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Colloque Ichtus Catholiques en Action les 12 & 13 octobre 2019 à Paris

Chers amis,
Le 6 octobre prochain est prévue une grande manifestation contre la PMA sans père. Vous êtes nombreux à vous préparer à la mobilisation. Et nous ne pouvons que vous encourager.
L’expérience du mouvement social de 2013 nous a montré que, si la mobilisation en nombre est capitale, elle ne doit pas faire oublier la responsabilité personnelle de chacun pour agir à la place qui est la sienne pour la famille, la culture, l’éducation, au travail ou auprès des solidarités plus locales.
 
Mais il est souvent difficile d’exercer ses responsabilités si l’on reste seul. Chacun a besoin des idées et des talents des autres alors que la déconstruction sociétale alimente la déconstruction sociale. Tout est lié.
Pour répondre à cette nécessité, ICHTUS vous invite à participer, le 12 et 13 octobre prochain, au colloque Catholiques en action sur le thème de l’action pour un nouveau catholicisme social. 
Comment les catholiques peuvent-ils agir dans la société à la lumière de la doctrine sociale de l’Église ? Les fondateurs de l’Appel pour un nouveau catholicisme social, Joseph Thouvenel, Mathieu Detchessahar et Guillaume de Prémare donneront des orientations pour le moment particulier qui vient.
 
Le but de ce colloque est de donner à tous ceux qui souhaitent s’engager des moyens d’action concrets dans la cité. 
Le colloque sera organisé autour de conférences, de rencontres et de quatre forums : entreprise, action locale, culture, éducation et famille. Autant de terrains sur lesquels il faut agir concrètement pour reconstruire des solidarités.
Nous voudrions que tous ceux qui sont touchés par l’injustice de la PMA et la souffrance sociale s’inscrivent pour une action continue en participant à ce colloque.
 
Nous vous invitons à vous inscrire dès maintenant et à inviter à l’événement autour de vous.
 
Amicalement,
Guillaume de Prémare 
Bruno de Saint-Chamas

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Soirées miracles et guérisons – le 20 septembre 2019 à Morières-les-Avignon (84)

Les soirées « miracles et guérisons » se vivent dans l’unité des Chrétiens, avec la participation du Diocèse d’Avignon et des Eglises Protestantes Evangéliques.

Espace Culturel Folard

Morières les Avignon

L’invitée de cette soirée sera Myriam FOURCHAUD. Elle déclare :

“Nous désirons transmettre l’Evangile de Jésus-Christ d’une manière accessible avec une démonstration de la puissance de Dieu au travers de signes, miracles et prodiges”

Myriam FOURCHAUD, mariée et mère de famille, est une laïque missionnaire et voyage à travers le monde. Myriam a un cœur de compassion pour les malades, très attachée à l’enseignement de la Bible et à l’évangélisation.
Elle crée « Mission Femme Lève-toi » avec une dimension prophétique et missionnaire pour encourager les femmes à s’établir dans leur vocation.
Elle est également, avec son époux, fondatrice de la revue « La Bonne Nouvelle ».

Entrée libre (participation libre à l’offrande)
Adresse

Rendez vous sur la page facebook “AIMG Avignon”

Vous y trouverez toutes les informations. Si vous voulez être informé il faut cliquer sur « invitation » ou « liker ». Vous aurez alors spontanément toutes les informations en temps et en heure.

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« Protège ton église » : une initiative à suivre !

 

Vous pouvez également signer la pétition SPERO

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Finalement la doctrine sociale de l’Eglise c’est quoi ?

J’ai coutume de dire, en commençant mes conférences sur le sujet, que nous partons avec un gros handicap. En effet, le mot doctrine effraie les gens de gauche, le mot social fait peur aux gens de droite et le mot Eglise à tous les autres. L’expression, datée d’un XIXème siècle qui n’avait pas peur des mots, parait aujourd’hui malheureuse et bien des auteurs s’échinent à contourner l’obstacle. Pensée, enseignement, vision et autres termes veulent surtout gommer l’aspect doctrinaire. Pourtant, il s’agit bien d’une doctrine, c’est-à-dire d’un corpus cohérent.

