Conférences/Formations #NLQ

Aide Médicale à la Procréation (PMA) – Enjeux et perspectives – Conférence débat le 24 octobre 2018 à Préaux-du-Perche (61)

Les paroisses du perche sud vous invitent : conférence/débat ouverte à tous avec le professeur Jean Louis VILDE, membre du Comité Consultatif National d’Éthique.

Brèves

À quoi sert un Comité d’éthique ?

À quoi sert un Comité consultatif national d’éthique ? La réponse n’est pas évidente, car si l’on perçoit bien à quel besoin il correspond pour la puissance publique, on ne voit pas nécessairement en quoi il peut préparer une décision politique à forte teneur éthique. Le besoin n’est pas discutable. Dans une société pluraliste, donc divisée voire fragmentée, le consensus n’est guère possible sur certaines questions clés. L’État a donc recours à une instance spécifique chargée de l’éclairer à partir de la diversité des différentes familles intellectuelles du pays. Fort bien ! Mais ce qui apparaîtra au terme des délibérations dudit comité sera-t-il vraiment le résultat d’une discussion contradictoire ou la photographie approximative de l’opinion à un certain moment ? Une délibération suppose un certain nombre de conditions. En premier lieu, un minimum d’accord non seulement sur les règles formelles mais aussi les principes de fond.

Il ne suffit pas de se proclamer Comité d’éthique pour parvenir à un consensus sur le contenu de la discipline. Je faisais part hier de mon sentiment sur la conception scientiste de certains, qui aboutissait, comme le remarque fort justement Jean-Claude Michéa à une neutralité axiologique, qui évacue toute tension normative inhérente aux choix moraux. Comment discuter alors ? Nous sommes dans un dialogue de sourd. On ne peut que faire le constat des désaccords, sans qu’une véritable délibération ait permis aux uns et aux autres de se comprendre. Échanger des arguments ne suffit pas dès lors que, par système, vous excluez ceux qui n’entrent pas dans votre logiciel normatif.

C’est d’ailleurs le point de départ d’une certaine philosophie politique moderne : exclure par nécessité tout appel à une philosophie générale de la vie pour essayer de résoudre les problèmes en termes de justice procédurale. Mais si c’est du même coup exclure du débat les grands principes de la morale, pourquoi donc un comité d’éthique ?

 

Gérard Leclerc

Source France Catholique

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L’avis du CCNE, contre les Etats Généraux de la Bioéthique, accélère la déshumanisation et l’eugénisme

Le CCNE rend aujourd’hui son avis sur la révision de la loi de bioéthique. S’il n’engage pas le politique, il influencera fortement, comme le rapport du Conseil d’Etat,  les évolutions de la loi de bioéthique.

Les contours de cette loi seront finalement décidés par des « experts » et des juges, imposés au législateur ainsi qu’aux Français à qui l’on se garde bien d’expliquer clairement les enjeux.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, attire l’attention du législateur sur deux points cruciaux, que le débat sur la « PMA pour toutes » masque aux Français :

  • la recherche sur l’embryon humain. L’avis du CCNE recommande une déréglementation complète de la recherche sur l’embryon humain : il veut libéraliser la recherche en supprimant les deux critères, finalité médicale et absence d’alternative. Il propose également de ne plus soumettre la recherche sur l’embryon humain et les cellules souches embryonnaires au même régime juridique. L’embryon humain était déjà moins protégé que l’embryon animal. Il sera davantage manipulé. Plus aucune différence ontologique ne lui est reconnue.
  • l’élimination en masse des enfants trisomiques. L’extension du diagnostic préimplantatoire à la trisomie 21 légitime un eugénisme de masse.

 

Jean-Marie Le Méné souhaite que les parlementaires ne se laissent pas imposer la loi par des « experts » et des juges. Il leur demande de ne pas faire  le jeu de l’industrie procréative et des laboratoires pharmaceutiques qui sont dans une logique de marchandisation de l’être humain. C’est le véritable enjeu, masqué par les débats sociétaux, de cette loi de bioéthique.

Le CCNE, qui a organisé la « consultation citoyenne », émet un avis dans lequel la notion de progrès remplace ce qui est juste, ce qui est vrai, ce qui est moral, de ce qui est bon pour l’homme.

Source : Fondation Jérôme Lejeune

A la une #NLQ

L’édito – La bioéthique aujourd’hui sert de caution aux excès de la science.

