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En Centrafrique, le corps d’une religieuse mutilé

Le crime barbare commis à l’encontre de sœur Inès Nieves Sancho il y a quelques jours à Nola, dans le sud-ouest de la Centrafrique est révélateur du climat de haine qui règne dans certaines zones du pays. Une religieuse de la communauté de sœur Inès en témoigne. En plus de 45 ans de mission en Centrafrique, elle constate que la violence s’est intensifiée… sans toutefois la dissuader de témoigner de l’Évangile.

Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

« Je voudrais aujourd’hui faire mémoire avec vous de Sœur Inès Nieves Sancho, âgée de 77 ans, éducatrice des jeunes filles pauvres depuis des années, qui a été tuée de manière barbare en Centrafrique, à l’endroit même où elle enseignait aux jeunes filles à coudre. Une femme de plus qui donne sa vie pour Jésus dans le service des pauvres. Prions en silence ». Tel est l’hommage rendu ce 22 mai par le Pape François à la religieuse défunte, au terme de l’audience générale.

Le corps mutilé de sœur Inès a été retrouvé le 20 mai dernier dans une forêt située derrière la maison où elle apprenait la couture aux jeunes filles. On ne connaît pas encore les auteurs ni les motifs de l’assassinat. Selon un député local, il pourrait être lié au trafic d’organes humains, et aux crimes rituels nombreux dans la région. La République Centrafricaine est plus largement le cadre d’une guerre civile depuis 2013. Pas moins de sept accords de paix ont été signés ces cinq dernières années, sans qu’aucun n’aboutisse au retour de la stabilité. De nombreux groupes armés hétérogènes continuent de s’affronter sur tout le territoire.

« Là où est la haine, que je mette l’amour » (St François d’Assise)
Originaire de Burgos (Espagne), sœur Inès résidait depuis 1996 dans la commune de Nola, située dans le diocèse de Berbérati, au sud-ouest de la Centrafrique (RCA). Âgée de 77 ans, elle espérait y poursuivre sa mission auprès des jeunes filles à qui elle apprenait la couture afin de leur donner un avenir. « Elle était très proche de la population et très active », rapporte un communiqué du diocèse d’Albi, où se trouve la maison-mère de la congrégation des Filles de Jésus, famille religieuse de sœur Inès.

« Lors de ses passages à Massac, témoigne une sœur de la congrégation, sœur Inès disait à toutes qu’il lui tardait de revenir en terre africaine. On la sentait désormais plus centrafricaine qu’européenne ».

Sûrement pourrait-on en dire autant de sa consœur Bénédicte, arrivée en RCA en 1972, où elle travaille à l’hôpital de Berbérati. Cette religieuse aux origines française et italienne a mis au monde des centaines d’enfants, mais elle a aussi pansé d’innombrables blessures… provoquées par des actes de violence de plus en plus sauvages. « Je ne reconnais plus la Centrafrique », confie-t-elle, « le pays n’est pas sûr et je crois que personne n’est en sécurité ». Sœur Bénédictene cache pas sa préoccupation ni son désarroi. « Les choses horribles » dont elle est témoin viennent même l’interroger sur le plan spirituel. Mais c’est en fin de compte le courage et l’amour, tout droits venus de l’Évangile, qui prennent le dessus. « Il faut que l’Église s’investisse davantage, il faut donner des exemples d’amour », estime-t-elle, pleine de résolution.

 

Source Vatican News

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Centrafrique : un massacre dans un camp de réfugiés et dans la cathédrale

Un massacre a été perpétré en Centrafrique, à Alindao, dans un camp de réfugiés et dans la cathédrale, jeudi dernier, 15 novembre,  dénoncent les media du Vatican.

Vatican News en italien rapporte que l’attaque, commise par des dizaines de rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) de Ali Darassa. Elle aurait fait  42 morts selon un bilan encore provisoire, dont deux prêtres. Ce serait la réponse du groupe rebelle à l’assassinat d’un musulman par des « anti-balaka ».

Il semblerait que les Casques bleus de la MINUSCA (Mission de stabilisation de l’ONU en République centrafricaine) ne soient pas intervenus, déplore l’agence vaticane Fides.

« Après avoir saccagé et incendié la Cathédrale, les rebelles se sont dirigés vers le camp de réfugiés, où ils ont tué au moins 42 personnes. Parmi les victimes se trouve le Vicaire général du Diocèse d’Alindao, Mgr Blaise Mada, qui a été enterré hier, ainsi qu’un autre prêtre dont le corps a été retrouvé aujourd’hui, le père Célestin Ngoumbango, Curé de Mingala », indique une source de Fides : « Les deux prêtres ont été tués par des coups de feu tirés au cours de l’assaut mené contre l’évêché où ils s’étaient réfugiés en compagnie d’autres personnes ».

