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AED – Catholiques d’Ukraine – témoignage le 8 décembre 2018 à Nancy (54)

En mission durant l’été 2018, Camille, volontaire AED, raconte…

Catholiques d’Ukraine aujourd’hui
Situations – Défis – Espérances

Le samedi 8 décembre 2018 à 14h30
Ecole saint Jean-Baptiste de La Salle
Place de l’Arsenal – 54000 Nancy

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L’impossible réforme de la Loi de 1905

En 2019, un pan entier de la loi sur la séparation des Eglises et de l’Etat pourrait être réformé. Financements, gouvernance, police des cultes… L’Opinion s’est procuré l’avant-projet sur lequel planche l’exécutif.

Ce dossier est l’un des plus sensibles du quinquennat. Le pouvoir ne peut qu’encourager l’organisation de l’islam de France qui revient aux seuls musulmans. Mais il ne peut pour autant rester inactif face aux dérives intégristes. Après un an et demi de cogitation au sommet de l’Etat, la répartition des rôles se dessine. Pendant que les fidèles imaginent des schémas de financement du culte, le gouvernement veut sévir sur l’ordre public. Comment ? En réformant la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

L’idée trottait depuis des mois dans la tête du chef de l’Etat. Ecartée, dans un premier temps. Puis verbalisée comme une conviction intime : il faut amender la loi de 1905. Un acte politiquement explosif. « Cette loi est un faux totem, elle a déjà été réformée une quinzaine de fois », désamorce-t-on dans l’entourage du Président. En janvier, une disposition glissée dans le projet dit « droit à l’erreur » prévoyait de retoucher légèrement la loi de 1905, pour élargir les ressources propres des associations cultuelles en les autorisant à louer des immeubles… Innovation peu défendue par Gérald Darmanin, supprimée par les députés. Mais la même loi a ouvert la possibilité de dons par SMS aux cultes, modernisant l’article 21 de la loi de 1905 !

Cette fois, un projet de texte dans les tuyaux va bien plus loin. Il s’agit ni plus ni moins d’adapter la loi du siècle dernier à la poussée de l’intégrisme islamiste. Sans toucher au sacro-saint article premier, en vertu duquel « la République assure la liberté de conscience » et « garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public ».

Retrouvez l’intégralité de l’article sur L’opinion

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Conférence de Laurent Dandrieu sur “Le cinéma, école d’humanité” avec les AFC le 12 novembre 2018 à Pau (64)

Les Associations Familiales Catholiques de Pau proposent lundi 12 novembre, à 20h30, à l’auditorium de l’ensemble scolaire de l’Immaculée Conception de Pau (7 bd Edouard Herriot), une conférence de Laurent Dandrieu intitulée “Le cinéma, école d’humanité”.
Laurent Dandrieu est critique cinématographique, rédacteur en chef des pages Culture de “Valeurs actuelles”. Il est aussi l’auteur d’une demi-douzaine de livres, dont “Woody Allen, portrait d’un antimoderne” (CNRS éditions) et “Dictionnaire passionné du cinéma” (Éditions de l’Homme Nouveau).
Entrée Libre

 

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L’édito – De la citadelle assiégée à la civilisation conquérante

Il est un fait indéniable que le monde va mal, tant du point de vue économique que morale. La peur du lendemain, voire même de l’aujourd’hui, couve comme un feu rampant. La désolation du sens alimente une course en avant du consommable par nature éphémère. De proche en proche, l’humanité s’est trouvée au-dessus du néant sans plus même pouvoir réaliser que le sol se dérobe désormais inéluctablement, tant le vide a gagné les profondeurs de notre humanité. Dans ce contexte gris devenu par réflexe défensif, agressif et inconsciemment auto-destructeur, ceux qui ont encore une idée, fut-elle vague, des fondements sur lesquelles l’humanité devraient s’appuyer pour son épanouissement, ont l’impression, parfois, d’être une citadelle assiégée. Percevant avec d’autant plus de douleur les coups portés contre les derniers pilotis que le reste du monde semblent se complaire à sa propre destruction, les catholiques se sentent submergés dans leur rôle d’éternel Cassandre, impuissants et muselés.

