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Abus sexuels : les évêques du conseil permanent de la CEF adresse un message aux fidèles de France

MESSAGE DES ÉVÊQUES DU CONSEIL PERMANENT ADRESSÉ AU PEUPLE DE DIEU QUI EST EN FRANCE

Depuis plusieurs mois maintenant, notre Église est durement mise à l’épreuve.

Laïcs, clercs, consacrés, nous sommes profondément affectés par les révélations d’abus qui se font jour à travers le monde et dans notre pays. Face à la souffrance imprescriptible des victimes et de leurs proches, nous sommes tristes et honteux.

Notre pensée se tourne d’abord vers ceux à qui on a volé leur enfance, dont la vie a été marquée à tout jamais par des actes atroces.

Croyants et incroyants peuvent constater que les actes de quelques-uns rejaillissent sur toute l’Église, qu’il s’agisse d’actes criminels ou de silences coupables.
Tous, nous subissons ce soupçon qui porte sur l’ensemble de l’Église et des prêtres.

Dans ce désarroi partagé, nous affirmons à la fois que notre lutte contre tout abus doit se poursuivre sans relâche et que notre estime et notre affection pour les prêtres de notre Église restent entières. Nous, évêques, voulons redire notre soutien aux prêtres de nos diocèses et appeler tous les fidèles à leur manifester leur confiance.

Le pape François a adressé le 20 août dernier une lettre à tous les catholiques du monde. Il y engage à une « participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu » pour enrayer le fléau de la pédophilie. Nous faisant l’écho de cette parole, nous invitons toutes les communautés, tous les fidèles à lire attentivement cette lettre, à l’étudier avec sérieux, à voir comment la mettre en œuvre. Nous appelons chaque baptisé, quelle que soit sa responsabilité dans l’Église, à s’engager « dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons tant besoin ». C’est par l’engagement et la vigilance de chacun que nous parviendrons à vaincre cette calamité des abus dans l’Église.

En France, l’Église s’est engagée avec une grande détermination dans cette lutte contre les abus et notamment contre la pédophilie. Avec humilité, nous reconnaissons que ce combat est toujours à intensifier, qu’il nécessite une attention sans faille et une conversion permanente des mentalités. La souffrance des personnes victimes d’abus s’impose aujourd’hui comme la première des conséquences à prendre en compte face à ce fléau. Nous affirmons avec force que l’écoute de l’histoire des victimes nous a profondément bouleversés et transformés.  Nous sommes persuadés que leur écoute et le travail accompli avec elles nous aideront à mener ce combat contre la pédophilie et à trouver des voies toujours nouvelles de prévention, notamment par la formation des différents acteurs auprès des jeunes. C’est bien dans cet esprit que, lors de notre prochaine assemblée plénière à Lourdes, nous souhaitons accueillir et écouter des personnes victimes.

La crise que traverse l’Église catholique aujourd’hui, le profond désarroi dans lequel sont plongés beaucoup de fidèles et de clercs sont une invitation à travailler à la juste place de chacun. A la suite de l’appel du Pape maintes fois exprimé, nous invitons à travailler cette question de l’autorité partout où elle se pose dans l’Église. C’est ensemble – dans un souci de communion véritable – qu’il nous faut veiller à ce que tous exercent pleinement leur responsabilité.

Dans ces épreuves qui nous atteignent, nous évêques, avec force et humilité nous en appelons à la foi des uns et des autres. C’est le Christ qui est notre Roc. Il nous a promis qu’il ne nous ferait jamais défaut. Nous vous lançons cet appel : « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous » (1P 3,16)

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Mgr Michel AUPETIT, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Pierre BATUT, Évêque de Blois
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Philippe MOUSSET, Évêque de Périgueux
Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun
Mgr Pascal WINTZER, Archevêque de Poitiers

Source : Zenit.org

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La CEF propose une prière pour la France

Prier pour son pays, prier pour ceux qui le gouvernent est une tradition dans l’Église, mais cette prière est toujours ouverte à tous les hommes, à l’universel. C’est pourquoi, l’apôtre saint Paul écrit :

