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Urgence prière pour Asia Bibi !

Asia Bibi a été condamnée à mort pour “blasphème” en novembre 2010 au Pakistan. A Islamabad ce lundi 8 octobre, le dernier recours possible a été examiné : c’est le dernier recours judiciaire pour cette femme en prison depuis 9 ans. Dans ce dossier particulièrement délicat, les audiences ont fait l’objet de renvois à de nombreuses reprises – les magistrats subissant des menaces de la part des islamistes. La Cour suprême du Pakistan a différé son jugement, et on ignore quand il pourrait être rendu…

Dans un pays où l’islam est religion d’État, cette affaire particulièrement médiatisée divise l’opinion publique car le blasphème constitue un sujet extrêmement sensible. De simples allégations se terminent régulièrement par des lynchages et les chrétiens, minorité persécutée, sont fréquemment visés.*

 

Si la Haute Cour devait confirmer la sentence, seule une grâce présidentielle pourrait sauver Asia Bibi. Le nouveau Premier ministre pakistanais, Imran Khan a déclaré durant la dernière campagne électorale qu’il soutenait la législation en vigueur.

Au service des chrétiens persécutés, l’AED s’est résolument engagée aux côtés d’Asia Bibi et de sa famille. L’Eglise catholique au Pakistan a appelé à adopter une certaine discrétion sur cette affaire, afin de ne pas compromettre l’éventuelle libération d’Asia Bibi et de ne pas mettre en danger ses proches.

L’AED continue d’apporter un soutien moral, spirituel et financier à Asia Bibi et à sa famille : Aujourd’hui, nous vous invitons à prier pour la libération d’Asia Bibi.

 

* Selon la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan, 964 personnes ont été condamnées pour blasphème entre 1986 et 2009. Parmi eux, on compte 479 musulmans, 119 chrétiens, 340 ahmadis, 14 hindous et dix appartenant à d’autres religions.

Seigneur,

Partout dans le monde aujourd’hui,
tant de chrétiens sont emprisonnés,

comme Asia Bibi au Pakistan.

Nous te prions aujourd’hui tout spécialement pour elle,
Et nous te confions aussi ses persécuteurs.

Que le sacrifice et le pardon de ceux qu’ils oppriment
les mènent sur un chemin de conversion.

 
Amen

A la une #Asie #NLH #NLQ

Deux chrétiens ont été fouettés en place publique en Indonésie pour non-respect de la charia

Les deux hommes, Dahlan Silitonga, 61 ans, et Tjia Nyuk Hwa, 45 ans, ont subi leur peine de six et sept coups de rotin respectivement devant une foule de 300 spectateurs, y compris des touristes venus de Malaisie, devant une mosquée de Banda Aceh.

Les deux hommes étaient accusés d’avoir parié des sommes d’argent : ils avaient joué à un jeu permettant de gagner des prix en monnaie en échange de pièces dans un parc d’amusement pour enfants.

Le maire de Banda Aceh a pleinement approuvé la punition publique, affirmant qu’elle se voulait dissuasive, « afin qu’on ne recommence pas à violer la charia islamique ».

Les membres de minorités menacés de procès qui leur font risquer la prison pour violation de la charia choisissent souvent la flagellation publique pour éviter une peine plus lourde.

 

Source Réinformation.tv

A la une #NLQ

L’édito – La vérité et le pharisien – Une nouvelle charia

Depuis de nombreux mois, nous assistons à un curieux relent des années 60. “Pharisien” devient pour une certaine frange de la population catholique l’équivalent de fasciste pour la gauche internationale. Épouvantail des derniers mois, le pharisianisme est comme le sceau de l’ostracisme, le couperet fatidique qui coupe court à toute discussion, si tant est qu’il y en ait jamais eu une possible avec les manieurs habiles de la faucille tranchante de l’ostracisme.

Avec Jean-Paul II et Benoît XVI, nous avions peu à peu assisté à un retour de la raison, c’est-à-dire, du simple dialogue posé et argumenté. L’argumentation théologique, le discours philosophique, bref ce poumon de la foi et de la raison permettait à chacun de s’exprimer et surtout à ceux qui ne savaient pas de se taire (suivant en cela l’invitation de Pie X). L’argument d’autorité est celui du faible. L’ostracisme, dès son origine antique, avait pour but d’exiler les têtes qui dépassaient trop. Aujourd’hui, comme hier dans la “démocratique Athènes“, l’exclusion est la seule force de celui qui, à court d’arguments, ne sait appuyer ses idées sur la raison.

