En France

Ces KTO qui s’engagent – Et… toi ?

Message de saint Paul pour toi (oui toi qui viens de lire ces 6 mots) :
« Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi ; que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère ; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement. » (Rm 12.6)

Voilà un saint Paul bien posé ne trouvez-vous pas ? Il nous a habitué à plus de verve et d’apostrophe. Imaginez-vous cette petite invitation, avec le ton de la lettre aux Thessaloniciens et aux Corinthiens, où chacun en prend pour son grade. Cela pourrait donner, version ‘aujourd’hui’ :

Toi ! Oui toi qui es en train de me lire ! Tu sais bien que nous avons tous reçu des dons différents ? Non ? Tu sais aussi qu’il y a une certaine parabole des talents… ça te parle ça…

Un jour saint Pierre, avec qui tu sais que je n’ai pas toujours été d’accord, en a même rajouté une couche : les dons de Dieu ne sont pas pour toi mais pour les autres. Nous sommes dispensateurs des grâces disait-il dans sa première lettre. Car, comme je l’ai dit et redit à ces têtes de mules de Corinthiens, qu’as-tu que tu n’aies reçu ?

Donc toi qui me lis et me rabâche même depuis des années… si tu as reçu, c’est un don de Dieu non pour toi mais pour les autres.

Alors on fait une petite pause : toi qui as reçu le don de… (complète et ne tourne pas la tête, c’est bien à toi que je m’adresse) qu’attends-tu pour que ce don serve la gloire de Dieu et le salut des hommes qui passent sous ton nez ? Non, non ne regarde pas le bon samaritain, ou les saints canonisés, c’est toi, là, aujourd’hui avec ce que Dieu t’a donné.

Ne serais-tu pas en train de commettre un petit larcin en gardant ces dons pour toi ou en les enterrant ? Une petite lâcheté ? Une désobéissance à Dieu ? Un égoïsme ? Un peu d’avarice ! Moui… pas très très glorieux ça !

Alors hop hop hop on se réveille et on ne lâche pas (ONLR comme qui dirait) :

Toi qui me lis, quel est ce don de Dieu pour les autres ? Comment tu dis ? Répète-le ?… Et alors ? Tu attends quoi pour servir Dieu et ton prochain avec cette grâce ? D’avoir fini tes études ? Ah parce qu’on ne peut être étudiant et servir son prochain ? D’avoir élevé tous tes enfants ? Et après, il y aura les petits-enfants et au train où vont les choses, les arrières petits…

Juste un petit post signé de ma main comme je le fais à la fin de mes lettres : si le monde va mal et aime si peu Dieu, ce n’est pas tant parce que Dieu ne fait rien pour le monde que parce que “tu”, “je” ne fais pas ce que Dieu attend que “tu”, “je” fasses de ses grâces pour le monde.

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Ces KTO qui s’engagent : prier pour sauvegarder le “blanc manteau d’églises” en France

Les priants des campagnes : s’engager pour sauver notre patrimoine religieux rural

“Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux.”

Le président de cette jeune association nous a longuement, et avec passion, présenté le cœur de son engagement, et nous l’en remercions !

Le but de l’association “priants des campagnes” est de contribuer, par toutes actions et tous moyens, humains, spirituels, politiques, juridiques, matériels et financiers, à la conservation et la sauvegarde de tous lieux de culte constitutifs du patrimoine cultuel et culturel de la France et de ses territoires, en particulier des églises et chapelles et ainsi leur conserver leur vocation de lieu de prière commune.

Nous devons avoir la fierté d’aller prier publiquement, l’enfouissement c’est fini ! Le primat de notre action, c’est la prière, et nous invitons tous ceux qui le souhaitent à nous rejoindre… mais comme nous sommes des êtres incarnés, il nous faut évidemment des moyens., nous avons besoin de “choses visibles”, qui nous touchent. Les églises nous permettent d’accéder à l’Invisible.

Nous croyons en la force de la prière commune fréquente dans nos églises de campagnes. Ainsi  “habitées” par la prière, elles seront sauvegardées et maintenues comme lieux de culte. Nous croyons en outre que le patrimoine historique et civilisationnel qu’elles représentent constitue une telle richesse culturelle qu’elles doivent être entretenues et conservées, par un engagement spirituel et, si nécessaire, financier.

