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Le Pape donne 100 000 euros à la Caritas grecque pour les migrants

Le cardinal Konrad Krajewski, aumônier apostolique du Souverain Pontife, est en visite sur l’île de Lesbos jusqu’à ce vendredi. Trois ans après sa venue sur place, le Pape reste solidaire des migrants et réfugiés.

Giada Aquilino / Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Le cardinal Krajewski est arrivé ce mercredi 8 mai sur l’île grecque de Lesbos, accompagné de Mgr Sevastianos Rossolatos, archevêque d’Athènes, et de Mgr Jean-Claude Hollerich, président de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (COMECE), qui souhaite ainsi exprimer la solidarité de toute les communautés catholiques européennes. La visite est organisée par la communauté Sant’Egidio et la section “migrants et réfugiés” du Dicastère pour le service du développement humain intégral.

Les prélats ont déjà visité le centre récréatif “Team Humanity”, capable d’accueillir 500 à 800 enfants et financé grâce à des donations privés. Le cardinal Krajewski y a laissé une contribution du Saint-Père, afin de financer la construction d’une aire de jeux couverte. Une autre donation, d’une valeur de 100 000 euros, a été faite à la Caritas Hellas – antenne grecque de la Caritas Internationalis -, pour la soutenir dans ses œuvres d’accueil des réfugiés et demandeurs d’asile.

La compassion du Pape François
Au cours de leur visite, les prélats se rendront dans plusieurs camps et au “hot spot” de Moria, où les arrivants sont identifiés et enregistrés. Ils rencontreront aussi des habitants de l’île et des mouvements impliqués auprès des migrants.

« Nous sommes envoyés par le Pape parce que l’Europe a un peu oublié qu’il y a tant de camps », a expliqué Mgr Krajewski au micro de Vatican News après avoir rencontré plusieurs personnes migrantes, souvent éprouvées par les conditions de vie dans ces camps. « Sauver les gens » qui s’y trouvent doit rester une priorité selon lui, car il s’agit de personnes qui « attendent un futur, marqué par l’espérance ». Le don du Pape François « veut surtout être pour ces gens-là un pont vers une vie meilleure, la “terre promise” », a-t-il poursuivi. « Ici nous voyons tellement d’enfants, de femmes enceintes, qui attendent depuis des mois que l’Europe ouvre ses portes, parce qu’ici il n’y a pour eux aucun espoir. Le Souverain Pontife est parti d’ici il y a trois ans, mais il est resté, il n’est jamais sorti de ces camps de réfugiés », a assuré son aumônier apostolique, pour signifier la constante compassion du Saint-Père envers les migrants.

Une catastrophe humanitaire difficile à résoudre
Le Pape François s’était rendu sur l’île de Lesbos le 16 avril 2016, accompagné par le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier et l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme II. « Vous n’êtes pas seuls », avait-il déclaré aux personnes rencontrées à cette occasion, s’inquiétant cependant de la « catastrophe humanitaire la plus grande après la Seconde Guerre mondiale », frappant « tant de gens qui souffrent, qui ne savent pas où aller, qui ont dû fuir ». Il avait aussi qualifié la mer Méditerranée de « cimetière », en raison du grands nombre de migrants qui y meurent en tentant de rejoindre le sol européen. Un geste fort fut réalisé lors de cette visite, lorsque le Pape regagna Rome avec douze réfugiés syriens à bord de son avion.

Même si le nombre d’arrivées a diminué, trois années plus tard, la situation de l’île de Lesbos reste préoccupante. Dans le seul camp de Moria, 7000 migrants étaient accueillis début avril, venant principalement d’Afghanistan, d’Irak, d’Iran, de Syrie et d’Afrique du Nord. Depuis 2017, le mécanisme de solidarité permettant de relocaliser des demandeurs d’asile dans d’autres pays européens est arrêté. Lesbos, qui compte 87 000 habitants, passe désormais pour une « salle d’attente » saturée plutôt que pour une porte d’entrée vers l’Europe, analyse le quotidien La Croix. Malgré les moyens mis en œuvre par l’Union européenne pour aider les autorités locales (financements, agents spécialisés), les habitants perdent patience. Les prochaines élections européennes, à la fin de ce mois de mai, seront sans doute pour eux une occasion d’exprimer leurs attentes.

