Dans le Monde #NLQ #Orient

Syrie : les touristes reviennent à Maaloula

C’est une bonne nouvelle pour ce village chrétien de Syrie. Proche du Liban, Maaloula est une localité chrétienne peuplée de melkites et de grecs-orthodoxes qui parlent encore araméen. Des cars de touristes sont arrivés ce vendredi 10 août 2018. Ce samedi, il y avait même des visiteurs venus du Liban.

Pris par les djihadistes entre 2013 et 2014, le village de Maaloula avait été libéré en avril 2014. Il a fait l’objet d’une reconstruction, appuyée notamment par l’association SOS Chrétiens d’Orient qui est impliquée depuis l’été 2015. Elle y envoie fréquemment des volontaires.

Bref, c’est un retour à la normale pour ce lieu chrétien qui abrite notamment un couvent dédié à Sainte Thècle. En 2010, un an avant le début du conflit, 200 000 touristes se rendaient à Maaloula.

A la une #NLQ #Rome

Le Pape François déplore que le Moyen-Orient soit devenu une terre d’émigration

À l’invitation du Pape François, la quasi-totalité des patriarches des Églises orientales, orthodoxes comme catholiques, ainsi que des représentants du protestantisme se sont retrouvés ce samedi 7 juillet à Bari pour une journée de prière et de réflexion pour le Moyen-Orient.

Arrivé à Bari en hélicoptère en début de matinée, le Pape François a accueilli, un à un, les patriarches à l’entrée de la basilique Saint-Nicolas. Il est ensuite descendu avec eux dans la crypte pour vénérer les reliques du saint du IVème siècle, un pont entre l’Orient et l’Occident. Chaque année, des dizaines de milliers de pèlerins, aussi bien catholiques qu’orthodoxes, prient sur ses reliques.

Saint Nicolas représente un pont entre Orient et Occident pour une Église qui en a besoin et qui compte sur la prière pour ramener de l’espérance et de la paix dans une région encore déchiré par les armes. Le cardinal Sandri préfet de la Congrégation des Eglises orientales rappelle que cette journée vise à interpeller les leaders du monde qui ont la capacité de ramener la paix dans la région. Une journée qui veut aussi apporter un témoignage d’unité entre les différentes Eglises, montrer que l’œcuménisme passe aussi par ce travail pour la paix.

Applaudi par la foule, le Pape et les patriarches ont ensuite rejoint le bord de mer, dans un minibus blanc sans vitre, déjà surnommé « la papamobile œcuménique ». La rencontre de prière à quelques mètres de la mer Méditerranée, a été brièvement introduite par le Pape François, qui a prononcé une allocution fixant le cadre de cette rencontre.

L’unité pour résister à la tentation de l’indifférence

« Nous sommes venus comme pèlerins à Bari, une fenêtre ouverte sur le Proche-Orient, portant dans le cœur nos Églises, les peuples et les nombreuses personnes qui vivent dans des situations de grande souffrance », a rappelé le Pape François. « Nous leur disons : nous sommes proches de vous. (…) Au Moyen-Orient, se trouvent les racines de nos propres âmes. Mais sur cette splendide région, une dense couche de ténèbres s’est épaissie, surtout ces dernières années : guerres, violences et destructions, occupations et formes de fondamentalisme, migrations forcées et abandons, le tout dans le silence de beaucoup et avec de multiples complicités », a déclaré l’évêque de Rome.

François a une nouvelle fois évoqué le drame de l’émigration de nombreux chrétiens. « Le Moyen-Orient est devenu une terre de personnes quittant leurs terres, a-t-il déploré. Et le risque existe que la présence de nos frères et sœurs dans la foi disparaisse, défigurant le visage même de la région, car un Moyen-Orient sans chrétiens ne serait pas le Moyen-Orient (…) Prions unis, pour invoquer du Seigneur des cieux cette paix que les puissants de la terre n’ont pas encore réussi à trouver », a insisté le Saint-Père, avant de lancer cette exhortation : « Répétons : que la paix soit avec toi ! Avec le psalmiste implorons-le particulièrement pour Jérusalem, une ville sainte aimée de Dieu et blessée par des hommes, sur laquelle le Seigneur pleure encore : que la paix soit avec toi ! (…) L’indifférence tue, et nous voulons être la voix qui contraste le meurtre de l’indifférence. Nous voulons donner la parole à ceux qui n’ont pas de voix, à ceux qui ne peuvent que boire leurs larmes, car aujourd’hui le Moyen-Orient pleure, souffre et se tait, tandis que d’autres le piétinent à la recherche du pouvoir et de la richesse. Pour les petits, les simples, les blessés, pour ceux pour lesquels Dieu est à leur côté, nous implorons : que la paix vienne ! », a-t-il conclu.

