Articles #NLQ #Tribunes et entretiens

Deux minutes pour vous #60 – Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine – « Comment les laïcs sont-ils appelés à vivre l’obéissance, la pauvreté et la chasteté ? »

Nous vous avions annoncé le lancement d’une série de vidéos régulières où le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine répond à vos questions sous un format très court :

Comment les laïcs sont-ils appelés à vivre l’obéissance, la pauvreté et la chasteté ?

Version Audio seule

C’est avec beaucoup de bonheur que le Père Michel-Marie répond désormais à vos questions les plus concrètes. C’est toujours une vraie joie de l’entendre traiter, à sa façon et dans sa lumière, les sujets les plus divers. Bonne écoute ! N’oubliez pas de faire suivre à tous vos amis ces petites vidéos qui peuvent faire tant de bien… et de prier pour le Père Michel-Marie dont le ministère est très prenant.

Annonces #Conférences/Formations #NLQ

Conférence d’Olivier Minvielle sur “La chasteté à l’école des saints” – Le 25 janvier 2019 à Pau (64)

Dans le cadre des “Plus” du Service diocésain de la formation permanente du Béarn, Olivier Minvielle donnera, vendredi 25 janvier à 20h au Centre Diocésain du Béarn de Pau (11 avenue du Béarn), une conférence qui aura pour thème : ” La chasteté à l’école des Saints” (titre du livre, préfacé par Mgr Marc Aillet, qu’il a publié il y a un an aux éditions du parvis).
Cette rencontre est ouverte à toute personne intéressée, mais il est recommandé de s’inscrire.
Libre participation.
Contact : sfp.cdb@wanadoo.fr. Tel : 05 59 84 94 23
ou 05 59 84 94 27

Dans le Monde #En Europe #Europe non francophone #NLQ

Belgique : une reconnaissance symbolique de l’Eglise pour les couples homosexuels ?

Une cérémonie catholique alternative pour les unions homosexuelles ?

Le cardinal Jozef De Kesel estime que l’Eglise catholique doit avoir davantage de respect pour les couples gay, lesbiens et bisexuels, en ce compris dans l’expérience de leur sexualité, rapportent samedi plusieurs journaux flamands. L’archevêque de Malines-Bruxelles réfléchit également à une célébration de prière pour sceller une relation homosexuelle.

Avec cette façon de penser, le cardinal belge va au-delà de la position officielle de Rome, qui est d’avis que les homosexuels ne devraient pas avoir de relations sexuelles. Jozef De Kesel a confié cette vision des choses lors d’un récent entretien avec cette communauté.

Rencontre et dialogue

Une petite délégation d’un groupe de travail de personnes homosexuelles de Malines lui avait demandé une entrevue, ce qu’il avait accepté volontiers, précise samedi matin son porte-parole Geert De Kerpel.

L’union homosexuelle et l’Église

L’archevêque de Malines-Bruxelles les a alors écoutés, leur a exprimé sa préoccupation pour leur bien-être et leur a dit son respect, poursuit le porte-parole. Il a aussi essayé de répondre à leurs questions. Dans ce cadre, le cardinal a également abordé leur relation, en la différenciant d’un mariage chrétien entre un homme et une femme. Il s’agissait bien d’une rencontre personnelle, souligne encore son porte-parole.

Reconnaissance symbolique

Jozef De Kesel souhaiterait à présent répondre à la demande de croyants homosexuels de pouvoir bénéficier d’une reconnaissance symbolique de l’Eglise comme couple. Malgré son progressisme, un mariage religieux parait toutefois aller un pont trop loin pour l’archevêque de Malines-Bruxelles. Il ne voit pas non plus d’un bon oeil une “bénédiction” ecclésiastique car elle ressemblerait trop à celle d’un mariage.

Une “célébration de remerciement” ?

“S’il y a une certaine retenue dans le point de vue de l’Eglise, c’est pour préserver d’autant plus la grande valeur du mariage et de la famille”, ajoute Geert De Kerpel. Si les homosexuels veulent malgré tout un symbole de la part de l’Eglise, le cardinal pense plutôt à une “célébration de remerciement” ou une “célébration de prière”. Un échange d’alliances ne serait par contre pas possible, selon lui.

