En France #NLQ

Visite du patriarche chaldéen en France

En déplacement en France, le patriarche des chaldéens catholiques, Mgr Louis Sako, a plaidé pour une Constitution “qui assure l’égalité de tous”. Une tâche difficile dans un Irak en pleine reconstruction où plane l’ombre de Daech, mais aussi des nouvelles difficultés. La mise en place d’une nouvelle constitution s’avère délicate dans un pays où l’islam reste une identité nationale et même civile. Mgr Sako a également rappelé que si “Daech a été vaincu sur le terrain, (mais) idéologiquement il imprègne encore les esprits”.

Le patriarche veut renforcer la citoyenneté en Irak, qu’il estimer devoir être détachée des identités particulières :

Je suis citoyen irakien, peu importe si je suis chrétien, chiite, sunnite, kurde… La religion ne doit pas me séparer. La religion est un choix personnel : je crois ou je ne crois pas, je suis libre, et il ne faut pas l’imposer.

Le patriarche devait, en effet, se rendre à l’Institut du monde arabe (IMA), mais il a également rencontré le Président du Sénat, Gérard Larcher, ainsi que plusieurs sénateurs. Il a aussi rendu visite aux responsables de l’Oeuvre d’Orient.

 

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A la une #Tribunes et entretiens

Les Chrétiens d’Orient dans l’épreuve. “On n’est pas sorti de l’auberge”

 

 

Dialogue d’une rare densité entre l’archevêque de Kirkouk en Irak et des chrétiens orientaux ou des personnes engagées au Moyen-Orient. L’échange porte autant sur les conditions de vie actuelles et les perspectives pour les Chrétiens d’Orient que le témoignage de foi pour le monde… Il est question de reconstruction, d’identité et de culture ou encore d’éducation, mais aussi du poison distillé par Daesh et les dérives islamistes qui affectent l’Irak, la Syrie, le Liban, l’Egypte ou encore la Terre Sainte. A l´occasion de son passage en France, l´archevêque chaldéen de Kirkouk (Irak), Mgr Yousif Thomas Mirkis, vient sur le plateau de KTO pour rendre compte sans langue de buis des dernières nouvelles, les craintes et les espérances de ces milliers de chrétiens qui jusqu´à présent ont fait le choix de rester dans leur pays. Pour réagir : sanslanguedebuis@ktotv.com

A la une #En France #NLQ

Attaques contre SOS Chrétiens d’Orient ?

Lors de l’assemblée plénière de la conférence des évêques de France, Mgr Gollnisch, directeur de LOeuvre d’Orient, devait s’exprimer sur la situation des chrétiens d’Orient, en France, mais aussi à l’étranger. Outre Mgr Mirkis, archevêque chaldéen catholique de Kirkouk, il y avait donc un deuxième invité appelé à s’exprimer sur ce sujet à la réunion de l’épiscopat Français. Mgr Gollnisch a également la qualité de vicaire général de l’ordinariat des catholiques orientaux de France.

Visiblement, c’est en étant interrogé par un évêque Français qu’il aurait vivement mis en cause l’association SOS Chrétiens d’Orient, si l’on croit les tweets d’une journaliste du Pèlerin :

Nous restons prudents sur la teneur des propos, d’autant plus qu’ils sont rapportés par une journaliste qui a vraisemblablement assisté à la réunion plénière ou bénéficié de la primeur d’un témoignage direct. En tout état de cause, ces propos n’ont pas été confirmés.

Mais si cela correspond à ce qui a été dit, il ne peut, hélas, qu’y avoir un malaise. D’une part, cela témoigne d’une véritable irritation de certains qui agissent en leur faveur. La réalité est que SOS Chrétiens d’Orient a pris de l’ascendant dans les opérations de terrain pour les chrétiens d’Orient. Pourtant, dans cet éventail d’associations, il y a de la place pour tout le monde. L’Oeuvre d’Orient continue à bénéficier d’une notoriété et d’un sérieux auprès des communautés chrétiennes et de leurs évêques. La multiplication des associations solides et expérimentées est plutôt une bonne chose et devrait entraîner une saine émulation. Après tout, l’Oeuvre d’Orient n’a-t-elle pas cherché, récemment, à mettre en place des volontaires sur le terrain ? Il est dommage que la complémentarité entre ces différentes ne soit pas soulignée.