C’est le premier élément de la DSE, un ensemble cohérent qui se veut global. La doctrine sociale de l’Eglise pense l’Homme dans sa globalité. Un Homme au travail, un Homme en société, un Homme en famille, un être humain en relation constante avec le monde qui l’entoure. Une personne humaine qui, par le moindre de ses actes, influe sur la vie des autres personnes humaines et qui est lui-même concerné par les actions des autres.

Il y a deux termes importants dans les tenants et aboutissants de la doctrine sociale : la responsabilité et le développement. Et les deux termes sont indissociablement liés. Nous sommes responsables du développement de notre personne et de la personne des autres car nos actes ont des conséquences sur ces deux développements. La doctrine sociale de l’Eglise est donc avant tout autre chose un ensemble de textes ayant pour finalité d’aider chaque personne humaine à être responsable du développement de chacun.

Aussi, la DSE c’est tout autant une aide à l’action qu’une vision de l’Homme. Car pour agir en vue du bien de l’Homme, il faut savoir ce qui est bien pour l’Homme et donc en filigrane permanent, connaître l’Homme. La DSE repose donc sur une anthropologie, une contemplation de la personne humaine en vérité. Cette contemplation pose un regard sur la nature réelle de l’homme à la lumière de la Bible. Mais avant tout il s’agit bien d’une contemplation. Nous n’inventons pas l’Homme, nous le découvrons. Il se dévoile à nous lorsque nous l’étudions.

La doctrine sociale de l’Eglise est donc en premier lieu un corpus anthropologique qui nous parle de l’Homme. Parler de l’Homme c’est le décrire dans toutes ses dimensions humaines et spirituelles afin de comprendre ce qui est bon pour lui, ce qui va l’épanouir et le rendre heureux. C’est pourquoi, cette anthropologie est théologique, puisque le bonheur de l’Homme réside dans sa relation à Dieu.

La doctrine sociale de l’Eglise est donc un corpus qui nous donne à contempler l’Homme et sa fin dernière, mais dans un but précis qui est de conduire l’Homme vers ce bonheur. En ce sens la doctrine sociale de l’Eglise est un corpus également moral, puisque le principe de la morale n’est pas de dicter le permis et l’interdit, mais d’éclairer le chemin vers le bien. La morale est ce qui offre la possibilité de rejoindre le bonheur de l’Homme depuis sa vérité profonde qu’est son anthropologie.

C’est par ses actes que l’Homme démontre son attachement au bien et qu’il avance vers le Bien. Des actes auxquels il ne se réduit pas, mais qui vont orienter sa propre relation au monde et à Dieu. Ainsi, sur la base d’une connaissance de l’Homme et en vue d’atteindre le bonheur de chacun, la doctrine sociale de l’Eglise donne des clefs de lecture morales, c’est-à-dire d’action.

Même si tout est lié et qu’on ne peut dissocier agir privé et conséquences sociales, la doctrine sociale de l’Eglise est une aide à l’action dans le monde. Actions sociale, politique économique qui concernent la responsabilité de chaque acteur dans le bien commun de l’humanité. Elle vise à aider les hommes et les femmes à poser les bons actes, à prendre les meilleures décisions pour le développement intégral de chaque homme et de tout homme, car nous sommes responsables de nos actes et de leur conséquence, que nous soyons chef d’Etat ou simples consommateurs.

Dans la complexité du monde et de la personne humaine, la DSE propose un corpus cohérent de la vision de l’homme à sa réalisation personnelle par un chemin d’actes conduisant effectivement au bien de l’humanité. La doctrine sociale de l’Eglise est une aide au discernement et non un ensemble de recettes qui déresponsabiliserait la personne humaine. Au contraire, c’est une aide pour que chacun devienne toujours plus responsable en connaissance de cause.