On devine que ces positions “ouvertes”, qui vont au-delà de ce que l’Eglise romaine concède, réjouissent des commentateurs comme Christian Laporte (dans la Libre) qui applaudit à chaque fois qu’hier Mgr Danneels ou qu’aujourd’hui Mgr De Kesel semble aller dans le sens d’un libéralisme de plus en plus manifeste. Le chroniqueur de la Libre se complaît bien évidemment à souligner le contraste de ces ouvertures avec l’enseignement strictement catholique de Mgr Léonard

 

Source : 7sur7.be via Belgicatho

Doctrine / Formation #NLH #Philosophie

Virilité combattante et chasteté – Eclosion de l’éros en agapè – Fabrice Hadjadj

Nous vous proposons la troisième et dernière partie du texte de Fabrice Hadjadj sur Virilité et chasteté.

  1. Vient notre seconde question : comment penser la chasteté comme vertu qui mène le sexe à sa perfection, si elle est de l’ordre d’une maîtrise rationnelle ? Rationaliser le sexe, n’est-ce pas le détruire ? Et pourtant, nous venons de le voir, le chaste est tout le contraire du châtré.

La sexualité est le lieu où s’expérimente une perte de contrôle : coup de foudre devant la femme ; coup de vieux devant l’enfant. L’époux aussi bien que le père sont des personnes dépassées par l’autre genre et par l’autre génération. L’organe même du sexe est le symbole de ce dépassement (et non d’une domination phallocratique). Montaigne évoque dans ses Essais « l’indocile liberté de ce membre, s’ingérant si importunément lorsque nous n’en avons que faire, défaillant si importunément lorsque nous en avons le plus affaire, et contestant de l’autorité si impérieusement avec notre volonté »… Cette indocile liberté n’est pas qu’une peine qu’il faudrait surmonter. Elle possède aussi sa positivité qui, pour être humiliante, n’en est pas moins heureuse : elle manifeste que nous sommes pour l’autre, et tellement pour l’autre que l’autre nous hante, que nous en portons la marque jusqu’au milieu de notre corps, par notre nombril et notre sexe, qui nous rattache, l’un, à la mère, l’autre, à la femme.

  1. L’éros implique toujours une certaine passivité, un certain ravissement radical devant l’autre (c’est pourquoi Platon se refuser à le voir comme un dieu, et le considérait comme un intermédiaire entre les dieux et les hommes). Sa passion est en excès par rapport à la raison. Om tombe amoureux comme on tombe de sa chaire.

Est-ce à dire que l’amour est toujours déraisonnable et nous fait chuter vers la bestialité ? Dans le Phèdre, Platon montre qu’il y a deux manières d’excéder la raison, par le bas, et par le haut, par le bestial et par le divin. Or, selon lui, le véritable éros a bien quelque chose de fou, mais sa folie est divine.

Sous ce rapport, la chasteté permet à l’éros d’être lui-même : devant la beauté qui nous bouleverse, elle nous donne d’obéir à la folie divine et de ne pas sombrer dans une folie bestiale. Elle n’était pas le feu, mais, pour reprendre une expression de saint Jean Climaque, elle chasse le feu par le feu, le feu inférieur, qui consume sans brûler, par le feu supérieur, qui brûle sans se consumer.

  1. Lévinas a profondément médité cette transcendance donnée à même l’immanence de la sexualité, cette action supérieure de l’autre qui s’opère au sein de la passivité du désir. Selon lui, la dualité des sexes n’est essentiellement ni rivalité ni complémentarité, même si elle peut prendre secondairement ces aspects : la relation de l’homme et de la femme est une relation entre deux individus – d’où la rivalité possible – et une relation entre deux moitiés qui s’ajustent fonctionnellement pour transmettre la vie – d’où la complémentarité réelle. Mais ni la vision individualiste, ni la compréhension fonctionnaliste ne rendent raison la sexualité dans son essence.

Dans son essence, la sexualité ne nous fait pas chercher « l’âme sœur », car ce serait encore inceste – ce qui veut littéralement dire « non-chaste ». Elle nous tourne vers l’autre irréductible : « Le pathétique de l’amour consiste dans une dualité insurmontable des êtres ; c’est une relation avec ce qui se dérobe à jamais. La relation ne neutralise pas ipso facto l’altérité, mais elle la conserve. L’autre en tant qu’autre n’est pas ici un objet qui devient nôtre ou qui devient nous, il se retire au contraire dans son mystère[1]. » L’union sexuelle n’abolit pas la différence sexuelle : elle l’intensifie, car la femme n’est jamais plus féminine que lorsqu’elle est amante, épouse et mère ; et elle la multiplie, car, à la différence sexuelle, elle ajoute la différence générationnelle, et cette seconde différence, loin de ramener l’autre à nous, nous tourne avec lui vers cet autre que nous deux qu’est notre enfant.

