Annonces #Conférences/Formations #NLH #NLQ

Colloque Ichtus Catholiques en Action les 12 & 13 octobre 2019 à Paris

Chers amis,
Le 6 octobre prochain est prévue une grande manifestation contre la PMA sans père. Vous êtes nombreux à vous préparer à la mobilisation. Et nous ne pouvons que vous encourager.
L’expérience du mouvement social de 2013 nous a montré que, si la mobilisation en nombre est capitale, elle ne doit pas faire oublier la responsabilité personnelle de chacun pour agir à la place qui est la sienne pour la famille, la culture, l’éducation, au travail ou auprès des solidarités plus locales.
 
Mais il est souvent difficile d’exercer ses responsabilités si l’on reste seul. Chacun a besoin des idées et des talents des autres alors que la déconstruction sociétale alimente la déconstruction sociale. Tout est lié.
Pour répondre à cette nécessité, ICHTUS vous invite à participer, le 12 et 13 octobre prochain, au colloque Catholiques en action sur le thème de l’action pour un nouveau catholicisme social. 
Comment les catholiques peuvent-ils agir dans la société à la lumière de la doctrine sociale de l’Église ? Les fondateurs de l’Appel pour un nouveau catholicisme social, Joseph Thouvenel, Mathieu Detchessahar et Guillaume de Prémare donneront des orientations pour le moment particulier qui vient.
 
Le but de ce colloque est de donner à tous ceux qui souhaitent s’engager des moyens d’action concrets dans la cité. 
Le colloque sera organisé autour de conférences, de rencontres et de quatre forums : entreprise, action locale, culture, éducation et famille. Autant de terrains sur lesquels il faut agir concrètement pour reconstruire des solidarités.
Nous voudrions que tous ceux qui sont touchés par l’injustice de la PMA et la souffrance sociale s’inscrivent pour une action continue en participant à ce colloque.
 
Nous vous invitons à vous inscrire dès maintenant et à inviter à l’événement autour de vous.
 
Amicalement,
Guillaume de Prémare 
Bruno de Saint-Chamas

Annonces #NLQ #Sorties/Animations

Soirée de lancement du nouveau Permanences – Vers un nouveau catholicisme social – Le 26 mars 2019 à Paris

A l’occasion de la sortie de la nouvelle formule de sa revue Permanences, ICHTUS organise une grande soirée de lancement avec la participation de Guillaume de Prémare et Joseph Thouvenel.

Mardi 26 mars 2019 de 19h à 20h suivi d’un pot 
49 rue des Renaudes 75017 Paris

Participer

Commander le numéro 576 de Permanences
S’abonner à Permanences

 

Ichtus propose de nombreuses formations.

 

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

13 mars 2019 : le 8e centenaire de la rencontre entre Saint François et le Sultan – Nantes (44)

1219-2019 – 8ème centenaire de la rencontre de saint François d’Assise et du Sultan Malik al-Kâmil à Damiette

A cette occasion la famille franciscaine de Nantes, le Service diocésain des relations avec les musulmans et l’association Tibhirine invitent à une rencontre le mercredi 13 mars 2019 de 9h à 12h et de 14h30 à 17h30 au couvent des franciscains (1 rue Colonel Desgrées du Lou à Nantes)
(participation 10€ – à 12h30 possibilité de rester sur place avec le repas tiré du sac).

Au programme :
♦ « la visite de François au Sultan » par Frère Gwenolé, franciscain.
♦« la fraternité en Islam ouverte sur l’universel » par Mohamed Loueslati aumônier musulman des prisons de l’Ouest.
♦ « mes rencontres à travers le monde depuis près de 50 ans », par Frère Gwenolé.
♦ témoignages de chrétiens et de musulmans de Nantes.

Plus d’informations

Retrouvez le témoignage de Frère Gwenolé dans la revue ELA n° de février dernier consacré à cette rencontre

Télécharger (PDF, 281KB)

Annonces #Conférences/Formations #NLH #NLQ

Pourquoi être catholique aujourd’hui ? Colloque le 30 mars 2019 à Boulogne-Billancourt (92)

Colloque avec Denis Moreau et Guillaume Cuchet, animé par Natalia Trouiller.

Pas facile d’être catholique dans un monde qui a cessé d’être chrétien… tout le sujet est là.