 

Source Vatican News

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Noël dans la Cour Saint-Nicolas à Strasbourg (67) du 23 novembre au 23 décembre 2018

Dans le cadre de « Strasbourg, capitale de Noël » Mgr Luc Ravel souhaite ouvrir la cour d’honneur de l’archevêché. Ce projet, appelé « Cour Saint-Nicolas », est une très belle opportunité pour une visibilité de l’Église en ce temps de l’Avent : nous dirons par notre présence que Noël est, avant tout, la venue de Dieu parmi les hommes.

Cet espace, ouvert les vendredis, samedis et dimanches du 23 novembre au 23 décembre 2018, accueillera des animations ainsi que plusieurs chalets :

  • une grande crèche,
  • la librairie diocésaine (CEDIDOC),
  • un point de vente d’artisanat monastique ;
  • un chalet animé par la Pastorale du Tourisme et des Loisirs pour expliquer le sens des traditions de Noël (couronne, calendrier de l’Avent…)
  • un chalet animé par la CARITAS Alsace
  • un chalet partagé par les paroisses de l’Eurométropole et les mouvements d’Église avec vente de boissons chaudes et autres.

Par ailleurs, le perron du palais épiscopal accueillera des animations musicales, saynètes, contes… mis en œuvre par des enfants, des jeunes et des adultes. Comme dit Mgr Ravel : « il faut qu’il y ait de la vie ! »

Contact

Elisabeth Clément – elisabeth.clement@cathocus.fr – 03 88 21 24 96

 

Visitez la page facebook Noël dans la cour Saint Nicolas

Dans le cadre de « Strasbourg, capitale de Noël » Mgr Luc Ravel souhaite ouvrir la cour d’honneur de l’archevêché. Ce projet, appelé « Cour Saint-Nicolas », est une très belle opportunité pour une visibilité de l’Église en ce temps de l’Avent : nous dirons par notre présence que Noël est, avant tout, la venue de Dieu parmi les hommes.

Cet espace, ouvert les vendredis, samedis et dimanches du 23 novembre au 23 décembre 2018, accueillera des animations ainsi que plusieurs chalets :

  • une grande crèche,
  • la librairie diocésaine (CEDIDOC),
  • un point de vente d’artisanat monastique ;
  • un chalet animé par la Pastorale du Tourisme et des Loisirs pour expliquer le sens des traditions de Noël (couronne, calendrier de l’Avent…)
  • un chalet animé par la CARITAS Alsace
  • un chalet partagé par les paroisses de l’Eurométropole et les mouvements d’Église avec vente de boissons chaudes et autres.

Par ailleurs, le perron du palais épiscopal accueillera des animations musicales, saynètes, contes… mis en œuvre par des enfants, des jeunes et des adultes. Comme dit Mgr Ravel : « il faut qu’il y ait de la vie ! »

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Programme complet

NLQ #Rome

Le pape presse les Etats à adopter le Pacte mondial sur les réfugiés

À l’occasion de la prochaine Journée mondiale des réfugiés, mercredi 20 juin, et alors que la Caritas internationalis relance son initiative #sharejouney, le Pape François a appelé les États, actuellement engagés dans les négociations, à adopter d’ici la fin de l’année le Pacte mondial pour les réfugiés et le Pacte pour une migration sûre, organisée et légale.

A l’issue de l’Angélus ce dimanche 17 juin, le Pape a prié pour les migrants du monde entier, « nos frères forcés de fuir leurs terres, en raison des conflits et de la persécution », et qui vivent souvent, a-t-il rappelé, « dans une grande anxiété et souffrance ». Rappelant qu’aura lieu mercredi 20 juin la Journée mondiale des réfugiés promue par les Nations-Unies, le Saint-Père a tenu à attirer l’attention sur les parcours de ces migrants et appelé les États à agir.

Le Pape presse les États afin qu’ils adoptent dans l’année le Pacte mondial sur les réfugiés, et le Pacte pour une « migration sûre, ordonnée et régulière », en cours de négociations. « J’espère que les États impliqués dans ces processus parviendront à un accord garantissant, avec responsabilité et humanité, assistance et protection à ceux qui sont contraints de quitter leur pays » a déclaré François.

Cependant, chacun de nous se doit d’être proche des réfugiés, a-t-il poursuivi, incitant les citoyens à dégager un peu de temps à la faveur de moments de rencontres avec les migrants pour aider à l’intégration de ces personnes déracinées. « C’est dans cette réunion et dans ce respect mutuel et de soutien, que réside la solution de nombreux problèmes » a expliqué François.