 

Suite sur le site des Hommes adorateurs

Doctrine / Formation

Virilité combattante et chasteté – 2eme partie : une confirmation du sexe – Fabrice Hadjadj

Voici la suite de notre article en trois parties de Fabrice Hadjaj sur chasteté et virilité.

Retrouvez la première partie ici.

  1. La chasteté est une vertu, mais la rapporter à ce nom générique est ajouter à un mot désuet à un autre mot désuet, voire risible. Paul Valéry observait en 1934, lors d’une séance de l’Académie Française : « Ce mot est mort, ou, du moins, il se meurt. Vertu ne se dit plus qu’à peine. Aux esprits d’aujourd’hui, il ne vient plus s’offrir de soi, comme une expression spontanée de la pensée d’une réalité actuelle. » Quel mot l’a remplacé ? Celui de Valeur (d’une valeur qui n’est pas la vertu de courage – celle du chevalier valeureux – mais le produit d’une évaluation en vue d’un échange). Telle est la notion qui envahit désormais la morale et tend à nous la représenter comme un ensemble de règles générales qui s’imposent à l’individu depuis l’extérieur. De ce point de vue, celui de la valeur, la chasteté apparaît comme une norme religieuse ou sociale qui réprime la sexualité pour l’ordonner vers autre chose, un bien supérieur, comme on passerait la bride à un cheval sauvage pour le conduire chez le boucher qui vous en tirera une viande savoureuse.

La vertu n’a pas ce sens, ni chez Aristote ni chez Thomas d’Aquin. Souvent, pour la définir, on reprend les termes de Cicéron : « La vertu est une disposition habituelle de l’âme qui la met en accord, comme naturellement, avec la raison. » Ces éléments, pour être exacts, ne permettent pas assez de distinguer la vertu de la valeur et laissent en suspens quelques questions décisives : Est-ce que cet accord avec la raison s’oppose à un accord avec le corps ? Comment s’acquiert-il ? Et quelle est la finalité de cette conformité rationnelle ?

À la différence de la valeur, la vertu n’est pas de l’ordre de l’énoncé abstrait. Elle s’incarne, ou mieux, elle assume le dynamisme propre de la chair : « Tout ce qui est contraire à l’ordre naturel est vicieux[1] », écrit Thomas, et le premier péché qu’il oppose à la tempérance n’est pas la débauche – c’est l’insensibilité. Aussi la chasteté assume-t-elle la nature humaine de pied en cap, en chair, en os et en esprit, et, comme il est dans cette nature d’être soit d’un homme soit d’une femme, elle vient d’abord confirmer chacun dans son sexe, c’est-à-dire, par là même, son ordination à l’autre sexe. Si la vertu est bien « perfection de la puissance d’agir », la chasteté est la perfection même de la sexuation et de la sexualité. Si bien que l’on doit en conclure qu’une femme chaste est d’autant plus féminine, et qu’un homme chaste est d’autant plus masculin. Là où la chasteté comme valeur tend à une abstraite et angélique neutralisation, la chasteté comme vertu renforce le concret de la différence sexuelle.

 

Retrouvez l’intégralité de cet article sur le site des hommes adorateurs

Doctrine / Formation

Sans la chasteté, l’homme se rêve en taureau, mais, incapable de livrer le moindre combat intérieur contre ses impulsions, il ressemble plutôt au caniche ! Fabrice Hadjadj

Virilité combattante et chasteté – 1ere partie : La chasteté est attirante…

  1. La chasteté est attirante… comme une très belle femme. Le paradoxe peut surprendre, paraître provocant, voire facétieux : il vient de saint Augustin. Dans ses Confessions, celui-ci ose ce qu’il faut bien appeler une description érotique de la chasteté. La traduction de Robert Arnaud d’Andilly, qui fut pourtant de Port-Royal, met ce paradoxe plus en évidence que d’autres, et c’est pourquoi la cite ici : « La chasteté se présentait à moi avec un visage plein de majesté et de douceur, et joignant à un modeste souris des caresses sans affèterie, afin de me donner la hardiesse de m’approcher d’elle, elle étendait pour me recevoir et pour m’embrasser des bras charitables, entre lesquels je voyais tant de personnes qui me pouvaient servir d’exemple. […] Et cette excellente vertu n’est pas stérile, mais féconde dans ces bonnes âmes, puisqu’elle est mère de tant de célestes délices qu’elle conçoit de voix, mon Dieu, qui êtes son véritable et son saint époux[1]. »