 « J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité » (1 Tim 2,1-4). Dans cette esprit, l’Église offre les trésors de sa prière notamment lorsqu’elle invite à intercéder pour les chefs d’État le Vendredi Saint dans la belle et profonde Prière universelle ; ou encore lorsqu’elle célèbre la Messe pour intentions et circonstances diverses. La prière qui suit s’inspire de ces traditions de l’Église :

 

 

 

 

 

 

Dieu qui veille sur notre monde,

regarde le pays où tu nous as donné de vivre :

accorde à tous ses habitants de rechercher le bien commun,

            qu’il y ait parmi nous plus de justice.

Que ceux qui exercent le pouvoir dans notre pays,

le fassent avec sagesse,

toi, Père, qui porte au creux de tes mains le cœur des hommes,

            et garantis les droits des peuples ;

Et que sur la terre de France,

placée sous la protection de la Vierge Marie dans le mystère de son Assomption,

s’affermissent avec ta grâce

            la sécurité et la paix,

            la prospérité et la liberté religieuse,

Et dans le monde entier plus de bonheur et de paix.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

Source : CEF

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L’édito – Accueil des migrants ou conquête religieuse ?

 

L’Eglise catholique de France, à la suite des demandes répétées du Saint-Père, s’est lancée, via la publication d’une récente étude, dans la course à l’accueil des migrants. Des idées fusent pour convaincre les catholiques plus « sceptiques ». Ainsi, parmi les propositions, nous pouvons trouver l’organisation d’une sortie foot, la création de chorales et autre bonnes initiatives accueillantes. L’étude publiée par les évêques de France, met les catholiques dans des cases en fonction de leur rapport à l’accueil des migrants. Tout en gommant les nuances qui peuvent exister d’un angle à l’autre de cette classification rigide, l’étude relève que ce n’est pas parce que certains catholiques ne veulent pas d’un accueil tous azimuts qu’ils ne sont pas empreints d’une réelle charité. Pour autant, il n’existe pas de case du « charitable catho refusant l’accueil aveugle ». C’est que cette étude se veut un écran de fumée d’opium pour endormir la raison. Les vraies questions ne son pas posées et la charité et priée d’oublier la part inhérente de vérité qu’elle inclut. Nous l’avons dit à plusieurs reprises dans ces colonnes, le problème que pose l’immigration actuelle et un problème avant tout de combat spirituel. Les migrants ne sont pas des réfugiés, mais des conquérants. L’islam, même sans terrorisme, est conquérante. Il ne s’agit pas d’accueillir des personnes humaines en difficultés, mais de défendre la foi chrétienne et les chrétiens eux-mêmes. Le véritable problème des autorités politiques et religieuses est de ne pas voir (volontairement ?) qu’il s’agit d’une invasion spirituelle. Là est le véritable problème pour les « catholiques inclassables » et nulle part ailleurs.

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Nominations au Conseil Permanent de la CEF

Le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France nomme, à compter du 1er septembre 2018 :

  • Mme Christine NALINE, secrétaire générale adjointe (qui prend la suite du poste laissé vacant après le départ du Père Gérard LE STANG), pour un premier mandat de 3 ans ;
  • M. Ambroise LAURENT, secrétaire général adjoint (comme successeur de Mme Corinne BOILLEY), pour un premier mandat de 3 ans.

Le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France renouvelle, à compter du 1er septembre 2018 :

  • Le père Emmanuel COQUET en tant que secrétaire général adjoint, pour un second mandat de 3 ans.

Source : Riposte-catholique

Conférences/Formations #NLQ

Les mardis de l’éthique : Deux ans après Amoris Laetitia, où en est-on ? le 22 mai 2018 à Saint-Etienne (42)

Notre dossier sur Amoris Laetitia.

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Mgr Pontier : “j’ai envoyé ma lettre de démission au Pape”

Mgr Pontier revient sur la rencontre avec le chef de l’État au Collège des Bernardins, les États généraux de la bioéthique, l’exhortation apostolique du pape François sur la sainteté et la situation sociale.

