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Découvrez la « Chimay Bleue », la bière trappiste de Noël, en 5 anecdotes à retenir !

Un article proposé par Divine Box.

La Chimay Bleue est une bière trappiste belge, brassée par l’abbaye de Scourmont depuis 1948. Titrant à 9 % vol., elle dévoile des arômes de caramel, d’épices, de fruits noirs et de chocolat.

Mais savez-vous pourquoi elle est dite « bière de Noël » et d’où elle tire son nom ? Ou encore qu’elle est parmi les meilleures bières du monde ? Divine Box vous résume la Chimay Bleue en 5 infos indispensables à savoir !

La Chimay Bleue est produite par les moines de l’abbaye de Scourmont, en Belgique – Crédit Photo : Paris Match

1/ La Chimay Bleue était à l’origine brassée uniquement pour Noël

 

La toute première Chimay Bleue de l’histoire est sortie des cuves de l’abbaye de Scourmont en 1948. C’est le Père Théodore qui en inventa la recette, avec l’aide du Professeur De Clerck. La recette n’a bien sûr pas changé depuis !

Mais entre 1948 et 1954, la Chimay Bleue ne s’appelait pas ainsi. Elle s’appelait : la bière de Noël. Car elle n’était brassée spécialement que pour la fête de Noël ! Cependant, face à son succès grandissant, les moines se sont rendus compte que tout le monde souhaitait pouvoir en profiter toute l’année ! Depuis 1954, ils ont donc décidé de la brasser toute l’année ! Youpi !

À l’origine, la Chimay Bleue était brassée uniquement pour la fête de Noël – Crédit Photo : @f3stand_ (Instagram)

2/ La Chimay Bleue tire son nom de sa capsule

À l’origine, les différentes bières de Chimay étaient conditionnées dans des emballages identiques. Par souci pratique, les moines ont donc décidé de donner des couleurs différentes aux capsules de leurs bières.

Ainsi, lorsque les bières étaient rangées dans leurs caisses, et que seules leurs capsules dépassaient, un rapide coup d’oeil permettait directement aux moines de les différencier ! Et c’est ainsi que l’ancienne « Bière de Noël » est devenue par hasard… la Chimay Bleue ! Une des trois couleurs primaires : simple, sobre, efficace.

La Chimay Bleue tire son nom de la couleur de sa capsule – Crédit Photo : @cachetheplanet (Instagram)

 

3/ La Chimay Bleue est classée parmi les meilleures bières du monde !

Saviez-vous que la Chimay Bleue n’est pas simplement belle par sa robe et par la couleur de sa capsule, mais aussi bonne ? Très bonne, même. C’est pourquoi il est tout naturel de la trouver rangée parmi les meilleures bières du monde.

  • Elle est en effet notée 100/100 (rien que ça) sur le site RateBeer, un site d’experts qui classent et notent plus de 200 000 bières du monde entier, et parmi plus de 16 000 brasseries !
  • Et sur ce même site, elle est aussi 12e au classement du « Top 50 des ‘Belgian Strong Ale‘ ». Plutôt fort, non ?
  • Le site Belgibeer, quant à lui, lui donne la 3e place dans le « Top 10 des meilleures bières trappistes » !
  • Unepetitemousse la classe en première position dans le classement des bières belges.
  • Le Paradis de la Bière lui décerne la 2e place.

Bref, vous avez compris l’idée, et l’on pourrait encore continuer longtemps…

La Chimay Bleue est notée 100/100 sur le site d’experts RateBeer – Crédit Photo : @speciaalbiertjesblog (Instagram)

 

4/ La Chimay Bleue peut se vieillir en cave !

En général, une bière ne se conserve pas. Mais comme le bon vin, la Chimay Bleue peut se vieillir en cave ! Elle fait donc figure d’exception ! Grâce à sa levure, elle se bonifie avec le temps. Pour vous donner une idée, sa madérisation lui confère alors des arômes qui rappellent un vieux porto !

Beaucoup d’amateurs la laissent ainsi vieillir 2 ou 3 ans. Selon l’étiquette de la Chimay Bleue, il est possible d’attendre jusqu’à 5 ans. Et selon certains connaisseurs, on peut encore attendre un peu plus ! Mais saurez-vous résister tout ce temps ?

La Chimay Bleue est encore meilleure lorsqu’on la laisse vieillir plusieurs mois ou années en cave – Divine Box

 

5/ La Chimay Bleue existe aussi vieillie en fûts et en grand format

 

Puisque la Chimay Bleue se vieillit très bien, les moines ne sont pas fous : ils ont créé depuis 1982 la « Chimay Grande Réserve Vieillie en Barriques ». Il s’agit d’une Chimay Bleue vieillie en barriques dans les caves mêmes de l’abbaye !