 

Et il est vrai que qui regarde l’Occident post-moderne et l’Orient islamisant avec les yeux des vérités de la foi, la réalité est inquiétante, voire terrifiante si l’on se pense impuissant. Que peut faire une poignée de fidèles du Christ face au déferlement de violence, de haine et de mensonge qui réduit comme peau de chagrin l’îlot de moins en moins protégé où ils se tiennent ? Sur qui peuvent-ils s’appuyer s’ils sont perçus par leurs propres frères en Christ comme des intégristes rigides ? Où trouver leur place au cœur du relativisme qui gangrène leur entourage le plus proche ? Comment continuer de dire la vérité évangélique et dénoncer à cette lumière la réalité tragique sans la stigmatiser et se trouver relégué au rang de prophète de malheur ?

 

Telle est la question parfois désespérée de nombre de fidèles. Pourtant, s’il est vrai que le monde est au plus mal, il suffit de parcourir les lettres quotidiennes d’Infocatho pour entrevoir que l’espérance n’a pas déserté cette vallée de larmes. Et si notre vieille Europe craque par endroit, et notamment en France, elle se relève en de nombreux autres. Si l’Occident meurt étouffé dans son propre orgueil d’autosuffisance, des pans entiers de l’humanité découvrent le Christ. Si la foi a déserté le cœur de générations de fidèle, il semble bien qu’elle renaisse avec une incroyable vigueur dans la jeune génération qui, quoique plus fragile que les précédentes, n’en nourrit pas moins une vraie et profonde dévotion pour Dieu. Le véritable drame du sentiment de citadelle assiégée réside peut-être davantage dans le syndrome du petit reste que le démon entretient savamment. Ce syndrome nous conduit à la défense du pré carré, là où nous sommes appelés à être prophétiques. S’il est vrai que le monde est violemment agressif contre la vraie foi chrétienne, il ne l’est pas contre une vérité édulcorée, pour la raison simple que seule la vérité redonnera conscience à notre âge du vide sur lequel il se donne l’illusion d’avancer. Souvent nous sommes, face à ces agressions, à ces pertes de terrain, angoissés, comme s’ils allaient nous emporter nous-mêmes. Pourtant, pour le disciple amoureux du Christ, que peuvent les turpitudes du monde ? Le Christ, au milieu de la foule qui voulait le précipiter dans le vide, n’allait-il pas son chemin au milieu d’eux ?

 

Dans cette période trouble que nous vivons, nous avons à être des prophètes ancrés en Dieu. Des prophètes dont la responsabilité abyssale est de dire le vrai envers et contre tout. Que les lois mortifères submergent le monde ne devraient pas inquiéter notre espérance. Mais il est probable qu’être prophète aujourd’hui soit synonyme de martyr. Oui, l’aire de la chrétienté s’est réduite comme peau de chagrin. Oui, le chrétien est assailli de toutes parts. Mais l’aire de notre intimité avec Dieu en est-elle affectée ? Sommes-nous assaillis à l’intérieur de notre âme ? A ces deux questions la réponse n’est pas sociale, mais spirituelle, car il s’agit de notre intimité personnelle et non collective avec Dieu. Peut-être que notre angoisse apocalyptique repose d’abord sur une crainte personnelle d’être submergé au point de voir le monde comme le siège de notre citadelle intérieure. Peut-être que si, comme le Christ, nous allions notre chemin au milieu du monde, comme Lui ancré dans l’assurance de la vérité triomphante en nous et sur le monde, peut-être passerions-nous de la citadelle assiégée à la civilisation conquérante. Mais ne nous y trompons pas. C’est bien au milieu d’un monde qui hait les chrétiens, comme il a haï le Christ que nous devons être prophètes c’est-à-dire tout à la foi porter la joie de la vérité et révéler la réalité qui écrase le monde. Sortir d’une mentalité défensive ne signifie pas nier la réalité agressive du monde. Cela suppose d’être convaincu que par le Christ tout est possible pour peu qu’on se mette à sa suite, Lui qui est chemin (n’en déplaise à ceux qui se veulent sans Dieu) mais aussi vérité (n’en déplaise à ceux qui l’édulcore) et vie, n’en déplaise à ceux qui cherchent ici-bas seulement leur bonheur ou à y faire le bonheur de leur proche.