Dans un village, l’église est la mémoire des familles ! C’est pourquoi nous invitons tous les amoureux de ce patrimoine, qu’ils soient croyants ou non croyants, pratiquants ou non pratiquants, habitant les villes, grandes ou petites, ou la campagne, à nous rejoindre en manifestant leur soutien par adhésion ou aide quelconque.

Alors, concrètement, quels sont les différents engagements que nous proposons ?

Notre association a besoin d’adhérents pour avoir du poids avec les différents interlocuteurs. Mais pour nous, il s’agit en premier lieu de promouvoir la prière dans le maximum d’églises de nos campagnes et petites villes. Marquer le début de la prière par le son des cloches est une manifestation de notre foi ; sans faire de prosélytisme, les chrétiens, et les catholiques en particulier, ont le devoir de manifester au monde leur attachement à la prière commune et fréquente. C’est pourquoi, nous recommandons de faire sonner quelques instants les cloches de l’église en début et/ou en fin de prière.

Si les catholiques manifestent ainsi leur attachement à leurs lieux de prière, ils seront sauvegardés.

Je suis touché par ce “blanc manteau d’églises” (l’expression est de Raoul Glaber et date du XI°siècle) qui recouvre la France et forme comme un immense monastère invisible… Monastère qui nous est confié à nous, laïcs, et il nous appartient de permettre le maintien de rites tels que l’Angélus.

Et je rêve d’un jour où les 42.000 églises de France seraient éclairées à la même heure pour une même prière : cela se verrait, cela s’entendrait ! Si les catholiques retournent prier dans leurs églises, cela se saura !

A bon entendeur…

Retrouvez l’association en ligne

 

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Ces KTO qui s’engagent – Messe d’envoi des 70 volontaires de Fidesco

Samedi matin, au cours de la messe de 11h, 70 volontaires seront envoyés en mission par FIDESCO (ONG de solidarité internationale fondée par la communauté de l’Emmanuel). Ils partent pour 2 ans de mission dans des pays du sud pour mettre leurs compétences au service de projets portés par les Eglises locales, et pour être témoins du Christ au cœur de leur travail et de leur vie quotidienne. La générosité de ces jeunes et de ces couples est magnifique et très stimulante : ils réveillent en chacun de nous ce goût pour la rencontre des personnes différentes et cet appel à être missionnaire là où nous sommes. Le Père Daniel Ange, fondateur de Jeunesse Lumière, présidera cette messe d’envoi et enverra ces jeunes en mission dans 28 pays.

A voir sur KTO, en partenariat avec la Communauté de l’Emmanuel et FIDESCO.  à revoir ensuite sur cette page

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Ces KTO qui s’engagent – Priscille a passé neuf mois en Irak

Une chrétienne sur une terre martyr

Priscille est âgée de 23 ans. Elle a passé neuf mois en Irak. Avec plusieurs autres volontaires de l’association SOS Chrétiens d’Orient, elle a voulu soutenir ses sœurs et frères chrétiens d’Irak, victimes des bourreaux de l’Etat islamique. Priscille logeait dans une petite maison située au pied de la montagne à Al Koch. Al Koch est une « forteresse » chrétienne fondée en 640 par un ermite. Centre d’études religieuses très réputé, cette ville a été le siège patriarcal de l’Eglise d’Orient. Lorsque les combattants de Daesch sont arrivés dans la ville, plus de 15.000 habitants quittèrent en toute hâte leurs maisons pour se réfugier dans des villages voisins.

« Ce sont des gens qui ont beaucoup souffert, alors quand on les voit, ils ont besoin de beaucoup parler, de raconter ce qu’ils ont vécu. Il y a souvent des pleurs ». La persécution des chrétiens là-bas, elle l’a touchée de près. Elle a vu des villages entièrement détruits, des maisons en ruines, des églises incendiées ou saccagées après le passage des « fous d’Allah », les soldats de Daesch. «  Il est possible qu’un jour, en France, nous vivions la même chose. C’est d’ailleurs le message qu’ils nous livrent. … Ils m’ont dit que nous connaîtrons la même chose en France ».