Quant à accuser l’association d’accointance avec le FN et Marion Le Pen, ce grief étonne. Outre le fait que Marion Le Pen s’est mise en retrait, le FN ne s’est guère impliqué sur la question des chrétiens d’Orient, pour ne pas dire bien moins que certaines personnalités politiques françaises, nullement assimilables au FN. À ce titre, on se souviendra des propos de l’ancien FN Florian Philippot, qui refusait que la France accueille des chrétiens d’Orient… Certes, l’accusation de proximité avec le FN lancée par Mgr Gollnisch surprend. Après tout, personne n’a fait à Mgr Gollnisch le reproche d’avoir un lien de parenté avec une personnalité du FN. Et c’est tant mieux ! En revanche, le seul homme politique français à avoir organisé une grande réunion de soutien aux chrétiens d’Orient, où était convié Mgr Gollnisch, était François Fillon, qui a été depuis battu aux présidentielles dans les circonstances que l’on connaît.

Enfin, une accusation rend particulièrement perplexe : c’est celle qui reproche à SOS Chrétiens “une grille de lecture, qui consiste à opposer chrétiens et musulmans, qui formeraient des groupes homogènes, et à importer cette rhétorique en France”. Pour qui a fréquenté un tant soit peu SOS Chrétiens d’Orient, on connaît la prudence et la politique d’entente cordiale avec les musulmans des différents pays où l’association a des missions. À ce titre, faut-il rappeler que les volontaires en Syrie visitent obligatoirement la Mosquée des Omeyades de Damas ou que le directeur de SOS Chrétiens d’Orient, Benjamin Blanchard, a déjà rencontré les responsables officiels musulmans de Syrie ?

Si SOS Chrétiens d’Orient tenait un discours tendant à la mise en place de “groupes homogènes”, il y aurait bien longtemps que les différentes missions auraient échoué. Qui plus est, dans certains pays comme l’Irak ou la Syrie, les chrétiens ne sont plus en mesure de créer des entités politiques autonomes. C’est une différence notable avec les communautés kurdes, chiites ou alaouites. Il n’existe pas de zones chrétiennes suffisamment étendues. Cette accusation de mise en place de “groupes homogènes” colle peu à la réalité. SOS Chrétiens d’Orient n’est pas une milice ou un groupe à visée politique.

Soyons sérieux : pour travailler sérieusement dans un pays étranger, une ONG a besoin d’une entente maximale avec les autorités et les communautés locales. Et cela passe nécessairement par de bonnes relations avec les autres communautés religieuses. Non, SOS Chrétiens d’Orient n’est pas une association d’inspiration néo-conservatrice, visant à fragmenter les pays arabes. Sa naissance est même consécutive aux déchirements créés par des révolutions arabes, qui ont pris de court les chancelleries occidentales.

On peut se demander si le danger suprême n’est pas de céder à certains réflexes. Ceux des accusations faciles, lancées publiquement, en présence des évêques de France, dont on sait qu’ils sont très divisés sur un grand nombre de sujets. Était-il souhaitable de raviver des polémiques, surtout à un moment où autant l’horizon des chrétiens d’Orient que celui des chrétiens de France devient incertain ?

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Yvelines – Conférence-témoignage avec le Père Toufic Eïd

Le jeudi 16 novembre, à 20 h, le Père Toufic Eïd, curé melkite catholique de Maaloula (Syrie), donnera une conférence-témoignage à la chapelle de l’Immaculée conception de Versailles (8, rue Monseigneur Gibier). Cette conférence-témoignage, intitulée “Être chrétien en Syrie”, est organisée par l’association SOS Chrétiens d’Orient.