Le 9 avril, la Conférence des évêques de France a reçu le président de la République au Collège des Bernardins, à Paris. Une première. Pourquoi cette invitation maintenant ?

Depuis quelques années, nous entendons dire que nous sommes trop discrets… Un premier objectif était de nous exprimer de manière originale. Pourquoi inviter le président Macron ? Depuis son élection, après cette année électorale assez étonnante, il avait déjà pris la parole devant les juifs, les musulmans, les protestants. Nous avons eu l’idée de l’inviter pour qu’il puisse s’exprimer sur la place du catholicisme dans la société. Nous avons aussi voulu rendre visible l’Église telle qu’elle est, en conviant des représentants de la vie associative, des responsables d’entreprises, mais aussi des personnes en difficulté qui traversent des épreuves, et des volontaires, des jeunes notamment, qui s’engagent à leurs côtés. C’est d’ailleurs avec des témoignages que nous avons commencé : un jeune homme autiste, avec son frère qui travaille à l’Office chrétien des personnes handicapées, une personne accompagnée par la Société de Saint-Vincent-de-Paul, et une autre par l’Association pour l’amitié. J’ai vu le président très attentif, étonné dans le bon sens, admiratif. Ces personnes nous ont donné un hymne à la vie. Ça a été un beau moment d’expression de la fécondité des fragilités.

Quel message souhaitiez-vous faire entendre au président Macron ?

Nous ne l’avons pas invité pour revendiquer quoi que ce soit, mais dans notre société pluraliste, les catholiques ont leur regard, leurs initiatives et leurs engagements. Dans mon discours, j’ai abordé des questions de société, des réalités d’aujourd’hui, non pas en voulant donner des leçons, mais en offrant une réflexion et des questionnements, notamment sur la place des plus pauvres dans notre société et l’importance de les faire passer en premier. J’ai abordé les questions de bioéthique, des migrants et de l’égalité, c’est-à-dire l’accès pour tous aux biens nécessaires pour une vie sociale et humaine, logement, travail, services publics. Le président, lui, s’est plutôt exprimé sur la laïcité.

On attendait depuis longtemps un discours sur ce sujet.

Il a fait un très bon discours sur la laïcité et sur la place de l’Église catholique dans la société laïque et pluraliste. Manifestement, sa vision est conforme à l’esprit de cette loi de 1905, qui est une loi de séparation des Églises et de l’État, certes, mais aussi de liberté de conscience, de culte, de religion. Il l’a bien affirmé : c’est l’État qui est laïc. La société est pluraliste. Il s’est situé dans ce cadre, en demandant aux catholiques de continuer à rendre le service de leur sagesse, de leur réflexion, de leur engagement dans la société, en particulier avec les plus pauvres, et de garder leur liberté de pensée, de parole et de spiritualité. Un discours qu’on peut qualifier d’encourageant, car on a entendu le président de la République insister sur la manière de se situer dans une société plurielle, qui doit se faire dans un respect de la diversité, ce qui n’empêche pas d’affirmer nos convictions. Nous avons notre liberté, et nous respectons celle des autres ! Nous ne pouvons pas exiger de la nation qu’elle pense et agisse comme nous, mais dans les valeurs que nous portons, il y a des aspects très utiles au bien commun…

Comprenez-vous cette polémique à propos de sa phrase sur “le lien à réparer” entre l’Église catholique et l’État ?

Certains sont dans des postures dont ils ne veulent pas sortir. Comme le président de la République est leur adversaire politique, indépendamment de ce qu’il a dit devant nous, ils ont trouvé une phrase au début du discours – ce qui leur a peut-être évité de lire la suite… – pour redire leur opposition.

Dans votre intervention, vous avez parlé de bioéthique. Comment analysez-vous le déroulement des États généraux qui viennent de se conclure ?