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Salon des Ecrivains catholiques le 1er décembre 2018 à Paris

L’Association des Ecrivains catholiques de langue française organise son Salon le samedi 1er décembre après-midi à la Mairie du 6e à Paris.
Cent écrivains variés signeront leurs livres et, à 15h30, Aude Mirkovic fera une conférence sur un sujet qui nous tient à coeur :
“PMA pour les femmes : quels enjeux ?”.
Parmi les auteurs présents, signalons :
le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, Jacques Trémolet de Villers, Docteur Patrick Theillier, Jean-Christian Petitfils, Soeur Bernadette Moriau (70e miraculée de Lourdes), Annie Laurent, Michel de Jaeghère, Don Louis-Hervé Guiny, Réginald Gaillard (Grand Prix catholique de littérature 2018), Claire Daudin, Marie-Axelle et Benoît Clermont…

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L’édito – Amour et bons sentiments, vérité et illusion

S’il est un mot galvaudé de nous jours c’est bien « amour ». Il est servi à toutes les sauces et particulièrement les plus sucrées, oubliant les zests d’amertume, les piments violents et autres traits acides. L’amour est devenu l’idéal doucereux d’un vivre ensemble illusoire. Qui a vraiment aimé sait que l’amour fait souffrir. Le manque de l’autre est une plaie, l’inquiétude de son devenir n’est pas toujours un long fleuve tranquille, les sacrifices qu’il impose sont parfois (souvent pour des parents) amers et corrosifs. Bref, l’amour ce n’est pas (que) une partie de plaisir. L’amour c’est exigeant, décapant, passionnel autant que transcendant et merveilleusement unique. Aimer suppose de savoir dire oui aussi bien que non « pour le bien de l’autre », comme pour le sien. Mais si on aime pour le bien de l’autre et pour le sien, encore faut-il savoir ce qu’est le bien de l’autre et le sien propre. Voilà pourquoi le psaume nous dit sans relâche qu’amour et vérité s’embrassent. Il n’y a pas de vérité sans amour, ni d’amour sans vérité. Et c’est là que la pensée de nos contemporains et de bien des catholiques aussi, achoppe. Les bons sentiments qui peuvent nous animer pour soulager une souffrance ont pris le pas sur l’amour à la recherche du bien réel de l’autre. Le bon sentiment s’émeut d’une situation douloureuse et veut la résoudre coûte que coûte, sans chercher à voir les conséquences de cette résolution immédiate. L’amour prend en compte la douleur présente dans sa globalité avec le reste de la vie, celle de celui qui souffre, celle du monde dans son entier et celle de sa relation à Dieu. Aujourd’hui, sous couvert d’un amour coupé de la vérité on prône des actes et des comportements contraires au bien de l’homme, en jouant sur les bons sentiments, c’est-à-dire sur la douleur provoquée en soi par la souffrance de l’autre. Or bien souvent ces bons sentiments posent des bombes à retardement dont la déflagration sera, ci et dans l’au-delà, pire que la douleur présente, parce qu’elle ne sera pas soignée, mais endormie ou détournée. Telle est le drame des campagnes pro IVG, pro euthanasie et autres PMA, GPA

Brèves

Recherche de la vérité ou haine de l’Eglise catholique ?