Semaine mondiale d’action de la Caritas
Quelques minutes avant l’Angélus, le Saint-Père a invité dans un tweet à « Partager avec des gestes concrets de solidarité le chemin des migrants et des réfugiés » dans le cadre de l’initiative de la caritas : #sharejourney.

A partir de ce dimanche, Caritas Internationalis relance son initiative en organisant une « Semaine mondiale d’action » pour les migrants et les réfugiés afin d’encourager les communautés à travers le monde à rencontrer, connaître, et partager des repas avec eux. Depuis le début de son pontificat, le Pape François n’a eu de cesse d’encourager cette culture de la rencontre, soulignant que « lorsque nous sommes généreux dans l’accueil d’une personne, que nous partageons quelque chose avec elle (…), nous nous enrichissons ».

Source : Vatican News

Asie #Dans le Monde #NLQ

Philippines : l’Eglise en soutien des victimes du typhon Haiyan

Il y a cinq ans, le super-typhon Haiyan passait par le centre des Philippines. Depuis l’effort de l’Église pour reloger et réhabiliter les survivants a permis de venir en aide à près de 1,8 million de survivants, son programme se révélant plus efficace que celui du gouvernement philippin. Près de 50 millions de dollars de dons ont permis au programme de réhabilitation de Caritas de rénover 593 logements et de construire 768 logements provisoires et 3 090 abris. La force du programme d’aide de l’Église, selon les témoins, repose sur l’absence de bureaucratie, sur le nombre de volontaires et sur un travail communautaire. 

À ce jour, Caritas a pu venir en aide à environ 1,8 million de personnes touchées par les destructions causées par le super-typhon Haiyan, qui a frappé le centre des Philippines en 2013. Le programme d’aide et de réhabilitation de l’Église pour les survivants du typhon a atteint près de 50 millions de dollars US. Cinq ans après, l’aide de l’Église semble sans comparaison avec le programme de réhabilitation du gouvernement philippin. Celui-ci a en effet dû faire face à des problèmes de corruption, sans compter la mauvaise qualité de la construction de certains logements prévus pour les victimes. Sur les 205 128 logements qui devaient être construits, seuls 67 754 sont terminés, soit 33 %. Pour l’instant, seulement 34,3 % des logements terminés sont occupés.
Pendant ce temps, Caritas Philippines affirme avoir terminé la rénovation de 593 logements, ainsi que la construction de 768 logements provisoires, de 1 923 abris provisoires et de 1 167 abris permanents. Les abris provisoires sont prévus pour durer dix ans, et les abris permanents au moins vingt ans, selon Caritas. Jing Rey Henderson, coordinatrice de Caritas Philippines, a tenu à dire aux gens dès le début que ce programme est le leur, et non « celui de l’Église catholique ». Selon elle, les gens ont besoin d’un sentiment d’appartenance pour rebondir et devenir plus « responsables, résilients et solidaires ». Jing Rey ajoute que le travail de Caritas repose sur une gestion des risques et sur des principes et stratégies d’organisation communautaires. « Grâce à cela, nous pouvons nous assurer, en l’absence de groupes d’Église et même une fois la période de financement terminée, que ces communautés puissent maintenir le programme à flot », explique-t-elle.