Chaque année, c’est donc une nouvelle édition qui sort tout droit des tonneaux des moines. Vieillie dans des barriques de Whisky, de Cognac, de chêne français ou américain… Pour varier les plaisirs, l’assemblage change à chaque fois ! Et pour que la fête soit encore plus grande, la bouteille existe aussi en 75 cl !

La Chimay Bleue peut aussi se déguster en grande bouteille, veillie en cave dans de vieilles barriques – Crédit Photo : @bethebelgianbeer (Instagram)

 

Et pour goûter la Chimay Bleue ?

 

Rendez-vous sur place à l’abbaye ou à sa taverne juste à côté du monastère ! Ou sinon sur la boutique monastique en ligne de Divine Box : cliquez ici pour acheter de la Chimay Bleue.

Sinon, vous pouvez cliquer ici pour apprendre encore plus d’infos (passionnantes) sur la Chimay Bleue, brassée par l’abbaye de Scourmont

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Quelle différence entre une bière d’abbaye et une bière trappiste ?

Un article proposé par Divine Box

“La voici déjà, l’eau de la rivière, dans le bâtiment voisin. Elle remplit la chaudière, et s’abandonne au feu qui cuit, pour préparer la boisson des moines ». Voilà ce que dit un texte anonyme du XIIIe siècle pour décrire l’abbaye de Clairvaux, impliquant donc la présence d’une brasserie. Car oui, la bière a longtemps été un savoir-faire maîtrisé par les moines, bénédictins puis trappistes. Cela leur permettait de boire une boisson bouillie et donc purifiée des maladies, de recevoir leurs hôtes de passages etc… Tout une affaire ! Mais aujourd’hui, où en sont les bières des moines ? Comment  authentifier leur origine ? Y a-t-il différents niveaux d’authenticité monastique ? Divine Box, le spécialiste des produits monastiques, vous dit tout en trois minutes.

La bière trappiste Rochefort 10, portant fièrement le label « Authentic Trappist Product ». Retrouvez ici la Rochefort 10.

Les « bières trappistes »

Dans le paysage des bières monastiques, les « bières trappistes » sont les seules sont l’authenticité monastique est véritable. Une bière trappiste porte obligatoirement le logo « Authentic Trappist Product », qui garantit trois choses :

  • la bière doit être brassée dans l’enceinte de l’abbaye trappiste ;
  • la production et la commercialisation des bières doivent être assurées par les moines trappistes, ou sous leur contrôle ;
  • tous les bénéfices doivent être consacrés à la subsistance des moines trappistes et à l’entretien de leur abbaye. Tout surplus doit être reversé à des oeuvres sociales ou caritatives.

Ce logo, octroyé pour 5 ans, est très contrôle par l’Association Internationale Trappiste depuis 1997 : dans le monde entier aujourd’hui, seules 12 abbayes peuvent faire figurer le logo sur leurs bière !

Les plus connues sont Chimay, Orval, Westmalle ou encore Rochefort. Cliquez ici pour retrouver l’intégralité des bières trappistes.

 

Les « bières belges d’abbayes reconnues »

Deuxième catégorie : les « bières belges d’abbayes reconnues ». Ce label, créé en 1999, tente tant bien que mal de contrôler l’utilisation abusive du mot « bière d’abbaye ». Il certifie que la brasserie :

  • a un lien avec l’abbaye dont l’existence est ou a été reconnue ;
  • reverse des royalties à l’abbaye (ou à l’institution qui la gère), notamment pour financer des oeuvres culturelles ;
  • laisse un droit de regard à l’abbaye (ou à l’institution qui la gère) sur la publicité

On ne peut que saluer la démarche de tenter de garantir l’authenticité monastique de certaines bières. Mais cependant, il faut considérer le label avec des pincettes, car il souffre malheureusement de plusieurs limites :

  • une bonne partie des « bières belges d’abbayes reconnues » sont gérées par les plus grands groupes brassicoles mondiaux. Par exemple, la Leffe appartient à AB Inbev, plus gros groupe brassicole au monde, l’Affligem est gérée par Heineken (n°3), et Grimbergen est dans le groupe Carlsberg (n°4).
  • quand elle existe, la communauté religieuse n’est réduite qu’à avoir un droit de regard sur la publicité (quand elle l’effectue véritablement…). Et quand elle n’existe pas ou plus, on est donc face à des bières d’abbayes gérées à 100 % par des laïcs.
  • il est dommage, pour ces « bières de tradition » que ce label ne certifie pas que l’abbaye ait brassée sur place par le passé…
  • par définition, le label ne se limite qu’à la Belgique, mettant donc forcément de côté les autres réalités en France, en Allemagne, au Canada etc…

 

On compte aujourd’hui 23 « bières belges d’abbayes reconnues », dont deux sont véritablement brassées au sein d’une abbaye (en état ou en ruine) : Val-Dieu et Abbaye d’Aulne. Bonne nouvelle !