Le sénat a heureusement rejeté hier la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les abus sexuels dans l’Eglise que réclamait le groupe socialiste (comme si les prêtres catholiques étaient tous des prédateurs sexuels et comme s’ils étaient les seuls prédateurs sexuels !).

Mais ce n’est qu’une première bataille et, manifestement, les adversaires de l’Eglise vont revenir à la charge. Ils veulent, en effet, faire taire l’Epouse du Christ – spécialement à la veille de mal révision des lois de bioéthique.

Guillaume de Thieulloy a recensé, dans un petit texte que vous pouvez télécharger ici, la plupart des arguments contre cette idée scandaleuse

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L’édito – L’Afrique catholique au prix du martyre

Nous l’oublions parfois, mais nos racines chrétiennes passent par l’Afrique antique. Cette frange de terre au nord, proche des mers et fortement romanisée, est le berceau du monachisme et de nombreux pères de l’Eglise dont l’immense saint Augustin. Ravagée par les barbares, l’Afrique ne cessa de devenir au fil des siècles plus chrétienne, juqu’à l’arrivée de l’islam au VIIème siècle. Une reprise, plus ou moins enracinée avec la colonisation occidentale, a redonné de l’élan aux vielles communautés, jusque là opprimées comme dhimmis. Lentement abandonnées par la décolonisation, progressivement remise sous la domination musulmane, ces communautés chrétiennes, même dans les pays fortement et ouvertement christianisés, sont aujourd’hui la cible de violences, de vexations, d’exactions et de nombreux meurtres. Chaque semaine et par moment chaque jour nous publions l’annonce dramatique d’un meurtre, d’enlèvements, de discriminations.  Dans l’indifférence générale, au mieux sous quelques smiley en larmes, l’Afrique chrétienne meurt dans le sang de ses martyrs. C’est une réalité qui nous semble lointaine parce que pour nous Français, l’Afrique est la manne de prêtres pour diocèse en carence. Et s’il est vrai que la vitalité catholique est forte sur le continent, la réalité quotidienne est de plus en plus douloureuse, comme vous pourrez le constater dans les articles parus ces derniers jours sur InfoCatho. Une situation douloureuse, mais comme toujours probablement porteuse d’espérance, le sang des martyrs étant semence de chrétiens, comme le disait au IIème siècle la lettre à Diognète.

 

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L’édito – Ces églises désormais encombrantes

C’est semble-t-il une préoccupation de la rentrée. Eglises à vendre, patrimoine religieux en ruines, bâtiments sous voire plus utilisés, que faire de ces églises désormais encombrantes pour les paroisses, les diocèses, les municipalités et l’Etat ? C’est la question que s’est posé le diocèse de Nancy à l’occasion d’un colloque, c’était l’objet d’un studieux rapport de Mgr Habert chargé de cela par la conférence épiscopale l’an dernier. La question n’est pas strictement française, puisque la Belgique, le Luxembourg ou encore le Québec ont chacun tenté des réponses variées. En France les pratiques divergent et évoluent selon, il faut bien le souligner, la vision même que les uns ou les autres ont de l’Eglise. Vente pure faute de moyens, avec ou sans attention au devenir ultérieur de l’usage du bâtiment. Situation qu’on laisse pourrir pour pouvoir ordonner une destruction pour raison de sécurité. Reconversion à usage pastoral, semi pastorale. Partage du lieu avec d’autres chrétiens ou l’islam. Les possibilités sont nombreuses, mais sont-elles toutes souhaitables ?