Les États généraux, qui ont duré quatre mois, ont eu, me semble-t-il, une ampleur encore plus grande qu’en 2011. La réflexion et le dialogue vont se poursuivre, d’autant plus que le débat au Parlement aura lieu à l’automne. Je pense qu’ils ont donné la possibilité à un public très large de s’emparer de ces questions. Des débats, un site Internet ont été proposés pour faciliter l’expression. La plupart des citoyens s’en tiennent aux médias qui ne permettent pas forcément de réfléchir en profondeur. De notre côté, la CEF a publié des fiches sur les différents aspects du débat. Nous avons signé une déclaration mettant en garde contre la légalisation de l’euthanasie pendant l’assemblée de Lourdes, même si nous ne savons pas encore si ce sujet sera dans le périmètre de la loi.

Et une journée de réflexion a été organisée à Marseille le 19 avril avec, notamment, Mgr d’Ornellas, responsable du groupe de travail de la CEF sur la bioéthique.

On a vu l’intérêt des 240 personnes inscrites et leur joie d’avoir pu recevoir cet éclairage. J’ai noté la diversité du public, toutes générations confondues, avec des étudiants. Le Dr Perrine Malzac, responsable de l’Espace éthique méditerranéen, chargé d’organiser les débats dans notre région, nous a parlé du climat franc et apaisé, dans le respect des prises de parole. Elle nous a dit sa surprise, heureuse, d’entendre les jeunes exprimer un questionnement de fond, et non pas un assujettissement à la technique, sur ce qui est bon pour l’homme. Mgr d’Ornellas s’est situé sur un plan plus philosophique : comment se construit l’éthique, comment la fragilité permet l’humanisation. Notre fragilité nous fait prendre conscience que nous sommes des êtres de relations, que nous nous construisons les uns avec les autres et les uns par les autres, comment, en ces domaines, il ne faut pas avoir comme seul objectif de vaincre toutes les fragilités. D’ailleurs, ces fragilités peuvent être humanisantes. Les ateliers sur les sujets comme la PMA, la fin de vie, la génétique, les dons d’organes ont eu beaucoup de succès, avec des spécialistes très appréciés.

Les lois civiles ne correspondent pas forcément aux convictions des chrétiens, des catholiques en particulier, et pas seulement en matière de bioéthique. Comment peuvent-ils se situer ?

Une loi civile est la loi d’un moment, d’un contexte. On ne peut pas s’attendre à ce qu’elle soit parfaite, juste, dans le sens du respect de ce qu’est l’être humain. Nous ne pouvons pas, nous, chrétiens, nier la réalité. On ne peut pas rêver que toute la société soit animée par l’anthropologie chrétienne, mais nous savons que nous avons là un trésor à cause de la personne du Christ qui traverse la fragilité humaine sans la fuir et sans se l’épargner, mais en nous montrant le passage incontournable par l’épreuve et la mort, qui ouvre une perspective de vie éternelle, et donc de victoire. Le rôle des chrétiens, c’est de témoigner que la foi en “cet homme”, comme dit Pilate, caricaturé, exprime d’une manière prophétique que celui qui passe par l’échec et l’épreuve est celui qui ouvre les portes de la vie. Nous avons à vivre ce que nous croyons, et pas à lutter pour imposer nos convictions. Nous avons à rendre témoignage de notre foi au Christ par notre vie, notre fidélité, notre confiance et notre conversion permanente. Il nous faut être prophètes !

Être prophètes et saints, pour suivre l’exhortation apostolique Gaudete et exsultate (La Joie et l’allégresse) du pape François parue le 9 avril !

Cette catéchèse sur « l’appel à la sainteté dans le monde moderne » est très belle. La sainteté, c’est la vocation de tout baptisé, elle est ouverte à tous. L’invitation du Pape rejoint chacun dans les diverses circonstances de sa vie. C’est la sainteté des “petits gestes”, des Béatitudes. Elle a des formes d’expression diverses, mais elle est à la portée de tous, pourvu que nous mettions un maximum d’amour, de confiance en Dieu et de responsabilité dans tous les actes de notre vie. Le pape François nous aide, toujours à travers des exemples précis, à ne pas mettre la sainteté là où elle n’est pas. Ce n’est pas le seul travail de l’intelligence, et ce n’est pas non plus la perfection de nos actes qui nous rendront saints. La sainteté ne repose pas sur notre propre volonté : c’est la foi et la confiance en la miséricorde de Dieu, sans cesse donnée, à laquelle nous nous confions et qui nous remet debout. En bon jésuite, le Pape appelle au discernement : ne pas chercher à imiter, mais trouver ce qui est bon pour nous, discerner ce qui est le plus conforme à l’appel de Dieu dans les situations que nous avons à vivre. Et souvent, le plus conforme, c’est la confiance et l’amour.