« On va tous vous exterminer » : la haine contre Dieu en Irak et à Al Koch

Priscille raconte ce jour de Noël où elle s’est rendue à Karakoch avec ses amis. C’est alors la première fois qu’elle découvre un village libéré. Les musulmans de Daesch ont laissé derrière eux, un peu partout sur les mûrs de la ville et des églises, des tags de couleurs différentes, à l’attention des chrétiens d’Irak. « Personnellement, je ne comprends pas l’arabe mais on m’a dit ce que cela signifiait : « On va tous vous exterminer, on reviendra pour vous tuer jusqu’au dernier ; on veut que coule votre sang…  ».

Priscille des Minières avoue avoir ressenti beaucoup de tristesse mais aussi l’envie de se battre pour la Vérité. « Il faut se battre, il faut continuer, ce n’est pas pour rien que nous sommes attaqués  ».

Entretien avec Armel Joubert des Ouches

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Ces KTO qui s’engagent – Amen toi : un bar chrétien à Nantes

Benoît, Marine et Etienne vont s’investir dans la création d’un bar chrétien à Nantes. Avec ce projet, ces trois jeunes ont séduit le jury des Journées eucharistiques missionnaires organisées par le diocèse de Nantes, qui les accompagnera pendant un an.

L’idée

Etienne a quitté la banque dans laquelle il travaillait car elle n’était pas assez « éthique ». Benoît, spécialisé en design de transport, s’accorde « une année de césure ». Marine, téléconseillère, a la foi « depuis 2 ans et découvert la joie du bénévolat ». Ces trois jeunes de 24 à 30 ans, tous du département, ont séduit le jury avec leur projet de bar chrétien, présenté dimanche aux Journées eucharistiques missionnaires.« Nous espérons l’ouvrir le plus rapidement possible pour tous vous inviter à boire un verre », ont-ils lancé aux milliers de participants réunis sur l’esplanade du Petit-Port à Nantes.

« Il s’appellera Amen toi fonctionnera de 17 h à minuit. Nous y organiserons des groupes de réflexion, des conférences », complète Etienne, qui sera gérant du lieu. « Il existe 5 à 6 bars chrétiens en France, notamment à Lille et à Lyon. C’est un signe concret d’une Église qui cherche à sortir d’elle-même. » Les porteurs du projet pensent déjà à un local dans le centre-ville de Nantes.

En lice avec quatre autres équipes, le trio a phosphoré « dans l’esprit start-up » pendant 44 heures, accompagné par des coachs. L’objectif : faire émerger l’innovation chez les jeunes au service de l’Église. Certains ont planché sur l’organisation de repas partagés, comment organiser un meilleur accueil dans les paroisses ou comment porter attention aux lycéens. Pour le père Benoît Bertrand, vicaire général et président du jury, « cette première est une belle initiative qui montre que l’Église se renouvelle ». 

Source

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Ces KTO qui s’engagent : les Maisons de Marthe et Marie, un foyer pour les femmes enceintes en difficulté

Les colocations solidaires Marthe et Marie proposent d’accueillir des femmes enceintes en difficulté dans des appartements partagés avec des volontaires pour permettre à ces futures mamans d’accueillir leur enfant dans les meilleures conditions possibles et préparer ensemble leur avenir. Les mères et futures mères peuvent enfin sortir d’une période de grande détresse liée à la quête d’un lieu de vie décent pour accueillir leur enfant et se recentrer sur leur grossesse et l’enfant à naître. 31 bébés sont déjà nés dans ces maisons.

Les volontaires sont des jeunes femmes qui s’engagent à vivre sur place pour une ou deux années tout en exerçant leur activité professionnelle à l’extérieur de la colocation (institutrice, infirmière, commissaire aux comptes, responsable marketing…). Ces volontaires ne sont pas enceintes.

Clémence, jeune volontaire, a accepté de répondre à nos questions.

Clémence, pouvez-vous nous présenter l’association ?

L’association La Maison de Marthe et Marie a été créée en 2010 à l’initiative d’une sage-femme, Aline, préoccupée par la détresse et l’isolement de certaines femmes enceintes, et aussi émerveillée par leur courage et leur volonté de donner naissance à leur enfant malgré les difficultés et les incertitudes.

La première colocation solidaire pour femmes enceintes en difficulté ouvre d’abord à Lyon en 2011, puis Paris, Nantes, plus récemment Strasbourg en 2017 et très bientôt près de Lille en septembre prochain.