166 communautés autonomes réhabilitées

Selon elle, 166 communautés, liées au programme d’intervention de l’Église prévu pour une durée de trois ans, sont devenues autonomes. « Ce programme et géré par et pour les communautés », ajoute-t-elle. « Le programme de réhabilitation a pu prospérer parce que celles-ci ont pu se l’approprier. » Tous les objectifs de ce programme de trois ans, qui couvre neuf diocèses, 51 villes et 166 villages dans le centre de l’archipel, ont été atteints. Quand on demande au père Virgilio Canete, de l’archidiocèse de Palo, pourquoi les projets de l’Église ont été plus efficaces que les initiatives prises par le gouvernement, le prêtre estime que cela vient de l’absence de « paperasserie ». Pour le prêtre, « les procédures du gouvernement en matière d’acquisitions demandent beaucoup de signataires. » « La situation après le typhon Haiyan était telle que l’administration publique s’est retrouvée débordée », confie le père Canete, qui ajoute que l’Église avait l’avantage de disposer de plus de volontaires.
Rina Reyes, qui dirige « Rights Networks », un groupe de défense des droits fonciers, affirme que le programme du gouvernement a mal fonctionné « parce que la population affectée n’a pas été consultée ». Rina regrette aussi « les efforts non coordonnés de plusieurs agences du gouvernement, qui ne communiquent pas entre elles pour dégager les obstacles sur les routes retardant le processus de réhabilitation ». « Il manque un plan de réhabilitation concret, qui corresponde aux besoins des victimes », affirme-t-elle. Wendell Avisado, conseiller du président Rodrigo Duterte, dénonce le « cercle vicieux » du système bureaucratique du gouvernement. Pendant que celui-ci tente de trouver des réponses aux problèmes, les survivants se plaignent de leurs conditions de vies dans les abris provisoires qu’ils comparent à des « porcheries ». Raul Malibago, un survivant de 50 ans, explique que le gouvernement lui a attribué à un logement plutôt étroit pour les dix membres de sa nombreuse famille. « Nous n’avons pas le droit de construire un second étage », explique-t-il. « Quand nous dormons, nous restons collés les uns aux autres. C’est petit, chaud, surpeuplé, et il n’y a aucune intimité », ajoute Raoul, qui précise que le logement est fait « en terre cuite et qu’il n’y a pas d’armature en acier », ce qui met les occupants en danger. « J’ai peur que tout s’écroule en cas de tremblement de terre », explique-t-il. « Ces abris ne sont pas des logements convenables », regrette Christopher Durana, vice-secrétaire général du groupe d’aide Kadamay, précisant que les abris n’ont ni eau courante, ni électricité.

Source : Eglises d’Asie

 

Asie #Dans le Monde #NLQ

Caritas s’engage à développer l’agriculture durable en Asie

Une conférence, organisée par Caritas Asie du 8 au 11 mai dans le Nusa Tenggara Oiental, a rassemblé des représentants de treize pays asiatiques, ainsi que des membres d’ONG et du gouvernement local, des étudiants et des militants, autour du développement de l’agriculture durable en Asie. Le diocèse de Ruteng, soutenu par Caritas, accompagne depuis trois ans la formation de seize groupes d’agriculteurs. Pour eux, les méthodes biologiques sont le meilleur moyen d’améliorer leur productivité tout en répondant aux problèmes d’infertilité des sols.

 

Caritas Asie est résolue à développer l’agriculture durable et à favoriser la souveraineté alimentaire, afin d’améliorer les revenus des communautés agricoles. L’organisation catholique s’y est engagée durant une conférence organisée du 8 au 11 mai dans le diocèse de Ruteng, dans la province indonésienne du Nusa Tenggara Oiental. Le diocèse compte environ 791 200 catholiques, dont plus de la moitié sont agriculteurs. Des représentants de treize pays asiatiques, dont l’Inde, le Sri Lanka, le Népal, les Philippines, le Kazakhstan et le Timor Leste, participaient à la conférence. Des représentants d’ONG et du gouvernement local, ainsi que des étudiants et des militants, étaient également présents.
Le père Yuvens Rugi, directeur de Caritas Ruteng, a déclaré que les participants ont échangé sur le développement durable à travers l’agriculture biologique, qui a été adoptée dans des projets pilotes au Cambodge et en Indonésie. « Les participants ont convenu que le recours aux engrais naturels peut améliorer la productivité de beaucoup de communautés agricoles tout en permettant de résoudre les problèmes environnementaux », affirme-t-il. Dans beaucoup de pays, les engrais chimiques qui sont utilisés depuis des décennies ont dégradé l’environnement et la fertilité des terres agricoles, réduisant les niveaux de productivité. Depuis trois ans, le diocèse de Ruteng forme les agriculteurs à la production d’engrais naturels, à travers la fondation de seize groupes dans plusieurs villages. L’Église, selon le père Rugi, aide ces groupes à trouver des façons abordables de résoudre le problème de l’infertilité des sols. « Ils commencent à comprendre qu’ils doivent changer leurs méthodes agricoles et s’orienter vers l’agriculture biologique. »