Pour exprimer l’appel de la chasteté, Augustin lui confère tous les traits de la vénusté, ou plutôt lui reconnaît un sex-appeal intégral, car rien n’y manque : la beauté du visage, les caresses qui enhardissent, l’étreinte généreuse (« tant de personnes ! ») et la fécondité qui change cette fiancée en mère des fils et filles de la joie (mater filiorum gaudiorum, dit le latin), parce qu’elle est l’épouse de Dieu même

Comment expliquer ce paradoxe ? Pourquoi l’hymne à la chasteté s’élève-t-il sur la base de métaphores sexuelles ? Ne s’agit-il d’ailleurs que de métaphores ? Les petits malins auront tôt fait de nous ressortir leur secret de Polichinelle : nous serions là face à un cas notoire de « retour du refoulé »,  où la libido méprisée se vengerait en produisant une névrose mystique. Mais, quand on va aussi vite à une explication aussi plate, on est manifestement soi-même en train de procéder à un honteux refoulement…

 

Lire la suite sur le site des hommes adorateurs

Conférences/Formations #NLQ

“La chasteté, une écologie radicale”, conférence par Stéphanie Bignon le 23 novembre à Paris

29e Rencontre de l’Espérance 

Le Jeudi 23 Novembre 2017 à 20h
( Lieu : salle paroissiale de Saint Lambert de Vaugirard, 117 rue Blomet, Paris XV° –  Métro : Vaugirard) 

 LA CHASTETE, UNE ECOLOGIE RADICALE
STEPHANIE BIGNON
PRESIDENTE ET FONDATRICE DE L’ASSOCIATION « TERRE ET FAMILLE »,

DONT LA DEVISE EST, « S’ENRACINER POUR S’ELEVER »,

VIENDRA NOUS PARLER SUR LE THEME :

 

« LA CHASTETE, UNE ECOLOGIE RADICALE »,

Diagnostic et remèdes aux maux de notre temps …

Encart Stéphanie Bignon.JPG

« La chasteté est la splendeur de l’homme intérieur. Elle est la force suprême qui ferme le cœur aux choses d’ici-bas et qui l’ouvre aux choses d’en haut. »rs, étudiants, adhérents : 5€

 

ENTREE 10€ – Réduction pour chômeurs, étudiants, adhérents : 5€

contact@reseau-auberge-espagnole

Conférences/Formations #NLQ

“La chasteté ou le chaos ?” Conférence de Stéphanie Bignon à Carnac

La chasteté est la splendeur de l’homme  intérieur. Elle est la force suprême qui ferme le cœur aux choses d’ici-bas et qui l’ouvre aux choses d’en haut” (Jan Van Ruysbroek).
La virginité implique la chasteté mais la chasteté n’implique pas la virginité. L’élévation vers les “choses d’en haut” est possible à tous et à tout moment de notre vie. La chasteté est cette incarnation de la prière qui nous permet de nous oublier pour nous donner pleinement à la Gloire de Dieu à travers notre Prochain.
La chasteté est la liberté du cœur, détachée de tout égoïsme, qui nous met sur le bon chemin. Chacun de nos actes peut être porté par cette maîtrise de soi et il n’est jamais trop tard… Un seul regard sur notre société contemporaine nous permet de constater que nous avons fait le choix inverse : la recherche frénétique d’argent, de possessions et de plaisir. Pourquoi ce choix mortifère et comment contribuer à restaurer notre monde ?

Jeudi 24 août – 21h

Centre Interparoissial de conférence de Locmaria

Stéphanie Bignon est née en 1967 en Bourgogne. Ingénieur spécialisé en interventions sous-marines, elle navigue quinze ans sur presque toutes les mers du globe. Depuis dix ans, elle dirige une équipe d’ingénieurs sur chantiers sous-marins au sein d’un grand groupe multinational et élève, en parallèle, du bétail dans le Charolais. Engagée en politique au niveau local, elle fonde, avec Élisabeth de Malleray, l’association Terre et Famille dont la devise est “s’enraciner pour s’élever”. Stéphanie Bignon est également auteur, avec Anne Brassié, de Cessez de nous libérer (éd. Via Romana), un pamphlet sur la condition de la femme moderne.