Cette solution de logement permet aux femmes enceintes dans une situation difficile (précarité, isolement, problème de logement, solitude, grossesse imprévue…) de mener à bien leur grossesse dans un environnement chaleureux et sécurisant : des grands appartements de 6 à 8 chambres. Trois ou quatre femmes enceintes y partagent le quotidien avec trois ou quatre volontaires : jeunes femmes de 25-35 ans en mission pour une année qui peuvent travailler en parallèle. C’est l’expérience que j’ai vécue l’année dernière. Depuis sa création, 31 bébés sont nés dans les colocations de La Maison de Marthe et Marie.

Comment s’est fait votre choix de rejoindre l’aventure et devenant volontaire ?

Ce choix de devenir volontaire au service des femmes enceintes en difficulté a été le fruit d’un discernement de plusieurs mois. J’avais entendu parler de l’association plusieurs fois, et au fur et à mesure de ma réflexion, plusieurs signes sont venus me confirmer ce choix que j’étais en train de poser.

Trois raisons principales m’ont poussée à frapper à la porte de la Maison de Marthe et Marie :

– Le choix d’avoir une mission dans mon pays. Lorsque j’étais un peu plus jeune, j’ai longtemps espéré pouvoir partir un jour en humanitaire à l’étranger pendant plusieurs mois, ou un an. Les impératifs de recherche de stage puis de travail ont mis ce projet en suspend. J’ai ensuite découvert d’autres associations qui œuvraient au plus proche de nos lieux de vie. J’ai alors profondément su que c’était cette forme de volontariat que je voulais vivre, car je réalisais que le plus pauvre, la personne la plus seule n’était pas forcément la personne qui habite à l’autre bout du monde, c’est parfois son voisin.

– Le choix de m’engager pour l’accueil de la vie qui me touche profondément depuis toujours. Lors de mes années d’étudiante, j’ai eu plusieurs amies qui sont tombées enceintes de manière imprévue, et j’ai pu me rendre compte à ce moment-là de l’importance du soutien de leur compagnon et de leur famille.

– Le choix de pouvoir donner ce que j’avais reçu. J’ai réalisé que j’avais eu la chance de grandir dans une famille où j’ai beaucoup reçu. De nombreuses années de scoutisme m’ont forgée, et m’ont fait comprendre la joie de s’engager et de donner, de se donner.  Mais le milieu peut-être privilégié d’où je venais me faisait oublier que d’autres n’avaient pas eu les mêmes chances que moi au départ. Cette vie en “vase-clos” ne me suffisait plus, je ressentais le besoin d’élargir mon horizon.

En quoi consiste le rôle de volontaire ?

Mon engagement de volontaire consistait à avoir à la fois le rôle de Marthe et le rôle de Marie, les deux sœurs de Lazare.

Le rôle de Marthe, c’est le côté très concret de l’engagement : c’est apporter une aide aux mamans accueillies à la colocation, faire les courses, préparer les repas, proposer des activités régulières, être à l’affût des bons plans pour les mamans, récupérer les dons de matériel pour la colocation, prendre le relais si l’enfant pleure.

Il me fallait aussi tenir le rôle de Marie. Etre Marie, c’est porter ses colocataires et sa mission dans la prière, c’est avoir une posture d’écoute et de compassion, c’est se rendre disponible, c’est du temps de présence gratuit. C’est accepter de prendre le temps d’écouter une des mamans, qui souhaite se livrer et raconter ce qu’elle a vécu, alors qu’on a envie de se coucher tôt ce soir-là. C’est toquer à la porte de sa colocataire, qui semble ne pas aller très bien depuis quelques jours, et prendre des nouvelles. Etre Marie, c’est être présente toute en délicatesse, ne pas s’immiscer dans le lien mère-enfant en donnant trop de conseils, c’est faire confiance à la maman. C’est aussi savoir décrypter les non-dits, les demandes d’aides tacites quand la maman n’ose pas dire qu’elle n’en peut plus.

La Maison de Marthe et Marie, c’est l’engagement de cette présence, le soir, le week-end, pendant les vacances, à tour de rôle, pour ne pas laisser les mamans seules. C’est partager au quotidien ses joies et ses peines avec toutes ses colocataires.

