution communiste. Son témoignage avait ému le pape François aux larmes lors de son voyage à Tirana en 2014. Le cardinal Sebastian Koto Khoarai, évêque émérite de Mohale’s Hoek, du Lesotho, était absent pour raisons de santé.

Source

 

NLQ #Rome

Le pape va-t-il choisir entre Mac Do et les pauvres ?

Le pape François va-t-il choisir entre Mac Do et les pauvres ? C’est finalement l’alternative devant laquelle la tempête dans un coca qui occupe la Curie place le pape.

Les très sérieux cardinaux, que l’on imagine occuper aux grandes affaires de l’Eglise, se disputent, comme à la cour d’un prince, autour de l’implantation d’un Mac Donald aux abords de la place Saint-Pierre.

Une implantation que certains jugent perverse. Il se trouve que la Vatican a accepté de louer pour 30 000 euros par mois une maison en vue d’installer l’enseigne ambassadrice de l’idéal de vie américaine, au cœur même de la ville éternelle.

Une faute de mauvais goût, une défiguration culturelle et symboliquement perverse, c’est ce que semblent redouter certains prélats, tandis que d’autres “ne voient pas le problème”.

Si en effet, la chose peut paraître anodine, il n’est pas inutile de rappeler le rôle des cardinaux dans le respect du beau et dans l’embellissement de la ville des papes. Un rôle historique et relativement conforme à la mission de ces prêtres, ne l’oublions, pas rattachés aux églises de la ville.

 

Ce qui en revanche prête à rire, c’est le procédé utilisé par les détracteurs du projet qui, tels des personnages de cour, sollicitent et caressent le prince dans le sens du vent. En pointant, non sans raison, la verrue artistique, mais aussi le clair obscure que représenterait idéologiquement la présence de Mac Do aux abords de la basilique Saint-Pierre, les prélats glissent un  “Vous savez on pourrait y installer des nécessiteux” ! Du temps de Benoît XVI, peut-être eussent-ils invoqué l’idée d’un institut de formation …

Reste que, finalement le pape est contraint à choisir entre Mac Do et les pauvres !

 

 

A la une #Rome

Prochain consistoire du 19 novembre 2016

Au terme de l’angélus qu’il a célébré place Saint-Pierre le 9 octobre, le pape a annoncé un consistoire pour la création de 13 cardinaux électeurs et 4 cardinaux non-électeurs, pour la clôture du Jubilé de la miséricorde. Parmi ces derniers, le pape a précisé qu’il avait choisi « un prêtre qui a rendu un témoignage chrétien clair ».

Pour le choix des cardinaux, le pape, au retour de son déplacement dans le Caucase, précisait

Sur les cardinaux : les critères seront les mêmes que pour les deux autres consistoires. [Les choisir] un peu partout, parce que l’Église est dans le monde entier. Oui, peut-être… j’étudie encore les noms, mais peut-être seront-ils trois d’un continent, deux d’un autre et un d’une autre partie, un d’une autre, un d’un pays… mais, on ne sait pas. La liste est longue mais ils n’y a que 13 places. Et il faut penser à faire un équilibre. J’aime que l’on voie, dans le Collège cardinalice, l’universalité de l’Église, pas seulement le centre, pour dire,  « européen », mais de partout. Les cinq continents, si c’est possible.

Voici d’abord les noms des archevêques et évêques en exercice :

Monseigneur Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie

Monseigneur  Dieudonné Nzapalainga, C.S.Sp., archevêque de Bangui (RCA)

Monseigneur Carlos Osoro Sierra, archevêque de Madrid (Espagne)

Monseigneur Sérgio da Rocha, archevêque de Brasilia (Brésil)

Monseigbeur Blase J. Cupich, archevêque Chicago (États-Unis)

Monseigneur Patrick D’Rozario, C.S.C., archevêque de Dacca (Bangladesh)

Monseigneur Baltazar Enrique Porras Cardozo, archevêque de Merida (Venezuela)

Monseigneur Jozef De Kesel, archevêque de Bruxelles (Bruxelles)

Monseigneur Maurice Piat, archevêque de Port-Louis (Maurice)

Monseigneur Kevin Joseph Farrell, préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie

Monseigneur Carlos Aguiar Retes, archevêque de Tlalnepantla (Mexique)

Monseigneur John Ribat, M.S.C., archevêque de Port Moresby (Papouasie-Nouvelle Guinée)

Monseigneur Joseph William Tobin, C.SS.R., archevêque d’Indianapolis (États-Unis)

Pami les archevêques et évêques émérites, voici les noms :

Monseigneur Anthony Soter Fernandez, archevêque émérite de Kuala Lumpur (Malaisie) ;

Monseigneur Renato Corti, archevêque émérite de Novara (Italie) ;

Monseigneur Sebastian Koto Khoarai, O.M.I, évêque émérite de Mohale’s Hoek (Lesotho).

Enfin, le pape a créé cardinal le Père Ernest Simoni, prêtre de l’archidiocèse de Shkodrë-Pult (Scutari – Albanie).

Source Zénith et Riposte Catholique