L’évêque d’Alindao, Mgr Cyr-Nestor Yapaupa, a organisé l’évacuation des survivants en direction de la capitale, Bangui, indique Fides.

Le pape François s’est rendu en Centrafrique en novembre 2015. A la mosquée centrale de Bangui, le 30 novembre, il a appelé à la paix : « Chrétiens et musulmans nous sommes frères. Nous devons donc nous considérer comme tels, nous comporter comme tels », avant d’ajouter : « Ensemble, disons non à la haine, à la vengeance, à la violence, en particulier à celle qui est perpétrée au nom d’une religion ou de Dieu. »

C’est à Bangui que le pape a ouvert la première porte sainte du Jubilé de la miséricorde, de façon anticipée.

Source : Zenit.org

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Centrafrique : l’evêque de Kaga-Bandoro s’inquiète de la forte insécurité dans son diocèse

« Où est la vérité ? » se demande S.Exc. Mgr Tadeusz Kusy, Evêque de Kaga-Bandoro, dans le centre-nord de la République centrafricaine en se plaignant du manque de transparence de la MINUSCA (Mission de l’ONU en Centrafrique) en ce qui concerne la gestion des évacués locaux.

A Bandoro, plus de 15.000 habitants ont été chassés de leurs maisons par les rebelles de la Seleka voici plus de 4 ans, en février 2014. Ces personnes se trouvent dans des camps d’évacués à 3 Km de la ville. Selon Mgr Kusy, les autorités locales et celles ce l’ONU lancent aux évacués des messages contradictoires. D’un côté, elles invitent la population à retrouver la vie communautaire de naguère dans les quartiers de provenance « mais dans le même temps, des structures sont en construction à 3 Km de leurs maisons et il leur est dit qu’ils peuvent rester là. Alors où est la vérité ? Il n’existe pas de vérité dans ces programmes » dénonce l’Evêque.

Mgr Kusy souligne le drame humain de la vie des évacués et en particulier « des enfants qui ont moins de 4 ans sont nés dans les camps et qui ne connaissent pas la vie normale dans une maison. Ils sont nés sous des bâches ou sur la paille. Est-ce qu’on pense à ceux-là ? Ce sont des enfants qui sont marqués par les stigmates de la vie, vivant dans une petite hutte. Ils sont nés là-bas et ne connaissent pas la vie normale d’une maison familiale, dans un quartier ».

L’Evêque dénonce en outre les conditions d’insécurité régnant sur les routes qui relient les différentes localités du Diocèse. Par exemple, en juillet, le contingent burundais des Casques bleus qui contrôlait la route allant de Bandoro à Ndombetté, a été retiré, laissant le champ libre aux bandits qui rançonnent les voitures de passage

L’insécurité due à la présence de groupes armés et de bandits a un fort impact sur les activités pastorales. Dans la zone allant de Ndélé à Kaga-Bandoro, sont présents des guérilleros de la Seleka et des mercenaires soudanais et tchadiens, qui volent véhicules et motocyclettes. « J’avais programmé, ajoute Mgr Kusy, un déplacement en décembre 2017 ; mais je n’ai pu le faire qu’au mois de mai 2018 » indique Mgr Kusy.

Encore plus grave a été l’épisode intervenu cet été lorsqu’en se rendant à l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale, qui se tenait à Berbérati du 18 au 26 juin, Mgr Kusy et son entourage ont été dérobés par des bandits de grand chemin. « Dans cette attaque, le Diocèse a perdu les documents enregistrés dans l’ordinateur de l’Econome du Diocèse : toute la comptabilité et tout ce qui relève de la Caritas diocésaine » affirme l’Evêque.

Source : L.M. Agence Fides 15/10/2018

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Centrafrique : “L’Eglise est en première ligne pour la réconciliation”

Depuis le début de l’année, trois prêtres ont été assassinés en République centrafricaine : les pères Firmin Gbagoua, Albert Toungoumalé-Baba et Joseph Désiré Angbabata. Mgr Nestor-Désiré Nongo-Aziagbia, SMA, 58 ans, évêque de Bossangoa, dans le nord-ouest du pays, a accepté de répondre aux questions de l’AED.