La Maison de Marthe et Marie, c’est s’émerveiller devant l’échographie du petit bébé à naître. C’est attendre avec impatience la joie d’une naissance, et le retour de la maman et de son enfant à la colocation. C’est partager toutes les premières fois : premiers biberons, premiers sourires, premiers babillements, premiers petits pots, etc.

C’est aussi partager avec la future maman ses inquiétudes, ses doutes face à l’avenir, et tenter de la rassurer. C’est enfin se rendre compte de la “joie intérieure” que procure la maternité, comme le dit le pape François.

Que vous a apporté cette expérience ?

J’ai appris beaucoup de choses pendant cette année à la Maison de Marthe et Marie. Moi qui pensais venir pour donner, j’ai au final beaucoup reçu.

La Maison de Marthe et Marie m’a aidé à développer cette attitude d’écoute et de compassion, à me mettre au rythme de l’autre, à accepter que la temporalité de l’autre ne soit pas forcément la mienne. Marthe et Marie, c’est l’école de la patience. Quelle joie de voir au fur et à mesure de l’année une colocataire s’ouvrir de plus en plus, et s’investir dans l’appartement au lieu de rester dans sa chambre, comme elle le faisait au début.

La Maison de Marthe et Marie m’a poussée à me rendre compte qu’au final, l’autre m’apporte bien plus que ce que je lui apporte. J’ai ainsi pu admirer de nombreuses fois chez les mamans de Marthe et Marie leur force intérieure, leur esprit combattif, leur foi indéfectible en l’avenir, alors même que leur vie ne semblait pas partie sur les meilleurs rails. Quelle richesse ! C’est admirer aussi chez l’autre tous ses dons : ses talents culinaires, son enthousiasme, ses idées d’activité et de sorties, sa personnalité, etc.

La Maison de Marthe et Marie, c’est l’apprentissage de la vie en communauté, avec des colocataires que l’on n’a pas choisies. C’est savoir faire des compromis, c’est laisser tomber parfois ses envies personnelles pour se mettre au diapason de la communauté. C’est, pour reprendre Jean Vanier, c’est le lieu du pardon et de la fête (c’est le titre d’un livre magnifique sur la vie communautaire que j’ai lu avant d’intégrer la colocation). Le lieu du pardon, car la communauté ne peut pas se construire et progresser si des rancœurs persistent après des conflits. C’est parfois dur, il faut parfois mettre son orgueil dans sa poche, bien au fond, et aller demander pardon à celle qu’on a blessée. C’est le lieu de la fête, surtout pour des mamans qui sont seules, et qui n’ont peut-être que cette communauté pour se réjouir avec elles de leurs joies.

La Maison de Marthe et Marie, c’est une association marquée par un profond esprit de bienveillance. La Maison de Marthe et Marie, c’est aussi sentir que l’on fait partie d’une grande famille. C’est suivre la vie des autres colocations, prendre des nouvelles, et se partager leurs joies, annoncer les naissances !

Pour finir, je reprendrai ces mots d’une amie :

La mission ne se résume pas en quelques phrases, elle se vit dans les sourires donnés et reçus ; dans les moments vécus ensemble ; dans le travail fait en commun ; dans les difficultés de la vie quotidienne ; dans la joie et la persévérance ; dans les incompréhensions et les moments d’impatience ; dans les progrès réalisés… Rien ne vaut le sourire d’une personne qui reprend confiance en elle, ou l’expérience de l’engagement qui ouvre de nouvelles amitiés ! Rien ne remplace la joie du don gratuit ! 

Merci Clémence, pour votre engagement et votre témoignage.

Si vous aussi l’aventure vous tente, n’hésitez pas à rejoindre l’une des colocations déjà ouvertes ou à proposer de nouvelles colocations !

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Ces KTO qui s’engagent : à Cambrai, prière d’envoi en mission pour Marine et Mélanie et pour la famille Flipo

Lors de la messe du samedi 17 juin à la paroisse St Géry de Cambrai, a eu lieu l’envoi en mission de Marine et Mélanie qui vont partir un an en mission au Togo au service de Soeur Marie Stella ainsi que de la famille Flipo qui va partir deux ans en mission au Cameroun avec la Fidesco.