Alors, voilà, nous sommes aujourd’hui revenus 50 ans en arrière et le sentimentalisme superficiel tente d’étouffer l’argumentation raisonnée, celle qui unit foi et raison. Si vous avez le malheur d’avancer un argument théologique, pour émettre une infime réserve sur telle ou telle position, vous êtes foudroyé par l’aile superficielle qui, se dispensant de réfléchir et effrayée à l’idée de la discussion, vous lance le point barre des fins de partitions : pharisien.

Pharisien ? Mais savent-ils seulement ce qu’est un pharisien, eux qui le brandissent à tour de bras ? Le pharisien est celui qui pense se sauver par l’application rigoureuse du rite et de la prescription juridique, comme si ceux-ci avait une magie opérante par eux-mêmes. Alors que ceux qu’ils fustigent sans réfléchir ne font que rappeler, comme Jésus, des vérités de foi les plus élémentaires.

Sous le foudroyant “pharisien” prononcé quasi ex cathedra par les intégristes de la miséricorde incomprise, nous assistons en réalité à la démission de la raison et, par là, au démantèlement de la foi. Pour ne pas entrer dans la polémique ad hominem, je ne citerai aucun de ces auteurs nominativement. Il suffit d’aller voir le vide intellectuel qui alimente ces ostracismes, lesquels n’ont rien à envier au totalitarisme des gauches politiques, pour se rendre compte de la superficialité de leur émoi. Du reste l’intelligence réelle ne refuse jamais le dialogue, parce qu’elle aime trop la vérité. La Charité véritable ne réduit pas à grand renfort de couperets parce qu’elle n’a d’autre but que de conduire l’autre à la lumière. Au contraire, l’indigence d’esprit, comme l’orgueil, se confortent dans la fuite derrière des murs opaques. La fausse charité se donne bonne conscience à coups de sentimentalisme.

Le véritable pharisianime n’est pas là où d’aucuns le placent. La vraie charité ne peut se trouver dans le refus de la raison. L’anti-pharisianisme d’aujourd’hui n’est finalement et malheureusement que la posture sécuritaire d’une survivance moderniste curieusement “conservatrice”.

Alors qu’on invective “l’autre” comme pharisien, soit, mais que cette injonction soit une invitation à débattre de la vérité et non du sentiment. Faute de cette charité évidente, nous nous apprêtons à vire de nouvelles et violentes ruptures dans l’Eglise, ce dont le démon se frottera les mains, lui qui abhorre la lumière et chérit autant le mensonge que la division. Et utiliser une soi-disant « ouverture » du pape François pour conspuer « les pharisiens » n’est pas la moindre de ses chausse-trappes, dans laquelle tombent ceux qui ont bien envie de s’y précipiter.

 

 Cyril Brun, rédacteur en chef

Doctrine / Formation

Comprendre la Charia

Le 19 septembre 2016, l’Institut Montaigne a publié un rapport intitulé Un islam français est possible. Les conclusions de l’enquête sur laquelle se base ce rapport font ressortir que 28 % des musulmans interrogés, jeunes pour la plupart, adhèrent à « un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République  », considérant l’islam comme un moyen de « s’affirmer en marge de la société française  ».

Le mot « charia » connaît une certaine banalisation dans les médias, si bien qu’il peut donner l’impression d’être une réalité simple. Or, il s’agit d’une notion extrêmement complexe, très diverse selon les pays et les cultures, et bien éloignée de la rationalité qui prévaut dans le droit occidental. Il convient donc d’en examiner la réalité sous ses différents aspects. Tel est l’objectif desPetites Feuilles vertes n° 44 (Un Dieu Législateur)45 (Le lien entre la charia et le droit) et 46 (La charia aujourd’hui) rédigées par Annie Laurent, déléguée générale de Clarifier, que vous pourrez lire ci-après. Au terme de ces pages, vous trouverez un court récapitulatif des points-clés de l’ensemble du texte.

 

Source Clarifier

NLQ #Points non négociables PNN

Ces pays du Conseil de l’Europe où la charria est appliquée – Droits de l’Homme compatibles ?

La charia est-elle compatible avec les droits de l’homme ? C’est une question concrète qui se pose de plus en plus en Europe, particulièrement pour les femmes, et à laquelle l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a décidé de chercher à répondre.

En effet, au sein de la grande Europe, il est des territoires où la charia (ou « loi islamique ») est appliquée. Cela pose un problème au regard des droits de l’homme dans la mesure où ces États sont parties à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et en même temps appliquent ou respectent une justice islamique contraire à la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) et la CEDH.