Cet « appel à la sainteté », qui s’adresse particulièrement aux jeunes générations, paraît quelques mois avant le Synode des évêques sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel.

Les organisateurs ont voulu y associer les jeunes. Le pré-Synode s’est réuni à Rome autour de la fête des Rameaux, en présence de représentants de la jeunesse du monde entier. Le pape François les a encouragés à parler “avec courage et sans gêne”. Dans notre diocèse, nous avons créé un Conseil pastoral des jeunes. Il réunit une trentaine de jeunes adultes qui sont dans la phase de réflexion et de propositions. Elle va déboucher sur des initiatives pour la prochaine année pastorale, afin d’écouter la parole des jeunes et de les rejoindre dans leurs questionnements et leur recherche humaine et spirituelle. C’est Mgr Aveline qui suit ce Conseil. Il est heureux de voir l’intérêt des jeunes et la manière dont ils prennent leur rôle au sérieux.

Les jeunes participent en ce moment, avec d’autres catégories de Français, aux manifestations contre les projets du gouvernement. Êtes-vous inquiet de l’état de notre société et des mécontentements qui s’expriment de manière parfois violente ?

Nous sommes dans une période d’interrogations. Tout le monde affirme la nécessité de faire des réformes dans notre pays et dans des domaines reconnus, et en même temps, il y a une résistance profonde, parfois justifiée, parfois politicienne, aux réformes proposées par ce gouvernement. Mais ce n’est pas nouveau. Alors, on peut se demander si les réformes proposées sont envisagées à partir des plus défavorisés : prend-on en compte leurs besoins ou recherche-t-on seulement la performance financière ? On peut aussi s’interroger sur l’instrumentalisation possible des mécontentements pour déstabiliser le gouvernement et le chef de l’État. Chacun peut répondre à ces questions selon ses convictions.

À 75 ans, les évêques présentent leur démission au Pape. Votre anniversaire est le 1er mai. Avez-vous envoyé votre lettre et avez-vous reçu une réponse ?

Oui, j’ai envoyé ma lettre de démission au Pape et je me suis mis en disponibilité, expliquant que j’étais prêt à quitter mes responsabilités ou à les conserver le temps de finir le mandat de président de la Conférence des évêques qui va jusqu’en juillet 2019. Apparemment, c’est le souhait du Saint-Siège que je continue un an de plus. Je le ferai à une seule condition : que ma santé le permette. Pour le moment, tout va bien ! Si le bon Dieu ne me donne pas de signe contraire, je serai heureux de pouvoir terminer ma mission.

Nous allons bientôt fêter la Pentecôte. Vous allez confirmer 180 adultes à la cathédrale.

La moitié d’entre eux a été baptisée à Pâques, les autres, déjà baptisés, se sont remis en route et ont demandé à être confirmés. Je les ai rencontrés récemment pour une catéchèse sur l’Esprit Saint et la confirmation. Une belle assemblée ! Ce qui me marque, c’est leur qualité d’écoute, leur soif d’approfondir leur foi et leur joie de cheminer vers ce sacrement, d’avoir renoué leur relation avec le Christ, avec l’Église et la communauté chrétienne. J’ai vraiment senti une joie profonde chez ces personnes dont la majorité a entre vingt et quarante-cinq ans, venant d’horizons très divers. Rien a priori ne devrait les réunir, mais l’Esprit de Dieu les a convoqués ces dernières années à ce chemin spirituel. Ce qui me frappe en eux, c’est vraiment la paix, la sérénité et la joie. Cela donne beaucoup d’espérance. Il faut maintenant qu’ils se sentent accueillis dans les communautés chrétiennes, qu’ils y trouvent leur place et qu’ils puissent y prendre des responsabilités.