Des résultats prometteurs

Le prêtre ajoute que Caritas développe une formation holistique auprès des agriculteurs, non seulement en leur apportant des techniques, mais aussi une assistance spirituelle à travers la catéchèse. Les participants à la conférence ont pu rendre visite à deux de ces groupes accompagnés par le diocèse. Les agriculteurs leur ont montré comment produire des engrais naturels. Chintan Manandhar, Népalais, se dit impressionné par ce qui est en train d’être réalisé dans le diocèse de Ruteng, et se montre impatient d’appliquer les mêmes méthodes. « À mon retour, je veux partager tout cela avec les agriculteurs népalais. » Le père Marthen Chen, directeur du centre pastoral du diocèse de Ruteng, précise que ces efforts pour promouvoir l’agriculture durable peuvent réussir à condition qu’il y ait une synergie entre les différentes parties concernées, y compris le gouvernement. Pour lui, il en va de la responsabilité de tous – le gouvernement et les institutions religieuses – d’améliorer la vie des agriculteurs. Kamelus Deno, chef du district de Manggarai – les des trois districts du diocèse de Ruteng – assure que l’agriculture durable est l’une des méthodes qui peuvent améliorer la qualité de vie des agriculteurs.
Kamelus précise que 63 % de la population active du district – 137 440 personnes – travaille dans le secteur agricole, et s’est retrouvée enfermée dans la misère depuis des années. « Depuis l’année dernière, douze groupes, soit environ quatre cents personnes, ont commencé à travailler dans l’agriculture biologique, sur un terrain total de cinquante hectares », explique-t-il. Les résultats sont prometteurs. « En un an, la production a atteint 320 000 kg, surtout des fruits et légumes », ajoute Kamelus.

 

Source EDA

NLQ #Sorties/Animations

Jour de fête avec l’atelier des copains de l’IMPro Colmar (68) le 28 février 2018

 

« Jour de fête »

Mercredi 28 février 2018 à 18h à la salle du Munsterhof (9 rue des Juifs à Strasbourg)

Informations et réservation au 03 89 20 12 60

La troupe « l’atelier des copains » de l’IMPro de l’Institut Saint-Joseph à Colmar vous présente leur spectacle « Jour de fête ».

Alliant théâtre, danse et poésie, ce spectacle est né de la rencontre entre les cours de danse et de théâtre proposés aux jeunes de l’IMPro. « Jour de fête » réunit quatorze comédiens et danseurs, de 17 à 21 ans accueillis à l’IMPro de l’Institut Saint-Joseph à Colmar.

Quelques amis se réunissent autour d’un café et c’est le point départ d’une formidable aventure mêlant rencontres, échanges et imprévus. Les petites saynètes s’enchaînent passant de textes écrits par les jeunes, au tango argentin, et à la poésie de Jacques Prévert.

L’investissement et l’énergie des comédiens et danseurs transportent immédiatement le public dans un univers festif et interactif.

Ce spectacle créé par l’Institut Saint-Joseph Association Adèle de Glaubitz est proposé au public avec le soutien des associations « Des mains Des sourires » et « Caritas Alsace ».

Le spectacle sera suivi d’un concert exceptionnel des « New Balkan Express ».

Les comédiens et danseurs

  • Jauffrey, Frédéric, Sarah, Louis, Anastasia, Marie- Ange, Emilie, Mathieu, Ryan, Mehmet, Guy, Lucille, Angélina, Alexandre.

L’équipe artistique

  • Yolaine Terren : Educatrice technique spécialisée, chargée des cours de théâtre
  • Emmanuelle Charron : Professeur d’EPS en APA, chargée du projet cycle danse
  • Serap Yilmaz- Rigault : Chorégraphe, professeur de danse
  • Sonia Wink : Educatrice spécialisée, assistante artistique.

New Balkan Express

Depuis janvier 2015, le New Balkan Express parcourt les chemins à la recherche d’oreilles à kidnapper et de pieds à faire danser. Ceux qui l’ont vu passer s’en souviennent encore et ceux qui sont montés à bord ne regrettent rien.

Le projet est porté par six musiciens d’univers musicaux et artistiques différents, rapprochés, par leur soif de rencontres, autour des musiques traditionnelles des Balkans et du monde. Portant un nouveau regard sur ces musiques si anciennes qu’on en a oublié l’origine, le groupe crée un son profond et riche, ni d’ici ni d’ailleurs, dans lequel tout peut se partager.