Philosophie, théologie, morale, la doctrine sociale de l’Eglise est aussi un mouvement spirituel de tout notre être vers le Bien. Vers notre bien et celui des autres. Elle pose dans le plus quotidien de nos actes le salut de l’Humanité, car dans ce monde perdu, j’aime à dire que la DSE est la vocation de saint Jean-Baptiste, elle nous invite à aplanir les routes qui trop souvent entravent la progression de nos contemporains, vers le bien, vers Dieu.

 

 

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« On compte autant de musulmans que de catholiques chez les 18-29 ans »

La plus grosse minorité religieuse est, sans surprise, l’islam, avec 6 % des personnes interrogées. La proportion monte à 14 % des personnes déclarant une religion. On compte même autant de musulmans que de catholiques chez les 18-29 ans ! Les musulmans sont aussi plus urbains : ils représentent 13 % de la population des grandes villes, soit plus du double de la moyenne nationale. Par ailleurs, ils accordent une plus grande importance à la religion dans leur vie que les autres groupes religieux. Un musulman sur deux prie en effet tous les jours, dont une petite majorité de femmes.

 

Source Le Point

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Élections : les évêques de Belgique exhortent les chrétiens à ne pas « rester à distance »

À un mois des élections régionales, fédérales et européennes, les évêques belges rappellent à la communauté catholique l’importance de participer au scrutin. Dans une déclaration datée du 26 avril, ils attirent son attention sur quelques enjeux actuels, tels que les inégalités économiques, le respect de la vie humaine ou encore la construction européenne.

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

Les élections européennes se dérouleront du 23 mai au 26 mai prochain dans tous les États membres de l’Union européenne, dont la Belgique où elles auront lieu le 26 mai. Pour les Belges, ce scrutin se déroulera en même temps que les élections fédérales et régionales.

« À tous les niveaux de pouvoir, les défis sont immenses », estiment les évêques du pays dans leur déclaration. « Nous devons être conscients que les réponses à ceux-ci ne sont et ne seront jamais simples ».

Des choix économiques et scientifiques au service de l’être humain
L’économie est le premier élément évoqué. « La question du partage des richesses est un problème grave. Les inégalités sociales, le taux de pauvreté y compris dans notre pays, les questions connexes telles que l’habitat et l’accès au travail, doivent continuer à nous interpeler. Il serait d’ailleurs courageux de repenser le fonctionnement et les finalités de notre système économique », expliquent les prélats belges, qui plaident pour une économie sociale de marché « au service de l’être humain, et en particulier des plus fragiles ».

La vie humaine est ensuite mentionnée en tant que « don incomparable » méritant « le plus grand respect, dans toutes ses dimensions, du début à la fin ». « Notre société dispose d’un important réseau de soins de santé mais ce dernier ne peut être régi par la seule recherche d’efficacité et de rentabilité », alerte l’épiscopat. « La science est une richesse inestimable que nous devons partager, tout en étant conscients du pouvoir qu’elle octroie et des limites éthiques qu’il convient de lui apporter. Apprendre chaque jour nous aidera à construire un monde où nos choix culturels, idéologiques ou moraux ne seront pas imposés à des fins consuméristes », lit-on un peu plus loin.

L’Union européenne, « point de référence pour toute l’humanité »
Les prélats s’inquiètent aussi du défi du changement climatique, qui « implique de revoir la hiérarchie de nos besoins, avec les renoncements qui s’ensuivent, en privilégiant le spirituel au matériel ».

Concernant les questions migratoires, les évêques belges invitent à une réflexion sur « le monde que nous voulons transmettre aux générations futures. Un repli sur soi sans prendre sérieusement en considération les attentes des hommes et des femmes des pays pauvres et leur avenir, sont des voies sans issue », estiment-ils.

Enfin, le thème de la construction européenne figure dans cette déclaration, qui souligne que « l’Union européenne demeure un point de référence pour toute l’humanité ». Pour cette raison, « les citoyens doivent pouvoir compter sur un Parlement européen et des instances de l’Union qui, au-delà de mesures à caractère économique ou technocratique, déploient un vrai projet politique témoignant de la capacité de s’ouvrir aux autres, de dialoguer avec tous, d’engendrer de nouveaux modèles de vivre ensemble ».