NLH #NLQ #Orient

Chrétiens d’Orient, rien ne va aller mieux … sans nous

Chrétiens d’Orient, rien ne va aller mieux, rien ne changera pour nos frères persécutés (très souvent chrétiens, mais aussi d’autres minorités) si nous ne les aidons pas.

Voici la situation  (je vous en donne un bref résumé) :

Tout d’abord, DAESH – le soi-disant « État islamique » – n’est pas vaincu et continue de contrôler (ou de combattre) des zones importantes en Irak et en Syrie. Au cours des derniers jours, la bataille s’est intensifiée à Kirkouk en direction d’Erbil (Irak) et dans des zones de la province de Homs ou dans des villes comme Raqqa (Syrie).

Dans les zones contrôlées par le DAESH, la persécution de nos frères continue. Je ne veux pas m’étendre sur les brutalités incroyables auxquelles ils sont soumis. Malheureusement, nous les connaissons tous. Tout… ? Sûr… ?

Les chrétiens (et d’autres minorités) ont été oubliés par la presse internationale et les gouvernements. Du moins, c’est l’impression que nous avons.

Il y a toujours des persécutions en Irak, en Syrie (et malheureusement dans beaucoup d’autres endroits du monde) et dans les endroits où ce n’est plus le cas, c’est peut-être parce qu’il n’y a pas de chrétiens à persécuter…

Il y a des dizaines et des dizaines de milliers de chrétiens déplacés (et des Yésidis et des membres d’autres minorités) ; et de même beaucoup d’autres dizaines de milliers de personnes essaient de retourner dans leurs foyers, vers leurs racines, chez leurs parents, là où les parents de leurs parents ont vécu près de deux mille ans, dans la plupart des cas.

Et ils ne le peuvent pas.

Il n’y a plus de maisons où retourner. Dans la plupart des cas, elles ont été détruites ou volées par leurs anciens voisins.

Des villes entières, des quartiers, des églises, des maisons ont été dévastés par la barbarie du terrorisme islamiste, par DAESH.

Et maintenant, que va-t-il se passer ?

…Rien ne va aller mieux… sans vous, sans moi, sans votre aide et la mienne, celle de nous tous.

Nous devons les aider…jusqu’à ce que la situation change.

•             Donner (encore, encore une fois, jusqu’à ce que la situation change) une aide humanitaire à nos frères qui souffrent encore de la persécution en Syrie et en Irak. Comme d’autres fois, nous le ferons via les chrétiens et les organisations locales qui travaillent sur le terrain.

•             Envoyer de l’argent pour fournir de la nourriture, de l’eau, des produits de première nécessité aux personnes déplacées et aux réfugiés dans les camps. Ils sont des milliers.

•             Soutenir (plus, encore, aussi longtemps que nécessaire) des campagnes humanitaires et concrètes pour permettre le retour de ceux qui le peuvent, et le faire dans la dignité.

•             Renforcer nos activités pour sensibiliser l’opinion publique internationale (avec un appel concret aux actions) de la situation dramatique de ceux qui souffrent encore de la persécution.

Stéphane Duté et toute l’équipe de CitizenGO

P.S : Le soutien que nous vous demandons est extrêmement urgent (nous parlons de nourriture, d’eau, de manteau et de refuge, de médicaments, d’éducation, etc.). S’il vous plaît, si possible, faites un don dès maintenant, avant de fermer cet e-mail (rappelez-vous que chaque montant, chaque centime, est très utile : un don important aide beaucoup et une petite somme aide également).

Vous pouvez faire votre don ici

 

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Paris – Célébration d’une liturgie pontificale de Saint Jean Chrysostome à la cathédrale Notre-Dame

Le dimanche 19 novembre 2017, à 14 h 30, une liturgie pontificale de Saint Jean Chrysostome pour la commémoration des victimes d’Holodomor (c’est le nom de la famine survenue en Ukraine, en 1932-1933) sera célébrée à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette célébration est organisée par l’éparchie de Saint Vladimir le Grand à Paris, qui est la structure canonique destinée aux catholiques ukrainiens de rit byzantin de France.

