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Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine du 15 novembre 2019 – “Ne divinisons pas le provisoire… et vivons pour l’amour !”

Suite à l’interview du père Michel-Marie sur la chaîne québécoise TVA dans l’émission La Victoire de l’Amour, le célèbre prédicateur, écrivain, auteur-compositeur et chanteur revient régulièrement pour commenter l’évangile du jour.

Ici Lc XVII, 26-37

Version audio seule.

Asie #Dans le Monde #NLQ

Vietnam : l’Eglise soulage les victimes inondations du Nord

Plusieurs groupes d’Église ont obtenu l’accord des autorités locales pour pouvoir rendre visite aux minorités ethniques des régions reculées du nord vietnamien, afin d’y remettre des dons pour les blessés et les familles des victimes des graves inondations qui secouent la région. Le nord du pays connaît en effet les pluies les plus fortes depuis soixante-dix ans, qui ont déjà causé dix-neuf morts et onze disparus, et détruit près de 2 200 logements. Face au désastre, l’Église collabore avec le gouvernement et des organisations comme la Croix Rouge.

L’Église vietnamienne travaille aux côtés des autorités locales afin de fournir une aide humanitaire aux victimes des inondations historiques du nord du pays, qui connaît les pluies les pires depuis soixante-dix ans. Des inondations et des glissements de terrain ont été provoqués par des pluies torrentielles dans les quatre régions montagneuses de Dien Bien, Ha Giang, Lai Chau et Lao Cai du 23 au 26 juin. Elles ont également entraîné dix-neuf morts et onze disparus. Près de 2 200 maisons ont été détruites ou inondées, des centaines d’hectares de cultures ont été endommagées, des milliers de bêtes sont mortes et beaucoup de routes et d’établissements publics ont été détruits, selon l’agence vietnamienne de gestion des catastrophes naturelles (Vietnam Disaster Management Authority).
« Nous avons visité des familles de victimes ou de blessés, et nous leur avons offert des aides financières jusqu’à 3 millions de dongs [130 dollars] pour chaque vie perdue, et 2 millions de dongs pour les personnes blessées », explique le père Piere Khan Kim Huan, curé de la paroisse Lai Chau, dont la région a subi de plein fouet les inondations de ces derniers mois. Le père Huan explique avoir donné deux millions de dongs à une famille dont la maison avait été détruite, ajoutant que Caritas avait déjà donné 170 millions de dongs lors d’une intervention d’urgence. Le père Huan, 51 ans, confie s’être joint, les 3 et 4 juillet, à des religieuses, des responsables laïcs, des membres des autorités locales et des travailleurs de la Croix Rouge lors d’une visite à des victimes des deux districts de Tan Uyen et de Sin Ho.

2 220 logements détruits

Dans le passé, le gouvernement avait interdit aux prêtres de rendre ce genre de visites ou de venir en aide aux ethnies Hmong, Man ou Thai. Mais le père Huan explique que les autorités ont assoupli leur position depuis qu’il leur a montré l’aide que pouvait apporter Caritas. « Il est important que les deux parties coopèrent afin de s’occuper des victimes », ajoute-t-il. « Vu leurs origines, nous sommes heureux d’avoir pu rencontrer les minorités ethniques de ces régions reculées. » Pour rejoindre certaines victimes des inondations, les secours expliquent avoir dû emprunter des routes boueuses en voiture, en moto ou même à pied. Le prêtre confie que beaucoup d’agriculteurs de la région ont vu leurs cultures et leurs biens entièrement détruits par les inondations, les pires enregistrées dans cette région du monde depuis soixante-dix ans.
Dans certains lieux, des glissements de terrain ont enterré des maisons, des champs et des routes, en provoquant un véritable désastre sur plusieurs kilomètres. « Certaines de ces maisons sont toujours enfouies sous la terre et les blocs de pierre », ajoute le père Huan. « Les gens ont été très bienveillants en acceptant d’héberger ceux qui ont perdu leurs maisons, alors que les pluies continuent. Nous avons prié pour les victimes et nous avons essayé de consoler les familles en deuil. » Selon les coutumes locales, des villageois ont construit des mannequins de paille à l’image de leurs proches disparus, avant de les placer dans des cercueils pour les inhumer. Selon le prêtre, beaucoup de gens ont également reçu des ustensiles de cuisine, des vêtements, de la nourriture, et de l’argent pour pouvoir payer les soins médicaux ou les services funéraires. Les bienfaiteurs sont d’origines diverses, explique-t-il. « Les victimes avaient absolument besoin de trouver un abri », ajoute le prêtre, qui précise qu’il prévoit de visiter des victimes d’autres districts cette semaine.