Participer et discerner

Les évêques de Belgique terminent en rappelant que « les chrétiens ne peuvent rester à distance de ces échanges. Ils sont partie prenante de la vie en société et ne peuvent se désintéresser du politique ». Leur vote contribue à « restaurer une relation de confiance avec les élus ». Les prélats tiennent eux aussi « à participer activement à ces élections, en faisant entendre [leur] voix dans le débat démocratique, dans le respect de toute conviction ». Ils encouragent « les chrétiens catholiques à un véritable discernement » et expriment leur reconnaissance « envers celles et ceux qui acceptent de prendre leur part de responsabilités pour autrui, que ce soit par l’exercice d’un mandat public ou sous d’autres formes d’action citoyenne ».

 

Source Vatican News

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La beauté peut-elle sauver le monde ?

Le christianisme est une religion au plus haut degré personnelle. Le mot « personnelle » peut être compris de bien des façons, mais l’essentiel, c’est que Dieu est une personne et nous sommes des personnes, et notre relation avec Lui est personnelle. Comme le Christ est avec nous, ainsi sommes-nous avec nos voisins.

Et ce n’est pas quelque chose d’éphémère. Selon l’enseignement et la compréhension chrétiennes, ces personnes sont toutes immortelles. Même la pire des personnes est immortelle, et c’est pourquoi, si vous y réfléchissez, il doit y avoir un Ciel et un Enfer.

Et cela ne peut être analysé comme nous avons l’habitude de le faire pour les oiseaux et les abeilles. Aucune personne, notons-le, ne peut être comprise de l’extérieur. C’est seulement quand elle se révèle elle-même qu’elle peut arriver à être connue.

C’est vrai aussi bien pour mon voisin que pour Dieu. Cela ne dépend pas de moi qu’il veuille se révéler. Et il est aussi obscur que Dieu est obscur. ; comme l’amour est obscur jusqu’à ce qu’il soit révélé. Nous pouvons être y être aveugles. Ou nous pouvons n’en avoir que l’intuition la plus fragile, le rayon le plus mince de lumière naissante.

Nous ne pouvons pas aller au plus profond de ces choses ; nous ne pouvons pas rendre compte de lieux où nous ne sommes jamais allés. La pleine « signification » d’une personne, de ce qui constitue une personne rejoint le mystère. Mais c’est assez pour nos besoins que nous sachions qu’une personne n’est pas seulement une chose.

Exemple : dire « tous les hommes sont égaux » a autant de sens que de dire « tous les hommes sont inégaux ». Ces affirmations sont également inutiles. Une personne humaine est unique, créée comme si c’était à partir de rien, mais sans y retourner. Nous sommes déjà libres dans la mesure où nous existons et nous existons absolument.

Ce sont des mots et les mots ne correspondent pas toujours parfaitement à leurs « référents ». Parfois cependant, ils chantent. Et même dire que les mots peuvent transmettre le faux, c’est impliquer qu’ils peuvent transmettre le vrai. La personnalité est une réalité comme nous pouvons le saisir immédiatement à travers nos sens – ce qui veut dire à travers notre expérience du monde.

« Un et un font deux » disons-nous. La mère et l’enfant sont de façon démontrable deux personnes. Même un bébé sait quand sa mère est partie
Quand nous disons « sauver », nous ne disons pas quelque chose de frivole. Et nous ne disons pas non plus quelque chose d’impersonnel, car le salut qu’offre le Christ n’est pas celui de sauver un déchet venu d’un dépôt d’ordures. C’est une salvation dans le Christ, extrêmement mystérieuse mais encore une fois nous savons assez ce qu’elle n’est pas.

La célèbre phrase de Dostoïevski de L’Idiot « La Beauté sauvera le monde » invite à s’interroger. Qu’entend-il par « beauté » ? Il met cette phrase dans la bouche d’un innocent, le prince Mychkine. Un autre personnage, Terentiev, demande à Mychkine s’il a dit cela et alors d’expliquer ce qui vraiment s’explique de soi-même.