Informations complémentaires : fr-fr.facebook.com/NewBExpress/

Asie #NLQ

Népal – “Le séisme a été horrible et épouvantable mais, dans la tragédie notre foi en est sortie affermie”

Dans le cadre d’un événement tragique comme le séisme, la grâce de Dieu ne fait pas défaut. C’est ce qui ressort du contexte du Népal où, après le fort séisme de 2015, la foi au sein du Peuple de Dieu s’est renforcée. « Le séisme a été horrible et épouvantable mais, dans la tragédie, nous nous sommes sentis proches l’un de l’autre. Nous avons prié avec constance. Nous avons mis en route un effort de solidarité et reçu des aides de différentes parties du monde. De cette manière, progressivement, nous avons été aidés à reconstruire nos vies et nos moyens de subsistance. Nous avons fait l’expérience de la résilience, de la patience et de l’optimisme, de l’espérance et du courage, y compris dans une expérience aussi douloureuse. Notre foi en est sortie affermie » raconte une catholique népalaise dénommée Uttara.
«  Le séisme n’a pas affaibli l’amour et la solidarité des chrétiens et des non chrétiens. Nous avons été frappés de recevoir des aides de personnes du monde entier, sans aucune différence de foi. Nous avons été touchés de voir tant d’amour et de compassion de la part de la population envers nous. Ceci nous aide à nous rendre compte de la miséricorde de Dieu dans notre vie » ajoute une autre chrétienne, Babita.
De nombreux chrétiens népalais – dans un pays où les chrétiens représentent 1,4 % de la population totale de 30 millions de personnes dont 8.000 catholiques – expriment le même concept et déclarent que l’événement dramatique qu’a constitué le séisme a contribué à renforcer leur foi en Dieu et à leur faire expérimenter concrètement l’esprit de solidarité. A la phase de l’urgence, de l’assistance et de la reconstruction, ont coopéré les institutions civiles, le gouvernement, les ONG, les organismes internationaux et les communautés religieuses, telles que l’Eglise catholique au travers de la Caritas.
Deux années sont passées depuis le 25 avril 2015 lorsqu’un séisme de magnitude 7,8 a secoué le Népal. Plus de 8.500 personnes sont mortes dans ce cadre, plus d’un demi million de maisons ont été détruites, plus de 5 millions de personnes ont, de quelque manière été intéressés par les conséquences du séisme. Il s’est agi de la catastrophe naturelle ayant eu les effets les plus létaux de l’histoire du pays.
Parmi les organismes catholiques, la Caritas Inde, la Caritas Népal et celles de pays occidentaux ont été amplement impliquées dans l’œuvre de réhabilitation, de reconstruction des habitations selon des critères et à l’aide de matériaux antisismiques, dans le cadre de projets de soutien et de développement des populations touchées.
Deux ans après le séisme, de nombreuses familles se sont installées dans de nouvelles maisons, a indiqué la Caritas du Royaume-Uni (CAFOD), en expliquant que « la réponse humanitaire comprend le soutien à des partenaires locaux en vue d’organiser des laboratoires de formation professionnelle destinés à des personnes appartenant aux communautés touchées, de manière à ce qu’elles puissent construire des maisons plus sûres, en mesure de supporter des secousses telluriques ».
Selon la CAFOD, les femmes ont subi de manière disproportionnée l’impact du séisme. C’est pourquoi les projets de requalification éducative et professionnelle lancés représentent « une bouée de sauvetage pour elles ». Ne manquent pas non plus des programmes visant à reconstruire les écoles, les systèmes d’adduction d’eau et les exploitations agricoles. La Caritas, avec l’ensemble de ses partenaires et des agences de différents pays, est encore actuellement engagée dans le cadre de projets et d’initiatives visant à restituer leur dignité aux personnes frappées et à aider les survivants à reconstruire un avenir prospère.