Lire la suite sur le site de l’AED

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Centrafrique : Nouvel assassinat de prêtre, l’Eglise endeuillée

La flambée de violences en République centrafricaine a fait une nouvelle victime à Bambari, dans le centre du pays. L’abbé Firmin Gbagoua, vicaire général du diocèse de Bambari, touché par balle ce vendredi 29 juin, est décédé. L’abbé Mathieu Bondobo, recteur et curé de la cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui confirme sa mort à Vatican News.

Selon l’abbé Mathieu Bondobo, encore sous le joug de l’émotion, l’abbé Firmin Gbagoua a reçu une balle à bout portant dans l’abdomen vers 19h00 vendredi 29 juin, avant de succomber à ses blessures, alors « qu’il était à table pour dîner à l’archevêché de Bambari, en compagnie de confrères ».

L’émoi dans le pays est d’autant plus grand que ce meurtre intervient dans un contexte centrafricain extrêmement tendu. « Personne n’est protégé dans ce pays, mais l’Église ne se taira pas », clame l’abbé Bondobo.

Les combats entre groupes armés et milices d’autodéfense prennent de plus en plus d’ampleur dans le nord du pays. Des religieux, des casques bleus sont ciblés, des maisons brulées. « Ces criminels qui continuent de tuer, nous savons où ils se trouvent », indique le recteur de la cathédrale de Bangui, appelant les autorités « à faire leur travail ».

Cette recrudescence des violences inquiète donc naturellement aussi les évêques centrafricains. Dans une lettre parue à l’issue de leur assemblée extraordinaire le 24 juin dernier, l’épiscopat avait constaté « avec étonnement et amertume, l’arrivée « de nouveaux mercenaires qui rendent difficile la résolution de la crise ». « L’impunité et l’amnistie que certains tentent de nous imposer ne nous apporteront pas la paix », écrivaient-ils, se référant aux multiples accords de paix qui permettraient, selon eux, « de faire gagner du temps à certains groupes armés ».

« Nous rappelons au gouvernement, à la communauté internationale et aux groupes armés que l’autorité de l’État est non négociable, et qu’elle ne peut faire l’objet d’un quelconque marchandage », plaidaient les évêques.

Depuis 2013, la quasi-totalité du territoire de la Centrafrique vit sous la coupe de groupes armés et de milices qui y commettent d’innombrables violences et exactions.

Entretien réalisé par Hélène Destombes – Cité du Vatican

Source : Vatican News

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Conférence-débat et prières pour la Centrafrique le 25 avril 2018 à Bondy (93)

Le diocèse de Saint-Denis accueille un prêtre étudiant venant de Centrafrique. Il nous partagera les situations de souffrance vécues par les habitants de son diocèse.

Témoignages, chants, prières, photos, documents…

Avec la présence de Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis

Le 25 avril 2018, de 20h à 22h
Maison diocésaine Guy Deroubaix – 6 avenue Pasteur 93140 Bondy (Bus 105 / 303 : arrêt “Eglise de Bondy” – RER E : arrêt “Bondy”)

la République Centrafricaine

La République Centrafricaine qui est l’un des pays les moins avancés (PMA) a connu des crises récurrentes d’ordre politique et sécuritaire ces trois dernières décennies. Ces dernières ont eu des répercutions fortement négatives sur l’économie et la société dans son ensemble. Les conflits armés ont fragilisé les institutions publiques et marqué les opérateurs privés du fait de la destruction des infrastructures socio-économiques et environnementales.

La détérioration des conditions de vie de la population s’est généralisée. Les conséquences de cette situation se résument en une forte contraction de l’économie nationale. Tous les secteurs économiques ont été affectés par les conflits armés. Cette situation a donc aggravée le phénomène de la pauvreté.

Le quotidien des populations nous interpelle. Voilà pourquoi nous devons agir pour tenter d’apporter une réponse humble mais significative à cette crise très diversifiée.

En Centrafrique, les défis sont multiples et variés :