Le contexte est élargi du fait de l’amour que porte Mychkine aux personnes qui souffrent et ensuite à Nastasia Filipovna qui fait souffrir, dont la beauté physique ne peut être mise en doute par aucun homme, mais dont on pourrait cependant craindre l’intelligence. Un portrait d’elle a fait connaître à Mychkine la souffrance qui se cache sous un beau visage. Les hommes l’aiment de façon possessive, même de façon criminelle. L’intérêt que prend Mychkine est pris pour une toquade. Il a compris la souffrance et y répond avec un amour qui est incompréhensible à celui qui est superficiel – car c’est un amour innocent et sans égoïsme.

La beauté ne peut être séparée de la souffrance.

Le prince épileptique, l’Idiot du roman semble être la seule personne saine dans un monde qui est devenu fou et sa remarque même semble folle aux autres.

Sa réaction à la peinture – à l’art – n’est pas frivole. Et particulièrement, d’un tableau de Holbein qui montre le Christ mort, enfermé dans son tombeau, il dit qu’il pourrait détruire la foi d’un homme. Mais en y prêtant davantage attention on discerne une beauté terrible. C’est l’opposé de toutes les illustrations douces et jolies qui ornent les boites de chocolats – cette beauté nous pouvons la rejeter car elle est uniquement dans l’œil de celui qui la voit.
Le prince Mychkine n’est pas influencé par une beauté qui est une mode ou une vaine image de soi ; plutôt par une beauté qui est le contraire du subjectif et complètement paradoxale.

La beauté qui sauvera le monde peut être une beauté terrible.
La première encyclique du pape François, Lumen Fidei, largement ébauchée par son prédécesseur le pape Benoît XVI et historiquement liée aux homélies du pape Jean-Paul II, insiste sur ce point. Il fait la même remarque que des écrivains orthodoxes russes, dont Alexandre Soljenitsyne, ont faite sur cette beauté sans égoïsme, naïve et « idiote », dont la puissance, dit Mychkine, sauverait le monde.

C’est une beauté qui n’est pas isolée, contrainte. Ce Beau ne peut finalement être distingué du Vrai et du Bien. Il est incarné dans l’art le plus haut et il est le reflet de cette mystérieuse lumière de la foi – cette « grâce salutaire » par laquelle le Christ a illuminé le monde.

Dans le tableau de Holbein la vérité de l’amour du Christ, transcendant la mort, n’a pas été cachée. Nous ne prenons pas l’art au sérieux, ou, quand nous le faisons, c’est rarement pour ce qu’il est mais pour des qualités extérieures, comme la valeur que la peinture peut prendre sur le marché de l’art. D’autres, intimidés par ce prix, sont hypnotisés par « l’importance » de la peinture. Pour l’historien de l’art aussi la peinture a une valeur mais dans la mesure de sa place dans le développement historique. Elle a de l’importance par rapport avec ce qui vient après ou est venu avant.

Les tableaux sont des objets ; je pourrais « également » mentionner les poésies ou les œuvres musicales ou d’autres exemples du grand art. Le véritable sens de « l’œuvre d’art » est perdu pour nos contemporains, pour qui discuter de relations entre bonté, vérité et beauté est pris comme l’équivalent d’un « nationalisme blanc ».

Ce que dit le prince Mychkine ne laisse pas supposer qu’il ait quelque opinion dans un tel débat. C’est plutôt une prophétie de cette beauté terrible qui traverse la surface de toute joliesse extérieure pour gagner cette Vérité qui est une Personne.

Vendredi 12 avril 2019

Source : https://www.thecatholicthing.org/2019/04/12/can-beauty-save-the-world/

David Warren est ancien rédacteur en chef de Idler magazine et éditorialiste dans des journaux canadiens. Il a une grande expérience du Proche Orient et de l’Extrême Orient. On pourra trouver son blog, Essays in Idleness, sur : davidwarrenonline.com.

 

Source France catholique

 

Lire aussi le beau, un bonheur métaphysique 

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Et si les catholiques ne tendaient plus l’autre joue ?