Notre monde a perdu ses repères chrétiens progressivement, et l’analyse du recul du catholicisme en France depuis les années 60 qu’en fait Guillaume Cuchet est implacable…
Une « rupture religieuse » qui pour lui est
 un des faits les plus marquants et pourtant les moins expliqués de notre histoire contemporaine. 

Le croyant catholique n’en ressort pas indemne !
Autrefois bien situé dans la société, il est maintenant pour Denis Moreau parfois objet d’un étonnement qui évoque celui des Parisiens du XVIIIe siècle face au Persan de Montesquieu :  » Ah ! ah ! monsieur est catholique ? C’est une chose bien extraordinaire ! Comment peut-on être catholique ?  »
Nombre de nos contemporains ne comprennent plus 
comment ni pourquoi on peut (encore) adhérer à une telle vision du monde… quand ils n’affirment pas qu’elle est dénuée de sens.
Espèce en voie de disparition, ou de mutation génétique faisant de lui un inadapté à ce monde ? 

Le philosophe catholique fait le choix de s’expliquer sur sa foi en se plaçant sur le terrain de l’argumentation rationnelle.
Cela n’exclut ni la profondeur spirituelle, ni le témoignage, ni l’humour.
 Il ne convertira personne au catholicisme, ce n’est d’ailleurs pas son but.
Mais à ceux qui ne croient pas, il suggérera qu’un catholique n’est pas nécessairement un imbécile.
À ceux qui croient déjà, il fournira quelques arguments susceptibles d’affermir leur foi.
À tous, il expliquera que lorsque se pose la seule question qui vaille vraiment – » comment tenter de réussir sa vie ? « – le catholicisme constitue une des bonnes réponses envisageables. Et même un 
choix de raison. 

Plus d’informations et inscriptions

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

ICHTUS / Nouveau catholicisme social – Rencontre avec Xavier Lemoine, Maire de Montfermeil – 13 février 2019 à Paris

Dans le cadre du Parcours Jean Ousset et suite à l‘appel pour un nouveau catholicisme social, ICHTUS organise une rencontre exceptionnelle avec le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, pour avoir le témoigne d’un élu local engagé depuis longtemps sur le terrain de l’action politique. 

Modalités : 

Mercredi 13 février 2019 à 20h 

49 rue des Renaudes – Paris 17ème 

Pour découvrir et partager l’événement :https://www.facebook.com/events/988067721383422/

Pour s’inscrire : https://www.ichtus.fr/xavier-lemoine/#iframe_assoconnect

Il est possible de vous suivre la conférence à distance via le direct vidéo en vous inscrivant dans la rubrique “Accès vidéo”. 

Articles #NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

[VIDEO] Soutane et Gilets Jaunes – Le curé enragé

Que penser du mouvement des Gilets jaunes ? Que révèle-t-il ? Que peut proposer l’Eglise dans sa doctrine sociale ? Quelques éléments de réflexion.

NLQ #Sorties/Animations

Lancement du livre “Comment faire un film indépendant (sans perdre son âme)” par Daniel Rabourdin, réalisateur de La Rébellion cachée, le 24 mai 2018 à Toulon (83)

Le livre du film La Rébellion cachée est présenté ce jeudi 24 mai à 19h30 au pub Le Graal de Toulon (Missionnaires de la Miséricorde). Comment faire un film indépendant (sans perdre son âme) : les coulisses d’un docufilm qui brise tous les tabous d’une industrie politiquement correcte. Ou quand les cathos sont à la pointe.

Dédicace, projection du making-of avec le réalisateur Daniel Rabourdin – bière ou rosé…

Vous pouvez vous procurer le livre ici.

 

NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Arielle Dombasle parle de sa foi catholique dans une interview sur France 2

Actrice, chanteuse et réalisatrice, Arielle Dombasle est une artiste croyante. Pour ce numéro spécial Dieu de « Stupéfiant ! », elle a accepté de rejoindre Léa Salamé à l’église Saint-Eustache, dans le premier arrondissement de Paris.

Conférences/Formations #NLQ

La nuit de la théologie à Lyon (69) le 25 janvier 2018

Conçu et organisé avec l’Institution des Chartreux dans le cadre de la Nuit des idées. En partenariat avec le Fonds de dotation des Chartreux, la Fondation Saint-Irénée, RCF et la librairie La Procure. Une nuit pour penser les trois monothéismes à travers des questions essentielles.