A la une #Culture #Doctrine / Formation

Chrétiens d’Orient – Deux mille ans d’histoire

« Chrétiens d’Orient. Deux mille ans d’histoire » est l’une des heureuses expositions de cet automne à Paris. L’Institut du monde arabe qui l’organise et l’abrite a réalisé un accrochage d’excellente facture. Plus de 300 pièces sont exposées : des mosaïques, des vêtements, des objets liturgiques, le tout servi par des cartes, des frises chronologiques et des textes bien travaillés. Cette exposition est importante à plusieurs titres. D’une part parce que l’on parle beaucoup des chrétiens d’Orients depuis 2011, sans véritablement les connaître. Ensuite parce que nous commémorons le centième anniversaire des accords Sykes-Picot (1916) puis de la déclaration Balfour (1917) qui ont eu tous deux de grandes conséquences sur la région. Enfin parce qu’en dépit de sa proximité géographique, l’Orient nous est très éloigné sur le plan culturel. C’est certes un cliché de dire qu’il est compliqué et que nous avons des idées simples sur lui, mais c’est aussi une réalité.

Dans ce genre d’exposition, on pouvait craindre les poncifs larmoyants et les expressions de bien-pensance, il n’en est rien. Elle n’occulte pas les difficultés, les nombreux massacres commis et l’apport du christianisme à l’islam. C’est une exposition tout à fait fiable sur le plan historique.

La division des chrétiens d’Orient

Le trait spécifique des chrétiens d’Orient est d’être extrêmement divisé. Chalcédoniens, copte-orthodoxes, maronites, Chaldéens, melkites, nestoriens, Assyriens… c’est à y perdre son grec pour arriver à s’y retrouver. Ces divisions sont à la fois territoriales et théologiques. L’Orient des origines est divisé en quatre patriarcats : Alexandrie, Antioche, Jérusalem et Constantinople. Chacun a développé son école théologique et a voulu prendre son indépendance par rapport aux autres, ce qui a donné quatre familles spirituelles de chrétiens, avec leur liturgie propre. D’autres divisions s’y sont ajoutées : linguistiques et politiques notamment. Alors qu’en Occident, les chrétiens restent unis autour de Rome en dépit de la décomposition de l’Empire romain, en Orient ils s’opposent et se rattachent à un grand patriarcat, alors même que l’Empire byzantin demeure uni. Aujourd’hui, on a des églises nationales, la plus importante étant les Coptes en Égypte. Certains chrétiens sont en revanche demeurés fidèles à Rome, ou bien l’ont rejoint à partir du XVe-XVIe siècle. Ce sont les chrétiens catholiques (Grecs-catholiques ou Arméniens-catholiques par exemple).

On a donc aujourd’hui trois grandes familles de chrétiens d’Orient. Les églises qui se sont séparées avant le concile de Chalcédoine (451) : arméniens, syriens, coptes. Les églises qui se sont séparées après ce concile (à l’issue de celui-ci ou pour d’autres raisons) : Alexandrie, Antioche, Chypre, Constantinople. Les églises qui sont rattachées à Rome : maronites, Chaldéens, melkites, Coptes et Arméniens catholiques.

Les langues liturgiques employées sont diverses : grec, syriaque (forme moderne de l’araméen), arabe. À cela il faut ajouter les chrétiens vivants en Inde. Ce sont les descendants des populations évangélisées par l’apôtre Thomas au Ier siècle. Oubliés ensuite, ils ont été redécouverts au XVIsiècle lors des voyages des Portugais dans la région. Ils forment l’église malabare. Certains sont rattachés à Rome, d’autres aux chaldéens (Irak). Rien n’est simple donc, et chacune de ces églises est l’héritière d’un soubresaut de l’histoire, d’une strate culturelle ou d’oppositions parfois millénaires. Cette densité et cette profondeur historique échappent largement aux diplomates qui ont à traiter ces questions. C’est une grave erreur, car on ne peut rien comprendre à cette région et aux jeux diplomatiques actuels des États arabes si l’on n’a pas ce cadre théologique et historique à l’esprit.