Parmi les nombreux responsables présents pour cette prière œcuménique figuraient notamment Mgr Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, le patriarche Bartholomée 1er de Constantinople, ou encore le Pape copte Tawadros II.

Source : Vatican News

En France #NLQ

François Fillon va lancer une fondation pour les chrétiens d’Orient

Il s’est mis en retrait du monde politique, mais il n’a pas oublié une cause qui lui était chère : les chrétiens d’Orient.

Cette fois-ci, ce n’est plus dans un cadre politique mouvementé que François Fillon s’y intéresse, mais dans celui d’une fondation qu’il a l’intention de mettre en place. Il l’avait déjà annoncé en novembre 2017.

Mais aujourd’hui, François Fillon se fait plus précis. Il a même écrit à ses amis pour dévoiler  cette création bientôt proche, comme on peut le voir dans la lettre reproduite en-dessous.

Pour Paris Match, l’ancien candidat à l’élection présidentielle est attaché à la cause des chrétiens d’Orient :

Retiré de la vie politique, l’ancien candidat à la présidentielle revient sur un autre terrain : celui des minorités d’Orient pour lesquelles il mobilise ses réseaux.

C’est une « belle cause » qui lui tient, selon ses mots, « fortement à cœur ». Une cause suffisante pour que François Fillon sorte du silence qu’il s’impose depuis sa défaite à l’élection présidentielle. Dans un courrier adressé à ses amis et soutiens, l’ancien Premier ministre reprend la parole pour la défense des chrétiens d’Orient. Un combat qu’il mène depuis 2014 et qui l’a conduit à se rendre, à plusieurs reprises, dans des camps de réfugiés en Irak.

La suite peut être lue sur le site de Paris   Match.

Dans le Monde #NLQ #Orient

Egypte : le courage d’un député engagé auprès des chrétiens

Dr Imad Gad est membre de la Chambre des députés égyptienne et professeur de sciences politiques à l’université du Caire. Il a représenté le « Parti des Égyptiens libres » (Free Egyptians Party) durant plusieurs périodes législatives et s’évertue à défendre le droit des chrétiens. A ses risques et périls. Il se confie, sans langue de bois, à l’AED.

Lire la suite sur l’AED

Dans le Monde #Europe non francophone #NLQ

Bari : ils ont prié ensemble

Réunis à Bari (Italie), le pape François, quelques patriarches orientaux et des représentants d’autres confessions chrétiennes ont prié ensemble. Outre Le patriarche Bartholomée, le représentant du patriarcat de Moscou était présent.

Le pape a accueilli ses invités sur le parvis de la basilique de Bari qui contient des reliques de Saint Nicolas. Il a fait part de son inquiétude de voir “effacée” la présence des chrétiens du  Proche-Orient. Pour le pape François, cette disparition s’effectue « dans le silence de beaucoup et avec la complicité de beaucoup ». Il a également affirmé que « l’indifférence tue, et nous voulons être une voix qui lutte contre l’homicide de l’indifférence ». Il y a eu ensuite une réunion a huis-clos entre prélats pour aborder les problèmes de la région.

 

 

 

A la une #NLQ

Edito – L’Orthodoxie, combien de divisions ?

Les catholiques en parlent peu, mais, en réalité, quand ils agissent, c’est en connaissance de cause. Le pape François avait reçu une délégation du patriarcat de Moscou. Il a voulu rassurer les orthodoxes en affirmant que l’uniatisme – terme qu’il faudrait définir et non brandir comme un slogan – est terminé. Mais ce souhait reste avant tout diplomatique, car, en réalité, ce n’est pas l’Orthodoxie qui est en butte à l’Église catholique, mais l’Orthodoxie elle-même qui est divisée. Nouveau terrain d’affrontement entre le patriarcat de Constantinople et le patriarcat de Moscou : l’Ukraine. L’actuel conflit qui oppose l’Ukraine à des forces soutenues en sous-main par Moscou a des répercussions religieuses importantes.