Avec la 1re Nuit de la Théologie le 26 janvier 2017, la Villa Gillet et l’Institution des Chartreux inauguraient un nouveau rendez-vous culturel. Son succès (plus de 300 personnes, dont bon nombre d’élèves et d’étudiants ont suivi une ou plusieurs tables rondes), l’intérêt des sujets abordés et la qualité des intervenants nous a conduits à pérenniser ce rendez-vous annuel.

Avec cette 2e Nuit de la théologie du 25 janvier 2018, nous voulons affirmer que la question du divin est une question qui concerne l’ensemble des citoyens, que c’est un sujet, connecté ou non à l’exercice de la foi, qui mérite d’être exploré, que c’est un objet d’étude et de débats. Les grands monothéismes gagnent à s’interpeller et à mettre en commun, leurs penseurs, leurs réflexions et leurs convictions.

La force du partenariat fidèle entre la Villa Gillet et l’Institution des Chartreux réside dans la capacité de chacun à mobiliser les compétences, les énergies et les idées pour proposer au plus grand nombre de se pencher sur le discours rationnel qu’il entretient avec le divin.

Trois sujets majeurs occuperont les débats qui se dérouleront à partir de 18h30 à l’Institution de Chartreux : 1/ la vocation (Que veut dire être appelé ? A quoi peut-on être appelé ?) ; 2/ la violence dans les textes sacrés ; 3/ croire et comprendre (ou les limites de la raison).

Nous voulons remercier l’ensemble des intervenants qui font la richesse des débats, l’ensemble des modérateurs qui sont les aiguillons de ces rencontres, les partenaires qui rendent tout cela possible et l’ensemble du public, qui, par sa présence, fait de cette Nuit de la Théologie un succès.


Programme

18h30 – La violence dans les textes sacrés

Meurtres, guerres, sacrifices : comment interpréter ces violences accomplies par Dieu ou au nom de Dieu ?

Avec Thomas Römer, exégète, philologue et bibliste suisse, d’origine allemande.
Marc Alain Ouaknin, un philosophe, écrivain français et rabbin. Il présente l’émission Talmudiques sur France Culture

Débat animé par Nicolas Weill / Le Monde

20h30 – Vocation religieuse, vocation profane : être appelé, répondre.

Une responsabilité face à Dieu et aux hommes ? Ce que chacun peut et doit.

Avec Karima Berger, Écrivaine franco-algérienne Karima Berger a écrit plusieurs romans et essais sous le signe du face à face des cultures arabe et française et du questionnement de ses racines spirituelles.
Pierre Gibert, un prêtre jésuite français, docteur en théologie et en littérature comparée. Longtemps professeur d’exégèse de l’Ancien Testament à la Faculté de théologie de Lyon, il enseigne au Centre Sèvres.
Elie Botbol, médecin et talmudiste. Il a déjà publié Quel avenir pour le judaïsme ? et Destin et vocation du peuple juif aux édition L’Harmattan

Débat animé par Olivier Pascal-Moussellard / Télérama

22h30 – Croire et comprendre : les limites de la raison

Quelle relation la foi entretient-elle avec la raison ? Quel dialogue entre elles ? Nos trois invités y réfléchissent en relisant Maître Eckart, Averroès et Maïmonide.

Avec Eric Mangin, philosophe et théologien, spécialiste de Maître Eckhart. Il est maître de conférences et doyen de la Faculté de philosophie de l’Université catholique de Lyon.
Jean-Baptiste Brenet, professeur à l’Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne, où il enseigne l’histoire de la philosophie arabe. Il est spécialiste d’Averroès et de son héritage latin.
Géraldine Roux, philosophe, chercheure associée au Laboratoire d’Études sur les monothéismes et spécialiste de Maïmonide.

Débat animé par Henri de Monvallier (Le Monde des religions)


Informations pratiques

Institution des Chartreux – 58 Rue Pierre Dupont, 69001 Lyon.
18h30 – Minuit

> 5 € pour un débat / 7 € Pass pour les trois débats / Gratuit pour les lycéens, les étudiants, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du RSA.