Mélanie et Marine sont respectivement professeur de mathématiques et infirmières. Il y a deux ans, elles ont découvert l’orphelinat créé par soeur Marie Stella au Togo, qui recueille des enfants atteints du SIDA. Après deux courtes missions d’aide au soutien scolaire et de vie avec les enfants, elles ont ressenti l’appel à donner davantage, et peu à peu le projet de partir une année complète s’est fait jour. Marine travaillera dans l’hôpital de soins palliatifs, tout nouvellement construit, et qui accueille des enfants et des adultes. Mélanie participera au soutien scolaire, donnera des cours de français et travaillera à la bibliothèque.

Leur projet a touché des élèves de 6°, qui se sont mobilisés et ont mené différentes actions pour pouvoir, à leur mesure, participer et soutenir financièrement cette mission.

La famille Flipo a quant à elle découvert l’ONG Fidesco lors d’une session d’été à Paray-le-Monial. Après quelques mois de discernement et de formation, ils s’apprêtent à décoller pour deux ans au Cameroun avec leurs trois enfants. Axelle est infirmière et travaillera dans un hôpital local à la prise en charge de patients atteints du VIH. Ingénieur, Romain mettra ses compétences au service d’un partenaire local, le COE, qui a ouvert une école et centre de formation professionnelle (cours d’informatique, tâches de gestion et logistique).

Après une courte présentation de leurs projets respectifs, le père François a prié pour eux :

“Frères et sœurs, en participant aujourd’hui à cette célébration, vous renouvelez ce qui se passait dans l’Eglise primitive lorsqu’elle envoyait avec joie quelques-uns de ses fils chez des peuples diverses pour qu’ils soient encouragés dans leur foi par leurs frères, soit pour venir en aide à ceux qui ne connaissaient pas encore le Christ. L’envoi en mission de ces frères et soeurs dans divers pays à cause des besoins de l’Eglise rend plus intimes les liens de notre communion avec ces Eglises particulières, une union qui se manifeste déjà maintenant dans notre prière. (…)

Nous t’en prions Seigneur, regarde tes serviteurs que nous envoyons munis du signe de la Croix comme messagers de salut et de paix. Que ta main Seigneur dirige leurs pas, que la puissance de ta grâce fortifie leur cœur. Que dans leurs paroles raisonne la voix du Christ pour que ceux qui les écouteront soient attirés par l’évangile. Répands Seigneur en leur cœur ton Esprit Saint pour qu’ils se fassent tout à tous et qu’ils attirent vers Toi, Père, une multitude.”

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Ces KTO qui s’engagent – Blandine s’apprête à s’envoler pour le Brésil

Infocatho continue sa série de l’été “ces kto qui s’engagent” et est allé à la rencontre de Blandine, qui vous présente aujourd’hui le cheminement qui lui a permis de répondre à l’appel particulier de se mettre au service de jeunes filles-mères au Brésil, avec l’association Fidesco.

 

“Le Seigneur n’appelle pas les personnes qualifiées, mais Il qualifie les personnes qu’Il appelle !”

 

Blandine, présentez-nous votre projet.

Après treize ans d’enseignement auprès d’élèves de CM2 et de CP parisiens, j’ai choisi de me mettre en disponibilité humaine et professionnelle pour devenir coordinatrice de projet social. Il s’agit pour moi de répondre à cet appel en développant un maximum de compétences au service du projet de Sonho de mae (Rêve de maman !). Sonho de mae est un lieu d’écoute et d’accompagnement pour éviter la marginalisation ; c’est un lieu d’aide pour que les filles-mères assument leur responsabilité, par la participation à des formations et par la réalisation du trousseau de l’enfant.

Comment peu à peu cet appel a-t-il grandi en vous ?

Mes engagements fraternels et spirituels à travers le scoutisme, l’hospitalité de Lourdes, mes années à Foi et Lumière, mes participations aux JMJ … n’ont fait qu’accroître le désir de poser un regard particulier et aimant sur le plus petit, le plus fragile, la personne exclue ou blessée. Vaste programme, plus facile à évoquer qu’à réaliser 😊, mais pourquoi ne pas essayer !

En avril dernier, un voyage au Rwanda m’a permis de découvrir quelques missions Fidesco auprès des enfants de la rue au CECYDAR à Kigali, dans des écoles et un dispensaire, à Butare. De nombreux échanges enrichissants avec les volontaires, les correspondants pays et certains partenaires m’ont fait prendre conscience de l’importance et de la beauté de ces missions.