Source : Riposte-catholique

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Le service national de liturgie envoie un drôle de questionnaire aux prêtres de France au sujet de la diffusion des homélies

C’est avec un certain amusement que nous avons pu lire un questionnaire que le Service National de liturgie envoie actuellement aux diocèses pour que les prêtres y répondent avant le 30 avril, au sujet des pratiques de diffusion des homélies. Nous vous rapportons le document accompagné de notre regard (les NDLR : notes de la rédaction) sur cette petite affaire un tant soit peu surprenante… Ici nous comprenons à quel point l’Eglise de France semble malheureusement en retard par rapport au monde actuel…

Initiatives actuelles autour de la diffusion d’homélies

Exemples

  • Diffusion d’extraits d’homélies dans les bulletins paroissiaux
  • Diffusion par mise en ligne des enregistrements sur un site Internet

·         Depuis 2017, une paroisse du diocèse d’Aix et Arles met en ligne des enregistrements d’homélies. Ils durent une quinzaine de minutes.

·         Depuis 2017, le site de la paroisse Saint-Louis d’Antin présente un onglet intitulé « Les homélies du curé » réécoutables en replay.

  • Diffusion par téléchargement des textes à partir d’un site Internet

·         Sur le site du diocèse de Paris, figurent un grand nombre d’homélies de Mgr Vingt-Trois ;

·         Depuis 2015, l’abbaye de Tamié met des homélies en ligne, précédées des textes du jour ;

·         Le diocèse de Bafoussam au Cameroun met en ligne la plupart des homélies de l’évêque ;

·         Un centre orthodoxe en Moselle met en ligne les homélies téléchargeables d’un diacre.

  • Diffusion sur un blog personnel

·         Depuis 2007 dans une paroisse rurale du diocèse de Laval, un curé poste sur son blog « un prêtre en ligne » des homélies mais également des recensions, etc…

NDLR : qu’en est-il de saint Maximilien Kolbe, qui fut le premier à utiliser les grands médias de son temps en montant son journal quotidien (1922) et une radio (1930 !) afin de promouvoir la vénération de la Sainte Vierge ? Une homélie ne doit pas être un simple commentaire de texte, mais une prédication qui éclaire, rayonne de la joie du Christ et transporte les fidèles dans l’émerveillement du mystère de Dieu ! Il est quand même incroyable que près d’un siècle plus tard, on se pose encore la question de la pertinence de la diffusion des homélies, alors qu’on devrait déjà mettre en place leur diffusion.

Verbatim

  • Arguments défavorables à la diffusion

·         Une homélie est un acte liturgique. Proclamée devant une assemblée, en un temps et un lieu spécifiques, elle est un dialogue avec l’assemblée présente et ne peut donc être diffusée a posteriori, hormis dans le cas spécifique d’un mariage (un diacre) ;

·         « La diffuser m’obligerait à retravailler mon texte car je dis plus et parfois différemment de que ce que j’écris ; le temps manque » (un prêtre) ;

·         « Une diffusion ne peut pas être systématique : il faut toujours en demander l’accord à l’auteur qui doit pouvoir accepter ou refuser au coup par coup » (un prêtre) ;

·         « Déjà qu’un prêtre n’aime pas prononcer une homélie en présence d’autres prêtres … » ;

·         Une homélie ne se réduit pas à un texte. La voix, le ton, le geste la portent ;

·         Il ne faut pas surcharger le site d’une paroisse. (NDLR : Que peut-on mettre sur un site de paroisse à part des annonces, des horaires et des homélies ?)

NDLR : A l’heure du déferlement des youtubeurs sur internet, on se demande comment on peut encore faire la fine bouche, alors que de moins en moins de gens se rendent dans les églises, et qu’internet devient la première source d’information. Peut-être que la formation à la prêtrise pourrait s’adapter en cultivant la rhétorique et le théâtre afin de développer l’aisance audiovisuelle, car si le contenu reste le plus important, la façon de s’exprimer l’est tout autant et se travaille, sans qu’elle devienne une caricature. La vidéo reste malgré tout le média le plus plébiscité aujourd’hui, et c’est sur ce terrain que doivent s’orienter les initiatives. Saluons au passage SOH : Service d’optimisation des homélies, initiative qui offre des formations gratuites au prédicateurs catholiques et dont l’activité gagnerait à se développer en ce sens.