Alors que le nombre d’atteintes aux lieux de culte chrétiens augmente nettement, certains catholiques remettent en doute le bien-fondé de la ligne officielle, qui consiste à jouer l’apaisement pour éviter la surenchère victimaire. Enquête.

 

Cent cinquante-trois atteintes aux lieux de culte recensés en France en 2008 par le ministère de l’Intérieur, 1 057 en 2016, soit 690 % de hausse en huit ans. C’est ce qu’on appelle une tendance nette. Elle s’est légèrement infléchie en 2017, avec 978 profanations (– 7,5 %). Les chiffres 2018 ne sont pas encore connus. Églises, cimetières ou sanctuaires, les lieux de culte chrétiens sont les principaux visés, et de très loin. Ils représentent entre 75 % et 90 % du total des profanations, très loin devant les atteintes aux synagogues (entre 30 et 60 chaque année) et les tags ou tentatives d’incendie de mosquée (40 à 80 par an).

Côté catholique, l’année 2019 démarre fort, avec six églises profanées entre le 4 et le 9 février, dans les Yvelines, en Côte-d’Or, dans le Tarn et dans le Gard. Une flambée, précision importante, qui intervient avant le pic de polémiques sur l’homosexualité et les affaires de pédophilie dans l’église. Ces dernières provoqueront-elles un regain d’agressivité envers les églises ? Difficile de le savoir, car, bien souvent, on ignore les motivations des agresseurs. En ont-ils seulement ? À Lavaur (Tarn), deux mineurs ont avoué avoir mis le feu à l’autel d’une chapelle de la cathédrale Saint-Alain, où ils s’étaient réfugiés pour échapper à la pluie, par désœuvrement. Il a fallu deux jours pour nettoyer les suies. Ils ont aussi tordu le bras d’un christ, pour lui faire prendre une pause particulière, popularisée par le footballeur Paul Pogba (un « dab »). À Dijon (Côte-d’Or), le coupable a brisé une statue de la vierge, ouvert le tabernacle et jeté les hosties. Un sacrilège pour les catholiques, car les hosties consacrées représentent le corps du christ. Idem à Nîmes (Gard). Les hosties de l’église Notre-Dame-des-Enfants ont été dispersées, avec en prime une croix d’excrément tracée sur un mur. Panache, classe et intelligence.

 

Lire la suite sur Causeur

Notre édito “la joue gauche point trop n’en faut

 

Signez la pétition SPERO Stop Profanations

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Père de Mello : « Les jeunes crèvent de ne pas connaître le sens de la sexualité »

Le Père Vincent de Mello, prêtre du diocèse de Paris, aumônier du patronage du Bon Conseil (VIIe), a créé l’École de l’amour, une formation à la vie affective et sexuelle à destination des collégiens et de leurs parents.
Pourquoi cette urgence de l’éducation affective et sexuelle ?

La nature a horreur du vide ; si on ne nourrit pas nos enfants, ils vont aller se nourrir dans les poubelles ! Notre sexualité a besoin d’être éduquée et sauvée par la grâce. Or il y a aujourd’hui un refus d’affirmer qu’il y a une vérité dans ce domaine ; un relativisme s’impose dans les cœurs et les esprits.

Les jeunes crèvent parce qu’on ne leur donne pas le sens des choses. Parce qu’on ne leur a pas appris à aimer, ils s’abîment très tôt. Ils deviennent des zappeurs affectifs qui ne construisent pas leurs relations amicales et amoureuses, et se réfugient dans des modèles d’amour très consuméristes ; ils ne se voient pas dans une grande aventure.
Mais j’ai mieux à faire que de me battre contre les turpitudes du temps. Je n’éduque pas dans la peur de ce qui pourrait les salir, je tâche de leur transmettre le trésor que nous avons dans les mains. Il faut leur donner la joie de se construire, dans des lieux structurants, des lieux de plénitude.

N’est-ce pas difficile de transmettre cela dans le contexte actuel ?