Le patriarche Bartholomée sera donc à Bari, pour prier à l’appel du pape François, mais pas son homologue de Moscou, qui se contentera seulement d’un représentant. Motif de la discorde : le refus de créer une Église orthodoxe autonome en Ukraine. Moscou a même indiqué que « le sang coulera » si jamais c’était le cas. Car la perte serait nette : 40 % des paroisses du patriarcat de Moscou sont en Ukraine (12 000 sur les 30 000 au total). Si la réunion se faisait, l’Église orthodoxe unifiée « deviendrait numériquement la deuxième Église orthodoxe au monde et serait à même de pouvoir rivaliser avec le patriarcat de Moscou, qui est à l’heure actuelle le premier par nombre des fidèles », comme le souligne Sandro Magister. Ce serait alors l’émergence d’une « troisième force » entre Moscou et Constantinople.

En fait, la situation en Ukraine est déjà compliquée sur le plan canonique. Il y a une multiplicité de juridictions, catholiques ou non. Outre l’existence de l’Église grecque-catholique ukrainienne, il y a la communauté affiliée au patriarcat de Moscou, sous l’égide du métropolite Onufry, mais aussi le partiarcat dirigé par Philarète et, enfin, une Église orthodoxe ukrainienne autoproclamée, qui a à sa tête le métropolite Méthode. En Ukraine, une volonté de rassembler ces trois dénominations se fait jour. Sans le dire, la guerre civile a rendu plus délicate l’influence de Moscou. On envisage donc la création d’une Église orthodoxe ukrainienne autocéphale qui serait non sous sous la juridiction du patriarche de Moscou, mais  dans le sillage de Constantinople. Le gouvernement ukrainien milite aussi pour cette nouvelle Église ukrainienne. Et l’archevêque majeur grec-catholique ukrainien également. On comprend mieux les accusations d’Hilarion à l’encontre de ses frères grecs-catholiques. Car en réalité, il redoute surtout ses frères orthodoxes.

Et on comprend également davantage les propos du pape François, lequel ne veut pas que les catholiques « s’immiscent dans les affaires internes de l’Église orthodoxe russe ». En réalité, dans cette conflagration, François a pris parti. En effet, a pris le parti de la nouvelle Rome, Moscou, au détriment de Constantinople. Il sait que l’Orthodoxie est fragile. Peut-être ménage-t-il Moscou, parce qu’il sait que le “gros” des forces orthodoxes reste en Russie. Et qu’il vaut mieux parier sur celui qui est fort (Constantinople ne pèse plus grand chose au niveau épiscopal dans le monde orthodoxe).

Certes, le patriarche Bartholomée n’a rien dit, mais ses proches seraient favorable à l’émergence d’une Église orthodoxe ukrainienne unifiée et autonome. Enfin, un dernier élément est important : même les 85 évêques de l’Église ukrainienne qui dépend de Moscou commencent à être favorables à l’autocéphalie. Historiquement, l’autocéphalie ne serait pas absurde. Le passage de la métropole de Kiev au siège de Moscou « n’aurait été qu’une mesure provisoire et révocable », si l’on en croit Sandro Magister, qui se réfère au Métropolite de Pergame.

Unité des chrétiens ou unité au sein de l’Orthodoxie ? Et les catholiques dans tout cela ? Ils donnent l’impression d’être dépassée par des divisions et aussi le sentiment de ne pas comprendre qu’ils ont l’Unité en eux. Après tout, elle est un don de Dieu, non le fruit d’un travail humain.

Source Diakonos.be

 

Dans le Monde #NLQ #Orient

Irak : premières communions à Qaraqosh depuis le retour des chrétiens

C’est un signe de résurrection pour les chrétiens de Qaraqosh. Le vendredi 29 juin 2018, 377 enfants de cette localité chrétienne y ont ainsi fait leur première communion. C’est la première fois qu’une telle cérémonie a lieu depuis le retour des chrétiens dans la plaine de Ninive.  Une belle célébration qui traduit la renaissance de la communauté chrétienne manifestée par différents événements constatés récemment en Irak.

En France #NLQ

Paris : nomination d’un nouvel évêque arménien catholique

Mgr Elie Yéghiayan a été nommé évêque de l’éparchie de Sainte-Croix de Paris des arméniens catholiques. Il succèdera à Mgr Jean Teyrouz, l’actuel titulaire de cette éparchie, qui avait présenté sa démission au pape François. En effet, Mgr Jean Teyrouz avait dépassé la limite d’âge de 75 ans.