L’arrivée de l’islam

Le grand bouleversement intervient au VIIsiècle avec l’arrivée des Arabes islamisés. Les causes et les raisons de cette conquête ont beaucoup agité les historiens, notamment pour arriver à expliquer pourquoi elle s’était faite aussi rapidement et pourquoi l’islam avait réussi à s’imposer. Au vu des connaissances actuelles, plusieurs points d’accord se dégagent. Les Arabes ont profité de l’épuisement des deux empires, les Perses et les Byzantins, qui après plusieurs siècles de guerre n’étaient plus en mesure de faire face à cette invasion. Les Arabes sont peu nombreux, mais ils sont presque tous des combattants. Leur armée fait donc jeu égal avec celle des Perses et des Grecs. C’est l’avantage des peuples nomades sur les sédentaires. Beaucoup de chrétiens ont accueilli avec soulagement l’arrivée des Arabes, car c’était pour eux un moyen de se débarrasser des Grecs. C’est notamment le cas en Égypte où ils ont ouvert les portes d’Alexandrie afin de s’allier avec eux pour chasser les Byzantins. L’impôt qu’ils devaient payer, le dhimmi, valait bien l’impôt que leur faisaient payer les Byzantins. D’autre part, l’islam est une forme dérivée d’hérésies chrétiennes. C’est ce qu’a démontré la thèse du Père Édouard-Marie Gallez, Le Messie et son Prophète, parue en 2005. C’est le mouvement des judéonazaréens, qui rejette notamment la divinité du Christ, qui mélangé à des cultes arabes préislamiques a contribué à forger l’islam. Pour les chrétiens de cette zone, qu’ils soient nestoriens (disciple de Nestorius, mort en 451), ariens (disciples d’Arius, mort en 336) ou Assyriens, les disciples de Mahomet n’étaient pas très différents d’eux. Cette pensée dérivée d’hérésies chrétiennes pouvait se concilier avec leur propre religion. S’ils ont donc perdu sur le plan militaire, ils n’ont pas non plus cherché à manifester une trop forte opposition.

Sur le long terme toutefois, l’imposition de l’islam a eu des conséquences négatives pour les chrétiens d’Orient.

Un rôle administratif et intellectuel

Sous l’Empire ottoman, les chrétiens d’Orient occupent souvent des postes importants dans l’administration de l’Empire. Hauts-fonctionnaires, officiers, commerçants de renom comme les Arméniens, ils sont la colonne vertébrale de l’Empire, ce qui suscite à la fois admiration et jalousie. S’ils sont tolérés par les Ottomans, ils subissent aussi régulièrement des persécutions et des déportations. Soliman le magnifique signe un traité politico-commercial avec François 1er en 1528, les capitulations, par lequel la France devient la protectrice des chrétiens d’Orient. Le roi reprend ainsi la politique de Saint-Louis et des Capétiens à l’époque des Croisades. Ce rôle de protecteur des chrétiens du Levant est une constante de la diplomatie française. Napoléon III fut également un ardent défenseur de ces populations, de même que la IIIRépublique, toute anticléricale qu’elle était sur le plan intérieur. « L’anticléricalisme n’est pas un article d’exportation » conclu Léon Gambetta. Durant la première guerre mondiale, la France voulut aussi protéger les chrétiens de Syrie et du Mont-Liban. D’où les accords entre Mark Sykes et François Georges-Picot en 1916. Accords qui sont le triomphe de l’école historique et géographique française de la fin du XIXe siècle. Encore aujourd’hui, ce sont des Français qui sont intervenus en Syrie et en Irak pour aider les chrétiens d’Orient, alors que la diplomatie de l’État faisait n’importe quoi. La diplomatie privée s’est révélée meilleure et plus réaliste que la diplomatie publique. Cette exposition à l’IMA s’inscrit dans cette longue tradition française pour le Levant. Le texte de l’accord entre Soliman et François 1er y est d’ailleurs exposé. C’est l’une des pièces les plus belles et les plus émouvantes de l’exposition.