> Ouverture des réservations vendredi 22 décembre sur le site de la Villa Gillet : www.villagillet.net

Tribunes et entretiens

Courrier d’un lecteur – “Catholicisme ou consensualisme ? Voici pourquoi ils ont (très mal) choisi.”

” Bonjour,

A. Peut-être les jeunes catholiques qui lisent, entre autres, Infocatho, et qui sont nés après la fin des années 1990, ne le savent-ils pas tous, même si, bien sûr, en présence de tant de prises de parole et de position catholiques moins courageuses que doucereuses et plus irénistes que réalistes, ils se doutent bien que quelque chose ne va pas, au sein de l’Eglise catholique, au moins en France et en Europe, sinon dans l’ensemble du monde occidental.

B. Or, si nous en sommes là où nous en sommes, avec des intellectuels, des journalistes, des théologiens, des évêques catholiques (mais non pas tous) qui tiennent aussi souvent un discours fade, gris, mou, tiède, à propos des autres confessions chrétiennes, des religions non chrétiennes, de l’homme et du monde contemporains, de telle actualité présente au sein de l’économie ou de la société, c’est pour la raison suivante.

C. Ces clercs catholiques, au sens large, sont les continuateurs, en ce début de XXI° siècle, de toute une stratégie globale, qui a été placée par d’autres clercs, dès le milieu du XX° siècle, sous le signe de l’assimilation ou de la subordination du catholicisme à du consensualisme et du christianisme à de “l’humanisme”.

D. Depuis bientôt trois quarts de siècle, nous sommes en présence de clercs catholiques qui, sauf exceptions, préféreront toujours la consensualisation ecclésio-mondaine, interconfessionnelle, interconvictionnelle, ou interreligieuse, à une évangélisation courageuse et dissensuelle, promotrice, d’une manière contrapositionnelle, de Jésus-Christ, mais aussi du respect des vertus surnaturelles, des vertus naturelles, de la loi naturelle, et de la vérité.

E. Contrairement à une légende tenace, qui attribue l’apparition du phénomène au Concile Vatican II, l’acte de naissance de cette stratégie globale de consensualisation, et non pas d’évangélisation, ou “d’humanisation”, et non pas de christianisation, date de l’année 1945, de la fin de la seconde guerre mondiale.

F. En gros, l’idée-force qui est à l’origine du raisonnement qui a donné naissance à cette stratégie globale est à peu près la suivante : il a été considéré globalement, à partir de 1945,

– que les deux courants de pensée et d’action qui ont alors été vaincus, le fascisme et le nazisme, sont les deux seuls courants dont les fondements et les contenus sont incompatibles et inconciliables avec le christianisme, et même avec le plus élémentaire humanisme (alors qu’en fait il y en a bien d’autres !),

et

– qu’il est  légitime et nécessaire, pour les catholiques, de chercher constamment et de trouver fréquemment des terrains d’entente avec les autres courants de pensée et d’action (l’individualisme, le collectivisme, etc.) d’autant plus que ceux-ci se sont coalisés, entre 1939 et 1945, pour vaincre le fascisme et le nazisme.

Cette considération a été couplée avec une autre considération, elle-même située au point de jonction d’une approche “historiciste” ou “périodiciste”, et d’une approche “axiologique” et “personnaliste” : selon cette deuxième approche, l’Eglise catholique peut et doit d’autant plus passer d’un discours controversiste à un discours consensualiste que nous sommes désormais en présence d’une nouvelle période de l’histoire,

– grâce à laquelle, pour ainsi dire, la conscience humaine est en train de devenir de moins en moins errante, dans l’ordre du croire et dans celui de l’agir,

ou

– au sein de laquelle, en quelque sorte, la personne humaine est en train de devenir de moins en moins faillible, dans les sphères de la foi et des moeurs,

(sauf bien sûr notamment dans le cas des personnes qui sont tentées par une attitude que l’on qualifie fréquemment, aujourd’hui, d’europhobe, d’homophobe, ou d’islamophobe, même quand cette attitude est seulement culturellement vigilante et résistante face à l’euro-atlantisme, à l’homosexualisme, et à l’islamisation de la France et de l’Europe.)