  • Arguments favorables à la diffusion

·         Une homélie en ligne est un moyen de prolonger chez soi la célébration, de la partager avec ses proches, famille ou amis ;

·         Les Oraisons funèbres de Bossuet nous seraient-elles jamais parvenues, si elles n’avaient pas été retranscrites ?

·         Une homélie en ligne est un moyen d’entrer en relation avec ceux qui ne franchissent pas le seuil de l’église, soit qu’ils ne le peuvent pas, soit qu’ils n’osent ou ne le veuillent pas ;

·         Publier les homélies, n’est-ce pas répondre à l’invitation du pape Paul VI qui, dans sa Lettre encyclique Ecclesiam suam, soulignait que le dialogue est un « aspect capital de la vie actuelle de l’Église », et que celle-ci « doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit. L’Église se fait parole ; l’Église se fait message ; l’Église se fait conversation » ?

NDLR : Il est surprenant de noter que pas une seule allusion est faite à propos du Père François Potez, curé de Notre-Dame du Travail, dont le travail audiovisuel de qualité et accessible est suivi avec assiduité ; du père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, précurseur en la matière, qui depuis 2008 met à disposition sur son site ses homélies – près de 1200 ! – au format audio et vidéo (qui atteignent des milliers de vues), sans compter ses prédications récentes sur la chaîne québécoise TVA au sein de l’émission La Victoire de l’Amour, présentée par Sylvain Charron et qui compte 250 000 spectateurs… et bien d’autres prêtres qui œuvrent en ce sens.

Partage de pratiques

A la lecture de ce qui précède, nous vous remercions de participer à une enquête sur des initiatives actuelles concernant la diffusion des homélies.

 

1-      Vous observez ou pratiquez la diffusion d’homélies : D’où est venue l’initiative ? Dans quelles circonstances ? Quelles ont été les motivations exprimées ?

NDLR : drôle de question : notre rôle en tant que catholique, et surtout lorsqu’on est prêtre, n’est-il pas de partager et diffuser la Bonne Nouvelle en s’adressant le mieux possible au monde actuel ?

2-      Ce que l’initiative est devenue : Par quel biais les homélies sont-elles diffusées aujourd’hui ? Est‑ce occasionnel ou régulier ? Y a-t-il eu des évolutions dans la pratique ?

3-      Si vous aviez à reformuler aujourd’hui l’intérêt de l’initiative, ses enjeux…

4-      Quelles limites voyez-vous ? Quelles améliorations faudrait-il envisager ?

 

Merci de décrire si besoin en quelques mots votre contexte pastoral (par exemple type de paroisse)

 

NDLR :  Nous pouvons nous demander pourquoi l’Eglise de France propose un tel sondage : la diffusion des homélies devrait être tout bonnement encouragée pour tous. Chacun doit pouvoir s’y adapter comme il peut : nous pouvons comprendre que certains prêtres ne soient pas à l’aise avec cela et on ne peut pas les forcer, mais il est sûr que beaucoup d’entre eux n’ont pas attendu l’enquête administrative pour prendre des initiatives évangélisatrice, à commencer par saint Maximilien Kolbe ! Peut-être serait-il plus opportun de mettre en place des cellules de formation ou bien des équipes à disposition des prêtres pour la réalisation de vidéos, et de s’enquérir directement auprès de ceux qui effectuent déjà ce travail, afin de l’optimiser ou de prendre exemple sur eux.

 

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Journée d’étude sur les Etats Généraux de la bioéthique le 22 avril 2018 à Saint-Didier (84)

Avec la participation de

MONSEIGNEUR D’ORNELLAS,
Responsable du groupe de travail sur la bioéthique de la Conférence des évêques de France

et le concours de THÉOLOGIENS, de PHILOSOPHES,
de JURISTES et de PERSONNELS DE SANTE.