Source : Eglises d’Asie

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Le miracle de saint Janvier annonce-t-il un cataclysme pour 2017 ?

Cela ne s’était pas produit depuis 30 ans : le 16 décembre 2016, le miracle de saint Janvier n’a pas eu lieu. A Naples, la non liquéfaction du sang du saint, est perçue comme un sombre présage.

Les rares fois où le sang ne s’est pas liquéfié, une catastrophe a éclaté dans l’année qui suivait : en 1939, par exemple, avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Le 16 décembre à 19h15, dans la chapelle San Gennaro de Naples, l’ambiance était lourde, après que la substance contenue dans l’ampoule soit restée solide, rapporte la presse italienne. Mgr Vincenzo De Gregorio, abbé de la chapelle, s’est exclamé : “Nous ne devons pas penser à des catastrophes et à des calamités Nous sommes des hommes de foi, et nous devons continuer à prier”.

Trois cérémonies dans l’année

La présentation de l’ampoule contenant le sang est réalisée trois fois par année. Une première fois le samedi précédant le premier dimanche du mois de mai, date du transfert de la dépouille du saint de Fuorigrotta dans sa catacombe à Capodimonte, au début du 4e siècle, où le phénomène se produisit pour la première fois.

Le sang de saint Janvier a refusé de se liquéfier en septembre 1943, date de l’occupation nazie.

Un second miracle a d’habitude lieu le 19 septembre, jour du martyre de saint Janvier. La liquéfaction se produit pour la dernière fois de l’année le 16 décembre, commémorant un épisode de 1631, où l’intercession du saint aurait bloqué, aux portes de Naples, une coulée de lave provenant du Vésuve. Les deux premières cérémonies se déroulent dans la cathédrale de Naples.

Funestes précédents

Le sang s’est liquéfié lors des deux premières présentations de 2016. Le miracle avait précédemment échoué, dans l’histoire récente, en septembre 1939, quelques semaines après le début de la Seconde guerre mondiale, en septembre 1940, en correspondance avec l’entrée de l’Italie dans le conflit. Le sang de saint Janvier a également refusé de se liquéfier en septembre 1943, date de l’occupation nazie, et en septembre 1973, avant l’éclatement d’une épidémie de choléra à Naples, ainsi qu’en septembre 1980, un mois avant qu’un terrible tremblement de terre ne frappe Irpinia, près de Naples, faisant près de 3’000 morts.

Véritable miracle ou canular ?

Officiellement, la liquéfaction du sang de saint Janvier n’est pas considérée par l’Eglise catholique comme un miracle, mais comme un “événement prodigieux”. L’authenticité du phénomène est controversée. Certains détracteurs prétendent que l’ampoule contiendrait une substance chimique susceptible de se liquéfier sous l’effet de la chaleur ou du mouvement. Les autorités ecclésiastiques locales ont accepté qu’une analyse spectrographique du contenu de l’ampoule soit réalisée. Celle-ci a effectivement démontré que le récipient contenait de l’hémoglobine. L’Eglise s’est cependant toujours refusée à ouvrir le reliquaire pour que la substance subissent des examens chimiques.

 

 Source Cath.ch