G. A cause de l’erreur manifeste d’appréciation axiologique qui a donné naissance à la pétition ou position de principe qui a fondé cette stratégie globale,

a) nous avons été, avant-hier, en présence de clercs catholiques qui ont considéré en substance que l’atlantisme hédoniste, d’une part, le communisme et le socialisme, d’autre part, n’avaient rien de fondamentalement incompatible ou inconciliable avec le christianisme catholique, et n’étaient pas, ou n’étaient plus, intrinsèquement pervers, seuls des “abus” ou des “excès” devant être déplorés,

et

b) nous sommes aujourd’hui en présence d’autres clercs catholiques, qui considèrent globalement que la soumission de l’esprit public et du corps social

– à un anthropocratisme libéral-libertaire et progressiste-transgressif, fallacieusement émancipateur de l’homme en ce monde, d’une part,

– à un théocratisme “aléthicide” et “liberticide”, fallacieusement unificateur des hommes en Dieu, d’autre part,

n’ont rien de fondamentalement incompatible ou inconciliable avec le christianisme catholique, ou n’ont aucun caractère intrinsèquement pervers.

H. Jusqu’où l’actualisation de cette utopie de la deuxième moitié du XX° siècle (car il ne s’agit pas d’une “hérésie du XX° siècle”, à proprement parler), pourra-t-elle aller, en ce premier quart du XXI° siècle, pendant puis après le pontificat actuel ? Qui ne voit que la poursuite du déploiement de cette utopie peut aller et, en réalité, va déjà, jusqu’au musèlement, ou jusqu’à la persécution, de certains catholiques, non consensualistes, par d’autres catholiques, très consensualistes ?

I. Par ailleurs, pourquoi donc tant de clercs catholiques d’aujourd’hui, qui sont les continuateurs de ceux d’avant-hier, persévèrent-ils, le long de cette même ligne de pensée et d’action, bien moins christianisatrice “qu’humanisatrice”, et bien plus consensualisatrice qu’évangélisatrice, alors que certains d’entre eux, tout de même, se rendent bien compte du caractère contre-productif de cette stratégie globale de conciliation avec l’esprit du monde, en ce que celui-ci a de plus propice au maintien ou à la mise à distance, vis-à-vis de Jésus-Christ ?

J. Parmi plusieurs explications possibles, il y a au moins celle-ci : nous sommes fréquemment en présence de clercs qui prennent bien soin de dire ce qu’ils disent, de taire ce qu’ils taisent, ET DE FAIRE TAIRE CEUX QU’ILS FONT TAIRE, exactement comme s’ils étaient persuadés qu’un chrétien a vocation, non à essayer de voir les divers courants de pensée comme ils sont, mais à réussir à les voir bien meilleurs, ou en tout cas bien moins mauvais, qu’ils ne sont.

K. Nous sommes ainsi en présence d’un véritable détournement de finalité du célèbre : “Voir, Juger, Agir”, en direction d’un autre positionnement, consensuel, oh pardon, pastoral :

– voir, juger, agir, le moins fermement et fortement possible, en présence des courants de pensée éloignés ou hostiles à la foi surnaturelle et à la loi naturelle,

mais aussi, désormais,

– “cheminer”, “dialoguer”, “discerner”, puis se rallier, voire se soumettre,

dans le cadre d’un “accompagnement humanisateur” de toutes les aspirations, évolutions, inspirations, orientations, même les plus éloignées ou opposées au respect et au souci des vertus surnaturelles et des vertus naturelles.

L. Ce qui précède constitue une tentative de formulation sur ce que bien des jeunes catholiques, qui auront, au maximum, trente ans, en 2020, ont tout intérêt à savoir et à comprendre, alors que les origines de la vision selon laquelle le christianisme catholique peut et doit être en permanence en conciliation presque générale ou quasiment permanente avec telle mentalité ou moralité dominante, caractéristique du monde contemporain, sont rarement expliquées.

Cette explication sur les origines de cette consensualisation généralisée est néanmoins indispensable à la compréhension du fait que nous avons connu, successivement, des clercs catholiques, au sens large, d’abord “communisants”, avant-hier, ensuite “socialisants”, hier, et enfin “sociétalisants”, aujourd’hui, et à celle de la place prise, dans le catholicisme contemporain, par ce mot magique :

“le dialogue”, “le dialogue”, “le dialogue”, le moins contraignant et contrariant possible, ou le moins éclairant et exigeant possible, notamment en direction des non catholiques, des croyants non chrétiens, et des non croyants.

Bonne journée.

Un lecteur. “