La grande question de l’éthique est de poser des limites au progrès. Aujourd’hui pourtant, clairement, la bioéthique sert de caution aux excès de la science. Pour qui étudie la chronologie des avis du conseil national d’éthique et donc des lois de bioéthique on se rend compte que l’enjeu est de temporiser en accompagnant les évolutions de la société pour donner une caution en temps opportun au mouvement quasi pendulaire qui veut que, d’année en année, les limites posées à la science soient sans cesse repoussées. Ceci en pleine cohérence avec l’idéologie moderniste qui préside aux destinées du monde laquelle veut que le progrès soit sans fin, sans obstacle, pour un mieux-être de l’humanité, mieux-être qui ressemble à une course permanente, une fuite éperdue vers l’avant, toujours plus loin de l’homme lui-même. L’éthique, entendue comme le chemin vers le bien, moralise ainsi toutes les avancées scientifiques par lesquelles le progrès remplirait sa fonction salvatrice au service d’un mieux-être toujours perfectible de l’homme. Mieux-être individuel au détriment d’un mieux-être, bien commun de l’humanité, qui vient renforcer le fondement hédoniste de ce modernisme contre lequel s’opposer devient un blasphème. Nouvelle finalité nouvelle éthique, ne nous y trompons pas, les glissements des lois de bioéthique ne sont que la sacralisation des glissements de l’humanité vers la post humanité.

 

NLQ #Sorties/Animations

Appel de LMPT : rdv le 25 septembre 2018 devant le CCNE à Paris

Après son avis de juin 2017 – qui développaient tous les problèmes gravissimes posés par la PMA sans père mais concluait en faveur de sa légalisation, et son rapport sur les états généraux de la bioéthique 2018 rendu en juin dernier, le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) va publier ce 25 septembre un nouvel avis en vue de la révision de la loi de bioéthique : il concernera à nouveau la procréation (PMA, GPA, conception à 3 parents, autorisation pour toutes les femmes de faire conserver leurs ovocytes…).
→ Le CCNE tirera-t-il enfin des conclusions justes des problèmes posés par la PMA sans père ?
→ Prendra-t-il en compte ce qui ressort massivement des états généraux de la bioéthique : la volonté des Français de ne pas priver volontairement des enfants de papa, de respecter l’être humain, la filiation et la famille ?

→ Ou rendra-t-il à nouveau un avis politique et idéologue, contraire à l’éthique ?

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Nouvel avis du CCNE : venez réagir ! RDV mardi 25 septembre à 19h devant le CCNE à l’invitation de la LMPT

Nouvel avis du CCNE : venez réagir !
RDV mardi 25 septembre à 19h devant le CCNE

Après son avis de juin 2017 – qui développaient tous les problèmes gravissimes posés par la PMA sans père mais concluait en faveur de sa légalisation, et son rapport sur les états généraux de la bioéthique 2018 rendu en juin dernier, le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) va publier ce 25 septembre un nouvel avis en vue de la révision de la loi de bioéthique : il concernera à nouveau la procréation (PMA, GPA, conception à 3 parents, autorisation pour toutes les femmes de faire conserver leurs ovocytes…).
→ Le CCNE tirera-t-il enfin des conclusions justes des problèmes posés par la PMA sans père ?
→ Prendra-t-il en compte ce qui ressort massivement des états généraux de la bioéthique : la volonté des Français de ne pas priver volontairement des enfants de papa, de respecter l’être humain, la filiation et la famille ?
→ Ou rendra-t-il à nouveau un avis politique et idéologue, contraire à l’éthique ?

Carton rouge ou carton vert : venez réagir !

RDV mardi 25 septembre à 19h
Devant le CCNE : 66 rue de Bellechasse, Paris 7e

L’inscription à l’université d’été de la manif pour tous est encore possible.

Source : LMPT

Points non négociables PNN

Rapport de synthèse des Etats généraux de la bioéthique

Le CCNE (Comité consultatif national d’éthique) a rendu public mi-juin son rapport de synthèse des États généraux de la bioéthique : résumé des auditions, des débats et des contributions citoyennes postées sur internet. Il devrait rendre prochainement un avis et préconiser des orientations en vue des nouvelles lois de bioéthique. rapport du CCNE

 

Le Conseil d’état a émis un rapport concernant les aspects juridiques des décisions qui pourraient être prises dans le cadre de cette révision des lois de bioéthique. rapport conseil d’Etat

NLQ #Points non négociables PNN

Loi de bioéthique : entre travaux préparatoires à l’Assemblée et avis du CCNE

Une mission d’information, ouverte à des élus de toutes les commissions doit travailler durant environ six mois sur la révision des lois de bioéthiques. Une initiative déjà mise en œuvre « sous les précédentes législatures avant les révisions antérieures de la loi ».