Curé de la paroisse de Sainte-Croix de Zalka au Liban depuis 2016, Mgr Elie Yéghiayan avait été ordonné prêtre le 24 mars 1974.  Il a exercé auparavant plusieurs fonctions, comme celle de vice-recteur du petit Séminaire de Bzommar, de curé à la paroisse arménienne catholique de l’Annonciation à Beyrouth de 1978 à 1980 et de directeur du Collège arménien catholique Saint Mesrob à Bourj-Hammoud. Il a également exercé les fonctions de membre du tribunal ecclésiastique et de membre des commissions liturgique et de l’enseignement catéchétique à l’éparchie patriarcale de Beyrouth. Enfin, de 1997 à 2001, il fut  recteur du collège pontifical arménien de Rome (Italie). Mgr Elie Yeghiayan a donc exercé différentes fonctions au sein de l’Église arménienne catholique, notamment dans son organisation.

Mgr Jean Teyrouz a donc été nommé administrateur apostolique. Il exercera cette fonction jusqu’à l’entrée en fonctions de Mgr Elie Yeghiayan. L’ordination épiscopale de cette dernier aura lieu le 12 août 2018 au couvent Notre-Dame de Bzommar au Liban.

Source Agence Zenith

NLH #NLQ #Tribunes et entretiens

Un entretien avec l’archevêque d’Homs (Syrie)

Il est l’archevêque melkite catholique d’une ville libérée il y a quelques années, mais qui a été beaucoup marquée par les combats. Homs souffle à nouveau et se reconstruit comme un certain nombre de localités syriennes. Mgr Jean-Abdo Arbach, archevêque melkite d’Homs-Hama-Yabroud, s’est exprimé sur le site de l’Œuvre d’Orient. Il y a quelques jours, le prélat melkite était, en effet, de passage à Paris. Mgr Arbach est bien connu de ceux qui agissent et travaillent pour les chrétiens d’Orient, qu’il s’agisse de l’Œuvre d’Orient d’Orient ou de SOS Chrétiens d’Orient.

Hier, Mgr Abdo Arbach archevêque grec-melkite de Homs était de passage dans nos locaux. Nous l’avons interrogé sur la situation actuelle à Homs mais aussi sur la cohésion entre les communautés, ainsi que sur les projets que finance l’Œuvre d’Orient dans la ville.

 

Quelle est la situation à Homs aujourd’hui ?

 

La situation à Homs est mieux qu’il y a deux mois, avec la libération des routes autour de Damas et de la route nationale. Environ 80 familles grecques-melkites catholiques sont retournées à Homs mais il y  a aussi d’autres familles, des musulmans, des grecs-orthodoxes. La ville est sécurisée et en paix mais la population a encore un peu peur. La libération s’est faite en 2014 et depuis ce moment nous aidons les familles qui veulent revenir à reconstruire leur maison. Nous avons espoir que beaucoup de familles reviennent.

Sinon les écoles fonctionnent, la plupart ont été détruites mais le gouvernement en a reconstruit certaines. Au niveau de l’électricité cela s’est beaucoup amélioré ; nous avons 18h d’électricité par jour contre 4h avant les travaux.  L’électricité nous permet d’avoir accès à l’eau. Il reste néanmoins beaucoup de difficultés ; manque de matériaux pour la construction et manque de travail. De nombreux quartiers ont été détruit dans Homs, le chantier aujourd’hui est l’ancien marché commercial.

La suite de l’entretien peut être lue sur le lien suivant.

Source Site de l’Œuvre d’Orient

En France #NLQ

Emmanuel Macron a rencontré l’archevêque de Mossoul

Bien que non prévue à l’agenda officiel du président de la République, une visite entre le chef de l’État, Emmanuel Macron, et Mgr Petros Mouché, archevêque syriaque catholique de Mossoul, a eu lieu le vendredi 15 juin 2018, à 9 h.

L’entretien aurait duré vingt minutes. L’évêque aurait remis au Président la page intacte  d’un livret de messe trouvée dans les ruines d’une église de Sinjar épargnée par les islamistes. Emmanuel Macron aurait été très sensible à ce geste.

Une visite particulièrement significative à l’approche de la rencontre entre Emmanuel Macron et le pape François qui se déroulera le 26 juin 2018.

Source La Vie