Le discours sur la masculinité et la féminité les rejoint profondément. Mais ils vivent des choses dures dans ce domaine ; et leur souffrance me fait souffrir.
Ce qui est plus dur encore, c’est le scepticisme transmis par les parents, une méfiance qu’on peut lire jusque dans le regard des ados. Il est dur de convaincre les parents qu’il est prioritaire d’être éducateur sur ces questions ; que c’est plus important que de réussir sa classe prépa et d’entrer dans une école de commerce.
Pour tenir, on invite les jeunes à prier, à avoir une vie contemplative. Et à revenir à l’Ecole de l’amour une deuxième année ! Ensuite, ils deviennent eux-mêmes témoins de ce message.

Certains se blessent très jeunes dans ce domaine. Comment leur redonner un regard positif sur leur vie affective et sexuelle ?

Sur la question de la sexualité, le péché est un péché de séduction et de fascination qui vient se substituer en nous à la contemplation. Il faut les faire vivre dans la beauté, leur faire vivre de belles activités.
Mon souci comme éducateur, c’est d’offrir un cadre où des jeunes vont pouvoir nouer de vraies amitiés. Où leur vie devient une aventure à risquer et pas d’abord un risque dont il faut se protéger.
Cyril Douillet
 

Source Famille Chrétienne

L’abbé Vincent de Mello  ©P.RAZZO-CIRIC

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Conférence : L’homme face au travail – Mathieu DETCHESSAHAR, docteur en gestion – le 9 mai 2019 à La Roche-sur-Yon (85)

L’homme face au travail
« Travailler » ? Mais pourquoi ? Ce qu’en disent les cathos.

Mathieu DETCHESSAHAR, docteur en gestion,
Université de Nantes, auteur de “Le Marché n’a pas de morale” (Cerf)

Jeudi 9 mai 2019 – 20h30
ICES –
17 boulevard de Belges – La Roche-sur-Yon

>>>   Inscription en ligne   <<<

 

Contact : 02 51 44 15 09 – communication@catho85.org

 

Docteur en gestion, agrégé des Universités, professeur à l’Institut d’Economie et de Management de l’Université de Nantes, auteur du livre Le Marché n’a pas de morale (Cerf, 2015). Mathieu Detchessahar est membre du conseil scientifique de l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ANACT), il est également membre fondateur du Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne et Entreprise (GRACE). Auteur de nombreux articles scientifiques, il a coordonné la publication de l’ouvrage “L’entreprise délibérée” (Nouvelle Cité, 2018), et écrit l’ouvrage “Le marché n’a pas de morale – ou l’impossible société marchande” (Editions du Cerf, 2015).

 

Cette nouvelle question sociale dépasse les frontières, comme le montre l’extension du symbole des gilets jaunes au-delà de la France. Dans de nombreux pays, en Europe et dans le monde, la valeur travail, la dignité des travailleurs, leur droit à un juste salaire et à un environnement sain, sont quotidiennement bafoués. Cela concerne les structures économiques mais aussi la responsabilité de chacun, alors que la culture du « toujours moins cher » fait oublier que derrière chaque produit et chaque service, il y a des travailleurs et leur famille. Dans le passé, des catholiques sociaux se sont levés pour défendre la classe ouvrière. Aujourd’hui, les catholiques doivent se lever pour soutenir le peuple de France et lutter pour un système économique mondial et une Europe au service du développement humain intégral. Nous devons avoir conscience que les fractures françaises ne seront pas résolues seulement par des lois mais par l’engagement de chacun. (…) Nous sommes membres d’un peuple. La dignité de chacun est de participer à une grande œuvre commune et au bien de notre pays. Le devoir des catholiques, en ce temps crucial de l’histoire, n’est pas de défendre les intérêts d’une communauté, mais de penser et mettre en œuvre un nouveau catholicisme social au service de l’universel et de notre pays.

Extrait de la tribune : “Appel pour un nouveau catholicisme social”, parue dans la Vie
début janvier 2019, co-signée par plusieurs personnalités dont Mathieu Detchessahar

 

 

2019-05-09 Mathieu DETCHESSAHAR - Affiche Web