La simplicité et la joie de vivre, la sincérité et la charité, le partage, l’amitié et les émotions vécues lors des JMJ de Cracovie sur le campus Misericordiae avec L’Arche and Co invitaient à avoir le courage d’aller à contre-courant ; puis, il y a eu la demande du Pape François à quitter son canapé (le mien est rouge !) ; tout cela a fait écho à cette idée qui mûrissait déjà depuis un certain temps.

L’appel a donc grandi progressivement… Mais y a-t-il un déclic, un élément déclencheur ?

Ce fut un mail… un simple mail comme vous en recevez de nombreux…un mail rempli d’amitié qui vous invite simplement à vous lancer dans le discernement avec un : « pourquoi n’irais-tu pas à la journée de découverte ? » C’est vrai, pourquoi pas ? Et me voilà lancée dans l’aventure ! Une aventure qui n’applique aucun principe de notre société occidentale, ni la rentabilité, ni l’efficacité, ni la rapidité, mais qui permet simplement d’être et de prendre le temps de dire à CHACUN qu’il est digne d’être regardé, d’être aimé et « qu’il est plus beau que ce qu’il n’ose le croire » !

Je pars donc avec Fidesco qui, après une année de formation, m’envoie en mission pour deux ans. Fidesco a été fondée en 1981 et envoie des volontaires formés et compétents dans les pays en développement : 150 volontaires agissent aujourd’hui dans 24 pays dans le monde. Ils travaillent auprès des populations locales en partageant avec elles leur savoir-faire en éducation, agronomie, médecine, mécanique, enseignement, gestion… Sur place le volontaire reçoit une indemnité qui permet de vivre dans des conditions proches de celles des gens du pays. Des conditions modestes, mais justes.

Pouvons-nous nous associer à votre mission ?

Bien sûr ! Vous pouvez vivre cette aventure avec moi !  Comment ? En parrainant ces deux ans de mission.

– C’est très simple : soutenez Fidesco par un don par prélèvement de 15 € par mois (ou l’équivalent en seul don) et vous recevrez chaque trimestre mes rapports de mission. Vous pouvez souhaiter aussi plus simplement faire un don du montant de votre choix. Sachez qu’il n’y a pas de petit don et que votre aide est irremplaçable ! Si vous êtes imposable, notez que votre don mensuel de 15€ ne vous coûtera que 5,10€ (cf bulletin de soutien ci-joint à retourner à Fidesco). Pour soutenir ma mission directement sur internet : https://goo.gl/r8paso

– Priez pour moi mais aussi pour toutes ces jeunes filles et leurs enfants que je serai amenée à rencontrer !

 

Fidesco prend en charge les coûts de ma mission : formation avant le départ, billets d’avion, assurances, suivi administratif, indemnité de subsistance sur place … Une partie de ce budget est financée par le ministère des Affaires étrangères mais pour le reste (80 %) Fidesco vit de dons. Sans vous, Fidesco ne peut envoyer de volontaires. Sans vous, Fidesco ne peut pas répondre à l’appel des Eglises locales et de leurs évêques qui nous demandent notre aide.

Merci Blandine, bon vent… et comptez sur nos prières !

 

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Ces KTO qui s’engagent : le grand M de Marie, un pèlerinage marial pour la France

A l’heure du Tour de France, nous sommes heureux de vous (re)parler de ces 3 pèlerins de la Petite reine, qui feront, pour la Reine des Cieux, un pèlerinage pour prier et faire prier pour la France. Isabelle, Marie et Xavier nous présentent leur projet, préparé de longue date et qui prend forme dès demain !

Un projet longuement mûri, et un déclic : 

Le grand AIME (ou « M ») de Marie, c’est un projet de pèlerinage qui veut répondre à l’appel de notre Saint Père, lancé l’été dernier aux journées mondiales de la jeunesse :

« Le temps qu’aujourd’hui nous vivons n’a pas besoin de jeunes-canapés, mais de jeunes avec des chaussures, mieux encore, chaussant des crampons. Il n’accepte que des joueurs titulaires sur le terrain, il n’y a pas de place pour des réservistes. Le monde d’aujourd’hui vous demande d’être des protagonistes de l’histoire, parce que la vie est belle à condition que nous voulions la vivre. »

Nous, Isabelle, Marie et Xavier organisons ce pèlerinage. Depuis quatre ans Isabelle avait le désir de retracer concrètement le « M » formé par les apparitions de la Vierge au XIXème siècle en France, et c’est au retour des JMJ de Cracovie qu’elle soumet l’idée à Marie et Xavier qui adhèrent immédiatement. Tous trois nous lançons dans l’aventure.