Source : Agence Fides

Asie #NLQ

En Inde, la Caritas lutte contre le travail des mineurs

La Caritas Inde multiplie ses initiatives pour lutter contre la plaie représentée dans le pays par le travail des mineurs. Selon des données tirées du recensement de 2011, le nombre total d’enfants de 5 à 14 ans qui travaillent est de 4,3 millions dans le pays, ce qui correspond cependant à une réduction de leur nombre de plus de 12 millions par rapport au recensement de 2001. Un rapport de l’UNICEF de cette année affirme que, sur l’ensemble des enfants qui travaillent, 15 % appartenaient à la tranche d’âge des 5 à 9 ans en 2001 contre 25 % en 2011. Selon la Caritas Inde, le problème des enfants qui travaillent et ne sont pas scolarisés « constitue encore un problème critique dont un pays tel que l’Inde devrait avoir honte ».
En Inde, le phénomène du travail des mineurs concerne des secteurs non structurés, tant en zone rurale qu’urbaine. Caritas Inde soutient un programme dans le district de Darjeeling, au sein de l’Etat du Bengale occidental, lequel entend parvenir à l’éradication totale du phénomène.
« En cas de succès, pour la première fois en Inde, l’engagement conjoint du gouvernement et de la société civile atteindra cet objectif. Le projet pourrait sauver au moins 45 enfants au travail également grâce à la collaboration des conseils locaux qui gouvernent les villages » explique le responsable du Programme de la Caritas Inde, Anthony Chettri. « Chaque enfant travailleur, s’il est sauvé et soigné, peut exceller dans la vie. La Caritas Inde estime que, en tant que nation, nous devons garantir l’enfance en vue d’un avenir meilleur pour notre pays » ajoute-t-il.
L’Eglise en Inde, dans ses différents articulations telles que les diocèses et les congrégations religieuses, se prodigue grandement afin d’affronter le problème du travail des mineurs, en particulier en termes de sauvetage et de réhabilitation des jeunes travailleurs.
L’Inde compte un nombre de jeunes travailleurs parmi les plus élevés du monde. Dans l’Etat d’Andhra Pradesh, note la Caritas, vivent quelques 400.000 enfants travailleurs, principalement des jeunes de 7 à 14 ans, qui travaillent de 14 à 16 heures par jour dans la production du coton. Au sein du district de Bellary, dans l’Etat du Karnataka, dans les zones urbaines, existe une forte présence des enfants dans le secteur du textile. Un phénomène en hausse consiste dans l’usage des enfants comme domestiques dans les villes. L’entrée de sociétés multinationales dans le secteur industriel a provoqué la diffusion du travail des mineurs et les lois ayant pour but de protéger les enfants sont inefficaces ou non correctement appliquées. Les conditions dans lesquelles travaillent les enfants – souvent sans être nourris et en échange de salaires très bas – se rapprochent de l’esclavage. Il existe par ailleurs des cas d’abus physiques, sexuels et émotifs pour ce qui est des domestiques.
Pauvreté et manque de système de sécurité sociale – observe la Caritas – constituent les principales causes du travail des mineurs. Selon le Centre pour les droits des enfants, la majeure partie des enfants travailleurs appartient aux plus basses castes et à des familles pauvres. Le phénomène est donc étroitement lié aux politiques de développement social et économique du gouvernement indien.

Source : Agence Fides

Afrique non francophone #NLQ

Caritas et le Secours catholique au secours des millions de victimes de Boko Haram

Plus de cinq millions de personnes, fuyant les attaques des terroristes de Boko Haram pour se réfugier au Niger, au Nigeria, au Cameroun et au Tchad, sont en situation de grave insécurité alimentaire, selon Caritas internationalis. La région du Lac Tchad est devenue un refuge pour eux.

D’après les estimations des organisations humanitaires internationales, le groupe extrémiste musulman Boko Haram a tué plus de 13’000 personnes depuis 2009, en particulier dans le nord du Nigeria. Plus de 10 millions de personnes sont victimes de ses violences. L’insécurité généralisée et les raids des fondamentalistes ont détruit la vie des personnes et leurs moyens de subsistance, le bétail ayant été volé et les cultures dévastées.

« C’est une des pires crises humanitaires que nous ayons connues », indique le Père Evaristus Bassey, directeur exécutif de Caritas Nigeria. « Les femmes et les enfants sont les plus touchés, et certains enfants souffrent d’une malnutrition sévère ».

Des dizaines de milliers de personnes vivent en plein air, sous les arbres, dans des villages ou des camps de fortune, parce qu’elles ont trop peur de rentrer chez elles. Dans les zones les plus frappées par la crise, tels que le nord-est du Nigeria, l’extrême nord du Cameroun, le Tchad occidental et le sud-ouest du Niger, une famille sur trois souffre d’insécurité alimentaire. « Dans le nord-est du Nigeria, plus de 8,5 millions de personnes ont besoin de secours. Il y a bien jusqu’à 17 millions de personnes touchées par la crise dans l’ensemble du bassin du Lac Tchad », souligne le Père Bassey.
Le Programme alimentaire mondial a recensé 7 millions de personnes ayant besoin d’une assistance alimentaire d’urgence. En outre, 500’000 enfants souffrent de malnutrition sévère, dans une région qui était déjà vulnérable en raison de l’impact du changement climatique et de la dégradation environnementale.