Trois pays au sein du Conseil de l’Europe ont ratifié à la fois la Convention européenne des droits de l’homme et la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam, qui est une déclaration des droits de l’homme compatible avec la charia. Il s’agit de l’Albanie, de l’Azerbaïdjan et de la Turquie. Il faut ajouter que la Fédération de Russie et la Bosnie-Herzégovine n’ont pas signé la Déclaration du Caire mais sont membres observateurs de l’Organisation de la Conférence Islamique et également signataires de la CEDH.

Cette Déclaration du Caire du 5 août 1990 stipule notamment que « l’islam est la religion naturelle de l’homme ». Elle ne contient pas de droit à la liberté de croyance, ne confirme pas l’égalité en droit de tous les hommes sans égard pour leur religion, et enfin l’article 25 stipule que « [l]a Loi islamique est la seule source de référence pour interpréter ou clarifier tout article de cette déclaration. »

Certains principes énoncés dans la loi islamique contreviennent aux principes ayant qualité de droits de l’homme, au premier rang desquels la liberté religieuse. Selon la charia, un musulman n’a pas le droit de quitter sa religion pour une autre ou pour l’athéisme. Il s’agit d’un acte d’apostasie qui engendre sa mort civile (ouverture de sa succession) et qui mérite la peine de mort.

La Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme a eu l’occasion de donner un élément de réponse à cette question de compatibilité en 2003 : Celle-ci « partage l’analyse effectuée par la chambre quant à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention  »[1].

Saisie par plusieurs de ses membres, l’APCE établira dans les prochains mois un rapport sur ces incompatibilités, déterminera sur quels territoires de pays membres du Conseil de l’Europe la charia est appliquée et quelles conséquences il faudra en tirer.

Mme Meritxell Mateu (ALDE, Andorre) était rapporteur avant de quitter l’APCE et a rédigé une note préliminaire dans le cadre de cette procédure de rapport. Cette note définit la charia de la manière suivante :

La charia se comprend comme « la voie à suivre », c’est-à-dire la « législation » à suivre par tout Musulman. Elle classe les actions humaines en cinq catégories : ce qui est obligatoire, ce qui est recommandé, ce qui est indifférent, ce qui est blâmable, ce qui est interdit ; et se décline de deux manières : la loi (al hukum) qui vise à organiser la société et répondre aux situations courantes ; et la fatwa, norme destinée à régir une situation exceptionnelle. La charia a donc vocation par essence à être le droit positif opposable aux musulmans. Ainsi, la charia peut se définir comme « la Loi sacrée de l’Islam » c’est-à-dire « un ensemble de devoirs religieux, la totalité des commandements d’Allah qui règlent la vie de chaque musulman sous tous ses aspects »[2].

Outre les différents instruments internationaux rédigés et ratifiés par des pays musulmans, la Rapporteur a dégagé les pays membres du Conseil de l’Europe dans lesquels la charia est appliquée, plus ou moins dans la légalité : en Grèce, au Royaume-Uni, en Russie et en Turquie.

La Thrace occidentale en Grèce

En vertu du traité de Lausanne du 24 juillet 1923, l’État grec reconnaît l’existence d’une seule minorité sur le territoire grec, à savoir la minorité « musulmane » de Thrace occidentale au Nord-Est de la Grèce. Le droit grec a reconnu aux citoyens grecs musulmans résidant en Thrace occidentale la possibilité de recourir à la charia, en tant que système judiciaire parallèle en matière de droit privé. La loi attribue au mufti des compétences juridictionnelles pour statuer sur les litiges entre musulmans en matière successorale (loi n° 2345/1920). Cinq muftis cohabitent en Thrace depuis 1990 : trois officiellement nommés par l’État grec et deux élus par une minorité et non reconnus par les autorités grecques. En principe, tout citoyen grec musulman a la possibilité de choisir librement entre un mufti et le juge grec. La Cour suprême grecque a reconnu que la succession des Grecs musulmans concernant les biens exempts de dettes est strictement réglée par la « sainte loi musulmane » et jamais par le Code civil grec. Des muftis ont autorisé plusieurs mariages musulmans conclus par procuration, sans le consentement exprès des femmes, mêmes mineures. La loi 1920/1991 étend les compétences juridictionnelles des muftis aux pensions alimentaires, aux tutelles et curatelles ainsi qu’aux émancipations de mineurs.

Le Royaume-Uni

Le « Islamic Sharia Council » est un tribunal arbitral indépendant basé à Londres rendant des décisions de droit privé, notamment des divorces islamiques. Ces prononcés de divorces islamiques peuvent s’inclure dans une procédure civile depuis l’adoption d’une loi sur le divorce en 2002. Il y aurait dans le pays une trentaine de tribunaux islamiques, affiliés à différentes mosquées locales.