– Sensibiliser, informer et former la population centrafricaine sur la cohésion sociale, la justice, la vérité, la réconciliation et la paix, notamment entre chrétiens et musulmans,
– Promouvoir l’accès aux soins de santé primaire pour limiter le recours à la médecine traditionnelle non contrôlée et avec des conséquences le plus souvent regrettables,
– Promouvoir l’école et l’éducation pour tous (enfants, jeunes, adultes) : dans notre diocèse 80 % de la population est analphabète,
– Promouvoir l’accès à un abri décent : 25000 personnes déplacées résident dans la cour de l’évêché et de la cathédrale sous des tentes de fortunes, exposées aux intempéries,
– Promouvoir les activités du secteur primaire (agriculture, pêche, élevage) et du secteur secondaire (les petites unités de transformation),
– Encourager et soutenir la promotion féminine dans l’égalité des chances, sans cela la prostitution en temps de crise s’impose aux filles comme moyen de subsistance,
– Lutter contre le fléau du SIDA, des maladies et infections sexuellement transmissibles,
– Réduire le chômage et la pauvreté par la promotion des activités génératrices de revenus et les formations techniques spécialisées,
– Promouvoir la protection des personnes faibles (enfants, femmes, les personnes âgées, les handicapés, les groupes minoritaires),
– Sensibiliser la population sur la protection de l’environnement et de sa biodiversité,
– Promouvoir l’hygiène, eau et assainissement dans les écoles, lycées, dispensaires, ménages et autres,
– Promouvoir l’accès aux nouvelles technologies et aux médias : le diocèse est géographiquement isolé et cette situation est accentuée avec les routes de plus en plus impraticables et en l’absence des moyens de communication sociale (radio, réseau téléphonique). Seul l’évêché a une petite installation permettant de se connecter difficilement à l’internet.
– Développer les activités culturelles et sportives.

Dans cet univers que je viens de décrire, le développement intégral de tout l’homme et de tout homme est le nouveau nom de la mission, car la gloire de Dieu est l’Homme vivant et debout.

Avant mon arrivée en France, j’avais la responsabilité de la Caritas diocésaine. Ce ministère m’a fait toucher du doigt les réalités de la souffrance de ce peuple. Le peu que je puisse faire aujourd’hui c’est de prier en communion avec mon diocèse, mais aussi partager cette réalité au monde.

La République Centrafricaine vit une crise sans précédent, du « jamais vu » selon les termes de la Conférence épiscopale. Malheureusement cette crise semble de plus en plus oubliée tandis que les préoccupations au quotidien sont grandissantes.

Ayant vécu les faits  et recueilli personnellement des images au cœur des événements, je vous invite à un instant de partage et de réflexion autour de la réalité centrafricaine en laissant aux images la force de témoigner et nous interpeller.

Avec la présence de Monseigneur Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis

Notre engagement : le quotidien de nos frères et sœurs ne doit pas tomber dans l’oubli car l’oubli est un crime contre la réalité et contre l’humanité.

Père Séverin Ngoumbango,
Unité pastorale de Noisy-le-Grand / Gournay-sur-Marne

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Centrafrique – Mort du prêtre blessé le 22 mars dans le cadre d’une attaque contre la Paroisse de Séko

Le Père Joseph Désiré Angbabata – et non pas Bienvenu Assindeko comme cela avait été publié dans un premier temps (voir Fides 23/03/2018) – Curé de Séko, localité sise à 60 Km de Bambari est mort des suites des blessures qui lui avaient été infligées lors de l’attaque perpétrée contre sa Paroisse. La nouvelle a été confirmée par l’Evêque de Bambari, S.Exc. Mgr Richard Appora. « Nous avons été informés que le prêtre, blessé la veille, est mort. Je ne dispose pas d’autres informations ».
Le Diocèse de Bambari indique ne pas avoir encore reçu le corps du Père Angbabata, indiquant : « Nous ne savons pas où se trouve pour l’instant le corps et nous sommes en attente » affirme un prêtre.
Dans une nécrologie, le Diocèse de Bambari explique les faits comme suit : « Nous, Monseigneur Richard APPORA, OP, Evêque du Diocèse de Bambari, avons le profond regret d’informer la communauté chrétienne du Diocèse, la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) et tous les hommes et femmes de bonne volonté du décès de l’Abbé Joseph Désiré Angbabata, survenu le 21 mars 2018 à Séko, suite à l’attaque de la Paroisse Saint Charles Lwanga de Séko par un groupe armé. Il était le curé de cette Paroisse depuis Octobre 2017 jusqu’à ce jour ».
La mort du prêtre a eu lieu après 24 heures de combats entre deux groupes armés à Séko. Selon des sources indépendantes, différents civils auraient été tués au cours de ces affrontements dont le bilan est encore difficile à établir pour le moment à cause du manque d’accès à la ville. (L.M.)

Source Agence Fides

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Centrafrique – L’archevêque de Bangui dément avoir signé l’accord de paix

Controverse à propos de l’accord politique pour la paix signé le 19 juin dernier. Le document a été signé par un soi-disant représentant de l’archevêque de Bangui (et président de la Conférence épiscopale centrafricaine). Mais l’archevêque dément formellement avoir mandaté quiconque.