Tandem de Caritas et du Secours Catholique américain

Caritas travaille avec le CRS (Catholic relief services), secours catholique américain, fondé en 1943 aux Etat-Unis et membre de Caritas Internationalis. Ensemble, ils apportent des ressources financières qui permettent d’acquérir des aliments, de l’eau et des kits d’hygiène. Sont fournis également des abris d’urgence, des moustiquaires et d’autres articles de première nécessité.

CRS Nigeria fournit une assistance alimentaire, des articles d’hygiène et de première nécessité à 50’000 personnes, et des abris d’urgence à 1’650 familles dans les Etats de Yobe et d’Adamawa, dans la région de Maiduguri. « Tout en nous assurant que les besoins critiques sont satisfaits, nous nous focalisons sur la reconstruction à long terme – pour faire face à l’impact de crises futures – ce qui inclut également le renforcement de la capacité locale de réponse », a déclaré Jennifer Poidatz, directrice de Réponse humanitaire de CRS.

Au Tchad, au Cameroun et au Niger, Caritas et CRS collaborent également. L’organisme de secours catholique américain y fournit de l’aide à des milliers de personnes déplacées, suite aux attaques de Boko Haram dans la région de Diffa. Plus d’un tiers de la population de cette ville, estimée à 600’000 personnes, a été déplacée à l’intérieur du pays. Des douzaines d’écoles ont fermé dans la région et la malnutrition a atteint des niveaux critiques.

La distribution d’aliments, d’abris et de kits d’articles de première nécessité constitue un besoin crucial pour les familles déplacées. « La situation de terreur permanente et de harcèlement les a amenées à fuir, et elles se retrouvent en grande difficulté, en particulier les femmes et les enfants, qui dorment dans le froid, à la belle étoile », a souligné Raymond Yoro, Secrétaire exécutif de CADEV (Caritas développement du Niger).

Le Lac Tchad est devenue un refuge

La région du Lac Tchad est devenue un refuge pour ceux qui ont vu leurs marchés, leurs camps et leurs villages bombardés. CRS fournit aux familles des aliments, des semences et des outils, et mille familles recevront chacune deux chèvres et deux mois de fourrage. « Ils m’ont accueilli et m’ont aidé à construire ma maison », dit Haoua Abdoulay, une personne déplacée. « Ils m’ont donné des nattes, des roseaux pour installer une clôture, et ont fourni de la main d’œuvre pour construire ma maison ».

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Brèves

Centrafrique – 968 évacués rentrent grâce à des fonds du Saint-Siège

La Caritas a fourni à 968 évacués accueillis au Centre Saint Jean XXIII de Bangui une aide économique pour favoriser leur retour à domicile. Les fonds nécessaires ont été mis à disposition par le Saint-Siège pour un total de 80 millions de Francs CFA. L’initiative du Saint-Siège concerne non seulement le Centre Saint Jean XXIII mais également d’autres sites ayant accueilli des évacués qui ont été contraint à fuir les combats au cours des phases les plus aiguës de la guerre civile.

Selon le responsable des programmes de la Caritas, Marcel Bendo, les fonds mis en place par le Saint-Siège permettent d’aider 371 familles, Outre le Centre Saint Jean XXIII, le programme concerne les sites présents au Grand Séminaire Saint Marc de Bimbo, dans la Paroisse du Saint Sauveur et dans celle des Capucins. Les évacués accueillis près la Paroisse du Saint Sauveur et ceux se trouvant au Séminaire ont déjà reçu la somme leur ayant permis de retourner chez eux.

La contribution du Siège apostolique visant à favoriser le retour des évacués arrive après l’Opération « Noël à la maison » lancée par le gouvernement qui a permis la fermeture du centre d’accueil sis près l’aéroport de Bangui et d’autres sites de la capitale centrafricaine.

 

En février 2017, les évacués présents dans les centres d’accueil de Bangui étaient au nombre de 127.933 contre 138.415 en mars 2016

Source Agence Fides