La Fédération de Russie

En Russie, pays observateur de l’OCI depuis 2005, il y a environ 20 millions de musulmans vivant principalement dans le Nord du Caucase, en Tchétchénie, Ingouchie, Daghestan et Tatarstan. Dans ces deux premières régions, les affaires de propriété et de famille sont généralement jugées selon la charia. Dans ce cadre il est possible que les femmes soient victimes de mariages précoces, que soient pratiqués des enlèvements de femmes et de filles aux fins de mariages forcés, des crimes d’honneur, des mutilations génitales féminines et la polygamie, ceci en dépit de la loi fédérale russe.

Au sein de la République tchétchène, l’intervention des autorités étatiques dans la vie sociale et la vie privée des citoyens perdure avec l’imposition des valeurs islamiques par voie administrative. Ainsi les leaders de la République tchétchène soutiennent l’incorporation des enseignements religieux dans les programmes scolaires, imposent aux femmes l’obligation de se vêtir suivant les règles de l’islam, et tolèrent des agressions violentes contre celles dont la tenue est jugée indécente. De telles mesures sont manifestement contraires aux droits garantis par la Constitution de la Fédération de Russie et par l’article 11 de la Constitution de la République tchétchène.

La Turquie

La laïcité, héritée d’Atatürk, est un principe constitutionnel suprême en Turquie, mais qui subit depuis quelques années beaucoup d’atteintes. Membre fondateur de l’OCI, la Turquie impose désormais les cours de religion musulmane à l’école, même aux minorités religieuses turques. La loi prohibant le port du voile dans les services publics, écoles et universités a été abrogée et son port se généralise. Le gouvernement de l’AKP développe publiquement un discours favorable à un islam conquérant, associant notamment la nationalité turque à l’appartenance à l’islam sunnite.

Au terme de cette note préliminaire, l’Albanie et l’Azerbaïdjan, qui ont signé la Déclaration du Caire ne semblent pas appliquer objectivement la charia sur tout ou partie de leurs territoires. Ce dernier pays a néanmoins adopté des lois très restrictives en matière de liberté religieuse en empêchant, par exemple, les prêtres étrangers de venir diriger des paroisses orthodoxes.

Ces cas d’ouvertures à une justice parallèle à celle de l’État posent plusieurs problèmes. Le premier est que l’acceptation de décisions de tribunaux parallèles est une acceptation du communautarisme. Cela remet en cause l’unité de la justice sur un territoire ainsi que l’égalité des hommes devant la loi, puisque selon la religion de ces derniers, le droit applicable ne serait pas le même. L’applicabilité de la CEDH dans les pays signataires est remise en cause ou à tout le moins restreinte dans certaines zones. Des zones de ‘‘droit différent’’ (parfois appelés zones de « non droit ») où l’État signataire aurait accepté plus ou moins officiellement que son droit fût dérogatoire.

Cela pose enfin la question de l’acceptabilité de certains principes ou valeurs. L’ancienne rapporteur de l’APCE expliquait dans sa note que la CEDH «  constate une incompatibilité de la charia avec la Convention, mais il ne s’agit évidemment pas d’une incompatibilité absolue entre cette dernière et l’islam. »

Cette distinction entre la charia et l’islam pour considérer la première comme incompatible avec la CEDH à l’inverse de la seconde n’a rien d’évident. Au début de sa note, elle affirme précisément que « [l]a charia se comprend comme « la voie à suivre », c’est-à-dire la « législation » à suivre par tout musulman ». Si l’islam « assigne une législation » (sourate 5, verset 48) à tout musulman et que cette « voie à suivre » (id.) est la charia, alors la charia devient quelque chose de consubstantiel à l’islam : on ne peut pas être un bon musulman si l’on n’applique pas la charia. Il y aurait donc bien une incompatibilité entre la CEDH et l’islam, ce qui n’est pas surprenant puisque le besoin de créer des droits de l’homme en islam en témoigne.

[1] CEDH, Refah Partisi (Parti de la prospérité) et autres c. Turquie, [GC], nos 41340/98, 41342/98, 41343/98 et 41344/98, 13 février 2003, § 123.

[2] Commission des questions juridiques et des droits de l’homme, Compatibilité de la charia avec la Convention européenne des droits de l’homme : des Etats parties à la Convention peuvent-ils être signataires de la « Déclaration du Caire » ? Note introductive, AS/JUR (2016) 28, 7 octobre 2016, § 6. Tous les passages suivants sont issus de cette note contenant toutes les sources, accessible ici.

 

Source ECLJ

Brèves

40 % des jeunes musulmans considèrent la charia plus importante que les lois de la république

Pour 40 % des musulmans de moins de 25 ans, la charia est plus importante que la loi de la République

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