 

Les autres « bières d’abbayes »

 

Et là malheureusement, de nombreuses réalités s’entremêlent ! Le véritable problème du terme « bière d’abbaye », c’est qu’il n’est pas contrôlé. N’importe qui pourrait, demain, lancer une énième bière d’abbaye, et il en aurait tous les droits ! Quand bien même l’abbaye en question n’aurait jamais brassé de bière ou, pire, n’aurait jamais existé…

On en compte une trentaine en Belgique (dont la fameuse Tripel Karmeliet), mais aussi certaines au Canada, en France, au Pays-Bas, aux Etats-Unis etc…

Heureusement quand même, on retrouve quelques rares cas de bières d’abbayes authentiques, comme la Saint-Wandrille !

Bière Saint-Wandrille : la seule bière d’abbaye véritable en France.

La bière de Saint-Wandrille : le renouveau de la véritable bière d’abbaye en France !

Depuis fin 2016, l’abbaye bénédictine Saint-Wandrille de Fontenelle, en Normandie, brasse et vend sa propre bière ! Son authenticité monastique, en plus de l’avoir été vérifiée sur place (notamment par Divine Box, mais pas que !), est garantie par le logo « Monastic » qui régit les produits monastiques dans leur ensemble.

Ce projet permet à la communauté d’abord de travailler de ses mains et ainsi de renouer avec une activité d’artisanat monastique, et ensuite de soutenir financièrement les nombreux projets de restauration des ruines de l’abbaye. A ce jour, deux bières différentes sont sorties des cuves :

  • la bière de Saint-Wandrille classique : ambrée, titrant à 6,5 % vol., aux notes de caramel, d’agrumes et d’épices. Déjà incontournable dans le paysage des produits monastiques !
  • la nouvelle bière de Saint-Wandrille : blanche, titrant à 5 % vol., aux notes d’agrumes, de fruits jaunes et d’herbe coupée. Une édition limitée pour l’été, dont les dernières bouteilles se font rares…

Si vous voulez vous régaler (avec modération), et soutenir financièrement l’abbaye de Saint-Wandrille, vous savez quoi faire ! Vous pouvez retrouver ici la bière de Saint-Wandrille.

 

Pour découvrir plus de produits issus de l’artisanat monastique et du travail des moines, rendez-vous chez Divine Box.

 

 

NLQ #Sorties/Animations

Elixirs et boissons de moines et de prêtres – exposition pendant le mois de juin 2018 à la maison Cardinal-Billé de Laval (53)

Ça n’a pas l’air très catholique ; eh bien si ! Dom Pérignon, Jouvence de l’Abbé Soury, Bière de l’abbaye de Chimay, liqueur bénédictine… cela vous dit quelque chose ! L’exposition installée tout le mois de juin à la maison Cardinal-Billé vous en dit encore plus.

Cette initiative de l’association des amis du Patrimoine d’Erve et Orthe est amusante et surtout instructive. On y apprend comment l’abbé Soury a inventé sa solution miraculeuse pour les jambes lourdes… et comment le chanoine Kir s’est lancé dans le vin pétillant devenu le Champagne. On y apprend comment est née la “tisane de santé” du curé de Deuil (Val d’Oise) et surtout sa malheureuse histoire commerciale qui n’a rien rapporté au fameux curé, plus connu pour  Sa charité pour les malades et les pauvres, sa science dans l’art de guérir par la médecine des plantes  que son enrichissement.

L’eau de mélisse des Carmes, le baume de l’abbé Perdrigeon, les bières d’Abbayes… la liqueur Bénédictine… Ils sont presque tous nommés. Il n’y a plus qu’à découvrir leur histoire en ce début d’été.

Horaires d’ouverture

Tous les jours (sauf samedi et dimanche) : de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h.

Le samedi et le dimanche, la Maison diocésaine est fermée.

 

Pour aller plus loin : Plantes de Dieu, plantes des hommes, les élixirs des monastères, de Guy Fuinel Editions Amyris.

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