Studium de Notre-Dame de Vie
205, Chemin de Sainte Garde
F- 84210 Saint Didier

image journée bioéthique

Intervenants :

Madame Marie-Jeanne Coutagne
professeur agrégée et docteur en philosophie, membre de la Fondation Teilhard de Chardin

Madame Béatrice Libori
maître de conférence de droit public

Père Jean-François Lefebvre
professeur d’Ecriture Sainte au Studium de Notre Dame de Vie

 

S’informer, réfléchir, échanger

Programme :

09h15 Présentation de la journée Mgr Pierre d’Ornellas
09h30 La vulnérabilité comme provocation à la rencontre – quelques pistes bibliques
Questions/réponses
Père Jean-François Lefebvre
10h15 Habiter avec soi-même : la personne humaine, une fragile unité
Questions/réponses
Madame Marie-Jeanne Coutagne
11h15 Les principes du droit qui fondent la bioéthique
Questions/réponses
Madame Béatrice Libori
12h00 Table ronde Mgr Pierre d’Ornellas
Père Jean-François Lefebvre
Marie-Jeanne Coutagne
Béatrice Libori
12h30 Repas
13h45-15h15 Ateliers proposés à partir des fiches publiées sur le site de la conférence des Évêques de France
http://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/comprendre-les-enjeux/
15h30 Entrer en dialogue Mgr Pierre d’Ornellas
16h15 Synthèse des ateliers
16h45 Conclusion de la Journée Mgr Pierre d’Ornellas
17H00 Eucharistie

Programme détaillé

Inscription

Informations

Uniquement sur inscription :
Pour vous inscrire, merci de remplir le formulaire accessible ci-dessus.

Participation aux frais
Participation libre aux frais d’organisation.
Il vous sera demandé 13€50 pour le déjeuner.

Hébergement et repas :
Toutes les personnes inscrites sont attendues pour le repas de midi à Sainte-Garde le 22 avril (coût : 13€50)
Si vous le souhaitez, vous pouvez également arriver la veille et rester jusqu’au lendemain. Merci de le préciser lors de votre inscription.
Renseignements pour le logement et les repas : accueil@saintegarde.org / +33 04 90 66 01 08

Transports : 
Notre-Dame de Sainte-Garde est située au 205 Chemin de Sainte Garde à Saint Didier (à 10 km de Carpentras) sur la D 28 en direction de Venasque.

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Emmanuel Macron aux Bernardins (Addendum : suivez le direct sur KTO dès 19h)

La Conférence des évêques de France (CEF) prévoit une rencontre le 9 avril 2018 au Collège des Bernardins à laquelle le président de la République participera. C’est une bonne nouvelle pour l’Église de France. On connaît également l’attention du chef de l’État pour ces questions, lequel préfère adopter une attitude plus souple et moins laïcarde que certains ténors de l’ancienne majorité, voire de la nouvelle.

Emmanuel Macron a déjà promis d’être présent parmi les trois à quatre cents invités qui devraient se presser sous les voûtes cisterciennes responsables politiques, universitaires, chefs d’entreprise, personnalités de la culture et des médias, mais aussi des personnes handicapées, des migrants.

Pour lire l’article complet, c’est ici.

SOURCE Famille chrétienne

ADDENDUM : Le direct de cette soirée  :

En France #NLQ

La Conférence des évêques de France reçoit Emmanuel Macron

Ce lundi 9 avril 2018, la Conférence des évêques de France (CEF) recevra le président de la République Emmanuel Macron au Collège des Bernardins. Comme l’indique le site de KTO :

Cette soirée s’ouvrira par trois témoignages de personnes en fragilité, accompagnées des associations catholiques qui les accueillent :

• L’Association pour l’amitié,
• L’Office chrétien des personnes handicapées,
• La Société de Saint-Vincent-de-Paul.

S’ensuivront les discours de Mgr Georges PONTIER, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, puis de M. Emmanuel MACRON, Président de la République.

On pourra suivre en direct cet événement sur le lien suivant  qui figure sur le site de KTO.