Elaboré sous l’égide de la communauté de Sant’Egidio, l’accord politique pour la paix n’aurait pas été officiellement approuvé par le cardinal Dieudionné Nzapalainga, archevêque de Bangui, rapporte le journal la Croix. Sur le document signé le 19 juin dernier figure pourtant la signature d’un certain Godefroy Mokamanede, présenté comme le « représentant du cardinal Nzapalainga ». Mais dans un communiqué, le cardinal centrafricain précise qu’il n’a « mandaté personne pour le représenter et prendre des engagements en son nom, ni à titre personnel, ni comme président de la CECA (Conférence épiscopale centrafricaine, NDLR), ni comme membre fondateur de la Plateforme des confessions religieuses ».

Si l’archevêque de Bangui salue « tous les efforts en faveur du rétablissement de la cohésion sociale en RCA », il a fait part au quotidien chrétien de son regard critique sur l’accord publié par la communauté italienne, expliquant que ce texte, tel qu’il a été publié « est une porte ouverte vers l’impunité pour les auteurs des violence ».

 

Source

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Centrafrique – Résurgence des violences ethniques et religieuses

Les violences à caractère ethnique et religieux se multiplient en République centrafricaine. Ces dernières semaines, les combats entre milices rivales ont repris ; et plus d’une centaine de personnes ont perdu la vie au cours de trois attaques survenues à Alindao, Bangassou et Bria, dans le sud-est du pays.

A Bangassou, une situation sécuritaire encore précaire

« Deux mille musulmans sont encore hébergés à la mission catholique ; une partie est au séminaire mineur, une autre est à la cathédrale et une autre se trouve chez moi, à la maison épiscopale », a expliqué à l’agence Fides Mgr Juan José Aguirre Muñoz, évêque de Bangassou, ville du sud-est de la RCA, assaillie il y a quelques jours par un groupe de miliciens anti-balaka. « Nous sommes confrontés à deux urgences : la sécurité et l’aide humanitaire, mais ce qui nous préoccupe le plus est le manque de sécurité. Nous sommes exposés à des attaques à l’improviste ».

Chrétiens et musulmans visés par des violences

A Bangassou, se trouve un contingent de Casques bleus marocains de la Minusca (la mission de l’ONU en Centrafrique), mais sa marge de manœuvre est limitée. Le bureau des Nations-Unies pour la coordination de l’aide humanitaire exprime sa vive préoccupation devant ce climat d’instabilité, dénonçant des violences à connotation ethnique et religieuse.

« La population musulmane, affirme Najat Rochdi, coordinateur humanitaire de l’ONU pour la République centrafricaine, n’est pas la seule à être visée. Les chrétiens aussi subissent des violences et des persécutions. Une grande partie de la population est en train de payer le prix de cette instrumentalisation de la religion. Les deux dernières semaines ont été horribles. Des dizaines de femmes et d’enfants ont été tués pour des motifs religieux, ou en raison de leur appartenance ethnique ».

Instrumentalisation de la religion

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui a également fait part de son inquiétude auprès de nos confrères du site italien Vatican Insider : « la situation nous a incités à réitérer de plus en plus clairement que notre rôle, en tant que chef religieux, est d’amener les factions au dialogue », a-t-il déclaré, rappelant encore que ce conflit n’avait rien de religieux en soi, mais que la religion était justement utilisée à des fins personnelles, afin de s’emparer des ressources de la région.

 

Source Radio Vatican

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Centrafrique – Les évêques médiateurs au péril de leur vie face aux rebelles

Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui, se trouve à la tête de la mission de médiation qui a convaincu quelques centaines de rebelles à quitter Bangassou, ville du sud-est de la République centrafricaine, où ont eu lieu les épisodes de violence les plus dramatiques et les plus sanglants de ces dernières semaines.

Quelques centaines de rebelles appartenant aux antibalakas ont accepté de quitter la ville où 1.000 personnes avaient été contraintes à se réfugier dans la mosquée, 1.500 autres dans l’église et 500 à l’hôpital. De surcroît, 3.000 habitants de la ville ont cherché refuge en République démocratique du Congo.

Dimanche 14 mai, Mgr Juan Jose Aguirre Muños, (notre photo) évêque de Bangassou, a risqué sa vie pour défendre les 1.000 musulmans s’étant réfugiés dans la mosquée de la ville. Des miliciens, qui assiégeaient le lieu de culte islamique, avaient ouvert le feu, tuant une personne qui se trouvait aux côtés de l’évêque qui n’a pas été blessé.

La MINUSCA – Mission de l’ONU en Centrafrique – a affirmé que les opérations d’évacuation des fidèles réfugiés dans la mosquée sont en cours.

 

Source Agence Fides