La nahda ou le réveil de l’arabité…

 

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Jean-Baptiste Noé est historien et géopolitologue. Il est professeur d’histoire et d’économie dans un lycée parisien. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages : Géopolitique du Vatican. La puissance de l’influence (Puf, 2015), Le défi migratoire. L’Europe ébranlée (Bernard Giovanangeli, 2016) et, récemment, un ouvrage consacré à la liberté scolaire : Rebâtir l’école. Plaidoyer pour la liberté scolaire (Bernard Giovanangeli, 2017).

 

 Voir aussi, Catholiques et orthodoxes, 1500 ans de “je t’aime, moi non plus”

Dans le Monde #NLQ #USA

New York – Le patriarche maronite inaugure une chapelle dédiée à Saint Charbel

Le samedi 28 octobre 2017, le cardinal Bechara Boutros Raï, patriarche maronite, a inauguré une chapelle dédiée à Saint Charbel à la cathédrale Saint-Patrick de New York. C’est la première chapelle de ce genre a être inaugurée en-dehors du Liban, dans une église de rite latin.

Dans son homélie prononcée le 28 octobre 2017, le cardinal Raï a rappelé que “Saint Charbel était un signe d’espoir pour la Chrétienté et pour tous les peuples du Moyen-Orient qui souffrent dans des circonstances difficiles”. La messe était concélébrée par le cardinal Thimothy Michael Dolan, archevêque de New York et par Mgr Gregory John Mansour, évêque maronite qui est à la tête de l’éparchie Saint-Maron de Brooklyn. “Nous sommes ici à New York et aux États-Unis pour entendre les voix qui nous parlent du Moyen-Orient”, a souligné le cardinal Thimothy Dolan.

Saint Charbel Makhlouf est un moine maronite du 19ème siècle qui a joué un rôle dans le développement spirituel de l’Église maronite. Il avait ainsi une dévotion profonde pour l’Eucharistie. Saint Charbel Makhlouf a été canonisé par le pape Paul VI en 1977.

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Villeurbanne – Conférence-témoignage du Père Toufic Eïd

Le lundi 6 novembre 2017, à 20 h 30, une conférence aura lieu à la paroisse arménienne catholique Saint-Grégoire-de-Nareg de Villeurbanne en présence du Père Toufic Eïd, curé melkite de Maaloula (Syrie). Cette conférence, intitulée “Être chrétien en Syrie”, fera suite à une messe dont la célébration est prévue à 18 h 30.  Elle est organisée par l’association SOS Chrétiens d’Orient, qui a déjà eu l’occasion de travailler, à Maaloula, avec le Père Toufic Eïd.

Adresse : 7, rue Docteur Dollard – 69 100 Villeurbanne

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Paris – Conférence de Mgr Mirkis, évêque chaldéen catholique de Kirkouk

Le jeudi 16 novembre 2017, à 20 h 30, Mgr Joseph Mirkis, évêque chaldéen catholique de Kirkouk (Irak) donnera une conférence à l’église Saint-Honoré d’Eylau, dans le 16ème arrondissement de Paris. La conférence, organisée par l’association Fraternité en Irak, aura pour thème la question de la reconstruction matérielle, mais aussi spirituelle, qui se pose pour les chrétiens d’Irak. En effet, les chrétiens sont de retour dans la plaine de Ninive, libérée de l’emprise de Daech. De nouvelles difficultés apparaissent, notamment dans ce contexte de tension entre les kurdes et le gouvernement central irakien.

« Chrétiens d’Irak : comment reprendre confiance après Daech ? », témoignage de Mgr Mirkis, jeudi 16 novembre 2017, 20 h 30, entrée libre