Sous la houlette de Xavier Breton, 56 députés avaient demandé en avril la mise en place d’une réflexion de l’Assemblée nationale sur le sujet pour préparer « cette révision qui va toucher à des sujets complexes et sensibles ».  La mission devrait compter 35 députés, dont 20 LREM, 6 LR, 3 MoDem, 2 UDI-Agir, 2 PS, 1 LFI, 1 PCF, et éventuellement un non-inscrit.

Mi-mai, les commissions des affaires sociales et des lois de l’Assemblée nationale ont déjà entamé « un cycle d’auditions sur des sujets allant de la recherche génétique à la procréation ». Au Sénat, la commission des affaires sociales a lancé des auditions depuis mars.

De son côté la ministre de la Santé, Agnès Buzyn a précisé que l’avis du Comité Consultatif National d’Ethique concernant la prochaine révision des lois de bioéthique prévu pour septembre n’évoquerait pas la question de l’euthanasie. Elle a expliqué que le Comité allait se prononcer sur « les cinq thèmes prévus » : « la procréation, la génétique, les big-data et l’intelligence artificielle, les greffes et les neurosciences ».

Le projet de loi de bioéthique doit être déposé à l’automne au Parlement pour être adopté au premier semestre 2019.

Source : Genethique.org

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Soins palliatifs : un guide pour accompagner les professionnels

A la demande du ministère en charge de la santé, le Professeur Régis Aubry, membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) en collaboration avec des experts dans le cadre du plan national 2015-2018, a rédigé un guide pour « encourager le développement d’une culture commune auprès de tous les publics professionnels concernés par la démarche palliative ».

Afin de développer et de mobiliser les compétences des professionnels de santé concernés par les situations de fin de vie, l’Agence nationale du développement professionnel continu (DPC) a mis cet outil à la disposition de l’ensemble des intervenants concernés par la fin de vie.

Ce document propose, en plus des principes généraux pour la construction des actions de DPC sur les soins palliatifs, une identification des compétences fondamentales à développer, et pour finir, une déclinaison des contenus et des méthodes selon les publics professionnels et les lieux de soins.

Retrouvez le guide à cette adresse

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Les états généraux de la bioéthique et le pouvoir

de Renaud de Carpentier :

Contrairement aux atten­tes de leurs organisateurs, les États généraux de la Bioéthique ont suscité une forte participation, montrant l’intérêt du public pour ces questions.

Mais cette forte participation a apporté une deuxième surprise : la grande majorité des participants s’est montrée inquiète, et même opposée, à l’égard des nouvelles « avancées » proposées par nos dirigeants, en particulier à l’égard de la PMA pour les femmes homosexuelles, la GPA et l’euthanasie.

Maintenant qu’il va falloir tirer les conclusions, afin de décider de continuer ces réformes, le Pouvoir tente donc de minimiser l’importance des réponses défavorables et, surtout, suivant une méthode éprouvée, d’en disqualifier les auteurs.

Les grands médias sont donc mobilisés pour tenter de décrédibiliser les participants.

Le professeur Sicard, ancien président du CCNE (Comité Consultatif National d’Éthique), constate que les opposants aux nouvelles transgressions sont diabolisés : « Les opposants à l’évolution de la loi sur la PMA et sur la fin de vie ont souvent été taxés de “réacs”, d’obscurantistes, et désignés comme croyants » (« Le Figaro » du 4 mai).

L’association « SOS Homophobie » tente de faire croire que les manifestations de 2013 ont été violentes contre les homosexuels, alors qu’il est patent qu’elles se sont déroulées dans une ambiance calme et même festive, comme peut en témoigner votre serviteur et comme, en réalité, les médias le savent parfaitement. D’ailleurs, des homosexuels avaient pris part à ces manifestations.

D’autres moyens sont utilisés, comme, par exemple, les sondages : poser des questions sur des sujets aussi complexes à un public dont les préoccupations sont tout autres, et qui n’a suivi aucune formation à ce propos est un excellent moyen de manipulation.

Comme c’est l’habitude sur les grandes chaînes télé, on ne discute pas du dossier avec un opposant en apportant des arguments pour contrer les siens.

On le disqualifie personnellement en lui collant une étiquette infamante (« homophobe », « réac », « catho », « raciste », « en retard », etc.), s’il ne pense pas « bien », c’est-à-dire comme pense la classe politico-médiatique, peu nombreuse, mais qui détient le pouvoir.

Au « Pays des Droits de l’Hom­me », qui donne volontiers des leçons de morale et de démocratie aux autres nations, le « peuple souverain » n’est pas écouté par ses dirigeants.

Source : Les 4 vérités