Plusieurs questions se posent quant au devenir des bâtiments catholiques et si l’église est le plus emblématique, il en va de même des séminaires, évêchés, presbytères et autres monastères. Dans l’histoire de l’Eglise, les monastères qui ferment, repartent ou s’effondrent est un élément récurent que nous oublions aujourd’hui, parce que nous constatons la friche de ruines dans son ensemble, comme s’ils avaient tous été abandonné en ce XXème siècle païen ou pour cause révolutionnaire. Mais une église qui ferme ne nous est pas habituel. Dans l’histoire de France, on pouvait les détruire, mais pour les agrandir. Ici la vétusté et le coût contraignent à l’abandon. Il est vrai que moins de fidèles fréquentent le culte, mais, comme le soulignait Mgr Habert, beaucoup, fidèles ou non, viennent déposer leur prière dans des petites églises perdues et anonymes. Des chapelles désertes, de tailles plus moins modestes ont toujours recouvert le sol de France, comme une porte toujours ouverte vers le Ciel. Notre âge, qui a peur du vide et de l’inutile, oublie, au-delà des aspects financiers, qu’une église, même vide 80 % du temps, emplit le paysage urbain ou rural de Dieu. Cela seul est déjà « utile ». Dans un autre édito nous avions abordé l’autre question pratique que pose ces églises reculées et désertées. Qui les ouvre et les ferme ? Qui les maintient agréables et vivantes ? Toute une réflexion sur la pastorale des pierres qui parlent devraient s’inspirer de la simple présence silencieuse qui loin d’être un enfouissement stérile demeure un phare dans la nuit des hommes. Nous cherchons à faire, à remplir, quand nous devrions permettre à ces pierres d’être et de dire et surtout de continuer à les laisser dire la présence de Dieu dans le monde. D’un côté on multiplie les colloques pour savoir que faire, de l’autre, dans un rapport pourtant porté par la conférence des évêques, on préconise de laisser être. Certes nous ne pouvons plus, faute de nombre être aussi présent dans le monde. Pourtant, la permanence de ces églises, de ces chapelles, de ces calvaires, dans le paysage remplit, bien mieux que nous ne saurons le faire en cherchant à « regrouper pour mieux s’agiter », cette mission de présence et plus encore de porte ouverte sur le Ciel.

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L’édito – Entrisme ou prophétisme ?

En politique, deux grandes lignes de fond se retrouvent et souvent s’entrechoquent, dans les rangs catholiques. Si nous laissons l’enfouissement qui n’a engendré que l’effacement, il reste en effet deux attitudes possibles, à mon sens complémentaires et non pas exclusives, comme c’est le cas, malheureusement, aujourd’hui. Dans le monde politique, faut-il faire de l’entrisme ou brandir la bannière catholique ? Bien évidemment les deux, si l’entrisme n’est pas de la compromission passive et le prophétisme, un ensemble de poncifs excommunicateurs. Il faut, comme de tous temps dans l’Eglise, des prophètes, dont la radicalité sert de lumière sur la colline pour le monde, comme pour le peuple chrétien. Les prophètes redonnent, envers et contre tout (tous) le cap, la finalité ultime de tout engagement, qu’il soit politique ou non. L’entrisme, pour sa part, travaille le terrain de l’intérieur et en fonction de la conjoncture œuvre au bien commun par le mieux possible (et non le moindre mal). Le mieux possible n’est pas une succession de compromissions, mais l’acte le meilleur possible en vue du Bien commun. Il s’agit de la décision qui, dans un contexte donné, permettra d’en poser un second puis un troisième et ainsi de suite dans la marche vers le Bien que rappellent sans cesse et surtout sans habillage du moment, les prophètes. Les deux sont nécessaires, et dépendent beaucoup du charisme de chacun. Les entristes sont comme le coin dans la bûche du système. En outre, il est illusoire de penser que le « système » s’effondrera et laissera libre le champ aux prophètes. Gouverner ne s’improvise pas. L’expérience socialiste après 20 ans hors du gouvernement et celle d’En Marche composé de néophytes en sont une triste démonstration. Les Européennes approchent, les municipales viendront vite. Chacun, selon son charisme, peut œuvrer au bien commun politique et donc civilisationnel. Loin d’opposer les catholiques engagés, il est peut-être temps d’adopter une stratégie commune de part et d’autre de cette apparente distinction. Il n’y a pas de meilleure ou moins bonne stratégie si les deux se coordonnent pour aplanir les routes et ouvrir à Dieu.