Pourquoi ce projet ?

C’est une démarche pour la France, nous partirons en pèlerinage sur les pas de la Vierge Marie. Elle veille sur la France depuis des siècles et nous voulons replacer notre pays sous sa protection maternelle afin qu’elle intercède pour elle auprès de Jésus. C’est la conversion de la France que nous allons demander, c’est la conversion de nos âmes pour laquelle nous allons prier… et pédaler.

Ce projet est donc avant toute chose une démarche spirituelle, et non un défi sportif (même s’il implique un engagement physique important).

Quand ? 

Pendant un mois, du 14 juillet, fête nationale, au 15 août, ancienne fête nationale et fête de l’Assomption. Ces dates ont une symbolique forte.

 

Où ?

La symbolique de ce projet est d’autant plus forte que le parcours retrace le grand « M » de Marie formé par les apparitions mariales du XIXème siècle sur notre belle patrie.

Au programme, de grands lieux d’apparition de la Vierge Marie ! Notre pèlerinage partira de Lourdes (14 juillet), pour remonter jusqu’à Pontmain (25 juillet), puis nous irons à Pellevoisin (28-29 juillet) en passant par l’Ile Bouchard, avant de nous diriger vers Paris où nous nous rendrons rue du Bac (1er août, veillée de prière pour la France et nuit d’adoration à Montmartre ce même jour).

Enfin, nous repartirons pour la Salette (arrivée le 14 août) en passant par Paray-le-Monial (7 août), où le Christ a dévoilé son « Cœur brûlant d’amour pour tous les hommes ».

Qui ?

Nous ne serons pas seulement trois, mais plutôt une douzaine de jeunes de 20 à 35 ans à pédaler et à prier pour la France cet été !

Nous sommes conscients que tout le monde n’a pas quatre semaines de vacances l’été, c’est pourquoi nous proposons une démarche simple afin que chacun puisse contribuer à ce projet, avant tout spirituel pour la France. (Cette démarche est expliquée ci-dessous).

 

Vous souhaitez vous associer ?

C’est possible, de deux façons, l’une ne remplaçant pas nécessairement l’autre…

 

Premièrement, en priant pour la France à travers les kilomètres parcourus ! Cette démarche est simple, il vous est proposé de vous engager à prier – selon votre volonté et ses possibilités – quotidiennement pour la France.

Il est important que cette démarche soit quotidienne. Parce que nous aurons non seulement besoin d’un soutien quotidien, mais aussi et surtout parce que prier pour la France est une bonne habitude à prendre !

Notre objectif est qu’il y ait autant de « Je vous salue Marie » récités que de kilomètres parcourus par chaque cycliste sur le mois.

Un « Je vous salue Marie » = 1km.  Faisons le calcul :

2 300km x 10 cyclistes = 23 000km = 23 000 « Je vous salue Marie ».

 

Nous proposons ainsi 4 formules de prière quotidienne à la carte :

v  Formule « Cycliste du dimanche  » : un “Je vous salue Marie” = 30 km sur le mois

v  Formule « Cycliste amateur  » : une dizaine = 300 km sur le mois

v  Formule « Cycliste professionnel  » : un chapelet = 1500 km sur le mois

v  Formule « Légende du cyclisme / maillot jaune  » : un rosaire (là on ne compte plus !)

 

Evidemment, cet objectif correspond à un minimum à atteindre !

 

Deuxièmement, nous proposons une grande veillée de prière pour la France, à Montmartre le mardi 1er Août :

Nous invitons également ceux qui le désirent à nous rejoindre pour des temps de prière dans les différentes paroisses que nous allons traverser. Les informations relatives à ces veillées seront relayées sur la page « Le grand AIME de Marie » :  

https://www.facebook.com/MdeMariepourlaFrance/

Mais aussi sur notre site internet :

https://legrandaimedemarie.wixsite.com/mdemarie